LES AMOURS DE CANDY


Candy a connu un cheminement amoureux progressif très intéressant au cours de la série animée et du manga.
Bien qu’elle aurait pu être en couple avec de nombreux garçons de l’œuvre, Candy n’a été au final en couple qu’avec trois garçons : Anthony, Terry puis enfin Albert.
Le premier amour de Candy est le prince des collines qu’elle a toujours cherché à retrouver, puis Candy a été la fiancée d’Anthony Brown, disparu brutalement et tragiquement.
Un peu plus tard, elle s’est mise en couple avec Terrence Granchester, un être qu’elle a profondément et émotionnellement aidé, dont elle a soigné et pansé les meurtrissures mais dont elle a dû se séparer inexorablement.
Pour enfin, laisser un destin unir Candy à William Albert André, son prince des collines, son premier amour, son dernier amour, Albert son but ultime.

Ce qui est frappant, c’est qu’il n’est pas anodin que Candy ait été en couple avec Anthony et Terry, ils étaient tous deux reliés à un être cher : comme je l’ai toujours écrit et soutenu, Candy a toujours aimé son prince, elle a aimé le prince des collines en Anthony et elle a aimé Anthony en Terry, son parcours la mène continuellement à Albert, son prince et sa destinée, son unique et éternel amour.



LE COUPLE ANTHONY/CANDY : L’amour que le destin a déchiré

 

Candy rencontre Anthony pour la première fois près du portail des roses :
Candy pleurait après avoir été une nouvelle fois malmenée par Daniel et Elisa, lorsque soudain, elle entend la voix douce et rassurante d’un jeune garçon qui lui dit : « Je t’en prie ne pleure-pas petite fille. »
Il rit qu’elle se salisse le visage en s’essuyant de ses mains, et redonne le sourire et le rire à Candy.
Lorsque Candy le voit, elle croit immédiatement que c’est son prince des collines car il lui ressemble à s’y méprendre. Sa croyance se renforce lorsqu’Anthony lui dit exactement les mêmes paroles que le prince : « Tu es bien plus jolie quand tu ris que lorsque tu pleures. »

 

Le jeune garçon disparait après l’avoir ainsi consolée. Il a immédiatement ressenti énormément d’affection pour Candy.
Sur le portail des roses, Candy reconnait le même écusson que celui de son prince. Elle croit vraiment l’avoir retrouvé. (Mais Anthony est plus jeune que le prince des collines car les années ont passé, le prince des collines a bien grandi lui depuis).
En pensant à son prince, elle dit : « Il faut que je le revois, et jamais plus je pleurerai. » C’est une véritable prémonition: quand elle retrouve Albert, qui est son prince, jamais plus elle ne pleurera.

Candy retrouve Anthony en arrivant à la grande fête des André. Il lui dit : « Tu es très jolie quand tu souris. » Il est vêtu d’un costume folklorique écossais, Candy croit que c’est son prince en personne (puisque son prince était ainsi vêtu lorsqu’elle l’a rencontré).
Elle pleure en entendant qu’il s’appelle Anthony, croyant qu’il aime Elisa (puisqu’elle avait entendu qu’Elisa aime le prénommé Anthony, Candy croyait que c’était réciproque).
Devant Elisa, Anthony dit à Candy que s’il avait su qu’elle vivait chez les Legrand, il lui aurait envoyé une carte d’invitation. Anthony est très heureux qu’elle soit là.
Elisa n’est pas contente qu’Anthony connaisse Candy, il lui dit qu’il a rencontré Candy pour la première fois à la grille du parc. Candy est étonnée et déçue, croyant qu’il a oublié leur première rencontre près de la maison Pony (elle ne sait pas encore que son prince et Anthony sont deux personnes différentes).

Le soir du bal organisé par la famille André, Candy a été enfermée dans une pièce inhabitée du château par Daniel et Elisa. Elle réussit à s’en sortir, et rencontre Anthony dans le couloir. Toujours aussi rassurant, Anthony la porte dans ses bras et danse avec elle. Il la conduit ensuite auprès de ses frères où une surprise l’y attend : Alistair et Archibald lui offrent une robe de bal, tandis qu’Anthony lui prête les bijoux qui appartenaient à sa mère. C’est une attention fortement précieuse venant d’Anthony lorsque l’on sait à quel point il aime sa mère.

Anthony conduit Candy au bal, ils valsent ensemble.
En valsant, Candy lui demande s’il connait la colline de Pony, Anthony lui répond qu’il n’en a jamais entendu parler.
Anthony, Archibald et Alistair n’ont d’yeux que pour Candy et dansent à tour de rôle avec elle.
Candy dit qu’Archibald fait des pas trop compliqués quand il danse, qu’Alistair semble se moquer de tout le monde derrière ses lunettes, mais « lorsque je danse avec Anthony, je retrouve la senteur des bois de Pony et je sens la brise me caresser plus tendrement encore que le jour où j’ai rencontré le prince pour la première fois. »
Candy croit qu’elle touche en chair et en os son prince, c’est pour cette raison qu’elle se sent encore mieux, surtout qu’elle touche un garçon tendre, et la tendresse est ce dont Candy a le plus besoin. Elle se sent si bien avec Anthony car il la traite avec tant de considération et de douceur, il lui a réservé tous les honneurs au cours de cette soirée ; et elle ressent l’aura de son prince en lui (c’est naturel puisqu’il en est le neveu et qu’il lui ressemble beaucoup que ce soit aussi bien physiquement que caractériellement).
Candy n’a jamais oublié ce moment merveilleux du bal qui est resté pour toujours gravé dans sa mémoire.

Un jour où Anthony était passé chez les Legrand, Candy l’a aidé à porter des choses lourdes (des insecticides). Anthony ne voulait pas qu’elle porte ces sacs trop lourds mais Candy a insisté pour l’aider. Les sacs sont si lourds que Candy finit par trébucher, Anthony court à elle et lorsqu’il prend sa petite main dans la sienne, il découvre avec choc et peine que les mains de Candy sont abimées, il devine que cela est dû aux maltraitances qu’elle subit chez les Legrand qui la font travailler durement.
Anthony s’en veut de l’avoir laissée porter de si lourds sacs, il revient s’excuser auprès d’elle à l’écurie. Il lui offre une rose qu’il a fait pousser lui-même, et lui dit que pour son prochain anniversaire, il lui en offrira une autre encore plus belle. Candy le remercie et lui dit qu’elle ignore la date de son véritable anniversaire. Anthony décide que ce sera la prochaine fois qu’il la verra.
Candy est émue : « Oh cher Anthony ! » dit-elle. Anthony lui ouvre ses bras pour qu’elle s’y blottisse. Anthony est magnifique, il sait que Candy a tant besoin de tendresse.
Candy lui tend ses mains, Anthony les lui sert. Il lui dit : « La prochaine fois que nous nous verrons, ce sera ton anniversaire. »

 


Candy n’est plus triste du tout, elle a le bonheur d’être aimée. Anthony lui a enlevé tout le poids négatif qu’Elisa et Daniel avaient fait peser sur son cœur.

Dans le manga, Anthony envisage son avenir avec Candy, créant des nouvelles roses avec elle. Il se dit qu’ils porteront tous les deux le même jean (en créant les roses) et que le sourire de Candy l’éblouira sous le soleil.

Candy se rend chez Anthony, Alistair lui dit qu’Anthony ne peut pas la voir (attention, Anthony n’a pas dit qu’il ne veut pas la voir…). Candy se sent repoussée, elle est très malheureuse, elle monte dans une barque pensant aller vers la maison Pony.
Anthony, Alistair et Archibald sont à sa recherche.
Pendant ce temps, Candy a été emportée par le courant violent, elle est tombée dans une chute d’eau et Albert lui a sauvé la vie.
Candy le remercie pour tout et court ensuite rejoindre Anthony qui l’a cherchée toute la nuit (dans le manga, il a même failli en mourir en tombant d’une falaise).
Anthony gifle Candy en apprenant qu’elle a été entrainée par le courant, il a eu tellement peur de la perdre, il s’est fait tant de souci.

 

Candy lui demande pardon. Anthony lui explique que ce n’est pas parce qu’il pensait qu’elle avait volé les roses qu’il ne voulait plus la voir (pour rappel, Daniel avait volé des roses d’Anthony), mais il s’est juré de ne pas la revoir avant la nouvelle sorte de roses qu’il avait greffée et fleurie.
Avant de partir avec Anthony, Candy recherche Albert, l’homme qui lui a sauvé la vie, mais il a disparu.

Anthony emmène Candy sur son cheval blanc et la conduit dans sa roseraie pour lui offrir les roses blanches qu’il a nommées ‘‘Tendre Candy’’ et qu’il a créées spécialement pour elle.
Il lui dit : « Je t’offre ces roses qui portent ton nom Candy et la date d’aujourd’hui sera à l’avenir celle de ton anniversaire. » Candy le remercie du fond du cœur.
Cette scène m’émeut : ne connaissant pas sa date exacte de naissance, c’est Anthony qui la rebaptise en ce jour de mai en lui fixant cette nouvelle date d’anniversaire permanente et définitive, c’est très important, très romantique et très puissant (exactement comme le couple Nicky Larson/Laura où celle-ci rebaptise l’homme qu’elle aime), car c’est comme s’il lui donnait une nouvelle vie, un nouveau départ avec des bases stables et solides.
Leur lien est plus que jamais renforcé et il perdura pour toujours ; depuis, la date d’anniversaire de Candy est devenue celle qu’Anthony lui a fixée.

 

En parlant de sa roseraie, Anthony confie à Candy qu’il n’y a qu’ici qu’il se sente vraiment chez lui, c’est sa mère qui a fait cette roseraie : « Ma mère avait une véritable passion pour les roses » dit-il. Candy lui dit qu’elle les aime aussi beaucoup.
Anthony l’emmène en promenade à cheval. Il dépose sa main sur son épaule et Candy se sert contre lui. Il lance le cheval au galop, il procure des forces à Candy en lui disant qu’ils ne se laisseront jamais abattre par la solitude. « Reste bien dans mes bras Candy, fais attention de ne pas tomber » ajoute-t-il.
Candy lui répond : « Je me tiens fort Anthony ». Elle se dit : « Anthony, Anthony, peux-tu entendre les battements de mon cœur, il bat si vite, il cogne si fort. Anthony, le vent chante dans mes oreilles et je peux entendre ta voix dans la chanson du vent. »
Anthony déclare : « Candy je t’aime ! Je t’aime !».
Candy répond : « Moi aussi je t’aime Anthony et je voudrai que le vent nous emporte très loin d’ici. »
Candy souhaitait que la route les conduise au bout du monde et que ce voyage dans les bras d’Anthony n’eut jamais de fin.

 

Dans le manga, cette scène a lieu au moment suivant :
Alors que Candy sait qu’elle va être renvoyée de chez les Legrand, elle rencontre Anthony qui l’emmène faire une ballade sur son cheval blanc dans la forêt. Il s’excuse de l’avoir giflée l’autre jour, Candy lui dit que ce n’est rien. Candy se dit : « Anthony…Anthony…tu entends les battements de mon cœur ? Si fort…si vite…J’entends le souffle du vent…Je t’aime je t’aime. Anthony, j’entends ta voix avec le souffle du vent. Si Anthony pouvait m’aimer…Je ne veux pas m’éloigner d’Anthony…Pourvu que cette promenade ne se termine pas. Pourvu qu’elle ne se termine jamais. »


Alors qu’Elisa fouette Cléopâtre qui fuit de l’écurie, Candy la rattrape avec l’aide d’Anthony. Elle se sent bien, elle dit qu’il a été là juste quand elle avait besoin de lui. Elle dit : « Tu es vraiment mon prince. »
Candy a rattrapé Cléopâtre au lasso, elle a peur qu’Anthony la prenne pour un garçon manqué, mais il lui dit : « Je t’aime comme tu es. » Candy se blottit alors contre son dos et se dit : « Oh Anthony, moi aussi je t’aime de tout mon cœur. »

Comme expliqué dans la présentation d’Anthony, quand tante Elroy leur a ordonné de ne plus voir Candy car elle était accusée de vol, c’est Anthony qui s’est rebellé : « Non je n’obéirai pas ! Je ne peux pas admettre l’injustice. » s’était-il écrié. Anthony n’avait pourtant jamais discuté les ordres de tante Elroy.
Le soir, Anthony dit : « Jamais je ne te laisserai partir pour le Mexique tendre Candy. » tout en regardant Candy par la fenêtre de la cuisine des domestiques.
Anthony lui laisse une rose Tendre Candy devant l’écurie avec une lettre lui disant qu’il fera tout ce qu’il pourra pour prouver son innocence.
Lorsqu’Anthony apprend que Candy est partie plus tôt que prévu au Mexique, il se précipite avec Archibald et Alistair pour la rattraper mais il est trop tard.
Anthony allait pourtant faire parler Daniel et empêcher Candy de partir au Mexique, si le messager Garcia était arrivé à midi comme prévu.
Anthony, Archibald et Alistair, vêtus de leur costume écossais, lui jouent une sérénade d’adieu. Candy les entend, elle verse des larmes. Anthony pleure et jure qu’il la reverra.
Il a tout fait pour empêcher le départ de Candy pour le Mexique.

Anthony est perturbé depuis l’absence de Candy, il pense tout le temps à elle. Comme dans le manga, Anthony rêve de sa mère et pense à Candy qui lui fait tant penser à sa mère.
Anthony a aimé Candy parce qu’elle ressemble à sa mère aussi bien physiquement que d’un point de vue de caractère. Candy est douce, tendre, elle n’est pas comme les autres filles, exactement comme Rosemary Brown.
Sa mère était son idéal féminin et il a eu la chance de le trouver en tout point de vue en la personne de Candy.

Au retour de Candy devant le portail des roses, Anthony la sert dans ses bras et lui dit : « Jamais plus je ne te laisserai partir. »
L’instant suivant, ils apprennent que Candy a été adoptée par l’oncle William. C’est Anthony (et ses deux cousins) qui en ont séparément fait la demande à leur oncle. La lettre d’Anthony a été la plus longue et la plus explicite.
Candy vit à présent avec Anthony. Il se dit : « J’espère que tu trouveras le bonheur auprès de nous Candy. » Il a la larme à l’œil de la voir si heureuse. Son souhait est de voir Candy heureuse.
Anthony est heureux de l’avoir près de lui, il sait qu’il pourra mieux la protéger.
Dans le manga, il se dit que Candy est magnifique avec son sourire, il espère qu’elle sera la plus heureuse du monde.

Candy se sent bien avec Anthony qui a réussi à lui faire oublier toutes ses peines : « Je suis une petite fille comme les autres. J’ai une maison, une famille et je ne quitterai plus Anthony. » dit-elle. Candy a conscience qu’Anthony est son futur mari, elle est loin de connaitre le destin tragique qui l’attend.

Lorsque Daniel ose tenir des propos insultants au sujet de Candy, Anthony intervient et le remet à sa place : « Elle est maintenant Melle Candy André, parle-lui sur un autre ton ! »
Anthony a toujours ouvertement pris la défense de Candy et il n’hésite pas à en venir aux mains.

Anthony la rejoint dans la roseraie pour lui dire : « Tu es vraiment une fille fantastique Candy, tu as un cœur d’or ! » (comme expliqué dans la présentation de Candy, elle venait d’empêcher Daniel de se mettre à genoux pour s’excuser de l’avoir injustement accusée de vol. Candy a rappelé ce que lui ont enseigné sœur Maria et Melle Pony : il faut savoir pardonner).
Le cœur pur de Candy accroit l’amour qu’Anthony lui porte.
Candy lui confesse avoir vendu le rosier qu’il lui a offert avant son départ au Mexique, elle l’a fait pour sauver une famille, pour l’empêcher de se séparer.
Anthony lui dit : « Ça n’a aucune importance, toutes celles du jardin sont à toi à présent. »
Anthony lui offre ce qu’il a de plus précieux : les roses qui sont un véritable trésor pour lui. C’est une véritable déclaration, une manifestation de son puissant amour pour elle.

Candy court à lui mais fait tomber son pendentif, Anthony lui demande ce que c’est.
Candy répond avec amour : « C’est le pendentif que mon doux prince a perdu un jour. » elle lui dit qu’elle a été surprise la première fois qu’elle l’a vu, elle pensait qu’il était le prince, il lui ressemble tellement ; tout comme lui, il portait un kilt et une cornemuse.
Anthony lui dit que ce pendentif appartient à un garçon de la famille André.
Candy est heureuse d’apprendre cette nouvelle : « C’est vrai ? Alors ça veut dire que mon prince est un André lui

aussi ? »
Anthony, fortement déçu de l’attirance de Candy pour ce prince, lui répond : « Je suppose que oui. »
Il se demande qui a rencontré et pris le cœur de Candy. Il se dit : « À voir son visage lorsqu’elle parle de lui, elle en est sûrement amoureuse. »
Le prince des collines a pris le cœur de Candy, c’est Albert qui a pris le cœur de Candy qui lui appartient à tout jamais.
Anthony lui dit : « Tu ne l’as jamais oublié hein Candy ? Tu m’aimes peut-être parce que je lui ressemble. C’est pour ça que tu m’aimes un peu, n’est-ce pas Candy ? Parce que je ressemble à ton prince. »
Candy est peinée par le désarroi et la profonde tristesse d’Anthony, elle veut le rassurer et lui affirme qu’il se trompe : « Je t’aime parce que tu es toi tout simplement. » dit-elle.
Candy essaie de réconforter le cœur abimé d’Anthony par cette terrible découverte. Puis elle dit tout bas, comme pour se convaincre elle-même : « C’est pas à cause du prince, je t’aime pour toi. » Anthony se retourne, heureux d’entendre ces paroles réconfortantes. Candy part en courant, son cœur bat si fort, elle dit qu’elle aime Anthony plus que n’importe qui au monde.
Elle se persuade et se dit qu’il n’y a qu’Anthony car elle n’a plus le droit de regarder un autre au vu de l’engagement qu’ils ont pris l’un envers l’autre, elle crie le nom d’Anthony qui résonne. Malgré tout son amour sincère pour Anthony, il n’en demeure pas moins que c’est bien son prince qu’elle a tout d’abord aimé en Anthony.
Dans le manga, elle part en courant après lui avoir dit : « Je t’aime Anthony. »


Tante Elroy organise une soirée en l’honneur de Candy.
Lorsque Candy apparait revêtue de sa robe du soir, Anthony dit qu’elle est merveilleuse et il pense à sa mère :

 

Elle est si belle qu’Anthony en perd sa voix.
Dans le manga, c’est la même scène, et Anthony se dit : « Les yeux verts…une robe verte…Maman… »

À table, Anthony la fixe du regard, ses yeux pétillent d’amour et il se dit : « Elle deviendra très vite une excellente jeune fille du monde et plus tard une véritable grande dame digne de la famille André, et à ce moment là… » Et comme dans le manga, il s’imagine épouser Candy.

 

Regardez comme Anthony aurait ressemblé à Albert en grandissant, et voyez comme Candy ressemble à la mère d’Anthony/sœur d’Albert.


À l’épisode 21, Elroy reproche à Candy de ne plus reconnaitre, à cause d’elle, les trois garçons qui sont devenus indisciplinés.
Anthony lui dit : « Nous nous sommes réveillés, voilà tout. »
Elroy décide d’envoyer Anthony dans la maison de la forêt pour le soustraire à l’influence de Candy et elle interdit à Candy de quitter la maison.
Plusieurs jours passent, Anthony lui envoie un pigeon voyageur qui lui apporte une lettre, Anthony lui donne de ses nouvelles : il lui demande de ne pas être triste, il est simple d’échapper à ce qu’on n’aime pas, il suffit de le vouloir, ils doivent faire du mieux pour la sauvegarde de leur bonheur, il pense à elle et jamais il ne l’abandonnera. Anthony redonne à Candy le courage dont elle avait besoin.

Anthony annonce à Candy qu’il va participer à un rodéo qui aura lieu dans le village de Tom.
Candy envoie une réponse à Anthony mais le message atterrit chez Elisa qui s’empresse de tout divulguer à tante Elroy. Celle-ci demande à Candy de se rendre à la maison de la forêt pour dissuader Anthony de participer au rodéo. Elroy sait que Candy est la seule personne qui puisse faire revenir Anthony sur sa décision.
Candy retrouve son Anthony : « Comme tu as changé Anthony ! Tu es devenu un homme fort on dirait. » Anthony est lui aussi heureux de revoir sa Candy qui est encore plus belle : « Et toi Candy tu es devenue une vraie jeune fille du monde. » Candy rougit et se cache avec ses mains, intimidée. Anthony en rit.

Grâce à la bonne idée de Candy (expliquée dans sa présentation), Elroy permet aux enfants de participer à la compétition du village.
Au tour d’Anthony au rodéo, Candy a un fort pressentiment, une sorte de prémonition, elle ressent une pression noire qui étouffe son cœur. L’atmosphère est lourde, Candy est angoissée, effrayée, terrifiée. C’est le premier signe du sort funeste d’Anthony.
Anthony gagne la compétition de rodéo, Candy a les larmes aux yeux, elle est encore sous le choc. Elle a été si traumatisée qu’elle en rêve la nuit, elle n’arrête pas de rêver de chevaux, elle est si liée à Anthony qu’elle ressent que quelque chose de terrible va lui arriver.

En cherchant une personne pour s’occuper du veau qu’Anthony a gagné en remportant le rodéo, Anthony et Candy rencontrent M. Steve qui accepte de le prendre mais il veut les payer en échange.
Candy et Anthony n’ont jamais dépensé d’argent, l’une parce qu’elle n’en a jamais eu, l’autre parce qu’on lui a toujours tout acheté. Anthony décide de dépenser cet argent pour le plaisir : ils font un tour de manège. Candy se sent si heureuse.
Anthony et Candy fuient ensuite l’envoyé d’Elroy venu pour les ramener à la maison.
Ils mangent debout des hot-dogs devant un comptoir et avec les doigts, Anthony n’avait jamais agi de la sorte, il est habitué à manger assis et avec des couverts.
Ils vont ensuite voir une diseuse de bonne aventure pour continuer à dépenser l’argent sans rien acheter. Quand la diseuse de bonne aventure tire les cartes à Anthony, la carte de la mort apparait. Effrayée, la diseuse de bonne aventure recommence mais le résultat funeste se reproduit.
C’est le deuxième signe du sort funeste d’Anthony.
Inquiète, Candy demande : « Il va lui arriver quelque chose de mal madame ? » La diseuse de bonne aventure a peur, elle répond que parfois il vaut mieux ne pas savoir ce que l’avenir nous réserve. Candy est apeurée, Anthony la rassure mais Candy demeure angoissée.

Anthony et Candy montent ensuite au sommet de l’édifice le plus haut de la ville. Candy voulait que le vent la purifie des mauvais présages qui la terrifient.
À la fin de cette journée, il ne leur reste que deux pièces, Anthony dit à Candy qu’ils en garderont chacun une en souvenir de cette journée.
La cloche de l’édifice se met à sonner si fort, Candy a l’impression qu’elle sonne pour eux, Anthony dit qu’elle sonne en l’honneur de Candy et Anthony.
Cette scène revêt un symbole à la fois joyeux et triste : la cloche fait référence à l’union matrimoniale, c’est comme si leur mariage était célébré à cet instant de façon prématurée puisqu’ils n’auront jamais l’occasion de s’unir.

Sur le chemin du retour, Candy lui dit : « Nous n’oublierons jamais cette journée. Pour moi, ça a été la plus belle de ma vie. »
Candy a passé une merveilleuse journée avec Anthony mais elle a toujours le même mauvais pressentiment qu’elle a ressenti lors du rodéo. Elle ne peut oublier les mauvaises cartes de la diseuse de bonne aventure, elle ne peut oublier la carte de la mort…

 

Ce mauvais présage de la carte de la mort et celui du rodéo n’existent pas dans le manga.


Elroy leur reproche cette escapade et rejette la faute sur Candy.
Anthony a horreur qu’on soit injuste avec Candy, il ne supporte pas que tante Elroy lui fasse des reproches. Il dit que personne ne comprend Candy, celle-ci lui répond : « Tu sais du moment que tu me comprends toi Anthony tout le reste m’est bien égal. » Ce qui compte pour Candy, c’est uniquement le regard de son Anthony tant aimé.
Anthony lui dit : « Si maman était encore là, elle, elle te comprendrait »

Anthony se décide enfin à confier à Candy les souvenirs de sa défunte mère, comme s’il éprouvait le besoin de lui révéler tout ce qu’il préservait dans son cœur avant qu’il ne soit trop tard :
Sa mère n’était pas comme les autres, il est sûr que Candy lui aurait beaucoup plu, on aurait dit une fleur dit-il. S’il voulait la retrouver, il n’avait qu’à aller au jardin, elle y était toujours, elle s’est fanée et envolée comme une fleur. Il ressentait petit que sa mère allait le quitter, il la cherchait dans le jardin, les pétales de roses tourbillonnaient emportés par le vent. Anthony pleurait, il avait peur que sa mère le quitte, sa mère lui disait que les fleurs s’épanouissent et après elles se fanent, ainsi va la vie, mais elles renaissent sans cesse. Elle savait que sa fin était proche et lui disait que si un jour elle disparaissait, ce ne serait pas très grave parce qu’elle vivra pour toujours dans son cœur.
Très peu de temps après, sa mère est morte.
Anthony dit que sa mère vivra à jamais dans son cœur aussi longtemps qu’il y aura des fleurs.
Candy est triste pour lui. Anthony lui dit soudainement : « Si jamais un jour je disparais » Angoissée à la simple pensée qu’il puisse un jour disparaitre, Candy lui saute dans les bras et se serre contre lui en disant : « Oh non ne dis pas ça ! » D’autant plus que Candy est déjà fortement inquiète et hantée par les présages funestes qui ne cessent de la tourmenter.
En voyant sa peur et son angoisse, Anthony se reprend et tente de la rassurer en lui disant : « mais je plaisante voyons» et en même temps la rose blanche qu’il tient dans les mains tombe et s’écrase au sol en signe du tragique destin qui l’attend. C’est le troisième signe du sort funeste d’Anthony.

 

Anthony a voulu rassurer Candy mais il comptait lui dire exactement la même chose que lui avait dite sa mère peu avant de mourir à savoir que si un jour il disparait, ce ne serait pas très grave parce qu’il vivra pour toujours dans son cœur.


Dans le manga, Anthony dit aussi à Candy que lorsque sa mère était petite, elle avait pleins de tâches de rousseur, elle était souriante, et avait les yeux verts. C’est le portrait de Candy.
Candy se demande si elle pourrait être aussi belle que la maman d’Anthony, elle se dit que « peut-être pas » Anthony lui assure qu’elle le sera et l’embrasse de tout son amour sur la joue, il l’aime tant. Il lui dit : « Je suis sûr que tu seras très belle Candy. » Candy reste sous l’effet de l’émotion.


Candy fait des cauchemars dans lesquels elle voit Anthony se faner comme une fleur, elle ouvre les rideaux et voit les pétales de roses s’envolant et tourbillonnant dans le vent.
C’est exactement ce qu’Anthony voyait peu avant que sa mère ne meure, le mauvais présage se reproduit. Candy est très liée à Anthony, elle ressent intuitivement que la mort d’Anthony approche tout comme lorsqu’Anthony ressentait que sa mère allait le quitter.

 

Candy descend en robe de chambre et sort : même les pétales de roses Tendre Candy s’envolent en signe de la proche fin brutale de leur union. C’est le quatrième signe du sort funeste d’Anthony.
Candy veut tirer les cartes mais repense à la carte funeste de l’as de pique.
Candy n’a pas pu fermer l’œil de la nuit à cause de tous ces mauvais présages. Elle ne peut cesser d’y penser.
Elle regarde Anthony rire et repense à son cauchemar qui la hante.

Dorothée conseille à Candy de se priver de quelque chose qu’elle aime pour que son vœu se réalise, Candy décide de ne plus manger de gâteaux et refuse donc de goûter à la tarte de tante Elroy.
Candy répète à Anthony tous les mauvais présages qui le concernent et qui la hantent. Anthony en rit, il n’est pas superstitieux, il lui dit qu’ils sont seuls responsables de ce qui leur arrive. Il lui remonte le moral, et Candy part manger de la tarte.

Tous les ans, une grande chasse au renard est organisée par les André, c’est l’événement de l’année. Candy sera présentée officiellement à toute la famille à cette occasion qui a lieu le dimanche prochain.
Le jour de la chasse, Candy est magnifique vêtue de son costume noir des André.

Dans le manga, le jour de la chasse, la Tendre Candy qui est dans le vase de la chambre de Candy est fanée, la fleur était pourtant encore si belle la veille. Candy craint que ce soit le signe d’un malheur…

Comme dans le manga, Anthony fait exprès de s’éloigner avec Candy de la troupe pour lui montrer un très bel endroit, cela rappelle à Candy ses chères collines de Pony.
Anthony lui demande de l’emmener un jour voir les collines, il veut savoir et aller voir où Candy a grandi. Candy en a les yeux qui pétillent.
Dans le manga, Anthony promet à Candy qu’ils iront ensemble sur la colline de la maison Pony, et l’embrasse tendrement sur la joue.

Candy le voit sauter un obstacle, elle a peur, elle craint qu’il ne lui arrive malheur, elle pressent un danger. Anthony lui demande d’essayer, il la regarde fixement, les yeux pétillants, il lui dit qu’elle a le même regard que sa mère quand elle parlait des chevaux, elle aimait énormément galoper, il dit qu’elle s’est éteinte tout doucement un peu comme la flamme d’une bougie sous la brise.
Émue, Candy lui déclare son amour : « Anthony tu sais je crois que je l’ai enfin trouvé, le prince charmant dont j’ai toujours rêvé, c’est toi oh oui c’est toi que j’attendais depuis toujours. »
Anthony est comblé que Candy se résigne à renoncer à son prince des collines pour lui, c’est une grande preuve d’amour.
Anthony lui annonce qu’il lui dira ce qu’il pense le jour où ils iront tous deux voir Melle Pony, il comptait demander en mariage Candy à Melle Pony car il sait que c’est sa maman, que c’est la femme qui l’a élevée et que c’est la femme qu’elle aime le plus au monde.

En galopant, Anthony et Candy parlent du prince des collines, du fait qu’il ressemble beaucoup à Anthony quand soudain, Anthony se rappelle que lorsqu’il était petit, il y avait toujours un petit garçon avec sa mère. Candy lui demande « C’était qui ?» Anthony répond qu’il vient de s’en souvenir.
Il est sur le point de lui révéler l’identité du prince des collines lorsque brusquement, un petit renard se dresse sur sa route. Anthony s’arrête pour ne pas le tuer, il tire les rênes de son cheval, dévie de trajectoire mais un piège à renard se referme sur le pied du cheval. Le cheval s’emballe de douleur et désarçonne Anthony qui chute mortellement ; la nuque brisée, il meurt sur le coup.
Candy assiste impuissante à cette scène horrible, traumatisante et cauchemardesque, elle est comme paralysée, ce qu’elle redoutait le plus arrive.
Son cher Anthony est mort sous ses yeux, c’est paralysant, traumatisant, terrifiant.
Elle trouve tout de même la force de descendre de son cheval, de s’approcher de son Anthony, de l’appeler, de crier son nom, de le toucher, de le tirer désespérément vers elle afin qu’il se réveille mais n’ayant aucune réponse, voyant son corps sans vie, effrayée et mutilée par cette vision insupportable elle s’évanouit sur le corps de son bien-aimé.

 

Juste au moment où Anthony avait deviné que c’est son oncle Albert le prince des collines et qu’il allait le révéler à Candy, il est mort. Ce tragique évènement est un signe, il est très symbolique qu’il meurt au moment même où il allait lui révéler l’identité du prince des collines. Comme je l’explique dans la présentation d’Anthony, Candy ne devait pas, pour le moment, apprendre qui est le prince des collines (c’est à Albert de lui faire cette révélation) et surtout, Anthony était destiné à mourir, il devait être écarté de la vie de Candy afin qu’elle puisse finir sa vie avec Albert. Si Anthony n’était pas mort, c’est incontestablement lui que Candy aurait épousé. Anthony devait mourir, c’était écrit afin que Candy puisse un jour s’unir à son prince, à son amour passé présent et futur, à sa destinée : Albert.

Au moins, avant de mourir, Anthony a entendu de très belles paroles de sa tendre Candy, il est partir apaisé avec le souvenir de Candy qui lui a livré son cœur.

Candy est restée sans connaissance pendant trois jours, elle était si traumatisée qu’elle délirait et n’a pu assister à l’enterrement d’Anthony.

Jamais Candy ne pourra oublier Anthony, son souvenir restera toujours aussi vivace.
Lorsqu’Elroy avait autorisé Elisa à déterrer les rosiers d’Anthony, Candy s’y est fermement opposée. Elle sait qu’Anthony aurait voulu qu’ils restent ici, dans sa roseraie.
Candy a dit à tante Elroy qu’Anthony avait continué à soigner le jardin en souvenir de sa maman et maintenant qu’il les a quittés, ils doivent continuer son œuvre en souvenir de lui.
Candy empêche Elisa d’emmener les rosiers. Elisa lui dit qu’Anthony ne reviendra plus. Candy lui répond : « Si il reviendra, il est toujours vivant, son cœur vivra éternellement dans ses roses qu’il aimait tant, il reviendra quand elles refleuriront au printemps, et quand on fermera les yeux, on pourra le voir comme autrefois parce que son souvenir restera toujours vivant. »
C’est un moment que je trouve si marquant et émouvant.

Candy est terriblement traumatisée, elle se sent si seule sans Anthony. Seule près d’un arbre, elle parlait à son Anthony : « Oh Anthony, qu’est ce que je vais devenir sans toi ! Nous avons fait tellement de choses ensemble. Et sans toi je suis perdue. »
Candy voit une rose Tendre Candy et repense à Anthony qui lui disait vouloir rencontrer Pony et voir les collines. Candy prend la rose pour l’emmener chez Pony, c’est comme si elle tenait sa promesse et emmenait Anthony là-bas.
Elle parle à la rose Tendre Candy comme si elle parlait à Anthony et lui fait tout visiter : elle lui montre la maison où elle a grandi, l’arbre (le grand chêne), la colline, l’endroit où elle a rencontré le prince des collines.
Candy plante la rose Tendre Candy dans la colline. Candy dit qu’elle a enfin retrouvé sa colline, comme Anthony a retrouvé sa maman. Elle a retrouvé sa maman (Pony) et lui la sienne (Rosemary).

Candy reprend ses habitudes d’autrefois mais elle est absente, elle ne pense qu’à Anthony et pleure souvent.
Candy se souvient qu’elle pleurait lorsqu’Anthony l’a rencontrée.
Elle se rend auprès de la colline et pense à son prince des collines et à Anthony qui aurait dû y venir pour la demander en mariage à Melle Pony. Elle entend le son de la cornemuse de son prince, repense à sa rencontre avec son prince, elle le voit lui parler et la consoler (même anéantie par la mort d’Anthony, le souvenir de son prince demeure en elle, Candy a besoin de lui pour être consolée, elle a toujours eu besoin d’Albert).
Elle voit ensuite Anthony lui parler, la retrouver pour lui dire de ne plus pleurer, qu’il ne la quittera plus. Il ajoute : « Même si les roses se fanent l’hiver, leur souvenir nous réchauffe lorsqu’il fait froid », et c’est pareil pour lui dit-il : même s’il n’est plus là, il ne faut pas qu’elle pleure car il vivra dans son cœur jusqu’à la fin des temps.
Candy est prisonnière de ce monde de tristesse et lui répond : « Oh Anthony pardonne-moi je sais bien que tu as raison mais c’est si dur de ne plus te voir. Oh Anthony je t’aimais tant Anthony. »
Candy pleure, ces scènes sont déchirantes et bouleversantes, elles m’émeuvent tant.

Candy promet à Melle Pony et sœur Maria d’essayer de sourire à nouveau mais le malheur qu’elle a subi est trop grand pour qu’elle puisse être à nouveau heureuse dans l’immédiat.

Les chevaux rappellent à Candy de très douloureux souvenirs. Quand Tom monte à cheval au galop et qu’il fait une démonstration, Candy voit l’image d’Anthony, elle revit l’accident mortel, elle crie le prénom d’Anthony et part en pleurs.
Elle repense aux paroles d’Anthony : « L’absence fortifie le souvenir quand la mémoire de ceux que l’on aime est ancrée dans les cœurs. » Elle se réfugie près d’un arbre, et se dit : « Pourquoi faut-il que l’absence fasse aussi mal Anthony ? Je voudrai tellement que tu sois près de moi, entendre ta voix, voir ton visage, toucher ta main. » Candy est effondrée près d’un arbre. Albert lui apparait alors (la scène est décrite dans le couple Albert/Candy).
Grâce à Albert, Candy retrouve le sourire sans pour autant avoir fait le deuil.

Dans le manga, Candy retourne au lieu où elle a vu Anthony pour la première fois, il l’avait consolée, elle repense à ces mots qu’il lui disait : lorsqu’une personne meurt, elle réapparait d’autant plus belle dans le cœur de chacun pour l’éternité.
Terrassée par la douleur, Candy se dit : « ça sert à quoi que tu sois dans mon cœur, Anthony je veux entendre ta voix, je veux te toucher Anthony ! Je veux revoir l’éclat de tes yeux Anthony !! » Candy s’effondre au sol. Albert apparait alors pour la consoler.
Candy repense aux derniers mots d’Albert qui vient de lui dire qu’elle doit forger son propre destin et elle pense à Anthony, c’est là qu’elle décide alors de se rendre à la maison Pony pour y emmener Anthony et qu’elle lui parle comme s’il était là avec elle.

Dans le manga, lorsque Georges annonce à Candy qu’elle doit partir pour Londres et qu’il lui dit de ne pas oublier qu’elle est une André, Candy pense à Anthony, elle souhaite devenir une grande dame pour être à la hauteur d’Anthony, elle veut honorer sa mémoire et qu’il soit fier d’elle. C’est pour Anthony que Candy est déterminée à se rendre en Angleterre afin de devenir une jeune femme du monde.


La perte d’Anthony est un choc terrible pour Candy ; par amour pour Anthony, elle s’était résignée à renoncer et à oublier son prince des collines car elle était extrêmement reconnaissante envers Anthony d’être si bon envers elle, de lui témoigner tant d’amour et d’attentions, de lui apporter tellement de tendresse. Candy voulait le lui rendre en lui témoignant en retour un amour sans faille et un entier dévouement.

C’est si triste, Anthony ne la verra jamais grande, mais au moins il a eu la chance de la connaitre.
C’est une perte immense, il a toujours fait tout son possible pour protéger Candy, pour l’aider, il lui réchauffait le cœur, il la défendait avec force contre toutes les injustices qu’elle subissait de la part des Legrand et aussi de tante Elroy qui se faisait influencer par ces derniers. Anthony était plein d’amour et de tendresse pour Candy.


Au collège royal de Saint-Paul, Archibald et Alistair montrent à Candy leur collection de photos d’Eléonore Baker, Candy les regarde quand soudain, elle tombe sur une photo d’Anthony qui sourit. Le voir ravive en elle les souvenirs terribles de cette tragédie.
Candy s’exclame : « Comme il est beau ! » Archibald se demande comment la photo est arrivée là.
Candy demande à garder la photo, elle n’avait aucune photo de lui, elle se dit qu’elle n’oubliera jamais le jour où elle l’a vu pour la première fois, et sert la photo contre elle.


Dans sa chambre du collège, Candy se replonge dans ses souvenirs, avec posés sur son lit le médaillon de son prince des collines, la croix de Pony et son troisième et nouveau trésor : la photo d’Anthony. Elle dit que ce sont ses objets les plus chers, ses trois trésors à elle qui lui rappellent tellement de bons souvenirs de l’époque où elle était heureuse. Elle parle au passé parce qu’elle n’est plus heureuse, elle n’arrive pas à faire le deuil d’Anthony.
Candy repense à Anthony le jour du bal puis à son prince des collines, elle s’imagine valser avec lui. Encore une fois, ses pensées les plus profondes vont pour son prince : elle a aimé son prince à travers Anthony.
Cette nuit là, Candy pleure la mort d’Anthony jusque dans son évanouissement (elle s’est évanouie après avoir chuté dans les escaliers, ayant revécu l’accident d’Anthony en voyant Terry chevaucher son cheval blanc).
Terry a posé sa main sur la joue de Candy qui avait cru sentir celle d’Anthony.

Anthony hante toujours les souvenirs de Candy. Malgré le fait que Terry l’ait aidée à se sentir mieux, Candy n’est toujours pas véritablement guérie par cette perte immense, d’autant plus qu’elle reste profondément traumatisée par la mort, le fait d’avoir vu Anthony mourir a déchiré son cœur.
Lorsque Candy rencontre à l’hôpital Joseph le patient Mac Gregor, ses yeux lui font penser à ceux d’Anthony. Candy disait qu’Anthony avait les yeux si bleus qu’elle croyait se noyer.
On peut aussi constater que Candy reste traumatisée par la mort d’Anthony, à l’occasion de la mort de M. Mac Gregor. C’était terrible pour Candy de voir une autre personne mourir, elle s’est retrouvée replongée dans la mort d’Anthony.
Dans le manga, à la mort de M. Mac Gregor, Candy repense immédiatement à Anthony. Elle dit que M. Mac Gregor avait les yeux aussi bleus qu’Anthony.

Candy se demande ensuite : « Pourquoi faut-il que ceux que j’aime me quitte ? » Elle repense à Anthony qui lui disait que lorsqu’une personne meurt, elle revit toujours dans le cœur de ceux qui l’aimaient. Elle repense à Albert (et non à Terry qui lui conseillait d’oublier Anthony) qui, lui, a trouvé les mots justes : « Son souvenir demeure et te réconforte», il faut penser au bonheur qu’elle a connu aux côtés d’Anthony lui disait-il.
Candy dit qu’elle est heureuse d’avoir connu Anthony, mais elle se demande pourquoi faut-il que les hommes meurent et d’autres s’éloignent ?
Candy n’a pas encore idée que ces tragédies surviennent pour qu’elle épouse Albert.
Anthony est mort et Terry a été écarté afin que Candy puisse épouser Albert, si Anthony n’était pas mort, l’histoire de Candy aurait pris une tournure bien différente : elle serait devenue la femme d’Anthony et si Terry n’avait pas été bien malgré lui condamné à Susanna, Candy aurait été sa femme.
Candy ajoute : « Mourir ou s’éloigner, c’est toujours disparaitre, c’est un déchirement, je voudrai tant ne jamais perdre ceux que j’aime. » Candy reste traumatisée par la mort et par la perte d’Anthony.
Candy a gardé des séquelles de la mort d’Anthony et elle en gardera toute sa vie.


En chemin pour se rendre chez Melle Pony, elle retrouve les roses d’Anthony dont la Tendre Candy dans un jardin. Elle revoit l’image d’Anthony qui lui a offert ce précieux présent, cet instant est gravé en elle, son souvenir est toujours vivace.
Candy y retrouve M. Durosier, c’est lui qui a planté les roses d’Anthony en souvenir de lui.


Candy savait qu’elle devait épouser Anthony, jamais elle ne l’oubliera, Candy est traumatisée à vie par la mort d’Anthony. Jamais elle n’a oublié le parfum des roses d’Anthony.
De son côté, Anthony a inconsciemment voulu combler le terrible manque de sa mère avec Candy, il a retrouvé l’image, l’âme de sa mère en Candy.
Anthony et Candy est un couple que j’aime beaucoup. Je préfère largement Albert mais il ne faut pas éclipser que si Anthony n’était pas mort, c’est bien lui que Candy aurait inévitablement épousé.
Anthony aurait été un très bon époux pour Candy (bien meilleur que Terry) parce qu’il est stable, doux, tendre, prévenant, attentionné et affectueux et c’est ce dont Candy a besoin. Candy a avant tout besoin de tendresse ! Seuls Anthony et Albert sont capables de lui offrir ce dont elle a besoin.
Anthony est le seul garçon qui est aussi capable qu’Albert à pouvoir combler Candy, c’est pour cela qu’il est mort car seule la mort pouvait l’éloigner d’elle.
Terry aime Candy mais c’est un jeune homme incapable de lui apporter ce dont elle a besoin comme Anthony était capable de le faire et comme Albert est capable de le faire également.
Je pense tout de même que Candy aimait plutôt le prince des collines à travers Anthony (bien qu’elle ne voulait pas peiner Anthony et qu’elle l’aimait aussi pour lui-même pour tout ce qu’il lui apportait).
J’ai toujours écrit que Candy a toujours en réalité aimé son prince que ce soit tout d’abord à travers Anthony (elle a aimé tout d’abord le reflet de son prince en lui) et ensuite à travers Terry (car elle a aimé tout d’abord et pendant longtemps le reflet d’Anthony en Terry). Son destin la mène continuellement à Albert.
La mort d’Anthony est très triste mais je pense que c’était le destin, il devait en être ainsi dans la seule mesure où ce décès permet à Candy de pouvoir épouser son prince des collines (Albert) car, je le répète, si Anthony n’était pas mort, c’est évidemment lui dont elle aurait été la femme.
C’est assez frappant comme tout au long de l’œuvre, les hommes qui aiment Candy meurent ou disparaissent : c’est évidemment dans le but de la conduire à Albert, sa destinée.

Dans le manga, Candy est restée prier à l’église le jour de l’enterrement d’Alistair.
Candy y rencontre le père d’Anthony qui la réconforte : il s’agenouille pour se tenir à sa hauteur, lui pose sa main sur la joue en lui disant qu’Anthony a été très heureux de la connaitre. Submergée par l’émotion, Candy pleure contre lui, le père d’Anthony la serre dans ses bras dans lesquels Candy ressent la douceur et la chaleur d’un père.
Ensuite, Candy dit que les souvenirs d’Anthony l’étouffent de chagrin (nous sommes pourtant vers la fin du manga et nous voyons bien que même après le passage de Terry, Candy ne s’est pas remise de la mort d’Anthony, elle a surmonté l’épreuve de sa mort mais n’en a pas encore fait le deuil).
Candy ne pourra jamais oublier que c’était Anthony avec lequel elle avait envisagé de se marier, ils se seraient mariés s’il n’avait pas connu ce sort si tragique.
Le choix de faire mourir Anthony a été voulu par l’auteur du manga puisque Candy est destinée à Albert.
Albert est la seule personne qui pourra la guérir complètement de la mort d’Anthony puisqu’il est et sera le grand amour de sa vie.

À la fin du dessin animé, Candy se rappelle de si bons souvenirs en arrivant à Lakewood, les roses d’Anthony sont demeurées les mêmes, elles sont éternelles, elle repense encore et pour toujours au jour où il lui a offert la rose Tendre Candy.
En entrant dans la demeure des André pour enfin rencontrer l’oncle William, elle repense au bal pendant lequel elle a valsé avec Anthony. Candy ne pourra jamais l’oublier. Anthony est et restera gravé en elle pour le restant de ses jours.

Candy se retrouve sur la colline de Pony : elle repense à ceux qu’elle a perdus, notamment à Anthony.
Dans le manga, elle repense à Anthony qui voulait tant venir sur cette colline, il est parti sans avoir pu le faire, il est mort d’une façon si brutale.

Anthony et Candy s’aimaient d’un amour tendre et sincère, leur histoire attachante comblait un vide horrible qu’ils ressentaient au fond d’eux, mais leur amour n’a pas pu grandir, s’épanouir et encore moins se concrétiser à cause de la mort d’Anthony.
Candy lui dit adieu, il fait à présent partie de ses souvenirs les plus chers ; elle se tourne vers son avenir : Albert.
Si Anthony n’était pas mort, jamais Albert n’aurait entrepris quoi que ce soit avec Candy, il l’aurait laissée à Anthony, il est le fils de sa sœur tant aimée et jamais il ne lui aurait volé son bonheur même si cela l’aurait profondément chagriné et renfermé à jamais.
Les fans du couple Anthony/Candy peuvent se consoler avec le fait qu’Albert soit une partie d’Anthony. C’est une très bonne idée de l’auteur que de choisir Albert comme futur éternel de Candy car il y aura toujours un bout d’Anthony en Albert, Anthony vivra en Albert, et Candy pourra ainsi faire son deuil puisque le fait d’aimer Albert, elle aimera Anthony aussi…




     LE COUPLE TERRY/CANDY : L’engagement que le destin a brisé

 

Terry et Candy se rencontrent pour la première fois sur le bateau qui est à destination de l’Angleterre (Terry retourne dans son pays après avoir rendu à sa mère une visite qui a mal tourné, et Candy se rend dans ce pays pour étudier au collège royal de Saint-Paul).
Candy sort sur le pont du bateau qui traverse une épaisse nappe de brouillard : son écharpe s’envole à deux reprises, c’est comme si elle la menait à Terry.
En allant la chercher, Candy voit dans le brouillard de la nuit un jeune homme : elle voit l’image d’Anthony dont le souvenir est toujours aussi vivace. Elle l’appelle Anthony mais elle remarque que ses cheveux ne sont pas les mêmes, ce jeune homme est brun, il ressemble terriblement et étrangement à Anthony de part sa forme du visage, ses grands yeux bleus, son nez, sa bouche, sa coupe de cheveux (sauf qu’Anthony a les cheveux courts), sa posture, son allure, son élégance et son style vestimentaire.
Candy se dit qu’il « est plus grand qu’Anthony mais quelque chose me le rappelle »
Elle s’approche de lui en se demandant qui peut-il bien être. Elle s’aperçoit qu’il pleure et s’en va de peur de le mettre dans l’embarras.
Terry a remarqué sa présence et l’interpelle : « Qui êtes-vous, que me voulez-vous ? »
Elle lui répond qu’elle est montée sur le pont pour prendre l’air, et qu’elle voulait lui parler car il avait l’air tellement triste. Terry nie et se met à rire tel un acteur (il a vraiment cela dans le sang).
Terry rit et se moque d’elle dans le but de lui faire oublier qu’il a pleuré : « Vous avez des visions et vous avez le visage plein de tâches de son » Il le répète et ajoute : « et j’en suis bien désolé pour vous, ça vous va mal. » Candy s’énerve : « C’est la jalousie qui vous fait parler» se défend-elle.
Terry se moque ensuite de son nez. M. Georges arrive et interrompt cette conversation mouvementée.
Terry dit à Candy : « Au revoir tâches de son. » Candy crie : « Moi je ne vous dis pas au revoir ! »
Terry est tombé éperdument amoureux d’elle dès l’instant où il l’a aperçue.
Un lien s’est créé entre eux, « tâches de son » est devenu le surnom affectif de Candy.

 

Candy demande à M. Georges s’il connait ce garçon, il répond : « Bien sûr c’est M. Granchester. » Il lui dit que les Granchester sont une des plus nobles familles d’Angleterre.
Elle dit qu’elle trouve que de dos, il ressemble un peu à Anthony mais en moins bien, il est peut-être bien habillé mais Anthony est plus élégant précise-t-elle.
Candy est attirée par l’image du défunt Anthony en Terry.


Il est très intéressant de se pencher sur le symbolisme de cette rencontre :

Candy a rencontré Anthony et Albert dans la douceur et la paix, elle pleurait et a été consolée.
Au contraire, avec Terry, nous avons là une rencontre mouvementée et batailleuse, et c’est lui qui pleure lors de cette rencontre.
Ce sont Albert et Anthony qui ont été vers Candy pour la consoler lors de leur première rencontre car elle avait besoin d’eux.
Ici, c’est Candy qui s’est dirigée vers Terry qui pleurait car il a besoin d’elle.
Terry est meurtri, il souffre cruellement d’un manque affectif, il est torturé, solitaire, sa belle-mère le hait, le rejette, le malmène psychologiquement, son père reste stoïque, indifférent en apparence. Terry a besoin d’être écouté, compris, aimé, il a besoin d’être sauvé.
C’est très symbolique qu’il rencontre Candy alors qu’il est justement en train de pleurer : Terry a besoin d’elle, mais Candy avait besoin d’Anthony cependant c’est d’Albert dont elle a par-dessus-tout besoin. C’est pourquoi, Candy pleurait lorsqu’elle a rencontré le prince des collines (Albert) puis Anthony qui l’ont consolée.
Tandis que dans ce cas de figure, c’est elle qui va consoler Terry. C’est d’ailleurs ce qu’il l’a interpellée, attirée en Terry : la tristesse, elle confiera plus tard que lors de sa première rencontre avec Terry, elle a été frappée par son regard de tristesse, elle voulait l’aider parce qu’il était malheureux, elle voulait panser ses plaies et c’est ce qu’elle va faire.


Arrivée en Angleterre, Candy regarde Terry sur le quai du port, elle recherche l’image d’Anthony.
Terry est sur le quai, se retourne et la regarde.
Ensuite, Terry conduit très vite son auto derrière la calèche de Candy, il klaxonne et fait peur aux chevaux. S’il se comporte de la sorte, c’est parce qu’il sait que Candy est montée dans cette calèche.
Leurs chemins ne cessent de se croiser :
Candy se rend dans la suite de l’oncle William, elle entre dans la pièce et voit un fauteuil retourné. Pensant que c’est l’oncle William qui s’y trouve, elle le salue et le remercie.
Après l’avoir laissée terminer, Terry se retourne, il fume, se lève et donne le message du précédent occupant à Candy.
En sortant, il dit à un maitre d’hôtel qu’en voyant cette suite inoccupée, la porte ouverte, il est entré pour y jeter un coup d’œil.

Terry et Candy se retrouvent au collège royal de Saint-Paul.
À l’office, Terry surgit et fait scandale (que j’ai expliqué dans sa présentation).
En partant, il regarde Candy et lui sourit, son œil s’illumine de malice.
Dans le manga, Terry ne regarde pas Candy avant de sortir.
S’il la regarde c’est parce qu’il est amoureux d’elle, mais aussi, il a remarqué sa tenue différente des autres (Candy est revêtue de son habit de tous les jours alors qu’elle doit être habillée en noir), il a compris qu’on a fait un mauvais coup à Candy, Terry n’est pas stupide.

Après l’office, Candy pense à Terry, il l’intrigue, elle repense à leur première rencontre où il pleurait puis se moquait d’elle l’instant d’après ; il est passé si facilement des larmes au rire, elle cherche à le comprendre et se demande pourquoi ne manifeste-t-il aucun signe lui montrant qu’il l’a reconnue.


Pour se venger d’avoir été giflée par Candy, Elisa a comploté une vengeance avec Neil qui la met à exécution : Neil attrape Candy et l’emmène au loin à l’écart. Neil est tellement lâche qu’il a peur d’affronter Candy seul, il en appelle à deux de ses amis pour qu’ils la tapent et l’humilient. Ils veulent lui retourner sa robe, ils lui tirent les couettes, et lui demandent d’hennir. Dans le manga, l’un des garçons veut monter sur Candy.
Candy est à terre et maitrisée par les deux garçons, Daniel profite de ce moment pour l’humilier de plus belle : « Cette école n’est pas faite pour les filles de ton espèce, ta place est dans une étable » dit-il. Il reçoit alors un coup de fouet en plein visage ainsi que l’un de ses camarades.
En levant les yeux, Candy s’aperçoit émerveillée que son sauveur n’est autre que Terry, perché sur une branche d’arbre. Il assistait à toute la scène, il s’est contenu pour ne pas intervenir plus tôt, il voulait voir jusqu’où ces trois lâches allaient aller.
Il leur dit : « Si sa place est dans une étable puis-je savoir où est la mienne ? Hein ! Répondez ! Est-ce qu’il faut que j’aille chercher la réponse ?»
À sa vue, les trois garçons sont complètement effrayés et restent bouche bée. Terry saute de l’arbre pour se mettre à leur niveau et attend leur réponse. Neil recule et gémit de peur, Terry lui assène un coup de poing et le jette au sol.
Il leur dit avec colère qu’il fait partie d’une famille très riche et des plus nobles d’Angleterre, qu’ils sont venus ici pour y parfaire leur éducation et qu’il va leur apprendre à se comporter en galants hommes avec les jeunes filles.
Les deux amis de Neil essaient de le battre, Terry se défend, les achève à coups de poing et leur ordonne de partir.

 

Dans le manga, Terry leur dit que Candy n’a pas choisi d’être orpheline, qu’il est injuste de lui reprocher de ne pas avoir de parents.
Je pense que Terry est d’autant plus révolté car il pense à sa propre situation : il n’a pas choisi d’être né hors mariage, cela le met hors de lui qu’on puisse juger une personne sur sa condition de naissance, sur ses origines.

Terry se retrouve seul avec Candy, il ramasse son fouet et s’en va sans dire mot à Candy qui essaie de le retenir. Elle lui demande d’attendre pour le remercier de l’avoir défendue avec tant de fougue, il lui répond : « Il faut que j’attende

quoi ? » Candy le remercie de l’avoir sauvée de ces brutes.
Par fierté, Terry prétend qu’il n’est pas intervenu pour elle mais simplement parce qu’il n’aime pas du tout le genre de ces garçons.
Il la regarde, il a envie de lui parler mais comme à son habitué, il retourne la situation contre elle en lui demandant : « Pouvez-vous me dire ce que vous avez à me regarder de cette façon-là ? Vous voulez me faire une déclaration mademoiselle tâche de sons ? » Il lui attrape le menton.
C’est sa manière de lui dire qu’il ne l’a pas oubliée et qu’il se souvient parfaitement de leur première rencontre sur le bateau. Candy a une réaction, elle comprend qu’il l’a reconnue et qu’il faisait semblant du contraire.
Provocateur, Terry lui dit : « Je connais un endroit discret où on peut flirter, voulez-vous y venir avec moi ? »
Dans le manga, Terry lui propose de venir avec lui à l’écurie, personne ne les dérangera…
Terry sait très bien que Candy va être choquée et il ne se trompe pas, elle lui répond : « Oh mais vous êtes fou ! Vous n’y songez pas ! »
Terry est intérieurement très satisfait de sa réaction et le laisse paraitre dans son regard et son sourire.
Il lui dit : « Vous refusez ! Tant mieux dans le fond parce que je n’aime pas du tout les visages criblés de tâches de son. Je vous salue ! »
Candy profite de son impertinence pour lui donner son nom : « Je ne m’appelle pas mademoiselle tâches de son, je m’appelle Candy Neige espèce d’insolent ! » et elle lui tire la langue.

 

Dans le manga, Candy pense à Terry qui lui rappelle tant Anthony, elle se demande ensuite où peut bien être son prince. Ses pensées les plus profondes la ramènent toujours à son prince des collines, son premier amour.

La pensée de Terry trouble son esprit, elle ne comprend pas ses réactions.
Candy pense souvent à Terry parce qu’il l’intrigue, elle ressent fortement qu’au fond il est malheureux. Candy veut savoir ce que Terry cache derrière son air si triste, elle le confirme dans le manga.

Candy se rend sur la colline, elle n’a pas pu profiter de la sortie du dimanche car elle n’avait pas eu d’autorisation d’un parent, on ne l’a pas informée qu’elle devait en faire la demande préalable.
Candy voit de la fumée sur sa colline retrouvée, elle croit qu’il y a le feu et court l’éteindre. Elle découvre Terry qui fume allongé dans l’herbe, il lui souffle sa fumée à la figure et lui dit : « Ne prenez pas un air indigné quand vous mourrez d’envie d’essayer ma p’tite, vous en voulez une ? » Candy lui répond : « J’en ai pas envie du tout. »
Terry en rit, comme il est heureux de rire avec elle ! Il se sent si léger en sa présence qu’il en oublie ses soucis.
Voyez sur les images, ci-dessous, comme il est insouciant, comme il rit avec aisance en oubliant ses problèmes et le mal qui le ronge.
Il souffre d’un manque maternel, d’un manque d’attentions, d’un cruel manque d’amour, de la solitude, du délaissement et il a besoin de distraction.
Terry taquine Candy et se moque de son nez. Il l’appelle encore ‘‘mademoiselle tâches de son’’. Candy l’interdit de l’appeler ainsi et le traite d’insolent, de goujat, de mal élevé.
Terry lui propose de l’appeler « Mademoiselle Tarzan » Il lui avoue l’avoir vue au milieu de la nuit : « Je revois en pensée une scène extraordinaire, une corde blanche qui jaillit au milieu de la nuit, qui s’enroule autour d’une branche, et une sorte de petit animal sauvage qui ressemble à un chimpanzé femelle qui s’y accroche, se balance et atterrit tout droit chez les garçons. »
Il lui propose de l’appeler « Cheetah la petite guenon. » Candy se met en colère, et Terry ajoute « Cheetah, tâches de son. »
Terry veut savoir ce qu’elle fait là, pourquoi se trouve-t-elle ici le cinquième dimanche, jour de sortie. Candy lui dit que cette colline est son domaine, elle lui rappelle des souvenirs, elle l’a appelée « La colline retrouvée » et lui interdit de venir la polluer avec ses cigarettes.
Terry arrête alors de fumer et écrase sa cigarette pour l’éteindre.

 

M. Brighton vient rendre visite à Candy ce cinquième dimanche du mois et l’emmène voir une course de chevaux. Elle voit qu’il y a un cheval qui s’appelle Pony Flash ; en lisant sa description, elle s’aperçoit qu’il vient du ranch de Tom.
Comme par hasard, elle y rencontre Terry qui dépose sa main sur son épaule.
Pendant la course, Candy se trompe et regarde un cheval en disant qu’il s’appelle Pony Flash, Terry lui dit que « ce cheval ne s’est jamais appelé Pony Flash mon p’tit », il s’appelle Royal King, c’est un cheval qui lui appartient.
Terry rit lorsque Candy regarde Pony Flash, un gros lourdaud. Terry dit à Candy : « Il vous ressemble, il est comme vous, sa robe est tachetée de grains de son. »
Terry lui propose le pari suivant :
- Si Pony Flash termine la course dans les trois premiers, Terry s’engage solennellement à ne plus jamais l’appeler ‘‘mademoiselle tâches de son’’, et de la saluer bien bas en l’appelant Mademoiselle Candy Neige André.
- Si Pony Flash ne termine pas dans les trois premiers, alors elle sera son esclave.
Candy accepte puis perd le pari : Pony Flash est arrivé quatrième.
Terry lui dit que le pari est nul, il ne veut pas humilier et rabaisser Candy.
Cette scène n’existe pas dans le manga.


Terry fait exprès de se rendre sur la « colline retrouvée » car il sait que Candy va y revenir, il veut la revoir.
Candy le trouve encore en train de fumer près de son arbre, elle écrase sa cigarette et lui apporte un harmonica (l’instrument favori de Candy).
Toujours aussi effronté, Terry lui dit : « J’crois comprendre, est-ce que ce ne serait pas par hasard pour savoir quel goût ont mes lèvres ? »
Choquée, Candy lui répond : « Comment osez-vous ! »
Terry lui dit : « Depuis quand n’a-t-on plus le droit de plaisanter, je vous remercie j’accepte le présent. » Il est heureux, touché de cette attention, et en joue immédiatement.
Candy et Terry sont assis l’un près de l’autre. Il la regarde ensuite s’en aller.

 

Terry ne s’est plus jamais séparé de cet instrument, il restera certainement pour toujours l’un de ses biens les plus précieux qui lui rappellera les instants heureux qu’il a passés auprès de Candy qu’il a tant aimée et qu’il aimera pour le restant de ses jours.

Un soir, Terry pénètre dans la chambre de Candy. Il est blessé.
Terry lui explique qu’il est sorti en ville et s’est battu, il est tombé sur une bande qui s’est jetée sur lui sans crier gare pour lui voler son argent. Il a reçu des coups de couteau.
Le spectateur sait que Terry n’a pas fait exprès de se rendre dans la chambre de Candy mais que c’est Albert qui lui a délibérément ouvert la fenêtre qui mène au dortoir des filles ; blessé et mal en point, Terry n’y avait pas prêté attention.
Candy lui dit : « Oh votre haleine sent terriblement l’alcool ! »
Provocant, Terry lui rétorque : « Et après ? » et il lui souffle dessus.
Candy le soigne, Terry veut reprendre des forces et s’en aller afin que Candy n’ait pas d’ennui. Candy lui touche le front, il souffre et il a de la fièvre lui dit-elle. Candy décide de sortir pour faire un saut à la pharmacie et lui apporter des médicaments.
Terry se sent un peu mieux grâce aux soins apportés par Candy et regagne son dortoir, il ne veut pas lui causer d’ennuis. Il reconnait que Candy est une bonne infirmière.
En regagnant sa chambre, Candy découvre que Terry est parti, elle lui en veut qu’il soit ainsi parti alors qu’elle est sortie pour lui au risque de se faire punir, et elle aurait pu parler plus longuement avec Albert. Puis, Candy repense à Albert, il reste constamment dans ses pensées.

Le lendemain, Terry rejoint Candy près de la colline, il la remercie mais Candy lui reproche de ne pas avoir attendu son retour. Terry la taquine en lui disant qu’elle se fait passer pour une jeune fille modèle mais qu’elle a fait le mur.
D’un côté, Terry est content qu’elle l’ait fait pour lui, pour soigner ses blessures, et de l’autre il semble ne pas apprécier qu’une jeune fille se conduise de la sorte, sans limite, sans interdit, comme si cela lui faisait rappeler de mauvais songes…
Candy lui crie qu’elle a fait le mur pour lui, elle lui dit qu’il pourrait lui en être reconnaissant ! C’était le mot à ne pas dire, Terry ne veut rien devoir à personne, son regard devient cruel et il lui dit qu’il ne lui a rien demandé.
Candy a eu peur de son regard, elle se dit : « Ses yeux ! Quelle froideur ! » et s’en va déstabilisée.

Candy voit le visage de Terry se refléter partout car elle n’arrive pas à le comprendre, elle dit qu’il y a en lui à la fois tant de gentillesse et tant de méchanceté, elle se demande pourquoi boit-il, pourquoi se bat-il ? L’image de Terry l’obsède car elle cherche à le comprendre.

Candy rend visite à Albert au parc zoologique et y découvre Albert accompagné de Terry.
Terry rit en compagnie d’Albert, Candy dit que son visage parait doux.
Albert commet une grave erreur : il se lie certes sincèrement d’amitié avec Terry, mais il n’en demeure pas moins que ses intentions sont manipulatrices, il veut surveiller de plus près sa relation avec Candy pour empêcher celle-ci de finir avec lui.
Cependant, il rapproche involontairement Terry et Candy. Celle-ci fait une confiance aveugle et absolue en Albert, et de le voir apprécier et se lier d’amitié avec Terry lui donne plus l’envie de découvrir, d’apprécier et de faire confiance à Terry.

Un soir, en allant rejoindre la chambre d’Alistair et Archibald, le signal d’alarme s’est éteint, Candy se trompe de balcon, se retrouve dans la chambre de Terry et tombe sur la photo d’Eléonore Baker, la grande actrice de Broadway à New-York. Il est écrit sur la photo « Morte » à deux reprises, et il y a une dédicace : « à mon fils Terrence avec tout mon amour »
Candy comprend qu’elle est dans la chambre de Terry, elle est étonnée car Eléonore Baker n’a jamais été mariée, elle comprend que Terry est né hors mariage.
Soudain, Terry pénètre dans la pièce, un orage éclate : Terry est étonné de la voir ici.
De peur, Candy fait tomber la photo, Terry comprend qu’elle a tout lu, qu’elle sait tout, un autre orage éclate. Terry garde son calme ce qui le rend encore plus inquiétant, il ramasse la photo et la déchire calmement. Candy est effrayée, s’excuse et jure qu’elle s’est trompée de chambre.
Un autre orage éclate, le vent se lève, les volets claquent, le regard de Terry fixe férocement celui de Candy comme s’il allait lui bondir dessus ; que Candy ait appris son secret le met dans une colère noire.
Il s’approche d’elle et la saisit violemment par les épaules, il la menace de ne rien divulguer (il dit : « Ne parlez à personne de ce que vous avez vu, n’en parlez jamais ou je ne sais pas ce que je ferai, c’est compris ! »)
Dans le manga, Terry la menace de la briser si elle en parle (typique menace britannique).

Candy est tétanisée, Terry reprend soudainement ses esprits, s’éloigne d’elle et lui demande de partir. Candy lui donne sa parole d’honneur qu’elle ne dira rien, Terry lui répète de s’en aller. Il lui a fait mal physiquement, Candy tient son bras qu’il a violemment tenu.

Candy rejoint la chambre d’Alistair et Archibald.
En regardant une collection de photos d’Eléonore Baker chez eux, Candy voyait, sur chaque photo, un petit bout de Terry en elle : les yeux, la bouche.
Candy est sûre qu’il est allé la voir le jour où elle l’a rencontré sur le bateau, et elle commence à comprendre pourquoi il est si malheureux.
Candy se dit « et c’est la mère de Terry » et elle veut la rencontrer quand soudain, elle tombe sur une photo d’Anthony qui sourit. Les pensées de Candy retournent vers Anthony.
C’est un signe : elle s’est laissée emporter par la tristesse de Terry, et l’image d’Anthony intervient comme pour la prévenir de ne pas s’emballer, de ne pas s’emporter mais de prendre son temps car elle était déjà prête à aller à la rencontre d’Eléonore Baker. Et Candy n’est pas faite pour finir sa vie avec Terry, elle croit l’aimer dans son malheur, elle tombe peu à peu sous le charme escarpé et regrettable de l’altruisme parce qu’elle veut panser ses meurtrissures, elle veut le sauver du mal et lui donner sa chance de vivre.

De son côté, Terry reste dans le noir, il regrette d’avoir déchiré cette photo car il aime sa mère, il l’a fait à cause de la présence Candy mais il ne lui en veut pas.
Terry repense à sa première rencontre avec Candy sur le bateau, il pleurait, il était si triste du comportement de sa mère qui l’avait presque repoussé, il avait besoin de se serrer contre elle et c’est à cet instant qu’il a rencontré Candy pour la première fois.
Terry se dit que depuis leurs chemins ne cessent de se croiser, il se dit : « Je lutte contre moi-même et sa gentillesse me redonne espoir en l’existence. »
Terry se sent délaissé, ignoré, mal aimé mais la présence de Candy le soulage, l’apaise, lui donne l’envie de vivre.
Et pourtant sa vieille belle-mère le replonge dans le mépris de l’existence en le maltraitant émotionnellement et psychologiquement.
En repensant à cette vieille mégère, et à toutes les interrogations qui lui turlupinent la tête et dont il n’a aucune réponse, Terry chevauche son cheval blanc sous la tempête qui fait rage, et part au galop.

Pendant ce temps, Candy repense à Anthony, au jour du bal puis à son prince des collines, elle n’est pas heureuse, elle n’a pas fait le deuil d’Anthony.
Soudain, elle entend le hennissement d’un cheval, elle se précipite à la fenêtre et l’entend de nouveau ; un orage éclate, Candy entend le bruit des sabots du cheval, elle voit Terry mais c’est l’image d’Anthony qu’elle voit à sa place, ce qui la replonge dans la mort d’Anthony.
Il faut noter que la cape et le cheval blanc de Terry font penser à ceux d’Anthony, tout comme son style vestimentaire et son allure. Candy a retrouvé l’élégance d’Anthony en Terry.
Elle crie le nom d’Anthony et se précipite à sa rencontre, elle crie : « Ne monte pas ce cheval !»
Elle entend les hennissements du cheval et revoit le piège à renard se refermer sur le pied du cheval ; et à la pensée d’Anthony qui tombe mortellement du cheval, Candy pousse un cri et chute des escaliers.
Elle tombe inanimée sous la pluie, Terry entend son cri et la voit dans cet état ; il se précipite vers elle, la porte dans ses bras et l’entend prononcer deux fois le prénom d’Anthony. Il l’accompagne jusqu’à l’infirmerie et la dépose dans un lit. De nouveau, il l’entend prononcer une troisième fois le prénom d’Anthony, il voit que Candy pleure, et il essuie ses larmes ; il se dit à raison que c’est pour Anthony qu’elle pleure.

Lorsque Candy reprend connaissance, la mère supérieure lui apprend que Terrence l’a ramenée jusqu’ici. Sœur Margaret la raccompagne à sa chambre.
Caché dans les buissons, Terry s’assure d’abord que Candy va bien pour pouvoir ensuite repartir. Il se demande que représente Anthony pour Candy…
Candy se dit qu’elle a cru sentir la main d’Anthony sur son visage mais elle sait que c’était finalement la main de Terry ; elle voit Anthony en Terry. Elle a toujours vu Anthony en Terry et recherche son image, son être, en lui.

Dans le manga, Candy compare Anthony, qui lui laisse un souvenir si tendre et joyeux, à Terry qui a l’air si triste et désespéré. Candy veut l’aider, elle veut apaiser ses peines.


Neil et ses deux amis suivent Candy dans le parc pour découvrir le secret de Candy (à savoir, la colline retrouvée), Terry leur barre passage et les rosse.
Candy cherche Terry pour le remercier de l’avoir secourue mais elle s’aperçoit qu’Elisa la suit.
Candy ne sait pas où est Terry, elle sait qu’il n’est pas loin puisqu’elle a vu sa veste, alors elle crie très fort à Terry qu’elle le remercie de tout son cœur de l’avoir secourue.
Perché sur un arbre, Terry la voit, il se demande pourquoi Candy le crie-t-elle aussi fort et se dit en souriant : « Quelle curieuse fille »
Ensuite, Elisa dit que Candy n’est bonne qu’à nettoyer les écuries et tombe dans un trou (elle tombe dans le piège que son frère avait tendu à Candy).
Terry l’a entendue dire du mal de Candy mais cela ne l’empêche pas de la secourir.
Elisa ne veut pas toucher sa main, elle le traite de voyou, Terry la sort hors du trou et lui fait le baisemain ! Il fait du charme à cette horreur qui vient juste de médire de Candy, ce n’est sûrement pas Anthony, Archibald et Alistair qui auraient fait tel affront à Candy.

Candy trouve de nouveau Terry avec Albert au parc zoologique (elle s’y est rendue pour confier à Albert la tortue de Patricia).
Terry parlait de Candy à Albert, il lui relatait qu’il la surnomme « Melle Tarzan, tâches de son »
Albert dit qu’il doit assurer son tour de garde, Terry se retrouve donc seul avec Candy. Celle-ci ne sait quoi dire, son cœur bat…Elle va faire un tour avec Terry. Elle pense aux orphelins qui seraient heureux d’être ici (elle pense toujours à eux).
Elle se demande pour qui les gens vont les prendre, pour des amoureux ? Elle sourit et rougit, c’est la typique réaction d’une adolescente intimidée par le fait d’être en couple avec un jeune garçon, comme une petite amourette d’adolescence.

Terry l’appelle en lui disant : « Venez voir ces animaux sont tout votre portrait » Ce sont des singes, pour se moquer d’elle il l’appelle Cheetah.
De nouveau, Terry la compare à un singe. Ces propos sont rabaissants et insupportables pour Candy, il est à relever que c’est exactement ce que lui disait Mme Legrand lorsqu’elle la traitait de vilain petit singe. Ces propos rappellent à Candy de bien mauvais souvenirs.

Terry lui a apporté des bonbons à partager avec elle, il les lui a proposés tout souriant, et il rit avec elle, il se sent si bien en sa présence. Il la tient puis se met à rougir, ce qui prouve qu’il est amoureux.

Lorsque Candy lui dit qu’elle est privée de festival de mai, et qu’elle aurait aimé voir les belles robes, les belles fleurs, Terry est touché. Il se met en colère contre la mère supérieure, il aurait tant aimé être le cavalier de Candy.

Candy lui parle ensuite des rosiers d’Anthony. Terry est jaloux, il lui demande qui est Anthony. Candy lui répond que lorsqu’elle l’a rencontré pour la première fois, elle a trouvé qu’il ressemblait à Anthony, et elle a compris que c’était un effet du brouillard.
Candy lui dit qu’Anthony aimait beaucoup les fleurs et il cultivait les roses.
Terry l’écoute attentivement et regarde la moindre expression de son visage et de sa voix. Terry dit qu’il aime autant ne pas lui ressembler et traite Anthony de fillette puisqu’il s’intéresse aux roses. Candy prend sa défense avec fermeté et conviction, elle dit qu’Anthony était fort, courageux et plein d’audace ! Il avait toutes les qualités que peut avoir un garçon. Terry lui fait une scène de jalousie : il lui répond qu’Anthony l’a laissée partir pour l’Europe et a préféré s’occuper loin d’elle de ses chers rosiers. Candy le regarde avec colère. Terry lui dit que les garçons ne manquent pas et ceux d’ici valent bien ceux qu’on trouve en Amérique. Terry pense évidemment à lui.
Candy lui annonce qu’Anthony est mort d’une chute de cheval et pleure. Comme dans le manga, Terry a un choc de l’entendre. Il comprend à présent la réaction de Candy le soir où elle est tombée dans les escaliers et trouve l’explication de sa crainte des chevaux.
Terry lui dit : « Vous l’aimez toujours et vous ne pensez qu’à lui ? » Il ajoute qu’il vaut mieux qu’il soit mort. Terry est très jaloux, il veut Candy pour lui seul et se dit qu’avec le temps, elle finira bien par oublier Anthony. Candy lui en veut ! Elle ne comprend pas que Terry lui a fait une scène de jalousie et qu’il tient de si durs propos car il est éperdument amoureux d’elle.

Dans le manga, en voyant la tristesse de Candy, Terry se rend compte à quel point Candy aimait Anthony. Lorsque Candy lui annonce qu’Anthony est mort, Terry répond que c’est dommage pour lui. Candy se met en colère et Terry jalouse Anthony, il rumine intérieurement : « Toujours cet Anthony ! Il est mort et il ne reviendra plus jamais ! »

Le jour du festival de mai, Candy se déguise en Roméo et s’enfuit de la chambre de méditation en passant par les toits.
Terry s’est glissé jusqu’à la chambre de méditation, elle était vide, il décide alors de se rendre au festival pour y chercher Candy.
Dans le manga, tout en la cherchant, Terry parle en lui-même à Candy et dit « J’ai l’impression que je suis tombé amoureux de toi »

Candy se change et enfile dans le parc la robe de Juliette. Tout d’un coup, elle entend Terry rire, perché dans un arbre. Candy lui demande s’il l’a regardée se changer de costume. Terry la rassure : voir ne veut pas dire regarder. Il la prévient qu’Elisa la guettait et qu’elle l’a reconnue.

Terry l’emmène faire un tour près de la colline retrouvée, ils courent en se tenant la main et riant gaiement, Terry est très heureux de l’avoir trouvée.
Il se laisse aller à des confidences : par une journée pareille, il était allé en pique-nique, il avait deux ou trois ans, il s’en souvient, ses journées de bonheur ont été si rares que celle-ci l’a marqué. Il croit revoir encore le sourire heureux de ses parents, c’est un souvenir qui ne le quitte pas.
Candy est la seule personne à laquelle Terry se confie.
Pour le consoler, Candy lui dit qu’au moins lui a une image dans le cœur, contrairement à elle. Candy lui propose de faire un pique-nique un de ces jours. Terry en sourit de gratitude et dit : « Oh Candy ! »

La musique du bal se fait entendre, c’est la musique sur laquelle Candy avait dansé avec Anthony. Elle y repense avec nostalgie ; en voyant Candy émerveillée par la musique, Terry lui propose de danser avec lui. Ils valsent, Candy voit l’image d’Anthony à la place du visage de Terry, elle se dit qu’ils se ressemblent. Terry remarque qu’elle est rêveuse, il lui demande : « à quoi rêvez-vous Candy ? »
Spontanée, Candy lui avoue : « Je pensais au jour où Anthony m’a fait danser pour la première fois. »
L’instant est gâché par cet aveu, Terry se braque, s’arrête et la regarde avec colère.

 

Terry la pousse violemment au sol. Il crie avec rage : « Encore celui-là ! Quand aurez-vous fini d’en parler ! » Candy a peur des réactions de Terry.
Terry lui refait une crise de jalousie et lui rappelle qu’Anthony est mort. Candy pleure, Terry lui dit qu’il ne va pas perdre son temps à faire le joli-cœur avec une fille qui se moque de lui ; sur ce, il s’en va.

Candy se précipite à regagner la chambre de méditation puisqu’elle a compris et entendu qu’Elisa veut lui tendre un piège.
Candy n’a pas le temps de la regagner, Elisa est entrée ; heureusement le lit est occupé, Elisa repart.
Lorsque Candy entre dans la chambre, elle découvre Terry caché dans son lit. Il lui a sauvé la mise, c’est très gentil de sa part alors qu’il venait de se mettre en colère contre elle.
Ce soir là, Terry demande à la mère supérieure de laisser Candy assister à la fin du festival. Elle ne lui refuse pas cette faveur d’autant plus que lui-même assiste pour la première fois au festival. C’est uniquement parce qu’il y a Candy que Terry a assisté pour la toute première fois au festival.

Candy est privée de vacances d’été pour être sortie de nuit rendre visite à Archibald.
Terry est perché dans l’arbre de la colline retrouvée, il y joue de l’harmonica, et annonce à Candy : « à partir de ce moment on se tutoie. »
Il lui dit que si elle le lui demande gentiment, il essaiera de faire quelque chose pour elle en ce qui concerne ses vacances d’été. Candy lui répond qu’elle aimerait mieux mourir sur place que de lui demander quelque chose. Terry lui dit qu’elle finira par y venir, il connait son bon cœur : une domestique est privée de ses vacances d’été pour s’occuper de Candy, elle n’a pas vu son fils Marc depuis un an. Terry sait très bien qu’en l’apprenant, Candy culpabilisera et qu’elle lui demandera de l’aide.
Il ne s’est pas trompé : Candy recherche Terry pour lui demander de l’aide, elle demande à Alistair que s’il voit Terry, de lui dire qu’elle a besoin de son aide et qu’elle est prête s’il le faut à se mettre à genoux pour l’obtenir.
Quand Terry apprend de la bouche d’Alistair que Candy a besoin de lui, il court immédiatement à son secours et intercède en sa faveur auprès de la mère supérieure. Celle-ci lève la punition de Candy qui devra les suivre en Ecosse pour suivre les cours d’été.

Ce soir-là, Terry joue de l’harmonica perché dans l’arbre de Candy, il pense à elle, et se dit qu’il l’envie d’avoir le courage de surmonter son orgueil, car lui en est incapable.
De son côté, Candy remercie intérieurement Terry, elle sait que son cœur est bon mais qu’il est seulement parfois victime de la solitude.

Terry et Candy se retrouvent en Ecosse, à quelques kilomètres d’Edimbourg, dans un petit village situé près d’un lac au flanc d’une colline.
Candy y rencontre un petit garçon prénommé Marc, elle apprend qu’il a été élevé avec Terry. Celui-ci a dit à Marc qu’il fallait qu’il tienne compagnie à Candy car c’est une ‘‘chouette fille’’, il lui a beaucoup parlé de Candy jusqu’à lui en dresser un portrait.
Marc apprend à Candy que Terry a une maison au village, Candy lui demande de l’y conduire.

Dans le manga, le personnage de Marc n’existe pas.
Avant de partir en vacances, Terry avait prévenu Candy qu’il passe tous ses étés en Ecosse dans sa résidence secondaire près d’un lac. Il demande à Candy si elle rentre aux États-Unis pour l’été, Candy lui répond qu’elle ne sait pas encore. Terry lui propose de venir chez lui et s’en va, laissant Candy troublée par cette proposition.

La mère de Marc dit à Candy que Terry est dans sa chambre et qu’il ne veut voir personne. Terry joue de l’harmonica, il joue l’air d’une chanson écossaise « Ce n’est qu’un au revoir ».
La mère de Marc explique à Candy qu’il joue cet air connu, on en joue pour dire adieu à une personne chère (Terry en joue pour dire adieu à sa mère).
Candy appelle Terry, il ferme sa fenêtre pour lui faire comprendre de s’en aller. Lorsque Terry a une crise, il vaut mieux ne pas l’approcher.

Dans la villa de Terry, dans la partie réservée à la domestique, Candy essaie de se consoler de la mort d’Anthony à la pensée du prince des collines, et non à celle de Terry.

Candy rencontre Terry et le voit jouer avec Marc. Très lunatique, Terry vient à Candy et la taquine en lui disant devant Marc : « Tarzan tâches de son » puis il lui adresse un sourire narquois.
Décidément, Terry ne montre pas son attachement pour Candy lorsqu’il y a du monde aux alentours mais uniquement lorsqu’ils se retrouvent seuls à l’abri des regards.

Se retrouvant seule avec Terry, Candy lui dit qu’elle a vu sa mère auprès du lac, Terry prétend que ce n’est pas sa mère, que c’est une histoire inventée de toute pièce.
Terry se met à tondre la toison d’un bélier de façon sadique, inhumaine et perverse, il enlève au bélier ce qui le rendait le plus fier du village, il dit que cette laine va servir à faire une couverture bien chaude pour envelopper un petit enfant parce qu’il y a encore des petits enfants qui ont de la chance, la chance d’avoir de bonnes mères qui les sert contre leur cœur.
Candy est bouche bée, choquée, à la vue des troubles profonds de Terry.

Candy assiste à une scène où Terry chasse sa mère de la villa, et elle voit Eléonore Baker pleurer.
En partant, Candy découvre le livre de la pièce de théâtre Roméo et Juliette, elle l’ouvre et y voit les initiales d’Eléonore Baker. Candy se met en tête de réconcilier Terry et sa mère, elle aimerait qu’ils s’aiment comme la domestique et Marc s’aiment.

Dans le manga, Candy regarde ses amis s’amuser en barque et pense à Terry : elle se dit que personne n’a l’air d’avoir des problèmes comme lui. Encore une fois, Candy veut l’apaiser, panser ses plaies.

Terry rejoint Candy sur l’herbe, il la regarde, lit sur ses lèvres et devine qu’elle prononce son prénom. Il s’assied près d’elle, et lui dit : « Je ne savais pas qu’il t’arrivait quelquefois de penser à moi, c’est à un autre que tu penses d’habitude» Candy lève la main comme pour le menacer de le gifler s’il continue, Terry lui dit d’aller doucement, il la prévient qu’il ne se laissera pas faire. Cela en dit long sur ses réactions, Terry frappe !
Il remarque alors que Candy tient un livre qui lui appartient (la pièce de Roméo et Juliette). Terry se confie à Candy : sa passion, c’est le théâtre.

Dans le manga, Terry est venu à Candy en tenant la pièce de Roméo et Juliette dans ses mains, et lorsque Candy lève la main comme pour le réprimander de ses taquineries, il rit, s’excuse et confie amoureusement à Candy qu’il avait hâte de la revoir. Candy s’arrête net, touchée, et l’excuse.
Dans cette scène du manga, contrairement au dessin animé, Terry ne menace à aucun instant Candy de lever la main sur elle en retour, au contraire, il se montre plus attentionné et lui témoigne ouvertement son amour.

Terry s’imagine au théâtre dans le rôle d’un homme qui gagne le cœur de sa belle, et c’est Candy qu’il imagine, il la prend dans ses bras.
Fier et orgueilleux, Terry prétend qu’il l’a prise dans ses bras seulement pour rire, qu’elle n’est qu’une petite fille et non une actrice.
Terry est un grand passionné de théâtre, Candy ne lui avait jamais vu une pareille expression dans le regard, elle pense à Anthony qui lui aussi était mystérieux, il savait si bien faire pousser les roses, et elle appelle à haute voix Terry « Anthony ». Terry a très bien entendu mais fait comme s’il n’avait pas entendu ce qu’elle disait.
Anthony lui manque, Candy veut Anthony qui était toujours tendre avec elle tandis que Terry est trop brusque, trop lunatique, violent, imprévisible, elle ne sait jamais comment il va réagir.

Terry invite Candy à prendre le thé chez lui. Ils rencontrent Eléonore Baker devant le portail. Terry chasse sa mère mais Candy intervient, elle supplie Terry de redevenir lui-même, elle lui dit notamment qu’au fond de lui il aime sa mère, mais qu’il ne veut pas se l’avouer par orgueil.
Comme expliqué dans la présentation de Terry, il se réconcilie avec sa mère et a fortiori avec le théâtre grâce à Candy qui l’a fait revenir à de meilleurs sentiments.

Pour la remercier de l’avoir réconcilié avec sa mère, Terry veut l’aider à faire le deuil d’Anthony. Terry avoue qu’il était prisonnier de lui-même, et à présent il est délivré de ses mauvaises pensées. Il dit que maintenant c’est au tour de Candy, il lui dit qu’il va l’aider à sortir de sa prison.
Ces passages sont très importants, ils montrent bien que le destin les a réunis pour se guérir mutuellement de leurs blessures. Ils étaient tous les deux enfermés dans une prison de douleurs, de souffrances, ils devaient se rencontrer à ce stade de leur vie pour ne pas succomber mais se guérir et ainsi continuer leur chemin de vie, et non pour finir leur vie ensemble car Terry n’est pas fait pour être l’homme de Candy, il ne réunit pas les qualités nécessaires à l’épanouissement de Candy.

Terry l’emmène et la force à monter sur son cheval blanc. En voyant le cheval, Candy est effrayée, son traumatisme ressurgit, elle refuse de faire un pas de plus mais Terry la pousse violemment vers le cheval et la force à y monter.
Terry lui ordonne : « Avance ! Tu vas faire ce que je te dis ! » Terry monte avec elle, et lance le cheval au galop. Candy entend le bruit du sabot sur le sol, elle repense au son qui a précédé la chute mortelle d’Anthony, et revit la scène mortelle.
Effrayée, Candy s’accroche à Terry qui lui crie : « Tu peux crier personne ne peut t’entendre » Candy le supplie de la laisser descendre, elle a bien trop peur. Terry lui dit que si elle a si peur, elle n’a qu’à appeler Anthony à son aide, Anthony ne peut rien pour elle.
Candy le supplie de nouveau, Terry lui dit qu’elle n’a qu’à appeler Anthony puisqu’elle ne pense qu’à lui. Candy n’en peut plus, elle est au bord de l’évanouissement, Terry lui dit égoïstement qu’Anthony est mort, et qu’elle doit l’oublier car il ne reviendra jamais.

Candy s’évanouit, elle est comme transportée dans un autre monde et voit l’image d’Anthony qu’elle essaie d’atteindre mais qui disparait à chaque fois, l’image d’Anthony est emportée par les pétales de roses Tendre Candy.
Candy hurle et comprend qu’il est parti pour toujours. Terry lui dit : « Ouvre les yeux Candy ! Ouvre-les tout grands ! Ne regarde plus vers le passé, regarde devant toi ! » et il s’arrête de galoper.
Candy dit qu’il a raison, elle regarde le paysage, tout dans la nature respire la joie de vivre. Terry lui dit qu’Anthony est mort, mais eux sont là, vivants.
Il ajoute : « La vie est la plus forte et les souvenirs doivent toujours laisser la place à la réalité, et la réalité c’est toi et moi. »
En disant ces mots, Terry a pris Candy rien que pour lui mais le destin en décidera autrement car ils n’étaient pas faits pour finir ensemble.

 

Candy est relativement guérie grâce à Terry qui l’a sortie de sa douleur : il l’a aidée à surmonter cette épreuve en soignant une blessure de Candy malheureusement elle n’a pas encore fait le deuil d’Anthony [ses réactions suivantes face à la mort de M. Mac Gregor le prouvent (je le décris dans la présentation de Candy), ainsi que sa confession vers la fin du manga où elle avoue que les souvenirs d’Anthony l’étouffent de chagrin (je le décris dans la présentation du couple Anthony/Candy)].

Petite parenthèse : J’estime que le mot ‘‘oublier’’ est très mal choisi par Terry car on n’oublie jamais ceux que l’on aime, Anthony le disait d’ailleurs avec pertinence et sa mère aussi : les gens vivent éternellement dans les cœurs.
Albert avait trouvé des mots bien plus justes que ceux de Terry lorsqu’il disait à Candy qu’il faut regarder devant soi, que le souvenir d’Anthony demeure et la réconforte, qu’il faut penser au bonheur qu’elle a connu à ses côtés. Albert lui enseigne qu’il faut faire face aux difficultés de la vie, avoir du courage et toujours se tourner vers l’avenir, aller de l’avant sans pour autant oublier le passé car nous ne sommes pas obligés d’oublier pour avancer.
D’ailleurs, à la mort de M. Mac Gregor qui a replongé Candy dans le terrible et pénible souvenir de la mort d’Anthony, Candy a pensé aux mots d’Albert pour se consoler et non pas à ceux de Terry qui lui conseillait d’oublier.
Terry ne comprend pas que se souvenir d’une personne décédée ne signifie pas que l’on s’intéresse moins à celles qui sont toujours en vie, cela permet même de mieux les apprécier.
Si Terry ne veut pas le comprendre, c’est parce qu’il est jaloux de l’amour que Candy porte à Anthony.
Je peux tout à fait comprendre les réactions jalouses et égoïstes de Terry : il est seul, il a besoin d’amour et d’attentions, il veut être l’unique dans le cœur de Candy tout comme elle est l’unique dans son cœur.


Terry s’aperçoit que le bras de Candy est égratigné suite à la chevauchée, il se montre attentionné et la soigne. Candy se demande comment Terry peut-il, en si peu de temps, être aussi agressif et si gentil.

Dans le manga, il n’y a pas plusieurs étapes comme dans le dessin animé c'est-à-dire que la scène de la danse du jour de la fête du festival de mai, celle où Terry tente de faire faire à Candy le deuil d’Anthony et la scène du baiser s’enchainent dans le manga et ne se déclinent pas dans le même ordre que le dessin animé.
Dans le manga, ces scènes se déroulent à un seul et même moment à savoir le jour du festival de mai :
Lorsque Candy, vêtue de son costume de Juliette, danse avec Terry et qu’il s’arrête tout d’un coup car Candy évoque le souvenir de son Anthony, Terry la presse contre lui et brusquement l’embrasse de façon brutale. Candy, secouée et choquée, le gifle et le traite de voyou. Terry ne le supporte pas et la gifle, Candy se défend et le gifle en retour.
Candy lui dit que c’était sa première fois et que jamais Anthony ne l’aurait embrassée si brutalement.
Terry s’approche alors d’elle en lui disant : « Qu’est-ce qu’il a cet Anthony. Dis-moi comment il t’aurait embrassée si c’était Anthony ? » Terry approche son visage plus près de Candy tout en la tenant. Il approche ses lèvres des siennes en lui disant : « Tu veux dire qu’il t’aurait embrassée avec plus de tendresse ! »
La réaction de Terry prouve qu’il a parfaitement conscience que Candy veut et a besoin de tendresse dans sa vie amoureuse et qu’il est incapable de lui en donner ; malgré les qualités de Terry, la tendresse ne fait nullement partie de ses caractéristiques comportementales (et ce n’est pas un reproche à son encontre, un homme peut être aimant sans être tendre, c’est le cas de Terry.)
Candy le repousse en criant qu’elle en a assez ! Terry lui crie comment peut-elle savoir ce qu’il ressent, il lui reproche de mentionner « toujours cet Anthony ! » Candy lui demande d’arrêter.
Emporté par sa folie, Terry lui crie : « Qu’est-ce qu’il y a ! Tu n’appelles pas au secours ? Tu n’as qu’à demander du secours à cet Anthony, tu n’as qu’à crier Anthony ! »
D’un air grave, Terry lui dit qu’elle peut toujours l’appeler, Anthony ne viendra jamais à son secours car il est mort ! Candy pleure, bouleversée et hurle à Terry d’arrêter.

Terry l’emporte sauvagement vers l’écurie, sur le chemin, il dit avec folie : « Je vais te le faire oublier ! Je vais te faire oublier cet Anthony. Je le ferai sortir de ton âme Candy ! »
Terry jette Candy avec brutalité dans l’écurie, et ferme la porte férocement derrière lui. Candy est effrayée, elle se demande ce que Terry pourrait bien lui faire….Il la force à monter à cheval et le lance au galop. Candy revit le terrible jour de la mort d’Anthony ; comme dans le dessin animé en version non censurée, Terry lui dit qu’Anthony ne reviendra jamais, qu’il ne peut pas revenir car il est mort, qu’elle doit oublier et ouvrir les yeux sur l’avenir.
Candy voit Anthony, son sourire derrière le rayon de soleil, elle a tellement envie de le toucher, tellement envie de l’entendre mais elle comprend qu’il ne reviendra jamais. Elle sent alors Terry contre elle, la chaleur de son corps, son parfum, et elle comprend qu’Anthony n’est plus là, elle se dit qu’il ne sera plus jamais là mais il y a Terry.
C’est comme si elle choisissait Terry un peu par dépit, pour oublier un moment ses tourments, pour se consoler dans ses bras puisqu’Anthony n’est plus là.
Elle a tellement souffert, la mort d’Anthony a été un tel choc qu’il n’est pas étonnant que pour essayer d’y survivre elle s’accroche à Terry pour tenir bon.

Ensuite, l’ayant malmenée, Terry soigne le bras égratigné de Candy.
Alistair et Archibald la retrouvent pleine de boue, ils lui demandent ce qui lui est arrivé, Candy leur dit qu’elle s’est un peu disputée. Archibald est sûr que c’est avec Terry, il s’emporte, prêt à aller lui régler son compte. Candy l’en empêche en lui criant qu’elle est juste tombée toute seule.

Au bal, Candy y danse déguisée en Juliette, Terry danse un bref instant avec elle. Candy se dit qu’il réapparait comme si de rien n’était c’est incroyable ! Elle lui écrase le pied et s’en va.
Pour se venger et rendre Candy jalouse, Terry valse avec Elisa, et cela marche : Candy n’est pas contente du tout. Mais quel affront pour Candy que de danser avec cette horrible Elisa. Jamais Anthony, Alistair ou Archibald n’auraient fait tel affront à Candy.

Dans le manga, c’est après que Candy soit sortie de la chambre de méditation que se déroule la séquence où elle offre à Terry un harmonica.


En Ecosse, Terry saute à l’eau pour secourir cette vermine d’Elisa alors qu’Archibald et Alistair la laissent à l’eau. Devant Terry, Elisa jette le mouchoir que lui tend Candy.
Elisa invite Terry à prendre le thé et refuse la présence de Candy, Terry décline son invitation mais part sans dire au revoir à Candy qui ne comprend pas pourquoi.
Encore une fois, Terry a le gros défaut de ne pas témoigner son attachement pour Candy en présence des autres, c’est tout le contraire d’Anthony.
Ce qui dérange aussi Candy, c’est qu’elle ne sait jamais à quoi s’en tenir avec Terry, elle ne sait pas s’ils sont en couple.

Elisa organise une fête pour remercier Terry de l’avoir secourue dans le lac. Un goûter blanc sera organisé, tous les participants sont vêtus de blancs. Candy est déçue que Terry ait accepté d’y aller. Elle le rencontre vêtu de blanc sur son cheval blanc, Terry est étonné qu’elle n’aille pas à la fête, il décide alors de ne pas y aller et l’invite à prendre le thé chez lui.
Chez lui, Terry en profite pour lui faire peur afin qu’elle se jette dans ses bras ; puis, comme à son habitué, il retourne la situation contre elle en la taquinant : « As-tu peur ou profites-tu de l’occasion pour te jeter dans mes bras ? »
Dans le manga, il lui dit que c’est la meilleure façon pour serrer une fille dans ses bras.

Candy a froid, Terry lui balance la robe de chambre de sa mère en disant : « Tiens prends ça », (ce n’est pas la galanterie qui l’étouffe !).
C’est un cadeau qu’Eléonore Baker a laissé pour Candy en remerciement et en souvenir d’elle.
Dans le manga, Terry regarde Candy en se disant que sans elle, jamais il n’aurait compris et il aurait renvoyé sa mère aux États-Unis. Il lui en est reconnaissant de l’avoir réconcilié avec sa mère et le théâtre.

Terry raconte à Candy un instant qu’il a passé avec sa mère : elle était assise devant l’âtre et lui accoudé à la cheminée, il restait silencieux, il la regardait et elle regardait les flammes, plongée dans ses souvenirs.
Candy est étonnée qu’ils ne se soient pas parlés après tout le chemin que sa mère a fait depuis l’Amérique pour le revoir. Terry dit à Candy que le silence est quelquefois plus éloquent que les mots, tout en attrapant fermement une buche comme pour dire à Candy de se taire.
Candy réitère son interrogation, Terry lui répète que les mots sont parfois inutiles.
Dans le manga, Terry déclare à Candy qu’il voulait aller à la fête pour la voir.

Terry lui propose de rester avec lui jusqu’au coucher du soleil, mais Elisa surgit dans la pièce, elle veut le faire payer à Candy ; elle lui reproche d’avoir arrêté Terry en chemin pour l’empêcher d’aller à son goûter, elle gifle Candy avec un bouquet de fleurs.
Terry ne dit rien, seulement que sa conduite est stupide et inqualifiable, et il la prie de retourner immédiatement chez elle.
Anthony n’aurait jamais laissé passer cela, il défendait avec virulence sa Candy et il en venait aux mains !

Dans le manga, Elisa surprend Terry s’approcher de Candy le regard aimant et l’embrasser amoureusement sur le front. C’est une très belle scène :

 

Candy et Terry continuent de s’amuser ensemble, Elisa enrage et n’intervient pas. Elle veut se venger.
Candy et Terry montent dans un arbre mais Candy se sent gênée car elle est en jupe, elle est toute rouge, c’est la toute première fois que cela lui arrive en montant dans un arbre et elle se demande pourquoi...
Terry et Candy regardent les rayons du soleil se refléter sur le lac. Candy trouve cela magnifique, Terry lui répond que c’est normal que tout lui semble magnifique puisqu’il est là. Candy se dit qu’il a peut-être raison, quand elle est avec lui, elle a l’impression que tout revit, elle a besoin de se raccrocher à lui.
Terry se montre plus affectueux, expansif et démonstratif envers Candy dans le manga que dans le dessin animé. On peut comprendre qu’elle n’y reste pas insensible mais cela reste, du côté de Candy, une amourache d’adolescente, tandis que Terry est fou amoureux d’elle.


Terry emmène Candy à l’écart et lui demande assez sèchement si elle se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas. Il lui reproche d’avoir amené Archibald ici, chez lui.
Marié, Terry aurait certainement des crises de violence, et des sautes d’humeur, cela est ancré dans sa personnalité.
Terry et Candy se retrouvent ensuite seuls assis dans l’herbe, il lui parle de la jeunesse de son père, il se confie : son père avait rencontré une actrice américaine et quand elle lui a appris qu’elle allait avoir un enfant, il a changé tout à coup et renoncé à l’épouser par respect des règles de la noblesse à laquelle il appartient.
Il lui dit qu’il ne veut pas se laisser ligoter par ces règles d’un autre temps : Terry lui fait comprendre qu’il veut l’épouser même si elle ne fait pas partie de la noblesse.
Je pense que si Terry se laisse aller aussi facilement à des confidences, c’est parce que Candy est orpheline, il ne craint pas d’être jugé, je ne crois pas qu’il se serait confié aussi facilement s’il était amoureux d’une jeune fille de noble naissance puisqu’à cette époque, être né hors mariage est une véritable honte, un déshonneur, une infamie.

Terry lui propose de danser pour dire au revoir à l’Ecosse. Dans la tête de Candy, la musique du bal d’Anthony résonne, son souvenir demeure toujours aussi fort.
Terry la regarde amoureusement ; soudain, il s’arrête de danser, regarde gravement Candy, et l’embrasse brusquement (comme je l’ai expliqué plus haut, dans le manga cette scène du baiser se déroule le jour du festival de mai).
Candy le gifle et lui reproche de ne pas se conduire en gentleman. Terry la gifle du revers de la main ! : « Jamais je ne me laisserai insulter comme tu l’as fait ni par toi ni par personne ! » Candy ne se laisse pas faire et le regifle. Terry lui avoue qu’il l’a embrassée parce qu’il a pour elle des sentiments sincères. Mais Candy est troublée par le double visage de Terry, elle ne sait pas si elle doit le croire car on ne peut jamais savoir ce qu’il pense vraiment (et pourtant, il est très sincère lorsqu’il lui déclare ses sentiments).

 

De retour au collège après ces merveilleuses et mouvementées vacances ensoleillées, Candy s’ennuie dans cette prison sans Terry qui la distrait tant. C’est aussi pour cela qu’elle s’est attachée à lui : Terry la distrait, la protège, elle ne se sent pas étouffée dans cette prison grâce à lui.

Candy retrouve Terry au collège ; par fierté et orgueil, il refuse de s’excuser de l’avoir giflée (alors qu’Anthony a eu des remords et s’était excusé d’avoir giflé Candy).
Terry confie à Candy qu’il va être chassé de chez lui parce qu’il s’est réconcilié avec sa mère. Candy éprouve comme une sorte de paix intérieure en voyant un Terry apaisé et elle se sent aussi apaisée car elle a commencé à dominer ses peurs et à surmonter ses blessures liées à la mort d’Anthony.

Comme expliqué dans la présentation de Terry, Elisa est venue à lui pour médire et sévèrement calomnier Candy. Terry l’a humiliée et ridiculisée.
Elisa se venge : Patricia donne à Candy une lettre qui lui est adressée qu’elle a trouvée dans sa boite aux lettres secrète (un vieil arbre creux par l’intermédiaire duquel Alistair et Patricia échangent des courriers). Candy y lit que Terry lui donne rendez-vous ce soir à huit heures à l’écurie, il lui est demandé de déchirer la lettre après l’avoir lue. Candy pense naïvement qu’Alistair a parlé de l’arbre creux à Terry et qu’il a eu l’idée de s’en servir pour communiquer avec elle.

Ce soir-là, Candy retrouve Terry à l’écurie ; le cheval hennit, il tente de les prévenir du piège dans lequel ils sont tombés.
Candy demande à Terry pourquoi lui donne-t-il rendez-vous ici et si tard. Terry est étonné, il lui dit : « Mais c’est toi qui m’a donné rendez-vous »
Candy est sous le choc, elle comprend qu’un piège leur a été tendu, elle lui répond qu’elle ne lui a pas du tout donné rendez-vous.
Terry lui dit que quelqu’un a glissé sous la porte de sa chambre un petit mot signé Candy : ils comprennent que c’est Neil.
Terry lui demande si elle a apporté la lettre, Candy ne l’a plus puisqu’elle l’a déchirée comme c’était recommandé dans la lettre. Terry comprend que le piège a été tendu par une même personne.
À ce moment, la mère supérieure pénètre avec les sœurs, Elisa et Louise dans l’écurie ; les sœurs sont choquées.
Triomphante, Elisa dit : « C’était donc vrai le bruit qui courrait dans tout le collège que vous vous retrouviez ici tous les soirs. »
Candy et Terry comprennent que c’est elle l’auteur des courriers. Terry lui demande comment se fait-il qu’elle soit là, ce n’est sûrement pas par hasard. Elisa répond qu’elle voulait se rendre compte si le bruit qui courrait était vrai (pour précision, c’est elle qui a inventé ce mensonge à la mère supérieure).
Terry et Candy sont accusés de débauche. La mère supérieure renvoie Candy du collège royal de Saint-Paul ; en attendant qu’un membre de sa famille vienne la chercher, elle sera enfermée au cachot.

Terry et Candy ont été séparés à cet instant sur ce malentendu, la séparation est très brutale d’où l’envie de Candy de tant le retrouver, et ils ne se reverront plus avant très longtemps.
Terry est consigné dans sa chambre jusqu’à la fin de la semaine, il est profondément choqué de sa légère punition, de l’injustice faite à Candy.
Terry fait tout pour venir en aide à Candy : il se rend dans le bureau de la mère supérieure et demande à être mis au cachot, il répète à la mère supérieure que c’est Elisa qui leur a tendu un piège. La mère supérieure veut bien le croire mais lui reproche d’avoir été quand même à ce faux rendez-vous, ce qui est une faute particulièrement grave pour une jeune fille.
Terry veut demander de l’aide à son père, il veut tant aller au secours de Candy mais se sent impuissant. On sent enfin une once de détresse en lui, une voix plus humaine lorsqu’il dit d’une façon touchante : « Candy ! Je voudrai tant aller à ton secours » Terry ne sait plus que faire, il est désespéré, désemparé, anéanti.
Il cherche un moyen de secourir Candy, les pensées bouillent dans son esprit et il est poignardé en plein cœur à l’instant où Alistair lui révèle que Candy a toujours dû affronter bien des épreuves depuis sa plus tendre enfance.
Terry ne savait pas qu’elle avait autant souffert, elle dégage une telle joie de vivre, il voit l’image du visage de Candy dans le ciel.
Comme relaté dans la présentation de Terry, il est comme fou, il déchire un rideau de sa chambre en disant : « Jamais je ne laisserai quelqu’un faire du mal à Candy. ». Il brise une vitre de sa chambre et reprend de l’énergie et des forces. Il croit à l’instant qu’il est le seul qui puisse la protéger et faire quelque chose pour elle, et il est bien décidé à le faire.

Cette nuit-là, Terry a joué de l’harmonica pour Candy. Il est resté jusqu’à l’aube au pied de la tour où elle est enfermée ; il se dit que s’il était un adulte, il l’aurait enlevée, ils seraient partis ensemble loin d’ici à la recherche d’une autre vie, à la recherche du bonheur.
Candy entend Terry jouer de l’harmonica et l’appelle, Terry lui dit de ne pas perdre courage, il est là. Elle lui demande comment cela se fait-il qu’il soit là, il est censé être puni ; Terry lui dit : « Au diable les punitions. » Candy en rit.
En partant, Terry se dit que Candy trouve encore le courage de rire, il admire sa capacité à affronter les difficultés de la vie, il lui crie d’être joyeuse, de ne pas se laisser abattre.
Candy lui répond : « Je garde l’espoir Terry »
Terry rejoue de l’harmonica, Candy se sent mieux. Terry se dit qu’il doit prendre une décision, il ajoute qu’il veut parler à Candy pour savoir enfin ce qu’elle est vraiment pour lui…
Dans le manga, Terry est également resté jusqu’au petit matin près de la cellule de Candy mais il ne lui a pas parlé et n’a pas joué d’harmonica.
Comme dans le dessin animé, il se disait que s’il était adulte, il serait parti avec Candy de cette école et ils auraient vécu ensemble.

Par amour pour Candy, Terry a même été jusqu’à demander de l’aide à son père, et quand on sait à quel point Terry est fier et orgueilleux, on peut comprendre comme sa démarche a dû être difficile pour lui ; cela montre dans quel état d’impuissance et de désespoir il se trouve, cela montre à quel point il aime Candy.
Terry a supplié son père de faire lever la punition de Candy, c’était peine perdue, le duc est aussi fier et orgueilleux que son fils.
Terry prend une grave décision : il décide de tirer un trait sur son père et de ne plus compter que sur-lui-même à l’instar de Candy.

Terry s’est rendu chez la mère supérieure et s’est fermement imposé pour se faire entendre. Il a appris que la mère supérieure ne pouvait les garder tous les deux à cause de l’immense scandale que cette affaire a suscité.
Puisqu’il en est ainsi, Terry décide de quitter le collège, il se sacrifie afin que Candy puisse y rester, il veut sauver l’honneur et la réputation de Candy.
Avant de partir, il retourne sur la colline retrouvée et repense affectueusement au souvenir de Candy, à ses rires, ses joies, ses confidences, à ses réactions face à ses taquineries. Terry en rit de nostalgie car il pense ne plus jamais les revoir.
Il s’allonge dans l’herbe et pense au cadeau qu’elle lui a offert, à l’attention, à l’apaisement, à la gentillesse, aux soins qu’elle lui apportait et que jamais personne ne lui a apportés.
Pour ne pas gâcher la réputation et la vie de Candy, Terry se dit qu’il a bien fait de prendre cette décision, il songe qu’il ne la reverra plus jamais et préfère se retirer le plus tôt possible afin que la douleur se fasse moins rude.

Je trouve ces instants tristes, douloureux, difficiles et cruels ; ces deux êtres qui se sont apaisés le cœur mutuellement ont dû subir une séparation pénible et très brutale, elle est le résultat d’un complot diabolique exécuté avec acharnement, hargne et malfaisance.
Terry et Candy n’ont pas eu l’occasion de se parler, la seule chose qu’ils se sont dites c’est « Candy !» «Terry !» au moment où ils ont été brusquement séparés.
Même dans le manga, Candy dit que tout s’est passé si rapidement, raison qui explique pourquoi elle tient tant à le retrouver.

Terry part, les feuilles d’automne qui tombent à son passage lui fraient un chemin, il dit adieu à sa jeunesse, adieu à Candy, adieu à ses souvenirs car à présent il a fait le choix de tout quitter, de tourner la page de son passé et de subvenir seul à ses besoins afin de devenir un homme.

Candy est réintégrée au collège. Le soir venu, elle trouve cela étrange que la chambre de Terry ne soit pas éclairée, elle décide d’aller voir. Elle découvre une chambre vide, en ordre, et une lettre posée sur le bureau qui lui est adressée : « Candy, j’ai décidé de quitter le collège et de partir pour les États-Unis où je vais trouver du travail. Je prierai pour ton bonheur où que je sois. »
Candy a un choc, le ciel lui tombe sur la tête d’apprendre cette terrible nouvelle, de ne plus revoir le seul être qui la faisait tenir dans cette prison à la discipline de fer.
Candy dit : « Terry ta lettre est bien courte, bien trop courte, c’est affreux. »
Candy s’effondre en larmes à l’idée de se retrouver seule et sans avoir pu dire un au revoir à la personne qui l’a tant aidée. Elle ne sait pas à quel endroit exact il se rend.
Elle comprend pourquoi elle n’est pas renvoyée : Terry s’est sacrifié pour qu’elle puisse rester au collège, pour que son adoption ne soit pas annulée.
Elle comprend aussi que c’est pour lui dire adieu qu’il avait joué l’air « Ce n’est qu’un au revoir » une partie de la nuit.
Se quitter aussi brusquement en croyant qu’ils ne se reverront plus jamais leur donne un poids terrible au cœur.

Candy entend dans le couloir Neil dire que Terry va partir par le bateau du matin. Candy est en larmes, Terry est parti sans lui dire adieu, elle a besoin de le voir, de lui parler, et se précipite à sa rencontre (dans le manga, elle ajoute qu’elle ne veut pas le quitter comme ça).

Arrivée sur le quai du port, il est trop tard, le bateau vogue déjà au loin.
Candy dit que Terry est parti sans qu’elle lui dise adieu ; elle est très triste, bouleversée par cette séparation difficile, éprouvante et stupide, elle se dit : « Terry je t’aime »

Candy est très triste, bouleversée par cette séparation brutale, difficile et éprouvante ; elle voit Terry, ce garçon si abimé, se sacrifier pour elle afin qu’elle puisse continuer tranquillement et paisiblement ses études. L’image d’Anthony lui échappe une nouvelle fois.
Candy a failli à sa mission, le jeune homme qu’elle voulait couver de toute son attention, de sa tendresse et de son amour afin qu’il ne soit plus jamais tourmenté et malheureux lui glisse entre les doigts. Elle est éprouvée, accablée et abattue, elle se retrouve désespérément seule pour la seconde fois.
Terry part vers de nouveaux horizons, seul et de nouveau meurtri, son sacrifice et sa vie si douloureuse font soudainement naitre chez Candy un sentiment d’amour pour lui.

Comme dans le manga, elle hurle le prénom de Terry ; à ce moment, Terry la ressent, ce qui prouve qu’il en est profondément amoureux.
Sur le bateau, Terry dit que c’est sur ce bateau, à cet endroit même, qu’il a vue Candy pour la première fois, il croit qu’ils ne se reverront plus jamais.

Candy est obsédée par le souvenir de Terry. Elle se rend à la colline retrouvée, Neil et ses trois amis la poussent et l’insultent. Ils en profitent parce que Terry n’est plus là pour la défendre. Candy ne se défend pas, elle est trop malheureuse, elle se dit : « Terry pourquoi ne m’as-tu pas emmenée avec toi ? Pourquoi m’as-tu abandonnée ici au milieu de tous ceux qui me veulent du mal ? » Elle se sent seule et vulnérable.
Candy veut rejoindre Terry, mais comme il s’est sacrifié pour elle, elle veut rester digne de son sacrifice et décide de rester au collège, d’être forte et supporter les méchancetés de Neil et Elisa.

Comme je le détaille plus précisément dans la présentation de Candy, elle décide de quitter le collège.
Au port de Southampton, Candy rencontre Cookie : Terry l’avait rencontré alors que Cookie errait dans les rues, il n’avait pas un sou et avait faim. Terry lui a offert un bon diner. Terry lui parlait de Candy ; il jouait de l’harmonica, Cookie lui a demandé de le lui prêter, Terry a refusé catégoriquement en s’écriant : « Je ne le prête à personne ! »
Terry a eu de la peine pour Cookie, il lui a fait passer la nuit à l’hôtel, lui a acheté un harmonica et lui a appris à en jouer.
Cookie dit à Candy que Terry avait l’air triste de partir, Cookie se dit que Terry laisse derrière lui quelqu’un qu’il aime et en voyant Candy, il devine que c’est elle la petite Candy dont Terry lui avait parlé.
Dans le manga, Terry et Cookie ne se sont jamais rencontrés.

En se rendant chez Melle Pony, Candy a failli retrouver Terry : elle appelait une carriole par ce temps enneigé ; assis à l’arrière de cette carriole, Terry n’a pas vu Candy et celle-ci n’a pas reconnu sa silhouette.
En vérité, tout est fait pour que Terry et Candy ne se retrouvent pas puisqu’ils ne sont nullement destinés l’un à l’autre.
Tout est fait pour mener Candy à Albert : si Candy avait reconnu la silhouette de Terry dans la carriole, ils ne se seraient plus quittés, Candy n’aurait jamais été à Chicago, elle n’aurait jamais sauvé et retrouvé Albert.

En route, Candy rencontre Jimmy qui lui dit qu’un monsieur est venu à la pension et leur a parlé d’elle, il ajoute que c’est un homme jeune, très élégant, au drôle de caractère qui s’appelle Terry.
Candy se précipite à la maison Pony pour le revoir, elle appelle Terry, elle demande où il est à Melle Pony. Celle-ci lui dit qu’il était encore ici il y a une demi-heure mais il est déjà reparti, il leur a dit qu’il voulait aller se promener du côté de la colline.
Candy s’y précipite et crie le nom de Terry dans la neige qui tombe à gros flocons pour effacer leurs souvenirs.
Cependant, les empreintes de Terry dans la neige ont du mal à s’effacer comme pour marquer un temps d’arrêt sur leur relation et/ou pour pointer l’étendue de la douleur intense, profonde et irréparable qu’il peut ressentir suite à cette cruelle séparation.
Il était là il y a peu de temps, Candy ne cesse de poursuivre une ombre insaisissable.

Terry venait de rendre visite à Melle Pony et sœur Maria, il voulait voir la maison et la colline où Candy a grandi et dont elle lui avait si souvent parlé.
Terry a gravi dans la neige la colline de Pony lentement comme s’il comptait chaque pas, il est resté au sommet de la colline en pensant à Candy. Il se remémorait ce que lui disait Candy au sujet de cette colline, il pensait à l’instant où elle lui a confisqué ses cigarettes, lorsqu’elle lui a offert l’harmonica. Sur la colline, Terry a joué de l’harmonica en repensant au souvenir de Candy.
J’ai beaucoup aimé ces instants : Candy lui avait tellement parlé de sa colline, de Melle Pony, de sœur Maria, des orphelins. Terry voulait absolument les rencontrer, voir de ses propres yeux tous les souvenirs qui étaient si chers à Candy. Il voulait les vivre, les ressentir, s’immerger lui aussi dans cette joie de vivre qu’éprouvait Candy en exposant son passé. C’était saisissant, troublant, bouleversant !

Terry, obnubilé par Candy et dévasté par leur cruelle séparation, a voulu voir la maison où Candy a grandi afin de s’imprégner de ses souvenirs si solides, si puissants, pour se donner des forces avant de vivre sa vie, de commencer une nouvelle vie.
Candy comprend que ce qui compte le plus dorénavant, pour lui et pour elle, c’est de ne plus chercher à tout prix à se revoir mais d’aller chacun de leur côté pour mieux se retrouver peut-être un jour.
Candy ne sait pas encore qu’elle n’est pas faite pour finir sa vie avec lui ; néanmoins, en prononçant le mot ‘‘peut-être’’, Candy a conscience qu’ils puissent ne pas se retrouver.

À New-York, Terry triomphe dans Shakespeare à Broadway. Il est triste d’avoir été séparé de Candy donc il excelle dans le registre tragique.
Candy découvre ce qu’il est devenu en tombant sur un article de journal.
Elle se dit qu’il n’a pas changé, l’assurance dans son regard est toujours présente, et il a réalisé le rêve de sa vie. Candy a découpé la photo de l’article.

De son côté, Terry ne pense qu’à Candy et veut la ramener une fois qu’il sera installé.
La guerre vient d’éclater en Europe, il pense à Candy, il craint que l’Angleterre ne soit entrainée dans le conflit, il se dit qu’il n’aurait jamais dû la laisser seule là-bas ; le regard déterminé, il se dit s’il pouvait s’envoler d’un coup d’aile jusqu’au collège royal de Saint-Paul ! Mais ces beaux jours ne sont plus qu’un souvenir, ce sont les plus beaux jours de sa vie, rien ne pourra jamais les faire revivre.
Terry repense à toutes les joies que lui a apportées Candy et il se dit : « Que de choses, que d’événements, que de changements en quelques mois. »
Candy a bouleversé sa vie, elle l’a rendu si heureux, il a vécu auprès d’elle les meilleurs instants de sa vie mais leur destinée est, malheureusement pour lui, vouée à les tenir éloignés l’un de l’autre.
Terry ne sait pas encore qu’il ne pourra pas finir sa vie avec Candy, il est déterminé à travailler durement pour la retrouver et ne plus jamais la quitter, et il se dit : « Candy, ma voie est maintenant tracée je ne reviendrai plus en arrière. »

Terry va bientôt venir à Chicago sans savoir que Candy s’y trouve, la troupe dont il fait partie doit jouer une pièce au grand théâtre.
Candy apprend la nouvelle : ce n’est pas une représentation publique mais un gala de charité. Seules les personnes du grand monde pourront y assister mais la représentation a lieu le soir où Candy doit assurer le service de nuit.


De son côté, Terry se trouve dans le train avec Susanna Marlow, il se lève brusquement pour aller voir la gare où il avait été déposé pour voir les collines de Pony. Il se demande où est Candy. Ses pensées ne sont qu’avec Candy, il veut retrouver les joies qu’il a connues au collège royal de Saint-Paul avec elle.

Terry joue de l’harmonica sur le toit en pensant à Candy.

Candy a la chance de se faire remplacer par Nathalie et se rend précipitamment à la représentation (dans le manga, elle part sans avoir été remplacée, ce qui est une faute particulièrement grave car elle met potentiellement en danger la vie des patients), elle demande même au cocher de fouetter le cheval !

Pendant ce temps, la troupe recherche Terry, il est au troisième balcon. M. Hathaway le rejoint : Terry s’indigne que cette représentation ne soit jouée qu’en présence de gens aisés, il ouvre la fenêtre et montre à M. Hathaway les pauvres gens du dehors, il lui dit qu’on aurait pu leur distribuer des places.
Terry voit une calèche arriver, il se dit que c’est encore une autre de ces notabilités, il referme avec colère la fenêtre sans savoir que c’est Candy qui sortira de cette calèche.
La fermeture brutale de cette fenêtre est symbolique : c’est une preuve supplémentaire montrant que tout les sépare car ils ne sont pas faits pour être unis, tout les sépare brutalement jusqu’au destin fatidique de Susanna qui mettra un terme définitif à cette relation.

Grâce à une levée de rideau retardée, Candy peut assister à la représentation, elle supplie tante Elroy de lui permettre de rester. Elroy s’indigne de sa présence, elle refuse que Candy ait le privilège de s’asseoir dans la loge des André puisqu’elle a renoncé à ce nom. Candy est dans un état second, elle a tellement attendu de revoir Terry qu’elle court après lui, en oubliant les bonnes manières.
Elisa lui dit que Terry l’a oubliée, qu’il s’intéresse à l’actrice Susanna Marlow.
Candy s’en va et se rend jusqu’à l’estrade sous la scène, elle se retrouve au troisième balcon. Elle pleure de voir Terry ; c’est compréhensible, c’est la première fois qu’elle le revoit depuis leur brutale séparation aux écuries du collège.
Sur scène, Terry a cru voir quelqu’un au troisième balcon.

Candy veut aller dans les coulisses pour le voir, elle attend devant la sortie des artistes, elle essaie de se frayer un chemin parmi la foule des admiratrices, elle est bousculée, écrasée, piétinée. Publiquement, Terry marche fièrement au côté de Susanna, Candy l’appelle, Terry la ressent.
Il monte dans la calèche et lance des roses rouges à son public féminin.
Candy se retrouve toute sale, une seule chaussure au pied ; déçue, elle craint que Terry l’ait oubliée pour Susanna.

Dans la calèche, Terry se dit qu’il a cru entendre dans la foule la voix de Candy, cet écho le hante.
Quant à Candy, elle erre dans les rues à la recherche de Terry.
Pendant ce temps, Elisa vient rendre visite à Terry à la réception donnée après la pièce, elle ose prétendre qu’ils sont bons amis ; à sa vue, Terry l’attrape fermement et lui demande si elle est rentrée seule d’Europe. Elisa lui dit qu’il y a Alistair et Archibald, Terry s’en contrefiche, la seule chose qui lui importe c’est de savoir si Candy est encore en Angleterre. Elle prétend qu’elle n’en sait rien, Terry sait qu’elle ment et s’écrie : « Dis-moi la vérité je l’exige ou sinon gare à toi ! »
Tout le monde est étonné de voir Terry aussi agressif.
Susanna lui demande de se calmer, il lui répond de se mêler de ce qui la regarde ; mais lorsque Susanna lui apporte un mouchoir, trouvé sur un des fauteuils du troisième balcon, Terry reconnait le mouchoir avec lequel il avait soigné l’égratignure de Candy.
Terry comprend que Candy est à Chicago, qu’elle était au troisième balcon pour le regarder jouer, que c’est sa voix qu’il a entendue dans la foule des admiratrices.

Terry se précipite dans les rues à la recherche de Candy, il rencontre Archibald, Alistair et Annie et leur demande où est Candy (dans le manga, il les rencontre lors de la réception).
Il attrape au col Archibald, il veut savoir où est Candy : chez Pony ou chez les André ?!
Alistair lui dit qu’elle est élève infirmière à l’hôpital Ste Joanna. Terry s’y précipite, il en bouscule une femme sur le point d’entrer dans une calèche pour lui prendre sa place (ah ah !)
Le cocher ne veut pas le conduire car il a manqué de respect envers une femme, mais quand Terry demande à être conduit à l’hôpital, le cocher s’y précipite.

Sur place, Terry se dit que cet hôpital est sinistre, il lui rappelle le collège royal de Saint-Paul. Terry demande à la réception à voir Candy, Flanny ne lui permet pas de l’attendre et lui ordonne de partir, Terry part pour éviter le renvoi de Candy.
Terry est heureux que Candy soit venue le voir jouer au risque de se faire renvoyer. Il remarque que Flanny (qu’il nomme ‘‘serpent à lunettes’’) n’a pas l’air de porter Candy dans son cœur.
Terry attend Candy à l’entrée principale, il s’imagine Candy en tenue d’infirmière, il se dit qu’elle doit être ravissante, que s’il avait quelques années de plus il l’aurait enlevée, arrachée à ce sinistre collège, et ils auraient vécu ensemble, seuls, délivrés des autres (Terry expose ses besoins personnels et non ceux de Candy, celle-ci aime le monde, ce n’est pas une solitaire, elle n’a pas besoin d’être délivrée des autres, je reviens plus bas sur ce point important).

Candy décide d’aller retrouver Terry à l’hôtel, elle fait tous les hôtels de la ville ; en arrivant dans le dernier hôtel, elle reconnait Susanna.
Lorsque Candy se présente, Susanna comprend que c’est donc elle cette fameuse Candy qui hante les pensées de Terry.
Candy demande à parler à Terry, Susanna prétend qu’il est très fatigué, et lui demande de le laisser se reposer. Susanna lui fait sciemment croire qu’il est là car elle a peur que Candy l’attende et que Terry la retrouve en rentrant à l’hôtel.
Candy se retire. Susanna s’en veut mais c’est plus fort qu’elle, car elle est amoureuse de Terry.

Terry a attendu Candy toute la nuit en vain, avant de partir il a confié un message au gardien à l’attention de Candy.
Candy ne rentre qu’au petit matin à l’hôpital.
Candy court après Terry, alors qu’il était venu la voir, elle aurait dû demander à Annie ou Alistair de faire passer le message à Terry qu’elle est dans cet hôpital au lieu de se démener pour le retrouver, courir après un garçon n’apporte rien, la preuve...
Si Candy avait été à la réception avec ses trois amis, ou si elle était retournée à l’hôpital sagement et avait regagné son poste, elle aurait vu Terry, elle aurait pu lui parler, ils auraient pu se dire ce qu’ils ne se sont pas dit à cause de leur brutale séparation. Ils auraient enfin crevé l’abcès qui les rongeait durant tout ce temps.

Dans sa chambre, Candy ne voit pas le mot glissé sous la porte à son attention.
À son heure de pause, le gardien de l’hôpital lui demande si elle a lu la lettre qu’un homme très distingué lui a remise, le gardien lui précise qu’il l’a glissée sous la porte.
Candy se précipite dans sa chambre, et la lit : « Chère Candy, je t’ai attendue devant l’entrée de l’hôpital mais je ne t’ai pas vue, je dois repartir par le train de midi, je voudrai tant te revoir. » Candy n’a qu’une demi-heure, elle part précipitamment en calèche.
Dans le manga, le gardien ne glisse pas le mot sous la porte de Candy mais le lui amène directement à 11h30, il avait oublié de le lui remettre avant.

À la gare, Terry recherche Candy, mais il est trop tard, il doit partir.
Le cocher amène Candy près du train, Terry reste sur la plateforme du train. Tout d’un coup, il voit Candy courir à lui, c’est la première fois qu’il la revoit, il dit : « Elle n’a pas changé, comme elle est belle et comme son uniforme lui va bien ! » Il crie « Candy !», et celle-ci : « Terry » !
Leur rencontre est très brève mais ces regards et cet appel leur a redonné un peu de baume au cœur et d’espoir.
Dans le train, Terry revoit encore l’image de Candy avec son costume d’infirmière, il est tout souriant en pensant à elle ; les yeux fermés, il se tient la joue, il a l’air si apaisé.
Il est vraiment très amoureux d’elle, mais Candy n’est pas follement amoureuse de lui.

Si Candy aimait éperdument Terry, elle aurait reconnu que le blessé (Charlie) n’avait pas les yeux de Terry, or elle croyait que c’était Terry sous prétexte qu’il se faisait passer pour tel, elle n’a même pas remarqué qu’il n’avait pas le regard de Terry.
En comparaison, on voit bien qu’elle a immédiatement reconnu les yeux d’Anthony en la personne de M. Mac Gregor.
Terry ne pourra jamais remplacer Anthony dans le cœur et l’âme de Candy.
Par ailleurs, lorsque Candy voit Albert sans ses lunettes, elle dit qu’il est plus beau sans ses lunettes, elle ajoute qu’il est plus séduisant dans le manga.
Si elle était folle amoureuse de Terry, elle n’aurait pas dit cela, on ne remarque pas ce genre de choses, on n’y prête pas du tout attention lorsque l’on est éperdument amoureuse d’un homme.

Terry amasse une petite fortune et n’en dépense rien pour épouser Candy et subvenir à ses besoins. Il se restreint, il se serre la ceinture pour ramener au plus vite Candy.
Susanna vient lui rendre visite chez lui, elle lui apporte des fleurs et des gâteaux. Il est étonné qu’elle connaisse son adresse, il reste très froid et distant avec elle.
Elle veut lui faire du thé, Terry la repousse en lui disant qu’il n’a pas l’habitude de recevoir des jeunes filles chez lui. Terry est très fidèle à Candy, il l’aime et ne côtoie pas les autres jeunes filles.
Susanna lui apprend que la prochaine pièce qui va se jouer est Roméo et Juliette.
Terry veut avoir le rôle de Romeo, il veut faire venir Candy à Broadway. C’est le rôle phare grâce auquel il gagnerait une somme importante, sa carrière en serait propulsée, il pourrait vivre pour de bon avec Candy.
Il se souvient de Candy déguisée en Romeo au collège royal de Saint-Paul il y a un an, puis en Juliette. Tous ses souvenirs le ramènent toujours au collège, il est comme bloqué sur ces instants de vie.
Romeo et Juliette est leur symbole de lumière et d’ombre qui va apporter son lot de souffrances.
Je remarque que la musique du bal (la musique sur laquelle Candy avait dansé avec Anthony) est aussi celle de Terry pour Candy lorsqu’il est seul et qu’il pense à elle (ne pas confondre avec leur mélodie à eux à symphonie piano), ce qui symbolise une fois de plus qu’elle aime Anthony en Terry.

Candy reçoit une lettre de Terry : il lui apprend qu’il auditionne pour le rôle de Romeo et s’il l’obtient il l’invitera, il lui demande de bien travailler pour avoir un long congé ; en réalité, Terry projette de la garder pour toujours.
Au moment de l’audition, Terry passe près de Susanna avec un visage grave sans la regarder, sans lui parler, il est concentré, c’est comme si sa vie en dépendait.
Chacun joue sa vie de son côté : Candy avec son examen pour obtenir son diplôme et s’occuper à plein temps d’Albert, Terry avec son audition pour obtenir le rôle et amener Candy auprès de lui. L’esprit de Candy est pleinement avec Albert, celui de Terry ne pense qu’à Candy.
Terry pense à Candy en récitant son texte. Il obtient le rôle de Roméo et envoie une invitation à Candy pour venir l’applaudir à Broadway.

Terry ne laisse aucune fille entrer dans sa chambre, cela prouve qu’il en est très amoureux. Tandis que Candy a emménagé avec Albert sans aucune hésitation et surtout elle n’avait pas du tout pensé à Terry.
Quand Annie a tenté de semer le doute dans l’esprit de Candy en lui disant que si elle était à la place de Terry, elle ne serait pas contente et « n’aimerait pas ça », Candy a tout de même fait passer Albert avant tout et a écrit à Terry pour l’informer en disant qu’il comprendra.

De son côté, Terry regarde l’affiche de la représentation Romeo et Juliette et se demande : « Que pensera Candy quand elle me verra en Roméo ? »
Sur le toit, Terry est plongé dans ses pensées, il se dit qu’il va envoyer à Candy une invitation pour la première et un aller simple pour New-York, il se dit avec amour que cela l’incitera peut-être à rester. Il compte bel et bien la ramener et vivre avec elle pour le reste de sa vie.
Susanna le dérange, elle ne cesse de lui rendre visite, Terry reste très froid et distant avec elle. Susanna le rejoint sur le toit ; malgré le rejet de Terry, Susanna se résigne à lui remettre la lettre de Candy (pour les raisons que j’explique dans la présentation de Terry). Terry y apprend donc qu’Albert et Candy vivent dans le même appartement.
Candy reçoit une réponse à sa lettre : Terry ne doute pas de la pureté des intentions de Candy de vivre avec Albert, il lui dit que ce serait inadmissible s’il s’agissait de tout autre qu’Albert mais avec lui c’est différent écrit-il et Terry approuve qu’elle vive seule avec Albert.
Terry ne se méfie pas un instant d’Albert, c’est pourtant l’adversaire le plus dangereux mais il ne s’en doute pas une seule seconde, c’est souvent celui dont on se méfie le moins qui s’avère être le plus redoutable.
Terry lui écrit qu’il lui enverra une invitation pour la pièce.

Pendant les répétitions de la pièce Romeo et Juliette, Terry veut porter la voix pour que Candy sente que c’est à elle qu’il s’adresse : « Les mots me manquent pour te dire à quel point tu es chère à mon âme. »
Comme expliqué dans la présentation de Terry, Susanna le rejoint et le supplie de ne pas faire venir Candy. Terry lui demande : « Et veux-tu me dire, s’il te plait, de quel droit tu veux exiger cela de moi ? » Susanna lui avoue : « Mais du droit de celle qui t’aime parce que je t’aime » Terry a un choc, il en laisse tomber son script. Susanna ajoute qu’elle ne supporte pas qu’il pense à une autre. Terry a appelé Candy dans sa tête.
Candy a fait un cauchemar au même instant, c’est un mauvais présage annonçant leur séparation définitive.

Comme expliqué dans la présentation de Terry, Susanna lui avoue avoir rencontré Candy à Chicago, elle lui dit que Candy était venue le voir à l’hôtel, mais qu’elle lui a menti en lui disant qu’il était là en train de se reposer et qu’il ne fallait surtout pas le déranger.
Le regard froid, Terry se dit que c’est à cause de Susanna qu’il n’a pas vu Candy à Chicago. Éplorée, Susanna lui demande s’il lui pardonne. Sans lui adresser un regard, Terry lui dit qu’il lui pardonne, il continue : « Il faut que tu saches », Terry compte lui préciser qu’il est amoureux de Candy mais sachant ce qu’il va dire, Susanna le coupe, elle lui dit : « Oh Terry je t’aime je t’aime et je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas te donner à elle. »
Terry se dit : « Je t’aime bien Susanna mais comme on aime une sœur tandis qu’elle…» Il repense au jour où il a rencontré Candy pour la première fois : « Dès que je l’ai aperçue sur le bateau qui m’emmenait en Angleterre, oui ! Dès cet instant je suis devenu follement amoureux d’elle pour l’éternité. »
C’est une merveilleuse déclaration d’amour, certes il n’est en rien le grand amour de Candy mais Candy restera certainement le plus grand amour de Terry.

La grand-mère de Patricia incitait Candy à retrouver Terry à Pittsburg mais Candy ne voulait pas le déranger. Martha envoie alors Patricia à Broadway pour donner rendez-vous à Terry mais Martha tombe malade et Patricia a dû revenir, elle va recevoir un télégramme à Pittsburg. Cette rencontre entre Terry et Candy n’était pas une bonne chose : Patricia va recevoir la mauvaise nouvelle là où Candy devait retrouver Terry. C’est un signe montrant qu’ils ne sont pas faits pour se retrouver, tout les sépare encore une fois.

En mission spéciale en Floride, Candy rencontre Karen qui faisait partie de la troupe Stratford. Elle déteste Susanna Marlow qui a été choisie pour le rôle de Juliette. Elle prévient Candy que le vieux dicton qui a cours dans le métier d’acteur dit que l’acteur et l’actrice qui jouent ensemble Romeo et Juliette finissent par se marier.
Candy a peur et ses craintes sont fondées car Karen vient effectivement d’énoncer un présage.
Dans les dessins animés japonais, il est assez fréquent que les êtres qui sont destinés à se marier jouent les rôles de Roméo et Juliette. [Petits exemples : Rodrigue et Béatrice (Une Vie Nouvelle), Ranma et Adeline (Ranma 1/2), les parents de Susy lorsqu’ils étaient adolescents (Susy aux fleurs magiques)].
Quant à Terry et Susanna, vont-ils échapper à la réalisation de ce dicton ?

Parallèlement, le destin de Terry se joue : il est heureux à l’idée de retrouver Candy, il fait des projets d’avenir, il lui envoie une invitation pour la pièce de théâtre et un aller simple pour New-York ; il lui demande de laisser seul Albert quelques temps si son état le permet. Terry compte l’épouser.
Son projet aurait pu se réaliser mais le destin de Candy n’est pas d’être auprès de lui, et un grand malheur va frapper Terry, bouleversant à jamais le reste de son existence : pendant les répétitions, un projecteur se détache et tombe sur Terry, il serait mort si Susanna ne s’était pas jetée sur lui de toutes ses forces pour le pousser et le sauver ; malheureusement, le projecteur s’est abattu sur la jambe droite de Susanna. Ce terrible accident lui en a coûté sa jambe droite ; folle amoureuse de Terry, elle a sacrifié sa carrière et sa vie pour lui, ce qui sonne la fin définitive de la relation Terry/Candy, puisque Terry est condamné à finir avec Susanna.
Tout s’effondre pour Terry, tous ses rêves, tous ses projets d’avenir auprès de Candy, car il sait qu’il a une dette envers Susanna, elle s’est sacrifiée pour le sauver.
De son côté, Candy apprend que l’actrice Karen est partie pour Broadway (mais elle ne sait pas que c’est pour remplacer Susanna qui a eu un grave accident).

Si Terry avait perdu la vie, Candy aurait été anéantie, elle qui est déjà tant traumatisée par la mort depuis la tragédie qui a frappé Anthony et dont elle garde de profondes séquelles.
Toutefois, elle aurait pu être guérie par Albert car il reste sa destinée et son consolateur mais la guérison aurait été plus longue que celle qui a suivi sa séparation avec Terry.

Candy reçoit l’invitation de Terry sans se douter un instant du drame qui se joue à New-York et qui a sonné le glas de leur relation.
Elle a tenu à obtenir le consentement d’Albert pour pouvoir partir. Candy a l’intention de rentrer de New-York et retourner auprès d’Albert (elle ne sait pas que Terry compte la garder pour toujours, et si ce drame avec Susanna ne s’était pas produit, Terry ne l’aurait pas laissée repartir).
Candy est heureuse à l’idée de revoir Terry, à chaque fois ils se sont manqués de peu et c’est en cela qu’elle tient tant à revoir Terry.
De son côté, Terry est rongé par la culpabilité, et il est envahi par un sentiment de responsabilité envers Susanna.

En arrivant à New York, Candy prend un homme pour Terry ; quand il se retourne, elle voit un homme affreux. Terry surgit et la tire tout en courant. Candy crie : « Lâchez-moi ou je vous mords. » Terry dit : « Oui c’est bien elle, elle n’a pas changé »
Candy le revoit enfin tout près d’elle, c’est la première fois qu’ils se retrouvent depuis leur séparation brutale au collège.
Comme Terry est connu, il s’habille autrement pour marcher incognito.
Terry voudrait prendre Candy dans ses bras, la serrer contre lui mais il se retient car s’il le fait, il sait qu’il ne pourra plus jamais la laisser repartir, il n’en aura pas le courage.

Ils partent boire un verre, Candy l’asperge de soda avec sa paille sans le faire exprès ; Terry lui demande de faire attention, il n’aime pas cela (dans la vie de tous les jours, il ne supporterait pas le manque d’hygiène et les manières peu soignées de Candy, lui qui est très raffiné et à cheval sur l’hygiène et la propreté).
Candy le sent distant.
Toujours aussi taquin, Terry lui parle au sujet de l’homme qu’elle avait pris pour lui : « J’ai pensé que ta vue avait dû baisser et que tu avais oublié tes lunettes. »

Terry ne voulait pas l’emmener chez lui mais la conduire directement à l’hôtel, il est distant à cause de cette histoire qui le ronge et qui l’empêche de vivre pleinement ses retrouvailles avec celle qu’il aime ; c’est Candy qui lui demande d’aller chez lui.
En marchant avec elle, Terry se dit : « Oh Candy ! Comme j’ai rêvé au jour où nous marcherions côte à côte dans la ville et dans la vie. »
« Quand je te vois là près de moi si gaie et si insouciante, je ne peux m’empêcher de penser à Susanna. » Terry est en détresse, Susanna plane comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.
Il repense à la mère de Susanna qui lui ressasse de penser à sa fille qui lui a sauvé la vie, qu’il est son unique planche de salut, personne n’épouserait une estropiée, elle lui a dit que son devoir est de penser à Susanna aussi longtemps qu’il vivra.
Désespéré et anéanti, Terry se dit : « Me consacrer à elle ! Mais c’est Candy que j’aime ! Comment le lui faire comprendre ?! »

Dans l’appartement de Terry, Candy est étonnée de voir Karen sur l’affiche de Romeo et Juliette à la place de Susanna. Candy avoue qu’elle est bien contente car si cela avait été Susanna, elle aurait été un peu jalouse.
Candy remarque que le regard de Terry est lointain, qu’il est songeur, mais elle est loin de s’imaginer le malheur qui l’a frappé.
Terry la conduit à l’hôtel, il ne reste pas avec elle et part rapidement, sinon cela serait trop douloureux.
Si Terry n’avait pas été frappé par ce malheur, il aurait passé plus de temps avec Candy, il l’aurait emmenée aux répétitions, et l’aurait demandée en mariage puisqu’il comptait la garder pour toujours.
Le pauvre Terry subit les pressions et les bourrages de crâne de Susanna et sa mère qui lui rappellent sans cesse le sacrifice de Susanna.

Avant d’assister à la pièce Romeo et Juliette, Candy entend des femmes dirent que Susanna a failli être tuée en voulant sauver la vie de Terrence, son accident lui a coûté le rôle en plus de sa blessure.
Candy est tétanisée par cette révélation. Elle entend que Terry va la voir tous les jours à l’hôpital avec un bouquet de fleurs, qu’il doit certainement vouloir se faire pardonner d’avoir brisé sa carrière bien qu’il n’en soit pas responsable au fond.
Candy s’explique à présent son air absent, son regard triste, elle comprend pourquoi il y avait quelque chose de forcé dans son attitude, et se demande pourquoi le lui-a-t-il caché.

À l’entracte, Candy entend des femmes dirent que Susanna aurait été meilleure que Karen, elle y aurait mis toute son âme puisque, dit-on, elle est amoureuse de Terrence, elle veut l’épouser et elle tire avantage de la situation pour l’y obliger.
Candy est foudroyée. Elle veut aller voir Susanna : elle se rend à l’hôtel pour se changer et va à l’hôpital Jacob sans voir la fin de la pièce.
Candy veut expliquer à Susanna qu’il n’est pas bon de se servir de son accident pour garder Terry pour toujours auprès d’elle, ce n’est pas cela l’amour.

Pendant ce temps, Susanna, désespérée et anéantie, orchestre une dernière tentative ; pour éloigner sa mère et mieux interpréter sa pièce ‘‘Je veux Terry quitte à en mourir’’, elle lui demande de lui apporter des fraises.
Candy trouve la chambre de Susanna vide. La mère de Susanna revient avec des oranges, elle découvre un mot de Susanna, et sort précipitamment de la chambre à la recherche de sa fille. Candy ramasse le mot et le lit : Susanna demande à sa mère de ne pas accuser Terry, elle l’aime, elle lui demande de ne pas être trop malheureuse.
En laissant ce mot, Susanna lance un appel pour qu’on aille la chercher…Pendant ce temps, elle va jouer son dernier rôle, son dernier acte : celui du suicide, sa dernière chance pour avoir Terry.
Susanna est sur le toit, par ce temps glacial, repensant à la scène du suicide de Juliette, elle joue jusqu’au bout.
Candy sent un vent glacial et comprend qu’il y a une porte d’ouverte là haut, elle y court, et découvre Susanna montrant qu’elle est prête à se jeter dans le vide.
Candy l’attrape et ne sent qu’une seule jambe, elle comprend que Susanna a perdu une jambe.
Candy en a écarquillé les yeux, tout défile dans sa tête, ça y est c’est la fin, elle a compris que tout est fini : Susanna a perdu une jambe, elle a donc tout perdu (carrière, famille, avenir). Elle comprend aussi qu’elle vient de perdre Terry, jamais Candy ne pourrait rester avec Terry en sachant tout ce que Susanna a sacrifié par amour pour lui. Elle comprend aussi que Susanna est prête à mourir pour Terry, que son amour pour lui est bien plus grand que celui qu’elle-même ressent pour Terry.
Candy veut guérir Terry, elle veut le sauver de son immense détresse, elle l’aime parce qu’il est seul, triste et tourmenté, alors qu’au contraire, Susanna aime Terry d’un amour profond et sincère, elle l’aime car elle veut fonder une famille avec lui, elle veut son avenir avec lui.
C’est à ce moment crucial et définitif que Candy décide de lui laisser Terry et qu’elle prend conscience qu’il lui faut tourner la page pour se tourner vers un autre avenir…le sien.
Susanna lui dit qu’elle ne veut plus vivre, elle prétend que si elle ne disparait pas, elle finira par faire le malheur de Terry et Candy.
Candy ne la laisse pas faire, elle s’accroche désespérément à elle, Susanna lui dit qu’elle veut disparaitre, Candy crie de tout son cœur : « Je ne veux pas ! Je ne veux pas ! Je ne veux pas Susanna ! »
Candy a peur de la mort, elle en est traumatisée. Susanna est interpellée par ses cris angoissants de douleur, de souffrance et de peine, elle en lâche la balustrade et se laisse tomber avec Candy.

Candy se dit : « Elle l’aime donc à ce point ? Elle s’est sacrifiée pour lui.» Elle a même failli mourir pour lui. Candy décide de lui laisser Terry car Susanna est perdue, elle aimait Terry au point de sacrifier sa carrière et donner sa vie pour lui ; Candy n’a pas le cœur de rester avec Terry tout en sachant que Susanna en souffrirait et Candy se rend compte que Susanna aime Terry bien plus qu’elle-même.

Le médecin et la mère de Susanna arrivent sur le toit, puis Terry surgit et voit Candy, il ne s’y attendait pas. Il comprend qu’elle est au courant de tout.
La mère de Susanna demande à Terry de ramener tout de suite sa fille dans sa chambre ; il passe près de Candy, ils se regardent, Terry baisse les yeux et porte Susanna dans ses bras.
Dans le manga, il dit à Susanna qu’il a accouru aussitôt après la représentation sans même répondre aux acclamations.
Il passe près de Candy d’une allure forcée et glacée, son regard est fixe et figé, il est dur et raide comme un spectre, il passe devant elle sans lui adresser un seul mot, c’est fait il le sait tout est fini, sa vie va basculer du mauvais côté.
Susanna dit à Terry que c’est Candy qui lui a sauvé la vie comme pour appuyer le fait du « si tu me quittes, je me tue ».
Terry dit au sujet de Susanna : « Ce fardeau si léger pèse comme du plomb sur mes bras et mon âme en est appesantie.» Terry est enchainé comme un prisonnier.

Candy se dit que si elle ne fait rien, Terry ne fera que souffrir davantage.
Terry vient chercher Candy car Susanna veut lui parler, Candy lui répond qu’elle voudrait lui faire ses adieux avant de repartir. A ces mots, Terry comprend que Candy a décidé de s’effacer.
Elle lui dit notamment qu’elle va prendre le train de nuit et qu’Albert ne peut pas se passer d’elle (ce qui est tout à fait vrai).
Candy lui demande de bien prendre soin de Susanna ; elle s’efforce de garder le sourire pour ne pas lui montrer sa peine.

Candy vient auprès de Susanna, elle lui annonce qu’elle repart par le train de nuit, elle lui fait comprendre qu’elle lui laisse Terry. Susanna lui dit qu’elle veut vivre pour Terry et avec lui. Candy lui répond qu’elle le lui souhaite de tout cœur. Susanna la remercie de lui donner Terry.
Candy s’en va en lui disant de ne penser qu’à sa guérison, rien qu’à cela, c’est ce que Terry et elle souhaitent de tout cœur.
Avant de sortir, elle lui dit : « Et prenez bien soin de lui c’est un grand enfant ! » Candy se retient pour ne pas fondre en larmes.

En sortant de la chambre de Susanna, Candy est sur le point de pleurer mais elle découvre que Terry l’attend. Elle lui dit au revoir, elle descend rapidement les escaliers, mais Terry la rattrape, il veut l’accompagner à la gare et insiste.
Candy refuse, cela serait encore plus pénible, elle le supplie de ne pas venir et dévale les escaliers en courant. Terry lui court après et l’attrape autour de la taille pour la serrer tout contre lui. Anéanti, Terry lui dit : « Je ne peux pas te laisser partir, je voudrai que le temps suspende son vol. »
Candy verse des larmes et dit : « Oh Terry » Terry lui répond : « Non ne dis rien laisse moi savourer cet instant. »
Le pauvre Terry pleure de douleur et Candy le ressent au son de sa voix.
Un poignard vient transpercer le cœur de Terry dont l’hémorragie l’étouffera à jamais.
Cette histoire avec Susanna Marlow marque un tournant majeur et décisif pour le couple Terry/Candy ainsi que pour l’avenir de Candy : elle fait le choix de se séparer de Terry, sa décision est ferme et irrévocable.
À contrecœur, Terry accepte la décision de Candy, il est déchiré par ce choix si injuste mais si vrai à la fois. Terry lui demande de ne pas être malheureuse, il n’en supporterait pas l’idée. Il lui demande de lui promettre d’en avoir le courage. Candy lui demande de le lui promettre aussi.
Terry est tellement effondré et anéanti qu’il prononce les mots de son état actuel (‘‘malheureuse’’), il ne veut pas qu’elle soit malheureuse car lui, à cet instant, l’est intensément redevenu et s’il la sent malheureuse, jamais il ne pourrait la laisser partir, d’ailleurs il ne voulait pas la laisser partir.
C’est encore cette fierté indescriptible, nichée au fond de Terry, qui prend le dessus.

 

Candy a vu Terry pleurer le jour où elle l’a rencontré et il pleure le jour de leur séparation.
Candy et Terry se sont connus dans le malheur et se sont quittés dans le malheur, ce couple n’était pas voué à perdurer seulement à se consoler.

Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’elle va vite s’en remettre, son avenir, son équilibre et son consolateur l’attend à la maison : Albert, l’homme sans lequel elle ne peut pas vivre. Par contre, Terry, lui, ne pourra jamais s’en remettre auprès de Susanna, une femme fade et sans joie de vivre qu’il n’a jamais aimée et ne pourra jamais aimer.

Dans la chambre de Susanna, Terry regarde par la fenêtre, il se dit que Candy est partie droit devant elle, sans se retourner.
Susanna lui dit qu’il a encore le temps de la rejoindre, elle prétend qu’il est libre et qu’elle ne veut pas qu’il souffre de son égoïsme. Terry lui dit : « Ma décision est définitive, c’est toi. » Susanna pleure de bonheur sauf que ce n’est pas sa décision à lui mais celle de Candy.
La mort dans l’âme, Terry se dit en lui-même : « Oui mon choix est fait, il s’appelle Susanna Marlow. Adieu Melle tâches de son, adieu Candy, les beaux jours du collège royal de Saint-Paul sont révolus, ils ne reviendront jamais. Adieu tes rires, ta joie de vivre, adieu Candy. Puisque nous devions nous séparer, il aurait mieux valu ne jamais se rencontrer.»
Il s’imagine Candy lui répondre : « Non Terry il ne faut pas dire cela, je suis si heureuse de t’avoir connu. »
Il ferme le rideau, il ne veut plus voir son image, cela le fait bien trop souffrir.
Je trouve ces scènes très tristes, Terry n’est certes pas fait pour finir avec Candy mais son malheur m’affecte.

Terry, se sentant responsable de Susanna, accepte de mettre fin à sa relation avec Candy pour rester auprès de Susanna mais c’est la décision de Candy, il serait resté avec Candy si celle-ci ne s’était pas effacée de son plein gré. Candy a été ferme pour que Terry reste auprès de Susanna. Elle a eu énormément de compassion pour Susanna qui, en perdant sa jambe, a sacrifié sa vie pour Terry. Voyant à quel point Susanna aimait Terry, Candy lui a donné son bonheur, elle n’avait pas le cœur à rester avec lui, elle est bien trop bonne et empathique pour cela, et jamais elle n’aurait pu rester avec lui en connaissance de cette situation.
En prenant une telle décision, Candy s’est montrée altruiste envers Susanna, mais ce choix fait atrocement souffrir Terry. Candy provoque le malheur et la déchéance de Terry qui se retrouve de nouveau désespérément seul, replongé dans la solitude, la souffrance et l’incompréhension la plus totale.
La cruelle décision de Candy prouve qu’elle n’aime pas profondément Terry car si elle l’aimait plus que tout au monde, elle ne l’aurait jamais quitté.
Si elle l’aimait vraiment, en l’entendant et le sentant pleurer contre elle, Candy n’aurait jamais eu le courage ni la force de le quitter.
On ne peut pas quitter l’homme de sa vie surtout lorsque l’on sait que cette décision brisera sa vie.

Candy s’en va, lasse, dans la neige et le froid sans se retourner vers un avenir pour le moment indéfini.
Soudain, comme s’il avait senti sa souffrance, la boite à musique d’Alistair se met en marche, comme si Alistair était là pour lui donner du baume au cœur. Candy repense alors à ses mots réconfortants et dit à Terry : « Au revoir mon ami.»
Par ces mots révélateurs, Candy confirme que tout est terminé entre elle et lui, et instinctivement elle a conscience que Terry remplissait mieux pour elle le rôle d’un ami.

Dans le train, Candy repense à sa séparation avec Terry. Elle se sent mal, comme si qu’elle avait failli une nouvelle fois à sa mission : Terry si abimé, qu’elle voulait protéger et apaiser de ses tourments douloureux, lui glisse une nouvelle fois et à jamais entre les doigts.
Terry et Candy se sont quittés encore à cause de quelqu’un, au collège c’était à cause d’Elisa et à présent c’est à cause de Susanna.
Étouffée par la foule du train, Candy s’isole en sortant du wagon, son esprit part et soudain, elle s’effondre sur le marchepied du wagon, brulante de fièvre.
Dans son délire, Candy entend la musique d’Alistair, elle voit Anthony lui apporter des roses Tendre Candy qui se transforment en roses rouges : celles des admiratrices de Terry. Il apparait puis part et les pétales de roses s’envolent pour laisser place à des flocons de neige.
Cette scène revêt une dimension hautement symbolique : elle dévoile à nouveau que Candy aimait Anthony en Terry. Si elle voit tout d’abord Anthony dans son délire, c’est parce qu’elle voyait Anthony en Terry.
Les roses Tendre Candy se transforment en roses de Terry : c’est Anthony qui se transforme en Terry. En étant en couple avec Terry, Candy se rapprochait d’Anthony car Terry et lui avaient de nombreuses similitudes.
Quand Terry lui échappe ensuite, c’est Anthony qui s’en va définitivement ; plus rien ne rattache Candy à lui car elle se rattachait à Anthony à travers Terry.
Enfin, les flocons de neige symbolisent leur rupture ferme et définitive ; leur histoire est terminée que ce soit aussi bien pour Anthony que pour Terry : l’un est mort et l’autre a été quitté. Cette situation la ramène au jour où elle a été abandonnée dans la neige à la naissance, elle se retrouve tout aussi seule au monde, abandonnée par Anthony et Terry à la fois. La neige efface ce passé pour ouvrir une porte sur un autre avenir.

Le jour où elle a été abandonnée, elle a trouvé un foyer auprès de Pony, et aujourd’hui, Candy n’est plus seule pour très longtemps : à Chicago, elle retrouve Albert qui la console (elle trouve un foyer auprès de lui comme elle en avait trouvé un auprès de Pony).
Candy se sent rapidement mieux auprès de lui et elle lui confie que si elle a aimé Terry c’est parce qu’il était malheureux.
Tout est dit dans cette phrase ! Candy avait fini par tomber amoureuse de Terry parce qu’il était malheureux mais leur amour ne peut pas se concrétiser parce qu’il n’était pas celui qu’il lui faut. Candy l’a aimé dans son malheur, parce qu’elle est empathique, aidante et aimante par nature, elle n’aime pas voir les gens en peine et fait tout son possible pour les soutenir et les aider, elle ne peut pas s’empêcher de secourir son prochain, et de voir quelqu’un malheureux la fait souffrir ; l’élément déclencheur de son penchant amoureux pour lui était la souffrance, ce n’est sûrement pas cela le grand amour, et le fait pour elle de s’occuper d’un être malheureux lui permettait ainsi d’oublier ses propres malheurs.
Ce qui était le plus perturbant pour Candy, c’est qu’elle désirait absolument parler à Terry car depuis la terrible manigance d’Elisa, Terry et Candy n’avaient pas pu se voir et à chaque fois qu’elle essayait de le retrouver, c’était un échec.
Elle cherchait à retrouver par tous les moyens Terry car ils se sont quittés trop brusquement, ils ont été séparés très brutalement et au moment où elle le retrouve enfin, il y a cette histoire avec Susanna ; il y a de quoi être bouleversée. Et pourtant, elle retrouve bien vite espoir en l’avenir grâce à Albert, ce n’est pas un détail anodin, c’est parce qu’il est l’homme de sa vie.

Alors que Candy a retrouvé le moral et trouve le repos, la consolation et la quiétude auprès d’Albert, Terry, quant à lui, se jette corps et âme dans son travail.
Terry n’arrive pas à se remettre de sa séparation avec Candy. Se plonger dans le théâtre ne lui suffit pas, il ne supporte pas de voir Susanna, et il quitte la troupe Stratford pour une destination inconnue.

Candy est choquée d’apprendre dans un journal que Terry ait renoncé au théâtre, il lui avait pourtant demandé d’avoir du courage, il n’est pas capable d’en faire de même.
Elle se rend compte que la rupture a été encore plus douloureuse pour lui que pour elle (et elle le dit !).
Candy a rapidement retrouvé le sourire auprès d’Albert car Terry n’a jamais été son grand amour, tandis que Terry est dépressif, il ne s’en remet pas car Candy est son grand amour.

Dans le manga, Albert avait caché les journaux mentionnant que Terry abandonne le théâtre mais Candy les a trouvés en faisant le ménage, elle prend conscience que Terry ne se remet pas de leur séparation et qu’il en souffre bien plus qu’elle.
Candy est en larmes, elle a de la peine pour Terry, elle a envie de le consoler, le secourir, mais elle ne le peut plus désormais.
C’est un peu plus tard dans le manga, dans la rue, que Candy lit dans un journal que Terry a abandonné le théâtre avant de disparaitre.

Comme je l’ai expliqué dans la présentation de Terry, depuis qu’il a renoncé au théâtre et quitté la compagnie Stratford, il erre de ville en ville. Terry pense toujours à Candy, il veut faire le point, il est désespéré, et s’est mis à boire. Il était prêt à quitter le théâtre pour échapper à Susanna et retrouver Candy.
Sachant qu’il ne pourrait jamais oublier Candy, Terry est venu à Chicago mais il ne voulait pas qu’elle le voit dans cet état.
Il se rend régulièrement dans un bar de Chicago et y boit jusqu’à en perdre la raison.
Un jour, Albert le découvre et le ramène à la raison. Albert le prend en pitié mais il veille jalousement à ce que personne ne lui prenne sa Candy.
Terry pense avoir touché le fond et ne plus pouvoir refaire sa vie. Albert lui assure vivement qu’on peut toujours remonter la pente, il lui interdit de se laisser aller au désespoir, et l’encourage à continuer sa carrière. Il lui parle de Candy qui a su réagir à temps et aller de l’avant, elle a surmonté cette situation et elle est très heureuse (elle s’est rapidement remise de sa séparation avec Terry dans les bras d’Albert).
Grand manipulateur, Albert emmène Terry voir Candy au loin en train de s’occuper de ses malades à la clinique. Terry s’exclame d’émotion : « Oh Candy »
Albert lui explique que Candy a été renvoyée de l’hôpital à la suite d’une cabale dirigée contre elle, mais elle n’a pas renoncé à se battre, elle a décidé de poursuivre dans la voie qu’elle avait choisie. Albert lui explique que Candy atteindra toujours le but qu’elle s’est fixé malgré les embûches. Terry repense à sa séparation avec Candy. Il voit une Candy heureuse et épanouie.
Il n’est donc pas allé la voir pour ne pas éveiller en elle de vieilles blessures et aussi par fierté et orgueil car elle ne se morfond pas de lui, et Albert savait qu’il aurait cette réaction.
Avec un pincement au cœur, il décide de retourner à New-York auprès de Susanna et pour reprendre sa place dans la troupe, Terry veut lui aussi atteindre son but.
Albert lui demande s’il va revoir Candy, il veut être certain que Terry ne la reverra pas.
Terry assure qu’il ne la reverra pas, il sait que c’est mieux ainsi ; il dit adieu pour toujours à Candy et repart.

Dans le manga, Albert et Terry ne se sont pas rencontrés mais Albert a fait en sorte que Terry voit Candy afin qu’il retrouve l’espoir :
Candy reçoit un colis provenant de Rockstown de la part d’Albert : il lui offre un manteau pour le printemps. Candy se rend à Rockstown dans l’espoir de le voir.
Là-bas, elle découvre avec stupeur un petit chapiteau mettant en vedette Terrence, l’ex acteur du théâtre de Stratford.
Terry a quitté sa troupe et Susanna, il dit qu’il n’en pouvait plus de rester auprès d’elle, il ne pouvait pas se sortir Candy de la tête.
Devenu alcoolique, Terry monte sur les planches ivre, il titube et balbutie ; il joue dans une troupe ambulante, dans un endroit misérable et mal fréquenté qui empeste le tabac et l’alcool, sans éclairage ni décor.
Candy découvre un Terry amaigri, anéanti, il n’est plus que l’ombre de lui-même.
Candy se sent mieux mais la chute de Terry est à la hauteur des sentiments qu’il nourrit pour Candy.
Soudain, Terry voit Candy dans la pénombre du théâtre, elle est en larmes de le voir dans un tel état d’anéantissement ; il pense avoir une hallucination et pourtant elle est bel et bien présente.
En fumant une cigarette, il repense aux réactions de Candy au collège qui lui avait confisqué ses cigarettes et qui lui avait offert un harmonica.
Toutes ses pensées le ramènent continuellement au collège royal de Saint-Paul, il s’est arrêté à ces instants de vie et n’arrive pas à avancer, il est bloqué dans le passé.
D’avoir vu l’image de Candy le regarder avec des yeux si tristes lui fait reprendre le dessus, il reprend courage, il décide de redevenir comme avant, réaliser son rêve et être fort comme il l’a promis à Candy.
Terry retrouve l’inspiration et malgré lui retourne auprès de Susanna pour essayer de tout recommencer à zéro, ainsi redonner le sourire à sa Candy tant aimée et exaucer sa volonté.

Candy rencontre ensuite la mère de Terry qui lui dit notamment qu’elle sait très bien que Candy est la personne dont Terry est amoureux, et elle comprend que Terry a pu reprendre courage grâce à elle.

Albert avait vu juste : il savait que Candy redonnerait espoir à Terry et aussi, il sait que Candy et Terry ne se remettront pas ensemble, il connait les sentiments de Candy, que Terry est une histoire qui appartient désormais au passé. Candy a tourné la page sinon Albert n’aurait jamais pris le risque de l’attirer à Rockstown, n’oublions pas qu’Albert est un être manipulateur.

À la fin du dessin animé, Candy se retrouve sur la colline de Pony : elle dit adieu à Terry, il fait partie de ses souvenirs tandis qu’Albert est son avenir.
Annie et Archibald rejoignent Candy sur la colline et lui apportent un journal : Terry est retourné auprès de sa compagnie. Candy dit qu’il a enfin compris qu’il devait suivre sa voie et reprendre sa place auprès de Susanna pour leur bonheur.
Et là Candy regarde le ciel, elle y voit le couple Terry/Susanna, elle se dit que Terry est resté auprès de Susanna, qu’Archibald et Annie sont promis l’un à l’autre, et dit enfin : « et moi j’ai retrouvé mon prince » Candy vient d’énoncer les couples.
Candy sera très heureuse auprès d’Albert, tandis que Terry ne supportera pas Susanna.

Physiquement, je ne le trouve pas assorti avec Candy, qui est bien trop brouillon et ‘‘sauvage’’, mais mieux avec Susanna. Ils sont également parfaitement assortis artistiquement, ils sont naturellement très théâtraux tous les deux, et se comportent même dans leur vie de tous les jours de façon théâtrale. Le théâtre est imprégné dans leur chair.
Susanna est raffinée et distinguée, elle est bien assortie à Terry qui l’est aussi. Cependant, dans l’état où elle se trouve, cela pourrait rebuter Terry qui n’est pas très délicat ni compréhensif dans ce genre de situation.
Egalement, même sans son handicap, elle est incapable de lui apporter ce dont il a besoin puisqu’elle ne pourra jamais le comprendre. Sa nature égoïste est incompatible avec la nature et le tempérament de Terry. Sans compter son naturel terne, vide et agaçant qui irrite tant Terry. Ce n’est pas d’elle dont Terry a besoin, avec elle il n’éprouve aucun plaisir à discuter, il n’a jamais su quoi lui dire tant elle est monotone et ennuyeuse.

Candy s’en est rapidement remise mais Terry n’arrive pas à s’en remettre, elle reste à ce stade de sa vie, et certainement à jamais, son grand amour. Il ne pourra assurément pas se remettre de cette perte auprès de Susanna.
Terry ne peut pas du tout être heureux auprès de Susanna, elle est trop sérieuse, trop égoïste, indifférente et détachée, Susanna est trop passive pour lui et sans joie de vivre. C’est une enfant gâtée qui ne se préoccupe que de sa petite personne, Terry n’a pas besoin et ne supporte pas ce genre de compagnie.
Terry a besoin de trouver une femme douce mais pleine de vie, attendrissante et attachante, apaisante et réconfortante, généreuse et aimante qui, à l’instar de Candy, lui permettra de cicatriser ses déchirures, de se réaliser, de s’épanouir dans l’amour et la joie, et de s’accomplir en tant qu’homme.



En définitive :

Terry et Candy se sont aimés dans le malheur c’est à dire qu’ils se sont guéris mutuellement de leurs blessures.
Ils étaient une thérapie l’un pour l’autre : Candy était anéantie par la mort d’Anthony et Terry traumatisé notamment par le rejet de sa mère, l’attitude de son père et aussi par le fait de se savoir être né hors mariage.

Terry est une thérapie pour Candy : il est celui qui a mis un terme à son traumatisme et qui a apaisé son terrible chagrin suite à la mort d’Anthony. Grâce à lui, elle a surmonté cette épreuve.
J’ai toujours soutenu et écrit que Terry n'était qu'un remède pour se guérir de la mort d'Anthony.

Candy est une thérapie pour Terry : elle est celle qui lui a permis de prendre un nouvel envol, de se libérer de sa colère, de se réconcilier avec sa mère et sa passion du théâtre (comme expliqué plus haut). C’est auprès de Candy qu’il a retrouvé l’espoir et l’apaisement.
C’est une bonne chose que Terry ait rencontré Candy : elle l’a guérie de ses meurtrissures, elle a su creuser derrière ses apparences de ‘‘petit voyou’’, elle a découvert qu’il cachait ses souffrances derrière ce masque, elle est la seule à avoir réussi à briser sa carapace.
Ce que Terry aimait par-dessus tout en Candy, c’était sa joie de vivre, ses rires, ses attentions (il le confirme lui-même).
La douceur de Candy, sa patience, sa gentillesse, sa gaieté ont séduit et guéri Terry.
On peut dire que Candy était le psychologue de Terry. Elle a fait, sans s’en rendre compte, un énorme travail psychologique sur la personne de Terry.
D’avoir rencontré Candy aura été très bénéfique pour Terry. La seule qui avait permis de l’apaiser de sa folie, de soigner son cœur fissuré, qui avait guéri ses meurtrissures, qui avait découvert le vrai Terry, qui a su faire ressortir ce qu’il y avait de meilleur en lui, c’était Candy.
Grâce à elle, il s’est réconcilié avec lui-même, avec sa mère et avec sa passion du théâtre. Il a découvert qu’il n’était pas le seul à souffrir dans ce bas monde, il a appris à corriger certains de ses défauts tels que sa fierté mal placée, il s’est responsabilisé, il est devenu plus réfléchi, plus doux, plus raisonnable et moins centré sur lui-même.
Aussi, toujours grâce à Candy, Terry s’est ouvert au monde, elle lui a fait découvrir ce qu’était l’amitié, l’amour. Son cœur était fermé et Candy lui a ouvert son cœur.
De côtoyer Candy qui a vécu tant d’épreuves douloureuses lui a permis de comprendre qu’il ne devait plus se fixer sur sa petite personne et de prendre conscience qu’il y avait des personnes qui avaient des problèmes bien plus graves et traumatisants que les siens.

Même s’il était sincèrement amoureux de Candy, je n’appréciais pas certains de ses comportements envers elle dans la mesure où je le trouvais très distant lorsque d’autres personnes étaient présentes.
Même s’il la défendait avec force, dans la série animée, Terry ne montrait pas assez ouvertement son attachement au grand jour envers Candy mais seulement quand ils étaient seuls. Il était même parfois méprisant envers Candy (au collège), ce que je n’appréciais guère.
Je ne remets pas en cause ses sentiments qui sont très forts pour Candy mais devant les autres, Terry ne montrait pas explicitement son amour pour elle (j’en ai donné les exemples plus haut), il le faisait uniquement lorsqu’ils étaient seuls. Et ce n’est pas ce dont Candy a besoin dans la vie : elle a besoin d’attentions, de protection et de tendresse en permanence (Albert et Anthony l’ont bien dit et compris).

Du côté de Candy, Terry la distrayait au collège dans cette prison à la discipline trop sévère pour une jeune fille aussi dissipée, turbulente et survoltée qu’elle.
Terry mettait de l’ambiance, sans lui le quotidien aurait été bien monotone dans ce sinistre collège si froid.
Terry n’est que passager dans la vie de Candy. Ce qu’elle a partagé et éprouvé pour Terry n’a rien à voir avec ce que l’on partage et ce que l’on éprouve pour un homme avec lequel on va finir sa vie. S’il était l’homme de sa vie, Candy n’aurait pas pu tourner la page aussi facilement, elle aurait ressenti un vide, un manque intense (ce qui n’est pas le cas).
Elle avait touché le fond en perdant Anthony, mais elle n’a jamais touché le fond en perdant Terry.

Après leur brutale séparation, à chaque fois qu’ils se voyaient ou qu’ils pensaient l’un à l’autre, ils pensaient au collège royal de Saint-Paul : ils avaient fait un blocage, ils vivaient dans le passé, tout les ramenait au collège royal de Saint-Paul. Un vrai couple doit pourtant se tourner vers l’avenir.
Même Terry confie son envie de voir revenir les beaux jours du collège royal de Saint-Paul, il voulait revivre ces instants.

Je pense que ce n’est pas un couple qui aurait été si solide dans la vie normale de tous les jours.
Candy est certes le grand amour de Terry mais il se serait lassé d’elle car c’est surtout dans les moments de solitude et de tristesse qu’il avait besoin d’elle (même s’il en est très amoureux).
S’aimer dans le malheur est une chose mais quel est le résultat lorsque tout va bien ? Qu’en serait-il dans les moments de joie et d’apaisement ? Nous n’avons jamais vu Terry partager ses joies avec Candy, il a seulement partagé ses peines avec elle ; en effet, une fois guéri de ses blessures, Terry n’a jamais eu l’occasion de vivre sa vie pleine et entière auprès de Candy. Aurait-il supporté le manque d’hygiène et les manières peu soignées de Candy, lui qui est à cheval sur l’hygiène et la propreté ?
Candy se serait lassée de sa relation avec Terry, elle aurait eu de cruels manques auprès de Terry qui n’est pas un homme tendre. Candy est une jeune fille qui a seulement besoin d’affection et surtout énormément besoin de tendresse.

Terry et Candy ne sont pas du tout faits l’un pour l’autre car ils ne sont notamment pas du même monde. Terry est trop classe et raffiné pour elle.
Surtout, un homme dont le destin est de vivre du théâtre, publiquement entouré de femmes peu estimables et recommandables, et voulant dans le cadre du privé s’isoler du monde n’est pas fait pour une fille telle que Candy. Ce destin est incompatible avec celui de Candy qui a d’autres besoins, d’autres attentes et d’autres aspirations.
Terry avait exposé ses projets d’avenir : il veut que Candy et lui vivent seuls, délivrés des autres.
Ce sont les envies et les besoins de Terry, ils ne correspondent pas aux besoins de Candy qui aime le monde, ce n’est pas une recluse.
Dans la sphère privée, Terry a besoin d’être seul avec Candy sans personne d’autre, mais Candy a besoin d’air, de la nature, de grands espaces, de voir du monde, elle est aimante et pleine de vie. Une fille telle que Candy qui ne supporte pas de vivre sans nature n’est pas compatible avec Terry qui est un habitué de la vie de la ville.
Avec lui, Candy se serait ennuyée et se serait fanée petit à petit.
Aussi, Terry est de tempérament trop emporté pour Candy qui a besoin de calme, de sérénité, de réconfort dans une relation amoureuse.
C’est pourquoi, je pense que Terry remplit mieux le rôle d’ami pour Candy plutôt que celui de mari (même si lui est amoureux d’elle, même si Candy est son grand amour, car il faut aussi regarder les besoins et les désirs de Candy, et non pas se centrer uniquement sur les sentiments de Terry).


Terry et Candy est un couple qui n’aurait jamais existé si Anthony n’était pas mort. Même si elle avait rencontré Terry du vivant d’Anthony, elle n’aurait jamais fait attention à lui, elle aimait bien trop Anthony, et elle s’était engagée avec lui.
De plus, si Anthony n’était pas mort, Candy n’aurait pas rencontré Terry seule sur le bateau ; l’histoire aurait pris une tournure bien différente.

Je disais dans le couple Anthony/Candy que Candy s’était résignée à renoncer et oublier son prince des collines pour Anthony, mais Candy ne s’est jamais résignée à renoncer et oublier Anthony pour Terry.
Anthony est toujours passé avant Terry, son amour pour Anthony est plus fort que celui qu’elle ressent pour Terry ; l’ombre d’Anthony a toujours plané dans cette relation, ce qui n’est pas le cas avec Albert.
Terry n’est en rien le grand amour de Candy. Son amour pour Anthony était plus fervent. Elle voyait d’ailleurs Anthony en Terry et n’arrêtait pas de l’appeler Anthony. On n’appelle pas l’homme que l’on aime vraiment de tout son être par le prénom d’un autre homme.
C’est le prince des collines qui est et restera le grand amour de la vie de Candy. Elle avait d’ailleurs aimé Anthony en pensant que c’était le prince des collines.
Albert est le seul homme qui puisse la combler : il sait ce dont elle a besoin. C’est le seul homme qui pourra la rendre entièrement heureuse, satisfaite et épanouie. C’est son prince charmant et le dessin animé ainsi que le manga montrent clairement que Candy va finir avec Albert (Keiko Nagita, alias Kyôko Mizuki, le confirme elle-même auprès de son proche entourage).

Candy n’oubliera jamais Terry, elle a éprouvé un fort sentiment à son égard, elle a failli l’épouser, il lui a tout de même donné son premier baiser et cela marque toute une vie.
Mais elle a tourné la page, il fait partie de son passé, elle parle d’ailleurs de lui au passé ; tellement de choses se sont interposées entre eux, tout simplement parce qu’il n’est pas un bon partenaire de vie pour elle.

Candy possède trois trésors symboliques qui ne la quittent pas : la croix de Melle Pony (sa mère), l’écusson de son prince des collines (son futur mari) et une photo d’Anthony (son défunt promis).
Terry ne fait pas partie de ses trésors, il fait partie de ses souvenirs les plus chers.

L’avenir de Candy est auprès d’Albert qui la connaît de tout son être et dont elle dépend considérablement.
C’est de lui dont elle a besoin dans sa vie, c’est le seul homme qui lui donne un équilibre et avec lequel elle est véritablement heureuse parce que c’est lui l’homme de sa vie, son âme sœur, Candy s’en rend bien compte…




      LE COUPLE ALBERT/CANDY : L’amour que le destin a uni

 

Albert et Candy…J’aime énormément ce couple qui m’a vraiment marquée, captivée, éblouie, j’en suis irrésistiblement fan.
Ils me font tous les deux un peu penser à deux autres couples que j’aime également énormément : Jervis-Judy (Papa longues jambes) et Maxime Darcy-Laura (Glass no Kamen).
Albert, Jervis et Maxime Darcy sont des hommes de pouvoir (blonds aux yeux bleus hi hi), des sauveurs qui agissent dans l’ombre, qui contrôlent tout à distance. Et il y a aussi le thème de la différence d’âge, le thème de la destinée, du grand amour, le fait que les trois jeunes filles soient pauvres (Candy et Judy ont le point commun d’être orphelines et d’écrire des lettres à leur bienfaiteur), qu’elles doivent tout à l’être aimé, leur reconnaissance est profonde et intense, ce qui donne des couples unis et soudés : ce sont des amours riches et éternels.


La première fois qu’Albert et Candy se rencontrent, c’est près de la maison Pony, sur la colline. Mais Candy ne sait pas qu’il s’agit d’Albert, il était alors un adolescent.
Candy était bouleversée, Annie venait de lui apprendre qu’elle ne lui écrirait plus jamais. Candy était secouée de sanglots, sous la pluie, allongée dans l’herbe.
Tout d’un coup, la pluie cesse, le soleil et un arc-en-ciel apparaissent ; comme par enchantement, un son de cornemuse se fait entendre.
Dans le brouillard, apparait un jeune garçon. Candy lui demande : « Qui es-tu ? T’es drôlement habillé, t’es un martien peut-être ? Tu portes une jupe pourtant t’es un garçon non ? Et tu portes de drôles de tuyaux, c’est ton estomac ? »
Amusé, le jeune garçon lui répond que ça s’appelle un kilt, ce n’est pas une jupe, c’est un costume folklorique de l’Ecosse.
Quant aux tuyaux, c’est une cornemuse, un instrument de musique, et il lui en joue un morceau.
Elle le fait rire quand elle lui dit qu’on dirait une bande d’escargots qui grimpe le long d’un mur. Candy rit avec lui. L’apparition de ce mystérieux jeune garçon a fait sécher les larmes de Candy.
Le jeune garçon lui dit : « Tu es beaucoup plus jolie quand tu ris que lorsque tu pleures. » (Cette phrase restera à jamais gravée dans la mémoire de Candy).

Soudainement, la lettre de Candy s’envole, elle court la rattraper ; en se retournant, elle demande au jeune garçon de lui rejouer la sérénade de l’escargot mais il a disparu comme par enchantement, en même temps que le brouillard. Il a disparu après avoir consolé Candy.

Cette scène est empreinte de symbolisme :
Il pleuvait lorsque Candy était effondrée en larmes, mais lorsque son prince est apparu, la pluie a cessé, le soleil a brillé, un arc-en-ciel est apparu : le prince l’a consolée, Albert a illuminé sa vie. Albert dissipe tous ses soucis et ses peines.

Candy se demande si elle a rêvé, lui apparait alors soudainement une broche (cet écusson est un bijou de famille sur lequel est gravé la lettre « A » des André) que son prince lui a volontairement offerte et qui lui prouve qu’elle n’a pas rêvé.
Candy la ramasse et court pour la rendre au jeune garçon, mais elle ne le trouve nulle part.
Cet écusson devient à jamais son premier trésor et son porte-bonheur. Cet écusson est très précieux pour Candy, il lui apporte du réconfort tout au long de l’œuvre.

Dans la série animée, Candy a dix ans lorsqu’elle rencontre le prince, elle en a six dans le manga.

 

Candy le surnomme le prince des collines, elle dit que son prince avait les yeux doux et tendres.
La pensée de son prince soutient Candy, il est devenu son premier amour qu’elle ne cessera de rechercher.

Ce premier amour est très important car Albert représente la clé de voûte : c’est le premier et le dernier amour de Candy. Tout va être fait pour que ces deux êtres se réunissent…
Le prince des collines/Albert n’est pas resté insensible à cette jolie petite fille qui l’a amusé, égayé et qui a pénétré son cœur, elle est restée gravée en lui.
Lorsqu’il va ensuite la retrouver, Albert commence par remplir le rôle du sauveur-protecteur-confident-ami et sa relation avec Candy procède par étapes (ce qui est tout à fait logique au vu de leur différence d’âge), elle chemine pour se transformer en amour profond.
Le chemin de Candy ne cesse de croiser celui d’Albert, son rempart, du début jusqu’à la fin :

Un jour où Candy était désespérée, elle monta dans une barque, le courant était rapide, Candy a perdu la rame et la barque fut emportée par le courant violent. Candy tombe dans une chute d’eau.
Albert, qui était à la pêche au pied des chutes, la sauve des eaux, la sauve de la noyade, la réchauffe près du feu, l’essuie et la ramène à la vie. Sans lui, Candy serait morte.
Lorsque Candy revient à elle, elle croit voir un lion car Albert porte une barbe et sa chevelure blonde est épaisse, elle s’évanouit de nouveau.

 

Albert lui a préparé à manger. Candy rit avec lui sans savoir qu’elle a retrouvé son cher prince.
Candy lui dit : « Je ne vous remercierai jamais assez. Vous avez l’air beaucoup plus gentil sans vos lunettes grand-père. »
Il lui répond qu’il n’est pas si vieux que cela, et se présente : « Je m’appelle Albert » ; à ce moment, Candy entend la voix d’Anthony l’appeler.
Albert entend son neveu rechercher Candy, il comprend que Candy va le rejoindre et lui dit : « Si un jour tu veux me voir ou que tu as besoin de moi Candy, mets un mot dans une bouteille et jette-la dans la rivière. Un jour où souffle le vent du sud elle me rejoindra toujours. »
Candy le remercie pour tout et court rejoindre Anthony qui l’a cherchée toute la nuit.
Avant de partir, Candy recherche Albert, l’homme qui lui a sauvé la vie mais il a disparu (comme la première fois où elle l’a rencontré).

Dès les premiers épisodes, j’ai deviné (l’intuition romantique !) que c’était Albert son prince des collines et que c’était lui dont Candy avait besoin pour mari.

Le jour où Albert a assommé Daniel d’un violent coup de poing car celui-ci comptait droguer un cheval de l’écurie, Candy a été injustement accusée. Elle sait qui est l’ombre de l’homme qu’elle a vue, elle est sûre que c’est M. Albert. Elle lui met un mot dans une bouteille (en même temps, la musique de fond évoque le prince des collines, c’est un signe puisque c’est Albert son prince).

La nuit tombe, Candy s’est perdue, elle s’endort dans la forêt et au petit matin, elle ouvre les yeux et voit Albert. Il l’emmène chez lui (à savoir la maison abandonnée qui appartient à son domaine).
Avant d’y pénétrer, il lui fait passer un test : les animaux. Comme l’avait pressenti Albert, Candy s’entend à merveille avec eux, elle réussit le test haut la main alors elle peut entrer chez lui.
Albert sait très bien que les animaux ressentent si les personnes sont bonnes ou non.

Candy lui demande s’il vit seul, Albert ne ment pas et lui répond qu’il a une grande famille. Elle lui dit : « C’est vous qui avez battu Daniel dans l’écurie n’est-ce pas ? »
Albert répond : « Oui je ne pouvais pas admettre qu’il fasse boire de l’huile de ricin au cheval. »
Candy lui dit que Daniel et Elisa essaient de faire croire que c’est elle qui l’a battu.
Albert veut y aller pour dire la vérité à Mme Legrand mais ce sera peut-être encore plus difficile pour elle de vivre chez eux après cela.
Candy lui dit que de toute façon, qu’il y aille ou non, ils vont la renvoyer.
Albert lui demande si elle a quelque part où aller s’ils la renvoient. Candy le prie de la laisser vivre avec lui, elle sait très bien faire les tartes, le ménage, et peut s’occuper des animaux. Elle lui demande s’il aime vivre seul. Il lui dit que oui, il aime vivre seul et il a toujours vécu seul depuis son enfance (Albert ne ment pas, il se sent seul depuis que sa sœur est morte).
Candy lui dit qu’il est comme elle.
Albert prétend qu’il n’a pas de maison, et que cette demeure appartient à quelqu’un de très riche.
Candy lui dit : « Moi aussi j’suis seule et j’ai pas de maison » Albert est fortement touché, ses yeux grands ouverts se sont refermés, il lui a dit qu’il n’y a pas de quoi se réjouir.

 

Albert est extrêmement peiné de voir cette petite si courageuse, si joyeuse et si touchante lui dire avec le sourire qu’elle est seule sans maison, le supplier de la laisser vivre avec lui ; il s’en veut aussi un peu car elle le croit misérable alors qu’il est l’homme le plus puissant des Etats-Unis.

Soudain, des coups de feu retentissent, Albert évacue les animaux, il doit partir. Candy veut rester avec lui, il lui demande de rester là pour empêcher les tireurs de leur courir après.
Il s’agenouille pour se mettre à sa hauteur, il la prend par les épaules et lui promet qu’ils se reverront bientôt, il lui dit : « N’oublie-pas, garde la tête haute ! »
Candy dit ensuite aux gardiens de la maison André que le grand monsieur barbu est parti hier soir.

Dans le manga, après avoir sauvé Candy de la noyade et l’avoir nourrie, Albert l’amène immédiatement dans sa maison abandonnée. Elle y entre après avoir passé le test des animaux.
Dans la maison, elle lui confie être une domestique chez les Legrand. Albert lui dit qu’il n’a pas de maison. Le visage de Candy s’illumine : « Vous aussi, vous êtes sans maison, vous êtes comme moi alors ? » Elle approche son visage de celui d’Albert et toujours illuminée, elle ajoute : « C’est la première fois que je rencontre quelqu’un comme moi ! »
Fortement touché, Albert dit en lui-même : « Candy… »
Dès qu’il voit ses yeux, Albert se rappelle de sa sœur, l’éclat des yeux de Candy lui fait penser à sa chère sœur.

Le lendemain, Albert s’étonne que cette petite se lève de si bonne heure. Candy répond que c’est normal, elle dort à l’écurie, et il faut se réveiller à cinq heures du matin.
Albert est choqué, il se dit : « L’écurie…dire que toutes les filles de son âge se font faire des câlins par leur mère. »
Candy doit rentrer, Albert lui dit qu’elle doit beaucoup souffrir chez les Legrand. Avec un sourire, Candy lui répond : « Oui mais comme je n’ai nulle part où aller. » Albert est très touché, son cœur est transpercé.
Avant de partir, Candy lui demande comment faire pour le revoir et c’est là qu’il lui dit d’écrire le message dans la bouteille. Candy lui dit que c’est merveilleux ! Albert lui dit de ne pas hésiter à lui écrire si elle est triste. Albert lui montre un arbre : Candy y trouvera ses réponses au pied de cet arbre.
En partant, Candy le regarde avec des yeux illuminés et se dit que c’était comme un rêve. Elle dit ensuite à Anthony qu’elle était au pays des merveilles.


Comme expliqué dans la présentation de Candy, elle pense à lui envoyer un mot dans une bouteille pour lui écrire qu’elle s’en va au Mexique.
Puis, Candy cogne à la maison où il l’avait conduite dans l’espoir de le revoir. Il n’est pas là, elle croit qu’il n’a pas lu son message, qu’il a quitté le pays pour trouver une terre nouvelle, qu’il a eu le courage de tout quitter. Elle décide d’aller au Mexique, elle sent le courage gonfler son cœur grâce à la pensée d’Albert qui la soutient moralement.
Dans le manga, elle espère qu’Albert viendra au Mexique.
Albert a bien lu le message de Candy et c’est lui qui l’a sauvée du Mexique en envoyant l’un de ses hommes de main (Sam) pour la délivrer de ce triste sort.
Albert, c’est le grand sauveur de Candy, une fois de plus, il a toujours veillé sur elle.

De retour du Mexique, Candy va se faire adopter par l’oncle William (il a été supplié de le faire par Anthony, Archibald et Alistair).
Albert a fait de Candy une André pour la sortir de la misère qu’elle endurait chez les Legrand et de la protéger de leur mal, on retrouve bien toute la dimension protectrice et salvatrice d’Albert.
Il serait inexact de tenter d’affirmer que Candy ne peut pas épouser Albert sous prétexte qu’il soit son père adoptif et ce pour deux raisons cumulatives :
- Il s’agit d’une adoption à distance, Albert n’a pas élevé Candy, il ne la considère pas comme sa fille et ne s’est jamais comporté comme un père pour elle.
- Candy va renoncer à être une André, elle ne sera plus la fille adoptive de l’oncle William.
Albert/l’oncle William l’avait adoptée pour la protéger, l’avoir sous son aile afin de la surveiller de plus près et la préserver. Il savait pertinemment que lorsqu’elle aurait atteint l’âge adulte, il aurait mis un terme à cette adoption afin de pouvoir l’épouser.

Candy a l’impression de rêver depuis qu’elle a été adoptée par l’oncle William, elle pense à Pony et sœur Maria qui vont être si heureuses, et…elle pense à M. Albert ! Elle se demande où peut-il bien être. Elle pense toujours à Albert et à Melle Pony, ce sont les personnes qu’elle aime le plus qui lui sont venues à l’esprit.
Candy ne se sépare jamais de la broche de son prince des collines et de la chaîne de Melle Pony. Ce sont ses deux premiers trésors (le troisième étant une photo d’Anthony).


Anthony disait : « À voir son visage lorsqu’elle parle de lui (c'est-à-dire du prince des collines) elle en est sûrement amoureuse. »
Eh oui, le prince des collines a pris le cœur de Candy, Albert a pris le cœur de Candy qui lui appartient à tout jamais.
Même après la mort d’Anthony, à la maison de Pony, Candy pensait à son prince et le voyait la consoler et c’est ensuite qu’elle a vu Anthony lui apparaitre. Le prince reste sa priorité, il a toujours été son consolateur, il est son but ultime.

Peu de temps après la mort d’Anthony, Candy s’est effondrée près d’un arbre (tout près du ranch de M. Steve).
Albert lui est alors apparu pour la consoler : « Qu’as-tu mon petit ? Tes yeux sont pleins de larmes » Candy lui saute dans les bras, Albert la serre fortement contre lui, l’entourant de ses bras.
Albert lui dit : « Tu lui donnais ton amour, il te rendait sa tendresse, et c’est de tendresse dont tu as besoin. » et il tient de ses deux mains les joues de sa Candy.
Oh Albert ! Il a toujours su que Candy a besoin de tendresse.
Il lui tend un mouchoir pour qu’elle sèche vite ses larmes.

 

Il lui dit qu’elle n’est pas la seule à avoir souffert des difficultés de la vie, et elle en verra d’autres, « Sois courageuse mon enfant tu en seras récompensée » ajoute-t-il avant de partir. Candy lui crie : « M. Albert ne partez pas ! J’vous reverrai ? »
Albert lui répond : « Oui quand le sourire aura refleuri sur tes lèvres. »
C’est à cet instant qu’Albert (alias l’oncle William) décide de l’envoyer en Angleterre pour apaiser ses peines.

Dans le manga, cette scène n’a pas lieu près du ranch de M. Steve mais près du portail des rosiers d’Anthony : Candy retourne au lieu où elle a vu Anthony pour la première fois et s’effondre au sol.
Albert apparait, je vous retranscris les dialogues de cette scène importante :
Albert lui demande : « Pourquoi fais-tu cette tête Candy…moi je ne connais qu’une Candy souriante. »
Candy lui répond : « Monsieur Albert c’est parce que… » Elle se jette dans les bras d’Albert : « Anthony, Anthony est mort ! Vous entendez il est mort…MORT ! »
Albert, serrant Candy contre lui : « Je suppose que tu l’aimais ? »
Candy lui répond : « Depuis le premier jour…et lui aussi il m’a aimée…Il m’a donné tant de tendresse… »
Albert, toujours tenant Candy contre lui et posant sa main sur sa tête : « Ce garçon t’a ainsi donné de l’amour et aussi de la tendresse. » Albert regarde Candy dans les yeux en lui tenant le visage : « Mais que lui as-tu donné en échange lorsqu’il est mort ? Regarde-moi : juste des yeux pleins de larmes non ? C’est tout ! »
Candy repense à sa première rencontre avec Anthony qui lui disait qu’elle est bien plus jolie quand elle rit que lorsqu’elle pleure.
Albert lui dit : « Candy, ne pleure pas d’avoir perdu ce garçon, il faut que tu te réjouisses d’avoir connu un être aussi merveilleux. »
Albert lui enseigne que chacun est maître de sa destinée et il lui demande si elle a l’intention de continuer à pleurer toute sa vie. Candy lui répond qu’elle a tant de peine.
Albert lui dit qu’il faut qu’elle devienne forte, elle doit forger son propre destin et trouver sa voie.
Il doit disparaitre car il entend quelqu’un arriver. Candy lui demande si elle pourra le revoir, il lui dit en souriant : « Quand tu retrouveras ton sourire Candy »
Candy repense aux derniers mots d’Albert qui vient de lui dire qu’elle doit forger son propre destin et elle pense à Anthony, elle décide alors de se rendre à la maison Pony pour y emmener Anthony.
Elle se dit qu’Anthony n’a finalement pas pu lui dire qui était son prince des collines mais elle est déterminée à le chercher, Candy est sûre qu’elle le trouvera un jour.
Le souvenir de son prince est tenace, Candy a toujours voulu le retrouver, il est son but ultime.

Arrivée à Londres, Candy veut voir le grand oncle William, Georges lui dit qu’il n’est plus à Londres.
Candy demande dans quel hôtel l’oncle William est descendu. Archibald devine qu’il était dans le plus grand hôtel de Londres.
Candy ne sait évidemment pas que c’est Albert qui se trouve dans une suite de ce luxueux hôtel et qu’il a dû partir précipitamment car Georges l’a prévenu de l’arrivée de Candy.
Albert voulait quitter la ville seulement après que Candy ait été conduite au collège afin de s’assurer que tout ce soit bien passé.
Avant de partir, Albert a toutefois laissé un message signé William à sa Candy.
Dans ce message, Albert lui écrit : « Ma chère Candy, il ne servirait à rien que tu me rencontres, il est important que tu étudies bien à Saint-Paul. J’espère bien te voir un jour, en attendant efforce-toi de devenir une belle jeune fille. William»
Notez comme il ne signe plus ses lettres par ‘‘oncle William’’ mais ‘‘William’’ et tout commence : c’est le premier message qu’il lui adresse personnellement et surtout, il commence à laisser paraitre subtilement ses intentions amoureuses en lui demandant de devenir une belle jeune fille hé hé ! Sacré Albert !

Dans le manga, en arrivant au collège, Candy pense à Albert, elle se demande s’il est revenu à la résidence à côté du lac de Lakewood.
Les pensées de Candy sont constamment tournées vers le prince des collines et Albert.

Albert est retourné à Londres pour retrouver et surveiller de plus près sa Candy.
Un soir, il sauve Terry de l’attaque d’une bande de voyous et le raccompagne au collège.
Manipulateur hors pair, Albert voulait tellement voir Candy qu’il a fait exprès d’ouvrir à Terry la fenêtre qui mène au dortoir des filles et à la chambre de Candy.
Albert connait par cœur Candy, il savait qu’elle sortirait cette nuit-là pour aller chercher des médicaments dans une pharmacie.

Comme l’avait prévu Albert, Candy fait le mur et marche dans la rue à la recherche d’une pharmacie.
Assis dans un bar, Albert attend patiemment son passage, dès qu’il la voit, il sort et l’interpelle au tournant d’une rue : « Attendez ! Vous êtes bien Candy Neige ! »
Candy se retourne, très étonnée que quelqu’un de Londres connaisse son nom, Albert apparait et lui dit : « C’est moi tu ne me reconnais pas ? »
Il s’inquiète : « M’aurais-tu déjà oublié ? »
Candy reconnait Albert, elle reconnait sa voix et son sourire. Elle remarque qu’il a rasé sa barbe.
Elle pleure de bonheur de le revoir, elle pleure toujours quand elle le voit.
Elle est si heureuse de le revoir, et se serre contre lui, c’est vraiment une rencontre inattendue. Albert lui dit : « Il ne faut pas pleurer comme cela ma petite Candy. Laisse-moi regarder ton visage » Albert remarque que Candy a bien grandi et s’est embellie de plus belle avec le temps, ce qui n’est pas pour lui déplaire.
Il lui dit qu’elle est toujours aussi belle (dans le manga il lui dit qu’elle est de plus en plus belle), elle lui répond que lui aussi. Albert est très content de l’entendre.
Candy le regarde avec tendresse, ses yeux brillent, pétillent, ils ont du mal à se détacher de lui et sont illuminés de joie
Elle lui dit : « C’est drôle je vous croyais plus âgé »
Albert lui répond : « Ah je ne suis pas si vieux que tu ne le croyais, il est vrai que les moustaches et les favoris ne rajeunissent pas. »
Il lui invente qu’il s’est rasé pour se présenter à son futur patron, il travaille dans un parc zoologique dans la banlieue de Londres, il prétend que ses animaux ont été capturés et achetés par le nouveau propriétaire du parc et qu’il les a suivis en Angleterre. Il lui donne l’adresse de son parc pour qu’elle lui rende visite.
Il ne la quitte pas des yeux et prétend : « Je ne m’attendais pas à te retrouver »
Albert a le mensonge facile ah ah ! Quel beau manipulateur ! Il a orchestré cette rencontre de toutes pièces et s’il est à Londres c’est pour mieux se rapprocher de sa Candy et la surveiller de plus près.

 

Pour préparer son apparition plus poussée et plus intime dans la vie de Candy, Albert a rasé sa barbe afin de ne plus se vieillir, il a changé sa tenue vestimentaire pour paraitre plus charmant et plus agréable, il s’est complètement métamorphosé puisque Candy est devenue une jeune fille en fleur. Il faut maintenant, pour lui, passer à la phase deux.
Il ne va évidemment pas lui dire qu’il s’est débarrassé de son ancien physique pour qu’elle le voie sous son vrai jour et pour qu’elle tombe amoureuse de lui.
Habituellement, Albert et Candy sont deux êtres qui n’attachent pas du tout d’importance à l’apparence physique d’autrui, mais entre eux ils sont sensibles à ce détail comme ils ne sont pas indifférents l’un à l’autre.

Albert l’accompagne dans une pharmacie qu’il connait.
Avant de le quitter, Candy promet à Albert de lui rendre visite dès qu’elle aura un congé. Albert lui répond d’une voix profonde : « Je te fais confiance je t’attendrai »
Cette phrase est tout à fait significative : elle ne signifie pas simplement qu’Albert attend sa visite au parc, mais elle veut surtout dire qu’Albert attend que Candy grandisse pour l’épouser. Albert commence déjà à planifier des projets d’avenir.

 

Albert lui fait la courte échelle, regarde dans sa direction, subjugué et dit : « Bonne nuit chère petite. »

En regagnant sa chambre, Candy découvre que Terry est parti, elle lui en veut qu’il soit ainsi parti alors qu’elle est sortie pour lui au risque de se faire punir, et elle aurait pu parler plus longuement avec Albert.
Candy repense à Albert, son beau et doux visage lui apparait, elle le regarde d’une autre manière. Le fait de le voir sans barbe lui procure de l’effet !
Dans le manga, elle s’endort en pensant à lui.

Candy rend visite à Albert au parc zoologique et le découvre accompagné de Terry.
Toujours aussi manipulateur et calculateur, Albert fait exprès de dire devant Candy que Terry ne songe qu’à sortir la nuit pour boire et se battre, pour ainsi lui faire comprendre que c’est lui qui avait sauvé Terry de la bande de voyous.

Albert fait semblant de dire qu’il est désolé lorsque Terry lui dit qu’il s’est trompé de dortoir (alors qu’Albert a totalement fait exprès de le conduire chez Candy).
Candy est émerveillée qu’Albert se soit battu pour sauver quelqu’un, il lui dit : « Je n’aime pas me battre mais je sais le faire quand il le faut. » Albert est une forte tête. Candy aime cela et en rit, elle est heureuse d’apprendre des choses sur lui.

Lorsque Candy a été privée du festival de mai et qu’elle s’est retrouvée consignée dans la chambre de méditation, elle est sortie par les toits pour retrouver Albert au parc zoologique et lui confier Charlotte, la tortue de Patricia.
Elle trouve de nouveau Terry avec Albert, ils rient ensemble, elle se dit : « M. Albert a le don de rendre tout le monde heureux. »

Albert commet une grave erreur : il veut surveiller de plus près la relation de Terry avec Candy pour empêcher celle-ci de finir avec lui.
Cependant, il rapproche involontairement Terry et Candy. Celle-ci fait une confiance aveugle et absolue en Albert, et de le voir apprécier et se lier d’amitié à Terry lui donne plus l’envie de découvrir, d’apprécier et de faire confiance à Terry.
Candy aurait fini par l’épouser si le drame de Susanna n’était pas arrivé. De part son manque de vigilance, Albert aurait pu en perdre Candy mais puisqu’elle lui était destinée depuis le début, il était inévitable que tous les obstacles dressés sur son chemin soient écartés pour qu’il puisse garder Candy auprès de lui et rien que pour lui.

Candy parle d’Albert à Terry, elle lui dit : « Nous avons les mêmes goûts tous les deux. » Albert et Candy ont effectivement de nombreux points : ils aiment la nature, les animaux, ce sont des marginaux, ils ne se laissent pas abattre par les difficultés de la vie, ils vont toujours de l’avant, ils sont tendres, doux, aimants et envisagent la vie de la même façon.
Ils sont aussi en harmonie : Candy a constamment besoin de tendresse, d’amour, de réconfort et Albert est le seul capable de combler ses attentes, il a l’expérience et la maturité nécessaires pour sécuriser Candy et lui apporter tout ce dont elle a besoin. Candy est perdue sans lui.
Dans le manga, elle parle de lui les yeux illuminés et se dit qu’il est toujours là quand elle est triste, il l’a toujours consolée.

Candy annonce à Albert qu’elle a été punie, elle est privée de festival. Albert est déçu, il voulait tant y aller pour la voir honorée mais puisque Candy n’y sera pas il n’ira pas. Il avait prévu de se vêtir d’un costume élégant et de valser avec elle.
Connaissant Candy par cœur, Albert lui envoie sous l’identité de l’oncle William les costumes de Romeo et Juliette. Il sait que Candy a l’intention de s’échapper de la chambre de méditation et il lui facilite la tâche. Il a même prévu une robe large afin qu’elle ne soit pas gênée pour courir en cas de danger.
Lorsque Candy retourne au bal déguisée en Juliette, elle pense à Albert, elle aurait tant voulu le voir dans son bel habit.


Dans le manga, Alistair, Archibald, Annie, Patty et Candy vont rendre visite à Albert au parc zoologique.
Albert se place à un moment derrière un arbre pour regarder Candy s’amuser avec ses amis. Elle est éblouie par une création d’Alistair.
En partant, Albert la regarde avec tendresse et dit « Candy » en lui-même, celle-ci le ressent et se retourne mais il n’y a plus personne.
Tout d’un coup, elle pense à Albert, elle se demande où il est et part à sa recherche mais il n’est plus là.
Cette scène démontre que Candy est liée à Albert, ils sont profondément attachés l’un à l’autre à tel point qu’ils se ressentent, une forte connexion les relie.


Candy aimerait connaitre le pays où le prince des collines et Anthony sont venus au monde et ont passé leur jeunesse, elle souhaite donc aller avec Annie en Ecosse pour l’été.
Durant ses vacances d’été en Ecosse, Candy entend des cornemuses, la même mélodie jouée par le prince des collines. Elle repense à lui.
Dans la villa de Terry, dans la partie réservée à la domestique, Candy voit un tartan : à chaque fois qu’elle en voit un, elle est subjuguée et pense à son prince. Elle se dit que c’est peut être le père de Marc qui a tissé le kilt que portait le prince des collines.
Candy essaie de se consoler de la mort d’Anthony à la pensée du prince des collines, et non par celle de Terry. Albert est son consolateur depuis le début, il est son réconfort.

Je tiens à préciser qu’Albert aurait très bien pu aider Candy à faire le deuil d’Anthony mais il n’était pas présent. Il faut replacer les choses dans leur contexte : il était loin, il est plus âgé, il doit cacher son identité et toujours rester dans l’ombre. S’il pouvait être là, il aurait été là pour aider Candy à surmonter son chagrin, il n’a d’ailleurs pas résisté à aller la consoler, l’apaiser et alléger sa peine au risque de se faire démasquer.
Il ne pouvait être au collège tous les jours auprès de Candy comme c’est le cas de Terry qui restait avec Candy au collège et pouvait ainsi la défendre.
Lorsque Terry a aidé Candy à ouvrir la porte de sa prison de souffrances, il lui a dit crûment qu’Anthony est mort, qu’elle doit l’oublier car il ne reviendra jamais.
Comme je l’ai développé dans la présentation du couple Terry/Candy, le mot ‘‘oublier’’ est très mal choisi par Terry, on n’oublie jamais ceux qu’on aime, c’est Albert qui a trouvé des mots bien plus justes : il faut regarder devant soi, le souvenir d’Anthony demeure et la réconforte, il faut aller de l’avant, se tourner vers l’avenir.
Albert lui aurait fait faire son deuil en douceur et dans la tendresse, avec des mots justes et pertinents, des mots touchants et pénétrants.
D’ailleurs, malgré les efforts de Terry, Candy reste fortement affectée, même encore à la fin du manga, par le décès d’Anthony. Elle n’a pas véritablement fait le deuil, de profondes séquelles demeurent, elle ne s’en remet toujours pas, elle dit même qu’elle est étouffée par le chagrin (vers la fin du manga).
C’est seulement lorsqu’elle se retrouve enfin réunie à Albert qu’elle se sent mieux, apaisée, elle sent elle-même qu’elle ne pouvait espérer mieux que lui.

Au collège, après les vacances d’été, Candy reçoit une lettre d’Afrique d’Albert qui lui écrit notamment : « Le vrai bonheur n’est-il pas d’être soi même, n’est-ce pas Candy ? »
Candy le connait et le comprend, ils se comprennent mutuellement, elle sait qu’Albert lui passe un message.
Albert a peur qu’elle reste au collège et s’entiche de Terry, il n’est plus là pour la surveiller donc il lui suggère implicitement dans son courrier de partir du collège si elle n’y est pas heureuse.
Elle pense à Albert : elle dit que l’Afrique est bien loin, et qu’avec lui c’est toujours pareil : à peine l’a-t-elle retrouvé qu’il disparait à nouveau comme par une sorte de fatalité.

Dans le manga, Albert lui écrit aussi qu’il y a une infirmière de son âge qui lui ressemble beaucoup, c’est sans doute pour cela que Poupée (Bup dans la série animée) l’aime beaucoup précise-t-il.
Albert écrit à Candy : « Il n’y a pas d’au revoir entre nous…Puisque je suis certain que l’on se reverra très bientôt »
Albert sait qu’il n’y aura jamais d’au revoir entre eux car il compte bien épouser Candy, il attend seulement qu’elle grandisse.
En finissant de lire cette lettre, Candy se sent triste, Albert est parti alors qu’elle venait de le retrouver. Elle pense à lui, elle se demande comment est cette infirmière qui travaille avec Albert ? Candy pense au métier d’infirmière, elle se rappelle des enfants de la maison Pony qui tombaient malades, comme la ville était loin, il fallait souvent attendre pour faire venir le médecin. Candy se souvient de Melle Pony qui disait souvent : « Si on avait une infirmière dans cette maison. » Candy songe subitement à devenir infirmière et c’est le courrier d’Albert qui lui montre cette vocation soudaine.
Je vous précise que depuis ce courrier, l’image de l’infirmière qui travaille avec Albert occupera souvent les pensées de Candy…

Dans le manga, lorsque Candy est enfermée au cachot du collège après avoir été piégée par Elisa, elle pense à Albert dans sa cellule, elle a envie de lui parler, elle a besoin de lui dans ce moment difficile. Elle repense à la lettre qu’il lui a écrite, elle l’a lue tellement de fois qu’elle pourrait la réciter par cœur, elle songe aussi à cette mystérieuse infirmière qui lui ressemble, et qui hante ses pensées, elle rumine et l’envie, pour la première fois Candy ressent un étrange sentiment qu’elle ne se connaissait pas ; quel inhabituel comportement de Candy, cela ne lui ressemble pourtant guère…notre Candy serait-elle un peu jalouse ?

Même lorsque Candy était rapprochée de Terry et qu’elle a décidé de quitter le collège après l’histoire des écuries (Terry s’est sacrifié pour qu’elle ne soit pas renvoyée), ses pensées la ramenaient toujours à Albert : elle pensait à lui qui a suivi sa propre voie, elle a décidé de renoncer à être une André et en informe l’oncle William (donc Albert), elle lui précise qu’elle ne se sent pas bien au milieu des gens de ce monde et décide de partir à la recherche de sa propre voie.
Dès qu’Albert a reçu ce courrier, il a chargé Georges d’apporter de l’argent à Candy, mais il a été très inquiet d’apprendre que Candy était déjà partie et qu’elle se retrouve sans le sou.
Albert a voulu quitter l’Afrique, revenir auprès de Candy, de crainte qu’elle ne retrouve Terry.

Dans le manga, à l’école de Marie Jane, en dormant, Candy pense à Albert et encore une fois ne peut s’empêcher d’imaginer l’infirmière qu’il a rencontrée, elle ne se rend pas compte qu’elle en est jalouse parce qu’elle est trop gentille pour le voir, mais un sentiment étrange l’envahit, elle veut combattre, améliorer son style, corriger ses défauts, faire du mieux qu’elle ne puisse.
Elle se dit qu’elle doit devenir encore meilleure que l’infirmière qu’il a rencontrée, elle se sent en compétition avec cette infirmière qui se trouve auprès d’Albert, elle veut la voir partir et prendre sa place pour garder son Albert auprès d’elle, rien que pour elle.


À la mort de M. Mac Gregor qui a replongé Candy dans le terrible souvenir de la mort d’Anthony, ce sont les consolations d’Albert qui ont marqué Candy et non pas les conseils de Terry.
Pour petit rappel, lorsque Terry s’est montré brusque pour tenter d’aider Candy à faire le deuil d’Anthony, il lui a conseillé d’oublier Anthony car il ne reviendra jamais.
Tandis qu’Albert avait réconforté Candy en lui disant que le souvenir d’Anthony demeure et la réconforte, qu’il faut penser au bonheur qu’elle a connu à ses côtés, qu’elle doit rester forte et se tourner vers l’avenir.
Quant à Anthony, il a enseigné à Candy ce que sa propre mère lui disait :
« L’absence fortifie le souvenir quand la mémoire de ceux que l’on aime est ancrée dans les cœurs. »
« Lorsque les gens meurent et disparaissent, ils réapparaissent encore plus fortement dans le cœur de chacun. »
Ce sont ces mots rassurants et réconfortants d’Anthony et d’Albert qui ont consolé Candy à la mort de M. Mac Gregor et non ceux de Terry, ce qui peut se comprendre.
On peut noter qu’Albert et Anthony tiennent le même discours non seulement parce qu’ils se ressemblent mais aussi parce qu’ils ont appliqué les conseils de Rosemary (mère d’Anthony et sœur ainée d’Albert).


Ce n’est pas un hasard que Candy ait été séparée de Terry, qu’elle ait été transférée dans cet hôpital de Ste Joanna à Chicago ; si elle avait retrouvé Terry elle n’aurait pas soigné Albert, son destin la rapproche et la mène continuellement à son Albert :
Candy apprend qu’un espion a été arrêté et amené à Ste Joanna, il vient du front italien, Candy reconnait le blessé, elle reconnait ses yeux, sa bouche, c’est Albert !
Son sconse Bup est là, il saute sur Candy avant de rejoindre son maitre.
Candy est sous le choc, elle pense à Albert qui a toujours été si bon pour elle, il l’a sauvée, recueillie, réconfortée, consolée, protégée.
Dans le manga, c’est la même scène, Candy ajoute que son sourire était si tendre et elle repense à son regard...

Candy n’arrive pas à croire qu’Albert soit ici, dans un tel état, elle qui l’a toujours vu si fort, si protecteur, si rassurant, elle le voit affaibli, vulnérable et fragile. Le choc est immense pour Candy.

Le professeur Leonard affecte Albert dans la chambre zéro, chambre insalubre réservée aux criminels et vagabonds.
Candy est choquée, elle entend ses camarades dire que comme on ne sait pas qui il est, personne ne l’aidera.
Candy ne veut pas qu’on le mette dans cette chambre, elle dit au professeur Leonard qu’elle connait Albert, elle le supplie de le mettre dans une autre chambre.
Le professeur Leonard lui demande son nom de famille, son adresse. Candy est évidemment incapable d’y répondre. Candy se rend compte que concernant sa famille et ses origines, Albert s’est toujours montré très discret.
Le professeur Leonard lui dit que cet homme a perdu tout souvenir de son passé, il est devenu amnésique. Malgré les recherches, l’hôpital ne l’a pas identifié et n’a pas pu obtenir des renseignements sur lui, le professeur ignore même s’il sera en mesure de payer les frais d’hôpital, il décide que la chambre zéro est donc toute désignée.

Candy prend la défense d’Albert lorsque ses camarades lui disent qu’elle devrait faire attention, elles ne tiennent pas à ce que des gens apprennent qu’une des élèves de Melle Marie Jane est l’amie d’un criminel.
Candy leur crie que ce n’est pas un criminel, elle est sûre qu’il retrouvera la mémoire, elle ne croit pas qu’il puisse oublier ceux qu’il aime.
Elle dit qu’elle n’a pas oublié, elle, la vieille maison, les bêtes, « Oh Albert » soupire-t-elle de détresse et d’impuissance.
Elle repense, tout en serrant Bup contre elle, aux instants où Albert l’a sauvée des eaux, quand il l’a emmenée dans la maison, quand il l’a consolée après la mort d’Anthony.
C’est lui qui a toujours su lui apporter tendresse et réconfort : ce dont elle a le plus besoin dans sa vie.

Ses camarades lui demandent de se méfier de cet homme, il y avait apparemment un espion dans ce train. Candy continue à défendre Albert avec acharnement.
Candy entend dans le couloir des infirmières dire qu’Albert n’arrêtait pas de prononcer les mots Amérique et Chicago dans son délire, alors il a été transféré à Sainte Joanna : Albert pensait à Candy dans son délire car c’est pour elle qu’il est revenu d’Afrique.
Candy déplore le fait que tout le monde parle d’Albert pour en dire du mal.
Elle se demande ce que faisait Albert en Italie, elle le croyait en Afrique.
À aucun instant, pour le moment, elle ne peut s’imaginer qu’il a des intentions amoureuses à son égard et qu’il est revenu pour elle, les sentiments amoureux de Candy pour Albert sont pour l’instant refoulés ou pas encore visibles : elle ne cesse de penser à lui, ses pensées les plus profondes sont toujours pour lui, elle dit qu’elle n’est rien sans lui, c’est lui son premier amour qu’elle recherche et dans le manga, elle jalouse inconsciemment mais avec résolution et détermination l’infirmière qui travaillait auprès d’Albert, ce qui est une preuve d’amour.

Candy entre dans la chambre zéro, elle est choquée car la chambre est maussade, en désordre, sale et humide. Elle découvre Albert avec une mauvaise mine, amaigri, les traits tirés, la première chose qu’elle remarque et qu’elle dit c’est qu’il est plus beau sans ses lunettes ! Dans le manga, elle ajoute qu’il est plus séduisant.
Si elle était folle amoureuse de Terry, elle n’aurait pas dit cela, on ne remarque pas ce genre de choses, on n’y prête pas attention lorsque l’on est éperdument amoureuse d’un homme.

Candy n’a jamais fait attention au physique des hommes excepté celui d’Albert parce qu’il ne lui est pas indifférent, elle avait été agréablement surprise de le voir sans barbe, de voir son visage si jeune, si délicat, si fin qui lui faisait rappeler de vagues souvenirs (celui du prince des collines), et à présent, elle ajoute qu’elle le trouve plus séduisant sans ses lunettes alors qu’il est souffrant et inconscient.
Candy est toujours amoureuse de son prince des collines et quelque chose en elle est en amour avec Albert, elle est attirée par lui, mais il est encore un peu tôt pour que ce sentiment d’amour marital soit en floraison, elle n’a également pas encore conscience qu’elle est amoureuse d’Albert, elle est encore trop jeune pour vivre cet amour mature ; et à ce stade de l’histoire, elle n’a pas encore eu l’occasion de se retrouver à passer de longs instants avec Albert qui ne faisait qu’apparaitre et disparaitre ; mais à présent tout va changer...

Jamais Candy n’aurait pensé retrouver Albert dans cet état de vulnérabilité.
Candy ne pense qu’à Albert, elle se demande quand va-t-il reprendre connaissance et s’il va retrouver la mémoire. Elle se demande si le docteur passe à la chambre d’Albert pendant ses tournées. Son esprit est hanté par la pensée d’Albert.

Lorsqu’Alistair, Archibald et Annie viennent lui rendre visite, Annie lui rappelle si elle a pu voir Terry, elle veut qu’ils aillent ensemble mais Candy n’a qu’Albert dans la tête.
Alistair et Archibald remarquent qu’elle est triste, ils l’emmènent dehors pour lui montrer une surprise : Patricia est aux États-Unis. Patty lui donne des nouvelles du collège et lorsque Candy y repense, elle pense à Albert : elle était passée par la fenêtre pour aller le retrouver au parc zoologique. Elle repense à sa gentillesse, son attention, son sourire.
Candy a toujours Albert dans ses pensées, Albert reste omniprésent dans l’être de Candy.
Candy se demande même pourquoi faut-il que tout la ramène à Albert. C’est exactement ce que j’ai toujours soutenu : tout ramène Candy à Albert !
Elle dit ensuite : « Je le revois encore avec son sourire, son merveilleux sourire. »
C’est grâce à ce drame que Candy commence à se poser des questions, qu’elle s’intéresse de plus près à lui et qu’elle se rend compte inconsciemment qu’Albert ne lui est pas indifférent…

Candy est en larmes, elle dit en tremblant à ses amis qu’Albert a été transporté dans la chambre zéro, qu’il a perdu la mémoire et qu’il est inconscient. Candy les amène dans la chambre d’Albert qui n’a pas encore repris connaissance.

Candy se dit qu’elle est la seule qui puisse vraiment prendre soin de lui, elle demande à l’infirmière du service d’échanger sa place avec elle.
Candy fait tout ce qu’il y a en son pouvoir pour le guérir : elle prépare des draps propres, des fruits, une boisson fraiche, elle se rend dans sa chambre et le trouve debout.
Candy est heureuse qu’il ait repris connaissance, il lui demande qui est-elle, c’est un choc terrible pour Candy qu’il ne la reconnaisse pas, lui si attentionné, si doux, si tendre avec elle.
Candy lui donne à manger, et lui dit où il se trouve. Albert essaie de se souvenir, il répète Chicago et Etats-Unis d’Amérique, mais cela lui fait mal à la tête, il est encore faible et le traumatisme est récent, il doit ménager ses forces et se reposer.
Aussi, Candy le ménage, lui conseille de ne pas faire trop d’efforts, et l’aide à regagner son lit.
Albert lui demande pourquoi persiste-t-elle à lui donner ce nom. Candy ne veut pas lui dire la vérité au risque de lui provoquer un choc, ce qui, dans son état, pourrait être dangereux. Candy lui dit alors qu’il ressemble beaucoup à son frère ainé qui s’appelle Albert.
Il n’est pas anodin qu’elle décide de lui dire qu’il ressemble à son frère ainé : cela lui permet de l’apprivoiser, de lui faire sentir qu’il est proche d’elle, de le mettre en confiance afin de ne pas le brusquer. Elle a eu raison d’agir de la sorte car elle réussit à l’apaiser et calmer sa nervosité.

Voyant dans le regard d’Albert une lueur volcanique qu’elle ne connaissait pas, Candy lui dit : « Quelque chose me dit dans votre regard que vous ne l’aimez pas. Je m’trompe ? »
Albert lui répond : « Oui car c’est un joli nom au contraire, il me plait. »
Candy a vu pour la première fois le vrai regard d’Albert, elle ne savait pas que sa nature profonde est volcanique, alors elle croyait à tort qu’il n’aimait pas ce nom.

Albert se montre gentil avec elle, même s’il a perdu la mémoire, il ne peut s’empêcher de l’aimer.
Candy lui dit qu’il peut lui faire confiance, Albert lui demande comment s’appelle-t-elle.
En prononçant le prénom de Candy, le visage d’Albert s’adoucit et il sourit (Candy l’apaise).
Candy lui propose d’appeler son animal Bup. Candy sait que seuls le temps et les soins attentifs pourront venir à bout de ce traumatisme.
Albert est laissé à l’abandon par tout le reste de l’équipe médicale, il n’y a que Candy qui s’occupe de lui. Elle ne lui apporte que des fruits et des laitages, c’est tout ce qu’elle peut trouver mais elle prend soin de lui du mieux qu’elle le peut.
Albert essaie de se souvenir, mais il a tout oublié. Candy le ménage : « Allons Albert soyez raisonnable et allongez-vous. »
Albert s’énerve, il est volcanique dans le fond, il la repousse en criant : « Albert c’est le nom de votre frère ce n’est pas le mien ! » Albert s’excuse automatiquement en la voyant troublée et étonnée, il ne veut pas lui faire peur, tous ses efforts l’épuisent jusqu’à l’énervement.

Le professeur Leonard reproche à Candy d’avoir échangé sa place avec l’infirmière en charge de la chambre zéro. Il ne peut confier son cas à une simple stagiaire, il lui donnera la permission de s’occuper de lui que lorsqu’elle aura obtenu son diplôme.
Candy est bien décidée à travailler avec acharnement, portée par son désir de prendre soin d’Albert.

Elle lui rend visite pendant sa pause, elle apporte des noisettes grillées pour Bup. Elle promet à Albert d’obtenir la permission de s’occuper de lui à plein temps aussitôt qu’elle aura décroché son diplôme. Albert est touché, Candy est bien la seule à le combler d’attentions. Albert sent qu’on le déteste, sa fierté est atteinte, il sent bien qu’il est considéré comme un intrus dans cet hôpital, il n’a plus le moral, il déprime.

Candy est décidée à veiller sur lui jour et nuit, elle veut donc absolument réussir son examen.
Les efforts de Candy ont payé, elle est arrivée septième à l’examen.
Candy saute de joie à l’idée de pouvoir s’occuper d’Albert à plein temps et se précipite dans sa chambre pour lui annoncer cette bonne nouvelle. Il lui présente ses félicitations et lui dit qu’il aurait bien voulu lui faire un cadeau seulement il n’a pas un sou (s’il savait qu’il est richissime !).
On voit bien qu’Albert pense déjà aux cadeaux, c’est dans sa nature, il a toujours comblé Candy de présents.
Candy lui répond que sa plus belle récompense c’est d’obtenir le changement de service qu’on lui avait refusé pour s’occuper de lui.
Albert est touché, il lui dit : « Candy vous êtes merveilleuse ! » Même amnésique, Albert aime Candy et à chaque fois qu’il parle de Candy, il sourit.
Ils ont été conçus pour se retrouver inéluctablement et finir leur vie ensemble ; l’histoire se déroule aux Etats-Unis, et c’est très américain qu’un homme épouse l’infirmière qui l’a soigné avec toute son attention (c’est ancré dans le mythe américain de l’époque).

Candy apporte à Albert tous ses repas.
Archibald et Alistair ont invité Candy à aller passer la journée avec eux pour fêter son succès à l’examen. Elle demande l’autorisation à Albert : « Je peux y aller ? » Albert lui répond : « Mais bien sûr Candy » Ils se comportent comme un vrai petit couple et ce n’est pas fini…
Lorsque Candy s’en va, Albert l’appelle puis se ravise ; devant le sourire de Candy, il n’a pas osé lui faire ses adieux et la remercie pour tout.

En rentrant à l’hôpital, Candy se réjouit d’aller raconter sa journée à Albert mais elle découvre qu’il n’est plus là.
Comme à son habitué, Albert a disparu, laissant une Candy totalement perdue, paniqué, en détresse.
Elle trouve le mot d’adieu qu’il lui a laissé : « Merci Candy, je penserai toujours à vous, Albert l’homme sans nom. »
Candy est terrassée, les mots laissés par Albert raisonnent dans sa tête.
Elle se rappelle ce que lui avait dit Albert : « A quoi bon s’acharner à soigner un malade que tout le monde rejette, qu’on me laisse donc mourir comme je suis. »
Candy a terriblement peur qu’il meurt, le mot ‘‘mourir’’ raisonne dans sa tête ; dès qu’elle entend le mot ‘‘mourir’’, Candy est tétanisée, elle est terrifiée et traumatisée par la mort depuis le décès d’Anthony.
Elle sort à sa recherche, elle veut absolument le retrouver, elle le recherche désespérément dans toute la ville, elle interroge les passants qu’elle croise sur son chemin, la nuit tombe. Candy demande de l’aide à Alistair et Archibald.
Dans le manga, elle voit Georges passer en voiture, il a l’air très préoccupé (le lecteur doit comprendre qu’il s’inquiète fortement pour Albert qui a disparu). Candy craint que l’oncle William ne soit gravement malade, elle demande à Elroy s’il n’est rien arrivé à l’oncle William mais Elroy la chasse, Candy rencontre ensuite Alistair et Archibald.
Comme dans le dessin animé, ils l’aident à rechercher Albert. Candy s’en veut de ne pas être restée assez près de lui, elle a l’idée de se séparer des deux garçons pour chercher Albert.

Candy se dit que jusqu’à maintenant elle n’avait jamais eu à se préoccuper d’Albert ni à s’inquiéter pour lui, c’était lui au contraire qui s’inquiétait pour elle et qui la protégeait.
C’est tellement déstabilisant pour Candy, sans la protection et le réconfort d’Albert, elle se sent si fragile, perdue et à l’abandon, mais elle n’est pas inactive et passive : elle aussi est là pour soutenir, protéger et rassurer Albert.
Elle repense à tout ce qu’il a fait pour elle, elle l’a toujours retrouvé au moment où elle ne s’y attendait pas.
Candy pense soudainement à se rendre dans la nature, tel qu’elle le connait elle se dit qu’il aura cherché à se réfugier dans la nature. Albert et Candy se voient très peu et pourtant, Candy le connait très bien, un lien puissant les unit.
Elle se rend au parc national au bord du lac.

Parallèlement, Albert regarde le lac avec intensité et pense à Candy, son image lui apparait dans le lac, Albert dit : « Candy, douce et jolie Candy »
La lune se reflète sur le lac, Albert pense avec tendresse à Candy, aux moments où elle s’occupait de lui et se dit que ce n’était encore qu’une petite stagiaire. Il repense au moment où elle lui a annoncé qu’elle avait obtenu son diplôme d’infirmière, elle avait tant travaillé pour se consacrer exclusivement à lui.
Albert la remercie intérieurement de son aide mais il ne veut pas devenir pour elle une trop lourde charge, il lui rend le nom d’Albert qu’elle lui avait donné.
Albert veut retrouver son passé par ses propres moyens (ce qu’il n’aurait jamais réussi à faire), il parle intérieurement à Candy en lui disant qu’elle s’est trop dévouée pour lui, il ne veut pas être un fardeau.
Comme c’est beau la façon dont il pense à sa Candy ; d’avoir en lui cette pensée insoutenable de devoir la quitter son regard si triste se noie dans l’horizon, il ferme les yeux pour se la remémorer et se l’imprégner plus profondément, il en sourit car nul ne peut résister à Candy et lorsque ses yeux se ré-ouvrent, ils laissent place à un immense vide et une nostalgie absolue.
Comme son visage est adouci, apaisé et en repos lorsqu’elle est dans ses pensées :

 

Albert emmène Bup avec lui. Heureusement que Candy est très agile : elle escalade la grille du parc national en pleine nuit et se précipite près du lac ; Albert et Candy se ressentent, Candy crie le nom d’Albert.
Albert l’entend, se cache et ne lui répond pas, il ne veut pas être retrouvé, et rattrape Bup pour ne pas qu’il la prévienne.
Candy pleure et parle à Albert en disant qu’elle devrait le détester, ce n’est pas le sens du devoir qui la guide mais son attachement envers lui.
Albert l’entend et se demande pourquoi elle lui témoigne autant d’affection à lui qui n’est qu’un étranger pour elle.
Heureusement Bup le trahit, Candy entend le cri de Bup, elle se retourne, voit Albert et lui saute dans les bras. Candy est en larmes, elle lui dit qu’elle lui en veut de s’être enfui : « Je vous ai cherché partout si vous saviez ! » lui dit-elle en pleurs.
Albert lui demande comment a-t-elle deviné qu’il viendrait ici. Il lui dit qu’il n’est qu’un étranger pour elle, en tant que tel il n’a pas le droit d’exiger d’elle un tel dévouement.
En larmes, Candy lui confie : « Vous n’avez jamais été un étranger ni un inconnu pour moi. Je savais où vous trouver car je vous connais. Je sais que vous aimez la nature, que vous l’aimez depuis toujours. »
Elle lui demande de se souvenir de Lakewood, de la forêt, du lac, du parc zoologique de Londres, de l’Afrique.

Toujours en larmes et submergée par l’émotion, Candy lui révèle qu’ils se connaissent depuis des années.
Elle essaie de lui faire recouvrer la mémoire en lui rappelant la première fois qu’elle l’a vu (ce n’est pas la première fois mais Candy ne sait pas encore qu’il est son prince des collines) : quand sa barque a été emportée par les chutes et qu’il l’a sauvée, elle lui dit que si elle est encore de ce monde aujourd’hui c’est à lui qu’elle le doit, et par la suite, elle ajoute que chaque fois qu’elle était en peine elle venait le voir, et c’est auprès de lui qu’elle trouvait réconfort et compréhension.
Elle lui rappelle le jour où il est venu la consoler de la mort d’Anthony.
Candy lui dit qu’elle veut pouvoir apporter à l’Albert d’aujourd’hui le réconfort qu’elle a trouvé auprès de lui autrefois.

Albert lui dit que cela ne change malheureusement pas les choses car il ne sait toujours pas son nom de famille, ni d’où il vient ; d’après ce qu’il entend, il n’a pas de travail, il va de-ci de-là, il apparaissait, disparaissait, réapparaissait comme une feuille poussée par le vent, il se demande même s’il n’est pas criminel.
Candy lui assure qu’il est un honnête homme, elle le connait ! Albert s’énerve car elle prétend le connaitre mais ne sait rien de lui, il n’est qu’un prénom, il n’est qu’un oiseau de passage. Candy lui dit que pour connaitre une personne il n’est pas nécessaire de savoir comment elle se nomme, ce qu’elle fait, d’où elle vient, mais il suffit d’avoir jugé ses qualités de cœur et de dévouement.
Candy ajoute qu’elle prendra soin de lui, elle ne le quittera pas une seconde mais Albert refuse, il lui demande de retourner à l’hôpital, il lui dit adieu et bonne chance, et compte partir définitivement.

Ce moment m’a énormément émue : Candy est triste, elle a peur, affolée à l’idée de ne plus le revoir, elle le supplie de rester. Elle l’empêche de partir : « Albert ne partez pas ! Albert ! » le supplie-t-elle.
Albert lui répond : « Il le faut Candy, je suis un homme seul, c’est à moi seul de résoudre mon problème. Merci encore mais je promets que nous nous reverrons quand la mémoire me sera revenue. »
Candy pleure, elle court à lui en le suppliant de ne pas partir. Elle lui rappelle tout ce qu’il a fait pour elle en lui criant : « Oh Albert ne partez pas je vous en conjure ! Quand j’ai failli me noyer, quand j’étais en butte aux méchancetés d’Elisa et de Neil et quand Anthony est mort, c’est vous qui m’avez donné aide et réconfort, je ne l’ai jamais oublié. »
À ce moment, elle attrape la veste d’Albert, il se stoppe net, Candy lui dit que c’est à son tour à présent de l’aider. Albert se retourne vers elle en disant d’une voix touchée : « Candy »
Candy le supplie de la laisser prendre soin de lui, elle voudrait tellement lui rendre ce qu’elle lui doit. Sans savoir l’étendue des bienfaits qu’il lui a procurés, elle sait qu’elle lui doit beaucoup.

Candy lui dit en larmes : « Je sens que si je vous perdais tout à fait il ne me resterait plus rien. »
Il est important de relever que Candy prononce ces paroles pour Albert alors qu’elle n’est pas encore séparée de Terry.
Candy n’est rien sans Albert, sans lui elle est perdue, elle n’a jamais dit de telles paroles à aucun autre homme que lui, c’est tellement fort de dire à un homme qu’on est rien sans lui, qu’il ne nous reste plus rien sans lui.
Candy ne peut pas vivre sans Albert alors qu’elle peut très bien vivre sans Terry.
Fortement touché, Albert lui attrape l’épaule : « Candy ! Merci Candy de tout cœur. »
Candy lui répond : « Je vous l’ai dit c’est moi qui serais toujours en dette envers vous » Elle se sert très fort contre lui en pleurant et dit : « Oh Albert »
Par ses mots réconfortants et par ses gestes tendres et forts, Candy a redonné confiance en Albert, lui que tout le monde rejetait, il se sent soudain utile, aimé, exister ; une sensation de bien-être l’envahit lorsqu’elle est dans ses bras, contre lui, lorsqu’elle est avec lui.
Albert dit tout en la tenant contre lui : « Comme je me sens bien auprès d’elle. Comme j’ai l’esprit en repos et comme il me coûte de la quitter. »
C’est magnifique ! Ce moment m’a énormément émue, emparée, marquée, c’est l’un des meilleurs instants du dessin animé à mes yeux.
Cette douce scène nocturne déploie à foison les sentiments profonds, purs et sincères qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, virevoltent dans l’atmosphère des étincelles bouillonnantes, captivantes et passionnantes.
Cette nuit ensorcelante et sucrée enveloppe et met en lumière le couple le plus puissant de cette œuvre, elle démontre qu’Albert et Candy ne font qu’un, ils se combinent, s’apaisent et se complaisent mutuellement, ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre, ils se sentent perdus, vides et tristes lorsqu’ils sont loin l’un de l’autre.

 

Il est intéressant de noter que c’est la troisième fois qu’elle le supplie en ces termes : ‘‘Albert ne partez pas !’’ (La première fois c’était lorsqu’il l’avait consolée de la mort d’Anthony, et les deux autres fois sont relatées ci-dessus).
La pauvre Candy a l’habitude qu’Albert s’en aille et disparaisse, c’est une mauvaise habitude chez lui que de s’évaporer juste après l’avoir consolée mais la pauvre Candy a tant besoin de lui, elle ne peut pas supporter davantage qu’il s’éloigne d’elle de nouveau.

Candy était si bouleversée et anéantie à l’idée de perdre Albert qu’elle est bien décidée à ne plus le quitter et prendre soin de lui. Candy amène Albert à Archibald et Alistair. Ils partent ensemble à l’hôpital et découvrent que la chambre zéro est changée en grenier. Albert avoue que c’est de sa faute : avant de partir, il a dit adieu au docteur Bobson et au directeur, et ce dernier a cru qu’il ne reviendrait pas.
Candy va voir le professeur Leonard dans son bureau, il lui dit que cet homme est guéri de ses blessures, il n’y a plus aucune raison de le garder, il n’a jamais été question de le garder jusqu’à ce qu’il retrouve la mémoire. Le professeur lui dit que si elle veut s’occuper de lui c’est son affaire mais il ne le gardera pas ici.

Cette nuit-là, Albert dort dans le camping-car que son neveu Alistair lui a prêté, Candy aide Albert à se coucher et lui remonte les couvertures. Candy lui fait promettre qu’il ne s’enfuira plus, elle ne le supporterait pas.

Candy est à la recherche d’un appartement pour qu’ils s’y logent. Elle trouve un appartement à louer, le propriétaire est disposé à lui louer mais il refuse en apprenant qu’elle va y vivre avec un homme alors qu’elle n’est pas mariée avec lui, et qu’aucun lien de parenté ne les unit.

Albert et Candy se retrouvent seuls la nuit, dehors. Ils s’asseyent ; le regard brillant, Albert dit qu’il se sent très détendu et joyeux (c’est parce qu’il est avec Candy ! Il a retrouvé le sourire, la quiétude et l’apaisement à ses côtés).
Espérant lui faire raviver des souvenirs, Candy lui propose de dormir à la belle étoile, elle lui dit que s’il retrouve ses conditions de vie d’autrefois la mémoire lui reviendra peut-être.
À cet instant, des voyous arrivent, Candy et Albert se retournent : Candy est apeurée, Albert se met en garde, instinctivement son regard se referme.
L’un des voyous lance : « On fait la cour à sa p’tite mignonne ! »

Cette scène me fait fortement penser à une scène de Glass no Kamen presque similaire entre Maxime Darcy (Masumi Hayami en VO) et Laura (Maya en VO) qui marchaient côté à côté par une nuit enneigée, partageant le même parapluie.
Des hommes saouls passent près d’eux et leur disent : « êtes-vous des tourtereaux à un rendez-vous ? Tout bisous bisous l’un dans l’autre ouais !»
Les couples formés par Maxime Darcy/Laura, et Albert/Candy ont quelques similitudes.
Des regards extérieurs à leur milieu ont perçu qu’ils formaient un couple d’amoureux et leurs interventions n’ont d’autre but que de lancer des indices au spectateur.

Les voyous veulent leur extorquer de l’argent, Albert les rosse sous les yeux étonnés de Candy. C’est la première fois que Candy voit Albert se battre, elle est agréablement surprise et se dit : « Ce qu’il est fort ! ». Candy n’est pas insensible face à cet homme fort et puissant physiquement.
Elle se rappelle qu’il avait sauvé la vie de Terry attaqué par des voyous. Candy lui crie que c’est comme cela qu’il avait sauvé Terry, Albert tente de se souvenir, l’un des voyous en profite pour le repousser et fuir. Candy tente d’empêcher les voyous de s’en aller et leur demande de se battre, espérant que cela fasse retrouver à Albert la mémoire, mais ils en ont eu pour leur compte et partent, Albert leur a donné une bonne raclée.

 

Sur la route, Albert et Candy rencontrent Alistair et Archibald qui les recherchaient partout. Ils leur ont trouvé un logement, c’est l’appartement qui avait été refusé à Candy. Ils ont fait en sorte que l’appartement leur soit loué.
Candy quitte sa chambre d’hôpital pour vivre avec Albert.
Le professeur Leonard la prévient que si elle habite le même logement qu’Albert, cela serait nuisible à sa réputation et un mauvais exemple pour ses consœurs. Candy lui ment pour continuer à soigner Albert et lui dit qu’elle n’habitera pas avec lui.

À partir de l’instant où ils vont vivre sous le même toit, Albert et Candy vont passer de très beaux moments ensemble (surtout après la séparation de Terry et Candy).
J’aime tant les épisodes où ils ne vivent rien qu’à deux, ce sont mes épisodes préférés, on dirait vraiment un petit couple qui vit ensemble depuis de nombreuses années.

Lorsque Candy rentre le soir, elle découvre qu’Albert a préparé le diner, il n’aime pas rester sans rien faire, il est très actif.
Il est très à cheval sur la propreté, c’est l’un des défauts de Candy qu’il compte bien corriger, il lui dit d’ailleurs : « Et maintenant Candy, avant de passer à table, allez-vous laver les mains. »

Albert vient chercher Candy devant l’hôpital alors qu’elle lui avait demandé de ne pas venir, elle lui demande de faire comme s’ils ne se connaissent pas de peur d’être démasquée mais il est trop tard, le professeur Leonard les regarde par la fenêtre…
Albert était venu surveiller Candy, mais en route, il lui prétend qu’il est venu l’attendre à la sortie pour lui remettre la lettre qu’elle attendait.
Candy va la lire dans le parc : Terry ne doute pas de la pureté des intentions de Candy de vivre avec Albert, il lui dit que ce serait inadmissible s’il s’agissait de tout autre qu’Albert mais avec lui c’est différent écrit-il. Terry approuve donc que Candy vive seule avec Albert sous le même toit.
Terry ne se méfie pas un instant d’Albert, et il a bien tort, c’est parfois l’adversaire le plus dangereux dont on se méfie le moins.

En revenant chez elle, Candy tombe sur le professeur Leonard qui est dans son fiacre, il lui reproche de lui avoir menti. Démasquée, Candy est renvoyée du personnel de Sainte Joanna à moins qu’elle ne réintègre sa chambre.
Albert regarde la scène de la fenêtre. Même amnésique, Albert reste manipulateur puisque cette caractéristique comportementale fait partie intégrante de son être.
Avant d’entrer dans l’appartement, Candy sèche ses larmes et garde le sourire. Albert lui prépare un repas. Candy ne veut pas l’abandonner à lui-même, elle est bien décidée à rester vivre avec lui.
Albert lui demande ce que M. Leonard venait faire, il la regarde lui répondre qu’il venait voir là où ils habitent. Albert sait qu’elle s’est fait réprimander, mais Candy nie.
Même amnésique, Albert sait lorsque Candy ment, ses réactions n’ont aucun secret pour lui.

Ce soir-là, Albert fait des efforts pour se souvenir, mais ses efforts l’épuisent ; cependant, il ne veut pas que Candy le voit dans cet état, il a senti qu’il y avait quelqu’un derrière lui et se retourne : Candy le regardait.

Le lendemain, Candy se rend à Sainte Joanna, Albert a deviné qu’elle a été renvoyée. Il la regarde par la fenêtre et la voit pensive. Il décide alors de trouver du travail.
Comme expliqué dans la présentation de Candy, celle-ci réintègre son poste notamment grâce à l’intercession de quelques consœurs.

En rentrant à l’appartement, Candy ne trouve pas Albert ni Bup, elle a peur qu’il ne soit parti et s’effondre au sol en disant : « Moi qui étais si heureuse de savoir que chaque soir à mon retour quelqu’un m’attendait impatiemment. »
Candy se sent seule, complètement perdue sans Albert ; les larmes aux yeux elle regarde vers le ciel et voit l’image d’Albert, elle la regarde et dit : « Albert ! Son visage si doux ! Quand le reverrais-je ? »
Elle veut le retrouver, elle va s’enquérir de ses nouvelles auprès de M. Thomas, le propriétaire, qui ne savait même pas qu’il était parti. Candy sort à sa recherche. Elle sait qu’elle ne le trouvera pas dans les endroits où il y a foule, elle sait qu’Albert déteste la foule.
En route, elle voit Neil agressé par des voyous et le sauve.

Candy retourne à la maison et voit leur appartement éclairé ; soulagée et heureuse, elle s’écrie : « Albert est là ! Mon Dieu il est revenu ! »
Albert est effectivement dans l’appartement, il lui a préparé un repas. Candy a les larmes aux yeux en lui disant qu’elle l’a cherché partout dans toute la ville. Albert s’excuse et lui explique qu’il est sorti pour essayer de trouver du travail, il a trouvé une place de plongeur dans un bar. Candy refuse, elle veut qu’il reste tranquillement dans l’appartement pour se reposer mais Albert veut gagner de l’argent et en même temps tenter de retrouver la mémoire en exerçant une activité.
Il rit de retrouver une Candy toute sale, il devine qu’elle s’est battue, il la connait si bien.

Albert tente de retrouver la mémoire : « Candy, si vous saviez comme je m’en veux de vous décevoir. »
Candy lui répond : « Mais non, comment pourriez-vous me décevoir Albert puisque j’ai déjà oublié. » Candy aime le voir heureux.
Fidèle à lui-même, Albert lui dit : « Si vous alliez faire un brin de toilette ? »
Encore une fois, Albert n’apprécie pas le manque d’hygiène de Candy. Lorsqu’elle sera mariée avec lui, il veillera à corriger ce vilain défaut.
Candy dîne en lui racontant tout au sujet de Neil, et comment elle a pris sa défense.
Albert lui dit : « Candy je suis décidé à travailler, ne serait-ce que pour vous offrir une belle robe que vous emporterez quand vous irez à New-York. » Albert a cela dans son subconscient : les cadeaux ! Il a toujours offert des cadeaux à Candy, cela fait partie de son être.
Ne pouvant se séparer d’Albert, Candy veut qu’il l’accompagne à New-York, mais Albert lui dit qu’il ne veut pas être importun et troubler son intimité.
Mais dans le fond Albert est jaloux, il ne veut, en réalité, pas voir cette image de Candy auprès d’un autre, il ne supporte pas cette attention que Candy donne à un autre ; d’ailleurs, il ne peut s’empêcher de la taquiner au sujet de Terry pour le dévaloriser, lui montrer qu’il n’est pas pour elle, qu’elle mérite mieux qu’un homme qui se donne en spectacle.


Candy lit dans un livre que dans les cas d’amnésie rebelle, il est parfois possible de faire ressurgir le passé par un traitement de choc.
Candy prépare un piège au dessus de la porte : lorsqu’Albert entre, des citrons tombent sur sa tête.
Croyant que Candy l’a fait pour s’amuser, Albert en rit : « Gamine va ! » lui dit-il.
Puis, Candy fait exploser du pop corn, elle fait ensuite reculer la chaise d’Albert pour qu’il tombe au sol : Albert se cogne la tête contre la table puis contre la chaise.
Albert s’est fait mal mais il ne ressent aucune colère contre Candy, il ne lui en veut pas du tout.
Candy s’excuse, elle lui dit qu’elle ne voulait pas lui faire de mal mais lui donner un choc pour lui faire retrouver la mémoire. C’est effectivement une bonne chose, ces coups sur la tête lui font ressurgir des souvenirs, il entend un bruit de train.

Candy a l’idée d’organiser un pique-nique, notamment pour qu’Albert dissuade Alistair de s’engager au front.
Albert, Candy, Archibald, Alistair, Annie et Patricia partent ensemble.
Au cours du pique-nique, Albert leur dit : « Les soins et les attentions de chacun me font le plus grand bien et c’est à vous que je le dois, à vous Candy. »
Candy est touchée et ensuite fortement soulagée d’entendre qu’Albert sente revivre en lui certaines images.


À Pittsburg, Patricia a pris une affiche de Romeo et Juliette pour l’offrir à Candy.
Lorsque Candy rentre à la maison, Albert, sarcastique, lui dit : « Terry vous attend » et il regarde ses réactions : Candy appelle Terry et voit qu’il ne s’agit finalement que d’une affiche collée au mur. Albert se moque de Terry (de sa position délicate adoptée sur l’affiche) et la chatouille au sujet de cette grande affiche chétive, molle et risible. Albert est dans le fond agacé, agité par l’attitude de Candy, cela ne lui ressemble absolument pas de faire la ‘‘mijaurée’’ et de minauder devant ce spectacle affligeant ; s’il ressent ces fâcheux sentiments, c’est tout simplement parce qu’il l’aime fortement.
Même amnésique, Albert ressent de l’amour intense pour Candy.
On distingue encore mieux dans le manga les sentiments profonds d’Albert envers Candy.


Pendant l’absence de Candy qui était partie en Floride pour une mission spéciale, Albert s’ennuyait beaucoup sans elle.
À son retour, Candy a apporté des oranges de Floride pour lui.
Le regard d’Albert s’est illuminé en voyant Candy.
Ce n’est pas la première fois que Candy va lui apporter des oranges : c’est un fruit symbolique, en Orient l’orange symbolise notamment l’union de deux êtres destinés à vivre ensemble jusqu’à la fin des temps.


Candy confie à Albert que son premier amour n’était pas Anthony, mais le prince des collines. Candy se met à penser à lui. Cela est très important qu’Albert le sache car lorsqu’il aura recouvré la mémoire, il se souviendra que c’est lui le premier amour de Candy.

Candy a reçu une invitation pour la pièce de théâtre de Romeo et Juliette et un aller simple pour New-York, Terry lui demande de laisser seul Albert quelques temps si son état le permet.
Ce que Candy ne sait pas, c’est que Terry avait l’intention de la garder auprès de lui pour toujours, elle ne sait pas non plus que les circonstances factuelles ont changé : Susanna Marlow se retrouve amputée d’une jambe après avoir sauvé la vie de Terry, il a une responsabilité envers elle et Candy va lui laisser Terry.

Candy montre son invitation à Albert, elle veut avoir son accord, Albert la rassure en lui disant de partir sans crainte.
Mais Candy ne compte pas rester, elle a l’intention de revenir de Broadway : elle demande à Albert de lui promettre d’attendre son retour si la mémoire lui revenait en son absence. Albert le lui promet.
Avant de partir, Candy dit à Bup qu’elle lui apportera un beau cadeau. Albert est heureux qu’elle ait l’intention de revenir.
Ce que je trouve important, c’est qu’Albert sache que Candy ne comptait pas rester à Broadway. C’est important pour leur vie de couple future car lorsque Candy va revenir de New-York après avoir cédé sa place à Susanna dans la vie de Terry, Albert n’aura pas plus tard à se demander si Candy serait revenue si toute cette histoire avec Susanna n’était pas arrivée, il saura qu’elle avait l’intention de revenir auprès de lui.
Néanmoins, même si Candy avait l’intention de revenir auprès d’Albert, si Susanna n’avait pas eu cet accident, Terry n’aurait pas laissé Candy repartir, il l’aurait épousée.

Albert regarde Candy partir sous les flocons de neige qui tombent. Il dit avec profondeur : « Reviens-vite, j’ai besoin de toi, tu es ma mémoire, sans toi que deviendrai-je ? Tout est si paisible, si rassurant, quand tu es là. » Quelle sublime déclaration !

 

S’il lui avait dit cela de vive voix, Candy serait restée avec lui pour toujours.
Dans le manga, Albert se dit que ce qui compte le plus pour lui, c’est de continuer à vivre avec elle, il n’a pas besoin de retrouver la mémoire, il aimerait que tous les moments qu’il partage avec Candy ne s’arrêtent jamais.

En l’absence de Candy, Albert fait le ménage. Candy s’y était mise mais il trouvait qu’elle s’y prenait mal et comme il est poli et attentionné, il lui disait qu’elle n’allait pas assez vite.

Le destin de Candy est auprès d’Albert : à New-York, Terry et Candy se séparent à cause de Susanna Marlow. Terry devait se consacrer à elle en dette qu’elle se soit sacrifiée pour lui sauver la vie, mais c’est Candy qui a décidé de s’effacer, elle a fait preuve d’une extrême générosité en le laissant à Susanna.
Albert l’a échappé belle, il aurait pu perdre Candy si l’affaire Susanna Marlow n’avait pas eu lieu, mais le destin en a décidé ainsi : tous les hommes qui ont aimé et qui aiment Candy étaient voués à disparaitre pour qu’elle puisse retrouver Albert, son plus grand amour.

Candy revient brulante de fièvre et dans son délire, elle s’imagine seule au milieu de ces flocons de neige. J’explique précisément la dimension symbolique de cette scène dans ma présentation du couple Terry/Candy ; ce qui est à retenir ici, c’est qu’elle se retrouve une nouvelle fois seule et délaissée dans cette rude neige livide, comme le jour où elle a été trouvée bébé seule et abandonnée dans les collines enneigées de Melle Pony.
Mais par chance, Candy va de nouveau rapidement trouver refuge et réconfort auprès d’Albert, comme elle l’avait vécu le jour où elle a été recueillie par Pony.
Albert et Melle Pony sont ses plus grands boucliers contre les difficultés de la vie, ils symbolisent tous deux les protections les plus importantes, les plus sérieuses qu’elle n’ait jamais eues, ils sont pour elle la vigoureuse forteresse qui cheminera, conditionnera et verrouillera son parcours : Melle Pony était sa première protection (la mère) et Albert est la protection de toute une vie (le mari).

Albert est heureux de retrouver Candy, elle s’évanouit dans ses bras (dans le manga, on retrouve Albert avec les cheveux plus courts). Annie lui dit qu’elle a de la fièvre et qu’on l’a retrouvée évanouie dans le train.
Albert porte Candy dans ses bras, il remercie les amis de Candy, il la met au lit et leur dit de ne pas se faire de souci, il va s’occuper d’elle.
En faisant couler de l’eau, Albert se dit en riant : « Candy prendre froid, c’est vraiment bien mal la connaitre. »
Même amnésique, Candy n’a aucun secret pour Albert, il devine tout d’elle. Albert sait pertinemment que le mal de Candy n’est pas physique mais uniquement psychologique sans même savoir ce qui s’était exactement passé. Ah la la, il la connait par cœur sa Candy, si ce n’est pas de l’amour ça !

Il demande à Candy ce qui s’est passé, il sait que c’est en lien avec Terry. Candy pleure contre lui et lui annonce que tout est fini entre elle et Terry. Elle lui raconte tout. Albert lui attrape les mains et lui dit en la regardant intensément et profondément qu’il aurait fait de même, il ajoute que si Terry l’a tant aimée c’est parce qu’il avait deviné en elle une âme fière et généreuse.
Candy avoue à Albert les raisons pour lesquelles elle aimait Terry : « Et moi si je l’ai aimé c’est parce que je savais qu’il souffrait ! » Tout est dit dans cette phrase ! Candy avoue qu’elle aimait Terry parce qu’il était malheureux.
Albert lui dit : « Pleure petite Candy, tes larmes t’apporteront le soulagement et l’oubli. »
Il sait que ce n’est qu’une épreuve passagère dans la vie de Candy.
La fièvre de Candy commence à tomber, elle commence même à aller mieux psychologiquement, le fait d’être avec Albert, d’avoir vu le regard intense et profond d’Albert l’a immédiatement consolée. Candy se dit qu’elle a de la chance de l’avoir.

 

Dans le manga, Candy remarque qu’Albert s’est coupé les cheveux. Elle fait attention à ce genre de détail uniquement chez lui, ce qui prouve qu’elle se sent déjà mieux et surtout, qu’elle est attirée par Albert (encore une fois, Albert est le seul homme envers lequel Candy soit sensible au physique : elle n’était pas indifférente de le voir sans barbe, elle a été séduite de le voir sans ses lunettes et à présent, elle est attentive à sa nouvelle coupe de cheveux).
Albert sort et Candy apaisée se dit que c’est bon d’être auprès d’Albert, elle ajoute que c’est là qu’elle se sent le mieux.

C’est Albert qui l’avait consolée lorsqu’elle pleurait la perte d’Annie, c’est lui qui l’a consolée après la mort d’Anthony et c’est encore lui qui la console après sa séparation avec Terry : Albert est son réconfort, son consolateur.
Après cette séparation avec Terry, Candy s’est une fois de plus consolée dans les bras d’Albert qui est celui vers lequel elle s’est finalement toujours tournée.

Albert sort faire les courses pour préparer un grand diner à Candy et se fait renverser par une voiture. Il appelle Candy.

Une voisine prévient Candy qu’Albert a été renversé par une voiture, il a été transporté dans une clinique tout près d’ici.
Effrayée, Candy sort en robe de chambre pour Albert, elle court à toute vitesse le retrouver. Elle arrive à l’Happy Clinic, une toute petite clinique dans laquelle Candy découvre Albert allongé et endormi. Candy a peur, on dirait qu’il est mort, cela lui fait rappeler Anthony, elle le secoue et lui demande d’ouvrir les yeux, de dire quelque chose. Candy reste effrayée et traumatisée par la mort depuis l’horrible accident d’Anthony.
Le docteur Martin lui dit qu’il est blessé, il lui semble que ce n’est pas très grave. Candy s’énerve et le traite de charlatan incapable de faire un diagnostic. Le docteur lui dit qu’il faut attendre que l’accidenté reprenne connaissance, il a subi un traumatisme crânien. Candy dit qu’il en a déjà subi un qui lui a fait perdre la mémoire. Le docteur lui annonce que c’est tant mieux car ce nouveau choc pourrait la lui faire retrouver.
Albert se souvient de son accident, du train qui a explosé et qui lui a fait perdre la mémoire.
En se réveillant, Albert voit Candy et se demande qui est-ce, son visage lui est familier et il reconnait Candy.
Dans le manga, Candy est heureuse qu’Albert ait prononcé son nom en premier.
Le docteur recommande à Albert de ne pas faire de geste brusque, et il demande à Candy de l’adosser à l’oreiller.
Le docteur assure à Albert que ses souvenirs émergeront petit à petit car il vit dans une sorte de brouillard. Candy se rend compte que le docteur est plus savant qu’elle ne le croyait, elle lui en est reconnaissante de s’être si bien occupé d’Albert, elle est si soulagée qu’il aille bien, elle a tellement eu peur de le perdre, elle n’y aurait psychologiquement et émotionnellement pas survécu.

Candy et Albert partent ensemble, elle marche en le soutenant comme s’il ne pouvait marcher sans elle. Albert la regarde et se demande : « Quand j’aurai enfin retrouvé mon passé pourrais-je encore rester en sa compagnie ? » Albert est très épris de Candy, s’il retrouve la mémoire, il a bien peur de découvrir qu’une famille puisse l’attendre, si c’est le cas il ne pourrait pas, à son grand dam, envisager son avenir avec Candy (bien évidemment il ne sait pas qu’il est célibataire !).
Soudain ils s’arrêtent, de voir Candy en chemise de nuit, Albert enlève son pull et en habille Candy pour la réchauffer, il ne veut surtout pas qu’elle prenne froid ; il veut également lui montrer son attachement, il veut lui dire qu’elle est à lui, il la recouvre donc de son vêtement, toute heureuse et rassurée d’être avec lui Candy se sert tout contre lui.
Au Japon, c’est un symbole puissant que de recouvrir la femme que l’on aime avec son vêtement, c’est un symbole de mariage.
Cette scène est merveilleuse : Candy se blottit de toute sa tendresse contre Albert, elle se sent si bien auprès de lui, elle est apaisée, en sécurité, elle en ferme même les yeux. Albert est touché, il en sourit de plaisir et de tranquillité, il dépose sa main sur elle, lui attrape le bras. Candy ré-ouvre les yeux lorsqu’elle sent qu’Albert sert sa main sur elle comme pour lui rendre sa tendresse, puis elle referme les yeux de bien-être pour savourer cet instant.
Elle marche tout en étant agrippée à lui comme pour ne plus jamais qu’il ne la quitte, posant sa tête pleine de sérénité contre son bras, elle se sent si bien qu’elle en ferme de nouveau les yeux, ils rentrent ainsi amoureusement l’un contre l’autre chez eux.
J’aime énormément cette scène pleine d’amour :

 

Albert la connait, il sait que Candy ne tardera pas à reprendre le dessus sur l’affaire Susanna qui l’a conduite à se séparer de Terrence.
À l’hôpital, Candy pense à Albert, elle se demande ce qui se passera quand il retrouvera la mémoire, elle a peur qu’il ne reparte, qu’il la quitte, la laissant toute seule.
Candy travaille beaucoup pour oublier cette histoire avec Terry, mais dans le manga, Candy se dit que le temps est une chose étrange car elle a de nouveau retrouvé le moral, elle sait que c’est grâce à Albert mais elle ne réalise pas encore que si elle se sent si bien, si apaisée, et qu’elle s’est si rapidement remise de sa rupture avec Terry, c’est pour la seule raison qu’Albert est l’amour de sa vie. Si Terry était l’amour de sa vie, Candy ne se serait pas remise aussi facilement et aussi rapidement de leur séparation.
Cependant, elle a toujours considéré Albert comme son ami âme-sœur, elle ne se rend pas compte qu’il est bien plus que cela pour elle, même s’il l’attire irrévocablement. Son doux, son affectueux et son chaleureux sentiment est pour le moment refoulé, puisqu’elle ne connait en fait rien d’Albert. Cette transparence nuit à la relation amoureuse qu’elle pourrait s’imaginer auprès de lui, elle se cantonne donc pour le moment à le désirer et l’aimer inconsciemment.


Alors qu’elle se trouve à la mine de Graytown, Candy écrit à Albert pour lui donner de ses nouvelles. Albert rit de lire que Belle, la fille de la cuisinière Margaux, appelle Candy ‘‘Chandy’’.
Dans le manga, cette scène n’existe pas puisque Candy n’est jamais partie dans cette mine.

Candy est de retour à Chicago : avant de rentrer à l’appartement, elle achète des oranges de Californie, le marchand l’appelle madame, la prenant pour une femme mariée.
Candy dit à voix haute qu’elle est sûre que le jus d’orange fera du bien à Albert. Le marchand lui dit : « Votre mari sera bien content. »
Nous avons là deux signes manifestant qu’Albert est son futur mari :
- Le signe de l’orange (le fruit) : comme je l’ai dit un peu plus haut, en Orient, l’orange symbolise notamment l’union de deux êtres destinés à vivre ensemble jusqu’à la fin des temps.
- Le signe du marchand qui, voyant l’attitude de Candy, pense à une femme attentionnée qui fait des courses pour son mari.

De retour à la maison, Candy a du mal à faire la cuisine, Albert prend sa place. Candy lui dit : « Si je me marie un jour il faudra que je prenne une cuisinière. »
Dans le manga, elle dit qu’elle a l’impression qu’elle ne fera jamais une bonne épouse.
Albert se dit : « Sois sans crainte Candy, pour te faire aimer de celui qui deviendra ton mari tu n’auras pas besoin de le prendre par la gourmandise. Il te suffira de rester toujours telle que tu es. » Comme il l’aime !
Dans le manga, Albert se dit notamment que Candy fera une excellente épouse.
Albert ne le dit pas de vive voix car il ne connait pas son passé, il ne sait pas s’il a déjà une épouse, c’est pour cela qu’il a tant peur de retrouver son passé, il n’a pas envie d’être séparé de Candy, une forte connexion les relie.

En regardant son casse tête japonais, apparait dans l’esprit de Candy le médaillon de son prince des collines, elle se précipite à chercher sa boite à trésor. Elle repense au prince des collines, à Anthony, puis encore au prince des collines: « Où es-tu mon beau prince des collines ? Dix années ont passé et je l’entends encore comme si c’était hier. » Elle repense à lui et l’entend dire : « Tu es beaucoup plus jolie quand tu ris que lorsque tu pleures. »
Candy se dit : « Et toi Anthony qui lui ressemblait tant. »
Voici encore une scène qui prouve qu’elle recherche continuellement son prince, son souvenir reste vivace, elle avait aimé le prince des collines (Albert) en Anthony : tout la ramène à son prince, tout la ramène inévitablement à Albert.

Candy est renvoyée de l’hôpital à cause d’une conspiration d’Elisa et de sa mère (Neil n’est pas au courant de cette machination).
Dans le manga, c’est très différent, Candy n’est pas renvoyée à cause de Mme Legrand, c’est le professeur Leonard qui la renvoie de sa pleine volonté car elle vit avec Albert et il n’a jamais accepté de la réintégrer ; étant donné qu’Albert et elle ne sont ni mari et femme, ni membres de la même famille, Candy est jugée comme une fille pervertie menant une vie dissolue, à cette époque cela était très mal vu et ne se faisait pas (c’est Neil qui l’a dénoncée pour se venger de son refus de sortir avec lui.).

Candy pense à Albert qui va avoir de la peine en apprenant la mauvaise nouvelle et préfère la lui cacher.
Entre temps, Albert retrouve la mémoire en plein travail. Il est transporté dans un lit par ses collègues.
En se réveillant, Albert pense à Candy, il dit qu’elle a un si joli sourire, il a recouvré la mémoire, et dit : « et je vis aujourd’hui avec elle. »
Albert regarde le ciel, il se dit qu’il ne va plus pouvoir vivre sous le même toit qu’elle, il décide de lui cacher qu’il a recouvré la mémoire car il est bien décidé à assumer ses responsabilités et ne plus jamais s’éloigner de Candy puisqu’il a failli tout perdre, dont Candy, à force de disparaitre continuellement.

En traversant un parc, Candy rencontre Albert accompagné du docteur Martin.
Un lion s’est échappé, Candy saute dans les bras d’Albert en disant : « Oh Albert j’ai peur » Comme c’est mignon !
Albert sait comment s’y prendre, il recule doucement et fait face au lion. Mais Candy trébuche, le lion est sur le point de lui bondir dessus. Albert a peur, il la protège et pousse le lion déviant ainsi sa trajectoire, puis il empêche les propriétaires du lion de le tuer et il réussit à apprivoiser l’animal.
Dans le manga, Candy pleure à la clinique en faisant les bandages d’Albert, elle a tellement eu peur qu’il meurt, elle n’aurait pas supporté de le perdre. Albert en est heureux et touché.


Dans le manga, Albert a caché les journaux mentionnant que Terry abandonne le rôle de Romeo mais Candy les a trouvés en faisant le ménage. Même amnésique, Albert reste manipulateur. Il avait caché les journaux car il ne voulait pas que Candy ait de la peine.
C’est un peu plus tard dans le manga, dans la rue, que Candy lit dans un journal que Terry a abandonné le théâtre avant de disparaitre.
En rentrant à la maison, (il avait entre temps recouvré la mémoire depuis le jour où il avait caché les journaux), Albert découvre que Candy a lu les journaux, il comprend et ressent toutes ses pensées, toutes ses émotions, il sait que Candy a de la peine pour Terry et qu’elle a envie une nouvelle fois de le consoler, le secourir, mais qu’elle ne le peut plus désormais.
Il se dit que Candy a déjà eu tant de peine, qu’il aimerait tant la rendre heureuse.

Albert klaxonne Candy en route : il a remis ses lunettes fumées. Candy est étonnée qu’il soit en voiture. Albert, qui a le mensonge très facile en tant que grand manipulateur, lui prétend que le patron du cirque d’où s’était échappé le lion lui a présenté l’un de ses amis qui l’a engagé comme conseiller pour s’occuper de sa ménagerie et l’a payé d’avance.
Pleine de joie, Candy monte dans la voiture.

Albert l’emmène dans un parc au bord d’un lac éclatant, il a fait exprès d’apporter de la nourriture pour une seule personne (il prétend à Candy que lorsqu’il a payé la voiture, il ne lui restait plus d’argent), il savait que Candy allait lui proposer qu’ils partagent ce repas.
Albert partage le sandwich en deux moitiés et tend à Candy sa part, il lui fait une véritable déclaration d’amour que je trouve splendide, sa demande en mariage est pleine d’éloquence, de symbolisme et elle est confessée tout en finesse et romantisme :
« Il est agréable de pouvoir partager ce que l’on a avec ceux que l’on aime.
Et pas seulement les joies mais aussi les soucis et les peines, nous les partagerons aussi voulez-vous ? Promettez-le-moi ! » Il vient de s’engager auprès d’elle, il la regarde avec tant d’amour, tant de tendresse et il scrute ses moindres émotions. Comme c’est beau !
Dès qu’il lui a dit « Il est agréable de pouvoir partager ce que l’on a avec ceux que l’on aime » Candy a eu une réaction : « Oh ».
Quand il finit sa déclaration, Candy lui dit : « Oh Albert ! » Candy en pleure, elle est submergée par l’émotion, jamais personne ne lui avait témoigné une si sincère importance. Albert est heureux et comblé qu’elle soit touchée et réceptive à sa demande.
Elle a compris sa déclaration et malgré la peur d’une déception future, elle accepte sa demande : « Je vous le promets »
Ils se promettent de construire un avenir ensemble, un avenir scellé par une union, un avenir qui enlacera leur couple de toute sa force et de son courage, de tout son soutien et de son réconfort, de toute sa tendresse et de son amour. Le symbole du sandwich partagé en deux est tout à fait significatif.
C’est l’une de mes scènes préférées du dessin animé, et celle d’une très grande puissance :

 

Albert avait failli perdre Candy en ne restant que dans l’ombre (il y a parfois des inconvénients à rester dans l’ombre) ; suite à sa malheureuse (mais bénéfique) expérience de l’amnésie, il a compris les dangers engendrés par son comportement.
Lorsqu’Albert était amnésique, personne ne savait qu’il était l’oncle William, personne n’a au départ tenté de le chercher car il est réputé pour disparaitre et réapparaitre (il a une réputation d’homme libre dans le sens où il aime partir à l’aventure) ; quant au manga, tante Elroy et Georges étaient très préoccupés et paniqués, ils ont de suite compris qu’Albert avait disparu mais ils ne savaient guère où le retrouver.
Amnésique, Albert était complètement perdu et vulnérable, mais il sentait qu’il avait un lien profond qui l’unissait à Candy et dans le manga, peu lui importait de retrouver la mémoire à partir du moment où il était avec elle.
Dès qu’il a retrouvé la mémoire, il l’a demandée en mariage afin qu’elle soit sienne à jamais et désormais, il va revenir dans la lumière, assumer ses responsabilités et ne plus jamais quitter Candy.
C’est cette perte de mémoire qui a fait prendre conscience à Albert qu’il devait dévoiler au grand jour sa véritable identité (qu’il est l’oncle William) et ainsi tout révéler à Candy afin d’arranger tout le mal qui s’est passé (les méfaits des Legrand) et pouvoir ensuite l’épouser....


Lorsque Candy a été piégée par Neil qui l’a attirée dans sa maison, elle s’est enfuie par la fenêtre et s’est retrouvée dans un endroit inconnu dans lequel elle n’était jamais venue auparavant.
Heureusement Albert la rejoint en voiture, il lui dit qu’il la cherchée partout.

Dans le manga, Candy est effrayée, il fait nuit, elle ne sait pas où elle est, elle a peur de croiser un fantôme, elle se met à prier en tenant la croix de Melle Pony, elle prie Dieu de rentrer saine et sauve chez elle. Soudainement, elle entend une présence derrière elle, Candy se retourne et découvre son sauveur : Albert !
Dieu a exaucé sa prière en la personne d’Albert, le destin les conduit éternellement l’un à l’autre.

Je trouve cette séquence splendide, Albert est vraiment magnifique dans le manga.

Candy lui saute dans les bras en larmes, Albert lui demande pourquoi pleure-t-elle. Candy prétend qu’elle est un peu fatiguée. Albert lui fait cadeau d’une robe qu’il vient de lui acheter cet après-midi, il prétend qu’il s’est fait un pourboire.
Candy doit l’enfiler pour ne pas prendre froid. Pendant qu’elle s’habille, Albert se retourne et lui dit que la nuit tombait, ne la voyant pas rentrer, il est allé jusqu’à la clinique du docteur Martin, des enfants lui ont dit qu’un homme était venu la prendre en voiture et qu’elle était partie en direction du lac. Candy est contente qu’il se soit inquiété et lui demande s’il avait cru qu’on l’avait enlevée.
Albert lui dit qu’il la sait capable de se défendre, il ajoute : « Mais quand on est ravissante il faut s’attendre à devenir la proie des ravisseurs. » Il parle un peu de lui car il la veut tout à lui.
Candy lui répond, heureuse : « Oh Albert ! » Albert lui dit d’un rire manipulateur : « Je plaisantais »
Il continue : « Cette robe vous va à merveille Candy. »
En route, Candy est très surprise par le nombre de fois où Albert l’a secourue et aidée quand elle courait un danger. Candy lui raconte tout ce qui s’est passé avec Neil.
Albert est en colère contre Neil et ses manières indignes d’un jeune homme censé être issu de la haute société.
En roulant, Albert se dit : « Je ne crois pas que nous puissions continuer de cohabiter ensemble elle et moi. »
Albert sait qu’il doit partir car il vit avec Candy dans le même appartement et il ne veut pas qu’elle sache qu’il a retrouvé la mémoire au risque de devoir tout lui divulguer.
Mais il va partir pour mieux réapparaitre et tout lui dévoiler car il ne veut plus revivre cette expérience angoissante.
Albert a décidé de lui révéler qu’il a retrouvé son passé mais avant cela, il doit dévoiler au grand jour qu’il est « l’oncle William », assumer ses responsabilités pour enfin vivre avec Candy et ne plus jamais la quitter.

 

Dans le manga, Albert embrasse Candy sur le front pour la consoler, ce baiser envahit Candy d’un sentiment de bien-être, et elle se sent tout à coup heureuse.
Enveloppée dans le manteau d’Albert, Candy pose sa tête contre son épaule et commence à s’endormir en se disant qu’il est toujours là quand elle est triste. Candy s’endort paisiblement contre lui car elle se sent bien avec lui.
Cette scène est symbolique : Candy est enveloppée dans le manteau d’Albert, c’est lui qui l’en a recouverte, c’est un geste symbolisant la protection maritale, Albert la protégera à jamais et pour toujours [on retrouve ce symbolisme du vêtement dans d’autres couples de dessins animés, par exemple : Charlie et Yû (Creamy Mami), Jacquot et Vanessa (Vanessa et la magie des rêves), Maxime Darcy et Laura (Glass no Kamen) etc.]

Aussi, dans le manga, Candy se sent réjouie à l’idée de préparer un bon diner pour Albert, elle transporte gaiement plusieurs livres de cuisine et s’imagine Albert heureux du résultat. On a vraiment là l’image d’un couple de jeunes mariés.


Des patients disent à Candy que d’après certaines personnes Albert ne travaille pas, qu’il fréquente des gens peu recommandables au parc et dans les bars (ce sont en fait ses hommes de main), que Candy est naïve et qu’il vit à ses crochets. Candy s’énerve et ne doute pas un instant de l’honnêteté d’Albert. Un patient lui dit qu’il l’a vu parler dans un café à voix basse à deux personnages de mauvaise mine. Candy se dit qu’il se passe tout de même de curieuses choses, il s’est acheté une voiture, il lui a offert une robe…
Elle fait un saut à l’institut zoologique pour en avoir le cœur net : on lui dit que personne ne s’appelle Albert ici et il n’y a pas d’assistant. Candy a un choc. Elle se demande d’où lui vient tout cet argent, elle a tellement confiance en Albert qu’elle se dit que ces hommes à l’allure douteuse ont profité de son amnésie.
Candy n’a évidemment nullement conscience qu’Albert a retrouvé la mémoire et que les hommes qu’il rencontre sont en réalité ses hommes de main auxquels il donne des instructions.

Albert prépare son arrivée au grand jour en rencontrant ses hommes de main mais un jour il rencontre Terry, saoul et brisé. Albert, qui est bien décidé à garder Candy rien que pour lui, le convainc de partir et de ne plus jamais revoir Candy.
Albert a très bon cœur, il se prend de pitié pour Terry et le console mais jamais il ne lui remettra sa Candy, il a bien failli la perdre une fois, il a compris la leçon et il est bien décidé à cesser de n’être qu’un homme de l’ombre, les dangers qui en découlent ont failli lui coûter Candy.
Terry repart pour le plus grand soulagement d’Albert.

Définitivement débarrassé de Terry, Albert s’en va l’esprit tranquille et le cœur rassuré ; avant de partir il regarde Candy dormir : « Candy, pardonne-moi de ne pas t’avoir révélé que j’avais recouvré la mémoire mais je ne t’encombrerai plus désormais, je n’oublierai jamais ta gentillesse, merci Candy pour tout ce que tu as fait pour moi. »
Avant de partir, Albert a mis le feu de la cheminée, préparé la table et le petit-déjeuner de Candy.
En se réveillant, elle découvre une lettre d’Albert sur la table qui lui écrit qu’il a retrouvé son passé. Elle se précipite dans sa chambre puis part rapidement à la clinique. Le docteur Martin lui répète qu’Albert a l’intention de quitter le pays ; avant de partir, Albert lui a confié Candy, et lui a demandé de bien prendre soin d’elle.
Le docteur lui dit qu’il l’a vu monter dans une automobile qui l’attendait, il a vu deux silhouettes à l’intérieur.
Candy se demande s’il n’est pas victime d’une bande de maître-chanteurs. Elle n’a pas idée qu’il s’agit de deux hommes de main d’Albert.
Candy veut le retrouver à tout prix, elle le recherche dans les rues, les parcs, au port. Désespérée, à l’abandon, Candy parle intérieurement à Albert, elle lui demande où est-il ? Pourquoi est-il parti ? Elle était heureuse de s’occuper de lui, elle lui dit que retrouver son passé n’est pas une raison pour la quitter. Elle se souvient de sa demande en mariage, elle pense qu’il a dû faillir à sa parole, elle pleure, elle tremble de savoir qu’il n’était pas disponible pour être deux, elle se sent terriblement abandonnée et seule au monde.
Elle est loin de s’imaginer que son Albert part pour mieux revenir.

Candy erre comme une âme en peine, elle a recherché Albert toute la journée.
Candy comprend à présent l’angoisse et la douleur de Patricia : « Comme je te comprends, le danger qu’il court là-bas t’angoisse comme pour moi à la disparition d’Albert. »
Candy ressent l’angoisse et la douleur qu’éprouve une jeune fille qui se retrouve sans nouvelle de l’être aimé, Candy n’avait jamais ressenti tels sentiments ce qui démontre que le sentiment qu’elle éprouve pour Albert n’est rien d’autre que de l’Amour.

Dans le manga, après la mort d’Alistair, Candy est montée sur un arbre très haut pour parler avec Alistair qui aimait tant le ciel. Albert rejoint Candy, surprise et étonnée qu’il sache si bien grimper aux arbres, il est une fois de plus venu la consoler.

Dans le dessin animé, Candy se demande pourquoi Albert n’est pas venu à l’enterrement d’Alistair, mais elle ne lui en fait pas le reproche, les journaux n’en ont pas parlé, elle se dit qu’il n’a pas pu le savoir (elle ne sait pas encore qu’Albert y a assisté au loin).
L’âme en peine, bouleversée et complètement perdue, Candy pleure, elle pense à Albert, elle se sent tellement abandonnée, elle a besoin de lui pour la réconforter, elle se demande où est-il, que fait-il, que va-t-il devenir, elle ne cesse de l’appeler intérieurement et de voir son image, elle veut le revoir.

Dans le manga, une locataire fait pression sur Candy pour qu’Albert quitte le domicile à cause des rumeurs qui circulent à son sujet, elle exige qu’Albert parte ou que Candy parte avec lui. Candy s’énerve, prend ardemment la défense d’Albert et crie qu’elle s’en va avec lui parce qu’elle croit en lui. Candy ne sait pas qu’Albert a tout entendu, il est tellement fier de l’entendre parler ainsi de lui, elle place toute sa confiance en lui, elle le soutient comme une épouse place confiance et soutient son mari, à aucun instant elle ne doute de lui.
Ce soir là, Albert trouve Candy endormie sur la table et la recouvre d’une couverture (on retrouve une fois de plus toute la dimension symbolique protectrice du revêtement).
Albert lui a laissé une lettre, il lui avoue qu’il est au courant de tout à propos des commérages des locataires, il la remercie pour sa confiance, et lui avoue avoir retrouvé la mémoire grâce à elle. Albert lui laisse de l’argent avant de partir (pour mieux revenir).

La maison lui parait bien vide, la solitude lui est pesante, elle repense à Albert qui lui préparait à manger, elle revoit Albert dans toutes les pièces, elle revit les instants qu’ils ont vécus, elle est telle une femme abandonnée par son mari.

Dans le manga, le docteur Martin lui dessine des portraits d’Albert que Candy colle dans les rues. Candy le cherche partout, elle prend même un homme pour lui dans la rue.
Candy ne trouve plus le sommeil, tout est vide, tout est triste sans Albert, désespérée elle se demande où il est, elle a envie de le revoir de suite.
Malgré toutes les fois où il est parti sans lui dire où il allait, toutes les fois où il a disparu, Candy dit qu’elle ressent qu’ils se reverront, Candy sait qu’ils sont faits pour se retrouver et ne plus jamais se quitter pour la simple raison qu’Albert est la providence qui a été mis sur son chemin depuis son plus jeune âge, il est sa réussite, son bonheur, sa richesse et son avenir.

Candy reçoit un colis provenant de Rockstown de la part d’Albert : il lui offre un manteau pour le printemps. Il lui écrit qu’il pense à elle. Candy se rend à Rockstown dans l’espoir de l’y retrouver.
Là-bas, elle découvre avec stupeur un petit chapiteau mettant en vedette Terrence, il est devenu alcoolique et joue dans une troupe ambulante, dans un endroit misérable. D’avoir vu l’image de Candy le regarder avec des yeux si tristes fait prendre le dessus à Terry qui retrouve l’inspiration et retourne auprès de Susanna pour essayer de tout recommencer à zéro.
Candy n’a pas rencontré Albert à Rockstown et se demande s’il n’a pas manigancé cette rencontre avec Terry.
Dans le manga, Albert n’a pas rencontré Terry à Chicago, mais il a délibérément envoyé Candy à Rockstown pour que Terry se ressaisisse et retrouve confiance ; Albert savait que Candy motiverait et redonnerait espérance, espoir à Terry ; aussi, notez comme il a entièrement confiance en Candy : il sait que Candy et Terry ne se remettront pas ensemble, que Terry est une histoire qui appartient désormais au passé, que Candy a définitivement tourné la page sinon Albert n’aurait jamais pris le risque de l’y envoyer, n’oublions pas qu’Albert est un être manipulateur.

Candy retourne chez elle : on découvre que Candy et Albert ont deux tasses avec leurs initiales comme un couple d’amoureux (cela me fait penser aux tasses de Nicky Larson et Laura hi hi), c’est Candy qui les a achetées, elle repense à tous leurs bons moments : ils choisissaient ensemble la couleur des rideaux (Albert se pliait toujours au choix de Candy), ils avaient des pyjamas assortis (ils sont tel un petit couple marié depuis des années).
Candy se sent triste d’être seule dans cet endroit qui ravive tant de souvenirs heureux, elle a la nostalgie d’Albert. Elle pense à retourner chez sa maman, Melle Pony. À cet instant, M. Georges vient la chercher pour l’emmener auprès de tante Elroy qui la demande : c’est là qu’elle apprend qu’elle doit épouser Daniel sur ‘‘ordre’’ de l’oncle William.

En pensant à Albert qui lisait le journal tous les jours, Candy a l’idée de faire passer quelques lignes dans les messages personnels des petites annonces dans l’espoir qu’il les lise et prenne contact avec elle. Elle lit dans les annonces que le bruit court que M. William va bientôt se montrer officiellement en public. Elle est loin de réaliser que c’est Albert qui prépare son entrée au grand jour.

Lorsque Candy a été piégée par la famille Legrand qui a convaincu tante Elroy de la contraindre à épouser Neil, on lui a fait croire qu’il s’agissait d’un ordre de l’oncle William.
Désespérée, Candy pense à Albert, elle a besoin de ses conseils.
Puis elle repense à l’annonce officielle du journal : l’oncle William va faire son entrée officielle à la banque de Chicago. Elle s’y rend pour lui parler, deux gentilles domestiques la laissent partir.
Dans le manga, c’est Georges qui conseille à Candy de se rendre rapidement à Lakewood pour y voir l’oncle William.
Dans le dessin animé, elle rencontre Georges à la banque de Chicago, elle lui confie qu’on veut la forcer à épouser Neil, que c’est un ordre de l’oncle William. Georges est fortement surpris, d’autant plus qu’il connait les sentiments d’Albert envers Candy, il demande immédiatement une voiture pour la conduire à Lakewood, là où se trouve l’oncle William.

Candy se rappelle de si bons souvenirs en arrivant à Lakewood.
Georges conduit Candy dans l’appartement de l’oncle William. Candy a la gorge serrée.
L’oncle William lui tourne le dos, assis dans un fauteuil, soudainement le fauteuil tourne lentement et Candy découvre Albert, très élégamment vêtu.
Candy n’a toujours pas compris que c’est lui l’oncle William, elle lui dit qu’il faut qu’il se cache sinon les domestiques vont le chasser.
Albert lui dit d’un ton attendri et rieur : « Chère petite Candy, soyez rassurée je n’aurai plus dorénavant besoin de me cacher parce qu’en réalité je me nomme William Albert André. »
Il lui révèle enfin qu’il est le mystérieux grand oncle William. Candy n’arrive pas à y croire.

 

Dans le manga, Candy, émue aux larmes, trouve Albert éblouissant dans la lumière.
Envahie par l’émotion, Candy en perd brusquement ses forces et tombe au sol. Albert la relève, ils se regardent longuement et fixement.
Le cœur battant à tout rompre, Candy pense au destin qui la mène continuellement à Albert, il a toujours été là pour la protéger, la rassurer, la consoler, lui donner courage, la sauver et elle pense enfin à sa sublime déclaration pleine de romance et de subtilité symbolisée par le partage du petit morceau de pain.
C’est si merveilleux pour Candy, elle a l’impression de vivre un rêve éveillé.
Albert précise bien à Candy que pour elle, il ne veut pas être l’oncle William mais simplement Albert. Cette phrase est pleine de sens, il veut faire comprendre à Candy qu’il veut être plus qu’un oncle, qu’un tuteur, qu’un ami ou quoi que ce soit d’autre qui les tienne éloignés, il veut lui faire comprendre qu’il est prêt et qu’il veut maintenant être et jouer son rôle de prince des collines, l’homme qui l’a toujours fait rêver, celui dont elle est amoureuse purement et sincèrement.

 

Albert lui explique que chez les André ‘‘grand oncle’’ est un titre et non un degré de parenté, et les raisons pour lesquelles il n’assumait pas encore ses responsabilités au grand jour (je le détaille dans le début de la présentation d’Albert).
Albert demande à Candy à quoi pense-t-elle, il veut toujours savoir à quoi elle pense ; en l’occurrence, il veut savoir ce qu’elle pense de cette nouvelle si inattendue.
Candy lui répond qu’elle s’était toujours imaginé le grand oncle William comme un monsieur à l’air à la fois bon et autoritaire.
Candy lui demande pourquoi n’a-t-il pas assisté aux funérailles d’Anthony. Albert le souhaitait vivement mais il ne pouvait pas le faire aussi longtemps qu’il n’avait pas été officiellement reconnu et intronisé. Il a dû se contenter de le faire de loin et à l’insu de tous (comme pour Alistair).
Albert est triste à la pensée de ses neveux disparus ; pour chasser ces mauvais souvenirs, il emmène Candy prendre l’air.

Albert se confie à Candy, il lui dit tout ! Il l’emmène au parc, un lieu riche en réminiscences et en souvenirs de toutes sortes, il y a passé toutes ses jeunes années et y est venu s’y recueillir pour rassembler ses pensées et faire le point avant son apparition officielle.
Candy lui dit que pour elle aussi ce parc est plein de souvenirs, elle en est bouleversée.
Albert lui rappelle la vieille maison où il vivait au milieu des animaux et l’emmène y faire un tour. Ils la gagnent en cheval. Albert l’amène près des chutes d’eau, là où elle était tombée et qu’il l’a sauvée. Candy lui dit qu’à présent elle ne s’étonne pas et comprend que ce n’était pas par hasard qu’elle l’a rencontré, puisqu’il est le maitre des lieux.
Ils se rendent ensuite à la vieille maison, elle n’a pas changé. Candy se rappelle du test des animaux, quand elle s’est réfugiée là-bas lorsque Mme Legrand voulait l’envoyer au Mexique.
Candy se rappelle aussi quand il l’a tirée des griffes des bandits au Mexique, et de son adoption.
Candy lui demande pour quelle raison l’a-t-il adoptée (je précise que Candy a renoncé à être une André, il n’y a donc aucun empêchement au mariage entre ces deux êtres).
Albert lui répond qu’il a reçu une longue lettre d’Archibald, Alistair et Anthony le suppliant de l’adopter officiellement mais il avoue que ce n’était pas la seule raison : dans son regard, il y avait une expression qui lui rappelait sa sœur ainée, la mère d’Anthony. Albert précise qu’elle était à la fois vive et douce comme Candy.
Candy lui rappelle beaucoup sa sœur physiquement et émotionnellement, Albert a aussi retrouvé en Candy les précieuses qualités de sa sœur qu’il aimait tant, que rares femmes peuvent détenir ou ressentir, comme être joyeuse en toute situation, avoir une fraicheur continuelle, incarner la douceur et la bonté permanentes, posséder tant de tendresse et d’amour pour son prochain.

À la mort de sa sœur, Albert s’est retrouvé terriblement seul, c’est une des raisons qui l’ont poussé à fuir la compagnie des autres membres de sa famille.
Candy se dit : « Albert lui aussi a connu la solitude. Il ne s’est pas révolté contre la vie au contraire. »
Intérieurement, elle fait la comparaison entre Terry et Albert : Terry connaissait la solitude et s’est révolté contre la vie alors qu’Albert aime la vie, il a consacré la sienne à venir en aide aux plus démunis et aux animaux.
Et elle se souvient du jour où il l’a consolée après la mort d’Anthony, elle comprend à présent pourquoi il lui disait qu’elle n’est pas la seule à souffrir des difficultés de la vie, car lui aussi a souffert.
Albert confie qu’il s’était dit que l’éloignement serait le meilleur remède pour aider Candy à oublier son chagrin. C’est pourquoi il l’a envoyée à Londres sous prétexte de parfaire son éducation.
Albert lui demande si elle lui en a voulu de l’envoyer si loin. Candy lui répond que « pas du tout », cela lui a donné les moyens de suivre la voie qu’elle s’est choisie.

Près du lac, Candy se remémore que c’est là-bas en Angleterre qu’elle a rencontré Patricia, retrouvé Annie, s’est amusée avec Archibald et Alistair, a retrouvé sans joie Neil et Elisa toujours aussi méchants, et Terry qui l’avait prise sous sa protection. Elle se rappelle surtout avoir rencontré celui qu’elle appelait M. Albert.
Candy se rend compte désormais que cette rencontre n’avait rien de fortuit : « C’est pour veiller sur moi, n’est-ce pas, que vous étiez venu à Londres sous prétexte de vous occuper d’un zoo ? » lui demande-t-elle.
Albert le confirme, il lui dit qu’elle était amoureuse de Terry et il s’en était vite rendu compte (voyez comme il parle au passé).
Albert connaissait les sentiments de Terry pour Candy et savait qu’il pouvait se fier à lui, c’est pourquoi il est parti pour l’Afrique (mais ensuite, il a eu peur qu’elle reste au collège et que Terry la lui prenne, il lui avait écrit pour lui suggérer implicitement de partir du collège si elle n’y est pas heureuse. Puis, sachant que le collège était strict, il ne pouvait pas s’imaginer une seule seconde que Candy quitterait l’Angleterre et qu’elle pouvait ainsi retrouver Terry, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est revenu précipitamment d’Afrique. Albert était d’accord pour qu’elle quitte le collège en sachant que Terry y était, mais une fois sachant que Terry n’y était plus, il ne voulait pas qu’elle quitte Saint-Paul.)
Dans le manga, Albert n’a jamais dit qu’il pouvait se fier à Terry.

Candy se souvient lui avoir confié Charlotte, lui avoir dit qu’elle était privée de festival et comprend pourquoi il lui a envoyé les costumes de Romeo et Juliette. Albert en rit, il savait qu’elle avait décidé de s’évader de la chambre de méditation par un moyen ou un autre, et que ces déguisements lui faciliteraient les choses.

Albert lui dit que quelques temps plus tard, il a eu la mauvaise surprise d’apprendre par une lettre de Georges qu’elle avait quitté le collège. Candy lui dit qu’elle avait décidé de choisir sa voie et de la suivre comme il l’a fait, lui et Terry.
Albert l’a compris quand il a reçu sa lettre lui faisant part de son intention de faire des études sérieuses pour devenir infirmière.
Albert a suivi au loin ses progrès grâce à Georges, il ne lui révèle pas qu’il est revenu d’Afrique car il a eu peur qu’elle finisse avec Terry.

Mais en traversant l’Italie, le train où il a pris place fut pris sous un bombardement. Albert doit sa guérison à Candy, elle est sa mémoire comme il le disait si bien : « Candy, jamais je ne pourrai te remercier comme tu le mérites de ton dévouement et des soins que tu m’as prodigués pendant tout le temps où ma mémoire avait sombré. »
Candy lui dit que c’est elle qui s’estime encore en dette envers lui pour tout ce qu’il a fait pour elle dans le passé.
Albert lui révèle que par bribes la mémoire lui est peu à peu revenue, il a repris contact avec Georges, et préparé son retour dans le monde comme chef de la famille.
Candy comprend à présent ses allées et venues ainsi que ses rencontres avec des inconnus qui intriguaient les voisins.

Albert est au courant qu’elle a des choses importantes à lui dire, et les lui demande. Candy ose à peine lui poser sa question depuis qu’elle sait que c’est lui l’oncle William, car elle a une entière confiance en lui, elle l’écoute et le respecte.
Elle lui demande pourquoi veut-il la forcer à épouser Neil, ce garçon qu’elle déteste. Albert est très surpris. Candy lui répète que Mme Legrand, Elisa et tante Elroy lui ont affirmé que c’est sur son ordre. Albert lui assure qu’il n’a jamais donné un tel ordre.
Candy comprend qu’elles lui ont encore tendu un piège.
Albert rassure Candy, dissipe toutes ses craintes et lui assure que jamais il ne permettra une chose pareille : « Tu peux te fier à moi pour régler cette affaire et prendre au besoin les sanctions qui s’imposent. »
Candy est émue aux larmes et le remercie de tout cœur, elle a tellement eu peur qu’on la force à épouser Neil.
Albert lui demande avec le sourire de sécher ses larmes et de lui faire un sourire : « Eh bien tu vois tout se termine bien. »
Albert la tutoie à présent, il lui propose de retourner passer quelques temps auprès de Melle Pony pour se remettre de toutes ses émotions et faire le point sur ses projets d’avenir.

 

Albert a l’intention de lui révéler là-bas qu’il est son prince. Il va réserver l’apothéose en lui révélant qu’il est son prince dans les collines de Pony, d’autant plus qu’il sait que le prince des collines est son premier amour puisque Candy le lui avait confié.
Candy a repris son nom Neige, elle est déliée de tout lien de parenté avec Albert, il n’y a aucun obstacle à leur future union.

Dans le manga, lors de ces instants de révélations, Albert se montre bien plus proche, affectueux et intime avec Candy par rapport au dessin animé. Il prend les mains de Candy dans les siennes, il se promène avec elle dans le bateau en forme de cygne créé par Alistair, ils se réchauffent ensemble près d’une cheminée, prennent le thé, pêchent du poisson, grimpent aux arbres.
Ensuite, pleins d’allégresse et de félicité, ils se détendent et s’asseyent sur l’herbe frêle et délicate ; aidées d’une douce brise, les fleurs malicieuses et coquines leur chantonnent des mélodies charmeuses, exquises et séduisantes. Albert s’allonge près de Candy qui tisse une longue trainée de belles fleurs qui les entoure et les enveloppe tous les deux telle un anneau de délice qui scelle leur union à jamais.

Archibald avait préparé pour Candy ses bagages et suffisamment d’argent pour qu’elle puisse partir vivre ailleurs et échapper au mariage avec Neil. Mais tout est arrangé grâce à Albert qui a prévu l’intervention suivante qu’il met à exécution avec Candy :
Candy arrive à la cérémonie des fiançailles vêtue d’une robe et d’une couronne de fleurs ; elle déclare à l’assemblée qu’elle refuse catégoriquement de se fiancer avec Daniel.
Albert fait son apparition à ses côtés et renie également ces fiançailles.
Neil crie à tante Elroy que c’est cet homme amnésique qui vivait avec Candy, Elroy comprend alors que c’est grâce à Candy qu’Albert a recouvré la mémoire.
Devant une assemblée effarée, Albert se présente enfin au grand jour : il est William Albert André.
Albert s’énerve contre tante Elroy qui allait forcer Candy à épouser Daniel sans même y avoir été avisé, c’est la première fois que Candy le voit dans cet état.
Les Legrand sont terrifiés, Albert fixe Mme Legrand qui, apeurée, dit à son fils que c’est à Candy de faire ses propres choix. Daniel part en courant, il est en larmes.

Pour ne pas l’effrayer, Albert demande à Candy de l’attendre près du lac afin de régler ses comptes avec l’entourage présent lors de cette cérémonie. Puis, il part à la rencontre de Candy qui est montée sur un arbre, Albert l’y rejoint. Il lui confie que depuis qu’il est jeune il ne pense qu’à fuir la famille André mais désormais il décide de prendre ses responsabilités, d’autant plus que tante Elroy se fait vieille, il ne veut plus la fatiguer, ni l’inquiéter.
Auprès de Candy, Albert n’est plus le même homme qu’elle a vu à la cérémonie, il est plus doux, plus relâché, plus apaisé. Ils discutent perchés dans l’arbre, le temps est comme suspendu, plus rien ne peut les perturber ni troubler ce moment intense, harmonieux et savoureux. Candy soulagée et émerveillée le regarde, illuminée par son charme, elle ne pouvait espérer mieux.

 

Je remarque ici la symbolique des tenues, ils échangent un doux regard plein d’amour tout en étant vêtus tels des fiancés : Albert porte un costume noir et Candy une robe de fiançailles, des boucles d’oreilles de fleurs, et une couronne de fleurs, la même couronne que portent certaines mariées. La force de ses sentiments pour Albert s’exprime à travers son regard couronné par sa tenue symbolique.
Aussi, c’est lui qui empêche ce mariage arrangé, il a volé à son secours tel l’amoureux qui vient sauver sa dulcinée pour l’enlever et l’épouser.

J’aimerai revenir sur toutes les fois où ils sont perchés sur un arbre dans le manga : c’est un symbole d’amour, ils sont haut perchés comme étendus vers le ciel. L’arbre est un symbole de force, de résistance, de longévité et il tend vers le ciel.
L’avenir du couple Albert/Candy est à cette image : solide, résistant, durable, il s’inscrit vers le temps et vers le ciel, vers l’union devant Dieu (le mariage) ; la nature est un symbole de la toute puissance de leur amour pur et durable (leur couple est fortement lié à la nature : herbe, fleurs, vastes étendues, arbres, colline…).

Candy se retrouve sur la colline de Pony : rien n’a changé depuis ses jeunes années, sa maison, sa colline et son arbre sont toujours là, elle repense à ceux qu’elle a perdus : Anthony, Alistair et Terry.
Elle leur dit adieu, ils font partie de ses souvenirs tandis qu’Albert est son avenir.
Et tout d’un coup elle entend un son de cornemuse, elle reconnait cet air, c’est celui que jouait le prince des collines.
Candy se retourne et voit qu’Albert vient vers elle, portant un costume folklorique. Candy reconnait son prince des collines. Elle pense à sa rencontre avec son prince et sort son médaillon de sa poche. Candy reconnait Albert, il porte le médaillon des André et ce costume pour lui faire comprendre que c’est lui son prince des collines.
Candy le regarde avec émerveillement, c’est une immense joie pour elle de retrouver ici en personne son premier amour qu’elle a toujours recherché et auquel elle n’a cessé de penser durant toutes ces années.

 

Candy a bien montré qu’elle aimait Albert, elle est devenue complètement désespérée sans lui, on perçoit une nette évolution de ses sentiments au cours de l’œuvre. Et à la toute fin, lorsqu’il lui apprend que c’est lui son prince des collines, ce sera le plus grand des bonheurs pour Candy. C’est avec lui seul qu’elle envisage son avenir.

Annie et Archibald rejoignent ensuite Candy sur la colline et lui apportent un journal : Terry est retourné auprès de sa compagnie, Candy dit qu’il a enfin compris qu’il devait suivre sa voie et reprendre sa place auprès de Susanna pour leur bonheur.
Et là, Candy regarde le ciel, elle y voit le couple Terry-Susanna, elle se dit que Terry est resté auprès de Susanna, qu’Archibald et Annie sont promis l’un à l’autre, puis elle dit : « Et moi j’ai retrouvé mon prince » Candy vient d’énoncer les couples.

Une grande fête est organisée à la maison Pony par Albert.
Tout le monde est attablé, Candy coupe les parts de la tarte et commence par celle de Melle Pony puis celle d’Albert, les deux êtres qu’elle aime le plus au monde : sa mère et son futur mari.

Je trouve que c’est une très belle fin pleine de promesses pour l’avenir de ce couple, d’autant plus que le dessin animé se termine sur le générique mentionnant le petit prince des collines ce qui est tout à fait significatif quant à l’avenir amoureux de Candy (la dernière image du manga est dans la même lignée : Candy en compagnie de son prince).
Candy a enfin trouvé la sérénité et le bonheur avec Albert, il sait qu’elle l’admire et qu’elle l’aime pour lui sans aucune considération pour son statut social, c’est un amour sincère, pur et authentique.

La fin du manga est davantage explicite et centrée sur le couple Albert/Candy :
Melle Pony et sœur Maria invitent Candy à venir leur rendre visite. Enchantée par cette demande, Candy sollicite de ce pas la permission d’Albert qui évidemment lui donne son total accord. Candy excitée, s’en va préparer son départ, Albert ne la quitte pas du regard et se dit qu’il n’y a aucune lady comparable à Candy dans la famille André. Il est touché et admiratif de cette petite personne, ce petit être si fragile qui bâtit son existence par ses propres moyens.
Il veut absolument lui avouer, il ne veut plus se taire plus longtemps…il lui vient une idée…
Albert devance Candy, il organise et lance les préparatifs pour une petite fête chez Melle Pony, il met au secret tous les protagonistes de l’évènement.
Lorsque Candy arrive enfin dans la maison de son enfance, Melle Pony, sœur Maria, les enfants, Archibald, Annie et Patricia l’y attendent ; elle est à la fois surprise mais heureuse de les voir, elle qui s’inquiétait de ne plus voir personne au moment de son départ, même pas son Albert.
Étant mise dans la révélation de la surprise d’Albert, elle part le retrouver puisqu’il tardait à venir. Elle se rend dans sa merveilleuse colline gorgée de souvenirs et se replonge soudain dans le passé ; elle se remémore toutes les fois où elle riait et toutes les fois où elle pleurait. Avec émotion, elle repense à Anthony qui n’a malheureusement jamais eu l’occasion de venir et connaitre sa colline, puis à Terry qui lui y était venu la visiter une nuit d’hiver pour s’y imprégner après leur brutale séparation.
Candy est en larmes, quand soudain une voix si douce vient l’extirper de ses songes :
C’est Albert, il ne joue pas de la cornemuse et n’est pas revêtu de son costume folklorique mais il surprend Candy immobile sur la colline en lui déclarant : « Tu es beaucoup plus jolie quand tu ris que lorsque tu pleures. » Candy reconnait là les paroles et la voix de son cher prince des collines tant aimé, tant désiré ; surprise, elle se retourne le visage ébranlé par la découverte en voyant qu’Albert lui répète la même phrase…qu’Albert est celui qu’elle cherchait, qu’elle attendait depuis toujours. Il est là debout prêt de son arbre, dans sa tenue décontractée de M. Albert, tout s’éclaire pour Candy : cette voix douce, ces cheveux blonds et ces yeux bleus. Mais oui, pourquoi ne s’en était-elle pas rendue compte avant ? A présent tout est clair, elle comprend mieux cette irrévocable attirance, ses sentiments d’amour refoulés surgissent brusquement comme des étincelles flamboyantes qui illuminent son cœur, son être. Elle cite : « Monsieur Albert…Oncle William…Et puis…Mon prince des collines. »
Par ces quelques mots, elle résume et cite la progression de leur relation tout d’abord amicale, puis familiale et pour finir maritale.
Elle est si heureuse d’avoir retrouvé son prince des collines, son premier amour, celui qu’elle a toujours voulu. Émue aux larmes mais éprise de ce moment magique, Candy ne tarde pas à se précipiter dans les bras de son bien-aimé en dévoilant : ‘‘J’ai retrouvé mon prince’’. Que j’aime cet instant !

 

La révélation se produit près d’un arbre, c’est le symbole de la force et de la longévité de leur union, encore une fois la symbolique de l’arbre est présente dans leur couple (comme expliqué quelques lignes plus haut).
Pendant que Candy court, les bras ouverts, vers l’avenir heureux et radieux qui l’attend auprès de sa destinée, Albert souligne : « C’est vrai : tu es infiniment plus jolie quand tu souris…Il ne faudra jamais que tu oublies comment sourire…Ne jamais oublier, Candy… » comme pour lui dire de toujours garder espoir et dans n’importe quelle situation.
Il sait pertinemment que pour Candy la vie auprès de lui sera, au début, un peu difficile étant donné qu’elle est le contraire du monde mondain, de la haute société, des protocoles. De peur qu’elle ne se fane (comme sa propre sœur l’avait fait avant elle), il lui donne de tout son amour, courage et force pour surmonter cette épreuve, avant même qu’elle n’intègre à ses côtés ce monde strict, fourbe et abîmé.
N’oublions pas qu’Albert est lui-même réticent à cette vie, mais avec Candy près de lui, il surmontera ses responsabilités avec fermeté et douceur ; Candy est sa richesse, sa réussite et sa joie de vivre…
Ainsi s’achève le manga.



Conclusion :

Le dessin animé et le manga sont tout à fait parlants, ils montrent clairement que Candy et Albert vont faire leur vie ensemble (l’auteur du manga le confirme en personne).
J’ai toujours écrit et soutenu qu’Albert est la destinée de Candy, j’ai donc été très heureuse d’apprendre que l’auteur elle-même confirme mes dires ; elle a récemment déclaré au Japon qu’Albert est la destinée de Candy.
À la base, Candy était amoureuse de son prince des collines qu’elle n’a d’ailleurs jamais oublié, et le retrouver à la fin lui a procuré une immense joie. Rappelons que Candy ne connaissait rien de son prince ni qui il était réellement, elle ne l’a vu qu’une seule fois dans son enfance et à un moment de désarroi, mais cela ne l’a pas empêchée de tomber totalement et éperdument amoureuse de lui. Je soutiens fermement qu’Albert est le premier et le dernier amour de Candy.
L’air décidé, Candy a voulu quitter son nid pour aller rechercher et retrouver son prince ; dans son aventure, Candy a fait bien des rencontres comme Anthony qui l’a entourée de toute sa tendresse et en lui a aimé l’image de son prince. Puis, elle a rencontré Terry dont elle s’est rapprochée et a voulu aimer, ce personnage si torturé qui lui faisait physiquement et viscéralement penser a Anthony.
On peut voir que dans ces deux relations Candy n’était au fond attirée que par son prince, qu’elle s’imaginait voir à l’intérieur de ces deux êtres : tout la ramenait à Albert.

Albert et Candy se sont rencontrés sur la colline de Melle Pony, ils se sont immédiatement et instantanément épris l’un de l’autre au premier regard. Bien des années plus tard, après moult péripéties, c’est à cet endroit qu’Albert lui révèle qu’il est son prince, celui dont elle est tombée amoureuse.
La vie réserve bien des surprises, c’est cette colline qui a bercé Candy pendant son enfance, qui lui a redonné tant de fois le sourire durant ses instants de peine et qui l’a rendue tellement heureuse. Et c’est à cette même colline qu’elle y retrouve sa destinée qui prendra le relai et la rendra heureuse jusqu’au restant de ses jours.
La boucle est bouclée.
D’ailleurs, cette notion est merveilleusement illustrée par la dernière image du manga qui est parlante : Candy en compagnie de son prince des collines qui lui dit qu’elle est beaucoup plus jolie quand elle rit que lorsqu’elle pleure.
L’œuvre est donc très claire : Terry n’est que passager dans la vie de Candy, Terry appartient au passé tandis qu’Albert est le passé, le présent et l’avenir de Candy.

Avec Albert, Candy ressent pour lui un amour unique et exclusif. Albert est au final le seul homme que Candy aimera pour lui-même.
C’est d’ailleurs avec Albert que Candy a le plus de points communs et ils partagent la même vision de la vie.
Leur ressemblance va jusqu’à leur animal de compagnie : Candy a son inséparable Capucin et Albert a son inséparable Bup.

Candy retrouve toujours le sourire auprès de lui. C’est Albert qui la console de tous les maux, c’est toujours auprès d’Albert que Candy trouve le repos, la quiétude et l’apaisement, c’est Albert qui a toujours su ce qu’il fallait pour elle et Candy est comblée que lorsqu’elle est avec lui. Albert est le support de sa vie ! Elle n’a jamais connu cela avec un autre garçon.
La seule consolation de Candy, c’est Albert : il n’a cessé de la protéger, de la rassurer et la sauver tout au long de l’œuvre, il la connait de tout son être, il sait toujours comment elle va réagir, il lit en elle comme dans un livre ouvert, elle a toujours besoin de lui, elle dépend de lui sur tous les plans, elle n’est rien sans lui, elle est faite pour lui.

Anthony et Terry ont levé la main sur Candy, ils l’ont tous deux giflée : d’inquiétude, Anthony l’a fait pour la sermonner car Candy lui a causé une immense frayeur, elle aurait pu perdre la vie, mais le cœur brisé il s’en est rapidement excusé et a tout fait pour lui faire oublier son geste maladroit : Terry l’a giflée sans aucune raison sérieuse, il n’a, de plus, jamais voulu s’excuser.
Quant à Albert, il n’a jamais usé de violence envers elle, jamais il ne pourrait le faire, il sait comme elle a souffert. Albert est peut-être un homme de nature volcanique mais devant Candy, il devient un homme doux et protecteur.

Albert demeure le point central, la clé de voûte de l’œuvre, tout tourne autour de lui finalement car tout amène Candy à le rejoindre. Albert est le premier et le dernier car Candy a été écrite pour lui.
Il est sa destinée : quoiqu’il advienne, quoi qu’il se passe, tous ceux qui sont passés au travers du chemin de Candy n’ont pas réussi à la garder, aucun autre homme que lui n’avait sa chance avec Candy car il était écrit qu’elle finisse avec lui.
Durant tout le long de l’œuvre, Candy a eu de très nombreux prétendants, ils ont tous été éloignés voire morts dans le simple but de la faire rejoindre son prince.
L’auteur a volontairement écarté tous les hommes susceptibles de finir leur vie avec Candy parce qu’elle doit finir avec Albert.

Albert est le sauveur de Candy, il est son protecteur, son bienfaiteur, son conseiller, son guide, son réconfort, son consolateur, son apaisement, son refuge et sa forteresse ; de tels critères sont essentiels pour Candy, c’est justement celui dont elle a besoin pour mari. Il réunit toutes les qualités qu’un mari doit avoir pour encadrer, recadrer et combler Candy.
Et surtout, Albert lui apporte de la tendresse, comme il le dit si bien lui qui la comprend mieux que personne, Candy a besoin de tendresse en priorité et en permanence.
Albert est le seul homme capable de rassurer, protéger Candy et de lui apporter de la tendresse à profusion (l’autre personne qui était autant capable de combler Candy était Anthony, c’est pour cela qu’il a été écarté de sa vie, seule la mort pouvait l’éloigner de Candy).
Elle ne peut pas se passer de lui. D’ailleurs, elle le dit, elle n’envisage pas de vivre sans lui.
Aucun homme ne pourra comprendre Candy, ne pourra protéger Candy et la rendre heureuse et épanouie comme Albert est capable de le faire.
Il comble tous les besoins, toutes les attentes et toutes les aspirations de Candy.
Albert est le rempart et l’équilibre de la vie de Candy. Elle est complètement perdue sans lui, elle ne pourrait pas vivre sans lui, elle n’imagine même pas sa vie sans lui, parce que c’est lui l’homme de sa vie.

Candy a besoin d’Albert, elle est perdue sans lui mais cela vaut également pour Albert : Albert ne peut pas se passer de Candy comme il le dit lui-même Candy est sa mémoire ; même amnésique il sentait qu’il avait un lien profond qui l’unissait à Candy.
Albert a besoin de Candy dans sa vie, sans elle la vie aurait un goût amer, il se sent vide sans elle, il n’a pas de priorité ni de projet sans elle. Avant qu’elle ne croise son chemin, il était totalement coupé du monde, elle le rassure, l’amuse, l’apaise, elle lui donne même envie de reprendre ses responsabilités lui qui les a toujours fuies.
Candy a aussi sauvé Albert, elle l’a sortie d’un déséquilibre, d’une névrose certaine lorsqu’il a perdu la mémoire. C’est elle qui l’a soigné, l’a soutenu et a pris soin de lui au moment où il était le plus affaibli, diminué et vulnérable.
Quand il était faible, elle lui a donné la force ; quand il était prêt à abandonner pour disparaitre, elle lui a rendu l’espoir, lui a redonné courage ; quand il a perdu le contrôle de sa vie, elle lui a tracé un chemin sécurisant et rassurant ; et pour finir elle lui a donné confiance en l’avenir et lui a permis de surmonter son malheur.
Elle se bat fermement à ses côtés dans les moments les plus difficiles, elle lui apporta le calme et le réconfort par son dévouement et son amour profond.
C’est grâce à elle qu’il a retrouvé la mémoire, c’est grâce à elle qu’il a repris les rênes de son empire, si elle ne l’avait pas retrouvé au parc, il aurait disparu à jamais et il serait perdu.
C’est cela toute la force d’un couple, de leur couple : ils se soutiennent, se rassurent, s’apaisent, se protègent mutuellement et affrontent ensemble les difficultés de la vie.


La famille André a connu tant de deuils : le père d’Albert, Rosemary la sœur d’Albert, Anthony et Alistair les neveux d’Albert ; mais l’union d’Albert et Candy va faire renaitre et agrandir la famille André.
S’ils ont une fille ils l’appelleront probablement Rosemary, et le fils sûrement Anthony…

Albert et Candy sont deux amoureux de la nature ; le retour aux sources, leur rencontre sur l’herbe, tout les amène à la nature qui représente les sentiments purs et sincères qu’ils éprouvent.
Ils sont faits l’un pour l’autre, ils ont tant de points communs, de souvenirs intarissables, un avenir radieux et paisible s’annonce pour eux et Candy n’a jamais été aussi heureuse qu’auprès d’Albert, son grand amour, l’homme qui lui est destiné depuis toujours.
Albert déteste les filles pincées et arrêtées de la haute société, leurs manières dédaigneuses, leur façon étroite de penser, leur hostilité, leurs préjugés, leur rigidité.
Il préfère largement et aime au plus haut point la fraicheur, la gaieté, la bonne humeur, l’espièglerie, la bonté, la générosité, le sourire et le rire de Candy. Cette Candy si fascinante, si attachante et si rare l’attire inlassablement, irrésistiblement et amoureusement.

Albert et Candy sont indéfectiblement liés depuis le début de l’œuvre.
Le lien qui les unit est puissant, indestructible et précieux.
Ces deux êtres se comprennent instinctivement et intuitivement, ils sont vides l’un sans l’autre, ils sont perdus l’un sans l’autre, ils n’avancent pas l’un sans l’autre.
Leur couple est paisible et rassurant, leur amour est doux et tendre, leur relation est pure et sincère, c’est une union riche et éternelle…

 

Candy 2/2


Créé le 23 avril 2012 et
remastérisé le 25 septembre 2015

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