Narcisse vous présente :

 


Genre : Shôjo
Episodes : 115
Année : 1976
Pays : Japon
Auteur du manga : Kyôko Mizuki (scénario), Yumiko Igarashi (dessin)
Réalisateur : Hiroshi Shidara
Character Design : Mitsuo Shindo
Musique : Takeo Watanabe



Résumé de l’histoire :

Candy Neige est une orpheline qui a été élevée, avec sa sœur de cœur Annie, par deux femmes bienfaisantes, Melle Pony et sœur Maria, au Foyer Pony, un vieil orphelinat niché au pied d’une montagne dans un petit village au sud du lac Michigan aux Etats-Unis.
Son destin prend un nouveau tournant le jour où elle rencontre un étrange et mystérieux jeune garçon qui devient son prince et qu’elle surnomme ‘‘le prince des collines’’.
À partir de ce jour, il occupe toutes ses pensées et Candy n’a qu’une envie : le retrouver, elle ressent que lorsque ce jour arrivera, elle ne pleurera plus jamais.

Tout le long de ses aventures riches et mouvementées, elle doit supporter Daniel et Elisa Legrand, deux enfants trop gâtés, mal élevés et nuisibles qui ne cesseront de lui causer des ennuis.
Malgré les difficultés et les embûches, Candy conserve sa joie de vivre. Pendant ses longues aventures, elle rencontrera de nombreuses personnes qui vont l’aider, la protéger, l’aimer, l’envelopper de toute leur tendresse, et jamais ne pourront l’oublier.
Rencontrer une fille aussi bonne, généreuse, amusante, gaie et aimante que Candy marque une personne pour toute une vie.

Candy retrouvera-t-elle son prince qui au fond ne l’a jamais quittée ?

Pour approfondir l’étude du dessin animé, vous trouverez en couleur bleue tous les apports du manga ainsi que ses différences par rapport à la série.


 

Présentation des personnages

 

Candy est une orpheline qui a été élevée par deux femmes au grand cœur, Melle Pony et sœur Maria, au Foyer Pony, un vieil orphelinat niché au pied d’une montagne dans un petit village au sud du lac Michigan aux Etats-Unis.
Candy n’était qu’un bébé lorsque Melle Pony et sœur Maria l’ont trouvée la veille de Noël : Candy a été déposée près d’un arbre du Foyer Pony, il n’y avait pas de lettre, seulement une poupée avec le prénom ‘‘Candy’’ brodé sur son vêtement. Sœur Maria décide donc de l’appeler Candy.
Dans le manga, le mot suivant est laissé près de Candy : ‘‘Prenez soin de mon bébé, elle s’appelle Candy’’.
Melle Pony remarque qu’il faut lui donner également un nom de famille. Comme ce bébé a été trouvé dans la neige, sœur Maria décide que son nom sera ‘‘Neige’’.
Dans le manga, le nom de famille Neige a été choisi car Candy avait la peau ‘‘si blanche’’.

Candy est une petite fille aux longs cheveux blonds qu’elle tient en couettes, et aux grands yeux verts.
Elle est pleine d’énergie, débordante de vie et enjouée ; c’est un vrai garçon manqué, elle est très vive et très agile.
Dissipée, survoltée, turbulente et parfois indisciplinée, Candy a besoin d’être souvent encadrée.
Elle a du caractère et est d’une excellente nature, elle est très courageuse, un peu ‘‘brouillon’’ et coquine, parfois trop impulsive, mais au cœur immensément bon.
Candy est une fille profondément empathique, très généreuse, aimante et au cœur pur, elle fait passer le bonheur d’autrui avant le sien et se sacrifie toujours pour les autres.
Elle est tel un tourbillon qui apporte la gaité, la joie de vivre et le bonheur là où elle passe. On peut lui faire une confiance aveugle, Candy est une fille fidèle et fiable, très sincère et exempte de toute mauvaise pensée, toute méchanceté, tout vice.
Elle connait par cœur les orphelins, elle s’inquiète tout le temps pour eux, elle se sent responsable d’eux car Candy est l’âme de la maison Pony.
Candy est un être dont les difficultés ne l’ont jamais rebutée, quoi qu’il advienne rien ne l’empêche d’aller de l’avant.
Sa douceur, sa gentillesse, sa bonté, sa joie de vivre suscitent l’amour de ceux qu’elle rencontre, qu’elle côtoie, et cela même des cœurs fermés.

Candy a été élevée avec Annie qui a été trouvée le même soir qu’elle, elles ont le même âge. C’est Tom qui essayait de prévenir Melle Pony et sœur Maria qu’il y avait deux bébés dans la neige.
Candy et Annie sont comme sœurs, Candy l’a toujours protégée. Elle ne veut pas se faire adopter pour ne pas être séparée d’Annie et aussi, le Foyer Pony est sa maison.
Contrairement à Annie, Candy se sent bien chez Melle Pony qu’elle considère comme sa maman.

Candy et Tom se chamaillent toujours, ils sont pareils, mais au fond, ils s’aiment. Tom n’a jamais levé la main sur elle, il n’a jamais voulu lui faire mal.
Candy est comme une petite sœur pour Tom. Celui-ci est devenu le fils d’un fermier très riche, M. Steve qui a des gestes bourrus mais qui est un très bon père.
Candy était très triste que Tom s’en aille.
Le jour du départ de Tom, Melle Pony apprend à Candy et Annie que c’est grâce à Tom qu’elles ont été trouvées. Les deux petites se précipitent alors pour lui dire au revoir du haut de la colline. Tom pleure de les quitter, il est tout particulièrement triste de se séparer de Candy.

Constatant qu’Annie est fort bien malheureuse de ne pas avoir de parents, Candy décide de la distraire et l’emmène en pique-nique.
Avant de partir, elle laisse une lettre à Melle Pony pour lui éviter de s’inquiéter.
Lors de cette journée, Candy et Annie ont failli se noyer. C’est ainsi qu’elles rencontrent M. Brighton qui les sauve et les accueille dans sa demeure. C’est un homme de la haute société, dont la fille cadette est décédée.
Il leur offre un barbecue après qu’elles aient revêtues de beaux vêtements. Candy lui apprend qu’elles sont orphelines. Elle a apporté de la vie dans la maisonnée Brighton, celui-ci est touché par cette petite et elle l’a immédiatement séduit avec sa gaieté, il se sent heureux avec elle. Il a de suite aimé cette petite qui le distrait et qui lui apporte de la joie de vivre.
Candy l’a touché, lui ainsi que toute la maisonnée, en racontant son histoire, à savoir qu’Annie et elle ont été abandonnées dans un panier.

Comme expliqué dans la présentation de la relation entre Candy et Annie, Candy s’est fâchée après Annie qui comptait demander à M. Brighton de les adopter toutes les deux. Candy ne tolère pas un tel comportement, elle suit fidèlement les enseignements de Melle Pony qui lui apprend que dans la vie, il ne faut compter que sur soi-même.
Elles se sont ensuite réconciliées, Annie a marché toute la nuit pour revenir auprès de Candy.

Un jour, M. Brighton vient à l’orphelinat pour offrir un barbecue aux orphelins, mais il avoue à Melle Pony que ce n’est qu’un prétexte pour leur rendre visite, il souhaite adopter Candy.
Le soir même, Melle Pony et sœur Maria informent Candy que M. Brighton veut l’adopter. Annie, qui a tout entendu, s’en va en pleurant. Candy la rejoint et lui rappelle qu’elles se sont promis de rester toujours ensemble (les scènes sont décrites dans le sujet consacré à la relation Candy/Annie).

Le jour où M. Brighton vient à l’orphelinat pour présenter à sa femme Candy, celle-ci fait tout pour les dissuader de l’adopter et pour les rebuter, elle montre ses draps (qui sont en fait les draps du petit John qui fait pipi au lit) et dit qu’elle fait pipi au lit toutes les nuits.
M. Brighton comprend que Candy le fait exprès. Quant à Mme Brighton, elle ne veut pas prendre Candy de force.
Candy est heureuse car les Brighton ne l’adopteront pas, ils ont compris que Candy y était opposée. Candy s’est sacrifiée pour Annie mais celle-ci ne va pas hésiter une seule seconde à accepter d’être la fille adoptive des Brighton.
Candy est choquée. C’est une véritable trahison de la part d’Annie. Candy aussi aurait voulu avoir un père et une mère, mais elle a refusé pour rester auprès d’Annie, d’autant plus que celle-ci pleurait pour que Candy ne parte pas.
Candy est si bouleversée qu’elle reste toute la nuit sous la pluie.
Le cœur de Candy est si pur qu’elle pardonne à Annie cette trahison et l’encourage à être la fille des Brighton, Candy a en effet été touchée qu’Annie reste toute la nuit sous la pluie pour faire comme elle.

Avant de partir, Annie lui confie son raton-laveur Capucin.
Candy fait ce qu’Annie avait l’intention de faire si Candy était partie : elle monte dans l’arbre et la regarde disparaitre à l’horizon.
Annie lui manque terriblement, elles ont passé dix ans de leur vie ensemble (six dans le manga), Candy n’envisage pas sa vie sans Annie.
Candy la voit partout et attend tous les jours désespérément une lettre d’Annie. Candy pleure d’émotions en ouvrant la première lettre envoyée par Annie (que lui a remise le facteur Mathieu), celle-ci lui décrit la merveilleuse vie qu’elle mène et Candy en est heureuse pour elle.

Mais un jour, Annie lui annonce qu’elle ne pourra plus lui écrire, elle doit tout oublier ce qu’elle était pour devenir la fille des Brighton.
Candy est bouleversée par cette annonce brutale et inattendue, elle court pleurer sous la pluie et fait le serment de ne jamais avoir de parents, car cela les a séparées.
Effectivement, Candy n’aura jamais de parents, tout simplement parce que Pony est sa mère.
Soudain, la pluie cesse, le soleil apparait. Comme par enchantement, un son de cornemuse se fait entendre et apparait un jeune garçon vêtu d’un costume folklorique écossais qui la console. Le jeune garçon lui dit : « Tu es beaucoup plus jolie quand tu ris que lorsque tu pleures. »
Le jeune garçon disparait tout à coup. Candy se demande si elle a rêvé, lui apparait alors soudainement une broche (cet écusson est un bijou de famille sur lequel est gravé la lettre « A »), elle la ramasse et court pour la rendre au jeune garçon, mais elle ne le trouve nulle part.
Cet écusson devient à jamais son porte-bonheur et son premier trésor. Candy surnomme ce jeune garçon « le prince des collines », il est son premier amour (ces scènes sont précisément décrites dans le sujet consacré au couple Albert/Candy).
Dans la série animée, Candy a dix ans lorsqu’elle rencontre le prince des collines, elle en a six dans le manga.

Candy rentre à la maison Pony et voit un écusson ressemblant à celui que son prince lui a laissé [elle ne remarque pas que cet écusson n’est pas de la même couleur, et que la lettre gravée est un « L » (Legrand) et non un « A » (André)].
M. Stewart, le majordome de la famille Legrand est dans la maison Pony. Candy lui demande s’il y a un garçon dans la famille, il le confirme, elle pense que c’est celui qu’elle vient de rencontrer. Candy accepte donc de se faire adopter pour revoir son prince et se rapprocher géographiquement d’Annie. En même temps, elle laisse sa place à une nouvelle orpheline.
Mais Candy est malheureuse car elle ne veut pas quitter Melle Pony. Candy ne veut pas dire au revoir aux orphelins, elle serait trop triste.
Melle Pony lui offre sa croix (collier) en cadeau, son bien le plus précieux, qui devient le deuxième trésor de Candy.
Sœur Maria lui brode un pyjama. Melle Pony et sœur Maria sont déchirées que Candy parte. Avant de partir pour Lakewood, Candy donne des instructions à chaque enfant encore endormi, elle les connait par cœur.
Candy a décidé de partir pendant que tout le monde dort. Elle n’aurait jamais pu partir en voyant leur chagrin. Elle ne sait pas que sœur Maria et Melle Pony la regardent s’éloigner.

Capucin a suivi Candy. Sur la route menant à Lakewood, elle rencontre son ami Tom et son père adoptif M. Steve.
Tom est devenu un vrai fermier imbattable au lasso, il s’est entrainé, se souvenant des conseils de Candy.
M. Steve est choqué d’apprendre que la famille d’adoption de Candy est les Legrand, il n’en a que des mauvais échos. M. Steve a pitié pour elle.
Il accompagne Candy jusqu’à leur demeure et la prévient qu’elle a quitté la chaleur de la maison Pony mais désormais de nouvelles expériences l’attendent, elle ne sera pas toujours très bien traitée, mais elle ne doit jamais se laisser abattre et accepter certains déboires.
Il lui demande d’être forte et courageuse et de ne jamais pleurer, il lui prodigue exactement les mêmes conseils que Melle Pony. Quant à Tom, il laisse son lasso à Candy.

En arrivant chez les Legrand, Candy est accueillie par un seau d’eau déversé sur sa tête : ce sont les enfants Legrand, Daniel et Elisa.
Candy ne se laisse pas faire et attrape le poignet de Daniel avec son lasso, il en appelle sa mère au secours.

M. Stewart lui présente ensuite les membres de la famille, Candy est étonnée de ne pas voir son prince.
Dans la série animée, Candy est âgée de dix ans lorsqu’elle intègre la maison Legrand ; dans le manga, elle a douze ans.

Candy pensait être adoptée et devenir leur sœur mais Mme Legrand ordonne à Candy de s’adresser à Elisa et Daniel en les nommant ‘‘M. et Melle’’.
Mme Legrand la prévient qu’elle ne doit pas se prendre pour la sœur de ses enfants, elle est là pour tenir compagnie à Elisa, c’est le désir de M. Legrand.
Dans le manga, Candy savait qu’elle partait de la maison Pony pour être une demoiselle de compagnie.

Dès son arrivée, Daniel et Elisa lui mènent la vie dure.
Par exemple, Daniel prend le pyjama que sœur Maria a brodé pour Candy, il dit que c’est un chiffon pour le ménage et s’apprête à essuyer ses chaussures avec ; le sang de Candy ne fait qu’un tour et elle lui bondit dessus. Puis elle compte s’occuper d’Elisa.
Mme Legrand ordonne à Candy de faire des excuses à Daniel et Elisa.
Candy refuse de s’excuser ; pour l’y contraindre, Mme Legrand lui fait du chantage : elle renverra Dorothée. Candy se résigne à s’excuser. Elisa exige qu’elle se mette à genoux et Daniel lui fait répéter ses excuses plusieurs fois et de plus en plus fort. Candy est humiliée.

Dans la mansarde sale et peu confortable où elle a été affectée, Candy pense à Melle Pony et à M. Steve qui lui ont dit de ne pas pleurer, mais Candy n’arrive pas à retenir ses larmes. La domestique Dorothée la console.
Dorothée n’existe pas dans le manga.

Dans cette mansarde, Candy découvre un portrait d’un garçon qui ressemble à son prince des collines. Elle croit que c’est lui surtout lorsque Dorothée lui dit qu’il est venu plusieurs fois chez les Legrand (Pour information, ce portrait n’est pas celui du prince des collines mais celui d’Anthony Brown).
Lorsque Candy est triste, elle repense à la phrase de son prince pour reprendre courage.

Mme Legrand ordonne à Candy de se débarrasser de Capucin. Candy n’a pas le cœur à le faire, Capucin ne voulait pas la quitter, alors elle l’a caché dans les écuries.

Candy reçoit des lettres de Melle Pony, sœur Maria, et du petit John qui lui écrit qu’il a fait exprès de recommencer à faire pipi au lit. Ces lettres lui mettent du baume au cœur.
Mais Candy a été une nouvelle fois malmenée par Daniel et Elisa, elle part en courant et pleure. Elle rencontre un beau jeune garçon (Anthony) qui la rassure et la console, il ressemble énormément au prince des collines et surtout il prononce les mêmes paroles rassurantes. Candy pense avoir retrouvé son cher prince et veut absolument le retrouver.
Cette rencontre a consolé Candy qui est prête à supporter les méchancetés de Daniel et Elisa.

Candy est aimée du personnel Legrand, les domestiques lui apprennent à faire le ménage, la vaisselle, à mettre une table, à faire du pain.
Candy se dit : « Un jour je cuisinerai du pain pour mon gentil prince. » Elle ne cesse de penser à lui.

Mme Legrand lui a dit de faire un petit effort et elle finira par se comporter comme une vraie Legrand. Candy fait donc tout ce qu’elle peut pour s’adapter à son nouveau milieu.

Candy apporte un petit pain, qu’elle a cuisiné, à Capucin. Daniel et Elisa amènent leur mère à l’écurie pour qu’elle y surprenne Candy et Capucin. Ils y découvrent le petit pain rongé, Candy est accusée de l’avoir volé.
M. Legrand ne veut pas la renvoyer, il demande seulement à Candy de lui dire la vérité. Candy le conduit à l’écurie pour lui montrer Capucin, et lui demande si elle peut le garder.
M. Legrand accepte à condition que Capucin ne rentre pas dans la maison.

Mme Legrand se met en colère contre Candy qui a écrasé la chatte pour qu’elle saute sur Daniel. Mais elle n’a pas vu la scène précédant l’acte : Daniel se moquait de façon insultante de Candy qui faisait des efforts pour marcher avec élégance, il lui a dit que la chatte marche mieux qu’elle, que « c’est une chatte de race qui vient d’une bonne famille, elle. »
Mme Legrand dit à Candy qu’elle ne sera jamais une fille du monde, qu’elle n’est qu’un vilain petit singe.
Ces propos sont insupportables pour Candy (il est à noter que Terry va lui dire la même chose).
Candy est déçue, choquée, attristée, elle qui voulait tout faire pour bien s’intégrer. Candy s’est toujours montrée très agréable à vivre, polie et obéissant gentiment à tous les ordres qu’on lui donnait.

Candy apprend qu’elle va devenir une domestique en entendant une conversation entre Daniel et Elisa. Candy a un choc, elle en pleure. Elle part se promener et arrive face à un portail en pierre avec le même motif que le médaillon de son prince. Un domestique des Legrand lui a dit que le plus proche voisin est M. André, Candy ne sait pas encore que M. André est son prince.
Candy ne pense qu’à son prince. Elle dit qu’elle ira jusqu’au bout du monde pour le retrouver.
Elle rencontre alors Archibald Cornwell : il faisait une sieste dans une barque et à cause de Candy qui a touché la pierre qui permet d’ouvrir le portail, sa barque est emportée par les flots. Archibald lui crie de lui lancer la corde car le courant l’entraine.
Une fois sur la terre ferme, Archibald fait le baisemain à Candy, puis ils se présentent.
Dans le manga, Archibald lui dit qu’elle lui plait tout en lui faisant le baisemain.
Archibald lui envoie un baiser en partant, son frère Alistair est venu le chercher en voiture.
Candy se demande si Archibald connait son cher prince, elle ne tombe pas amoureuse de lui ; malgré qu’il lui ait fait le baisemain, elle a seulement rougi de gêne, jamais auparavant un jeune homme aussi beau, raffiné et élégant ne l’avait traitée de la sorte, mais son cœur est déjà pris, elle pense toujours à son prince des collines.
Archibald s’est montré si gentil avec Candy qu’elle en a oublié ses peines.

Elisa emmène Candy en ville, Candy porte tous les achats. Elisa l’envoie à la librairie pour qu’elle lui achète deux livres mais c’est un piège : Elisa en profite pour ordonner au chauffeur de partir immédiatement, laissant ainsi Candy.
Cette vilenie d’Elisa est une bonne chose pour Candy qui rencontre Alistair Cornwell, le grand-frère d’Archibald. Il reconnait Candy, la petite fille qui était avec son frère l’autre jour et la ramène en voiture. Candy n’a pas peur, ce qui réjouit Alistair. Candy commence à avoir peur lorsqu’il lui apprend que cette voiture est une invention, et que c’est sa première sortie. Alistair la rassure : « Tu ne crains rien » dit-il.
Alistair se présente à Candy, elle pense immédiatement à son prince.
Quand elle se présente, il siffle puis dit : « Candy Neige, oh ça c’est un joli nom ! »
Candy ne tombe pas amoureuse de lui, elle compte lui demander s’il connait son cher prince, elle ne pense qu’à son prince…
La voiture se détériore et tombe dans le lac. Candy en rit.
Alistair lui montre un raccourci pour arriver à la maison des Legrand.
Daniel ne pensait pas qu’elle rentrerait à la maison avant minuit au moins.

Archibald et Alistair envoient chacun une invitation personnelle pour Candy Neige pour la grande fête, ils prient les Legrand de l’amener avec eux.
Les Legrand lui demandent comment les a-t-elle connus.
Candy leur dit qu’elle les a rencontrés par hasard. Elle est très heureuse d’être invitée, M. Legrand lui montre les invitations d’Archibald et Alistair.
M. Legrand demande à sa fille de lui prêter l’une de ses robes. Elisa donne une robe trop petite pour Candy, elle se déchire. Candy est en larmes, elle a honte d’y aller sans tenue à cause d’Elisa et Daniel qui lui rappellent sans cesse qu’elle n’est pas digne de porter une belle robe.
Dorothée la console, elle lui dit qu’un joli sourire est beaucoup plus important qu’une belle robe.
Candy retrouve le sourire en repensant à son prince.
La pauvre Candy n’a pas de robe de fête, elle y va dans sa tenue de tous les jours essuyant les moqueries d’Elisa et Daniel.

C’est Candy qu’Alistair et Archibald attendent avec impatience et ils l’accueillent vêtus de leur costume folklorique écossais (exactement le même que celui porté par le prince des collines…).
Alistair et Archibald lui font le baisemain, Candy est gênée mais heureuse qu’ils ne fassent pas attention à sa tenue et qu’ils la mettent à l’aise.
Anthony arrive, lui aussi vêtu d’un costume folklorique écossais, Candy croit que c’est son prince (la scène est décrite dans le couple Anthony/Candy). Anthony est très heureux qu’elle soit là.
Elisa n’est pas contente qu’Anthony connaisse Candy, il lui dit qu’il l’a rencontrée pour la première fois à la grille du parc. Candy est étonnée et déçue, croyant qu’il a oublié leur première rencontre près de la maison Pony.

Pendant le discours de la tante Elroy, Archibald, qui a changé de tenue pour que Candy se sente plus à l’aise, emmène Candy sous la table et lui donne un gâteau. Il mange salement, et se salit autour de la bouche, c’est tout à fait voulu de sa part, il veut mettre Candy à l’aise. Il fait rire Candy. À cet instant, la tante Elroy a fini son discours, tout le monde se demande d’où vient ce rire. Candy sort de la table, Elroy est choquée.
Elroy dit à Candy que tout le monde est en grande tenue, et qu’elle aurait dû s’abstenir de venir.
Anthony, Alistair et Archibald interviennent et sauvent Candy : ils se présentent vêtus de leurs habits de tous les jours.
Archibald, qui est pourtant très classe et raffiné, fait exprès de se présenter avec de la crème chantilly tout autour de la bouche et dit que c’est lui qui a fait rire Candy.

Elisa et Daniel, sur idée d’Elisa, enferment Candy dans une pièce inhabitée du château, celle dont on dit qu’elle est hantée. Candy réussit à défoncer la porte.
Dans le couloir, Anthony vient à elle, il la porte tendrement dans ses bras et danse avec elle.
Alistair et Archibald lui offrent une robe et Anthony lui prête les bijoux qui appartenaient à sa défunte mère.
Toute l’assemblée est ébahie de voir arriver Candy au bal dans cette tenue au bras d’Anthony. Candy danse avec Anthony : Candy n’a jamais oublié ce moment merveilleux qui est resté à jamais gravé dans sa mémoire (la scène est décrite dans le sujet du couple Anthony/Candy).
Anthony, Archibald et Alistair n’ont d’yeux que pour Candy, ils dansaient avec elle au bal à tour de rôle.
Mme Legrand, Daniel et Elisa vont désormais être plus méchants que jamais avec elle.
Candy écrit à la maison Pony pour raconter ce merveilleux bal, sœur Maria et Melle Pony sont très heureuses pour elle.

Mme Legrand, jalouse que Candy ait été le centre exclusif d’attentions des héritiers André, se venge, elle dit à Candy qu’elle n’est pas sa fille et la change de chambre : Candy dormira à l’écurie et fera le travail d’un palefrenier.

John est venu voir Candy chez les Legrand, Alistair l’a trouvé sur la route et l’a accompagné.
John veut voir la robe de bal de Candy.
Mme Legrand et ses enfants sont absents, Dorothée a la gentillesse de faire croire à John que Candy est une vraie jeune fille du monde, et le fait monter dans la chambre d’Elisa.
Le petit John pense donc que Candy vit une vie merveilleuse. Candy revêt la robe de bal d’Elisa mais Mme Legrand et ses enfants rentrent plus tôt que prévu et découvrent Candy dans cette tenue.
À ce même instant, sœur Maria arrive pour chercher John.
Pour éviter que l’honneur de sa famille ne soit entaché, Mme Legrand dit à Candy de garder cette robe sur elle. Mme Legrand ne veut pas que sœur Maria découvre la façon dont elle traite Candy.

Candy est très heureuse de retrouver sœur Maria qui passe la nuit avec elle.
John découvre que Candy dort à l’écurie, Candy lui fait promettre de ne rien révéler.
Le lendemain, Candy accompagne sœur Maria et John dans la voiture qui les mène à la maison Pony.
Sœur Maria, qui avait bien vu que Candy est maltraitée, avait décidé de ramener Candy pour de bon mais elle rencontre Alistair et Archibald en route, ils se présentent en tant que chevaliers servants de Candy ; sœur Maria voit qu’ils aiment profondément Candy et décide de la laisser retourner chez les Legrand.
Comme plus précisément décrit dans la présentation de sœur Maria, celle-ci a dit à Candy de ne jamais perdre courage, le véritable bonheur c’est d’avoir de bons amis. Candy lui promet d’être courageuse.

C’est ensuite au tour d’Anthony de réconforter Candy. Comme expliqué dans la présentation de leur couple, il lui offre une rose, et lui fixe la date de son prochain anniversaire : ce sera le jour où ils se reverront, et ce jour-là il lui offrira une rose encore plus belle.
En plus de la réconforter moralement, Anthony lui apporte de la tendresse, tout ce dont Candy a besoin. Candy n’est plus triste du tout car elle a le bonheur d’être aimée.

Un jour, Mme Brighton vient avec Annie chez les Legrand. Annie a l’air d’une vraie princesse, Candy se fait une joie de la revoir mais Annie l’ignore de peur que son passé soit révélé. Candy est déboussolée qu’Annie ne lui réponde pas.

Mme Brighton demande à parler à Candy : elle lui demande de faire semblant de ne pas connaitre Annie, si les Legrand apprenaient qu’Annie vient de la maison Pony, Annie en souffrirait.

De son côté, Daniel prend un éperon dans l’écurie, Elisa et lui incitent Annie à monter sur la jument Cléopâtre. Une fois Annie installée, Daniel assène un coup d’éperon à la jument qui s’emballe ; Annie appelle Candy au secours et Candy se précipite pour la sauver (elles vont se retrouver un moment seules, la scène est décrite dans le sujet consacré à leur relation).
Daniel et Elisa mentent et accusent à tort Candy d’avoir piqué le cheval avec l’éperon.
Mme Legrand crie sur Candy qui dénonce Daniel. On demande à Annie de dire la vérité, mais elle ne dit rien.
Heureusement que Mme Brighton intervient pour dire à Mme Legrand qu’il est inutile de renvoyer Candy, qu’elle n’a qu’à présenter ses excuses. Mme Brighton adresse un sourire et un signe de tête rassurant à Candy pour lui faire comprendre qu’elle la croit et qu’il faut s’excuser pour éviter le renvoi.
Candy ne voulait pas s’excuser d’un mal qu’elle n’a pas commis mais à la pensée de revoir prochainement Anthony, elle s’exécute.
À cause d’Annie qui a été trop peureuse et lâche pour avouer la vérité, Candy s’est rabaissée et humiliée.
Candy n’en veut pourtant pas à Annie, allant même jusqu’à dire que c’était plus difficile pour Annie de ne rien dire.

Le soir à l’écurie, le jardinier M. Durosier (M. Whiteman dans le manga) vient consoler Candy, il a vu toute la scène de l’éperon mais il ne pouvait rien dire sinon il aurait été renvoyé sur le champ.
Candy pense avoir perdu Annie qui était comme une sœur pour elle. M. Durosier la rassure puis Candy découvre le ruban rose que lui a laissé Annie afin qu’elle sache qu’elle ne l’a pas oubliée, qu’elle l’aime encore et aussi pour se faire pardonner de ne pas l’avoir défendue.
Candy dit qu’elles seront toujours amies, même si cela doit rester un secret. Le petit geste d’Annie lui a redonné espoir.

Alistair prévient Candy que quelqu’un a volé des roses dans la roseraie d’Anthony : elle va immédiatement voir Daniel. Elle remarque des égratignures sur les mains de Daniel et devine qu’il est le coupable.
Mme Legrand demande des explications à son fils, la chatte Sylvia arrive à cet instant ce qui permet à Daniel d’inventer un autre mensonge : il prétend que Sylvia l’a égratigné.
Mme Legrand se satisfait de l’excuse trouvée par son fils. Daniel lui fait remarquer que Candy a le ruban d’Annie Brighton. Mme Legrand lui en demande des explications. Candy ne veut pas trahir Annie, elle s’enfuit en courant en criant qu’elle ne l’a pas volé.

Candy se rend chez Anthony, Alistair lui dit qu’Anthony ne peut pas la voir (attention, Anthony n’a pas dit qu’il ne veut pas la voir…). Candy se sent repoussée, elle est très malheureuse, elle monte dans une barque pensant aller vers la maison Pony, sa maison.
Le courant est rapide, Candy a perdu la rame, la barque est emportée par le courant violent.
Candy tombe dans une chute d’eau ; Albert, l’oncle d’Anthony, qui était à la pêche au pied des chutes, la sauve des eaux, la ramène à la vie et lui prépare à manger.
Sans lui, Candy serait morte (la scène est mieux décrite dans le couple Albert/Candy).
Elle ne sait pas encore que cet homme est son prince des collines, son premier amour, ni même qu’il est le chef de la famille André.

Après avoir passé un moment avec Albert, Candy entend la voix d’Anthony l’appeler.
Albert entend son neveu rechercher Candy, il comprend que Candy va le rejoindre et lui dit : « Si un jour tu veux me voir ou que tu as besoin de moi Candy, mets un mot dans une bouteille et jette-la dans la rivière. Un jour où souffle le vent du sud elle me rejoindra toujours. »
Candy le remercie pour tout et court rejoindre Anthony qui l’a cherchée toute la nuit (tout comme Archibald et Alistair).

Après l’avoir giflée parce qu’il a eu terriblement peur qu’il lui soit arrivé quelque chose de grave, Anthony lui explique que ce n’est pas parce qu’il pensait qu’elle avait volé les roses qu’il ne voulait plus la voir, mais il s’est juré de ne pas la revoir avant la nouvelle sorte de roses qu’il avait greffée et fleurie.
Avant de partir, Candy recherche Albert, l’homme qui lui a sauvé la vie, mais il a disparu.
Anthony emmène Candy sur son cheval blanc et la conduit dans sa roseraie pour lui offrir les roses blanches qu’il a nommées ‘‘Tendre Candy’’. La date de ce jour de mai est à l’avenir celle de l’anniversaire de Candy. (La scène est décrite dans le sujet consacré au couple Anthony/Candy).

Puisqu’Elisa enrage qu’Anthony ait offert une rose unique à Candy, Daniel décide de droguer un cheval de l’écurie. Mais Albert surgit, il renverse la coupelle et lui assène un violent coup de poing.
Elisa invente que Candy a voulu faire boire de l’huile de ricin au cheval, que Daniel a essayé de l’en empêcher et que Candy l’a frappé. M. Durosier intervient pour relever que la blessure de Daniel a été faite par un poing d’homme.
Une fois son fils réveillé, Mme Legrand lui demande de révéler qui l’a battu. Daniel allait dire la vérité mais Elisa lui met la pression et l’incite à mentir pour jeter la faute sur Candy. Daniel se soumet et accuse Candy.
Candy sait qui est l’ombre de l’homme qu’elle a vue, elle est sûre que c’est M. Albert. Elle lui met un mot dans une bouteille (en même temps, la musique de fond évoque le prince des collines, c’est un signe…).
La nuit tombe, Candy s’est perdue, s’endort dans la forêt et au petit matin, elle ouvre les yeux et voit Albert. Il l’emmène chez lui (la scène est décrite dans le sujet consacré au couple Albert/Candy).

Sur le chemin du retour, elle rencontre Anthony. Il lui dit qu’elle n’est pas obligée de rentrer chez les Legrand, il lui révèle que tous les trois (Archibald, Alistair et lui), ils ont eu une très bonne idée.
Candy est conduite auprès de tante Elroy. Anthony, Alistair et Archibald demandent à tante Elroy de laisser Candy vivre chez eux, ils font exprès de dire que Candy est mal élevée, coléreuse, violente, qu’elle n’a rien d’une demoiselle, elle n’est pas digne d’entrer dans leur famille, elle en ternirait la bonne réputation.
Ils demandent à la tante de faire l’éducation de Candy, ils la flattent en lui disant qu’elle est la seule à pouvoir en faire une demoiselle, et à lui enseigner les bonnes manières.
Candy ne comprend pas qu’ils disent du mal d’elle, Alistair la rassure : « Ne t’en fais pas »
Le plan des garçons a fonctionné : Elroy accepte que Candy reste mais Elisa intervient pour dire que Candy a passé des heures avec un vagabond crasseux. Elroy devine qu’il s’agit d’Albert (car Anthony a évoqué M. Albert) et refuse alors d’accepter Candy.

Candy se retrouve dans la roseraie avec Anthony. Elle pense à Albert, elle a pitié pour lui alors qu’elle vit dans des conditions difficiles.
Anthony l’emmène en promenade sur son beau cheval blanc où il lui déclare son amour (la scène est décrite dans le couple Anthony/Candy).

M. Legrand a la bonté d’envoyer Candy quelques jours en vacances à la maison Pony. Candy est émue aux larmes.
Elle est si heureuse de retrouver le seul endroit où elle se sente vraiment chez elle.
Chez les Legrand, Candy se considérait comme une chose qui appartient à quelqu’un et non comme un membre à part entière de la famille.
Elle apprend chez Pony que son grand chêne va être transporté sur décision de M. Flanagan.
Cet arbre est si plein de souvenirs, il sait tout d’eux, il les a vus grandir et c’est auprès de lui que Candy a été trouvée.
Les hommes de Flanagan sont sur le point d’abattre le chêne, Candy rassemble tous les orphelins, ils montent tous à l’arbre.
Mais M. Flanagan compte bien emmener ce chêne. Il veut le transporter à Washington, mais Candy l’attendrit : le vieux chêne est comme leur père, elle dit qu’ils ont deux mamans à la maison Pony (sœur Maria est touchée de l’entendre) mais pas de papa, et quand ils ont du chagrin, ils grimpent dans le vieux chêne si fort et rêvent que leur papa les console et les protège.
M. Flanagan est touché et leur laisse l’arbre.


Dorothée apprend à Candy qu’elle va quitter la maison pour le Mexique, les Legrand y ont une ferme, elle doit y aller pour aider. Candy aimerait tant l’aider, elle se sent impuissante, elle est triste pour elle. Candy décide alors de lui offrir la chaine que lui avait offerte Melle Pony.

 

Elisa et Daniel vont lui nuire une nouvelle fois : Elisa a enragé de voir Candy raccompagnée tendrement par Anthony sur son cheval blanc.
Afin que Candy soit chassée de la maison, Elisa et Daniel cachent des bijoux dans ses affaires pour la faire accuser de vol.
L’écurie est fouillée, on y découvre la broche en émeraude que tante Elroy a offerte à Mme Legrand, le bracelet en perles d’Elisa que tante Elroy lui a offert, les robes d’Elisa dans la valise de Candy, la bague de Mme Legrand et le ruban d’Annie Brighton.
Candy dit que c’est Annie qui lui a donné mais on ne la croit pas. Candy clame son innocence, Mme Legrand ordonne qu’elle parte pour le Mexique à la place de Dorothée.
Candy avait donné à Dorothée la chaine que lui a offerte Pony, Candy ne devait pas agir ainsi, elle s’est retrouvée sans protection. Dorothée la lui rend, Candy retrouve son deuxième porte-bonheur (le premier étant la broche de son prince des collines).
Candy ne veut pas vivre loin d’Anthony. Elle pense à Anthony et à Albert. Elle pense à lui envoyer un mot dans une bouteille, comme il le lui avait suggéré, et lui écrit qu’elle s’en va au Mexique.

Dans le manga, Candy écrit à Albert après que Mme Legrand lui ait annoncé qu’elle sera renvoyée : Candy apprend son renvoi à son retour de la maison d’Albert après qu’il l’ait sauvée de la chute d’eau, mais elle savait que Mme Legrand comptait la renvoyer car Candy avait battu Daniel qui allait mettre des chenilles dans le manteau d’Annie pour faire accuser Candy.
Elle écrit cette lettre à Albert : « Cher Monsieur Albert, c’est la première et ce sera sûrement la dernière lettre que je pourrai vous écrire… J’ai finalement été renvoyée ; mais on m’a autorisée à rester jusqu’à ce qu’on me trouve un nouveau travail. Je ne pense pas que ça prendra beaucoup de temps…Les moments que j’ai passés avec vous et les animaux étaient pour moi comme dans un rêve. Prenez soin des animaux et surtout faites attention de ne pas vous faire voir. Ne vous en faites pas pour moi. Dites bonjour à Poupée de ma part…à bientôt. Candy. »
Puis, en apprenant avec choc qu’elle part au Mexique après avoir été injustement accusée de vol, Candy pense à Albert et se dit qu’elle pourrait vivre avec lui.
De son côté, Albert s’inquiète pour Candy mais comme dans la série animée, il est contraint de partir après que le gardien/intendant des André l’ait surpris dans l’habitation abandonnée.

Ensuite, comme dans le manga, Candy cogne à la maison abandonnée dans l’espoir de revoir M. Albert. Il n’est pas là, elle croit qu’il n’a pas lu son message, qu’il a quitté le pays pour trouver une terre nouvelle, qu’il a eu le courage de tout quitter. Elle décide d’aller au Mexique, malgré la peur au ventre, elle sent le courage gonfler son cœur.
Dans le manga, elle espère qu’Albert viendra au Mexique.

Candy est heureuse qu’Anthony ne la croie pas voleuse. Elle l’entend prendre sa défense auprès de tante Elroy.

Dans le manga, Candy vient annoncer aux trois garçons qu’elle part pour le Mexique. Anthony s’écrie qu’il ne laissera pas Candy aller au Mexique. Tante Elroy leur annonce alors que Candy a volé des objets chez les Legrand, les garçons ne la croient pas.
Elroy chasse Candy : « Et toi, va t-en d’ici, hors de ma vue, petite voleuse ! »
Anthony crie à sa tante : « Ma tante ! Je ne vous adresserai plus jamais la parole ! »
Candy s’en va après avoir dit aux garçons que ce qui compte, c’est qu’ils lui fassent confiance, elle leur demande de ne pas mettre trop en colère la tante Elroy.

Les domestiques lui offrent un diner d’adieu. Candy repense à Pony et leur dit qu’elle sera forte et courageuse, et jamais elle ne se laissera abattre. Candy se retient de pleurer devant eux.

Anthony lui laisse une rose Tendre Candy devant l’écurie avec une lettre lui disant qu’il fera tout ce qu’il pourra pour prouver son innocence.
Le lendemain, M. Garcia, le messager qui doit emmener Candy, est arrivé plus tôt que prévu.
Or, Anthony, Archibald et Alistair allaient prouver l’innocence de Candy en faisant parler Daniel.
Anthony se précipite pour rattraper Candy mais il est trop tard.
Comme dans le manga, Anthony, Archibald et Alistair, vêtus de leur costume écossais, lui jouent une sérénade d’adieu (la même mélodie que celle que lui avait jouée le prince des collines). Candy entend ce son des cornemuses. Elle sait que ce sont Alistair, Archibald et Anthony qui la réconfortent jusqu’au bout, elle en verse des larmes.
Anthony pleure et jure qu’il la reverra. Alistair et Archibald sont également émus aux larmes.

 

Le voyage a été rude, M. Garcia était brutal.
Candy a pitié que la famille qui l’accompagne en route pour le Mexique doive se séparer par manque financier. Au même moment, un vieil homme lui propose de lui acheter ses roses. Candy accepte pour donner l’argent à la famille démunie, elle sait qu’Anthony comprendra.
Ce qu’elle a obtenu paiera les dettes de la famille envers M. Garcia, la famille est libre grâce à la générosité de Candy.

M. Garcia se fait piquer par un serpent, Candy le sauve en aspirant et recrachant le venin.
M. Garcia finit par être adouci au contact de Candy : elle l’a attendri lorsqu’elle lui a parlé de sœur Maria et Melle Pony, de l’orphelinat où elle a été élevée dans l’amour, la bonté et la piété.
M. Garcia a prié pour la première fois de sa vie grâce à Candy qui lui a même prêté la croix de Melle Pony pour qu’il n’oublie pas de prier.

 

Des brigands attaquent M. Garcia en pleine nuit ; pour sauver sa vie, il leur donne Candy.
Mais en voyant la croix de Pony, M. Garcia repense à la petite Candy qui a été si bonne, il voit même son visage dans la lune ; pris de remords, il dit : « Ma pauvre petite Candy, ne t’en fais pas Candy je t’arracherai des griffes de ces bandits. », et il se précipite pour la sauver.
Cette brute sans cœur de M. Garcia a été attendrie par Candy. Il revient la délivrer et partent tous les deux. Les brigands se lancent à leur poursuite. M. Garcia lui rend sa croix et lui dit : « Ah Candy ton cœur est si pur que tu ne peux pas douter de l’honnêteté des gens. »
Sam, l’homme envoyé par M. Georges sur ordre d’Albert pour délivrer Candy, surgit en voiture et enlève Candy. M. Garcia hurle le prénom de Candy et court après la voiture, il s’en veut et pleure.
Candy se croit kidnappée et pense à Anthony.

M. Georges a ordonné à ce que Candy soit habillée avec une jolie robe.
De son côté, M. Garcia retourne le plus vite possible chez les Legrand pour dire que Candy a été enlevée, il a roulé nuit et jour.

Candy a un bain tous les jours, elle est bien nourrie. Mais elle croit qu’elle va être livrée à des voleurs d’enfants, alors elle se salit pour que les voleurs ne veulent pas d’elle, mais Sam a de belles tenues de rechange pour elle, et lui dit : « Quand je t’aurai lavée, tu seras aussi belle qu’avant. » Même Sam a été attendri par Candy.

Candy s’enfuit et prend clandestinement un train, elle est découverte alors elle doit descendre et traverse une forêt. Elle atterrit devant le portail de roses d’Anthony. Le train qu’elle a pris l’a ramenée sans qu’elle ne le sache à la maison des André.
Candy y retrouve Anthony qui la sert dans ses bras.
M. Georges arrive. C’est un homme au visage sympathique et avenant. Candy dit que c’est lui qui l’a enlevée. Elroy demande à M. Georges de s’expliquer, il lui dit qu’il n’a fait que suivre les instructions de M. William, il lui remet une lettre de lui : « J’ai décidé d’adopter Candy Neige, la petite bonne des Legrand. Elle fait maintenant partie de la famille André. J’espère que vous serez d’accord. William André. »
Anthony est très content. Alistair, Archibald et Anthony ont chacun eu l’idée de leur côté d’écrire à l’oncle William pour qu’il adopte Candy. La lettre d’Anthony a été la plus longue et la plus explicite.
Elroy est obligée d’accepter, les ordres d’Albert sont indiscutables.
Candy est tellement heureuse que ses yeux sont pleins de larmes.

Dans le manga, M. Garcia est un horrible personnage, il voulait forcer Candy à boire de l’alcool ; saoul, il était sur le point de violenter Candy mais M. Georges lui-même surgit, assomme Garcia, et met Candy dans sa voiture.
En route, il prie Candy de rester calme et lui dit : « Je ne ferais pas une chose qui pourrait nuire à votre bonheur. ». Rassurée, Candy le croit.
M. Georges conduit immédiatement Candy jusqu’à la maison des André. On retrouve Candy fort bien vêtue qui annonce qu’elle a été adoptée par l’oncle William (Alistair, Archibald et Anthony ont eu la même idée d’envoyer une lettre à l’oncle William). M. Georges remet cette lettre à tante Elroy : « Suite aussi à la demande d’Anthony, Alistair et Archibald, j’ai décidé d’adopter Melle Candy Neige qui a travaillé comme domestique chez la famille Legrand. Prenez soin d’elle. William André. »

Candy vit à présent avec Anthony. Ce dernier, Alistair et Archibald la couvre d’attentions.
Candy a l’impression de rêver, elle pense à Pony et sœur Maria qui vont être si heureuses, et…elle pense à M. Albert.
Elle dit que la lettre de M. William a changé toute sa vie, une simple feuille de papier lui a apporté tout le bonheur du monde : « Je suis une petite fille comme les autres. J’ai une maison, une famille et je ne quitterai plus Anthony. » (puisque c’est celui qu’elle compte épouser).
Tante Elroy la traite comme un membre de la famille André, Candy est parée des plus beaux atours.
Dorothée est la servante affectée à Candy.

Anthony, Archibald et Alistair forcent Daniel à s’agenouiller devant Candy pour s’excuser de l’avoir injustement accusée de vol. Ils lui ordonnent de dire à haute voix : « J’ai mal agi et je te demande pardon. » pour lui faire payer par la même occasion l’humiliation que Daniel et Elisa ont fait endurer à Candy en la forçant à s’excuser à genoux.
Au moment où Daniel va le faire, Candy l’interrompt et demande à ce qu’on le laisse. Daniel en profite pour fuir.
Candy dit aux trois garçons que Melle Pony et sœur Maria lui ont appris une chose : « Si vous savez pardonner les fautes des autres, le Seigneur, dans sa grande bonté, vous pardonnera celles que vous avez commises. Mais si vous ne savez pas pardonner, le Seigneur, à son tour, se montrera intransigeant envers vous. On ne peut combattre la méchanceté qu’avec la gentillesse, c’est la meilleure arme que Dieu vous ait donnée. »
Les trois garçons sont subjugués par ce qu’elle vient de dire, Candy a le cœur si pur.

Tante Elroy organise une soirée en l’honneur de Candy.
Elisa est choquée et jalouse que Candy porte une merveilleuse robe du soir plus belle que la sienne, qu’elle soit assise à une meilleure place que la sienne.
Elisa tente de pousser Candy à bout en lui disant qu’elle fait du bruit en mangeant sa soupe, qu’on ne lui a pas appris les bonnes manières à l’orphelinat.
Comme dans le manga, Candy remet Elisa à sa place poliment sans avoir l’air de rien.

Dorothée lui met de bien mauvaises idées en tête : Candy voulait demander à ce qu’elle devienne sa servante attitrée, Dorothée refuse en lui disant que ce que Candy a n’est pas le vrai bonheur, qu’il faut bâtir soi-même son propre bonheur. Candy pense alors que son bonheur est superficiel.
Dorothée, frustrée et envieuse, ne peut s’empêcher de faire preuve de jalousie ; dans le fond, elle se demande comment une orpheline a su attirer toute la sympathie et toute l’affection des héritiers André, alors qu’elle-même vivant chez les Legrand depuis longtemps n’a jamais été remarquée. Pourquoi met-elle dans la tête de Candy que son bonheur est superficiel, qu’elle doit bâtir elle-même son bonheur, alors qu’elle sait pertinemment que Candy est seule et n’est qu’une petite-fille. Une petite-fille ne peut pas construire son bonheur toute seule, elle doit comme toutes les autres petites filles passer par la case départ : famille, éducation, rencontres, pour ensuite réaliser des projets.
Candy a la chance de vivre dans une famille riche qui la traite comme un membre à part entière de la famille, qui lui donne une bonne éducation, qui la protège et la nourrit, et elle vit auprès du garçon qu’elle aime, c’est un vrai bonheur ! Dorothée insinue que c’est un bonheur superficiel alors que dans sa situation, Candy pourrait, plus tard, justement faire de grandes choses pour subvenir aux besoins des démunis, des déshérités…

Candy retrouve Tom, il est devenu un vrai cow-boy.
Elisa a heurté sa charrette et renversé tous les bidons de lait qu’elle contenait.
Anthony est présent et raccompagne Elisa car il veut l’emmener chez un docteur. Tom demande réparation des dégâts causés et se rend à la demeure André.
Tom n’en revient pas de voir Candy, il est content qu’elle soit adoptée. Il recherche Anthony, et parle de lui en tant que coureur de filles, mais ses yeux l’ont trompé, il croyait à tort qu’il courrait après Elisa.
Candy ne le croit pas, Tom est très déçu, il croit à tort que Candy a changé.

Heureusement, Anthony et Tom deviennent amis, mais Elroy ne l’accepte pas, elle demande à Candy d’oublier sa vie qu’elle menait avant et ses amis qui ont été ses frères et sœurs à l’orphelinat, de choisir ses amis parmi les gens dignes des André. Anthony s’y oppose.
Elroy reproche à Candy d’être la fautive de l’attitude d’Anthony, elle ne reconnait plus les trois garçons, elle décide d’envoyer Anthony dans la maison de la forêt pour le soustraire à l’influence de Candy, elle défend à Candy de revoir son ami Tom et lui interdit de quitter la maison.

Plusieurs jours passent, Candy veut retourner à la maison Pony.
Comme expliqué dans la présentation du couple Anthony/Candy, Anthony lui envoie un pigeon voyageur, Candy retrouve courage.
Anthony lui envoie un second pigeon : il lui annonce qu’il va participer à un rodéo qui aura lieu dans le village de Tom.
Afin de permettre à Candy d’envoyer une réponse à Anthony, Alistair lui envoie sa dernière invention : un ballon qui peut même transporter des objets, mais le ballon contenant la lettre de Candy atterrit chez les Legrand.
Tante Elroy lit la lettre que lui apporte Elisa et découvre qu’Anthony va participer à un rodéo. Tante Elroy s’y oppose.
Elisa demande à Elroy de la laisser se rendre à la maison de la forêt pour dissuader Anthony mais Elroy demande à Candy d’y aller, elle sait que Candy est la seule personne qui puisse faire revenir Anthony sur sa décision.

Candy retrouve Anthony qui a changé, il est devenu plus fort.
Tom a l’idée que Candy participe à la compétition de lasso.
Candy veut entrainer Alistair et Archibald dans cette compétition, ils acceptent de participer au concours de traite des vaches.
Cependant, Elroy a envoyé un émissaire au comité du rodéo et ils ne pourront pas se joindre à eux. Anthony se met en colère et veut quitter la maison familiale.
Candy a une idée : en ville, les enfants diront au passage de tante Elroy que les André sont des lâches, Tom prétend à Elroy que le bruit court en ville qu’Anthony a eu peur de participer au rodéo, il a eu honte de l’avouer alors il a raconté à tout le monde que c’est sa grand-tante qui l’en empêchait.
Elroy se met en colère, l’honneur de la famille est atteint, elle ne le supporte pas et annonce aux enfants qu’elle leur permet de participer au rodéo pour préserver l’honneur de la famille, et elle ne saurait tolérer un échec.
Ces scènes n’existent pas dans le manga.

Au tour d’Anthony au rodéo, Candy a un fort pressentiment, une sorte de prémonition, elle ressent une pression noire qui étouffe son cœur. L’atmosphère est lourde, Candy est angoissée, effrayée, terrifiée.
Tante Elroy a eu le même pressentiment, elle hurle le prénom d’Anthony, ce sont Elroy et Candy qui ont un mauvais pressentiment, les deux personnes qui aiment Anthony le plus au monde.
Anthony gagne la compétition de rodéo, Candy a les larmes aux yeux.
Cette compétition n’existe pas dans le manga.
Elle a été si traumatisée qu’elle en cauchemarde la nuit, elle n’arrête pas de rêver de chevaux.

En cherchant une personne pour s’occuper du veau qu’Anthony a gagné en remportant le rodéo, Anthony et Candy rencontrent M. Steve qui accepte de le prendre mais il veut les payer en échange. M. Steve est un homme honnête, pour un fermier tel que lui un veau est de grande valeur.

Candy et Anthony doivent dépenser leur argent avant de rentrer à la demeure, Anthony décide de le dépenser pour le plaisir : ils font un tour de manège. Candy pense aux enfants qui seraient drôlement contents de monter sur des chevaux de bois.
Candy les imagine avec elle s’amuser au manège, elle imagine même Pony et Maria. Elle se dit : « Je suis si heureuse, je m’demande si j’ai le droit d’être si heureuse. »
Candy est si bonne qu’elle est gênée d’être heureuse alors que d’autres ne le sont pas.

Comme expliqué plus précisément dans le couple Anthony/Candy, lors de cette journée, un nouveau mauvais présage annonce la mort prochaine d’Anthony : une diseuse de bonne aventure tire les cartes à Anthony, la carte de la mort apparait.
Effrayée, la diseuse de bonne aventure recommence mais le résultat funeste se reproduit. Elle préfère ne rien leur dire mais Candy a vu la carte de l’as de pique, la carte de la mort.
Candy est déboussolée, très inquiète. De nouveau, elle ressent un mauvais pressentiment, la carte de la mort la hante.

De retour à la demeure, Elroy leur reproche cette escapade et rejette la faute sur Candy.
Anthony fait mine de se sentir mal pour qu’ils puissent s’éloigner d’Elroy, il ne supporte pas qu’on soit injuste envers Candy.
Comme expliqué dans la présentation du couple Anthony/Candy, Anthony lui parle de sa défunte mère qui ressemblait à Candy, Anthony est certain que Candy lui aurait beaucoup plu. Il lui a notamment dit que sa mère lui disait que les fleurs s’épanouissent et après elles se fanent, ainsi va la vie, mais elles renaissent sans cesse. Très peu de temps après, la mère d’Anthony s’est fanée.

Candy fait des cauchemars, elle voit Anthony se faner comme une fleur, elle se réveille, ouvre les rideaux, et voit les pétales de roses s’envolant et tourbillonnant dans le vent.
Candy descend en robe de chambre et sort : même les pétales de roses Tendre Candy s’envolent en symbole de la proche fin de leur union. Candy veut tirer les cartes mais repense à la carte funeste de l’as de pique.
Candy n’a pas pu fermer l’œil de la nuit à cause de tous ces mauvais présages. Elle ne peut cesser d’y penser.

Dorothée conseille à Candy de se priver de quelque chose qu’elle aime pour que son vœu se réalise, Candy décide de se priver de gâteaux.
Elroy a fait une tarte aux pommes pour chacun, elle l’a spécialement préparée pour Candy sachant que c’est son dessert préféré.
Candy refuse d’y goûter, Elroy s’en va, vexée, ne sachant pas que Candy agit ainsi à cause de son vœu.
Dorothée se rend auprès d’Elroy pour lui expliquer les raisons pour lesquelles Candy a refusé de goûter à la tarte.

Candy fait part à Anthony de ses tracas, des mauvais présages qui la hantent. Anthony en rit, il lui remonte le moral, et lui explique que tante Elroy a préparé cette tarte spécialement pour elle.
Rassurée, Candy part manger de la tarte, Elroy en est ravie.
Candy s’excuse et Elroy lui annonce qu’elle va la présenter officiellement à toute la famille le dimanche prochain lors d’une grande chasse au renard. C’est l’événement qui est organisé chaque année par les André.
Le jour de la chasse est arrivé : Candy est magnifique vêtue de son costume noir des André.

Dans le manga, Alistair et Archibald veulent attraper en premier un renard pour l’offrir à Candy. Ils sont en compétition et veulent être le cavalier de Candy au bal qui devait avoir lieu après la chasse (bal qui n’aura malheureusement jamais lieu en raison de la mort d’Anthony).

Elroy présente Candy à la famille André, Candy fait rire et attendrit l’assemblée (ce qui n’est pas le cas dans le manga, l’assemblée ne se montre guère aussi chaleureuse).
Comme dans le manga, Anthony fait exprès de s’éloigner avec Candy de la troupe pour lui montrer un très bel endroit, cela rappelle à Candy les collines de Pony.
Comme expliqué dans la présentation du couple Anthony/Candy, Anthony déclare à Candy son intention de se rendre sur les collines de Pony, il veut voir où elle a grandi. Candy lui déclare ensuite son amour, Anthony a l’intention de la demander en mariage à Melle Pony puisqu’il sait qu’elle est une mère pour Candy.
En galopant, Anthony et Candy parlent du prince des collines, du fait qu’il ressemble beaucoup à Anthony. Celui-ci est sur le point de lui révéler l’identité du prince des collines lorsque soudain un petit renard se dresse sur sa route. Anthony s’arrête brusquement, dévie de trajectoire, un piège à renard se referme sur le pied du cheval qui désarçonne Anthony ; celui-ci chute mortellement et meurt sur le coup.
Candy assiste à la scène tétanisée, Anthony est mort sous ses yeux, c’est paralysant, traumatisant, terrifiant.
Candy s’approche du corps de son Anthony, elle crie son nom, le touche, le tire désespérément vers elle, mais il ne bouge plus, il ne sourit plus, tout est fini. Effrayée et mutilée par cette vision insupportable, Candy s’évanouit sur le corps de son bien-aimé.

Candy reste sans connaissance pendant trois jours. À son réveil, elle demande où est Anthony, elle sait qu’il y a eu l’accident. Alistair et Archibald lui font comprendre qu’Anthony est mort.
Candy est effondrée. Elle s’évanouit de nouveau, elle rêve d’Anthony, du bal, du rodéo, quand il lui disait qu’elle l’aimait parce qu’il ressemble au prince et qu’elle l’avait rassuré.
En se réveillant, elle entend les cloches sonner, c’est l’enterrement d’Anthony. Candy veut y aller, le médecin rentre et dans son délire, elle voit Anthony ; le médecin la reconduit au lit, elle ne doit pas le quitter, elle est encore trop affaiblie.
Candy passe des journées entières enfermée dans sa chambre. Alistair essaie de la distraire avec une invention mais Candy est hantée par le souvenir d’Anthony. Son décès l’a profondément traumatisée, Anthony est une perte immense.

Elisa a l’indécence et l’irrespect de se présenter pour prendre les rosiers d’Anthony, Candy refuse, elle sait qu’Anthony aurait voulu qu’ils restent ici.
Candy se plaint auprès d’Elroy qui a autorisé Elisa à les déterrer, elle lui dit que ces rosiers sont ce qui comptait le plus pour Anthony.
Elroy préfère l’oublier et ne plus jamais penser à lui, à chaque fois qu’ils auraient refleuris elle aurait pensé à Anthony ; Candy lui dit qu’elle n’est pas d’accord, elle n’oubliera jamais Anthony. Elroy comprend qu’elle a mal agi. Candy lui dit qu’Anthony avait continué à soigner le jardin en souvenir de sa maman et maintenant qu’il les a quittés, ils doivent continuer son œuvre en souvenir de lui.

Candy empêche Elisa d’emmener les rosiers. Elisa lui dit qu’Anthony ne reviendra plus. Candy lui répond : « Si il reviendra, il est toujours vivant, son cœur vivra éternellement dans ses roses qu’il aimait tant, il reviendra quand elles refleuriront au printemps, et quand on fermera les yeux, on pourra le voir comme autrefois parce que son souvenir restera toujours vivant. » (Cette scène m’émeut tellement !).
M. Durosier dit qu’il lui parait plus important d’être fidèle à Anthony qu’à Elisa pour que son cœur repose en paix.
Elisa ordonne aux domestiques de déterrer tous les rosiers mais aucun ne lui obéit.
Elroy a assisté à toute cette scène du haut de sa fenêtre.
Ces scènes n’existent pas dans le manga.

Candy se rend chez Melle Pony pour y trouver réconfort (dans le manga, c’est grâce à Albert qu’elle décide de s’y rendre). Elle emporte avec elle une rose Tendre Candy pour emmener Anthony chez Melle Pony et tenir sa promesse : lui faire rencontrer Melle Pony ainsi que les collines, lui montrer l’endroit où elle a grandi (les scènes sont décrites dans le couple Anthony/Candy).
Candy laisse une lettre à Archibald et Alistair pour leur annoncer son départ.

À la maison Pony, Candy reprend ses habitudes d’autrefois mais elle est absente, elle ne pense qu’à Anthony.
Un nouvel orphelin nouvellement arrivé, Jimmy, la traite de pleurnicheuse, mais Candy reste hantée et paralysée par le souvenir d’Anthony.
Candy s’occupe pour ne pas penser à ses peines, elle veut aider Melle Pony et sœur Maria à récolter des dons pour fêter dignement Noël. Mais Melle Pony et sœur Maria veulent qu’elle chasse le chagrin qui pèse sur son cœur avant de pouvoir se rendre utile.
Sœur Maria lui dit que Jimmy, le petit nouveau, vient de perdre sa maman et n’a pas de famille, c’est pour cela qu’il se montre si dur. Melle Pony lui dit qu’il a du chagrin.
Candy donne du baume au cœur à tout le monde, elle promet d’essayer de sourire à nouveau. Pour se changer les idées, Candy va s’occuper des orphelins. Elle trouve le petit Jimmy en train de pleurer la perte de sa mère sur le grand chêne, Candy aimerait tant pouvoir l’aider.
Candy dit à Jimmy que cet arbre s’appelle l’arbre aux pleurs, c’est à lui que les orphelins confient leur chagrin, elle lui dit qu’elle voudrait tellement qu’ils deviennent amis.

M. Cartwright, le propriétaire des terres, leur offre son plus beau sapin, il leur transmet le message que ce sera leur dernier Noël.
Melle Pony ne veut pas révéler la vérité à Candy, celle-ci est intriguée, elle sent qu’il y a quelque chose qui se trame.
Elle écoute aux portes et apprend avec stupeur que M. Cartwright veut les voir partis avant le printemps prochain.
Candy emmène Jimmy avec elle chez M. Cartwright. Elle le rencontre sans le savoir, elle lui dit qu’elle veut voir M. Cartwright pour lui dire que c’est un « méchant homme », elle l’attendrit en disant que cette maison est celle des orphelins, que Melle Pony est leur mère.
En apprenant qu’elle vient de parler à M. Cartwright, Candy part, très gênée et en panique à l’idée d’avoir fait mauvaise impression.

Candy décide d’emmener les enfants chez M. Cartwright habillés en blancs pour l’attendrir, les enfants embrassent les hommes de M. Cartwright. Candy le prie d’accepter le seul présent qu’ils puissent leur offrir : leur cœur. M. Cartwright interdit alors de toucher les terres de Pony.
Candy a une nouvelle fois sauvé sa maison parce qu’elle en est le cœur et l’âme.

 

Candy reçoit une lettre de Tom qui les invite à aller le voir dans les pâturages ; M. Cartwright lui prête une carriole pour qu’elle puisse y emmener aussi les plus petits, le voyage étant trop long pour eux.
M. Cartwright aimerait adopter Candy et il lui en fait part. Elle se dit que c’est impossible, quelque chose lui dit depuis toujours que sa vie est ailleurs (Candy le ressent elle-même, car son destin est auprès d’Albert.).

Au ranch, M. Steve présente ses condoléances à Candy. Alistair et Archibald la retrouvent chez Tom qui les a invités. Elle a les larmes aux yeux de les revoir.
On peut relever que M. Steve a la gentillesse d’offrir du lait frais aux enfants.
Là-bas, Candy revit l’accident mortel d’Anthony en voyant Tom sur son cheval. Elle part en pleurs et s’effondre près d’un arbre, Albert vient la consoler (ces scènes sont décrites dans les présentations des couples Anthony/Candy, Albert/Candy).
Candy retrouve le sourire sans pour autant avoir fait le deuil d’Anthony.

Alistair annonce à Candy qu’Archibald et lui partent pour l’Angleterre.
Candy décide de rester toujours à la maison Pony pour s’occuper des enfants, ‘‘toute la vie’’ ajoute-t-elle.
Elle annonce à M. Cartwright qu’elle est devenue monitrice à la maison Pony.
En rentrant à la maison Pony, Candy y découvre M. Georges. Il s’incline devant elle et lui présente ses respects en lui disant qu’il vient la ramener à la maison. Candy ne veut pas partir, elle pleure dans les bras de Pony et lui demande de la garder.
Pony la laisse seule avec M. Georges. Il dit à Candy qu’officiellement elle fait toujours partie de la famille André. Candy ne veut pas retourner là-bas, elle a peur d’y retrouver des souvenirs qui lui ont fait trop de peine.
M. Georges lui annonce que M. William a ordonné de ramener Candy afin de pouvoir l’envoyer dans une école en Angleterre. Candy refuse.
Sœur Maria lui dit qu’elle n’a pas le droit de refuser la chance qui lui est généreusement offerte d’aller parfaire son éducation à Londres. Melle Pony lui dit qu’elle aussi est de l’avis de la famille adoptive.
Candy s’incline temporairement devant la décision de Pony. M. Georges lui dit que M. William n’agit que dans son seul intérêt.
Les enfants, menés par Jimmy, s’opposent au départ de Candy. Celle-ci insiste pour rester avec eux et leur confirme qu’elle restera pour la vie. Melle Pony lui dit que cela demande de grandes responsabilités de s’occuper des enfants, il faut qu’elle s’instruise.

Dans le manga, Georges lui remet des lettres de la part d’Alistair et Archibald. Alistair lui offre une poupée à l’image de Candy et une bouée automatique pour son voyage en bateau. Ils ont hâte de la retrouver à Londres.

Candy s’est enfuie avec Jimmy sous l’orage, Jimmy est tombé malade à cause de la pluie. Sœur Maria gifle Candy et lui dit : « Quand on veut s’occuper d’enfants, il faut d’abord en être capable et ne jamais les entrainer dans de pareilles aventures. »
Candy a peur que Jimmy meurt. Elle se rend compte que c’est une lourde responsabilité et comprend ce que Melle Pony et sœur Maria voulaient lui dire, elle a encore beaucoup à apprendre.
Candy accepte d’aller à Londres pour parfaire son éducation et devenir une institutrice.
Elle part, Pony et Maria sont en larmes. En la regardant partir, Melle Pony dit : « Au revoir mon enfant, sois heureuse » et sœur Maria : « Au revoir Candy, travaille bien. »
Candy se dit : « Quand reverrais-je mes chères collines ? »

Comme dans le manga, M Georges a promené le matin les enfants en voiture, Candy l’en remercie sur le bateau, ils n’avaient jamais eu l’occasion avant de monter dans une auto.
Elle repense aux enfants, à M. Cartwright à qui elle n’a pas eu le temps de dire au revoir, mais ses pensées les plus profondes sont pour Melle Pony et sœur Maria : « Mais c’est vers vous Melle Pony et sœur Maria que vont toutes mes pensées. » dit-elle.

Plusieurs jours ont passé, Candy s’est attirée la sympathie du capitaine Valls car elle a eu la gentillesse de recueillir un oiseau blessé, il va donc laisser sur le livre de bord son histoire.
Candy réussit à attendrir M. Staford qui ne pense qu’à son argent, elle lui raconte que le fils du capitaine est mort en mer dans un naufrage, il connait le véritable prix de la vie, elle pleure en pensant à Anthony, elle sait ce que l’on éprouve quand on perd à jamais ceux que l’on aime.
Grâce à Candy qui le fait revenir à de meilleurs sentiments, M. Staford regrette son attitude d’avoir failli condamner des marins à la mort en interdisant au capitaine d’aller les secourir. M. Staford organise une fête en l’honneur du capitaine.
Ces scènes n’existent pas dans le manga.

Dans le manga, Candy pose des questions à Georges au sujet de l’oncle William qu’elle aimerait rencontrer, Georges lui répond qu’il la rencontrera s’il le juge nécessaire, et qu’elle doit penser à ses études.
Une fois seul, Georges se dit que lorsque Candy lui pose des questions avec ces yeux, il a envie de lui répondre.
Il espère que ce séjour à Londres lui fera oublier tous ses mauvais souvenirs.

C’est sur ce bateau, un soir de brouillard, que Candy rencontre Terrence Granchester qui tombe follement amoureux d’elle ; quant à Candy, c’est l’image d’Anthony qu’elle voit en lui (les scènes de leur rencontre sont précisément décrites dans le couple Terry/Candy).

Archibald et Alistair l’attendent sur le port pour l’accueillir.
M. Georges apprend à Candy que les animaux ne sont pas admis au collège royal de Saint-Paul, Capucin doit être conduit au parc zoologique de Londres mais Candy s’y oppose.
Alistair lui donne l’idée de faire passer Capucin pour un cache-nez en fourrure (mais Capucin sera découvert et devra se cacher).
Candy veut voir le grand oncle William à Londres, Georges prétend qu’il n’est plus à Londres.
Candy demande dans quel hôtel l’oncle William est descendu. Archibald devine qu’il était dans le plus grand hôtel de Londres.
Candy, Alistair et Archibald se rendent dans la suite de l’oncle William. Candy rencontre de nouveau Terry qui lui donne le message du précédent occupant (vous trouverez le contenu de ce message dans le couple Albert/Candy).

Alistair et Archibald l’accompagnent jusqu’au collège, surnommé « la prison » par Alistair.
La sœur qui la reçoit a l’air bien aigri, quel contraste avec sœur Maria !
Cette école est réputée comme la plus sévère du Royaume-Uni et Candy se demande qui est ce garçon qui ne cesse de croiser son chemin (Terry).
Candy rencontre sœur Margaret, la responsable du pensionnat, c’est une sœur très gentille ce qui contraste avec la grande sévérité de la mère supérieure.
La mère supérieure demande à sœur Margaret de conduire Candy jusqu’à sa chambre.

 

Dans le manga, Candy est conduite dans une chambre-suite, Candy la trouve merveilleuse et remercie son oncle William ; sœur Margaret lui dit qu’elle doit être issue d’une très bonne famille pour avoir une telle chambre.

Une jeune fille frappe à sa porte, c’est Patricia O’Brien, sa voisine de chambre surnommée Patty.
Patty lui fait visiter le collège, Candy y retrouve malheureusement Elisa accompagnée d’une troupe d’amies.
Elisa annonce à tous que Candy était fille d’écurie en Amérique devenue par adoption membre de la famille André. Candy est humiliée, Elisa ajoute que Candy a été abandonnée par des parents qui ne voulaient plus d’elle et qu’elle a tué Anthony. Elle la replonge dans le terrible souvenir de l’accident d’Anthony mort sous ses yeux. Les cris du cheval et du piège qui s’est refermé sur son pied raisonnent dans sa tête.

Patricia lui tend ensuite un piège sous la menace d’Elisa : elle lui dit que la mère supérieure voudrait que les collégiennes assistent à l’office le lendemain à la chapelle en habit de tous les jours.
Le lendemain, Candy remarque que toutes les jeunes filles sont vêtues de noir. Elisa et ses amies se moquent d’elle.
Heureusement ses deux chevaliers servants, Alistair et Archibald, arrivent.
Archibald, un homme élégant et très riche, la complimente devant toute l’assemblée en lui disant que le blanc lui va bien.

Après l’office, Candy trouve un mot qui lui est adressé : la classe se tient dans l’aile nord du collège. Candy découvre que c’est un endroit délabré et réalise que c’est une nouvelle fourberie d’Elisa.
Elle part en courant, révoltée, et retrouve Capucin qui la conduit à son repère. L’endroit lui fait penser à la colline de Melle Pony. Candy décide elle aussi de se chercher un refuge, un jardin secret jusqu’à ce qu’elle trouve enfin sa vraie place pour la vie. Candy appelle cet endroit « la colline de Pony » car elle lui rappelle tant sa maison.
Candy écrit à Melle Pony et sœur Maria, elle aimerait tant qu’elles soient là.

En rentrant dans sa chambre, Candy y trouve Martha, la grand-mère de Patty, elle s’est trompée de chambre alors Candy la conduit à la chambre de Patty.
Le personnage de Martha n’existe pas dans le manga.
Candy propose que la grand-mère de Patty soit installée chez elle car personne ne lui rend visite (Candy est mise en quarantaine).
Elle sympathise avec Martha, c’est une dame excentrique ce qui plait beaucoup à Candy, elle est très heureuse de l’accueillir dans sa chambre, elle se sentait seule.
Martha se met à jouer du violon et l’aide à faire ses devoirs.
Le lendemain, Elisa qui a entendu la veille du violon provenant de la chambre de Candy, demande à Candy d’en jouer lors d’un concert organisé le soir même.
Candy demande de l’aide à Archibald et Alistair. Alistair trouve une idée : faire semblant de jouer du violon et c’est Martha qui en jouera cachée derrière un rideau.
Elisa examine le violon de Candy, son amie remarque qu’il n’est pas accordé, et Patricia est découverte derrière le rideau. Elisa décide de mettre Patricia en quarantaine l’accusant d’avoir aidé Candy à faire ses devoirs et d’avoir joué du violon.

En cours, la sœur demande à Candy de lui remettre le devoir qui lui a été demandé de faire, celui qui était dans le cahier que Louise, une amie d’Elisa, devait remettre à Candy.
Candy dit à la sœur que Louise ne lui a jamais remis ce devoir, la sœur ne la croit pas et la punit.

Dans le manga, la sœur demande à Candy de réfléchir à sa conduite, elle écrit au tableau « Je mens », Candy l’efface, elle crie qu’elle n’est pas une menteuse et le jure devant Dieu.
Les yeux de Candy ne trompent pas, ils sont si criants de vérité que la sœur la croit. Elle dit même à l’une de ses collègues que c’est la première fois qu’elle a une pareille élève, en pensant à Candy avec gentillesse.

Martha demande à Candy de bien veiller sur Patricia et Candy le lui promet.
Avant de partir, Martha leur demande de dire au revoir de sa part à ce charmant garçon qui a brisé un carreau du porche avec une pierre. Elle lui dit que Terry l’a fait pour détourner l’attention et lui permettre d’entrer. Candy comprend désormais les raisons du scandale provoqué par Terry ce soir là, elle réalise peu à peu que son image de mauvais garçon n’est qu’un masque, une apparence pour masquer ses souffrances.
Candy aimerait devenir comme Martha quand elle sera vieille.
Patty lui demande d’être son amie, Candy en est ravie, elle lui demande de cesser de la vouvoyer.

Au réfectoire, Candy mange tout ce qu’il y a dans son assiette ; avec Candy, il n’y a pas de gaspillage, elle qui a connu la faim. Elle est étonnée et trouve cela honteux que ses camarades de collège ne finissent pas leurs assiettes.

Candy reçoit une lettre de Melle Pony et en saute de joie.
Elisa lui arrache l’enveloppe, et s’en moque en disant à ses amies que l’enveloppe a déjà servie, que dans la maison Pony on a toujours tiré le diable par la queue. Candy s’énerve et gifle Elisa (la scène est décrite dans la relation qui unit Melle Pony et Candy).
Sœur Margaret intervient, Louise dit que Candy a giflé Elisa, mais la sœur a tout vu, elle fait des reproches à Elisa et Louise et prend la défense de Candy.
Elisa décide de se venger et envoie son frère Neil agresser Candy. Neil est un lâche et agresse Candy à l’aide de ses amis. Heureusement que Terry intervient pour prendre sa défense (la scène est précisément décrite dans le sujet consacré au couple Terry/Candy).

Au collège royal de Saint-Paul, les filles et les garçons ont des dortoirs séparés, il est strictement interdit aux filles de se rendre dans les dortoirs des garçons et inversement.
Alistair et Archibald communiquent avec Candy le soir en lui envoyant des signaux lumineux en morse, Patty les traduit à Candy : les garçons lui disent qu’ils ont du chocolat et que Capucin est avec eux, ils lui demandent de les rejoindre.
Candy les rejoint par les arbres. Arrivée dans la chambre des garçons, Alistair lui montre sa nouvelle invention.
Dans le manga, Candy pense à Anthony, elle se dit si seulement il était là…

Candy apprend que son amie Annie va venir étudier au collège, elle est très heureuse à l’idée de la revoir mais souffre dans le fond car elle sait qu’Annie va l’ignorer. Malgré cela, Candy ne lui en veut pas (j’en parle mieux dans le sujet Candy/Annie).

Candy se rend sur sa colline retrouvée qui lui rappelle tant de bons souvenirs, elle n’a pu profiter de la sortie du dimanche car elle n’avait pas eu d’autorisation d’un parent, on ne l’a pas informée qu’elle devait en faire la demande préalable.
Candy trouve Terry sur sa colline (je décris la scène dans le couple Terry/Candy).

M. Brighton vient rendre visite à Candy le cinquième dimanche du mois, Candy pense revoir Annie.
M. Brighton lui dit que cela lui est égal, en revanche sa femme ne veut pas que l’on sache qu’Annie vient d’un orphelinat.
Pour remercier Candy, il veut l’emmener là où elle voudra. Candy veut aller dans un espace où l’on peut crier. Il l’emmène alors voir une course de chevaux et elle voit qu’il y a un cheval qui s’appelle Pony Flash ; en lisant sa description, elle s’aperçoit qu’il vient du ranch de Tom.
Comme par hasard, elle y rencontre Terry (la scène est décrite dans le sujet consacré à leur couple).

M. Brighton lui confie qu’il se dit parfois que s’il l’avait adoptée à la place d’Annie, leur vie aurait été surement bien différente de ce qu’elle est. Il reconnait qu’Annie est charmante et qu’elle leur donne entière satisfaction mais il aurait préféré avoir Candy. Il lui demande de bien veiller sur Annie qui va s’inscrire au collège.
Mme Brighton est allée rendre visite aux André pour leur recommander Annie mais M. Brighton dit à Candy : « Et moi c’est surtout à toi que je la recommande. » parce qu’il sait que Candy a l’âme pure, elle s’est toujours préoccupée d’Annie, elle a toujours pris soin d’elle. Il lui demande de refouler ses sentiments, de faire comme si elle ne connaissait pas Annie, Candy accepte avec tristesse et lui dit qu’Annie a de la chance d’avoir un père adoptif aussi bon que lui.
Ces scènes n’existent pas dans le manga.

Comme expliqué dans la présentation de la relation entre Candy et Annie, Candy est très triste que son amie l’ignore, elle ne lui adresse même pas un regard, allant jusqu’à refuser de s’asseoir à ses côtés pendant la classe.
Malgré l’ingratitude de son amie, Candy ne lui en veut pas et fait tout pour la rapprocher d’Archibald la sachant amoureuse de lui. Mais rien n’y fait, le cœur d’Archibald ne bat que pour Candy, la jalousie d’Annie en déculpe. Elle supplie Candy de ne pas lui enlever Archibald, Candy la rassure en lui disant qu’Archibald et elle ne sont que de bons amis.

Candy retrouve Terry en train de fumer près de son arbre, elle lui écrase sa cigarette et lui offre un harmonica (je décris la scène dans le sujet de leur couple).
En partant, Candy rencontre Archibald qui lui fait une crise de jalousie, il était sur le point de lui déclarer sa flamme mais Annie les interrompt (la scène est décrite dans la présentation d’Archibald), gâchant ainsi l’occasion à un couple de se former.

L’amour profond et véritable d’Archibald aurait touché Candy au plus haut point, elle l’aurait certainement aimé en retour, elle aurait été réceptive à son amour puisqu’elle a tellement besoin d’amour (et elle n’est pas encore en couple avec Terry). Pour rien au monde Candy ne pourrait blesser autrui ; de savoir qu’un être l’aime et de ne pas lui rendre cet amour n’existe pas dans l’essence même de son être.
Profondément empathique, Candy aime facilement parce qu’elle ne veut pas faire de peine, elle ne supporte pas de voir un être malheureux, cela ne veut pas dire qu’elle est volage puisqu’elle rend simplement par pure bonté et générosité, sans vouloir froisser l’autre, l’amour qu’on pourrait lui porter.
Candy a besoin d’être aimée, son cœur s’inclinerait vers un être qui lui a apporté attentions, amour, tendresse, et c’est le cas d’Archibald.
N’oublions pas que si Neil avait été gentil avec Candy, elle aurait accepté de se mettre en couple avec lui (Candy va elle-même l’avouer). Si elle aurait accepté de s’unir à Neil dans ces conditions, elle aurait d’autant plus accepté de s’unir à Archibald qui s’est montré si bon, si aimant et si attentionné envers elle.
Archibald a été écarté de l’avenir amoureux de Candy car elle est destinée à Albert.
Tout le long de l’histoire, les nombreux prétendants de Candy ont été écartés subtilement un à un dans le but de la conduire vers sa destinée : Albert.

Annie reproche injustement à Candy de lui avoir pris Archibald, elle ose lui dire que ‘‘ce n’est pas bien’’.
Annie repousse Candy et laisse éclater au grand jour sa jalousie (la scène est décrite dans le sujet réservé à la relation Candy/Annie).
Elisa et son amie Louise surprennent cette conversation et découvrent qu’Annie vient de la maison Pony.
Candy part trouver Archibald pour lui dire qu’il est le seul à pouvoir faire quelque chose pour Annie, elle le supplie d’y aller, elle le donne à Annie. Archibald accepte d’y aller par amour pour Candy et culpabilisant du fait qu’Annie ait souffert, qu’elle ait tout fait pour lui cacher qu’elle a été élevée à la maison de Pony.
Candy fait prêter serment à Archibald de toujours veiller sur Annie.
Maintenant qu’elle a eu ce qu’elle voulait, Annie présente ses excuses à Candy ; pour celle-ci, tout cela n’a plus d’importance.

Un soir, Terry se retrouve dans la chambre de Candy, affaibli et blessé. Il a été attaqué par une bande de voyous. Candy va le soigner et retrouver cette nuit-là Albert en sortant chercher des médicaments pour Terry (les scènes sont décrites dans les couples Terry/Candy, Albert/Candy).
Candy est tellement heureuse d’avoir retrouvé Albert, elle compte bien lui rendre visite dans le parc zoologique où il travaille.
Candy lui rend visite, elle est heureuse d’apprendre de nouvelles choses sur lui, ils ont tant de points communs (je l’explique dans la présentation de leur couple).

L’image de Terry obsède Candy qui ne parvient pas à le comprendre, il y a en lui à la fois tant de gentillesse et de méchanceté. Elle comprend qu’il a bon fond et cherche à connaitre l’objet de ses tourments.
Un soir, Candy découvre le secret de Terry : c’est un enfant né hors mariage, il est le fils d’Eléonore Baker, la grande actrice de Broadway à New-York. Candy lui donne sa parole d’honneur qu’elle ne dira rien (la scène est décrite dans le couple Terry/Candy).

Archibald et Alistair lui montrent leur collection de photos d’Eléonore Baker, Candy tombe sur une photo d’Anthony. C’est si difficile pour elle qu’il ne soit plus là, de vivre avec le fait qu’il ne sera plus jamais là.
Dans sa chambre, Candy se replonge dans ses souvenirs, avec posés sur son lit : le médaillon de son prince des collines, la croix de Pony et son troisième et nouveau trésor, la photo d’Anthony. Elle dit que ce sont ses objets les plus chers, ses trois trésors à elle qui lui rappellent tellement de bons souvenirs de l’époque où elle était heureuse. Par ces mots, elle révèle qu’elle n’est plus heureuse, elle n’a toujours pas fait le deuil d’Anthony.

 

Candy repense à Anthony le jour du bal puis à son prince des collines, elle s’imagine valser avec lui (encore une fois, ses pensées les plus intimes la ramènent encore et toujours à son premier amour : le prince des collines/Albert).
Soudain, Candy entend le hennissement d’un cheval, elle se précipite à la fenêtre et voit Terry mais c’est l’image d’Anthony qu’elle voit à sa place, ce qui la replonge dans la mort d’Anthony.
Comme expliqué dans la présentation du couple Terry/Candy, celle-ci s’évanouit et se fait secourir par Terry qui l’entend prononcer à plusieurs reprises le prénom d’Anthony.
C’est la mère supérieure qui apprend à Candy que Terrence l’a conduite à l’infirmerie.
Sœur Margaret la raccompagne à sa chambre. Candy se dit qu’elle a cru sentir la main d’Anthony sur son visage mais c’était la main de Terry (elle voit Anthony en Terry).

Dans sa relation avec Terry, tout la ramène à Anthony, c’est uniquement l’image d’Anthony qui a attiré Candy vers Terry, celui-ci l’obsède, son mystère, sa tristesse la poussent à se rapprocher de lui (Terry l’attire aussi parce qu’il est malheureux ; dans sa générosité, Candy a été poussée par l’envie de le guérir de ses meurtrissures, l’envie de le rendre heureux).
En tout état de cause, Candy aimait voir l’image d’Anthony en Terry, plus elle s’approchait de Terry, plus elle faisait renaitre Anthony.

Le collège organise une fête : c’est le festival de mai, les élèves dont l’anniversaire est en mai seront l’âme des fleurs. Candy en fait partie puisque Anthony avait décidé que sa nouvelle date d’anniversaire serait en mai. Candy repense au jour où Anthony lui a dit qu’il lui donnerait une date d’anniversaire et au jour où il lui a offert une Tendre Candy.
Au festival de mai, les âmes des fleurs défilent sur un char fleuri tiré par des garçons qui portent des bouquets. Ce jour là, les filles peuvent se maquiller comme elles le veulent et le soir venu, un grand bal est organisé où les âmes des fleurs choisissent leur cavalier.

Patricia se plaint auprès de Candy de ne pas avoir de cavalier pour le jour du festival de mai en lui disant qu’elle a l’embarras du choix pour avoir un cavalier puisqu’elle a Alistair et Archibald.
Candy se dit qu’Archibald a déjà Annie alors elle propose Alistair à Patricia. Candy va pousser et persuader Alistair d’être le cavalier de Patricia, il s’incline pour la simple et unique raison de faire plaisir à Candy.
En même temps et dans le fond, Candy qui ne se montre pas correcte du tout se « débarrasse » volontairement d’Alistair qui ne peut rien lui refuser car elle pense ainsi avoir le champ libre pour aller avec Terry au bal.
Alistair était un très bon prétendant pour Candy à ce stade de sa vie : il la connait parfaitement, il lui apporte beaucoup d’attention, de l’affection et de la tendresse. Archibald étant avec Annie, il ne restait plus qu’à Alistair de se déclarer et Candy n’aurait jamais pu refuser. Mais s’il y avait eu un rapprochement entre Alistair et Candy, celle-ci n’aurait jamais fini sa vie avec Albert ; or c’était justement son destin, c’est le choix de l’auteur d’évincer un à un tous les prétendants de Candy afin qu’elle puisse retrouver son prince : Albert.

Candy invite au festival Albert et M. William. Elle voulait aussi inviter Melle Pony, sœur Maria, les petits orphelins, mais elle sait qu’ils ne pourront pas venir.
Candy pense toujours à M. William, elle se dit qu’elle espère qu’elle est devenue comme il le souhaitait. Elle lui en est très reconnaissante et se dit : « Je ne le remercierai jamais assez. »
Dans le manga, elle l’appelle son sauveur.

Patricia voulait montrer à Candy son trésor mais son secret est découvert par la mère supérieure : Patricia cachait une tortue prénommée Charlotte, c’est sa compagne et confidente. La mère supérieure lui ordonne de la jeter. Patricia est en pleurs, elle dit à Candy que c’est Charlotte qui lui tient compagnie quand elle est seule et s’ennuie. Candy a de la peine et se met en colère contre la mère supérieure.
La mère supérieure dit que cette tortue est un être répugnant, Candy lui reproche d’être dépourvue de sentiments humains, elle lui dit qu’il n’y a pas d’amour dans son cœur alors qu’elle prétend être au service de Dieu.
La mère supérieure insiste et ordonne à Patricia de jeter cet animal, Candy lui rétorque : « L’animal ce n’est pas elle, c’est vous ma mère ! » La mère supérieure la prive alors du festival de mai.
Mais Candy, franche et spontanée, s’excuse auprès de la mère supérieure en lui disant qu’elle a eu tort de se mettre en colère et de dire que c’est elle l’animal, puis elle précise : ‘‘même si c’est vrai’’.
La mère supérieure la consigne dans la chambre de méditation, Candy doit y rester jusqu’à la fin du festival.
Sœur Margaret accepte de confier Charlotte à Candy qui décide de la confier à Albert.

Candy pense à Albert qu’elle avait invité au festival, elle se dit qu’il comprendra, il s’en amusera même. Quant à l’oncle William, elle craint de le décevoir.
Candy décide de sortir par les toits, elle emmène Charlotte au parc zoologique et la confie à Albert qui en prendra grand soin.
Elle retrouve Terry, ils se disputent à propos d’Anthony (la scène est décrite dans leur couple).
Candy annonce ensuite à Albert qu’elle a été punie, elle est privée de festival ; Albert est déçu, il voulait tant y aller pour la voir honorée mais puisque Candy n’y sera pas, il n’ira pas.

La pauvre Candy assiste du haut de sa chambre à la fête. Patricia vient lui rendre visite pour prendre des nouvelles de Charlotte. Elle lui apporte une lettre et un paquet qu’on lui a remis pour elle. C’est de la part de M. William.
Georges lui écrit que M. William ne pourra pas venir, il est trop occupé. L’oncle William lui envoie deux costumes, il est enchanté de savoir qu’elle est devenue « une jeune fille très comme il faut ».
Candy est heureuse qu’il ne puisse pas venir, qu’aurait-il pensé d’elle ?
Il lui offre les costumes de Roméo et de Juliette avec les perruques.
Dans le manga, Candy pense que l’oncle William est très âgé et qu’il lui a sûrement envoyé ces deux costumes car il ne se souvient plus si elle est une fille ou un garçon.

Comme l’avait prévu Albert, Candy a une idée : elle se déguise en Roméo et passe par les toits.
Candy se change et enfile dans le parc la robe de Juliette ; la robe est large comme cela elle ne sera pas gênée pour courir en cas de danger (Albert prévoit vraiment tout).
Terry l’emmène faire un tour près de la colline retrouvée, ils finissent encore par se disputer à propos d’Anthony ; malgré sa crise de jalousie, Terry sauve la mise de Candy en se cachant dans le lit de celle-ci afin qu’Elisa ne la démasque pas.
Le soir, la mère supérieure annonce que Terry assiste pour la première fois au festival de mai, ainsi que Candy. Le collège est au grand complet, la mère supérieure a autorisé Candy à sortir pour la fin du bal (ce qui n’est pas le cas dans le manga), c’est Terry qui en a fait la demande à la mère supérieure, elle ne lui a pas refusé cette faveur d’autant plus qu’il assiste pour la première fois au festival.

Pour les vacances d’été, Candy veut retourner chez Pony et se recueillir sur la tombe d’Anthony. Elle s’en retrouve privée en raison d’être sortie de nuit pour rendre visite à Archibald à la chambre de méditation. C’est Elisa qui a prévenu les sœurs que Candy n’était pas dans sa chambre.
Une domestique est privée de ses vacances d’été pour s’occuper de Candy, elle n’a pas vu son fils Marc depuis un an, Candy se sent responsable et demande de l’aide à Terry.

Grâce à l’intercession de Terry, la mère supérieure lève la punition de Candy : elle devra se rendre en Ecosse pour suivre les cours d’été avec ses camarades de collège.
Candy accompagne ainsi ses camarades en Ecosse à quelques kilomètres d’Edimbourg dans un petit village situé près d’un lac au flanc d’une colline.
Elle rencontre un petit garçon prénommé Marc qui devine qu’il s’agit de Candy à la vue de ses « tâches de son » (car Terry lui parlait de Candy et lui en a dressé le portrait).
Le mouton de Marc s’égare et rejoint Candy pendant la classe, elle le ramène chez son propriétaire et apprend que Marc l’a mis dehors pour qu’il vive en liberté.
Marc lui dit que son grand-frère a acheté ce mouton pour qu’il vive en liberté, il lui précise que son grand-frère est Terry Granchester. Marc lui apprend que Terry a une maison au village, Candy lui demande de l’y conduire.
Là-bas, Candy retrouve la domestique du collège royal de Saint-Paul, elle apprend que Marc et Terry ont grandi ensemble dans ce village (c’est pourquoi Marc le considère comme son grand-frère).
Dans le manga, les personnages de la domestique et de son fils Marc n’existent pas.

Terry ne veut voir personne. Le soir, Candy regarde par sa fenêtre vers la villa de Terry avec les jumelles d’Alistair et voit au balcon une femme, elle se demande qui est-ce.
En se promenant le lendemain, elle rencontre Eléonore Baker, elle reconnait sa silhouette et comprend que c’est la femme qu’elle a vue la veille. Eléonore pleure près d’un arbre.
Candy revoit la mère de Terry devant le portail de la villa, Terry la chasse ; Candy qui assiste à la scène voit Eléonore pleurer.
En partant, Candy découvre le livre de la pièce de théâtre Roméo et Juliette, elle l’ouvre et y voit les initiales d’Eléonore Baker. Candy se met en tête de réconcilier Terry et sa mère, elle aimerait qu’ils s’aiment comme la domestique et Marc s’aiment.

En Ecosse, Terry confie à Candy son amour pour le théâtre (comme expliqué dans la présentation de leur couple). Ils rencontrent ensuite Eléonore Baker devant le portail. Terry finit par la chasser mais Candy les réconcilie (comme expliqué dans la présentation de Terry, et du couple Terry/Candy).
Candy les a émus en leur disant qu’elle n’a jamais connu son père et sa mère, qu’elle a eu la chance d’avoir eu des éducatrices et des amis dévoués qui l’aimaient, mais c’est en venant ici en Ecosse qu’elle a compris ce qu’était vraiment l’amour d’une mère (en voyant la domestique et son fils Marc).
Candy sait pertinemment que Melle Pony est sa mère, et c’est justement l’amour qu’elle ressent pour elle qui l’a guidée à trouver les mots qu’il faut. Candy leur a dit que rien ne peut remplacer l’amour d’une mère, si elle avait la chance d’avoir une mère, elle ferait tout pour la garder.
C’est la première fois que Candy divulguait ses pensées profondes concernant la famille. Annie se plaignait sans cesse (réclamant toujours un papa et une maman) mais Candy gardait tout pour elle ; Candy aussi aurait voulu avoir un père et une mère mais elle a trouvé une mère en Melle Pony et elle s’en contentait largement.
De voir une mère et son fils se déchirer l’a atteinte, Candy ne veut pas et ne comprend pas que Terry veuille chasser sa propre mère alors qu’il a la chance d’en avoir une (bien qu’on ne puisse pas dire que ce soit une mère exemplaire).
Grâce à Candy, Terry s’est réconcilié avec sa mère et le théâtre.

Pour la remercier de l’avoir réconcilié avec sa mère, Terry veut en retour l’aider à faire le deuil d’Anthony, il s’exécute assez violemment et brusquement mais le résultat est relativement là : il l’aide à ouvrir la porte de sa prison de souffrances, à accepter la mort d’Anthony, il soigne une blessure de Candy (je décris ces scènes dans la présentation de leur couple) ; néanmoins, Candy ne fait toujours pas le deuil d’Anthony et conserve de très fortes séquelles, le choc a été bien trop horrible et traumatisant, ce n’est qu’auprès d’Albert qu’elle trouvera véritablement l’apaisement (je l’explique dans le couple Albert/Candy).
C’est pendant ces vacances que Candy recevra son premier baiser (baiser volé) et que Terry lui avouera son amour.
De retour au collège après ces merveilleuses et mouvementées vacances ensoleillées, Candy s’ennuie dans cette prison sans Terry qui la distrait tant.
Elle rencontre le père de Terry, elle se demande pourquoi veut-il voir la mère supérieure…

Candy reçoit une lettre d’Afrique d’Albert, il travaille dans un petit dispensaire où il soigne des hommes et des bêtes.
Candy pense à lui, il disparait toujours à peine l’a-t-elle retrouvé…

Candy et Terry tombent dans un piège diabolique tendu par Elisa : ils se retrouvent un soir à huit heures à l’écurie, chacun pensant que l’autre lui a donné rendez-vous par courrier.
Sur les lieux, ils comprennent qu’Elisa leur a tendu un piège mais il est trop tard : la mère supérieure, les sœurs, Elisa et Louise pénètrent dans l’écurie, Terry et Candy sont accusés à tort de débauche.
La mère supérieure renvoie Candy du collège royal de Saint-Paul ; en attendant qu’un membre de sa famille vienne la chercher, elle sera enfermée au cachot.
Candy se retrouve si brutalement séparée de Terry. Il n’est pas étonnant qu’elle ait ensuite tant tenu à le retrouver, d’autant plus qu’elle ne le reverra pas avant longtemps.

Au cachot, Candy est terrifiée à l’idée de savoir ce que l’oncle William puisse penser d’elle après la divulgation de ce mensonge infâme, honteux et humiliant qui nuit à sa réputation.
Elle repense à l’oncle William, que va-t-il penser d’elle ? Lui qui est si bon, qui voulait tant faire d’elle une jeune fille du monde. Candy ne veut pas le décevoir.
Pendant ce temps, tous ses amis se démènent pour tenter de l’innocenter. Terry vient lui apporter réconfort et espoir en lui jouant un air d’harmonica (je décris cette scène dans le couple Terry/Candy).
Dans le manga, Candy a besoin de la présence d’Albert dans ce moment difficile, elle pense à lui, elle a besoin de lui.

Candy est étonnée que la sœur Margaret vienne la chercher pour la conduire chez la mère supérieure. Candy dit à sœur Margaret qu’elle gardera toute sa vie le souvenir de sa gentillesse.
La mère supérieure annonce à Candy qu’elle n’est pas renvoyée du collège, elle écope d’une punition de huit jours de consigne et d’isolement.
Candy est heureuse, et lui jure que Terry et elle n’ont rien fait de mal à l’écurie.
Une fois Candy sortie de son bureau, la mère supérieure se pose des questions, elle trouve Candy et Terry sincères et veut bien croire qu’ils sont tombés dans un piège. Elle ne sait que faire car le scandale est connu de tous et elle ne veut pas donner le mauvais exemple en les gardant tous les deux.

Le soir, Candy trouve cela étrange que la chambre de Terry ne soit pas éclairée, elle décide d’aller voir. Elle découvre une chambre vide, en ordre, et une lettre posée sur le bureau qui lui est adressée : « Candy, j’ai décidé de quitter le collège et de partir pour les États-Unis où je vais trouver du travail. Je prierai pour ton bonheur où que je sois. »
Candy a un choc, le ciel lui tombe sur la tête d’apprendre cette terrible nouvelle, de ne plus revoir le seul être qui la faisait tenir dans cette prison à la discipline de fer.
Elle comprend pourquoi elle n’est pas renvoyée : Terry s’est sacrifié pour qu’elle puisse rester au collège, pour que son adoption ne soit pas annulée.
L’adoption n’aurait jamais été annulée mais personne ne le sait (Albert n’aurait jamais abandonné Candy).
Candy entend dans le couloir Neil dire que Terry va partir par le bateau du matin. Candy est en larmes, Terry est parti sans lui dire adieu, elle a besoin de le voir, de lui parler, et se précipite à sa rencontre.
Arrivée sur le quai du port, il est trop tard, le bateau vogue déjà au loin.
Candy est très triste, bouleversée par cette séparation brutale, difficile et éprouvante ; elle voit Terry, ce garçon si abimé, se sacrifier pour elle afin qu’elle puisse continuer tranquillement et paisiblement ses études. L’image d’Anthony lui échappe une nouvelle fois.
Candy a failli à sa mission, le jeune homme qu’elle voulait couver de toute son attention, de sa tendresse et de son amour afin qu’il ne soit plus jamais tourmenté et malheureux lui glisse entre les doigts. Elle est éprouvée, accablée et abattue, elle se retrouve désespérément seule pour la seconde fois.
Terry part vers de nouveaux horizons, seul et de nouveau meurtri, son sacrifice et sa vie si douloureuse font soudainement naitre chez Candy un sentiment d’amour pour lui.

Au collège, la punition de Candy est terminée. Candy est prête à surmonter cette épreuve difficile, elle se dit : « Ce n’est pas la première épreuve que j’aurai subi dans la vie, je surmonterai celle là aussi. »
Elisa l’attaque en pleine classe : elle lui dit qu’elle est un oiseau de malheur, qu’elle a causé la mort d’Anthony et qu’aujourd’hui, elle oblige Terry à quitter le collège.
Candy comprend qu’Elisa est ‘‘amoureuse’’ de Terry. Elisa et son amie Louise s’opposent à la présence de Candy et s’en plaignent auprès de la sœur qui fait la classe.
Comme expliqué dans la présentation d’Elisa, la mère supérieure surgit, remet Elisa à sa place et lui remet la lettre qu’elle a envoyée à Terrence Granchester.

Candy est obsédée par le souvenir de Terry. Elle se rend à la colline retrouvée, Neil et ses trois amis la poussent pour se venger qu’Elisa ait été punie, ils l’insultent. Ils en profitent parce que Terry n’est pas là pour la défendre. Candy ne se défend pas, elle est trop malheureuse, elle se sent seule et vulnérable. La pauvre Candy a été blessée à la main.

Elle découvre que Terry a apporté des sucreries à Capucin avant de partir.
Candy veut rejoindre Terry, mais comme il s’est sacrifié pour elle, elle veut rester digne de son sacrifice et décide de rester au collège, d’être forte et supporter les méchancetés de Neil et Elisa.

Elisa envoie une lettre anonyme au duc de Granchester pour l’informer que Terry a quitté le collège à cause d’une élève du nom de Candy.
Le duc apprend de la mère supérieure que Terry est parti pour l’Amérique, il comprend qu’il est allé retrouver Eléonore. Le duc ordonne à la mère supérieure de retrouver Terry et de le faire revenir, si elle refuse ou échoue elle perdra son soutien financier.
La mère supérieure amène Candy pour la faire interroger. Le duc la regarde de haut en bas, il sait que son fils l’aime. Il lui demande si elle sait où est son fils, elle répond que non. Candy lui a dit que son fils lui a laissé entendre qu’il partait pour l’Amérique mais elle ne sait pas où et donnerait cher pour le savoir.
Le duc lui dit qu’il a entendu dire qu’elle a été élevée dans un endroit appelé la maison de Pony, qu’elle a été dans une famille où elle faisait les travaux domestiques. Candy le confirme et comprend qu’il a reçu une lettre d’Elisa ; la mère supérieure se rend encore plus compte de la noirceur d’âme d’Elisa.
Le duc se demande comment les André ont-ils pu accepter qu’elle fasse partie de leur famille, et comment compte tenu de ses origines elle a pu être admise au collège royal de Saint-Paul ! C’est très blessant pour Candy et la mère supérieure n’est pas contente qu’il lui tienne de tels propos.
Le duc décide de retrouver son fils et de l’inscrire dans un autre collège, il retire donc son aide financière du collège. Il se retire sans prêter attention aux supplications de la mère supérieure.

Candy court après le duc, elle veut lui parler mais il refuse et monte dans sa calèche ; Candy s’y accroche et se hisse jusqu’à la fenêtre. Le duc est étonné, Candy lui dit : « Je vous en prie il faut que je vous parle »
Le duc fait arrêter la calèche, et accepte de l’écouter : Candy lui demande de comprendre Terry, elle lui dit que c’est parce qu’elle n’a jamais eu de parents qu’elle peut comprendre combien Terry peut se sentir seul. Il a besoin de l’affection de son père, le duc lui demande pourquoi alors s’efforce-t-il de gagner celle de sa mère. Candy lui répond que c’est déjà fait, Terry se révolte parce qu’il lui interdit de revoir sa mère, n’importe qui à sa place en aurait fait autant. Elle lui assure que Terry est une bonne personne. Le duc comprend que Candy aime son fils. Elle lui fait lire la lettre que Terry lui a laissée. Candy lui dit que Terry trouvera sa voie en Amérique et le prie de ne pas essayer de le faire revenir puisqu’il désire tellement être libre.
Le duc empêche Candy de partir seule et la raccompagne à l’école, il décide de continuer à subventionner le collège, il compte y inscrire ses autres enfants.
Grâce à Candy, le collège sera toujours subventionné, le duc est revenu sur sa décision. La mère supérieure remercie Candy pour son aide extrêmement précieuse.
Ces scènes entre Candy et le duc n’existent pas dans le manga.

Le père de Louise est ruiné, elle doit quitter le collège. Elle paie le mal qu’elle a fait à Candy, mais Candy a de la peine pour elle.
Le soir, Candy pense à Louise qui pleurait en croyant qu’elle ne pourra jamais devenir une jeune fille du monde. Candy se dit que devenir une jeune fille du monde n’est pas un privilège réservé aux riches, c’est une question de nature, pas d’argent. Ce que lui avait dit le père de Terry sur ses origines d’orpheline l’a vraiment atteinte.
Elle pense à son propre cas : elle a réussi par elle-même à se rendre digne de l’oncle William, et non pas par l’exemple qu’elle a eu sous les yeux ici au collège avec des filles comme Louise et Elisa. Candy ne veut pas devenir comme elles, elle pense à Terry qui est parti pour l’Amérique, à Albert qui est en Afrique où il a enfin réalisé son rêve, ils ont chacun suivi leur voie.
Candy dit qu’elle aussi veut réaliser son rêve même si pour cela elle doit renoncer à la famille André. Elle est sûre que Terry et Albert l’approuveraient s’ils pouvaient l’entendre. Le poids qui pesait sur ses épaules est enlevé.

Candy a le cœur si pur qu’elle demande à la mère supérieure de lever la punition d’Elisa parce qu’elle est séparée de son amie Louise et ne la reverra peut-être plus jamais puisqu’elle va les quitter, Candy lui demande d’avoir pitié d’Elisa. La mère supérieure accepte pour la remercier de son intervention auprès du duc.
La générosité et la gentillesse de Candy ont réussi à faire changer le comportement de la mère supérieure qui était si froide, si dure et si austère.

Candy fait sa valise et part, elle emmène Capucin avec elle et quitte le collège.
Dans la brume matinale, Candy regarde vers le collège et dit adieu à Alistair, Archibald, Annie, Patricia et au collège.
Candy écrit à l’oncle William, elle le remercie de tout son cœur de l’avoir adoptée, d’avoir voulu qu’elle, pauvre orpheline, fasse partie de la famille André ; il s’est efforcé de l’en rendre digne en la faisant venir en Angleterre mais elle ne se sent pas bien au milieu des gens de ce monde, elle n’y est plus elle-même, elle lui demande pardon de tout abandonner pour partir à la recherche de sa propre voie. Candy renonce à être une André.
Si Candy était si indisciplinée au collège c’est parce qu’elle rejetait les valeurs contradictoires qu’ils enseignaient, les actes des sœurs et des élèves étaient totalement opposés à ceux prédiqués. Quel contraste avec la bonté, la charité, la compassion et l’éducation de Melle Pony et sœur Maria !

Alistair et Archibald, accompagnés de sœur Margaret, d’Annie et Patricia, partent à la recherche de Candy et se rendent au bateau mais elle ne s’y trouve pas.
Candy leur a laissé une lettre où elle remercie sœur Margaret pour sa gentillesse, elle demande pardon à Alistair et Archibald de ne pas les avoir prévenus de son départ, elle ajoute qu’elle n’aurait pas pu dire adieu à Annie et Patricia sans pleurer.
Alistair et Archibald sont tristes, ils pensent à Candy ; Alistair se demande ce qu’elle est devenue.

Au cours de son chemin pour rejoindre l’Amérique, Candy rencontre Arnold, un vieil homme qui l’héberge, elle lui dit qu’elle a rouvert les yeux et voit une nouvelle vie devant elle. Arnold lui dit que c’est comme si elle était enfin sortie d’un long tunnel mais il faut se réhabituer à la lumière.
C’est symbolique : le long tunnel symbolise toute la souffrance qui entoure la mort d’Anthony et se réhabituer à la lumière, c’est reprendre goût à la vie et continuer à vivre sans pourtant oublier.

Georges et la mère supérieure sont très inquiets que Candy soit partie sans argent.
Pour information, dès que l’oncle William (c'est-à-dire Albert) a reçu son courrier, il a chargé Georges d’apporter de l’argent à Candy, mais trop tard, elle était déjà partie.

Durant son voyage, Candy a travaillé chez une aubergiste, elle avait faim et avait travaillé pour manger. Candy est si bonne qu’elle n’a pas mangé son repas pour le céder à un mendiant qui n’avait pas mangé depuis des jours.
Elle a ainsi touché l’aubergiste par son bon cœur qui lui a donné à manger et lui a offert le toit ; elle lui a même donné de l’argent (Candy lui avait fait du bon pain). Elle n’est restée qu’une soirée et sa pureté d’âme a marqué le cœur de cette femme.

Candy veut à tout prix retourner chez Melle Pony et sœur Maria.
Elle travaille chez le patron d’un hôtel pour pouvoir manger et payer son voyage ; comme elle a bien travaillé et a attendri le patron par son courage, il lui a donné une bonne enveloppe. Mais, un homme qui l’a repérée à l’hôtel lui propose de l’accompagner au port, Candy fait tomber son enveloppe et le bandit la lui vole.
Candy découvre qu’il veut la vendre, elle fuit et se cache dans la paille d’une charrette, c’est celle de M. Carson, un fermier qui est devenu une brute envers les gens de son village depuis la mort de sa femme.
Candy lui demande asile, M. Carson la chasse mais ses trois enfants, Sam, Jeff et Susie la cachent dans l’écurie et lui apportent de quoi manger. Candy est très émue, c’est lorsque l’on a faim et que l’on est malheureux que l’on reconnait ses vrais amis dit-elle.
Candy a ensuite un choc d’apprendre que la mère des enfants est morte.

Susie tombe très malade, M. Carson ne veut pas chercher le médecin, il lui reproche d’avoir tué sa femme (de ne pas avoir su la guérir). Candy s’enfonce dans la nuit avec Sam pour aller chercher le médecin, il refuse de venir à cause de M. Carson qui l’injurie tout le temps.
La femme du médecin pense que la petite a la rougeole et donne des conseils à Candy pour la soigner.
Dans le manga, Candy comprend seule que Susie a la rougeole, elle aidait souvent Melle Pony et sœur Maria lorsque les enfants attrapaient cette maladie.

Candy apporte des soins à Susie, reste à son chevet et veille sur elle. Candy lui a sauvé la vie.
Candy dit à M. Carson qu’il doit remercier le médecin, que c’est grâce à lui que Susie est guérie car sa femme lui a donné des médicaments et des conseils pour soigner Susie. Candy les réconcilie. Le docteur félicite Candy de l’avoir bien soignée et lui ajoute qu’elle aurait fait une excellente infirmière.

Candy a apporté de la joie de vivre dans la famille, Susie reprend des forces grâce à Candy, Sam aimerait même l’épouser.
M. Carson la remercie et tient à lui offrir de l’argent, mais elle refuse, elle a fait tout cela pour lui et ses enfants parce qu’elle les aime, il lui demande de partir avant que les enfants s’attachent à elle car plus elle reste plus la séparation sera douloureuse. Candy accepte, il lui offre de l’argent pour son voyage. Candy dit adieu aux enfants pendant qu’ils dorment, mais Sam ne dort pas : il a tout entendu ce que son père lui a dit ; en pleurs, il promet à Candy de ne jamais l’oublier et la prie de prendre bien soin d’elle.
M. Carson lui donne une lettre : c’est une recommandation à l’attention de M. Juskin, un vieil ami d’enfance qui dirige une compagnie d’affrétage à Southampton pour qu’il aide Candy.
[Heureusement qu’elle n’a pas pu rejoindre Terry, cela a permis de sauver la vie de Susie et de réconcilier M. Carson avec son village. Le destin fait bien les choses].

Au port de Southampton, Candy rencontre Cookie, un jeune garçon qui l’accompagne jusqu’à l’habitation de Juskin. Celui-ci veut bien l’aider à embarquer pour les Etats-Unis mais il n’a pas de moyens.

Candy entend jouer de l’harmonica, elle croit que c’est Terry mais c’est finalement Cookie qui en joue. Il lui dit que c’est Terry qui lui a offert un harmonica et qui lui a appris à en jouer.

L’équipe de Juskin offre l’hospitalité à Candy et la nourrit. Candy a l’idée que l’équipe la cache et l’embarque clandestinement à bord. Juskin accepte.
Candy veut mettre à profit les leçons de deux êtres chers qui l’ont beaucoup marquée : Albert et Terry. Elle veut être à la fois indépendante et dévouée. Candy a le courage de continuer cette longue route difficile. Juskin et son équipe l’embarquent clandestinement à bord d’un bateau en vogue pour les Etats-Unis. Les marins lui souhaitent un bon voyage et la rassurent puisqu’elle se trouve dans une caisse.
Dans le bateau, Candy découvre que Cookie a lui aussi embarqué clandestinement, elle est contente d’avoir un compagnon. Il lui dit qu’il rêve d’être marin, il lui rappelle Terry quand il lui parlait de ses rêves et de sa vocation.
Mais Cookie est découvert et jeté à l’eau par les marins. Candy les aide à le sortir de l’eau, les marins voulaient seulement rire, ils ne comptaient pas le noyer.
Les marins la prennent pour la fille du capitaine Nivon, Candy entretient cette croyance et en profite pour qu’ils leur apportent des vivres, elle leur fait croire que Cookie se trouve très mal.
Le capitaine Nivon compte leur faire quitter le bateau le lendemain, et les transférer à bord d’un autre bateau en direction de l’Angleterre. Le capitaine n’aime pas les embarquements clandestins, il aurait préféré qu’ils lui demandent la permission, qu’ils se fassent engager à bord pour payer leur passage. Candy reconnait qu’il a bien raison.

Dans le manga, le capitaine Nivon connaissait le défunt père de Cookie qui était lui aussi capitaine. Le capitaine Nivon invite Cookie et Candy à rester sur le bateau.

L’arrivée d’une forte tempête empêche le transfert, le capitaine ne tient pas à les exposer au danger.
Candy fait une attelle à Cookie qui a la jambe cassée, elle lui sauve sa jambe. Candy soigne les marins blessés et leur prépare à manger.
Cookie a tenté plusieurs embarquements clandestins, il s’était à chaque fois fait prendre mais grâce à Candy, il réalise son rêve de devenir marin.
Le long voyage s’achève, Candy est soulagée, elle va enfin revoir Melle Pony, ses camarades et Terry se dit-elle.
Aux Etats-Unis, à New-York, Candy fait la connaissance de Sandra, la fille du capitaine Nivon qui en veut à son père d’être absent ; c’est pourquoi, elle fréquente des voyous qui tentent d’ailleurs d’attaquer Candy.
Le personnage de Sandra n’existe pas dans le manga.

Le capitaine Nivon offre l’hospitalité à Candy.
Candy retrouve l’un des voyous du port, il s’appelle Charlie, elle remarque qu’il porte le costume des élèves de Saint-Paul. Charlie lui parle de Terry, ils se sont retrouvés il y a un mois. Il répète à Candy que Terry lui a dit qu’il voulait gagner sa vie. Charlie comprend qu’elle est la jeune fille dont Terry n’a pas arrêté de lui parler toute une soirée.
Le personnage de Charlie n’existe pas dans le manga.

 

Avant le départ de Candy, Cookie lui fait cadeau de sa casquette, Candy lui offre l’un de ses rubans. Sandra lui offre des gants venant d’Europe ; Candy a réussi à réconcilier Sandra et son père. Les marins lui apportent des sandwichs à manger dans le train.
Candy n’oubliera jamais toutes les personnes qu’elle a rencontrées au cours de ce voyage et qui l’ont aidée à gagner l’Amérique.

Candy se rend à la maison Pony. Elle ne le sait pas mais elle a failli retrouver Terry en chemin : elle appelait une carriole par ce temps enneigé, et dans cette carriole s’y trouvait Terry.
Tout est fait pour séparer Candy et Terry, à chaque fois qu’ils sont sur le point de se retrouver ou qu’ils se retrouvent, quelque chose intervient pour les séparer, tout simplement parce qu’ils ne sont pas faits pour être ensemble, ils ne sont pas destinés l’un à l’autre.

En route, Candy retrouve le facteur Mathieu puis Jimmy qui travaille à la ferme chez M. Cartwright.
Jimmy lui dit qu’un monsieur est venu à la pension et leur a parlé d’elle, que c’est un homme jeune, très élégant au drôle de caractère qui s’appelle Terry. Candy se précipite à la maison Pony pour le revoir, elle appelle Terry, elle demande où il est à Melle Pony. Celle-ci lui dit qu’il était encore ici il y a une demi-heure mais qu’il est déjà reparti, il leur a dit qu’il voulait aller se promener du côté de la colline. Candy s’y précipite et crie le nom de Terry dans la neige qui tombe à gros flocons et qui efface leurs souvenirs.
Terry a rendu visite à Melle Pony et sœur Maria, il voulait voir la maison et la colline où Candy a grandi et dont elle lui a si souvent parlé.
Candy comprend que ce qui compte le plus dorénavant pour lui et pour elle, c’est de ne plus chercher à tout prix à se revoir mais d’aller chacun de leur côté pour mieux se retrouver peut-être un jour.
Candy est bienheureuse d’être revenue parmi ses mamans, et de retrouver les enfants : ils ont fait un bonhomme de neige à l’image de Candy.

Candy est en charge des orphelins en attendant que sœur Maria et Melle Pony reviennent de la kermesse. Elle fait monter aux arbres la fragile Daisy qui lui fait penser à Annie, mais Daisy est atteinte d’hémophilie (Daisy n’existe pas dans le manga). Candy a commis une grave imprudence mais elle ne savait pas que Daisy était malade.
Pony fait un aveu à Candy : elle lui a donné une leçon sans le savoir car elle lui a fait comprendre que s’il faut veiller sur ceux qui sont fragiles, il faut savoir aussi leur donner confiance en eux-mêmes pour qu’ils ne se sentent pas isolés, qu’ils acquièrent leur indépendance. Candy est touchée par ce compliment.

M. Cartwright retrouve avec émotion Candy, il lui confie être disposé à adopter Jimmy et faire de lui son héritier ; Jimmy surveille du bétail et en échange M. Cartwright lui donne chaque jour du lait frais que Jimmy apporte à la maison Pony.
M. Cartwright craint que Jimmy refuse d’être adopté comme Candy autrefois, il lui demande d’en parler à Jimmy. Candy est très heureuse pour Jimmy.
Il refuse dans un premier temps pour rester auprès de Candy. Elle passe la nuit à lui faire une ceinture de cow-boy.
Candy emmène Jimmy chez Tom pour lui montrer la chance qu’il a eue d’avoir été adopté par M. Steve. Tom conseille à Jimmy d’accepter, Candy voit que Tom est vraiment devenu un homme, il a appris beaucoup de la vie, elle a presque honte d’elle-même, il en a appris plus qu’elle en a appris en une année d’études dans le meilleur collège d’Angleterre.

M. Cartwright est malade, Jimmy l’a veillé la nuit avec Candy qui l’a soigné.
Jimmy décide de prendre soin de M. Cartwright toute sa vie. Ce dernier en a les larmes aux yeux.

Candy pense à Albert, Terry, Tom et maintenant Jimmy qui ont tous suivi leur propre chemin, et Candy veut trouver sa voie. C’est toujours à Albert auquel Candy pense en premier…
En voyant Candy soigner M. Cartwright, le docteur lui demande de l’aider et remplacer sa femme en tant qu’assistante. Candy accepte pour donner l’argent à la maison Pony. Cela lui donne également l’occasion de se dévouer pour les autres, c’est ce qu’elle a toujours souhaité. Candy prête le serment d’Hippocrate, accompagne le docteur dans ses tournées et l’aide dans son cabinet. Il lui dit que les infirmières sont très demandées et font des carrières, Candy aimerait le devenir, le docteur l’encourage à aller dans cette voie.
Elle a été touchée par la bonté du docteur qui soigne gratuitement les pauvres (il fait payer un peu plus les riches pour compenser), il a pris des petits pains chez un patient aisé pour les distribuer aux plus démunis.

Dans le manga, les scènes avec ce médecin n’existent pas, Candy annonce à Melle Pony et sœur Maria qu’elle veut devenir infirmière (elle songe à devenir infirmière depuis qu’Albert lui a parlé d’une infirmière dans son courrier) et comme dans le dessin animé, Melle Pony écrit à son amie Marie Jane.

Candy a la vocation et les qualités qui lui permettront de devenir infirmière. Elle comprend maintenant pourquoi elle a décidé de quitter le collège royal de Saint-Paul : ce n’est pas seulement pour trouver son destin mais parce que son destin est de se dévouer pour les autres.
Candy a choisi la même voie qu’Albert : soigner les autres.
Elle n’a jamais éprouvé un tel bonheur que de respecter et protéger la vie : Anthony est mort, et elle a aidé une personne à mettre son enfant au monde, elle a aidé une personne à donner la vie, elle prend soudainement conscience de ce qu’est la vie.

Candy pense avoir trouvé sa véritable voie : devenir infirmière.
Melle Pony lui propose l’école d’infirmière de Marie Jane pour y préparer son diplôme et lui écrit une lettre, Marie Jane étant une très bonne amie à elle.
Candy est acceptée et décide de partir le lendemain matin avant que les enfants ne s’en doutent pour éviter les catastrophes de l’an dernier lorsque Jimmy a voulu la suivre.
Mais tous les enfants ont deviné et se sont levés de bonne heure pour lui dire au revoir.
Candy quitte en larmes Melle Pony, et elle en a gros sur le cœur de devoir laisser Capucin (les animaux ne sont pas admis dans cet hôpital).
Tous les orphelins l’accompagnent jusqu’à la gare pour lui dire au revoir.
Candy est admirée par les orphelins, elle représente le modèle de ce qu’ils pourront devenir eux-mêmes quand ils seront plus grands.

Arrivée à destination, Candy rencontre une vieille dame (c’est Marie Jane mais Candy ne le sait pas) qui traverse exprès dangereusement la route, Candy la sauve alors qu’une calèche déboulait dangereusement.
Candy la suit et lui demande où va-t-elle, elle lui répond qu’elle va à l’hôpital Joseph, Candy lui propose de l’accompagner, et lui dit qu’elle va à l’école d’infirmière pour y devenir infirmière.
Marie Jane reconnait donc qu’il s’agit de la nouvelle élève et décide de la tester.
Arrivée à l’école, Candy rencontre Flanny Hamilton, une infirmière froide et peu chaleureuse, qui lui indique où se trouve le bureau. La directrice charge la réception de dire à Candy qu’elle la recevra dans une heure.
Pour passer le temps, Candy doit aller en ville et retrouve la vieille dame à la sortie de l’école. Marie Jane lui propose de passer son heure avec elle.
Candy lui parle de Melle Pony. Candy se montre généreuse et attentionnée, elle se met près de cette vieille dame pour qu’elle ne reçoive pas toute l’eau éjectée par une calèche.
Marie Jane met à rude épreuve sa patience ; par exemple, elle lui fait essuyer le banc sur lequel elle va s’asseoir.
Candy va lui acheter de quoi manger. Ensuite, Candy recouvre un mendiant, allongé sur un banc, du châle de la vieille dame.
Candy n’avait pas assez d’argent pour s’acheter du lait, elle s’est privée pour la vieille dame. Marie Jane voulait voir si Candy est habitée par la vocation de devenir infirmière, si elle est déterminée à passer l’examen, elle lui dit qu’il est très difficile ; puis, elle fait mine de demander où est son châle sachant pertinemment que Candy l’a déposé sur les épaules d’un mendiant. Candy le cherche, la directrice en profite pour retourner à l’école.
Sans le savoir, Candy a réussi son examen d’entrée, elle a notamment gardé son sang froid, une qualité requise pour être une bonne infirmière.

Lorsque Candy se rend, les jambes flageolantes, au bureau de la directrice, elle découvre qu’elle n’est autre que la vieille dame. Marie Jane lui dit qu’elle accepte de l’inscrire comme élève dans son école d’infirmières. Marie Jane dispense Candy de l’examen puisqu’elle a été mise à l’épreuve sans qu’elle ne s’en doute lorsqu’elle s’est fait passer pour cette vieille dame aigrie et impotente. Marie Jane a eu la preuve que Candy est habitée par cette vocation indispensable pour devenir une bonne infirmière. Marie Jane lui dit qu’elle a beaucoup de générosité, elle l’a prouvé en mettant son châle sur l’épaule du dormeur.

La directrice demande à Flanny de faire visiter à Candy les classes et les dépendances, elle confie Candy à Flanny. Marie Jane dit à Candy que Flanny est une excellente infirmière, elle peut lui demander ce qu’elle veut. Candy tente de sympathiser avec Flanny mais celle-ci reste stricte, froide et distante. Flanny manque de chaleur humaine.
Candy et Flanny partagent la même chambre.

Candy va étudier la théorie tout en faisant des travaux pratiques, c’est au contact des malades que les apprenties-infirmières acquièrent de l’expérience.
Au début, Candy fait quelques maladresses, elle doit relever les températures des malades et ne relève que des quarante degrés (les malades lui ont fait une plaisanterie).
La directrice lui explique que la gentillesse ne suffit pas et ne convient pas à tous les malades, la dureté est parfois de rigueur.

Flanny lui confie un malade, un petit garçon au caractère difficile. Candy a réussi à l’apprivoiser.

Candy trouve Marie Jane merveilleuse qui s’occupe tellement bien de chaque malade, elle comprend toute l’estime qu’éprouve Melle Pony pour cette femme.

Candy a bien appris auprès de Flanny, elle a l’occasion de mettre en pratique tout ce que Flanny lui a enseigné. Les malades s’attachent à Candy.
La directrice reproche à Candy de courir dans les couloirs, d’y valser (elle lui dit de ne pas confondre le couloir avec un champ de course ou avec une salle de bal) et la surnomme affectueusement « tête de linotte », mais elle est satisfaite de voir que les malades s’habituent à Candy.
Candy soigne les patients en ayant toujours à l’esprit les conseils de la directrice.
Candy fait toujours de son mieux, elle est de bonne volonté et sa chaleur humaine est le meilleur des remèdes pour ses patients.
Malgré ses maladresses, les malades ne lui en veulent jamais, au contraire car elle leur apporte de la distraction, du réconfort, de la bonne humeur. Candy est devenue l’infirmière la plus populaire.

Un soir, elle entend Flanny pleurer, elle veut l’aider mais Flanny la rejette.
Le lendemain, elle revoit Flanny pleurer en sortant de la chambre d’un patient particulièrement difficile, elle comprend que c’est à cause du malade de la chambre 201. Flanny leur dit que c’est un homme très riche, il a des terres autour d’un lac, des résidences d’été à la montagne et à la mer.
Candy pense aux André, Flanny précise qu’il s’appelle M. William. Candy est certaine qu’il s’agit du grand oncle William et aimerait tant le rencontrer, elle demande à Flanny de la laisser prendre sa place auprès de lui, ne serait-ce qu’une fois ou deux. Flanny accepte, elle est persuadée que Candy ne tiendra pas longtemps. Candy est très heureuse, il y a si longtemps qu’elle attendait ce moment.
Marie Jane sait que Flanny pleure en cachette, elle a compris le manège de Flanny : elle est au fond d’elle-même persuadée que Candy n’arrivera pas à s’en tirer, que la directrice devra refaire appel à elle et Flanny en tirerait gloire.

Cette bonne Candy a de la peine de savoir le grand oncle William malade, elle souhaite tellement le connaitre depuis le jour où elle est entrée dans la famille André.
Candy n’oubliera jamais les belles heures qu’elle a passées auprès du lac et l’éducation qu’elle a reçue grâce à l’oncle William au collège royal de Saint-Paul, elle s’est toujours promis qu’un jour elle lui témoignerait sa reconnaissance et pense ce jour enfin arrivé.
Candy se dit que pour avoir adopté le vilain petit canard qu’elle était, il fallait bien qu’il ait l’esprit un peu fêlé, de toute façon il avait la réputation d’être un original...
Candy pénètre dans la chambre du patient, elle ne peut retenir ses larmes de tendresse, de reconnaissance de rencontrer enfin son cher oncle William auquel elle doit tant de moments heureux, mais elle ressent aussi un sentiment de honte d’avoir renoncé à sa famille.
Elle s’approche de son lit en l’appelant « oncle William » et lui promettant de tout donner pour se faire pardonner, et de le soigner pour lui prouver sa gratitude.
Elle rencontre enfin ce patient et regarde ses yeux qui lui font penser à ceux d’Anthony, elle dit qu’Anthony avait les yeux si bleus qu’elle croyait se noyer. Candy ne cesse de penser à Anthony…

Candy lui dit : « Mon oncle William je vous ai enfin trouvé, c’est moi la petite Candy, vous vous rappelez ? », elle pleure de joie, croyant l’avoir retrouvé, et lui promet de s’occuper de lui avec tout le dévouement dont elle est capable pour le remercier de tout ce qu’il a bien voulu faire pour elle. Elle lui dit : « Sans vous je serai encore qu’une pauvre fille sans famille. »
En réalité, elle s’adresse à M. Mac Gregor, c’est un homme élégant, raffiné, très colérique, irritable et de caractère difficile mais ses paroles le touchent. Candy lui demande pardon pour s’être échappée du collège royal de Saint-Paul.
Le patient lui grogne de s’en aller, il lui reproche d’être bavarde et pleurnicharde. Il lui dit qu’il ignore qui elle est, Candy lui demande s’il se souvient du nom « Candy André », il lui répond que son sang ne fait qu’un tour quand il entend le nom André. Il lui crie qu’il ne s’appelle pas William André mais William Mac Gregor ! Il lui dit que William André est un imbécile, Candy se met en colère, serre les dents et grogne. Elle lui crie qu’il ne lui arrive pas à la cheville.
M. Mac Gregor fait une crise, le service est donc retiré à Candy.

Elle rencontre dans le parc une vieille dame qui lui confie regretter l’époque où elle était hospitalisée, les infirmières étaient si gentilles, elle aimerait y retourner ; elle leur donnait beaucoup de mal car elle n’était pas facile à soigner, la solitude la rendait agressive.
Cette femme n’a personne aujourd’hui à qui parler alors elle passe des heures sur ce banc à nourrir les pigeons, elle souhaite presque retomber malade pour être emmenée à l’hôpital et retrouver ces infirmières qui étaient si gentilles pour elle et avec lesquelles elle pouvait parler.
Candy a de la peine, elle comprend que M. Mac Gregor souffre de solitude, et c’est ce qui le rend si agressif. Candy demande à la directrice de la laisser soigner M. Mac Gregor même s’il n’est pas son oncle. La directrice lui répond qu’elle attendait ces paroles, une infirmière ne doit pas tenir compte de ses sentiments personnels. Mais le médecin-traitant de M. Mac Gregor refuse que Candy s’en occupe.

Candy rencontre M. Brighton, il vient rendre visite à M. Mac Gregor, il vient prier sous ses fenêtres pour que le ciel lui redonne la santé. Elle jure de le soigner du mieux qu’elle peut.

M. Mac Gregor réclame Candy. Il lui demande si elle connait M. Brighton, elle lui explique qu’il est le père adoptif de sa meilleure amie.
Il l’a fait rester où elle est sans bouger pour ne pas qu’il ait le soleil dans les yeux et il regarde les paysages et le coucher de soleil.

Dans les yeux de M. Mac Gregor, Candy retrouve le regard qu’avait Terry à leur première rencontre : un regard de tristesse. Candy veut l’aider, dissiper sa solitude comme elle a voulu aider Terry qui était malheureux.
Candy lui cueille des fleurs, M. Mac Gregor lui ordonne de les jeter à la poubelle et dit : « Dans quel hôpital suis-je tombé ? Pour commencer on m’envoie un vrai glaçon (c'est-à-dire Flanny) et maintenant cette petite peste. »
Elle sort mais il la rappelle en criant qu’il a soif, il change d’avis et lui réclame de quoi manger, puis rejette tout ce qu’elle ramène. En vérité, M. Mac Gregor agit ainsi car il aime la présence de Candy.
La directrice lui dit que depuis qu’elle s’occupe de lui, son état semble s’être amélioré.
Le médecin traitant pense que les sottises de Candy ont provoqué chez M. Mac Gregor une réaction bénéfique, son bavardage et son entêtement ont débloqué son psychisme et lui ont redonné du tonus, Candy a fait sans le savoir de la psychosomatique.

Candy n’est pas restée au chevet de M. Mac Gregor pour aller lire sa lettre venant de Londres ; en son absence, il a eu une poussée de fièvre. Candy s’en veut, elle a peur qu’il meurt, elle reste à son chevet et l’entend appeler « Mina », il demande à voir Mina.
Candy veut partir à sa recherche et rentrer dans la maison de M. Mac Gregor pour trouver quelque chose car elle ne sait rien de Mina.
Flanny soutient Candy dans cette affaire, un des devoirs d’une infirmière est de prendre contact avec la famille des malades, elle dit qu’il faut tout faire pour soulager les souffrances de M. Mac Gregor malgré tous les mauvais traitements qu’il fait subir à tout le monde. La directrice approuve cette attitude et autorise Candy à prendre l’attelage de l’hôpital.
Grâce à Candy, Flanny a compris que les médicaments et les soins ne sont pas les seuls moyens de guérir une maladie.

Chez M. Mac Gregor, Candy découvre que Mina est une grosse chienne Saint-Bernard. Mina la conduit jusqu’à l’endroit où son maitre venait pêcher.
Candy réussit à amener Mina en cachette à M. Mac Gregor, il revient à lui, son état s’est amélioré.

 

Candy promène M. Mac Gregor, il rit avec Candy, c’est la première fois que le personnel hospitalier le voit rire. M. Mac Gregor confie à Candy que Mina est la seule créature en qui il a jamais eu confiance, il ajoute : « Mais aujourd’hui il y en a deux, l’autre c’est toi Candy. » C’est un moment que je trouve très fort qui montre la noblesse des sentiments qu’éprouve M. Mac Gregor pour Candy.
Malgré que Mina soit un animal, il la considère comme un être humain, il la connait depuis toujours, c’est le seul être qui n’a jamais autant compté pour lui et pour qui il donnerait sa vie. C’est d’ailleurs d’avoir senti sa présence qu’il a pu revenir à lui et qu’il va pouvoir quitter ce monde en paix.
Imaginez un instant la puissance du doux et profond sentiment que porte M. Mac Gregor à Candy, lui qui ne l’a côtoyée que quelques jours, n’a conversé avec elle que quelques moments, et de la mettre à pied égal de Mina dans son cœur, voilà ce qu’éprouvent tous ceux qui rencontrent Candy : un sentiment d’amour sincère, pur et véritable, de confiance aveugle et absolue, d’apaisement, de sérénité et de tranquillité.

M. Mac Gregor s’excuse de lui avoir dit du mal de William André, il ne l’a jamais rencontré mais tout le monde dit que c’est un original, « le seul fait de t’avoir adoptée prouve que ce William est un brave homme. » ajoute-il.

Candy est la seule infirmière à avoir réussi à adoucir, apprivoiser et gagner la confiance d’un homme aussi irritable et difficile que lui.
Candy lui a redonné goût à la vie qu’il en faisait pleins de projets, il voulait acheter un beau ruban pour Mina et Candy, les emmener à la pêche au bord du lac, il dit même à Candy qu’il y a longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi bien, puis fatigué de la promenade, il s’endort…
Candy étant allée cueillir quelques pétales pour en décorer la chambre de M. Mac Gregor, puis revient et découvre avec effroi qu’il s’est endormi malheureusement pour toujours...
Candy, choquée et terrifiée, s’effondre en pleurs à ses pieds ; c’est un drame terrible pour Candy de voir pour la deuxième fois, d’aussi près, la mort passer récupérer un être cher à son cœur.
M. Mac Gregor était devenu son ami, il la considérait comme un membre de sa famille. Elle était devenue, avec Mina, la personne qui compte le plus à ses yeux.
Pour elle aussi, M. Mac Gregor comptait à ses yeux, elle s’est attachée à ce personnage si dur et si fragile à la fois, c’était un être particulier pour elle.
Également, elle tenait principalement et spécialement à s’occuper de lui, d’autant plus que ses yeux bleus lui rappelaient fortement les yeux bleus d’Anthony, elle voyait ainsi en lui l’oncle William, cet oncle cher à son cœur qu’elle n’a jamais connu et pourtant qui lui a tant apporté. En s’occupant de M. Mac Gregor, elle voulait s’occuper de ce vieil oncle William qui pouvait lui aussi être malade, elle voulait lui apporter ses soins, sa tendresse, son amour.
Une nouvelle fois, le destin a voulu n’en faire qu’à sa guise, elle a perdu à jamais celui qui la rattachait psychologiquement et affectivement à la famille André.

 

Grâce à Candy, M. Mac Gregor est parti apaisé, le cœur léger vers l’éternité, mais la réaction de Candy montre qu’elle n’a pas complètement fait le deuil d’Anthony, elle a seulement surmonté cette épreuve grâce à Terry mais en conserve de très grosses séquelles. Si elle avait réellement fait le deuil d’Anthony, elle ne serait pas autant effrayée et traumatisée par la disparition d’un être.
Depuis la mort brutale d’Anthony qui est décédé sous ses yeux, Candy reste tourmentée, éprouvée, épouvantée par la perte humaine. Elle ne peut supporter de voir un corps ou un visage sans vie.

Candy se demande : « Pourquoi faut-il que ceux que j’aime me quitte ? » Elle repense à Anthony qui lui disait que lorsqu’une personne meurt, elle revit toujours dans le cœur de ceux qui l’aimaient ; elle repense à Albert qui a trouvé les mots justes : « Son souvenir demeure et te réconforte », il disait aussi qu’il faut penser au bonheur qu’elle a connu aux côtés d’Anthony.
Candy dit qu’elle est heureuse d’avoir connu Anthony ainsi que M. Mac Gregor, mais elle se demande : « Pourquoi faut-il que les hommes meurent et d’autres s’éloignent ? »
Par ces mots, Candy pense notamment à Anthony qui est mort, et à Terry qui s’est éloigné.
Pour répondre à sa question, c’est juste une volonté du long chemin de la vie afin de l’endurcir, la raffermir et l’accomplir, pour l’emmener retrouver son prince, son amour destiné : Albert.


La directrice confie à Candy que lorsqu’il est arrivé ici, M. Mac Gregor n’en avait plus que pour quelques semaines, il n’avait aucune chance de guérir, elle lui dit qu’il est heureux pour lui qu’il soit parti sans avoir souffert. Elle ajoute quelque chose de très important : pleurer les disparus n’empêche pas que l’on doive se consacrer aux vivants. C’est très bien que Candy l’entende, c’est réconfortant pour elle car la mort de M. Mac Gregor l’a replongée dans la douleur de la mort d’Anthony.
Pour apaiser le chagrin de Candy, la directrice lui offre quelques jours de congés et l’envoie chez Melle Pony afin qu’elle réfléchisse à ce qu’elle lui a dit.

Sur la route, Candy retrouve Mina et la protège : elle est pourchassée pour être abattue car elle empêche le départ des objets de son maitre et a mordu l’instigateur, M. Watson. Candy décide de l’emmener chez Melle Pony.
Dans le manga, M. Mac Gregor a légué tous ses objets et meubles à des orphelinats.

Candy retrouve Capucin, Jimmy et sa maman Pony. Candy lui confie Mina.
Candy retrouve aussi Tom, désormais âgé de dix-sept ans. Son père adoptif lui a arrangé des fiançailles avec la petite Diana, Tom s’y oppose mais son père est entêté.
Candy se rend chez M. Steve pour l’en dissuader. Elle découvre que Diana est une petite-fille de sept ans qui prend très à cœur son rôle de fiancée et de future épouse.
Candy n’arrive pas à en parler à M. Steve, elle trouve Diana si mignonne.
Tom s’oppose à son mariage et prétend à son père aimer Candy pour annuler ses fiançailles, Diana surprend la conversation, elle est effondrée.
M. Steve annule les fiançailles avec Diana, il dit à son fils qu’il lui comble tous ses vœux, il avait toujours secrètement souhaité qu’il épouse Candy. Mais celle-ci pense à Diana, puis elle découvre que M. Steve est souffrant, il lui confie être très malade, et lui demande de prendre soin de Tom.
Candy comprend qu’il veut marier rapidement Tom car il craint ne plus en avoir longtemps à vivre. Tom a tout entendu, il lui dit que ce n’est pas en choisissant celle qui deviendra sa femme qu’il assurera son bonheur mais c’est en se soignant pour vivre longtemps. Tom confie à son père que ce n’est ni à Candy ni à Diana qu’il tient mais à lui seul. Candy répète tout à Diana qui retrouve le sourire.
Plus tard, quand Diana aura grandi, Tom l’épousera probablement.

 

Candy retrouve Cookie, il est accueilli pour quelques jours chez Pony. Elle découvre qu’il a déserté le Seagle, il prétend à Candy être battu par les marins. Les marins le retrouvent et répètent à Candy que Cookie a menti, il faisait de graves bêtises et prenait une raclée pour qu’il en tire les leçons.
Tom ramène Cookie qui a passé la nuit chez lui, il lui a fait comprendre que les marins tiennent à lui. Cookie retourne à bord du Seagle.
Tom conduit son père à l’hôpital. Candy, qui a repris du service, apprend à Tom que la cause du mal de son père est l’alcool, son cœur n’est plus très solide et il doit se ménager. Tom décide alors de travailler pour deux.


Nous sommes en mai, Candy reçoit une lettre d’Archibald et Alistair, ils pensent à son anniversaire. Candy pense à Anthony, c’est pour lui fixer une date d’anniversaire qu’il avait créé la rose qui porte son nom.
Alistair lui fait une surprise : il atterrit avec Archibald dans le parc de l’hôpital en montgolfière.
Dans le manga, Alistair et Archibald disent à Candy qu’il parait que l’oncle William s’est fait beaucoup de soucis à son sujet. Candy est rassurée : il n’est pas en colère et il se soucie toujours autant d’elle.

Candy doit s’occuper de Catherine, une petite fille, en chambre particulière. Candy repense à M. Mac Gregor, elle comprend que la directrice avait de bonnes raisons de lui confier ce service, elle repense à la directrice qui lui a dit qu’elle doit surmonter la souffrance et se tourner vers l’avenir (ce sont les mêmes conseils qu’Albert).
Catherine ne souffre d’aucune infection grave, Candy comprend que Catherine déteste jouer du piano que lui impose sa mère, son psychique réagit sur le physique.
La mère de Catherine a compris la leçon, elle n’oblige plus sa fille à travailler au-dessus de ses forces, elle remercie Candy.
La directrice est satisfaite de sa petite tête de linotte qui a guéri à la fois la fille et la mère, elle prend de plus en plus conscience des devoirs qui l’attendent dans son futur métier.

Archibald et Alistair lui envoient une boite de friandises. Elle les partage avec ses camarades.
Flanny refuse d’en prendre et se montre dure envers Candy qui ne comprend pas sa réaction.

En sortant, Candy tombe sur un article de journal qui parle de Terry qui triomphe dans Shakespeare à Broadway. Candy est heureuse de l’avoir enfin retrouvé.

La guerre a éclaté en Europe, la directrice parle au docteur Franck qui pense le plus grand bien de Candy, les évènements n’ont aucune prise sur sa gaieté naturelle, la directrice dit qu’il faudrait beaucoup d’infirmières comme Candy.
La directrice envoie Candy, Flanny, Nathalie, Judy et Hélèna à l’hôpital Ste Joanna à Chicago, c’est une école infirmière des plus réputées d’Amérique qui enseigne les techniques chirurgicales les plus avancées. Candy servira dans le service de santé de l’armée.
La directrice est bonne, elle dit à ses élèves qu’une seule chose compte : ennemi ou ami, un blessé est un homme qui souffre, les hommes sont tous semblables. Candy est touchée par ses paroles.
Candy ne sait pas ce qui l’attend à Chicago, elle pense qu’elle va encore s’éloigner de ceux qu’elle aime : Melle Pony, sœur Maria, les enfants, mais elle se dit qu’elle va se rapprocher d’Archibald, Alistair et Annie, et passer de bons moments avec eux.

 

Flanny laisse paraitre ses émotions et se livre, malgré elle, à Candy : elle est heureuse d’avoir été choisie pour ce stage à Chicago mais elle est triste au fond de quitter l’hôpital, l’école et Melle Marie Jane.

Des patientes offrent à Candy un bouquet de fleurs pour lui dire combien elles vont regretter sa gaieté et son sourire (ce sont les fleurs qu’elle avait semées avec une patiente au printemps pour lui redonner courage). Candy est touchée. Les patients ne l’oublieront pas.
Les enfants sont très attachés à Candy, elle leur lisait souvent des histoires, Candy a de la peine de leur annoncer son départ, c’est trop difficile mais Flanny leur annonce froidement.
Tous les enfants pleurent. Candy reproche à Flanny d’aller trop loin et d’être inconsciente mais Flanny remarque que c’est Candy l’inconsciente, elle lui rappelle qu’il fallait avertir les malades avant de partir, dans le cas contraire, les malades auraient subi un choc encore plus grave.
À elles deux réunies, elles formeraient une excellente infirmière.

Les enfants trouvent l’idée de préparer une surprise à Candy, et en parlent aux patientes de la chambre d’à côté, les patients lui préparent donc une surprise.
Les patients ont préparé une fête de départ pour les cinq infirmières, mais l’intention de base était destinée, dans le fond, à l’honneur de Candy.
Une petite fille offre un bouquet de fleurs à Flanny avec tout son cœur, et l’embrasse. Candy la voit essuyer une larme, ce qui montre que Flanny n’est pas insensible, elle est très touchée.

En regardant Candy partir, la directrice dit au docteur Franck : « Cette tête de linotte va me manquer », le docteur Franck lui répond qu’à lui aussi.
Arrivée à l’hôpital de Chicago, Candy s’aperçoit qu’il est immense, elle est choquée qu’un petit garçon qui souffre d’une coupure et saigne abondamment ne soit pas pris en charge immédiatement. La surveillante en chef lui répond que des malades plus gravement atteints attendent qu’on les soigne.
Flanny soutient Candy : le premier devoir d’une infirmière est de secourir ceux qui souffrent et non pas de s’occuper de formalités administratives.
Candy dit à la surveillante en chef qu’elles sont élèves infirmières de l’école d’infirmière de Marie Jane, Candy propose de s’occuper du petit garçon. La surveillante en chef dénigre l’enseignement et la personne de Marie Jane, Flanny ne le supporte pas, prend sa défense et soigne l’enfant avec Candy. Les trois autres : Judy, Nathalie et Hélèna viennent les aider puisqu’elles suivent Flanny.
La surveillante en chef admet que l’interne des urgences ne s’y serait pas mieux pris, elle reconnait que les élèves de l’école d’infirmière de Marie Jane savent s’y prendre.

Le directeur de l’établissement les accueille. Candy et Flanny partagent de nouveau la même chambre.
Elles ont une journée de libre, Candy veut aller rendre visite à Archibald, Alistair et Annie. Mais ses camarades lui proposent de visiter la ville avec elles, Candy accepte.
En sortant de l’hôpital, Candy rencontre Archibald et Alistair qui sont venus la voir.
Alistair lui offre une invention : une pancarte qui se transforme en ombrelle avec des pétales de rose. Alistair lui propose de l’accompagner mais Candy lui dit qu’elle ne peut pas laisser ses camarades, Alistair les invite donc aussi. Il les emmène en voiture visiter Chicago.
Dans le manga, Alistair, Archibald et Annie l’attendent près de la grille de l’hôpital, ils l’avaient prévenue par lettre qu’ils viendraient. Candy part seule avec eux.

En regardant le lac Michigan, Candy se replonge dans ses souvenirs et repense à la grande maison de Lakewood, au lac, aux chutes d’eau, à la porte d’Alistair, au porche d’Archibald, à la grille de la roseraie d’Anthony, elle repense aux heures heureuses qu’elle y a connues ; mais hélas il n’y a pas que les bons souvenirs, il y a la mort d’Anthony, Candy se demande si elle pourra oublier les douloureux souvenirs.

En chemin, Candy reconnait les armoiries de la famille André, il y en a partout, Alistair lui dit qu’une grande partie des plus grosses entreprises de la ville appartient aux André.
Archibald dit aux camarades de Candy qu’elle est une André. Candy précise qu’elle y a renoncé. En colère, jalouse et se croyant trompée, Flanny demande à rentrer à pieds, elle reproche à Candy de ne pas avoir choisi le métier d’infirmière par vocation mais par simple caprice de petite fille gâtée. Flanny lui dit qu’elle a choisi ce métier pour gagner sa vie, les trois autres suivent Flanny pour ne pas la laisser rentrer seule.
Archibald réconforte Candy, il lui dit que rien ne l’empêche de mener la vie qu’elle souhaite tout en restant membre de la famille. Candy veut vivre sa vie sans l’aide de personne, elle se met à pleurer ; le regard grave et compatissant, Alistair lui dit qu’ils n’en ont jamais douté.

Alistair et Archibald conduisent Candy chez tante Elroy, Candy veut revoir les André pour les remercier de tout ce qu’ils ont fait pour elle et pour leur demander de bien vouloir lui pardonner, de bien vouloir renoncer à faire d’elle leur fille adoptive.
Alistair lui rappelle qu’elle le veuille ou non, elle fait encore partie de la famille jusqu’à ce que son père adoptif y renonce.
Candy y retrouve malheureusement Elisa toujours aussi désagréable qui lui dit : « Je te croyais morte depuis longtemps ! » Neil lui dit exactement la même chose.
Comme expliqué dans la présentation d’Elroy, celle-ci demande des explications à Candy pour avoir quitté le collège sans sa permission. Candy lui demande pardon, elle lui explique qu’elle veut choisir son avenir, et l’informe qu’elle fait des études pour devenir infirmière diplômée. Tante Elroy est choquée, les membres de la famille André ne travaillent pas.
Candy annonce à Elroy qu’elle a envoyé une lettre à l’oncle William pour lui dire qu’elle renonce à être une André. Elroy est choquée, et précise que légalement Candy n’a pas le droit de le faire aussi longtemps que William n’aura pas donné son accord.
Elroy se sent très mal, elle ne veut plus voir Candy et lui ordonne de s’en aller.

Une surprise attend Candy : la venue d’Annie.
Alistair propose de faire un tour en ville à quatre mais Candy est inquiète pour tante Elroy ; Archibald la rassure, le médecin arrive d’un moment à l’autre, mais Candy préfère tout de même attendre le passage du médecin.
Candy prend soin d’Elroy, Alistair et Archibald sont subjugués par Candy.
Alistair s’exclame : « Si jamais je tombe malade c’est à elle que je demande de venir me soigner. »
Elisa arrive, Archibald, Alistair, Candy et Annie se cachent.
Elroy se réveille, elle demande à Elisa si c’est elle qui l’a soignée, Elisa ment en prétendant que oui.
Candy ne lui en veut pas, elle dit qu’elle l’a soignée non pas pour attendre des remerciements en retour mais parce qu’une future infirmière doit faire son devoir en toute circonstance.
Le médecin félicite Elisa, il lui dit qu’elle s’y est prise d’une façon parfaite, Elisa prétend qu’elle l’a fait avec tout son cœur. Archibald surgit et dit à sa tante que ce n’est pas Elisa qui l’a soignée mais Candy. Il dit au médecin que si Candy a pu la soigner c’est parce qu’elle est élève infirmière.
Alistair ajoute que Candy est la fille adoptive des André, le médecin approuve d’avoir une infirmière dans sa propre famille ce qui énerve Elroy qui s’y oppose vigoureusement.
Alistair prend la défense de Candy qui l’a soignée avec grand dévouement.
Archibald demande l’autorisation à tante Elroy que Candy passe la nuit ici.
Elisa pousse tante Elroy à chasser Candy, mais tante Elroy accepte que Candy reste, dans le fond, elle lui en est reconnaissante.

Malheureusement, la pauvre Candy doit de nouveau subir les persécutions des Legrand.
Mme Legrand veut chasser Candy et Annie de la demeure des André alors que Candy y a été invitée pour y passer une nuit.
Alistair et Archibald prennent avec force la défense de Candy et Annie ; Alistair, qui est pourtant le plus calme, sort de ses gonds et humilie Mme Legrand en lui disant que Candy est au-dessus d’elle puisqu’elle fait partie de la famille André.
Candy est en colère, elle demande à Alistair de ne pas en ajouter, elle ne veut plus entendre parler de ces histoires de famille, et décide de quitter cette maison, elle demande à Archibald et Alistair de les installer dans la maison de l’arbre.

Candy passe d’agréables moments avec Alistair, Archibald et Annie. Ils vont s’amuser près du lac du parc et rient d’y voir tante Elroy en tenue de bain.

Elisa a préparé une fête et tend un piège à Candy et Annie : la valise d’Annie a été volée par Daniel et Elisa. Annie et Candy se rendent donc à la fête en habits de tous les jours.
Elisa les présente aux amis qu’elle a invités, elle les humilie, Daniel dit que ce sont des enfants trouvés.
Archibald et Alistair se mettent en tenue de tous les jours (ils agissent exactement comme le jour du bal avec Anthony), Alistair dit à Elisa : « Ne savais-tu pas que dans la famille on adoptait la tenue de ville pour les amis

intimes ? »
Elisa dit à Candy que la valise est tout en haut de la tour, Candy y monte, Daniel la suit et l’enferme. Daniel lui dit qu’elle n’a qu’un seul moyen de s’en sortir : s’attacher à une corde et descendre le long de la muraille.
Valise dans une main, tenant la corde de l’autre, Candy entreprend la périlleuse descente.
Michael, un officier français futur médecin, va à son secours, il monte l’aider, il lui explique qu’il n’est pas raisonnable de risquer sa vie inutilement alors que des milliers d’hommes meurent au front.
Le personnage de Michael n’existe pas dans le manga.

Michael et Candy valsent ensemble. Michael accompagne ensuite Candy jusqu’à l’hôpital, il lui dit qu’ils resteront unis par la même pensée : soulager ceux qui souffrent. Michael lui redonne une confiance qu’elle avait perdue, elle avait peur de la guerre.
De retour à l’hôpital, Candy s’aperçoit que ses camarades ont déjà repris du service suite à une urgence, Flanny lui reproche d’avoir vaqué à des obligations mondaines.

Alistair se met un faux pansement pour rendre visite à Candy, il l’emmène dehors, Annie lui annonce une bonne nouvelle : Terry va bientôt venir à Chicago, la troupe dont il fait partie doit jouer une pièce au grand théâtre. Annie n’a pas pu résister au plaisir de lui annoncer la nouvelle.
Elisa écoute la conversation, elle dit que Candy ne pourra pas y assister car ce n’est pas une représentation publique mais un gala de charité. Seules les personnes du grand monde pourront y assister mais officiellement, Candy est toujours une André tant que l’oncle William n’y renonce pas ; pourtant dans les faits, elle n’est plus une André car elle y a renoncé.
La représentation a lieu le soir où Candy doit assurer le service de nuit.
Candy demande à ses camarades de la remplacer, elles refusent ; pour que Flanny accepte de la remplacer, Candy prend l’initiative d’assurer le tour de garde de Flanny, mais celle-ci refuse et reprend sa place. Candy se tourne vers la surveillante en chef, mais elle ne peut lui accorder ce passe-droit.

Candy allait quitter son service pour aller voir Terry lorsque soudain, un patient qui se sent mal a appelé avec son harmonica, c’est un signe comme pour lui rappeler qu’elle n’a pas le droit de fuir ses responsabilités importantes pour des convenances personnelles.
Nathalie vient ensuite voir Candy : elle accepte de la remplacer et lui fait l’aveu qu’elle a toujours été un peu lâche, elle a toujours eu peur de prendre des responsabilités, qu’elle a fait connaissance avec une de ces personnes qui appartient à un monde qu’elle déteste, qui s’imagine qu’on peut tout acheter avec de l’argent, et elle lui rend la monnaie de sa pièce en remplaçant Candy.
Candy comprend qu’Elisa a tenté de la soudoyer pour qu’elle refuse de lui céder son tour de garde.
Dans le manga, Elisa n’a pas parlé à Nathalie, Candy a eu l’inconscience et l’irresponsabilité de quitter son service en pleine nuit pour se rendre au théâtre.

Candy se précipite au théâtre et peut assister à la représentation grâce à une levée de rideau retardée.
Tante Elroy s’indigne de sa présence, elle refuse que Candy reste dans cette loge réservée exclusivement aux André. Candy veut bénéficier de ce privilège mais elle refuse d’être une André, son attitude n’est pas raisonnable. Candy supplie Elroy de lui permettre de rester mais en vain, Elroy demeure intransigeante.
Elisa lui dit que Terry l’a oubliée, qu’il s’intéresse à présent à l’actrice Susanna Marlow.

Candy se retrouve au troisième balcon (dit « le poulailler »). C’est la première fois qu’elle revoit Terry depuis leur séparation au collège, elle en pleure d’émotions.
Comme je l’explique dans la présentation du couple Terry/Candy, celle-ci fait tout pour le retrouver cette nuit-là jusqu’à errer dans les rues, sale, une seule chaussure aux pieds.
Candy décide d’aller le retrouver à l’hôtel, elle fait tous les hôtels de la ville ; en arrivant dans le dernier hôtel, elle reconnait Susanna.
Amoureuse de Terry, Susanna lui ment en prétendant que Terry est très fatigué, et elle lui demande de le laisser se reposer. Susanna invente ce mensonge car elle a peur que Candy l’attende et que Terry la retrouve à son retour.
Déçue, Candy se retire. Elle ne sait pas que Terry l’a attendue toute la nuit devant la porte de l’hôpital Ste Joanna.
Si Candy avait été à la réception avec ses trois amis ou si elle était retournée à l’hôpital sagement pour reprendre son poste, elle aurait vu Terry, elle aurait pu lui parler, ils auraient pu se dire ce qu’ils ne se sont pas dit à cause de leur brutale séparation. Ils auraient enfin crevé l’abcès qui les rongeait durant tout ce temps.
Mais courir sans vergogne après lui comme elle l’a fait sans se soucier du mal qu’elle aurait pu causer en quittant son poste, errer dans les rues comme une vagabonde, et s’être rabaissée à donner une image d’elle guère convenable et indigne de l’éducation qu’elle a reçue, ne l’a menée à rien puisqu’elle n’a pas vu Terry.

Candy ne rentre qu’au petit matin. Flanny lui reproche d’avoir manqué à ses devoirs, si la surveillante l’apprenait, elle serait mise à la porte sur le champ.
Flanny et Nathalie ont dit à la surveillante, qui a inspecté tous les services, que Candy avait la migraine et qu’elle s’est reposée une heure dans sa chambre.
Flanny ne voulait pas que la réputation des élèves de Marie Jane soit mise en cause.

Dans le manga, Nathalie n’avait pas accepté de remplacer Candy. Les quatre collègues de Candy sont atterrées par l’attitude de Candy qui a quitté son poste et laissé les patients alors qu’elle était de permanence de nuit, elles ont assuré la permanence à sa place.

Le lendemain, Candy voit tardivement le mot que Terry lui a laissé, il doit repartir par le train de midi mais il veut absolument la revoir avant de le prendre.
Candy arrive trop tard mais elle a l’occasion de le voir brièvement alors que le train est en marche. Cette brève rencontre lui a redonné espoir.

Candy arrive en retard à son cours, le professeur Bobson la chasse.
Elle apprend qu’un jeune homme tombé du train va être amené en urgences, elle entend que le blessé est un acteur très populaire, Candy croit que c’est Terry, elle est paniquée, elle s’imagine Terry tomber du train en marche. Candy se rend auprès du blessé dont le visage est bandé.
Candy est affectée au service de médecine générale à cause de la famille Legrand.
Elisa fait interdire l’accès de la chambre du blessé à Candy car elle ne veut pas qu’elle approche de celui qu’elle pense être Terry.
Alistair vient rendre visite à Candy et lui apprend que Terry joue dans une ville pas très loin d’ici, il lui assure que ce n’est pas Terry qui est hospitalisé.

Le blessé fait passer un message à Candy : il veut la voir avant qu’Elisa ne revienne. Nathalie transmet le message à Candy.
Le blessé lui dit qu’il est Charlie, un ancien ami de Terry. C’est le jeune homme qu’elle a déjà eu l’occasion de rencontrer en revenant aux Etats-Unis.
Charlie lui raconte qu’il s’est évadé d’une institution de jeunes délinquants. Il s’est jeté du train pour échapper aux hommes qui tentaient de l’arrêter et quand il est arrivé à l’hôpital, il a fait croire à la réception qu’il s’appelle Terry Granchester.

Elisa découvre que ce blessé est recherché par la police. Elle fait du chantage à Candy : si elle accepte de quitter la ville, elle s’engage à oublier tout cela, elle la laisse jusqu’au lendemain matin pour réfléchir.
Charlie confie à Candy avoir découvert sa voie, raison pour laquelle il s’est évadé de cette institution : il veut s’engager dans l’armée. Depuis son enfance, il volait, attaquait les gens sans défense, désormais il veut se racheter.
Parallèlement, Elisa se rend au commissariat pour dénoncer Charlie, la police l’arrête.
Charlie croit que Candy l’a trahie. La surveillante en chef fait signer à Candy une demande de congé illimitée pour avoir protégé un homme pour évasion.
Candy jure à Charlie qu’elle ne l’a pas dénoncé. Le professeur Bobson empêche la police d’emmener Charlie et donne les instructions nécessaires pour s’occuper de lui.
Charlie en veut à Candy, celle-ci devine qu’Elisa est responsable de la dénonciation de Charlie.

Elisa montre à Candy la facture des soins et frais entrainée par la chambre particulière de Charlie, elle veut faire payer Candy. Elisa la menace : si elle n’a pas de quoi payer, elle enverra la note à Melle Pony. Candy est très inquiète, elle doit trouver de l’argent.
Pour ce faire, elle fabrique des fleurs (elle a eu l’idée de le faire en rencontrant une patiente), Charlie comprend que Candy veut gagner de l’argent et qu’il y a un lien avec lui. Candy nie, Charlie lui jette la fleur des mains. Candy lui fait promettre de ne pas faire de scandale.

C’est au tour de Neil de venir menacer Candy : si elle ne paie pas les frais d’hospitalisation, il ira faire un tour du côté de la maison Pony, il demande l’argent pour après demain.
Charlie a tout vu de sa fenêtre. Il questionne Candy qui se trahit, elle travaille tous les soirs pour fabriquer ses fleurs.
Charlie est décidé à donner une bonne leçon à Elisa et Neil. Une nuit, Candy le surprend, couteau à la main, en train de tenter de fuir l’hôpital. Elle essaie de l’empêcher de partir, il la repousse violemment. Candy est propulsée dans sa chambre, elle heurte la chaise qui tombe sur son bureau et fait tomber les fleurs.
La pauvre Candy pleure, Charlie s’en veut, il ramasse les fleurs qui lui remémorent son passé et il confie à Candy avoir trahi la parole donnée à sa mère, il se livre à Candy : sa mère fabriquait des fleurs artificielles la nuit, elle travaillait dur pour lui mais il suivait un mauvais chemin. Un jour, il l’a frappée, sa mère a heurté la table et ses fleurs sont tombées. Charlie s’est enfui et n’est jamais revenu.
C’est pour cela qu’il ne voulait pas que Candy fabrique des fleurs devant lui car il revoyait l’image de sa mère, et lorsqu’il a poussé Candy et qu’elle est tombée, il s’est remémoré cet instant avec sa mère.
Charlie demande à Candy où est sa mère, elle lui répond qu’elle ne sait pas, elle a été abandonnée toute petite, Charlie est choqué. Candy lui raconte qu’elle n’en a pas tellement souffert, elle n’a jamais été seule depuis le jour où elle a été recueillie, elle a toujours trouvé quelqu’un pour s’occuper d’elle, elle pense à tout ce qu’elle a traversé (l’orphelinat, les André, Terry), Candy n’a jamais éprouvé ce pénible sentiment qu’est la solitude.
Charlie lui dit qu’il comprend la raison pour laquelle Terry est tombé amoureux d’elle.

Le lendemain, Candy reçoit une lettre de Terry : il doit jouer une pièce à Saint-Louis, il a appris l’aventure de Charlie, c’est un bon ami à lui qui l’a beaucoup aidé quand il était jeune.
Terry joint un chèque à cette lettre pour payer les frais d’hôpital mais il demande à Candy de ne pas en parler à Charlie qui a horreur qu’on lui fasse ce qu’il appelle la charité.
Il lui écrit notamment que lorsqu’elle aura tout réglé avec cet argent, elle pourra lui offrir avec ce qui restera des sodas à la fraise puisqu’il aime cela. L’argent envoyé par Terry sauve Candy des persécutions de Neil et Elisa.
Candy apporte à Charlie ses deux bouteilles de soda mais découvre un lit vide, Charlie a été transféré à l’hôpital de la prison pour jeunes délinquants.
Candy remercie le professeur Bobson pour tous les soins qu’il a prodigués à Charlie.

Candy prépare la chambre et découvre dans le lit de Charlie deux fleurs qu’il a fabriquées : l’une est de couleur jaune, l’autre est de couleur bleue foncée, l’une est destinée au professeur, l’autre à Candy.
Charlie leur offre ces fleurs pour leur témoigner sa gratitude. Candy comprend qu’il n’a pas osé le lui dire par fierté mais il aidait sa mère autrefois à fabriquer des fleurs.
Candy apporte les fleurs au professeur : lui s’est contenté de lui refaire le visage mais Candy a fait mieux encore, elle lui a rendu l’âme qu’il avait perdue.
Candy et le professeur boivent ensemble au goulot les sodas à la fraise.
Le professeur Bobson apprécie beaucoup Candy, il aime sa compagnie. Il invite même Candy à venir prendre une tasse de café et manger quelques petits gâteaux secs.


Candy rencontre un petit patient, Tony (ce personnage n’existe pas dans le manga) avec lequel elle fait plusieurs parties de cartes, il lui dit qu’elle lui doit quinze sous. Candy trouve qu’il a l’air en bonne santé et se demande ce qu’il fait à l’hôpital, elle le recherche le lendemain sans le trouver.
Auprès du service de médecine générale, elle apprend qu’un prénommé Tony est décédé le mois dernier. Candy croit avoir joué aux cartes avec un fantôme.
Le soir, Tony revient la voir pour faire une partie, Candy lui répète qu’elle a fait son enquête sur lui.
Elle a perdu la partie, Tony dit qu’elle lui doit 78 sous. Candy le suit, mais Tony a fait le mur.
Lorsqu’elle le revoit, Candy lui demande de lui dire la vérité, il prétend qu’il s’ennuie parce que sa mère travaille de nuit.

La surveillante en chef montre à Candy qu’on a pris un flacon contenant un poison mortel, Candy devine que c’est Tony qui l’a pris. Le professeur Bobson dit qu’il faut le retrouver au plus vite.
Candy a la chance de rencontrer un gardien qui reconnait les cartes de Tony, elle apprend que la mère de Tony était en traitement dans cet hôpital et qu’elle souffre d’une maladie cardiaque.
Candy arrive chez Tony, sa mère a bu du poison qu’il lui avait donné, Tony était persuadé qu’il s’agissait d’un médicament.
Le professeur Bobson la sauve et paie tous ses frais d’hôpital ; le professeur soigne tous les malades sans faire aucune distinction de classe ou de fortune.

 

Candy apprend qu’une infirmière doit être envoyée au front. Elle rencontre une ancienne infirmière de Ste Joanna hospitalisée, c’était une infirmière militaire, elle a reçu un éclat d’obus, et a perdu une jambe. Candy a peur de partir.
Le lendemain, elle retrouve la directrice Marie Jane qui annonce à ses cinq élèves qu’elle doit désigner l’une d’entre elles comme infirmière militaire en France, mais elle précise que ne partira que celle qui sera volontaire.
Candy ne veut pas y aller, elle ne veut pas quitter ceux qu’elle aime, elle pense aux êtres qui lui sont le plus cher : Alistair, Archibald, Annie, Patricia, Albert et l’oncle William.
Malgré cela, son altruisme et sa dévotion pour son prochain prennent le dessus, Candy se dit qu’elle ira là où on a besoin d’elle, et se dit aussi qu’aucun parent ne la pleurerait puisqu’elle est seule et sans famille.
Candy est sur le point de se sacrifier, elle s’avance pour annoncer sa décision de s’engager mais Flanny lui coupe la parole et se porte volontaire.

Candy pense à Flanny qui doit encore avoir des parents, elle veut prendre sa place.
Ce soir là, elle lui dit qu’elle doit sûrement avoir des parents, une famille.
Flanny lui confie qu’elle a un père et une mère, deux grands frères, deux petites sœurs et un frère plus jeune.
Candy lui dit que son devoir est de rester ici, et le sien est de prendre sa place. Flanny refuse catégoriquement, Candy lui dit qu’elle n’a ni père ni mère, ses amis seront tristes de la voir partir alors que dire de Flanny qui a des parents, ils auront de la peine.
Flanny lui répond que ses parents se soucient bien peu d’elle et cela leur sera égal d’apprendre qu’elle est partie pour le front. Elle confie que son père est ivre du matin au soir, et se querelle sans cesse avec sa mère ; quant à ses frères et ses sœurs, ce sont des monstres d’égoïsme et d’indifférence.
Dans le manga, Flanny précise que son père la bat.
Flanny lui dit que l’idée qu’elle puisse mourir à la guerre la laisse indifférente. Flanny est décidée à ne pas revenir sur sa décision, elle ressasse des souvenirs qu’elle veut oublier et pleure. Flanny part en courant pour que Candy ne la voie pas dans cet état.
Elle s’est laissée aller à lui faire des confidences sur sa famille, cela ne lui était jamais arrivé.

Candy pense que Flanny et elle ont des natures très différentes, opposées : Flanny a des parents, Candy ne connait pas les siens, elle a vécu dans la maison de Pony comme au milieu d’une vraie famille (dans le manga elle précise qu’on ne l’a jamais battue), elle pense qu’elle aurait pu devenir l’amie de Flanny.
Flanny et Candy étaient deux contraires : Candy est une fille souriante, chaleureuse, spontanée et gaie ; au contraire, Flanny est trop sérieuse, froide, renfermée sur elle-même et sévère.

Avant de partir, Flanny serre la main de Candy et lui souhaite bonne chance. Elle lui dit qu’elle réussira et espère qu’elles auront l’occasion de se retrouver. Flanny est restée froide jusqu’au bout, mais Candy a du respect pour elle.
En route, Flanny se dit qu’elle n’a pas réussi à aimer Candy, sa spontanéité avait le don de l’horripiler, de la mettre mal à l’aise, mais elle sait qu’elle deviendra une bonne infirmière.

Dans le manga, Candy écrit une lettre à l’oncle William dans laquelle elle lui parle de Flanny, elle lui dit qu’elle est triste de ne pas pouvoir le rencontrer.
Candy lui dessine même la tête qu’elle fait en lui écrivant cette lettre (ce qui me fait fortement penser à Judy Abbott qui elle aussi se dessinait parfois à son papa longues jambes).

Candy éprouve du respect et de l’affection pour Flanny, elle sort rendre visite aux parents de Flanny, elle rencontre en route Alistair qui lui propose de passer sa journée avec elle. Il l’emmène chez les parents de Flanny.
Candy a décidé de prévenir les parents de Flanny du départ de leur fille au front.
Candy et Alistair sont reçus par la petite sœur de Flanny, c’est le portrait craché de sa grande sœur et elle est aussi froide qu’elle. La petite les conduit jusqu’au lieu où se trouvent ses parents.
Alistair et Candy voient le père alcoolique de Flanny, et sa mère qui tient un bar.
La mère de Flanny leur dit qu’elle n’a plus jamais eu de nouvelles de Flanny depuis qu’elle est partie ; à ce moment, elle reçoit un paquet de la part de sa fille : Flanny a envoyé une pipe pour son père, une broche pour sa mère, un harmonica pour son petit frère et des bonbons pour sa petite sœur. Elle lui joint sa tirelire, ce sont toutes ses économies amassées sou par sou, elle demande à sa mère d’en faire bon usage.
Candy lui dit que Flanny s’est engagée comme infirmière militaire en France en première ligne pour soigner les blessés. Candy ajoute que Flanny a choisi ce métier par vocation. La mère de Flanny fond en larmes.
Dans le fond, Flanny aimait d’une certaine manière sa famille, ces cadeaux en sont la preuve.
On peut dire que Flanny s’était trompée sur un point : sa famille n’est pas indifférente qu’elle soit partie au front, sa mère en est attristée, elle a été émue par les cadeaux de sa fille qui lui a prouvé son amour malgré tout le mal que sa famille lui a fait subir.

Alistair raccompagne ensuite Candy à l’hôpital.
Candy apprend qu’un espion a été arrêté et amené ici, il vient du front italien, Candy reconnait le blessé, elle reconnait ses yeux, sa bouche, c’est Albert !
Candy n’arrive pas à croire qu’Albert soit ici, à Sainte Joanna.

Le professeur Leonard affecte Albert dans la chambre zéro, une chambre insalubre sans soleil, réservée aux criminels et vagabonds.
Candy est choquée, elle entend ses camarades dire que comme on ne sait pas qui il est, personne ne l’aidera.
Candy ne veut pas qu’on le mette dans cette chambre, elle dit au professeur Leonard qu’elle connait Albert, elle le supplie de le mettre dans une autre chambre.
Le professeur Leonard lui demande le nom de famille et l’adresse de cet homme.
Candy est évidemment incapable d’y répondre. Elle se rend compte que concernant sa famille et ses origines, Albert s’est toujours montré très discret.
Le professeur Leonard lui dit que cet homme a perdu tout souvenir de son passé, il est devenu amnésique. Malgré les recherches effectuées, l’hôpital ne l’a pas identifié et n’a pas pu obtenir des renseignements sur lui, il ignore même s’il sera en mesure de payer les frais d’hôpital, le professeur décide donc que la chambre zéro est toute désignée.

Candy prend la défense d’Albert avec force lorsque ses camarades lui disent qu’elle devrait faire attention, elles ne tiennent pas à ce que des gens apprennent qu’une des élèves de Melle Marie Jane est l’amie d’un criminel ; Candy leur crie que ce n’est pas un criminel !
Candy est sûre qu’il retrouvera la mémoire, elle est en détresse de voir Albert dans cet état.
Ses camarades lui apprennent qu’Albert était dans un train qui a été bombardé, il a été blessé en voulant rattraper son sconse qui avait pris peur. Ses camarades lui demandent de se méfier de cet homme, il y avait apparemment un espion dans ce train. Candy continue à défendre avec acharnement Albert.
Elle entend dans le couloir des infirmières dire qu’Albert n’arrêtait pas de prononcer les mots Amérique et Chicago dans son délire, alors il a été transféré à Sainte Joanna (Albert pensait à Candy dans son délire car c’est pour elle qu’il voulait revenir aux Etats-Unis).
Candy est choquée qu’Albert soit affecté dans une chambre maussade, en désordre, sale et humide.
Candy ne pense qu’à Albert, elle se demande quand va-t-il reprendre connaissance et s’il va retrouver la mémoire.
À partir de ces instants, Albert et Candy sont enfin réunis, le destin lui ramène enfin et pour toujours son plus grand amour.

Alistair revient voir Candy, cette fois-ci accompagné d’Archibald et Annie pour lui montrer une surprise : Patricia est aux États-Unis. Elles pleurent de joie de se retrouver.
Candy est en larmes, elle dit en tremblant à ses amis qu’Albert a été transporté dans la chambre zéro, qu’il a perdu la mémoire et qu’il est inconscient.
Alistair tient à le voir, Candy les amène dans la chambre d’Albert qui n’a pas encore repris connaissance.
Archibald est horrifié par l’odeur et l’insalubrité de la chambre.

Candy est heureuse qu’Albert ait repris connaissance, c’est un choc terrible pour elle qu’il ne la reconnaisse pas.
Candy le ménage et pour éviter un autre choc, elle lui propose de l’appeler Albert en prétendant qu’il ressemble beaucoup à son frère ainé qui s’appelle ainsi.

Le professeur Leonard reproche à Candy d’avoir échangé sa place avec l’infirmière en charge de la chambre zéro. Il ne peut confier son cas à une simple stagiaire, il lui donnera la permission de s’occuper de lui que lorsqu’elle aura obtenu son diplôme.
Candy travaille avec acharnement pour Albert, elle tient absolument à obtenir son diplôme pour pouvoir se consacrer entièrement à lui.
Les efforts de Candy ont payé, elle est arrivée septième à l’examen :

 

Marie Jane est venue féliciter ses élèves, elle a les larmes aux yeux, elle est fière d’elles et leur remet leurs diplômes.
Candy pense à Flanny. Marie Jane leur donne des nouvelles d’elle, Flanny a été reconnue infirmière et a reçu son diplôme sur le champ de bataille.
Marie Jane confie à Candy qu’elle a dû subir les sarcasmes du professeur Leonard parce que Candy lui a tenu tête au sujet de la chambre zéro.
Marie Jane va prévenir Melle Pony de la réussite de Candy, elle est arrivée avant Judy et Hélèna, alors qu’elles étaient élèves avant Candy. Marie Jane la laisse à Sainte Joanna pour qu’elle puisse s’occuper d’Albert, et emmène avec elle les collègues de Candy.
Marie Jane la conseille en lui disant : « Sache mon enfant que la gentillesse et la patience sont les deux qualités premières pour assurer les soins et la guérison des amnésiques.»
Candy saute de joie à l’idée de pouvoir s’occuper d’Albert à plein temps et se précipite dans sa chambre pour lui annoncer cette bonne nouvelle (je détaille cette scène dans le couple Albert/Candy).

Archibald et Alistair ont invité Candy à passer la journée avec eux pour fêter son succès à l’examen. Avant de s’y rendre, elle demande l’autorisation à Albert.
Candy retrouve Alistair, Archibald, Annie et Patricia.
Alistair a choisi Candy pour tester l’aéroplane qu’il a conçu pour elle. Alistair l’habille et ils s’envolent ensemble (je décris la scène dans la présentation d’Alistair).

En rentrant à l’hôpital, Candy se réjouit d’aller raconter sa journée à Albert mais découvre qu’il n’est plus là. Il lui a laissé un mot d’adieu. Candy est terrassée, elle se précipite à sa recherche, elle veut absolument le retrouver.
Albert et Candy n’ont pas encore eu l’occasion de se côtoyer intensément mais ils se ressentent et se connaissent (du côté d’Albert, il connait déjà Candy par cœur).
Candy devine qu’Albert s’est réfugié dans la nature et le retrouve de nuit dans le parc national au bord du lac.
C’est avec une intense émotion qu’Albert et Candy se retrouvent, qu’elle lui confie qu’elle le connait, qu’il ne lui resterait plus rien si elle le perdait (à noter qu’elle n’est pas encore séparée de Terry lorsqu’elle prononce ces mots révélateurs : Candy n’est rien sans Albert, elle ne pourrait pas supporter de vivre sans lui, alors qu’elle peut très bien vivre sans Terry, la suite de l’histoire nous le confirme).
Albert est très touché, il accepte de rester auprès d’elle, il se sent si bien auprès d’elle ; ce sont des instants magnifiques du dessin animé que je détaille dans leur couple.

Candy avait tellement eu peur à l’idée de perdre Albert, elle n’envisage pas de vivre sans lui et à présent qu’il est auprès d’elle, Candy compte bien le garder et veiller sur lui, elle lui fait promettre de ne plus jamais la quitter.

À l’hôpital, Candy découvre que la chambre zéro est changée en grenier. Candy va voir le professeur Leonard dans son bureau, il lui dit que cet homme est guéri de ses blessures, il n’y a plus aucune raison de le garder, il n’a jamais été question de le garder jusqu’à ce qu’il retrouve la mémoire. Le professeur ajoute que si elle veut s’occuper de lui, c’est son affaire, mais il ne le gardera pas ici.

Candy et Albert vont louer un appartement et vivre ensemble comme un vrai couple. Candy a quitté sa chambre d’hôpital pour vivre avec Albert.
Alistair et Archibald l’aident à déménager. Elle a menti au professeur Leonard en disant qu’elle n’habitera pas avec Albert.
Le professeur Leonard ne veut pas qu’elle vive avec cet homme (puisqu’ils ne sont pas mariés et ne sont pas de la même famille), cela serait nuisible à sa réputation et un mauvais exemple pour ses consœurs.

En revenant chez elle, Candy tombe sur le professeur Leonard qui est dans son fiacre, il lui reproche de lui avoir menti. Il la renvoie du personnel de Sainte Joanna à moins qu’elle ne réintègre sa chambre. Candy ne sait pas qu’Albert regarde la scène de la fenêtre et qu’il a tout compris.
Avant d’entrer dans l’appartement, Candy sèche ses larmes et garde le sourire.

Le lendemain, Candy se rend à Sainte Joanna. M. Leonard refuse de la réintégrer.
Candy a besoin d’argent, elle doit trouver un autre emploi, mais aussi elle se plaisait beaucoup à l’hôpital ; elle voit une annonce : on demande une femme de ménage à Sainte Joanna. Le chef du personnel l’engage. M. Leonard n’est pas d’accord, il veut la convoquer mais au même instant il reçoit des nouvelles de Catherine, une infirmière militaire qui a été atteinte au cœur par une balle perdue, elle en est morte. M. Leonard est triste, il venait de recevoir une lettre d’elle le matin même et il en avait parlé à Candy.
Candy ramasse la photo de Catherine que le vent fait soudainement tomber au sol comme si c’était Catherine qui entrait dans la pièce, Candy regarde la photo, elle reste traumatisée par la mort.
Les collègues de Candy apprennent qu’elle a été renvoyée parce qu’elle vit avec Albert et lui viennent en aide en intercédant en sa faveur auprès du professeur Leonard. L’une d’elles lui parle de Catherine, de là où elle est que peut-elle penser de cet hôpital qui a renvoyé un blessé de guerre ? Elles le supplient de reprendre Candy. Le professeur Leonard le fait pour Catherine puisque c’est ce qu’elle aurait fait. Candy remercie Catherine, elle aurait aimé la remercier de vive voix, elle place des fleurs près de sa photo.
Cette scène n’existe pas dans le manga.

Candy rentre à son appartement et ne trouve pas Albert ni Bup. Désespérée, Candy croit qu’il a encore disparu. En sortant à sa recherche, elle sait qu’elle ne le trouvera pas dans les endroits où il y a foule, Albert déteste la foule.
En route, elle voit Neil agressé par des voyous, il l’appelle d’une voix désespérée, Candy le sauve. Les voyous se sont attaqués à Candy qui se défend bien, elle fuit avec Neil.
Avant de partir, Neil lui dit de ne pas croire qu’il a une dette envers elle, il ne lui avait rien demandé (il l’a pourtant bien appelée à l’aide !).
C’est à partir de cette soirée que les sentiments amoureux de Neil pour Candy se sont éveillés (je décris la scène dans la présentation de Neil).
En rentrant chez elle, Candy a la joie d’y retrouver Albert qui lui explique qu’il a trouvé du travail. Candy refuse, elle veut qu’il reste tranquillement dans l’appartement pour se reposer mais Albert veut gagner de l’argent et en même temps, tenter de retrouver la mémoire en exerçant une activité.


Trop préoccupée par Albert, Candy n’a pas assez fait attention au cas d’Alistair et n’a pas été assez insistante pour le dissuader de s’engager, elle était pourtant la seule qui pouvait le faire, seul l’amour de Candy aurait persuadé Alistair de ne pas s’engager.
Mais à ce moment-là, Candy n’y songe pas, elle idéalise tellement Albert qu’elle a plutôt l’idée de faire appel à lui pour dissuader Alistair.
Pendant ce temps, Candy fait tout pour faire recouvrer la mémoire à Albert en lui faisant subir des traitements de choc qui s’avèrent être bénéfiques puisqu’ils lui font ressurgir des souvenirs.

Lors d’un pique-nique organisé sur l’idée de Candy, elle est fortement soulagée d’apprendre qu’Albert sente revivre en lui certaines images du passé.

Candy, Patricia et Annie découvrent que la grand-mère de Patricia travaille gratuitement pour s’amuser car dans sa jeunesse, sa vie était celle d’un petit oiseau en cage. Elle vient même travailler à Sainte Joanna en tant que femme de ménage la journée.
Martha incite Candy à retrouver Terry à Pittsburg, elle veut envoyer Patricia à Broadway pour donner rendez-vous à Terry mais Candy ne veut pas déranger Terry.
Un jour, Candy découvre Martha inconsciente dans les escaliers, le docteur l’examine, elle s’est surmenée et ne reprend pas connaissance.
Grâce à l’idée d’Albert, Patricia reçoit un télégramme et revient, elle offre à Candy une affiche de Romeo et Juliette (la pièce dans laquelle Terry joue).

Le professeur Léonard accorde à Candy dix jours de congés au lieu de cinq car il veut l’envoyer en mission spéciale Floride porter des documents médicaux et des médicaments à remettre au docteur Clise.
Avant que Candy ne monte en train, une femme lui demande de veiller sur son fils Gilbert pendant le voyage (il a payé le quart de place).
Pendant le trajet, Gilbert prétend avoir jeté les papiers confiés à Candy pour régler ses comptes avec le professeur Leonard qu’il accuse d’avoir tué son père ; depuis, Gilbert déteste les docteurs et infirmières.

Candy diagnostique une crise d’appendicite chez une petite fille du train qui se sent mal. Candy assiste le médecin pendant l’opération. Son assistance lui a été précieuse, et elle découvre qu’elle vient d’assister le docteur Clise.
Gilbert lui remet ses documents, il ne les avait pas jetés et se rend compte que le docteur Leonard a aidé son père.

En Floride, Candy pense aux enfants de la maison Pony qui s’y amuseraient bien.
Elle se rend chez le docteur Clise qui lui confie le cas de la fille de son neveu, Karen qui revient de New-York. Elle faisait partie de la troupe Stratford.
Karen fait la grève de la faim, elle déteste Susanna Marlow qui a été choisie pour le rôle de Juliette. Elle calomnie Susanna en la qualifiant d’intrigante, en prétendant qu’elle a utilisé des procédés déloyaux, et qu’elle a fait du charme à Terry.
Candy se dit que Susanna n’a pas du tout l’air d’une intrigante.
Karen a besoin de la compagnie de Candy et la retient en Floride, elle veut la retenir pour ne pas qu’elle se rende à Broadway pour la représentation dans le but de réduire le nombre de ceux qui pourraient applaudir Susanna.
Elle lui annonce que le vieux dicton qui a cours dans le métier d’acteur dit que l’acteur et l’actrice qui jouent ensemble Romeo et Juliette finissent par se marier.
Candy a peur, ce qu’elle ne sait pas, c’est que ce dicton va peut-être se réaliser car parallèlement, Susanna a eu un grave accident en sauvant Terry d’une mort certaine, elle en perd une jambe, et Terry n’aura d’autre choix que d’assumer sa responsabilité ; il est condamné à finir avec Susanna alors qu’il venait d’envoyer une invitation à Candy pour la pièce de théâtre Romeo et Juliette et un aller simple pour New-York.
De retour de Floride, Candy reçoit son invitation, elle préfère obtenir le consentement d’Albert, il lui dit de partir sans crainte.
Candy compte revenir de Broadway ne sachant pas que l’intention de Terry était de la garder pour toujours auprès de lui.

Comme je l’explique plus précisément dans la présentation d’Alistair, il rejoint Candy à la gare. Candy lui trouve l’air bizarre, elle ressent quelque chose d’étrange et d’anormal car Alistair n’est pas comme d’habitude, il a l’air plus distant, plus solennel. Malheureusement, Candy ne s’attarde pas à ces détails puisqu’elle n’a qu’une envie pour le moment, c’est de retrouver Terry.
Alistair lui offre son dernier souvenir, une boite à musique, son invention la plus prenante, qu’il a appelée « boite à bonheur »
Candy est touchée et déstabilisée par la façon dont il lui offre, ils ont tous deux un gros poids au cœur ; sans pouvoir se dire mot, ils se regardent intensément comme pour graver leur souvenir à jamais.
Alistair sait qu’il ne sera plus là pour la consoler, il lui dit : « Chaque fois que tu te sentiras l’âme en peine, tu n’auras qu’à ouvrir la boite et cet air te redonnera courage parce que je tiens tellement à ce que tu sois heureuse. »
Candy ressent qu’il lui parle comme s’ils ne devaient plus jamais se revoir.
Elle doit soudainement rapidement monter dans le train car la sonnerie retentit.
Candy n’a pas idée que c’est la dernière fois qu’elle voit Alistair, elle ne réalise même pas qu’il ne serait jamais parti si elle n’était pas allée rejoindre Terry.
Pour rien au monde Alistair ne l’aurait quittée si elle était en couple avec lui, il n’a jamais supporté de voir Candy malheureuse.
Cette scène est horriblement triste, les mots, les gestes, les regards sont déchirants, on n’a pas envie de voir ces deux êtres se quitter à tout jamais.

Candy rejoint enfin Terry, elle le sent tout près d’elle, c’est la première fois depuis leur séparation brutale au collège qu’ils se retrouvent. Mais, Candy le sent étrangement distant…
Dans l’appartement de Terry, Candy est étonnée d’y voir Karen sur l’affiche de Romeo et Juliette à la place de Susanna.
Elle remarque aussi que le regard de Terry est lointain, qu’il est songeur.
Terry la conduit dans un hôtel pour qu’elle y passe la nuit.

Le lendemain, Candy rencontre Elisa, Neil et leur mère devant le théâtre. Ils sont étonnés qu’elle ait reçue une invitation de Terry pour la grande première de Romeo et Juliette.
Mme Legrand ne la croit pas, Candy lui montre son invitation, Neil la lui prend des mains, Elisa dit que quelqu’un l’a perdue et que Candy l’a ramassée.
Neil déchire son billet. Candy ramasse une moitié de billet mais l’autre est emportée par le vent et entre dans une calèche.
Candy ne peut donc plus entrer au théâtre ; heureusement qu’elle rencontre Karen Clise qui l’accueille et lui donne un autographe pour qu’elle puisse passer, elle lui écrit : « A ma chère amie Candy »
Candy se demande pourquoi Susanna a été remplacée.

Comme expliqué dans la présentation du couple Terry/Candy, au théâtre, Candy entend que Susanna a failli être tuée en voulant sauver la vie de Terrence, qu’elle veut l’épouser et tire avantage de la situation pour l’y obliger. Candy est anéantie d’apprendre cette triste nouvelle et ce chantage malsain.
Elle se rend à l’hôpital Jacob dans l’intention de lui expliquer qu’il n’est pas bon de se servir de son accident pour garder Terry pour toujours auprès d’elle, ce n’est pas cela l’amour.
Mais en arrivant à l’hôpital, Candy trouve la chambre de Susanna vide. La mère de Susanna revient avec des oranges, elle découvre un mot de Susanna, et sort précipitamment de la chambre à la recherche de sa fille. Candy ramasse le mot et le lit : Susanna demande à sa mère de ne pas accuser Terry, elle l’aime, elle lui demande de ne pas être trop malheureuse.
En laissant ce mot, Susanna lance un appel pour qu’on aille la chercher…Pendant ce temps, elle va jouer son dernier rôle, son dernier acte : celui du suicide, sa dernière chance pour avoir Terry.
Candy sent un vent glacial et comprend qu’il y a une porte d’ouverte là haut, elle y court, et découvre Susanna sur le toit montrant qu’elle est prête à se suicider en se jetant dans le vide.
Lorsque Candy, effrayée, l’a attrapée brusquement pour la tenir contre elle et l’empêcher de se jeter dans le vide, elle n’a senti qu’une seule jambe. Candy en a écarquillé les yeux, tout défile dans sa tête, ça y est c’est la fin, elle a compris que tout est fini : Susanna a perdu une jambe, elle a donc tout perdu (carrière, famille, avenir). Elle comprend aussi qu’elle vient de perdre Terry, jamais Candy ne pourrait rester avec Terry en sachant tout ce que Susanna a sacrifié par amour pour lui. Elle comprend aussi que Susanna est prête à mourir pour Terry, que son amour pour lui est bien plus grand que celui qu’elle-même ressent pour Terry.
Candy veut guérir Terry, elle veut le sauver de son immense détresse, elle l’aime parce qu’il est seul, triste et tourmenté, alors qu’au contraire, Susanna aime Terry d’un amour profond et sincère, elle l’aime car elle veut fonder une famille avec lui, elle veut son avenir avec lui.
C’est à ce moment crucial et définitif que Candy décide de lui laisser Terry et qu’elle prend conscience qu’il lui faut tourner la page pour se tourner vers un autre avenir…le sien.
Susanna lui dit qu’elle ne veut plus vivre, elle prétend que si elle ne disparait pas, elle finira par faire le malheur de Terry et Candy.
Candy ne la laisse pas faire, elle s’accroche désespérément à elle, Susanna lui dit qu’elle veut disparaitre, Candy crie de tout son cœur : « Je ne veux pas ! Je ne veux pas ! Je ne veux pas Susanna ! »
Candy a peur de la mort, elle en est traumatisée. Susanna est interpellée par ses cris angoissants de douleur, de souffrance et de peine, elle en lâche la balustrade et se laisse tomber avec Candy.

 

Susanna montrait qu’elle ne voulait plus vivre, Candy est si bonne et altruiste qu’elle décide de lui laisser le bonheur qu’elle voulait avoir. Ce soir là, Candy va s’effacer pour toujours, elle va auprès de Susanna et le lui fait comprendre. Susanna la remercie bien sincèrement de sa bonté et de lui donner Terry, elle comprend mieux maintenant pourquoi Terry aime autant Candy.

Cette histoire avec Susanna Marlow marque un tournant majeur et décisif pour le couple Terry/Candy ainsi que pour l’avenir de Candy : elle fait le choix de se séparer de Terry, sa décision est ferme et irrévocable.
À contrecœur, Terry l’accepte, il est déchiré par ce choix si injuste mais si vrai à la fois, il lui demande de ne pas être malheureuse, il n’en supporterait pas l’idée, il lui demande de lui promettre d’en avoir le courage. Candy lui demande de le lui promettre aussi (je décris cette scène dans le couple Terry/Candy). Il ne veut pas qu’elle soit malheureuse car lui, à cet instant, l’est intensément redevenu et s’il la sent malheureuse, jamais il ne pourrait la laisser partir, d’ailleurs il ne veut pas la laisser partir.
Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’elle va vite s’en remettre, son avenir, son équilibre et son consolateur l’attend à la maison : Albert, l’homme sans lequel elle ne peut pas vivre. Par contre, Terry, lui, ne pourra jamais s’en remettre auprès de Susanna, une femme fade et sans joie de vivre qu’il n’a jamais aimée et ne pourra jamais aimer.

Candy s’en va, lasse, dans la neige et le froid sans se retourner vers un avenir pour le moment indéfini.
Soudain, comme s’il avait senti sa souffrance, la boite à musique d’Alistair se met en marche, comme si Alistair était là pour lui donner du baume au cœur. Candy repense alors à ses mots réconfortants et dit à Terry : « Au revoir mon ami.»
Dans le train, Candy repense à sa séparation avec Terry. Elle se sent mal, comme si qu’elle avait failli une nouvelle fois à sa mission : Terry si abimé, qu’elle voulait protéger et apaiser de ses tourments douloureux, lui glisse une nouvelle fois et à jamais entre les doigts.

Comme pour l’accompagner tout le long de son retour, la mélodie de la boite à musique résonne dans le train pour calmer et endormir un bébé qui pleure. Elle réconforte Candy et lui redonne le sourire car elle se dit que c’est bien la première fois qu’une invention d’Alistair fonctionne.
Étouffée par la foule du train, Candy s’isole en sortant du wagon, son esprit part et soudain, s’effondre sur le marchepied du wagon, brulante de fièvre.
Les contrôleurs, paniqués de trouver cette jeune fille inconsciente allongée au sol, découvrent une lettre dans sa valise au nom d’André.
Archibald a été avisé par le chef de garde, il est aussitôt allé la chercher en ambulance.

Candy est conduite chez les André. C’est Annie qu’elle voit en reprenant connaissance.
Patricia et Archibald entrent dans la pièce. Effondrée, Patricia lui apprend qu’Alistair est parti. Archibald lui explique qu’Alistair s’est engagé, il est parti se battre en France comme volontaire.
Candy a un choc d’autant plus qu’elle apprend qu’il est parti le lendemain de son départ pour New-York. Il n’a dit au revoir à personne à part Candy, il a laissé une lettre pour Patricia et un mot pour Archibald, Annie et tante Elroy.
Candy comprend maintenant l’étrange attitude d’Alistair à la gare, il avait pris sa décision. Ce n’était pas un au revoir mais un adieu, elle s’en veut de ne pas s’en être rendue compte, et regrette de ne pas l’avoir retenu.
Tante Elroy surgit dans la pièce et dit que tous les malheurs se sont abattus sur leur famille à partir du jour où Candy y a pénétré : la mort d’Anthony et le départ pour la France d’Alistair qui ne pourrait ne jamais en revenir.
Tante Elroy lui interdit de remettre les pieds ici.

Archibald, Annie et Patricia la raccompagnent chez elle. Candy ne va pas bien mais elle sait qu’elle peut compter sur le soutien d’Albert sur lequel elle s’est toujours appuyée et qui l’a toujours aidée et consolée.
Dès qu’elle rentre dans l’appartement, Candy s’évanouit dans les bras d’Albert. Tous les amis de Candy pensent que son mal est dû à la fièvre mais Albert, qui la connait par cœur, sait que son mal est uniquement psychologique et que c’est en lien avec Terry.
Albert console Candy qui lui raconte tout ce qui s’est passé, elle lui annonce que tout est fini entre Terry et elle. Elle avoue à Albert qu’elle a aimé Terry parce qu’il était malheureux.
La fièvre de Candy commence à tomber, elle commence même à aller mieux psychologiquement, le fait d’être avec Albert suffit à la réconforter, il est l’équilibre de sa vie.

Albert est sorti faire des courses ; on prévient Candy qu’Albert a été renversé par une voiture, qu’il a été transporté dans une clinique tout près d’ici.
Bien que se trouvant en robe de chambre, Candy court à toute vitesse le retrouver. Elle arrive à l’Happy Clinic et découvre qu’Albert a été pris en charge par le docteur Martin qui lui dit qu’Albert est blessé, il lui semble que ce n’est pas très grave. Candy s’énerve et le traite de charlatan incapable de faire un diagnostic. Le docteur lui dit qu’il faut attendre que l’accidenté reprenne connaissance, il a subi un traumatisme crânien.
Albert reprend reconnaissance et reconnait Candy.
Le docteur assure à Albert que ses souvenirs émergeront petit à petit car il vit dans une sorte de brouillard. Candy se rend compte que le docteur est plus savant qu’elle ne le croyait. Candy et Albert partent ensemble de la clinique, elle marche agrippée à son bras (je décris cette magnifique scène dans le sujet de leur couple).

À l’hôpital, Candy pense à Albert, elle se demande ce qui se passera quand il retrouvera la mémoire, elle a peur qu’il ne reparte, qu’il la quitte, la laissant toute seule.
Candy travaille beaucoup pour oublier cette histoire avec Terry. Mais dans le manga, Candy se dit que le temps est une chose étrange car elle a de nouveau retrouvé le moral (grâce à Albert).

Archibald, Annie et Patricia viennent lui rendre visite à la pause déjeuner, ils lui montrent une lettre d’Alistair ; celui-ci a envoyé une lettre spécialement pour Candy dans laquelle il lui demande comment s’est passé sa rencontre avec Terry. Candy annonce à ses amis qu’entre Terry et elle tout est fini.
Altruiste, Candy est au fond heureuse que Susanna puisse trouver auprès de Terry le bonheur qu’elle mérite.

Le professeur Leonard a remarqué que Candy n’était pas comme d’habitude et la recommande pour un poste de soignante à l’hôpital volant, un hôpital qui se déplace pour les cheminots qui construisent les chemins de fer, ce sera pour le temps que durera la construction de la ligne. Candy accepte pour se changer les idées.
Albert s’inquiète car elle a pris cette décision dans le but d’oublier Terry, et il lui demande de renoncer car il faut aux malades et aux blessés une infirmière qui les soigne avec l’esprit libre.
Candy reconnait qu’il a raison, elle se range toujours de l’avis d’Albert. Candy écoute Albert, et part donc à la mine de Graytown l’esprit libre sans penser à Terry.
Mais dans le manga, Candy se sent mieux, il ne lui a jamais été proposé de partir à la mine.

Lors de son trajet en train, Candy rencontre Tom qui fait traverser son troupeau sur la voie.
Il lui dit que cette mine de Graytown est épouvantable et les ouvriers sont pour la plupart des repris de justice.
Afin que Candy ne parte pas à la mine et ayant deviné la tristesse derrière son sourire, Tom lui dit que cela va assez mal pour Melle Pony.
Il prétend que Melle Pony fait de l’hypertension, qu’elle a eu une attaque et qu’elle est forcée de garder le lit.
Candy est effrayée, elle récupère immédiatement ses bagages et monte sur le cheval de Tom. Il lui fait prêter un cheval d’un ranch voisin et elle se lance au galop jusqu’à la maison de Pony.

Elle découvre une croix tombale où est inscrit « Ici repose Melle Pony » Candy n’arrive pas à y croire et s’effondre.
Sœur Maria passe par là, elle ne comprend pas l’état de Candy, mais en voyant la croix sœur Maria comprend tout et rassure Candy : Melle Pony se porte très bien.
Cette croix est l’œuvre de Bob, un nouvel orphelin qui a la manie de faire des croix et d’y mettre le nom des personnes avec lesquelles il s’est disputé. Il a planté celle-ci parce que Melle Pony lui a tiré les oreilles.
Candy entre dans une colère noire et part donner une correction à Bob, elle lui assène une gifle pour lui apprendre que Melle Pony mérite le respect.
Sœur Maria lui explique que lorsque Bob est arrivé, il ne savait ni lire ni écrire. Ses petits camarades se sont moqués de lui, alors il s’est mis à créer des croix pour se venger d’eux ; sœur Maria lui a suggéré de mettre des noms sur les croix, c’est un moyen de lui faire apprendre à lire et écrire.

Melle Pony a préparé un cahier composé de coupures de presse représentant les photos de Terry.
Melle Pony remarque l’expression de Candy, elle comprend qu’elle a rouvert une plaie qui n’est pas encore refermée (cette scène n’existe absolument pas dans le manga). Candy lui dit que tout est fini avec Terry.
Bob crée une croix pour elle, Candy lui demande de créer une croix pour l’hôpital volant.
Melle Pony et sœur Maria veulent la dissuader de se rendre à la mine, elles ont peur pour Candy car c’est un endroit dangereux qui n’est pas fait pour une jeune fille telle qu’elle.
Candy est émue qu’elles se fassent autant de soucis pour elle. Elle leur dit qu’en comparaison du travail qu’elles font et des sacrifices qu’elles consentent, sa tâche à elle sera bien légère. Candy est réconfortée par le sourire de Melle Pony.
Sœur Maria et Melle Pony lui ont fait comprendre que tout n’est pas perdu, qu’elle trouvera l’amour : « Candy se mariera un jour avec un brave garçon. » a dit sœur Maria.
Candy retrouve espoir, elle tourne la page et ferme définitivement le chapitre Terry pour aller de l’avant.

John a caché les affaires de Candy pour qu’elle ne parte pas à la mine de Graytown.
Melle Pony dit aux enfants et à Tom qu’au fond de son cœur, elle est tout à fait contre le fait que Candy parte, mais Candy est devenue infirmière, les ouvriers qui travaillent là-bas peuvent tomber malades et se blesser et il leur faudra quelqu’un pour les soigner.

Les enfants lui ont caché Capucin dans un baluchon, Candy le découvre dans le train qui part pour la mine.
Dans le journal, Candy lit qu’on recherche des criminels ; dans le train elle voit un homme, elle reconnait Arthur Kerry, le criminel recherché par la police. Candy prend peur.
Après le voyage en train, Candy doit monter dans un chariot pour atteindre la mine, elle monte avec celui qu’elle pense être Arthur Kerry. En réalité, il ne s’agit pas d’Arthur mais de sa sœur : elle protège Candy de son corps lors des éboulements.

M. Nelson, le patron de la mine, est une brute. Il demande à ce qu’on le débarrasse de Candy, Capucin la défend, il griffe les mineurs.
Candy est étonnée de découvrir que l’homme qu’elle a pris pour un criminel est le docteur Kerry, le nouveau médecin-chef. Elle est surtout surprise d’apprendre que ce médecin est une femme (prénommée Jenny). Celle-ci lui fait jurer de garder le secret.

Margaux, chargée de la cuisine et du ménage, apporte un repas frugal pour Candy contrairement à celui du médecin. Jenny partage son repas avec Candy et demande à Margaux de désormais servir le même menu à Candy que le sien.

Jenny avoue à Candy qu’Arthur Kerry est son frère : il aime les bêtes et avait entrepris des études de vétérinaire, et pour les payer il avait trouvé un travail à mi-temps chez un marchand d’animaux mais un jour, il a été renvoyé. Il comptait se plaindre auprès du patron des détournements de son collègue qui a alors tenté de le tuer ; mais une caisse lui est tombée sur la tête et il en est mort. Arthur est depuis recherché par la police, il travaille sur des chantiers, c’est pourquoi sa sœur s’est fait engager comme médecin pour le retrouver.

Candy écrit à Albert pour lui donner de ses nouvelles. Le docteur Martin reconnait le nom de Kerry, c’est une femme médecin. Annie finit par penser que le médecin qui est avec Candy est une femme.
En sortant de l’Happy Clinic, Archibald et Annie rencontrent Arthur Kerry qui recherche sa sœur. Annie comprend que c’est le jeune frère du docteur Kerry.
Annie et Archibald écrivent à Candy pour la prévenir qu’Arthur Kerry est à Chicago. Jenny doit vite s’y rendre, Candy se retrouve seule en charge des soins. Les mineurs lui en font voir de toutes les couleurs pour lui faire peur et l’inciter à partir.
Arthur Kerry vient à son aide, il est venu se faire engager sur le chantier. Candy lui dit qu’elle sait qui il est, elle lui confie que sa sœur lui a parlé de lui, elle est partie le rejoindre à Chicago. Candy lui dit que Jenny revient dans huit jours, or Arthur ne reste pas plus de trois jours dans un endroit.

Candy écrit à Archibald pour lui dire que le frère du docteur Kerry est ici. Candy s’occupe bien de lui, elle le fait coucher dans un bon lit et lui prépare un bon repas.

Le chien de M. Nelson auquel il tient beaucoup est gravement malade. Arthur l’examine et le soigne. M. Nelson offre à Arthur et Candy un bon repas pour les remercier.

De retour à la mine, la sœur d’Arthur tombe dans un ravin. McKinley, le chien de M. Nelson, conduit Arthur et Candy jusqu’à elle.
Candy avoue aux mineurs que le docteur Kerry est une femme (Candy y a été contrainte, les mineurs voulaient rester dans la pièce alors qu’elle devait se faire soigner).
Jenny les informe que la police est en route pour la mine. M. Nelson entend qu’Arthur est recherché par la police. M. Nelson et les mineurs veulent sauver Arthur et le faire fuir avec sa sœur, ils creusent un passage dans la mine pour le faire fuir, sa sœur l’accompagne.
Arthur espère revoir Candy, il a commencé à tomber amoureux d’elle.

Finalement, la police vient arrêter Margaux, elle avait été accusée injustement d’un crime qu’elle n’a pas commis, elle avait eu peur et prit fuite.
M. Nelson demande à Candy d’aller en ville avec Belle, la fille de Margaux, afin qu’elle soit confiée dans un foyer, il ne peut pas la garder au chantier.
Candy demande à remplacer Margaux à la cuisine. En plus de son travail d’infirmière, elle doit désormais nourrir une centaine de bouches et n’arrive pas à s’en sortir.

M. Nelson confie à Candy être un enfant trouvé, à force de travail il est devenu chef de chantier ; il lui dit qu’elle aussi a réussi, c’est une bonne infirmière.
Il lui a fait cette confidence pour lui faire comprendre que Belle aussi pourra réussir dans la vie même si les juges ne reconnaissent pas l’innocence de sa mère. Rassurée, Candy accepte donc de l’emmener.

En route, elle rencontre Archibald et Annie qui descendent du train. Ils ont eu très peur que Candy ait des ennuis pour recel de malfaiteurs et complicité à cause d’Elisa qui est allée à la police.
Pour éviter que Belle soit conduite en foyer, Annie se propose pour remplacer Margaux et cuisiner pour cent deux personnes. Elle s’en sort nettement mieux que Candy qui n’est pas douée en cuisine et travaux ménagers.

Belle va partir dans le wagonnet qu’elle a mis en marche pour rejoindre sa mère, Candy a failli mourir en la secourant.

 

M. Nelson découvre la véritable identité d’Archibald et Annie : ils doivent repartir à Chicago car ils font partie de la famille André.
M. Nelson doit aussi renvoyer Candy, la compagnie dont elle dépend veut envoyer Candy en Alaska. M. Nelson est persuadé que quelqu’un de haut placé en veut à Candy, elle devine que c’est Elisa.
M. Nelson lui dit de repartir pour Chicago avec ses amis et pour la sauver, il écrit une lettre au directeur de Candy par laquelle il déclare que la présence de Candy est devenue inutile. Candy, Archibald et Annie repartent avec Belle ; Annie pense confier Belle à Melle Pony mais en chemin, ils croisent Margaux, et la ramènent à la mine, elle a été innocentée.
Archibald veut rentrer au plus vite à Chicago pour empêcher que Candy soit mutée en Alaska, il a de bonnes relations, ce qui permet à Candy de rester à la mine jusqu’à ce que les travaux soient terminés.
M. Nelson a donné l’honneur à Candy de faire exploser la dernière charge, le tunnel est ouvert, le chantier est terminé. M. Nelson réserve toujours cet honneur à celui qui a travaillé le plus, Candy est touchée. Une grande soirée est organisée.
M. Nelson a reçu une lettre : Candy est mutée à l’hôpital de Chicago. Archibald a fait jouer ses relations en sa faveur.
Avant que Candy ne parte, M. Nelson lui dit qu’elle franchira peut-être ce tunnel quand elle sera en voyage de noces.
La gentille Candy a réussi à toucher les mineurs et un homme aussi dur et rustre que M. Nelson.

Dans le manga, ces scènes et ces personnages rencontrés à Graytown n’existent pas puisque Candy ne s’est jamais rendue dans cette mine.

En route vers la maison Pony, Candy explique à Capucin qu’à Chicago il ne pourra pas venir avec elle.
Candy retrouve avec émotion sa maison et Melle Pony. Elle retrouve aussi M. Cartwright, il se fait du souci pour Jimmy qui ne pense plus qu’à être soldat, il en néglige même son travail. Candy a peur qu’il ne devienne comme Alistair. M. Cartwright l’a adopté pour en faire son successeur, qu’il s’occupe du ranch, s’engager dans l’armée lui serait préjudiciable.
Candy demande à Melle Pony de la laisser parler à Jimmy, Melle Pony accepte.
Jimmy va commettre une grave erreur : il va tirer un coup de fusil, un troupeau de taureaux de M. Cartwright a été effrayé, il s’emballe.
En sauvant Melle Pony, M. Cartwright est tombé dans un trou ce qui lui a évité d’être piétiné par le troupeau. Candy l’examine : il a seulement subi un choc et perdu connaissance. Il doit vie sauve aux orphelins : ce sont eux qui avaient creusé cette fosse pour s’amuser et jouer un mauvais tour.
Candy tente de raisonner Jimmy mais rien n’y fait alors elle décide de lui montrer les conséquences de son comportement irresponsable : le troupeau de M. Cartwright, les bêtes que Jimmy a élevées et qu’il aimait sont tombées dans un ravin et gisent mortes.
Candy lui dit que la guerre fait cent fois plus de victimes et ces victimes sont des hommes. Jimmy a enfin compris et choisit de devenir cow-boy comme convenu.
Ces scènes n’existent pas dans le manga.

De retour à Chicago, avant de rentrer à l’appartement, Candy assiste à un léger accident de la route, c’est Neil qui conduit comme un chauffard. Il s’est blessé à la main et Candy le soigne, elle lui demande de venir le lendemain à Sainte Joanna pour qu’elle l’y examine.
Neil refuse, Candy part en se disant qu’il ne changera jamais sans savoir que Neil est tombé amoureux d’elle depuis le soir où elle l’a sauvé de voyous.
Candy achète ensuite des oranges de Californie pour Albert puis elle rentre à la maison.

Le lendemain, Neil vient rendre visite à Candy, il l’a fait convoquer dans le petit salon pour l’inviter à sortir avec lui.
Etonnée, Candy pense que c’est pour la remercier de ce qu’elle a fait pour lui, et elle refuse puisqu’elle est de service mais Neil a joué de son influence et obtenu une permission pour Candy par le professeur Leonard.
Candy se met en colère et part assurer son service.

Dans le manga, Neil la menace de révéler au professeur Leonard qu’elle vit avec Albert si elle ne vient pas avec lui (dans le manga, le personnel de l’hôpital ne sait pas que Candy vit avec Albert). Candy ne cède pas, se met en colère et s’en va.

À la sortie de l’hôpital, Neil l’attend et lui offre des fleurs sans faire preuve de délicatesse ; sous prétexte que Candy ait accepté les fleurs, Neil en déduit qu’elle ne peut plus refuser de sortir avec lui. Candy lui rend son bouquet, et lui dit qu’elle ne veut pas sortir avec lui ni ce soir ni un autre soir.

Candy soigne progressivement le docteur Martin de sa dépendance à l’alcool en mélangeant son whisky avec de l’eau.

M. Leonard annonce tristement à Candy qu’elle doit signer sa démission et quitter l’hôpital, il n’ose même pas la regarder. M. Leonard en est désolé, et lui précise qu’elle ne trouvera pas de travail dans aucun autre hôpital. Candy est foudroyée sur place, elle ne comprend pas cette décision soudaine et se demande ce qu’elle va devenir.
Candy sait qu’elle n’a pas commis de faute très grave justifiant un renvoi, elle exige de savoir pour quelle raison est-elle renvoyée. M. Leonard lui demande de comprendre sa propre situation, il sous-entend que personne ne peut rien faire pour elle, Candy comprend que la décision provient d’une personne très influente.
M. Leonard lui demande quelle est la nature exacte de ses rapports exacts avec la famille Legrand, Candy comprend avec choc qui sont les responsables : Elisa et sa mère mais elle croit à tort que Neil en a aussi fait la demande à son père pour se venger d’avoir été éconduit.
Dans le manga, Candy est renvoyée par le professeur Leonard car elle vit avec Albert ; étant donné qu’ils ne sont ni mari et femme, ni membres de la même famille, Candy est jugée comme une fille pervertie menant une vie dissolue (c’est Neil qui l’a dénoncée pour se venger de son refus de sortir avec lui.).

Candy quitte l’hôpital avec regret, elle pense à Albert qui va avoir de la peine en apprenant la mauvaise nouvelle et préfère la lui cacher.
Sur la route, Candy rencontre Neil ; croyant qu’il est responsable de sa démission forcée, elle lui abime sa voiture.

Candy recherche du travail, elle est refusée dans tous les hôpitaux où elle se présente.
Elle ne sait pas qu’Albert vient de recouvrer la mémoire.
Elle rencontre Albert et le docteur Martin en traversant un parc, le docteur Martin comprend qu’elle a été mise à la porte. Candy l’avoue.
Le docteur Martin lui propose de l’engager en tant qu’assistante dans sa petite clinique, Candy accepte volontiers.

Comme je l’explique dans la présentation de Neil, celui-ci l’aborde sur la route pour lui dire qu’il a trouvé du travail pour elle, et il lui saute dessus pour tenter de l’embrasser. Candy le repousse violemment en lui criant qu’il lui fait horreur.
En partant dans sa voiture, il lui lance un journal parlant d’un scandale au sujet de Terry : Candy est choquée d’apprendre que Terry a renoncé au théâtre, elle dit qu’elle se rend compte que la rupture a été encore plus douloureuse pour lui que pour elle (ce qui prouve une fois de plus que Terry n’est en rien son grand amour, Candy a rapidement retrouvé le sourire auprès d’Albert). D’ailleurs ce dernier lui fera une merveilleuse déclaration d’amour et une demande en mariage dans un parc par une journée ensoleillée (j’explique cette scène dans la présentation de leur couple). Submergée par l’émotion, Candy accepte et lui en fait la promesse.

En sortant de son travail, un messager lui dit que Terrence Granchester veut la voir en secret, il la conduit dans une maison dans laquelle elle trouve non pas Terry mais Neil !
Neil lui déclare maladroitement son amour c'est-à-dire avec arrogance, il se montre insistant et exige de Candy qu’elle l’aime en retour.
Candy lui dit qu’elle l’a toujours détesté sa sœur et lui depuis le premier jour où elle les a vus, elle lui reproche de n’avoir jamais cessé de lui faire du mal.
Candy veut partir, Neil la retient de force, il ne supporte pas d’être méprisé et repoussé ; il l’enferme. Il ne lui ouvrira que lorsqu’elle lui aura enfin dit qu’elle l’aime. (Je décris mieux la scène dans la présentation de Neil).
Candy passe la fenêtre et regagne la rive.
Albert la rejoint en voiture et l’emporte (je décris cette scène dans la présentation de leur couple).
Candy se demande si elle n’a pas été trop brutale avec Neil, elle se dit qu’elle n’aurait peut-être pas dû lui dire qu’elle le haïssait à ce point là.

Des patients disent à Candy que d’après certaines personnes, Albert ne travaille pas et il fréquente des hommes douteux au parc et dans les bars.
Candy découvre qu’Albert n’a jamais travaillé à l’institut zoologique, mais elle continue à avoir une confiance absolue en lui, jamais elle ne mettrait sa parole en doute, et elle se dit que ces hommes peu recommandables ont profité de l’amnésie d’Albert.
Candy n’a nullement conscience qu’Albert a retrouvé la mémoire et que les hommes qu’il rencontre sont en réalité ses hommes de main auxquels il donne des instructions.

Un matin, Candy découvre une lettre d’Albert qui lui écrit qu’il a retrouvé son passé.
Candy se sent terriblement abandonnée. Désespérée, elle le recherche partout, s’imaginant qu’il est victime de maître-chanteurs, elle est loin de s’imaginer que son Albert part pour mieux revenir et ne plus jamais la quitter.
Candy erre comme une âme en peine, elle a recherché Albert toute la journée.

Elle entre dans une jolie petite église qui lui fait penser à la maison de Pony, elle y rencontre Patricia en train de prier pour Alistair. Candy comprend à présent l’angoisse et la douleur de Patricia, elle ressent la même chose depuis qu’Albert a disparu.
Voyant Patricia si malheureuse, Candy décide de lui confier la boite à bonheur dont Alistair lui avait fait cadeau.
Parallèlement, Alistair est en train de mourir ; au moment où il meurt, la musique de la boite à bonheur s’est arrêtée. Patricia et Candy ressentent toutes les deux quelque chose.
La boite à musique représente un petit bout d’Alistair, c’est une partie de lui-même, lorsqu’il l’a donnée à Candy, c’est comme s’il lui confiait sa vie et lorsque Candy l’a donnée à Patricia, le lien entre Alistair et Candy s’est rompu et a provoqué sa mort. Candy ne devait pas donner cette boite à musique, elle avait été conçue avec amour rien que pour elle.
La mort d’Alistair a fortement attristé et peiné Candy : « Alistair était un garçon si bon, prévenant et si désarmant parfois. » dit-elle.
Elle repense aux expériences qui ont échouées, au jour de leur au revoir qui était en fait un adieu.

Dans le manga, Candy n’a pas pu être présente à l’enterrement d’Alistair, Elroy a refusé que Candy assiste à la mise en terre. Candy est restée prier à l’église. Elle repense à la dernière fois où elle a vu Alistair et s’en veut de ne pas avoir assez fait attention à lui, de ne pas s’être aperçue qu’il était différent des autres fois, de ne pas s’être rendue compte que cette boite à musique renfermait tous les sentiments qu’Alistair éprouvait pour elle.
Candy y rencontre le père d’Anthony, il est venu à elle, il lui dit notamment que les parents d’Alistair souhaitent la rencontrer depuis longtemps.
Il lui parle d’Anthony, Candy pleure contre lui, le père d’Anthony la serre dans ses bras dans lesquels Candy ressent la douceur et la chaleur d’un père.


La maison lui parait bien vide sans Albert, la solitude lui est pesante, elle repense à Albert qui lui préparait à manger, elle revoit Albert dans toutes les pièces, elle revit les instants qu’ils ont vécus, elle est telle une femme abandonnée par son mari.

On frappe à la porte, Candy ouvre et voit un bouquet de fleurs, elle est heureuse et s’exclame : « Oh c’est vous Albert !» et s’aperçoit avec déception que c’est Neil.
Comme je le détaille plus précisément dans la présentation de Neil, celui-ci lui annonce qu’il compte l’épouser.
Neil est sûr que Candy va accepter de l’épouser. Candy lui rappelle qu’il a toujours été méchant avec elle. Neil lui dit qu’il l’aime, Candy lui répond qu’elle le déteste. Elle lui rappelle comment il l’a accueillie le jour où elle est arrivée chez lui, cela a continué, Neil avait toujours cherché à lui nuire.
Candy lui avoue : « Peut-être que si tu avais été plus gentil avec moi, j’aurai fini un jour par t’aimer. »
Si Daniel avait été gentil dès le départ avec elle, une romance aurait pu naitre entre eux, mais il fallait qu’il en soit ainsi, tous les hommes du dessin animé doivent être et ont été écartés du chemin de Candy, tous sauf Albert puisqu’il est son premier et dernier amour, il est son but ultime.
À présent, elle ne ressent que de l’indifférence pour Neil, elle lui ordonne de s’en aller, mais Neil est déterminé à la faire changer d’avis, il refuse de renoncer.

Le docteur Martin vient lui rendre visite, elle n’est pas venue travailler, il l’aime beaucoup et cela lui fait de la peine de la voir pleurer. Il la console, trois enfants malades sont venus avec lui pour la ramener à la clinique.

Un homme et des domestiques viennent chercher Candy à la clinique en prétextant mensongèrement que M. William André voudrait la voir.
Ils lui ont apporté une robe pour qu’elle se change maintenant.
Candy est heureuse d’aller le retrouver sans se douter de la mauvaise surprise qui l’attend. Elle compte le remercier et lui annoncer qu’elle renonce à être sa fille adoptive.
Une fois arrivée, elle découvre que c’est Neil qui l’attend.

Candy est immédiatement conduite auprès de la tante Elroy qui lui annonce qu’il a été décidé qu’elle épouserait Neil. Elle va annoncer publiquement leurs fiançailles officielles.
Mme Legrand lui demande de s’incliner, Candy s’y oppose.
Elisa lui dit que c’est un ordre de l’oncle William, elle doit lui obéir. Candy demande à tante Elroy si c’est vrai ; Elroy qui n’est pas menteuse, tourne la tête, se lève et sort.
Mme Legrand rappelle à Candy qu’elle doit tout à l’oncle William et qu’un refus de sa part lui ferait injure. Candy est reconnaissante mais s’insurge contre le fait qu’il fasse d’elle ce qu’il veut en la forçant à épouser un garçon qu’elle n’aime pas.
Candy repense à l’annonce officielle du journal : l’oncle William va faire son entrée officielle à la banque de Chicago. Elle s’y rend pour lui parler, deux gentilles domestiques la laissent partir.
Mais dans le manga, c’est Georges lui-même qui conseille à Candy de se rendre rapidement à Lakewood pour y voir l’oncle William.
Dans le dessin animé, elle rencontre Georges à la banque de Chicago, il est étonné de la voir, elle lui dit qu’on veut la forcer à épouser Neil, que c’est un ordre de l’oncle William.
Georges est fortement surpris, d’autant plus qu’il connait les sentiments d’Albert envers Candy, il demande immédiatement une voiture pour la conduire à Lakewood, là où se trouve l’oncle William.

Candy se rappelle de si bons souvenirs en arrivant à Lakewood, elle pense à Anthony, à la rose Tendre Candy.
En entrant dans la demeure, elle repense au bal au cours duquel elle a valsé avec Anthony. Georges conduit Candy dans l’appartement de l’oncle William. Candy a la gorge serrée.
Candy, qui s’était toujours imaginé le grand oncle William comme un monsieur à l’air à la fois bon et autoritaire, découvre que cet homme mystérieux est Albert !
Albert lui dit tout, Candy est submergée par l’émotion. Également, il dissipera ses craintes et réglera cette affaire avec les Legrand, étant prêt à prendre les sanctions qui s’imposent.
Albert lui propose de retourner passer quelques temps auprès de Melle Pony pour se remettre de toutes ses émotions et faire le point sur ses projets d’avenir.
Là-bas, il lui révélera qu’il est son prince des collines, Candy est si heureuse, son souhait de toujours s’est enfin réalisé : elle a retrouvé son prince.
Dans le manga, dès qu’Albert lui révèle qu’il est son prince, Candy court vers lui pour se jeter dans ses bras, et le manga s’achève ainsi (je détaille ces scènes dans la présentation de leur couple).

Candy a dit adieu à Anthony, Alistair et Terry qui font partie de ses souvenirs du passé et ouvre les bras à son avenir : Albert.

Une grande fête est organisée à la maison Pony par Albert.
Tom et Jimmy sont venus, ils sont tous réunis pour la première fois, et les André sont attablés chez Pony, c’est du jamais vu qu’une famille aussi puissante puisse s’attabler ainsi dans un vieil orphelinat !
Candy propose un toast à tous ceux qui l’ont aidée, encouragée à suivre son chemin pour devenir ce qu’elle voulait être et qu’elle est enfin devenue.
Candy a trouvé sa voie, son avenir, elle est heureuse et épanouie.
Elle pense avec regret et nostalgie à ceux qui n’ont pas pu être à cette table et qui ont fait partie de sa vie : Anthony, Alistair (les morts), Patricia et Terry (les vivants).

 

Candy a enfin trouvé la paix, la stabilité, le confort et le bonheur absolu.
Ses longues aventures riches et mouvementées, parfois dangereuses, se soldent de façon très positive ; tout le long de sa vie, elle n’a eu de cesse de vouloir trouver sa place au sein de cette société pour retrouver son premier amour (le prince des collines), elle n’a jamais cessé de penser à Albert qui la consolait, la rassurait et qui lui a toujours apporté sa tendresse ; Candy n’envisage pas sa vie sans Albert, elle l’avoue : sans lui, elle n’est rien.
De découvrir que son prince des collines et Albert ne forment qu’une seule et même personne est une source immense de bonheur pour Candy et comme elle l’avait prédit, elle ne pleurera plus jamais puisque maintenant elle a retrouvé son prince : Albert, son véritable amour.

 

Annie est une orpheline qui a été élevée, comme Candy, par Melle Pony et sœur Maria au Foyer Pony.
Annie a été déposée bébé devant le Foyer Pony la veille de Noël, une lettre l’accompagnait : « Je n’ai plus les moyens de m’occuper de mon bébé. J’espère que vous pourrez en prendre soin à ma place. Ma petite fille s’appelle Annie. »
Annie a été trouvée le même soir que Candy et elle a grandi avec elle. Candy l’a toujours protégée, c’est sa meilleure amie, elle est surtout une vraie sœur pour elle.

Annie est une petite fille aux longs cheveux brun foncé et aux grands yeux bleus.
Elle est très timide, réservée et obéissante. Elle est aussi vulnérable, très faible de caractère et très peureuse, Annie n’est pas courageuse ce qui l’a souvent conduite à faire preuve de lâcheté.
Elle a également pour défaut d’être pleurnicheuse et très égoïste, Annie fait passer ses intérêts personnels avant ceux des êtres qu’elle aime (Candy en l’occurrence).
Malgré sa condition d’orpheline, Annie a toujours été une fille soignée, délicate et très raffinée.
Dès l’âge de six ans, Annie était raffinée dans ses manières, et très appliquée ; par exemple, son bonhomme de neige était le plus beau du Foyer Pony.

Lorsque des parents viennent pour adopter au Foyer Pony, Candy et Annie ne se comportent pas convenablement dans le but de les rebuter afin de ne jamais être séparées. Mais Annie ne fait que suivre Candy puisqu’Annie a toujours réclamé un papa et une maman (même dans le manga), elle en pleure et ne cesse d’y penser. Annie souffre de sa condition d’orpheline, elle en a toujours eu honte, et son souhait le plus cher est d’avoir des parents, qui plus est, riches!

Elle le dit explicitement dans le manga : à l’orphelinat, elle disait qu’elle voulait être adoptée par des parents très riches et vivre comme une princesse.
Annie déteste tant sa condition et sa situation qu’elle désire du plus profond d’elle-même avoir le contraire de ce qu’elle a, elle veut vivre autre chose que ce qu’elle vit et complètement effacer de sa mémoire cette situation qu’elle estime honteuse.

Plus le temps passe, plus Annie souffre de ne pas être adoptée. Un jour, Candy décide de l’emmener pique-niquer pour apaiser ses peines (elles sont alors âgées de dix ans).
Lors de cette journée, Candy et Annie ont failli se noyer. C’est ainsi qu’elles rencontrent M. Brighton, un homme issu de la haute société, qui les sauve de la noyade avec son employé.
M. Brighton attrape la main d’Annie et lui dit : « N’aie plus peur tu es sauvée » (c’est un présage puisque c’est elle qui va devenir sa fille adoptive, il va ainsi la sauver de sa condition d’orpheline à laquelle Annie voulait tant échapper).

M. Brighton accueille Candy et Annie dans sa demeure. Candy lui apprend qu’elles sont orphelines et Annie a terriblement honte.
Annie désire que M. Brighton l’adopte avec Candy et veut aller en faire la demande à M. Brighton. Elle en fait part à Candy qui la gifle (car elle ne tolère pas son comportement) et retourne chez Pony. Annie reste la journée chez M. Brighton.
Le soir, à table, M. Brighton dit qu’il aurait tellement voulu que Candy soit avec eux. M. Brighton a su découvrir le bon petit cœur de Candy.
Candy manque à Annie, elle part donc de chez M. Brighton et marche toute la nuit pour revenir auprès d’elle, elle n’arrêtait pas de penser à Candy (les scènes sont décrites dans la relation Candy/Annie).

Le jour où M. Brighton vient à l’orphelinat pour offrir un barbecue aux orphelins, Annie comprend qu’il a l’intention d’adopter l’une d’elles.
Le soir, Melle Pony et sœur Maria confient à Candy que M. Brighton veut l’adopter.
Annie écoute tout aux portes et part en courant, en larmes. Candy la rejoint, elle lui rappelle qu’elles se sont promis de rester toujours ensemble.
Annie fend le cœur de Candy en lui faisant comprendre qu’elle serait trop malheureuse sans elle, qu’elle ne supporterait pas son absence (les scènes sont mieux décrites dans la relation Candy/Annie).

Le jour où les Brighton viennent pour adopter Candy, celle-ci fait en sorte de les rebuter en leur disant qu’elle fait pipi au lit, tandis qu’Annie vient les voir pour faire bonne impression ; c’est à cet instant que Mme Brighton la repère.
Candy, satisfaite d’avoir réussi à éviter son adoption, dit à Annie qu’elle est bien plus heureuse avec elle. Mais Annie regarde Mme Brighton, elle l’appelle du regard et dit que sa « vraie maman ressemble sûrement à cette dame. »
Les Brighton décident de porter leur choix sur Annie puisque Mme Brighton la trouve douce et bien élevée.
Annie n’hésite pas à accepter et à trahir sans scrupule Candy.
La pauvre Candy est choquée, son cœur est brisé, elle qui s’est sacrifiée pour rester auprès d’Annie.
Annie ne pense qu’à sa petite personne, son désir d’avoir des parents est plus fort que son amour pour Candy. On ne peut pas lui reprocher de vouloir des parents, c’est totalement compréhensible mais elle a conclu un pacte avec Candy et ne l’a pas respecté, allant jusqu’à lui voler sa famille.

Comme relaté dans la présentation de la relation Candy/Annie, Annie est restée toute la nuit sous la pluie pour faire comme Candy qui était bouleversée, et lui prouver qu’elle avait aussi du chagrin.
Avant de partir, Annie confie Capucin à Candy, elle ne l’emmène pas avec elle car Mme Brighton n’aime pas les animaux.
On a une fois de plus la preuve qu’Annie est prête à tous les sacrifices pour plaire à sa nouvelle mère. Annie détestait sa vie d’orpheline, son rêve le plus cher se réalise à présent et elle ferait n’importe quoi pour le conserver, il n’y a rien de plus important à ses yeux et elle se débarrasse de tout ce qui pourrait la rattacher à son ancienne vie.
Annie se montre heureuse de partir. C’est ainsi qu’elle est adoptée à l’âge de dix ans (dans le manga, elle a six ans lorsqu’elle se fait adopter).

 

En acceptant de se faire adopter par les Brighton, alors qu’elle avait fortement incité Candy à ne pas accepter de se faire adopter par cette famille, Annie a lâchement volé la famille de Candy et elle se contente d’être le choix de secours.
Mais dans le manga, Annie a été le seul choix des Brighton : les scènes où les deux petites filles rencontrent M. Brighton qui les sauve de la noyade et qui les invite chez lui n’existent pas.
L’adoption d’Annie est très expéditive dans le manga : un soir, les Brighton se rendent chez Melle Pony et demandent à adopter Annie. Candy et Annie entendent chuchoter, elles entendent qu’Annie va se faire adopter, Candy dit à Annie que ses nouveaux parents ont l’air très gentil pour lui montrer qu’elle est heureuse pour elle, et Annie s’en va.
On ne peut décidément pas lui reprocher dans le manga d’accepter d’être adoptée, son désir d’avoir une famille est totalement compréhensible.
Ce désir est également compréhensible dans la série animée mais ce qui n’est en revanche pas acceptable, c’est la trahison d’Annie.

Annie est une très bonne cuisinière et une pianiste douée, on apprend dans le manga qu’elle en a joué assez tôt (c’est d’ailleurs lors d’une leçon de piano qu’elle a rencontré Archibald dans le manga).

Mme Brighton refuse que l’on sache qu’Annie est venue d’un orphelinat, elle prétend à son entourage avoir adopté Annie chez des parents éloignés, et fait comprendre à Annie qu’elle doit oublier d’où elle vient et tous ceux qu’elle a côtoyés.
Annie est blessée mais elle veut tellement rester et ne pas perdre sa famille qu’elle ne s’oppose pas aux directives injustes de sa mère adoptive.
Annie écrit à Candy pour lui annoncer qu’elle ne pourra plus lui écrire, elle doit tout oublier de ce qu’elle était pour devenir la fille des Brighton.
Dans le manga, Annie lui écrit qu’elle s’est fait beaucoup d’amis très riches et qu’elle ne veut pas que ses amis sachent qu’elle est orpheline, elle ne lui écrira donc plus jamais.
Dans le manga, cette décision de couper les ponts avec Candy vient d’Annie, Mme Brighton ne lui a rien ordonné de tel.

Un jour, Annie se rend chez les Legrand avec sa mère. Elle a le choc de découvrir que Candy est présente et que c’est une domestique. Annie ignore Candy ainsi que Capucin qui a sauté sur elle afin qu’elle le prenne dans ses bras ; Annie se retient de le faire.
Annie souffre de faire comme si elle ne connaissait pas Candy, mais elle se résigne à le faire car sa plus grande crainte serait que son passé d’orpheline soit révélé.
Ensuite, Candy est accusée d’avoir piqué d’un éperon la jument sur laquelle Annie est montée, alors que c’est Daniel le coupable. On prend Annie pour témoin, même sa mère l’incite à dire la vérité et dénoncer le fautif. Mme Brighton a dû intervenir face au silence de sa fille qui s’est effondrée en larmes, trop lâche et peureuse pour dire la vérité.
Annie n’a rien dit alors qu’elle aurait pu et dû dire la vérité, elle ne risquait rien de dénoncer Daniel, son passé d’orpheline qu’elle tient tant à cacher n’aurait pas été révélé.
Annie regrette son attitude ; c’est pourquoi, avant de partir, elle laisse son ruban rose accroché à un arbre pour Candy afin de lui présenter ses excuses et lui témoigner son amour (les scènes du passage d’Annie chez les Legrand sont entièrement décrites dans le sujet consacré à la relation Candy/Annie).


Annie est amoureuse d’Archibald, elle lui envoie chaque semaine une lettre et compte s’inscrire au collège royal de Saint-Paul à Londres pour l’y retrouver.
Elle intègre le collège en cours d’année et se retrouve donc dans la même classe que Candy, Elisa et Patricia.
Dès le jour de son arrivée au collège royal de Saint-Paul, Annie prend le soin d’ignorer Candy, elle refuse de lui adresser la parole, elle refuse même de s’asseoir près d’elle, allant jusqu’à demander à la sœur de s’asseoir à côté d’Elisa !
Elle n’a pas le courage de Candy pour avouer qu’elle a été élevée dans un orphelinat, elle a bien trop peur de perdre sa qualité de jeune fille du monde, d’être méprisée et raillée, elle a peur du regard de l’autre.
Annie choisit d’ignorer Candy et sa jalousie commence à ressortir à la vue d’Archibald qui est très amoureux de Candy.
Annie laisse éclater sa jalousie envers Candy : dans le fond, elle a toujours envié Candy qui est aimée de tous, qui est courageuse, spontanée et fraiche, elle est tout son contraire.
Annie comprend qu’Archibald ne l’aime pas et qu’il est profondément épris de Candy (les scènes sont décrites dans le sujet consacré à leur relation).
Elle prépare un napperon pour l’offrir à Archibald puis va supplier Candy de ne pas lui enlever Archibald.
Malgré tout le mal qu’Annie lui a fait, Candy la rassure et lui dit qu’Archibald et elle ne sont que de bons amis.
Annie a toujours pleurniché pour attendrir Candy afin qu’elle cède à toutes ses envies et se sacrifie pour elle (son attitude poussant constamment Candy à se sacrifier pour elle me fait fortement penser au personnage de Kazuya/Kim du dessin animé Touch/Théo ou la batte de la victoire, à la nuance près que Kim agit de façon bien plus discrète).

Annie s’apprête à offrir à Archibald son présent mais elle le surprend en train d’être sur le point de déclarer sa flamme à Candy. Annie observe la scène cachée derrière les buissons et les interrompt au moment même où Archibald allait avouer son amour à Candy.
Annie reproche à Candy de lui avoir pris Archibald, elle ose lui dire que ‘‘ce n’est pas bien’’.
Annie sait et voit pertinemment qu’Archibald est amoureux de Candy mais elle le veut obstinément.
Annie ne s’intéresse pas du tout au fait de savoir si Candy aime ou non Archibald en retour, cela lui est complètement égal, elle le veut un point c’est tout.

Annie repousse Candy, elle laisse éclater au grand jour sa jalousie profonde et s’enfuit après qu’Elisa et Louise l’aient entendu dire qu’elle vient de la maison Pony. Le pire cauchemar d’Annie se réalise, la vérité a éclaté à son sujet : son passé d’orpheline est révélé au grand jour.
Ayant pitié d’Annie et se soumettant aux supplications de Candy, Archibald part chercher Annie, la rassure et se condamne avec elle pour le restant de ses jours.
Annie est fortement heureuse, malgré qu’elle sache pertinemment que le cœur d’Archibald batte pour Candy, elle se contente malgré tout de cette situation et accepte de vivre avec le fait que l’homme qui partagera sa vie aura toujours la plus grande partie de son cœur qui battra pour Candy puisqu’il éprouve pour Candy de l’amour et pour Annie de la compassion.
Maintenant qu’elle a eu ce qu’elle voulait, Annie présente ses excuses à Candy, lui dit qu’elle regrette et lui promet de ne plus recommencer.
Comme c’est facile ! Annie se comporte en amie pour Candy que lorsque tout va pour le mieux pour elle dans le meilleur des mondes. Un véritable ami doit être présent dans les moments difficiles, il doit faire des concessions, il doit se remettre en question.
Annie aime certes Candy mais elle n’est pas une amie/sœur fidèle et loyale, sa petite personne reste une priorité majeure, elle ne se remet jamais en question, elle est d’un égoïsme sans fin.

Pour faire bonne figure devant Archibald, attiser et agrandir sa compassion, Annie écrit pour la toute première fois à Melle Pony, mais celle-ci lit d’abord la lettre de Candy.
À présent que la vérité a éclaté à son sujet et qu’Archibald la soutient, Annie pense enfin à écrire à la femme qui l’a nourrie, protégée et élevée.
Cependant, si son passé d’orpheline avait dérangé Archibald, jamais Annie n’aurait écrit à Melle Pony.


Annie qui est de nature effarouchée, peu sûre d’elle-même et peureuse, s’est épanouie et enhardie grâce à Candy ; elle a même été jusqu’à faire preuve de courage pour tenter de venir en aide à son amie qui était enfermée au cachot du collège (je l’explique plus précisément dans la présentation de leur relation).

Depuis que Candy a quitté le collège, Annie se sent triste, elle n’a plus goût à rien sans son amie (il faut aussi dire qu’Archibald est très triste, il ne pense qu’à Candy).
Annie souhaite donc changer de collège à la rentrée.
Annie écrit à Candy qu’elle est très inquiète, elle a un mauvais pressentiment : elle craint qu’une guerre éclate. Elle veut vite retourner en Amérique.

Dans le manga, Annie a écrit à Melle Pony et sœur Maria qu’elle avait honte de dire à ses amis qu’elle venait de la maison Pony.
Encore une fois, cette décision de renier son passé était le fruit de sa propre volonté, sa mère adoptive ne lui a jamais ordonné tel sacrifice.

Dès que la guerre éclate en Europe, Annie revient immédiatement aux Etats-Unis.
On peut noter que les cheveux d’Annie ont poussé.
Elle retrouve Candy à la demeure des André à Chicago. Là-bas, elle subit les humiliations de Neil qui proteste contre la présence d’Annie et Candy. Il rappelle que c’est une enfant trouvée. Annie baisse la tête honteusement, elle a toujours honte de ses origines. Archibald est prêt à se battre, Candy et Alistair l’en empêchent.
Archibald, voyant Annie ‘‘six pieds sous terre’’, la rassure et lui dit de ne pas faire attention à ce qu’Elisa et Neil disent.

Annie rejoindra Candy à la mine de Graytown, inquiète à l’idée qu’elle puisse être arrêtée par la police à cause d’une manigance d’Elisa. Il n’en sera rien, mais Annie restera pour lui venir en aide : la cuisinière Margaux a été arrêtée, Candy est surchargée et afin que Belle ne soit pas conduite en foyer, Annie se propose pour remplacer Margaux et cuisiner pour cent deux personnes.
Annie va donc soutenir et venir en aide à Candy en cuisinant à tout ce régiment, quitte à en abimer ses mains délicates.
C’est bien la première fois que M. Nelson, le patron de la mine, voit ses hommes dévorer de si bon appétit.
Annie a honte d’elle parce qu’à Chicago elle mène une vie sans souci pendant que Candy travaille ici dans des conditions qui rebuteraient les plus courageux.
M. Nelson découvre ensuite la véritable identité d’Archibald et Annie, ils doivent alors repartir à Chicago car ils font partie de la famille André (Annie en fait partie puisqu’elle est la promise d’Archibald).

Cette expérience aura fait du bien à Annie qui a côtoyé un monde qu’elle n’a jamais connu, peut-être que cela lui fera prendre conscience qu’il existe différents degrés dans les mondes des riches et des pauvres. Peut-être que cela lui ouvrira son esprit fermé qu’on ne nait pas riche ou pauvre, il existe des situations intermédiaires, et quelle que soit la situation, on peut être épanoui.
Lorsqu’elle prendra conscience qu’on n’a pas besoin d’être riche pour être heureux, qu’on n’a pas besoin d’être dans une famille riche pour être heureux, elle pourra alors se détacher de ses chaines qui l’étouffent et elle pourra vivre de façon meilleure.

À la fin du dessin animé, Annie, en compagnie d’Archibald, est attablée autour d’une grande table à la maison Pony.
Promise à Archibald, Annie a trouvé le bonheur grâce à Candy.
Mais Annie ne méritait pas d’être assise à cette table après avoir renié honteusement Melle Pony, la femme qui l’a élevée, protégée et éduquée ; d’autant plus qu’Annie n’aurait jamais fait le déplacement si, par exemple, elle était fiancée avec un garçon qui aurait été répugné par les conditions de sa naissance.

Finalement, Annie doit tout à Candy car sans Candy, Annie n’aurait jamais été adoptée par les Brighton (c’est uniquement le cas dans le dessin animé) et elle n’aurait jamais été la promise d’Archibald (que ce soit dans le manga ou la série animée).

Annie est un personnage qui n’a pas vraiment connu une évolution positive : malgré son amour pour Candy, elle reste une jeune fille égoïste qui fait avant tout passer son bonheur avant celui de Candy, et n’oublions pas que si Archibald n’avait pas voulu d’elle, Annie ne se serait certainement pas montrée aussi proche de Candy.
Annie est une fille fade et perturbée par son passé, elle n’aura jamais la bonté, la générosité et la grandeur d’âme de Candy, elle reste bien trop centrée sur sa petite personne, sur ses envies personnelles et sur ce qui lui semble profitable.

 

Melle Pony est la fondatrice et la directrice du Foyer Pony, un orphelinat et un refuge pour les enfants trouvés, niché au pied d’une montagne dans un petit village au sud du lac Michigan aux Etats-Unis (voici l’adresse précise que l’on peut lire à l’épisode 4 sur la lettre envoyée par Annie : South-Field La Porte Indiana).
Elle le dirige avec l’aide de la religieuse sœur Maria, elles consacrent toute leur vie à l’éducation des orphelins au Foyer Pony. Ce sont des femmes bienfaisantes, très dévouées qui les élèvent et s’occupent d’eux comme s’ils étaient leurs propres enfants.

Melle Pony est une femme au cœur d’or à la voix vieillissante et maternelle, elle a pour petit rituel de boire tous les soirs un verre de vin avant de se coucher.

Avec sœur Maria, Melle Pony s’occupe des orphelins avec bonté : elles les élèvent, les éduquent, leur donnent des cours et les instruisent sur la vie, elles les aiment comme s’ils étaient leurs propres enfants et malgré leurs très faibles moyens, les orphelins ne manquent de rien.
Melle Pony apprend aux orphelins qu’ils ne doivent compter que sur eux-mêmes, elle les prépare aux difficultés de la vie. Elle connait par cœur chacun des orphelins, leurs caractères, leurs goûts, et sait comment leur parler.

Le soir où Melle Pony et sœur Maria ont trouvé Annie et Candy, elles les ont accueillies avec joie et amour.

 

Melle Pony remarque qu’il faut donner un nom de famille à Candy. Comme ce bébé a été trouvé dans la neige, sœur Maria décide que son nom sera ‘‘Neige’’.
Parmi tous les orphelins, Melle Pony et sœur Maria aiment tout particulièrement Candy qui est l’âme de la maison Pony, Melle Pony la considère comme sa propre fille et la connait par cœur.

C’est un déchirement pour Melle Pony à chaque fois qu’un orphelin se fait adopter, elle qui les a vus grandir, mais elle pense avant tout à leur bonheur.
Mais son plus grand déchirement fut lorsque Candy est partie chez les Legrand (la scène est décrite dans la relation Melle Pony/Candy).
Melle Pony espère que Candy deviendra une jeune fille accomplie digne de sa nouvelle famille et qu’elle y sera autant aimée qu’elle l’était à la maison Pony (ce sera loin d’être le cas pour la pauvre Candy !).

Sœur Maria brode un pyjama à tous les orphelins qui les quittent. Elle dit qu’elle aurait préféré ne pas en broder un pour Candy. Elle pleure tout en lui brodant, le jour où Candy a accepté d’aller chez les Legrand.
Sœur Maria repense aux instants passés avec Candy et elle en verse des larmes :

 

Elle dit : « Chère petite Candy que j’ai élevée depuis sa petite enfance, qui a été si turbulente, si attachante à la fois. Adieu chère petite fille, que le Ciel te protège et t’apporte le bonheur. »
Sœur Maria corrigeait Candy quand il le fallait, elle l’éduquait, elle lui apprenait les bonnes manières parce qu’elle l’aimait, et elle partageait aussi des instants de complicité, de tendresse et d’affection.

Sœur Maria écrit à Candy qu’elle se demande constamment si elle est heureuse dans sa nouvelle famille. Son seul désir est qu’elle mène une vie heureuse même si cette vie l’a entrainée loin d’eux.

Un jour, sœur Maria se rend chez les Legrand pour aller chercher le petit John qui s’y est rendu pour voir Candy. Sœur Maria est heureuse d’y retrouver sa petite Candy. Sœur Maria était si triste, elle pensait sans arrêt à Candy en se demandant si elle n’était pas malheureuse.
Malgré les fausses apparences données par Mme Legrand d’une Candy bien vêtue et dormant dans une belle chambre, sœur Maria n’est pas dupe et le soir venu, elle pleure car elle sait que Candy est malheureuse et maltraitée.
Le lendemain, Candy accompagne sœur Maria et John dans la voiture qui les mène à la maison Pony. Sœur Maria avait décidé de ramener Candy pour de bon mais elle rencontre Alistair et Archibald en route, elle voit qu’ils aiment profondément Candy. Ils se présentent en tant que chevaliers servants de Candy.
Sœur Maria parle à Candy seule à seule : elle lui dit de ne jamais perdre courage, elle lui confie qu’elle voulait la ramener avec elle à la maison Pony, elle ne pensait qu’à cela. Elle ajoute : « On peut raconter des mensonges mais j’ai regardé tes mains », elle décide de ne pas la ramener car elle a beaucoup d’amis, parmi ceux qu’elle a eu l’occasion de voir : le personnel Legrand, Alistair et Archibald.
Sœur Maria lui dit que « Le véritable bonheur n’est pas de porter de jolies toilettes ni de dormir dans une belle chambre. Le véritable bonheur c’est d’avoir de bons amis. Je suis sûre que tu es beaucoup plus heureuse qu’Elisa ma petite fille, tout le monde t’aime alors qu’elle, elle n’a que sa méchanceté. Je repars à la maison Pony le cœur léger, complètement rassurée à ton sujet Candy. Courage ma petite fille, tu es sur la bonne voie. »
Candy lui promet d’être courageuse. Alistair rassure sœur Maria : « Ne craignez rien, elle a trois chevaliers servants qui veillent sur elle. » (À savoir Anthony, Archibald et Alistair).

À l’approche de chaque Noël, Melle Pony et sœur Maria espèrent trouver de l’argent pour fêter dignement Noël. Malgré leurs faibles moyens, Melle Pony et sœur Maria préparent toujours des cadeaux de Noël pour chacun des orphelins.
Candy était auprès d’elles le Noël qui a suivi la mort d’Anthony.
Dans le but de l’aider à faire son deuil, sœur Maria lui disait qu’au lieu de s’apitoyer sur elle et pleurer la disparition d’Anthony, elle devrait se réjouir d’avoir pu connaitre un garçon aussi merveilleux.
Melle Pony avait conscience que si Candy est revenue ici, c’est parce qu’elle savait qu’elle serait mieux là où elle a grandi pour se reprendre et affronter à nouveau la vie.

À cette période de l’année, M. Cartwright voulait les voir tous partis avant le printemps prochain pour agrandir ses pâturages.
Grâce à Candy, M. Cartwright interdit alors de toucher les terres de Pony. Candy a une nouvelle fois sauvé sa maison parce qu’elle en est le cœur et l’âme.

Après avoir quitté le collège royal de Saint-Paul, Candy est retournée auprès de Melle Pony. Candy s’occupe très bien des orphelins, elle a même appris à Melle Pony qu’il faut donner confiance aux plus fragiles, en plus de veiller sur eux, afin qu’ils acquièrent leur indépendance.
Melle Pony dit que c’est la preuve que Candy possède la vocation et qu’elle a toutes les qualités requises pour faire une monitrice, sœur Maria en est aussi persuadée. Elles savent que Candy a toujours fait passer le bonheur des autres avant le sien.
Melle Pony constate que Candy fera une excellente éducatrice, elle compte la garder pour qu’elle le devienne mais Candy annonce qu’elle a trouvé sa véritable voie : devenir infirmière.
Melle Pony lui propose donc l’école d’infirmière de Marie Jane pour y préparer son diplôme et lui écrit une lettre, Marie Jane étant une très bonne amie pour elle.
Melle Pony dit qu’il faut laisser Candy agir à sa guise, puisqu’elle a choisi son destin mieux vaut qu’elle prenne au plus vite ses responsabilités, mais c’est en larmes qu’elle quitte Candy.

Candy leur a confié Mina, la grosse chienne Saint-bernard du défunt Mac Gregor, elle est très utile : elle leur tient compagnie, surveille les enfants et Melle Pony la prête même à Tom à chaque fois qu’il a besoin de convoyer ses troupeaux.

Sœur Maria et Melle Pony sont très fières de Candy qui a été reçue à son examen et obtenu son diplôme. Candy a joint à sa lettre une photographie d’elle en uniforme.

Candy a été de retour chez Melle Pony en croyant que celle-ci avait eu une attaque. En se rendant là-bas, elle y découvre une croix tombale où est inscrit « Ici repose Melle Pony » Cette croix est l’œuvre de Bob, un nouvel orphelin qui a la manie de faire des croix et d’y mettre le nom des personnes avec lesquelles il s’est querellé. Il a planté celle-ci parce que Melle Pony lui avait tiré les oreilles. Candy, qui était effondrée croyant que sa mère était morte, entre dans une colère noire et part donner une correction à Bob.
Sœur Maria lui explique que lorsque Bob est arrivé, il ne savait ni lire ni écrire, ses petits camarades se sont moqués de lui, il s’est mis à créer des croix pour se venger d’eux, sœur Maria lui a alors suggéré de mettre des noms dessus pour lui faire apprendre à lire et écrire.
Melle Pony remercie ensuite Tom d’avoir menti à Candy car il lui a donné l’occasion de la revoir (c’est lui qui a fait croire à Candy que Melle Pony était souffrante).
Melle Pony et sœur Maria veulent la dissuader de se rendre à la mine, elles ont peur pour Candy car c’est un endroit dangereux qui n’est pas fait pour une jeune fille telle qu’elle.
Candy est émue qu’elles se fassent autant de soucis pour elle. Candy leur dit qu’en comparaison du travail qu’elles font et des sacrifices qu’elles consentent, sa tâche à elle sera bien légère. Sœur Maria se demande de quels sacrifices parle Candy. Elle leur répond qu’elles ne se sont jamais mariées pour s’occuper de tous ces orphelins. Melle Pony lui dit que ces orphelins sont des enfants admirables qui leur donnent plus de joie que de peine et qui s’appellent Candy, Tom, Jim, Bob… Bob a entendu cette conversation et fond en larmes, il leur demande pardon.
Sœur Maria et Melle Pony ont ensuite fait comprendre à Candy que tout n’est pas perdu (au sujet de sa séparation avec Terry), et qu’elle trouvera l’amour : « Candy se mariera un jour avec un brave garçon. » a dit sœur Maria.
Ces scènes n’existent pas dans le manga : Candy n’a jamais fait un détour par la maison Pony avant d’aller à la mine pour la simple raison que Candy n’a jamais été à la mine dans le manga, elle a rapidement retrouvé le moral et l’espoir auprès d’Albert.

De retour de la mine, Candy s’est rendue à la maison Pony.
Melle Pony et sœur Maria se faisaient tant de soucis de la savoir à la mine et sont rassurées de la retrouver en bonne santé.

Comme expliqué dans la présentation de Candy, M. Cartwright rencontrait des soucis avec son fils adoptif Jimmy. Celui-ci s’était mis en tête de devenir soldat et il a eu l’inconscience de tirer un coup de fusil qui a effrayé un troupeau de taureaux de M. Cartwright, les animaux se sont emballés.
Malgré le danger, Melle Pony pense aux enfants et se précipite affolée à leur secours. Candy la retient et M. Cartwright sauve Melle Pony d’un piétinement.
Melle Pony est ensuite soulagée de voir les enfants sains et saufs.


À la fin du dessin animé, Candy se retrouve sur la colline de Pony : Albert lui révèle qu’il est son prince, et une grande fête est organisée à la maison Pony. Les André, Annie, les orphelins, Tom et Jimmy sont réunis autour d’une table.
Melle Pony et sœur Maria sont très heureuses du devenir de Candy, après tout ce qu’elle a traversé, elles se réjouissent qu’elle connaisse un si grand bonheur.
Dorénavant, la maison Pony ne rencontrera plus de difficultés financières grâce à Albert ; désormais officiellement reconnu et intronisé en tant que chef de la famille André, Albert veillera personnellement à ce que les orphelins ne manquent de rien.
Candy n’aura apporté que bonheur, amour et joie à cette maison car elle en est le cœur et l’âme.

 

Capucin est au départ l’animal de compagnie d’Annie. Il devient l’animal de compagnie de Candy le jour où Annie quitte l’orphelinat pour s’installer chez sa famille d’adoption, car Mme Brighton ne voulait pas de lui. Il n’a eu aucun mal à s’adapter à Candy car il la connaissait et l’aimait déjà, il aimait certes Annie et a été très triste de se séparer d’elle mais le lien qu’il a créé avec Candy est profond ; sa présence, sa bienveillance, son affection et ses attentions ont évité à Capucin de déprimer suite au départ d’Annie et c’est avec Candy qu’il a instauré une relation durable de partage, de tendresse et d’amour. Non seulement c’est son animal de compagnie mais il est aussi un compagnon de route, un soutien, un défenseur, un ami et un confident pour Candy.
Le personnage de Capucin n’existe pas dans le manga.

Capucin accompagne Candy lorsqu’elle part pour Lakewood mais Mme Legrand ordonne à Candy de se débarrasser de lui. Candy courrait avec tristesse pour le semer car elle ne pouvait pas le garder avec elle mais Capucin la poursuivait. Elle a dû l’attacher à un arbre pour l’empêcher de la suivre et elle est ensuite partie en courant tout en se bouchant les oreilles afin de ne pas entendre les cris de complainte de son ami qui l’auraient encore plus affligée qu’elle ne l’était déjà.
Finalement, elle n’a pas eu le cœur à le laisser tout seul et si malheureux et elle est retournée le chercher. Elle l’a caché dans l’écurie des Legrand où il devient très ami avec les chevaux. M. Legrand autorise Candy à l’y garder à condition qu’il n’entre pas dans la maison.

À l’épisode 14, Capucin rassemble les animaux pour envahir le grand chêne à la maison Pony afin d’empêcher les hommes de M. Flanagan de l’abattre.

Au collège royal de Saint-Paul, en Angleterre, les animaux ne sont pas admis, Capucin doit donc être conduit au parc zoologique de Londres mais Candy s’y oppose.
Terry conduit très vite dans son auto derrière la calèche dans laquelle se trouve Candy, il klaxonne et fait peur aux chevaux. Capucin s’enfuit de la calèche de peur d’être conduit au parc zoologique. Un chasseur lui tire dessus, Capucin fait le mort.
Candy est effondrée, M. Georges remarque que Capucin n’est ni mort ni blessé, il explique à Candy que le raton laveur a le don de faire le mort pour échapper au danger quand il se sent menacé. Alistair trouve donc l’idée que Capucin fasse le mort et de le faire passer pour un cache-nez en fourrure afin que Candy puisse l’introduire au collège.
À l’intérieur du collège, Candy est obligée de confier son « cache-nez » à la sœur Margaret.
Margaret lui tire la queue, ce qui agite Capucin, elle s’aperçoit que c’est un animal vivant. Capucin court se cacher.
Candy retrouve ensuite Capucin qui la conduit à son repère : un arbre situé sur une colline. L’endroit rappelle à Candy la colline de Melle Pony, elle le baptise donc ‘‘La colline retrouvée’’. Capucin reste dans l’arbre de la colline retrouvée dans lequel Candy vient souvent lui rendre visite.

Lorsque Candy a appris qu’Annie allait venir au collège, elle a fait comprendre à Capucin qu’il fallait que personne ne sache qu’Annie vient de la maison Pony afin qu’elle n’ait pas d’ennuis.

Candy est sortie une nuit pour faire le mur et faire un saut à la pharmacie pour soigner Terry, Capucin l’a alors suivie, il avait senti et entendu les pas de Candy.

Plus tard, Capucin l’a rejointe dans la chambre de méditation.

Candy a emmené Capucin en Ecosse pour les vacances d’été en le cachant dans ses bagages et elle lui apportait des restes du diner, ainsi qu’Annie et Patricia.
Durant ces vacances, Candy a promis à Capucin de se lever de bonne heure tous les matins pour jouer avec lui.

Capucin lui a apporté compagnie et réconfort lorsqu’elle était punie dans le cachot.
Terry a ensuite apporté des sucreries à Capucin avant de quitter définitivement le collège.
Capucin quitte le collège avec Candy, ils voyagent ensemble jusqu’à rejoindre Melle Pony.
Là-bas, Candy pense avoir trouvé sa voie : devenir infirmière. Elle est acceptée pour se rendre à l’école de Marie Jane.
Candy veut partir sans Capucin car il ne serait pas admis dans l’école d’infirmière. Candy lui avait dit qu’il était tout sale alors Capucin a pris le savon des enfants pour se laver, il se fait beau et propre pour qu’elle l’emmène. Candy est émue, elle en a gros sur le cœur et veut l’attacher pour qu’il ne puisse pas la suivre mais Capucin la connait et fuit avant qu’elle ne le fasse.
Capucin s’est réfugié chez Jimmy pour la nuit, Jimmy le remet à Candy au moment de son départ en train : elle explique à Capucin qu’elle ne peut vraiment pas faire autrement, là où elle va les animaux ne sont pas admis, elle lui dit qu’elle n’aurait pas le cœur de se consacrer à ses études s’il ne lui fait pas le signe qu’il accepte de rester avec Jimmy.
Candy pleure, Capucin gigote dans les bras de Jimmy, il ne veut pas être séparé de Candy. Le train se met en marche, éloignant Capucin de Candy. Le pauvre Capucin échappe des mains de Jimmy et court après le train jusqu’à ce que celui-ci disparaisse de sa vue.

Capucin s’ennuie de Candy, en son absence il prend la relève accompagné de la chienne Mina.
Il a un jour sauté sur M. Mathieu (le facteur) car il avait ressenti qu’il apportait une lettre de Candy.

Capucin retrouve Candy lorsqu’elle est de retour chez Melle Pony avant de se rendre à la mine de Graytown.
Les enfants lui ont ensuite caché Capucin dans un baluchon, Candy le découvre dans le train.

À la mine, M. Nelson demande à ce qu’on le débarrasse de Candy, Capucin la défend et griffe les mineurs.
Plus tard, lorsque les mineurs en font voir de toutes les couleurs à Candy pour lui faire peur et l’inciter à partir, Capucin détache ses liens alors qu’elle se trouve dans une benne.

Après avoir fini son travail d’infirmière à la mine et en route vers la maison Pony, Candy explique à Capucin qu’elle va repartir ensuite à Chicago, il ne pourra pas venir avec elle mais elle ne l’abandonnera jamais car elle reviendra toujours à la maison Pony. Elle l’y retrouve lors de son retour aux sources.
Capucin a toujours été le fidèle et affectueux compagnon de Candy et à présent qu’elle s’est stabilisée, qu’elle a trouvé sa voie et son équilibre auprès de son prince retrouvé, elle ne quittera plus jamais Capucin, d’autant plus qu’elle finira sa vie avec Albert, un grand protecteur des animaux.

 

Albert est le maître de la famille André. Il a une triple identité : le prince des collines, le grand oncle William et Albert ne forment qu’une seule et même personne.
En réalité, il se nomme William Albert André.
C’est un homme de pouvoir extrêmement puissant mais très humble et profondément bon.
Il est tendre, affectueux, protecteur, rassurant, c’est une personne très aimante. Sous ses airs d’homme doux et calme, se cache un homme volcanique, fort et puissant. En effet, Albert est aussi une forte tête, il sait se battre lorsqu’il le faut.
Albert a de longs cheveux blonds et les yeux bleus. Son regard reflète sa personnalité : il est doux et tendre, et à la lueur volcanique et manipulatrice.

Mystérieux et énigmatique, Albert est un homme discret qui a toujours vécu dans l’ombre.
C’est un aventurier, un protecteur et un amoureux de la nature et des animaux. Il ne se sépare pas de Bup (Poupée dans le manga), son sconse.
Albert déteste le monde des affaires, ce monde corrompu, malsain, hautain, et choisit de fuir ses responsabilités pour vagabonder incognito. Il déteste la foule, il préfère s’entourer des animaux, et se rendre dans les endroits les plus défavorisés pour soigner et soutenir les plus démunis.
Albert est une personne très active qui n’aime pas rester sans rien faire.

Albert a été traumatisé par la mort de sa sœur ainée (la mère d’Anthony) qui était si vive et douce, si différente des autres. À la mort de sa sœur, Albert n’était qu’un jeune garçon, il s’est retrouvé terriblement et désespérément seul, c’est une des raisons qui l’ont poussé à fuir son monde et la compagnie des autres membres de sa famille. C’était un être à part que seule sa sœur comprenait.
Après avoir perdu sa sœur, il souffrait atrocement de la solitude, mais n’a en rien cultivé une révolte contre la vie tout au contraire. Il s’est mis alors à vagabonder pour apprendre et écouter la nature et les animaux qui l’apaisent tant, et venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin.

Albert est un personnage qui a de nombreux points communs avec le personnage de Jervis Pendleton (du dessin animé Papa longues jambes).
À l’instar de Jervis, Albert est un homme de pouvoir d’une humilité sans pareille qui n’aime pas la compagnie des personnages de la haute société et qui aime se mêler au petit peuple, au monde désargenté. Albert est un original, l’oncle William est d’ailleurs considéré comme un personnage des plus excentriques et énigmatiques de l’époque.
Albert et Jervis sont des hommes de l’ombre, des êtres très intelligents, manipulateurs et calculateurs (dans les bons sens des termes), ils savent toujours tout diriger sans jamais se montrer.
Tous deux tombent amoureux de leur petite protégée, plus jeunes qu’eux, qu’ils ont sauvée, conseillée, surveillée, rassurée et consolée ; et tous deux font en sorte de devenir l’unique pour elles.

Mais ce qui démarque profondément Jervis Pendleton et Albert, c’est que le personnage de Jervis a parfaitement su allier l’ombre (papa longues jambes) et la lumière (Jervis) en restant ainsi toujours au contact permanent de Judy.
Tandis qu’Albert est trop dans l’ombre et il a pour gros défaut d’apparaitre, de disparaitre, de réapparaitre : un tel comportement aurait pu lui briser l’existence, c’est pourquoi il va subir une épreuve qui va lui faire prendre conscience qu’il doit cesser d’agir de la sorte (comme je l’explique au cours de sa présentation).


Lorsque son père a disparu, Albert était alors trop jeune pour prendre sa place et devenir le chef de la famille, il fallait donc que la direction soit remise à quelqu’un d’autre en attendant sa majorité et c’est à Elroy, la sœur de son père, que celui-ci par testament en confia le soin. Albert était indifférent à cela, ses ambitions se bornaient à vivre au milieu de la nature et des animaux vers lesquels il était attiré.
Elroy était indignée par le comportement d’Albert, le futur chef de famille, qui passait dès son plus jeune âge son temps en compagnie des bêtes. Albert préférait vivre au milieu de la nature et cela était dangereux pour les intérêts de la famille André.

 

Ce désintéressement d’Albert exaspérait la tante Elroy mais elle tient fortement à lui, il est tout de même le fils de son défunt frère, et le plus grand désir de la tante Elroy, c’est de sauvegarder et préserver les intérêts de la famille.
La tante Elroy décida de garder secrètes les dernières volontés de son frère dans le but de protéger l’unité de la famille qui depuis plus d’un siècle avait fait sa force. Elle réunit le conseil des anciens en assemblée extraordinaire, assemblée dont Georges faisait partie. Elle leur a demandé de garder le secret jusqu’à ce qu’Albert ait suffisamment mûri pour prendre la direction des destinées de la famille André.
L’éducation d’Albert fut confiée à Georges, son frère adoptif, qui devint à la fois son protecteur et précepteur.
La tante Elroy, pour le protéger lui et sa fortune, a décidé que l’identité d’Albert ne serait pas révélée et qu’on le nommerait le grand oncle William sans plus de précision, laissant croire aux autres que c’est un homme très âgé, jusqu’au jour où il se décidera enfin à prendre les rênes de son empire.
Chez les André, ‘‘grand oncle’’ est un titre et non un degré de parenté.
Tante Elroy a réagi ainsi afin de ne pas perdre l’empire de la famille André, l’empire de ses ancêtres, et ainsi ne pas lui nuire car s’il s’était su que le chef de la famille André n’était qu’un enfant, il aurait été coutume de nommer d’office un membre qui aurait pris les rênes de l’empire et dirigé la famille André à sa guise.

Désormais en âge de régner, Albert est le chef de famille mais il ne veut pas encore dévoiler sa véritable identité et il continue à se dissimuler derrière le titre de grand oncle, tout le monde continue donc à croire que cet homme est un vieillard qui a besoin d’être secondé par tante Elroy.
L’oncle William a bien plus de pouvoir que la tante Elroy, il dirige la famille André, il est le maître des décisions. Seul un petit cercle restreint est au courant qu’Albert est l’oncle William, il détient l’autorité suprême et toutes ses décisions ont force exécutoire sans que tante Elroy n’y trouve à redire.

 

Albert trône sur un empire financier considérable.
Dans le manga, on apprend qu’il possède une vingtaine de châteaux et même quelques-uns à l’étranger.
Albert est si riche qu’il n’est jamais arrivé à mesurer sa puissance et à faire le compte de tout ce qu’il possède.
Dans le manga, on peut lire que l’oncle William a permis à ses neveux de créer le portail de leur choix (c’est ainsi qu’Anthony a créé le portail des roses, Alistair le portail en pierres et Archibald celui en bois).


La première fois qu’il a rencontré Candy, Albert était un jeune garçon vêtu d’un costume folklorique écossais et Candy, qui en tombe amoureuse, le surnomme ‘‘le prince des collines’’.
Il lui offre une broche (en la laissant délibérément au sol) ; cet écusson est un bijou de famille sur lequel est gravée la lettre A des André.
Candy le gardera toute sa vie et elle ne cessera depuis ce jour de penser à son prince, son premier amour. Candy était alors âgée de dix ans (six ans dans le manga). Albert l’a consolée près de la maison Pony. Son apparition a fait sécher les larmes de Candy.
Albert lui a dit : « Tu es beaucoup plus jolie quand tu ris que lorsque tu pleures. » Ces mots sont à jamais restés gravés dans la mémoire de Candy. Albert est celui qui a toujours consolé Candy.
Albert a disparu juste après avoir consolé Candy : depuis son plus jeune âge, Albert avait pour gros défaut de disparaitre, il a décidément cela ancré en lui (pour quelques temps…).

Il la retrouve le jour où Candy tombe dans une chute d’eau. Albert, qui était à la pêche au pied des chutes, la sauve des eaux, la sauve de la noyade, l’essuie, la réchauffe près du feu, la ramène à la vie et lui prépare à manger. Sans lui, Candy serait morte.
Il portait alors une barbe et Candy s’est évanouie en le voyant (croyant qu’il s’agissait d’un lion). Candy croit le rencontrer pour la première fois ne sachant pas encore que c’est leur deuxième rencontre.
Avant qu’elle ne parte, Albert lui dit que si un jour elle veut le voir ou qu’elle a besoin de lui, elle n’a qu’à mettre un mot dans une bouteille et la jeter dans la rivière.
Albert s’attache à Candy, il décide de la protéger et de veiller sur elle.

Albert est un amoureux de la nature, il ne supporte pas qu’on fasse du mal aux animaux : Lorsque Daniel était sur le point de droguer un cheval de l’écurie, Albert a surgi, renversé la coupelle et assené un violent coup de poing à Daniel.
Il retrouve Candy dans la forêt au petit matin, il l’emmène chez lui (dans la vieille maison abandonnée, se situant sur ses terres, où il lui présente ses animaux) et la console (la scène est décrite dans la présentation du couple Albert/Candy).
Albert est fortement touché par cette petite, et elle lui fait tant rappeler sa défunte sœur, ce qui renforce l’affection et l’amour qu’il lui porte.

Albert reçoit une lettre de Candy qui lui annonce qu’elle part pour le Mexique, Mme Legrand l’a renvoyée. Il intervient immédiatement en envoyant un émissaire pour arracher Candy à cet injuste et cruel sort.  Albert a donné toutes ses instructions à Georges, son bras droit.
C’est suite à cet évènement qu’Albert envoya à la Tante Elroy une lettre lui faisant part de sa décision d’adopter Candy en sa qualité de grand oncle William.
Albert a d’ailleurs par la suite expliqué la raison de son agissement à Candy : « Parce que j’avais reçu une longue lettre rédigée et signée par Archibald, Alistair et Anthony me suppliant de t’adopter officiellement. »
Cette adoption permettait donc seulement de sauver Candy de la misère et des maltraitances qu’elle subissait chez les Legrand. Mais il y avait une autre raison qui motivait Albert : Candy lui rappelle sa sœur, il ne pouvait pas supporter qu’on lui fasse du mal, il se sent impliqué par tout ce qui se rapporte à Candy.

Peu de temps après la mort d’Anthony, Albert est venu consoler fortement et tendrement Candy (les scènes sont décrites dans le sujet consacré à leur couple).
Albert décide d’envoyer Candy étudier au collège royal de Saint-Paul à Londres sous prétexte de parfaire son éducation mais la véritable raison c’est qu’il pensait que l’éloignement serait le meilleur remède pour aider Candy à apaiser son terrible chagrin d’avoir perdu Anthony.

Albert se rend à Londres, il voulait quitter la ville seulement après que Candy ait été conduite au collège afin de s’assurer que tout ce soit bien passé.
Il occupait une suite dans le plus grand hôtel de Londres mais il a dû partir précipitamment car Georges l’a prévenu de l’arrivée de Candy dans cet hôtel (Archibald avait deviné que l’oncle William serait sûrement dans le plus grand hôtel de Londres).
Avant de partir, Albert a toutefois laissé un message à sa Candy (message que vous trouverez dans la présentation de leur couple).

Albert retourne à Londres pour retrouver Candy. Une nuit, il sauve Terry de l’attaque d’une bande de voyous. À lui seul, Albert a rossé toute la bande.
Manipulateur hors pair, Albert voulait tellement voir Candy qu’il a accompagné exprès Terry en lui ouvrant la fenêtre qui mène au dortoir des filles. Il savait qu’il se retrouverait dans la chambre de Candy et la connaissant par cœur, il savait que Candy sortirait cette nuit pour aller lui chercher des médicaments. Il ne s’est pas trompé, Candy est sortie ce qui lui a permis de la retrouver (la scène est décrite dans la présentation de leur couple).
Albert travaille dans un parc zoologique dans la banlieue de Londres, il justifie sa présence en prétendant que ses animaux ont été capturés et achetés par le nouveau propriétaire du parc, et qu’il les a suivis en Angleterre.
En réalité, la véritable et seule raison de sa présence, c’est Candy.

Depuis leur rencontre, Albert et Terry se sont liés d’amitié mais les intentions d’Albert restent manipulatrices : malgré son sentiment d’amitié sincère envers Terry, il n’en demeure pas moins qu’Albert se rapproche de lui pour surveiller sa relation avec Candy de plus près, Albert ne veut pas qu’elle lui échappe.
Cependant, Albert commet une grave erreur car il pousse bien malgré lui Candy dans les bras de Terry, il participe involontairement à leur rapprochement.
En effet, Candy fait une confiance aveugle en Albert et de le voir apprécier Terry la conforte à l’apprécier encore plus.

Terry rend visite à Albert au parc zoologique et passe d’agréables moments en sa compagnie. Terry ne s’imagine pas une seule seconde qu’Albert avait fait exprès de le conduire au dortoir des filles pour retrouver sa Candy, il pense simplement qu’Albert s’est trompé.
Et surtout, Terry ne s’imagine même pas l’ombre d’un instant qu’Albert est son rival le plus redoutable en amour parce que oui, c’est bien avec Albert que Candy va finir sa vie (il faut bien le dire, si Susanna n’avait pas eu cet accident, Terry et Candy seraient certainement mariés, tout comme elle aurait été mariée à Anthony s’il n’était pas mort, mais c’est la destinée : Albert et Candy étaient faits pour être inévitablement réunis).

Candy apprend à Albert qu’elle a été privée du festival de mai. Il décide de lui envoyer, bien évidemment sous son identité de l’oncle William, deux costumes : ceux de Roméo et Juliette avec les perruques.
Albert sait que Candy sera heureuse d’apprendre que M. William ne vient pas au festival car elle craint de faire mauvaise impression devant lui.
Comme l’avait prévu Albert, Candy s’enfuit de sa chambre de méditation déguisée en Roméo puis elle se change et enfile dans le parc la robe de Juliette : Albert a prévu une robe large pour qu’elle ne soit pas gênée pour courir en cas de danger. Il la connait absolument par cœur comme si c’était lui qui l’avait faite.

Albert part en Afrique : il aime voir les animaux en liberté, c’est un spectacle magnifique pour lui.
Il travaille dans un petit dispensaire où il soigne des hommes et des bêtes.
Albert envoie une lettre à Candy dans laquelle il lui fait subtilement comprendre qu’elle doit partir du collège si elle n’y est pas heureuse (je l’explique dans la présentation de leur couple).

Il reçoit une lettre de Candy (elle l’avait écrite à l’oncle William, c’est donc Albert le destinataire) qui le remercie de tout son cœur de l’avoir adoptée, d’avoir voulu qu’elle, pauvre orpheline, fasse partie de la famille André, mais elle ne se sent pas bien au milieu des gens de ce monde, elle n’y est plus elle-même, elle lui demande pardon de tout abandonner pour partir à la recherche de sa propre voie. Elle renonce à être une André.
Dès qu’Albert a reçu ce courrier, il a chargé Georges d’apporter de l’argent à Candy (mais elle était déjà partie), et il a voulu quitter l’Afrique afin de revenir auprès de Candy, de crainte qu’elle ne retrouve Terry.

En traversant l’Italie, le train où il a pris place fut pris sous un bombardement. Albert a été blessé en voulant rattraper son sconse qui avait pris peur et qui a sauté du train. Bup avait pressenti le danger et a sauvé la vie de son maître.
Albert a été blessé par l’explosion, il était sur le front italien et a été envoyé dans un hôpital de campagne avant d’être transféré à Chicago.
Il n’arrêtait pas de prononcer les mots ‘‘Amérique’’ et ‘‘Chicago’’ dans son délire, c’est pourquoi il a heureusement été transféré à l’hôpital Sainte Joanna de Chicago, celui où Candy travaille.
Albert, ayant Candy dans la peau, pensait à elle dans son délire car c’est évidemment pour elle qu’il voulait retourner aux Etats-Unis.

Albert est pris pour un espion et conduit dans un convoi de blessés, c’est le premier « blessé de guerre » qui arrive à l’hôpital Ste Joanna. Dès son arrivée, Candy le reconnait et s’occupe de Bup le temps qu’Albert guérisse.
Candy court après le médecin qui transporte Albert, il lui dit que cet homme a des réactions parfois brutales (c’est sa nature volcanique profonde qui se manifeste), les médecins ont dû lui donner des sédatifs.
Albert est devenu amnésique, il est impossible de l’identifier ; lorsqu’on l’interroge, il se contente de répondre : « Amérique Chicago »
Malgré ses recherches, l’hôpital ne l’a pas identifié et n’a pas pu obtenir des renseignements sur lui, le professeur Léonard ignore même s’il sera en mesure de payer les frais d’hôpital et décide que la chambre zéro est donc toute désignée : c’est une chambre réservée aux criminels et vagabonds.
Albert est affecté dans cette chambre maussade et insalubre, en désordre, sans soleil, à l’odeur nauséabonde, sale et humide.
Candy découvre Albert avec une mauvaise mine, amaigri et les traits tirés.
Il est le sujet principal de conversation dans tout l’hôpital qui croit que c’est un espion.
Heureusement que Candy va prendre soin de lui et l’aider à lui faire recouvrer la mémoire.

Lorsqu’Albert reprend conscience et qu’il voit Candy, il ne la reconnait pas.
Albert essaie de se souvenir, il répète ‘‘Chicago’’ et ‘‘Etats-Unis d’Amérique’’, mais cela lui fait mal à la tête, il est encore faible et le traumatisme est récent, il doit ménager ses forces et se reposer.
Albert ne comprend pas pourquoi Candy l’appelle Albert.
Pour lui éviter un autre choc, elle prétend qu’il ressemble beaucoup à son frère ainé qui s’appelle Albert. Malgré sa nature volcanique qui ressort, Albert ne peut s’empêcher de se montrer doux et souriant envers Candy.
Elle prend soin de lui du mieux qu’elle le peut, et lui apporte des fruits et des laitages m    ais c’est insuffisant pour qu’Albert puisse reprendre des forces, il a besoin de plats consistants pour se rétablir.
Candy travaille durement et avec acharnement pour obtenir son diplôme et pouvoir être officiellement en charge de la chambre zéro, afin de s’occuper d’Albert à plein temps.
Elle rend visite à Albert pendant sa pause, elle apporte des noisettes grillées pour Bup.

Albert sent qu’il est considéré comme un intrus, un objet de méfiance dans cet hôpital, sa fierté est atteinte. Albert sent qu’on le déteste, il n’a plus le moral, il déprime mais il est touché par Candy qui est bien la seule à le combler d’attentions.

Albert profite d’une absence de Candy pour disparaitre encore une fois, comme à son habitué ; même amnésique il a cette fâcheuse manie de disparaitre, c’est même un gros défaut.
Il lui laisse un mot d’adieu et se rend au parc national au bord du lac ; mais c’est sans compter la persévérance de Candy qui le retrouve : bien qu’elle n’ait pas eu l’occasion de le côtoyer intensément, elle le connait et quelque chose en elle le ressent puisqu’elle est sa destinée.

Albert ne voulait pas devenir pour Candy une trop lourde charge et préférait disparaitre, il se disait : « Qui n’a plus de mémoire n’a plus de passé ni d’espoir en l’avenir. Qui étais-je ? Comment ai-je vécu ? Le passé conditionne le présent et le présent l’avenir, et je n’ai plus qu’un présent qui s’écoule au jour le jour sans laisser de trace en nous. Qui étais-je ? Qui suis-je et que serais-je ? »
Albert veut retrouver son passé par ses propres moyens, il parle intérieurement à Candy en lui disant qu’elle s’est trop dévouée pour lui.
Candy lui avoue qu’il n’a jamais été un étranger pour elle, elle lui confie qu’elle le connait depuis des années.
Elle essaie de lui faire recouvrer la mémoire en lui rappelant les moments qu’ils ont passé ensemble, Albert pense que cela ne change malheureusement pas les choses car il ne sait toujours pas son nom de famille ni d’où il vient ; d’après ce qu’il entend, il n’a pas de travail, il va de-ci de-là, il apparaissait, disparaissait, réapparaissait comme une feuille poussée par le vent, il se demande même s’il n’est pas criminel.
Candy lui assure qu’il est un honnête homme, elle le connait ! Albert compte partir définitivement et revenir une fois que la mémoire lui sera revenue (mais c’est Candy sa mémoire, elle est la seule capable de la lui faire recouvrer !), c’est alors que Candy le supplie de rester et l’empêche avec grande émotion de la quitter (je décris toutes ces scènes dans la présentation de leur couple).
Candy le supplie de la laisser prendre soin de lui, sans lui elle n’est rien, si elle le perd, il ne lui resterait plus rien. Albert est profondément touché, Candy lui a redonné confiance en lui alors que tout le monde l’avait rejeté. Albert tient Candy qui se sert très fort contre lui, il s’avoue qu’il se sent si bien auprès d’elle, il a l’esprit en repos. C’est magnifique !

De retour à l’hôpital, Albert découvre que la chambre zéro est changée en grenier. Albert dit que c’est de sa faute car avant de partir, il a dit adieu au docteur Bobson et au directeur, et ce dernier a cru qu’il ne reviendrait pas.
Candy va voir le professeur Leonard dans son bureau, il lui dit que cet homme est guéri de ses blessures, il n’y a plus aucune raison de le garder, il n’a jamais été question de le garder jusqu’à ce qu’il retrouve la mémoire.
Cette nuit-là, Albert dort dans le camping-car que son neveu Alistair lui a prêté.
Albert promet à Candy de ne plus s’enfuir.
Candy veut vivre avec Albert pour prendre soin de lui, ils partent à la recherche d’un appartement. Candy en trouve un tout à fait approprié mais le propriétaire refuse de leur louer, choqué qu’un homme et une femme qui ne soient ni mari et femme, ni frère et sœur puissent vivre ensemble.
Albert et Candy logeront tout de même dans cet appartement grâce à Alistair et Archibald qui ont convaincu le propriétaire de leur louer.

Albert fait des efforts pour se souvenir, mais ses efforts l’épuisent.
Lorsque Candy s’est fait renvoyer par le professeur Léonard qui a découvert qu’elle vivait avec Albert, ce dernier a décidé de trouver du travail et a rapidement trouvé une place de plongeur dans un bar. Candy refuse, elle veut qu’il reste tranquillement dans l’appartement pour se reposer mais Albert veut gagner de l’argent (même si Candy a été réintégrée à son poste) et en même temps, il veut tenter de retrouver la mémoire en exerçant une activité.

Même amnésique, Albert reste fidèle à lui-même, il a toujours couvert Candy de cadeaux, et amnésique il a envie de lui en offrir : à l’hôpital, il aurait bien voulu lui offrir un cadeau pour la récompenser d’avoir réussi son examen ; dans leur appartement, il voulait lui offrir une belle robe pour qu’elle l’emporte en allant à New-York.
Même amnésique, Albert a toujours sa fâcheuse habitude de disparaitre, et il est attiré par la nature (comme expliqué un peu plus haut).
Même amnésique, Albert reste très intelligent et calculateur, il sait toujours tout diriger : par exemple, lorsque Martha, la grand-mère de Patricia, est tombée très malade, Albert a envoyé un télégramme qui devait être remis à Patricia dans une station intermédiaire ; d’après les calculs d’Albert, elle devait l’avoir en arrivant à Pittsburg.
Enfin et surtout, même amnésique, Albert aime Candy.


Comme expliqué dans la présentation du couple Albert/Candy, Candy a décidé de faire subir à Albert des traitements de choc pour lui faire recouvrer la mémoire.
Les efforts de Candy portent leur fruit, les coups qu’il a reçus sur la tête lui font ressurgir des souvenirs, il entend un bruit de train.
C’est au tour d’Alistair de tenter de lui faire subir un traitement de choc à deux reprises :
- Il crée une invention mettant en scène un faux incendie.
- Lors d’un pique-nique, il cogne la tête d’Albert avec un remémorisateur (un maillet en caoutchouc).

Grâce à cette amnésie, Albert a eu l’occasion de passer du temps avec ses deux neveux Alistair et Archibald et d’apprendre à mieux les connaitre.
En se rendant au pique-nique, ils tombent en panne, Albert et Archibald poussent la camionnette, se salissent et rient ensemble.
Albert a pu avoir des discussions avec Alistair et a tenté, sans succès, de le dissuader de s’engager.
Leurs soins et leurs attentions font le plus grand bien à Albert mais comme il le dit si bien c’est à Candy qu’il le doit.
Grâce à tous ces soins et traitements de choc, il semble assez confusément à Albert que depuis quelques temps il sent revivre en lui certaines images, elles n’évoquent que bombardement et cris de douleur (puisque c’est lorsque le train dans lequel il se trouvait a explosé qu’il a été blessé).

Avant d’accepter de rejoindre Terry à New-York, Candy voulait obtenir le consentement d’Albert. Celui-ci lui a conseillé de partir sans crainte, mais il est rassuré de savoir que Candy compte revenir de Broadway. Candy est sa mémoire, il a besoin d’elle, tout est si paisible et rassurant quand elle est là (et il le dit). Il l’aime et aime vivre avec elle, il voudrait que les instants qu’il partage avec Candy ne s’arrêtent jamais.

Albert est heureux de retrouver Candy (dans le manga, on retrouve Albert avec les cheveux plus courts). Candy s’évanouit dans ses bras ; heureusement pour Albert, elle s’est séparée de Terry. Cette histoire avec Susanna Marlow l’a atteinte psychologiquement, elle en devient fiévreuse ; Albert comprend de suite que le mal de Candy est uniquement psychologique et que c’est en lien avec Terry.
Albert prend soin d’elle et Candy lui confie tout ce qui lui est arrivé, elle lui avoue qu’elle a aimé Terry parce qu’il était malheureux.
Albert la console, Candy se sent soudainement mieux, c’est avec Albert qu’elle se sent le mieux.

Albert sort faire les courses pour préparer un grand diner à Candy, et se fait renverser par une voiture. Il est transporté à l’Happy Clinic, une toute petite clinique qui appartient au docteur Martin, il est seul à s’occuper des malades et soigne tout le monde sans aucune distinction d’appartenance sociale ou ethnique, il soigne même les animaux sans rien demander en retour.
Candy rejoint Albert à toute vitesse, il a subi un traumatisme crânien. Candy prévient le docteur Martin qu’Albert en a déjà subi un qui lui a fait perdre la mémoire.
Le docteur lui répond que c’est tant mieux car ce nouveau choc pourrait la lui faire retrouver et c’est effectivement le cas : Albert se souvient de son accident, il se revoit avec Bup sur son épaule ; sentant le danger, Bup a tout d’un coup sauté du train et lui a sauvé la vie.
Albert a sauté pour le rattraper et lui a couru après, le train a alors explosé.
Le docteur assure à Albert que ses souvenirs émergeront petit à petit car il vit dans une sorte de brouillard. Le docteur Martin s’est très bien occupé d’Albert contrairement à l’équipe médicale de Sainte Joanna.

 

Candy et Albert partent ensemble de la clinique, elle marche agrippée à son bras. Albert espère pouvoir rester à jamais auprès d’elle mais il ne sait pas s’il pourra, puisqu’il ne sait pas s’il a déjà une famille qui l’attend.

Albert retrouve la mémoire en plein travail. L’accident de voiture qu’il a subi lui a permis de recouvrir la mémoire mais les soins de Candy furent d’une aide bien plus précieuse, Albert disait lui-même que Candy est sa mémoire.

Il est heureux de vivre avec Candy, mais il se dit qu’il ne va plus pouvoir vivre sous le même toit qu’elle sinon elle s’apercevrait rapidement qu’il a recouvré la mémoire ; il décide alors de lui cacher qu’il a retrouvé la mémoire.
Cette malheureuse mais aussi bénéfique expérience a fait ouvrir les yeux à Albert, il comprend combien il peut être dangereux de n’être qu’un homme de l’ombre et décide enfin d’assumer ses responsabilités, et de ne plus jamais quitter Candy.
Albert reprend contact avec Georges et prépare son retour dans le monde comme chef de la famille.

Ayant retrouvé la mémoire, Albert reprend ses bonnes vieilles habitudes : il a remis ses lunettes fumées, s’achète une voiture et emmène immédiatement Candy au parc pour lui faire une merveilleuse déclaration, c’est une véritable demande en mariage (que je détaille dans la présentation de leur couple). Candy en pleure, elle est submergée par l’émotion et accepte sa demande.

Albert va sûrement récompenser le docteur Martin pour l’avoir si bien soigné, pour sa gentillesse et son professionnalisme. Le docteur Martin faisait entièrement confiance en Albert, et il s’est occupé de lui avec bienveillance alors que le personnel de l’hôpital l’avait rejeté et laissé à l’abandon.

Albert couvre Candy de cadeaux, il prétend qu’il travaille à l’institut zoologique et qu’il s’y fait des pourboires. Albert est un vrai manipulateur qui a le mensonge facile.

Albert compte révéler sa véritable identité : il rencontre ses hommes de main auxquels il donne des instructions pour préparer son arrivée au grand jour, Albert va enfin cesser d’être un homme de l’ombre.

Dans un bar, Albert donne des instructions à ses hommes de main. Il entend une personne derrière lui réciter une scène de Roméo et Juliette.
Albert reconnait du Shakespeare, se retourne et voit Terry.
Il va le voir, Terry prétend ne pas le reconnaitre et tente de le frapper, Albert refuse de se battre au nom de leur vieille amitié. Terry persiste : « Allez battez-vous si vous n’êtes pas un lâche ! » Albert lui assène un coup de poing qui le propulse au sol. Terry revient à la charge, Albert s’énerve et le massacre à coups de poing pour le calmer et le réveiller.

Terry persiste à nier son identité, Albert lui assène un coup de poing encore plus puissant en pleine face qui le propulse à la renverse et l’assomme.
Albert le réveille en lui déversant de l’eau froide sur le visage.
Terry lui demande de lui donner une bonne correction, Albert se prend de pitié pour Terry, il a bien vu qu’il était éperdument amoureux de Candy, qu’il est dans cet état à cause de leur séparation dont il ne se remet pas ; ayant de la peine, Albert le sert contre lui, le console, mais jamais il ne lui remettra sa Candy !

 

Albert discute avec Terry qui lui avoue avoir échappé à Susanna pour retrouver Candy, Albert l’avait compris. Terry lui dit qu’il savait qu’il ne pourrait jamais oublier Candy alors il est venu à Chicago, mais il ne voulait pas qu’elle le voit dans cet état.
Albert lui dit qu’il ne faut jamais désespérer, tout peut s’arranger ; Terry pense avoir touché le fond et croit ne plus refaire sa vie. Albert lui assure vivement qu’on peut toujours remonter la pente, il lui interdit de se laisser aller au désespoir et l’encourage à continuer sa carrière.
Il lui parle de Candy qui a su réagir à temps, aller de l’avant, elle a surmonté cette situation. Albert l’emmène voir Candy au loin en train de s’occuper de ses malades à la clinique, Albert savait que Terry verrait une Candy souriante qui a tourné la page de leur histoire.
Albert lui explique que Candy a été renvoyée de l’hôpital à la suite d’une cabale dirigée contre elle, mais elle n’a pas renoncé à se battre, elle a décidé de poursuivre dans la voie qu’elle avait choisie. Albert lui explique que Candy atteindra toujours le but qu’elle s’est fixé malgré les embûches.
Terry voit une Candy heureuse et épanouie ; par fierté et avec un pincement au cœur, il décide de retourner à New-York reprendre sa place dans la troupe pour le plus grand bonheur d’Albert qui savait très bien que Terry si fier et orgueilleux s’en irait à la vue d’une Candy qui ne se morfond pas de lui.
Avant qu’il ne parte, Albert lui demande s’il va revoir Candy, il veut être certain que Terry ne la reverra pas. Terry assure qu’il ne la reverra pas, il sait que c’est mieux ainsi et dit adieu pour toujours à Candy. Il repart pour le plus grand soulagement d’Albert car bien qu’il se soit pris de pitié pour Terry, il est hors de question qu’il lui laisse sa Candy, il a déjà failli la perdre, il a compris la leçon et ne la laissera plus jamais s’éloigner de lui.

Définitivement débarrassé de Terry, Albert s’en va l’esprit tranquille et le cœur rassuré ; avant de partir, il écrit à Candy pour l’informer qu’il a retrouvé son passé.
En attendant son retour, Albert confie Candy au docteur Martin.
Albert laisse une Candy totalement perdue et désespérée sans lui, elle est encore loin de s’imaginer qu’Albert part pour mieux revenir afin de dévoiler au grand jour sa véritable identité, se montrer officiellement en public et ne plus se séparer d’elle afin de ne pas la perdre.
Lorsqu’Albert était amnésique, son avenir fût grandement mis en péril car presque personne ne savait qu’il était le maître de la famille André et la tante Elroy ne savait guère où le retrouver ; elle était d’ailleurs habituée aux multiples vagabondages d’Albert et n’avait aucune idée de l’endroit où il pouvait se trouver s’il ne la contactait pas.
Il était donc grand temps qu’Albert dise la vérité, qu’il sorte de l’ombre et assume ses devoirs.

Il faut impérativement prendre en compte le fait qu’Albert n’aimait pas le monde des gens fortunés, leur présence, leur caractère, leur façon de penser, il préférait fuir ses responsabilités pour ne pas avoir affaire à ce monde là.
Parmi les gens de ce milieu, il n’aimait que sa sœur ainée car elle était très différente et sa mort a été un grand traumatisme pour lui.
N’ayant plus d’attache dans ce monde, Albert a fini par le fuir. Mais sa rencontre avec Candy et surtout le fait qu’il soit devenu amnésique, qu’il soit devenu ‘‘personne’’, lui a fait prendre conscience qu’il devait cesser de rester dans l’ombre, qu’il devait dévoiler sa véritable identité et assumer ses responsabilités au grand jour. Il ne pouvait plus les fuir en passant son temps à vagabonder, à s’évader, à se consacrer aux animaux et secourir les plus démunis.
Le fait d’avoir été amnésique lui a fait prendre conscience qu’il pouvait perdre Candy, cette terrifiante expérience lui a fait l’effet d’un électrochoc bénéfique, on peut dire qu’il a reçu une bonne leçon.


Albert confie qu’il souhaitait vivement assister aux funérailles d’Anthony et d’Alistair, il voulait se recueillir sur leurs tombes, et prier pour le repos de leurs âmes, mais il ne pouvait pas le faire aussi longtemps qu’il n’avait pas été officiellement reconnu et intronisé. Il a dû se contenter de le faire de loin et à l’insu de tous.
Albert a au moins eu l’occasion de mieux connaitre Alistair, il a passé des moments avec lui grâce à Candy qui lui a permis ce plaisir.


À la fin du dessin animé, Georges conduit Candy à Lakewood, dans l’une des demeures de l’oncle William, afin qu’Albert lui avoue enfin toute la vérité à savoir qu’il est l’oncle William, l’auteur de tous les bienfaits dont elle fut gratifiée (je décris précisément ces scènes dans la présentation du couple Albert/Candy).
Il empêchera le mariage arrangé entre Candy et Neil et fait bien comprendre qu’il va faire payer aux Legrand le mal qu’ils ont fait à Candy.

Albert propose à Candy de retourner passer quelques temps auprès de Melle Pony pour se remettre de toutes ses émotions et faire le point sur ses projets d’avenir.
Là-bas, Albert a organisé un grand festin, il lui révélera en costume folklorique écossais qu’il est son prince des collines, son premier et dernier amour, l’amour de toute une vie…
D’ailleurs, Candy n’a jamais cessé de l’aimer, elle voyait et aimait le prince des collines en Anthony, et c’est Anthony qu’elle a vu et aimé en Terry, tout la conduisait inévitablement à Albert, sa moitié.
Terry n’était qu’un remède pour Candy, une passation de chagrin, il lui a permis de surmonter l’épreuve de la mort d’Anthony, mais sûrement pas de l’oublier.
Elle a confié à Albert que si elle avait aimé Terry, c’était parce qu’il était malheureux, il ne représente donc en rien un grand amour pour elle, et le fait pour elle de s’occuper d’un être malheureux lui permettait ainsi d’oublier ses propres malheurs.
Candy n’a été véritablement heureuse, apaisée et épanouie qu’auprès d’Albert et comme Albert le dit si bien, Candy a besoin de tendresse et l’homme qui peut lui apporter cette tendresse, c’est bien Albert.

Sa relation avec Candy est le fruit d’une évolution, de solides bases ont été construites entre eux dès le jour de leur rencontre. Albert n’a jamais eu une relation fraternelle avec Candy et encore moins une relation paternelle ; n’oublions pas que Candy a renoncé à être une André, l’oncle William n’est donc plus son père adoptif. De plus, l’oncle William l’avait adoptée pour la protéger, l’avoir sous son aile afin de la surveiller de plus près et la préserver. Il savait pertinemment que lorsqu’elle aurait atteint l’âge adulte, il aurait mis un terme à cette adoption afin de pouvoir l’épouser.
Albert a procédé par étapes : il y a été en douceur, car au début Candy n’est qu’une petite-fille, il ne pouvait évidemment pas se comporter comme un amoureux même s’il avait assez tôt projeté un avenir auprès d’elle. On perçoit au fur et à mesure de l’histoire une nette évolution de son comportement vis-à-vis d’elle jusqu’à sa demande en mariage et sa déclaration finale.

Albert est l’élément clé de l’œuvre Candy. Où qu’elle aille, quoi qu’elle fasse, il est là ; l’ombre d’Albert plane assurément et se manifeste toujours dans la difficulté pour dissiper, adoucir et embellir ses moments rudes et ses chemins raides qu’elle doit surmonter.
Candy lui doit vraiment tout, Albert est son sauveur, son protecteur, son consolateur, son apaisement, son refuge, son conseiller, son guide, son équilibre.... Il réunit toutes les qualités qu’un mari doit avoir pour encadrer, recadrer et combler Candy.
Albert est le passé, le présent et l’avenir de Candy.

 

Anthony Brown est le neveu d’Albert, le cousin d’Alistair et Archibald, ainsi que le cousin éloigné de Daniel et Elisa. Il s’entend à merveille avec Alistair et Archibald, mais il ne supporte pas les odieux Daniel et Elisa.
Alistair et Archibald considèrent Anthony comme leur petit-frère. Ils ont passé leur enfance ensemble, et ont fait de nombreuses bêtises, ils forment un trio inséparable et extrêmement soudé.

Sa mère, la douce Rosemary Brown, est morte quand il était petit. Sa disparition l’a profondément atteint et traumatisé, Anthony ne cesse de penser à elle et de la mentionner.
On apprend dans le manga que Rosemary était souffrante avant la naissance d’Anthony, et après l’accouchement, sa maladie ne fit qu’empirer.
Le père d’Anthony est marin. Il est toujours en voyage, c’est pour cela qu’Anthony vit avec ses cousins Alistair et Archibald. Ils sont tous les trois comme frères, ils ont passé leur enfance ensemble et faisaient tout pleins de bêtises. C’était toujours Anthony qui se faisait gronder mais il était très calme donc vite pardonné. Au contraire, quand Alistair et Archibald se faisaient attraper, on les pendait tous deux à un arbre hi hi…

Physiquement, Anthony ressemble à s’y méprendre au prince des collines c'est-à-dire à son oncle Albert ; Anthony est en effet le portrait craché d’Albert, si ce n’est qu’Albert avait l’air plus affirmé à son âge.
C’est un garçon très raffiné et élégant, aux manières distinguées et délicates avec un langage toujours correct et très respectueux. Il a des cheveux blonds et de grands yeux bleus profonds, on a l’impression de s’y noyer lorsqu’on les regarde.

Anthony est un jeune garçon au grand cœur, il est souriant, avenant, compatissant et plein d’humilité malgré sa très haute position sociale. Anthony traite son personnel avec égard et respect, il n’hésite d’ailleurs pas à participer aux tâches et à se salir les mains notamment en soignant le jardin en souvenir de sa mère.
Il suscite l’amour et l’attachement de ceux qui l’entourent et le côtoient.
Il a horreur de l’injustice et n’hésite pas à intervenir avec véhémence pour rétablir la vérité, l’ordre et la justice.
Anthony est un garçon honnête, très courageux et plein de ressources.
Malgré son jeune âge, il est mûr, très réfléchi, il a la tête sur les épaules.
Il est certes d’une nature très calme, douce et tendre mais il a aussi le sang chaud, une caractéristique qu’il a héritée de son oncle Albert. Anthony est délicat mais il sait faire preuve d’autorité et de fermeté, allant parfois jusqu’à recourir à la force brutale, quand le besoin s’en fait sentir ; il est loin d’être une petite nature.

Au plan de ses loisirs, Anthony exerce exactement ceux de sa défunte mère :
- Il pratique l’équitation sur son beau cheval blanc, il aime énormément galoper tout comme sa mère.
- Les roses sont un véritable trésor pour Anthony, il a hérité sa passion de la culture des roses de sa chère et tendre mère. Il devient enragé quand on s’attaque à ses roses ; à travers elles, c’est la mémoire de sa mère qu’il honore car elle vit éternellement dans ses roses qu’elle aimait tant.
On apprend dans le manga que le portail des roses est la création d’Anthony.
La roseraie où Anthony passe tant de temps a été créée par sa mère, Anthony confie qu’il n’y a que dans ce lieu qu’il se sente vraiment chez lui.

Candy croyait que c’était Anthony son prince des collines lorsqu’ils se rencontrent pour la première fois près du portail des roses d’Anthony. Comme expliqué dans la présentation de leur couple, Anthony la rassure et la console après l’avoir trouvée en larmes.
Dès qu’il a rencontré Candy, Anthony l’a beaucoup aimée, il en tombe amoureux, prend soin d’elle, lui apporte douceur tendresse et protection et ne cesse de la défendre face aux méchancetés de Daniel et Elisa.

Il retrouve Candy à la grande fête organisée par les André et ils valsent ensemble, Anthony n’a d’yeux que pour Candy (comme expliqué dans la présentation de leur couple).
Il découvre ensuite qu’elle fait le travail d’un palefrenier chez les Legrand, et qu’elle dort à l’écurie. Candy l’avait aidé à porter des choses lourdes, Anthony va s’en vouloir, s’il avait su qu’elle était si maltraitée chez les Legrand, jamais il ne l’aurait laissée l’aider.
Il vient la voir dans l’écurie pour lui offrir une rose. Candy ne connaissant pas la date de son anniversaire, Anthony décide que le jour où il la reverra, ce sera la date d’anniversaire de Candy, et il lui offrira une rose encore plus belle que celle qu’il vient de lui offrir.

Anthony est très en colère : quelqu’un a pénétré dans sa roseraie pour voler des roses qui ont de surcroit été coupées de façon barbare.
Elisa, qui espère séparer Anthony de Candy, prévient Anthony que Candy a des roses dans l’écurie. C’est Daniel le coupable et Elisa le sait très bien.
Anthony se demande si c’est Candy qui a coupé ses roses. Alistair, qui prend constamment la défense de Candy, lui dit que si c’est elle, il ne faut pas lui en vouloir.
Archibald a trouvé une preuve : un garde chasse a vu Daniel. Anthony saute sur Daniel pour lui faire avouer son tort. Alistair le piège en disant que lorsque l’on ment son détecteur de mensonge (qui est en fait un archi projecteur) s’allume ; quand Daniel le touche, il s’allume. Anthony menace Daniel de parler, il avoue donc être venu hier soir et avoir volé les roses pour faire accuser Candy. Anthony lui assène un coup de poing.
Anthony apprend ensuite que Candy a disparu, il la recherche toute la nuit et quand il la retrouve, il la conduit dans sa roseraie pour lui offrir les roses blanches qu’il a nommées « Tendre Candy » (les scènes sont précisément décrites dans le sujet du couple Anthony/Candy).

Anthony, Archibald et Alistair ont eu la bonne idée de flatter leur tante Elroy en lui disant notamment qu’elle est la seule à pouvoir apprendre les bonnes manières à Candy, ils ont dû dresser un portrait négatif de Candy mais c’était pour la bonne cause. Elroy a accepté Candy mais Elisa est intervenue pour tout gâcher.
Anthony est en colère contre elle, il dit à Candy : « Cette odieuse Elisa, elle est aussi méchante que trente six démons. » puis il l’emmène en promenade sur son cheval blanc et lui déclare son amour (la scène est décrite dans le couple Anthony/Candy).

Lorsque tante Elroy leur a ordonné de ne plus voir Candy en croyant que c’est une voleuse, c’est Anthony qui s’est rebellé : « Non je n’obéirai pas ! Je ne peux pas admettre l’injustice. » s’écrie-t-il. Anthony n’avait pourtant jamais discuté les ordres de tante Elroy.
Anthony sait que Daniel est coupable, que c’est lui qui a orchestré avec sa sœur le vol des bijoux Legrand pour faire accuser Candy. Il pénètre de nuit dans sa chambre accompagné d’Archibald et Alistair, ils rossent tous les trois Daniel. Celui-ci avoue son méfait et jure sur l’honneur de la famille Legrand de dire la vérité à la tante Elroy.
Anthony revient le lendemain à dix heures comme convenu pour que Daniel avoue mais celui-ci lui apprend avec joie que Candy est déjà partie. Anthony le croit car M. Durosier confirme la mauvaise nouvelle, Anthony se précipite pour rattraper Candy mais il est trop tard.
Anthony, Archibald et Alistair, vêtus de leur costume écossais, lui jouent une sérénade d’adieu. Anthony jure qu’il la reverra.
Anthony n’arrête pas de penser à Candy. Alistair, Archibald et lui ont volé à son secours en apprenant qu’elle avait été kidnappée. Anthony a la chance de la retrouver au portail où fleurissent les roses (comme expliqué dans la présentation du couple Anthony/Candy).

Anthony a la grande joie d’apprendre que Candy a été adoptée par l’oncle William.
Anthony, Alistair et Archibald avaient chacun eu l’idée de leur côté, sans se consulter, d’écrire à l’oncle William pour qu’il adopte Candy. La lettre d’Anthony a été la plus longue et la plus explicite.
Il est si heureux de vivre avec sa tendre Candy, son seul souhait est qu’elle soit la plus heureuse du monde.
Comme expliqué dans la présentation du couple Anthony/Candy, lorsque Candy va lui parler de son prince des collines qui lui ressemble tant, Anthony sera très déçu, dans un profond désarroi, pensant alors que Candy l’aimait seulement parce qu’il ressemblait au prince des collines ; mais Candy va le rassurer et lui dire notamment « Je t’aime pour toi. »
Il y a une part de vérité en ce que Candy a aimé Anthony tout d’abord parce qu’elle a vu en lui son prince des collines, mais Candy a ensuite aimé Anthony pour lui-même, pour tout ce qu’il est.

Pour faire une longue promenade à cheval en compagnie d’Anthony, Elisa prétexte qu’elle va lui présenter un fermier possédant une nouvelle espèce de roses. S’apercevant du mensonge, Anthony est sur le point de faire demi-tour mais Elisa se met à fouetter son cheval qui part au galop, et elle heurte la charrette de Tom, l’ami de Candy, dont les bidons de lait se renversent.
C’est ainsi qu’Anthony rencontre Tom.
Plus tard, Anthony vient présenter ses excuses à Tom, il lui dit qu’il fera tout ce qu’il voudra. Tom lui assène un coup de poing, il veut régler les choses à la « manière cow-boy » Anthony lui rend la pareille, ils se battent et Anthony l’emporte. Tom et Anthony deviennent ainsi amis.
On peut constater qu’Anthony a bien amoché Tom.

Anthony transporte des bidons de lait pour aider Tom qui réalise qu’il a mal jugé Anthony (toutes les scènes du dessin animé entre Anthony et Tom n’existent pas dans le manga).
Elroy lui reproche de s’être abaissé cette tâche et reproche à Candy d’être la fautive, elle ne reconnait plus les trois garçons.
Anthony lui dit : « Nous nous sommes réveillés, voilà tout. »
Elroy décide de l’éloigner de Candy et l’envoie dans la maison de la forêt mais Anthony correspond avec Candy via un pigeon voyageur.
Anthony annonce à Candy qu’il va participer à un rodéo qui aura lieu dans le village de Tom.
Tante Elroy s’y oppose et lui envoie Candy pour l’en dissuader. Anthony retrouve sa Candy à la maison de la forêt, il lui dit qu’elle est devenue une vraie jeune fille du monde.
Anthony s’est rendu compte qu’il aspirait à autre chose : il veut travailler et gagner sa vie comme Tom.
Cependant, Elroy a envoyé un émissaire au comité du rodéo l’empêchant ainsi d’y participer.
Anthony se met en colère et veut quitter la maison familiale.

Grâce à l’idée de Candy, Tom dit à Elroy qu’un bruit court en ville : Anthony a eu peur de participer au rodéo, il a eu honte de l’avouer alors il a raconté à tout le monde que c’est sa grand-tante qui l’en empêchait.
Le plan de Candy se déroule comme prévu : Elroy annonce aux enfants qu’elle leur permet de participer au rodéo pour préserver l’honneur de la famille et elle ne saurait tolérer un échec.

Le jour de la compétition est arrivé : au tour d’Anthony au rodéo, Candy a une sorte de prémonition, elle ressent quelque chose de terriblement grave ; et tante Elroy, affolée, a hurlé le prénom d’Anthony. C’est le premier signe du sort funeste d’Anthony.
Ce sont Elroy et Candy qui ont ressenti un mauvais pressentiment car elles sont les personnes qui aiment Anthony le plus au monde.

Anthony réalise la meilleure performance (il tient 38 secondes) et gagne la compétition de rodéo, il bat même Tom (qui a tenu 20 secondes). Anthony gagne un veau en récompense.
Cette compétition n’existe pas dans le manga.

En cherchant une personne pour s’occuper du veau qu’Anthony a gagné en remportant le rodéo, Anthony et Candy rencontrent M. Steve qui accepte de le prendre mais il veut les payer en échange.
Anthony n’a jamais dépensé d’argent parce qu’on lui a toujours tout acheté. Il décide donc de dépenser l’argent qu’il vient de gagner pour le plaisir : Candy et lui font un tour de manège, puis ils mangent des hot-dogs : c’est la première fois qu’Anthony mangeait debout et avec les doigts (sans utiliser de couverts).
Ils visitent ensuite une diseuse de bonne aventure. Quand elle tire les cartes à Anthony, la carte de la mort apparait. Effrayée, la diseuse de bonne aventure recommence mais le résultat morbide se reproduit. C’est le deuxième signe du sort funeste d’Anthony.
Apeurée, Candy demande s’il va arriver quelque chose de mal à Anthony. La diseuse de bonne aventure répond que parfois il vaut mieux ne pas savoir ce que l’avenir nous réserve. Anthony n’a pas peur, il tente de rassurer Candy mais elle reste très effrayée.
Ces mauvais présages de la carte et du rodéo n’existent pas dans le manga.

Elroy leur reproche cette escapade et rejette la faute sur Candy. Anthony a horreur qu’on soit injuste avec Candy, il ne supporte pas que tante Elroy lui fasse des reproches.

Anthony se décide enfin à confier à Candy les souvenirs de sa défunte mère, comme s’il éprouvait le besoin de lui révéler tout ce qu’il préservait dans son cœur avant qu’il ne soit trop tard :
Candy ressemble tant à sa mère que ce soit physiquement mais aussi du point de vue de la personnalité : tout comme Candy, la mère d’Anthony était bonne, souriante, gaie et elle n’était pas comme les autres.
On aurait dit une fleur dit-il, s’il voulait la retrouver il n’avait qu’à aller au jardin, elle y était toujours, puis elle s’est fanée et envolée comme une fleur ; Anthony ressentait que sa mère allait le quitter, il la cherchait dans le jardin, les pétales de roses tourbillonnaient emportés par le vent. Anthony pleurait, il avait peur que sa mère le quitte, sa mère lui disait que les fleurs s’épanouissent et après elles se fanent, ainsi va la vie, mais elles renaissent sans cesse. Elle savait que sa fin était proche et lui disait que si un jour elle disparaissait, ce ne serait pas très grave parce qu’elle vivra pour toujours dans son cœur.

 

Très peu de temps après, Rosemary est morte.
Dans le manga, Anthony précise que sa mère était fragile, il y avait beaucoup de pétales par terre quand elle est morte ; lorsqu’il était petit, Anthony détestait voir les pétales s’envoler, il pleurait toujours au milieu des pétales en cherchant sa mère car il avait peur qu’elle disparaisse. Anthony ressentait que sa mère allait le quitter. Sa mère lui disait que les fleurs fleurissent puis se fanent ; lorsque les gens meurent et disparaissent, ils réapparaissent encore plus fortement dans le cœur de chacun. Rosemary était gravement malade, elle est morte trois mois plus tard.

Anthony dit que sa mère vivra à jamais dans son cœur aussi longtemps qu’il y aura des fleurs, raison pour laquelle il aime autant les roses, sa mère les aimait, il y en avait partout dans le jardin, Anthony a suivi l’exemple de sa mère. Candy est triste pour lui.
Il se confie à Candy comme s’il pressentait qu’il allait la quitter pour toujours, comme si c’était le moment de la prévenir, il la rassurait sur le fait que si un jour cela se produisait, il vivrait toujours dans son cœur à travers ses roses.
Anthony lui dit soudainement : « Si jamais un jour je disparais » Candy saute immédiatement dans ses bras et l’interrompt : « Oh non ne dis pas ça » angoisse-t-elle.
En voyant sa peur et son angoisse, Anthony se reprend et tente de la rassurer en prétendant qu’il plaisante, et en même temps la rose blanche qu’il tient dans les mains tombe et s’écrase au sol en signe du destin funeste qui l’attend. C’est le troisième signe du sort funeste d’Anthony.

De son côté, Candy ne fait que des cauchemars, elle est liée à Anthony et ressent que quelque chose de grave va lui arriver (le quatrième signe du sort funeste d’Anthony est plus précisément décrit dans le couple Anthony/Candy : elle fait des cauchemars dans lesquels elle voit Anthony se faner comme une fleur, elle ouvre les rideaux et voit les pétales de roses s’envolant et tourbillonnant dans le vent. C’est exactement ce qu’Anthony voyait peu avant que sa mère ne meure, le mauvais présage se reproduit.)
Candy confie à Anthony les mauvais présages qui la tourmentent : les cartes, le cauchemar. Anthony en rit, il n’est pas superstitieux, il lui dit qu’ils sont seuls responsables de ce qui leur arrive et remonte le moral de Candy.

Tous les ans, une grande chasse au renard est organisée par les André, c’est l’événement de l’année. Pour l’occasion, Candy sera présentée officiellement à toute la famille.
Le jour de la chasse, Anthony fait exprès de s’éloigner de la troupe avec Candy pour lui montrer un très bel endroit. Anthony lui demande de l’emmener un jour voir les collines de Pony, il veut connaitre et aller voir où Candy a grandi car il veut finir sa vie avec elle.
Candy le voit sauter un obstacle, elle a peur. Anthony lui demande d’essayer, il la regarde fixement, les yeux pétillants, il lui dit qu’elle a le même regard que sa mère quand elle parlait des chevaux, elle aimait énormément galoper, il dit qu’elle s’est éteinte tout doucement un peu comme la flamme d’une bougie sous la brise.
Comme expliqué dans la présentation de leur couple, Candy lui déclare son amour, il est le prince charmant dont elle a toujours rêvé.
Anthony lui annonce qu’il lui dira ce qu’il pense d’elle le jour où ils iront tous deux voir Melle Pony : il comptait demander à Melle Pony la main de Candy car il sait que c’est sa maman, que c’est la femme qui l’a élevée et qu’elle aime le plus au monde.
En galopant, Anthony et Candy parlent du prince des collines, du fait qu’il ressemble beaucoup à Anthony, quand soudain Anthony se rappelle que lorsqu’il était petit, il y avait toujours un petit garçon avec sa mère. Candy lui demande « c’était qui », Anthony dit qu’il vient de s’en souvenir, il est sur le point de lui révéler l’identité du prince des collines lorsque tout à coup un petit renard se dresse sur sa route. Anthony s’arrête pour ne pas le tuer, il tire les rênes de son cheval, dévie de trajectoire mais un piège à renard se referme sur le pied du cheval qui s’emballe de douleur et Anthony chute mortellement : il meurt sur le coup, la nuque brisée.
Quelle mort violente, subite et brutale !
Candy assiste impuissante à cette scène horrible, traumatisante et cauchemardesque, elle est comme paralysée, ce qu’elle redoutait le plus arrive. Elle trouve tout de même la force de descendre de son cheval, de s’approcher de son Anthony, de l’appeler, de le tirer désespérément vers elle afin qu’il se réveille mais n’ayant aucune réponse, voyant son corps sans vie, effrayée et mutilée par cette vision insupportable elle s’évanouit sur le corps de son bien-aimé.

Je pense qu’il est symbolique qu’Anthony décède au moment où il allait révéler à Candy que le prince des collines est Albert : il n’était pas le moment pour Candy d’apprendre cette nouvelle et surtout, bien malheureusement, Anthony était voué à disparaitre car Candy est destinée à épouser Albert. Si Anthony était resté vivant, c’est lui qui aurait épousé Candy.
Il aurait été un merveilleux mari pour Candy, tout comme le sera Albert, car il aurait offert à Candy tout ce dont elle a besoin : protection, affection, douceur et tendresse. Anthony était tout cela à la fois.

Son père est anéanti par sa mort, il a tout perdu. Il s’est rendu au portail des roses, il y est resté toute une nuit secoué de sanglots.

M. Durosier, devenu jardinier chez M. Watson, a planté les roses d’Anthony en souvenir de lui et afin de faire prospérer ce souvenir à jamais.

Le cœur d’Anthony vivra éternellement dans ses roses qu’il aimait et affectionnait tant et aussi dans le cœur de ceux qui l’ont tant aimé.
Anthony était un tendre et merveilleux garçon au cœur et à l’âme si purs, il reste inoubliable et irremplaçable.
Anthony est peut-être parti pour toujours mais tous ceux qui l’ont aimé continueront à l’aimer jusqu’à leur dernier soupir, et il vivra dans le cœur de Candy jusqu’à la fin des temps.

 

Archibald Cornwell est le petit-frère d’Alistair, le cousin d’Anthony, et le cousin éloigné d’Elisa et de Daniel.
Il est le neveu éloigné du membre le plus distingué de la noble famille André (à savoir Albert).

Archibald a les cheveux marron clair et les yeux marron.
C’est un jeune dandy, très élégant, distingué et classe.
Raffiné et plaisant, Archibald prend soin de sa personne, il ne supporte pas que ses tenues soient salies et il sent toujours bon.
Il est aussi très cultivé et très bon couturier, Archibald est en effet capable d’évaluer les mesures d’une personne au premier coup d’œil.
Malgré son apparence physique délicate et séduisante, Archibald a un très fort caractère, il a hérité du tempérament volcanique de son oncle Albert, et n’hésite pas à se battre lorsque le besoin s’en fait sentir.
Il a horreur de l’injustice, son cœur est bon et malgré sa très haute position sociale, Archibald garde les pieds sur terre, il est très humble, et se comporte avec bienveillance et générosité envers son prochain, indépendamment de sa classe sociale, lorsque celui-ci le mérite.

Archibald et Alistair sont inséparables. Archibald taquine toujours son frère au sujet de ses inventions qui tournent constamment à la catastrophe.
Il considère aussi Anthony comme son propre frère. Ils forment tous trois un trio soudé et indestructible. Ils ont tant de souvenirs qui les rattachent les uns aux autres, ils ont partagé d’innombrables instants de vie ensemble.

Dans le manga, on apprend que ses parents vivent en Arabie Saoudite. C’est pourquoi Alistair et lui sont venus vivre chez Anthony.

Candy le rencontre pour la première fois alors qu’il faisait une sieste dans une barque : à cause de Candy qui a touché la pierre qui permet d’ouvrir le portail, sa barque est emportée par les flots. Archibald lui crie de lui lancer la corde car le courant l’entraine. Archibald ne veut pas sauter à l’eau, il ne veut pas mouiller sa belle blouse de soie étincelante. Heureusement que Candy est adroite au lasso et lui évite de se mouiller.
Une fois sur la terre ferme, Archibald fait le baisemain à Candy ce qui la fait rougir, puis ils se présentent.
Dans le manga, Archibald lui dit qu’elle lui plait tout en lui faisant le baisemain.
Il lui envoie un baiser en partant, son frère Alistair est venu le chercher en voiture.

 

Archibald tombe amoureux de Candy dès le premier jour et à partir de cet instant il ne la quittera plus jamais, il lui apportera protection, tendresse et attentions.

Dans le manga, Candy réveille encore une fois Archibald sans le faire exprès pendant qu’il faisait sa sieste ; c’est la deuxième fois (en plus de la scène de la barque) qu’elle le réveille alors qu’il fait sa sieste.
Archibald le prend comme un signe du destin, il lui dit : « C’est toujours un plaisir de se faire réveiller par toi Candy » Il s’approche ensuite d’elle pour lui dire : « Candy je suis sûr que tu deviendras une belle femme, une très belle femme.» Ah si Alistair n’était pas arrivé à ce moment, Archibald aurait été plus loin…
Archibald se montre dès le départ entreprenant avec Candy.
Le soir, Archibald n’arrive plus à dormir, il n’arrête pas de penser à Candy en disant : « Cette fille avec les tâches de rousseur. Je ne peux pas m’empêcher de penser à elle. Ses magnifiques grands yeux verts… Elle ne peut plus s’arrêter quand elle se met à rire. Candy… »
Il envisage son avenir avec Candy portant de jolies robes, et lui l’escortant à tous les bals.


Archibald, qui a eu sans le savoir la même idée qu’Alistair, envoie une invitation personnelle pour Candy Neige pour la grande fête qui a lieu dans la demeure des André (les scènes de la grande fête sont décrites dans la présentation de Candy ; Archibald, Alistair et Anthony ont tout fait pour qu’elle se sente à l’aise).
Archibald et Alistair ont eu la même idée d’acheter une robe pour Candy et de surprendre tout le monde quand le bal commencera. Alistair et Archibald ont toujours les mêmes idées.
C’est Anthony qui avait trouvé un compromis : faire une seule robe avec les deux en y mettant le plus joli de chacune. Archibald s’est chargé de la confectionner.

Dans le manga, Archibald est jaloux qu’Alistair conduise Candy à sa nouvelle chambre tout en lui fermant les yeux de ses deux mains, il lui crie : « Alistair ! T’as fini de la garder dans tes bras ! »


La mort d’Anthony l’a fortement meurtri, Archibald a perdu un frère. Cette perte l’a profondément affligé, il ne pensait pas qu’il puisse se séparer ainsi de lui aussi tôt, plus rien ne sera comme avant, mais il se console auprès de son frère Alistair qui lui redonne force et courage.

Dans le manga, après la mort d’Anthony et le départ de Candy chez Melle Pony, Candy lui manquait tant, Archibald disait que Candy est leur lumière et leur sourire.


Archibald intègre le collège royal de Saint-Paul de Londres avec son frère et Candy.
Archibald y rencontre Terry, ce sont deux fortes têtes qui ne s’entendent pas.
La relation Terry-Candy l’agace beaucoup et il se bagarrera souvent avec Terry.
En vérité, Archibald déteste Terry parce qu’il est jaloux qu’il tourne autour de Candy, puisque lui aussi en est très amoureux. De plus, ce serait un affront pour lui que Candy puisse choisir un garçon aussi dévergondé que Terry, alors que lui-même avait tout fait pour la conquérir.
Leur premier conflit eut lieu le jour où Terry a frappé Archibald parce qu’il est entré dans sa chambre par erreur.


Archibald reçoit chaque semaine une lettre d’Annie Brighton, mais Archibald ne veut pas les lire, cette jeune fille ne l’intéresse pas du tout, d’autant plus qu’il est très amoureux de Candy.

Archibald ne cesse de couvrir Candy de ses attentions.
Lorsqu’Elroy apporte des cadeaux pour Neil, Elisa, Archibald et Alistair, Archibald lui reproche de ne pas avoir apporté de cadeau pour Candy, il lui rappelle qu’elle fait elle aussi partie de la famille André.

Annie Brighton intègre le collège royal de Saint-Paul et accapare Archibald. Celui-ci ne nourrit aucun sentiment pour elle, il affiche au grand jour son amour pour Candy (les scènes sont décrites dans le couple Archibald/Annie).

Archibald ne supporte pas que Candy puisse se rapprocher de Terry. Il fait une crise de jalousie à Candy : il l’a vue assise près de Terry.
Archibald appelle Candy d’une voix grave, sèche et autoritaire : « Candy ! » Le visage en colère, il surgit du buisson, il lui reproche d’être avec Terry et lui conseille de ne plus le revoir. Candy lui dit que s’il est comme cela c’est parce que personne ne le comprend, mais il n’est pas si méchant qu’on le croit dans le fond. Archibald refuse qu’elle se lie d’amitié avec lui. Candy ne comprend pas, elle n’a jamais vu Archibald dans cet état.
Archibald est sur le point de lui déclarer sa flamme : « Il y a longtemps que je voulais te le dire, je pensais que tu aurais deviné » Il allait s’approcher d’elle…
Dans le manga, Archibald lui dit avec profondeur : « Je ne veux pas qu’il te prenne (parlant de Terry), il s’approche tout près de Candy et lui dit : « En fait je…Depuis toujours je… »
Brusquement, Annie, qui observait toute la scène cachée dans les buissons, l’interrompt en criant : « Assez ! »
Annie, cadeau en main, le jette au sol et s’enfuit larmoyante. [C’est la même scène dans le manga.]
Archibald ramasse la lettre et le présent qu’Annie comptait lui offrir (je décris ces scènes dans le couple Archibald/Annie).
Annie a gâché cet instant, Archibald était sur le point de révéler ses sentiments amoureux pour Candy laquelle aurait été réceptive et aurait répondu favorablement à sa demande puisqu’elle n’était pas du tout encore engagée avec Terry et jamais elle n’aurait refusé une telle demande de quiconque, jamais elle n’aurait brisé un cœur.

Le secret qu’Annie tient tant à cacher va être révélé : elle vient d’un orphelinat.
Archibald confie à Alistair qu’il a voulu dire à Candy qu’il l’aimait, et Annie qui était cachée derrière un buisson a tout entendu.
Archibald éprouve à présent de la pitié pour Annie qui faisait tout pour lui cacher qu’elle a été élevée à la maison de Pony, il se sent coupable car il est foncièrement bon.
Candy supplie Archibald d’aller retrouver Annie. Pour Candy, Archibald accepte d’y aller : il rassure Annie en lui disant notamment que pour lui les apparences ne comptent pas, cela lui est égal qu’elle ait été élevée à l’orphelinat. Archibald est un garçon qui a du cœur.
D’un déchirement, Archibald se résigne à se mettre en couple avec Annie, perdant ainsi à jamais Candy dont il est toujours amoureux.
Je décris précisément ces scènes entre Archibald et Annie dans le sujet consacré à leur couple.


Candy se rend souvent dans la chambre d’Archibald et d’Alistair le soir.
Une fois, Archibald lui a dit qu’heureusement que Terry ne l’a pas vue se rendre dans le dortoir des garçons sinon il les aurait dénoncés. Candy prend sa défense, ce n’est pas le genre de Terry dit-elle.
Archibald se lève en colère, il s’énerve qu’elle prenne sa défense et élève la voix.
Même s’il est condamné avec Annie, ses sentiments amoureux restent toujours aussi forts pour Candy.
Ensuite, en regardant des photos de l’actrice Eléonore Baker, une photo d’Anthony apparait, Archibald se demande comment la photo est arrivée là.
Archibald et Alistair sont attristés, cette photo les a replongés dans des souvenirs douloureux.

Dans le manga, Archibald se demande si Candy pourra un jour oublier Anthony, il dit qu’il est jaloux d’Anthony car Candy ne peut pas l’oublier, il ajoute qu’il était vraiment jaloux d’Anthony au moment où Candy a pris la photo d’Anthony, il confie à Alistair être amoureux de Candy.
Archibald et Alistair pensent tous deux à leur première rencontre avec Candy. Archibald se dit qu’elle s’est tout simplement introduite dans son cœur.


La rivalité entre Archibald et Terry perdure malgré tout :

- Terry et Archibald se battent, Archibald est consigné dans la chambre de méditation de l’aile nord à cause de Neil qui a dénoncé qu’il était celui qui a commencé, Archibald le confirme à la mère supérieure.

- En Ecosse, durant les vacances d’été, Archibald et Terry s’affrontent en duel d’escrime. Candy cherche à les réconcilier : elle amène Alistair à Terry pour qu’il lui répare son avion. Archibald accepte d’aller chez Terry pour faire plaisir à Candy.
Archibald et Terry se battent dans le hangar, Archibald provoque Terry, il est jaloux parce qu’il sait qu’il lui prend sa Candy. Archibald a failli mourir, une construction allait s’abattre sur lui, Terry bondit et lui sauve la vie.

Lorsqu’Archibald apprend que Candy est enfermée dans un cachot du collège et qu’elle est renvoyée pour avoir été surprise le soir dans l’écurie avec Terry, il entre dans une colère noire, déboule dans la chambre de Terry et lui assène un coup de poing, persuadé que Terry avait attiré Candy aux écuries.
Archibald est terrifié à l’idée que l’oncle William annule l’adoption, que Candy soit chassée de la famille André, qu’elle se retrouve à la rue, que sa réputation de jeune fille digne soit à jamais entachée par cette sombre affaire.
Terry explique qu’il n’a pas attiré Candy aux écuries, un piège leur a été tendu : il lui montre la lettre. Archibald connait bien Candy, il reconnait que l’écriture n’est pas la sienne.
Alistair reconnait l’écriture d’Elisa. La solution est de faire avouer Elisa car Terry leur a expliqué que la mère supérieure n’annulera pas la punition même en possession de cette lettre. Archibald et Alistair tentent de la faire avouer, Archibald est prêt à utiliser la manière forte, il empoigne Elisa par le col. Alistair l’empêche de la battre, alors Archibald la repousse violemment en arrière.

Alistair et Archibald sont tristes et reconnaissants que Terry se soit sacrifié pour Candy, ils auraient aimé eux aussi lui dire au revoir convenablement.
C’est à partir de ce sacrifice qu’Archibald se met à apprécier Terry.

Depuis que Candy a quitté le collège, Archibald broie du noir ; lui, l’arbitre de l’élégance, gardait la même cravate trois jours de suite mais la lettre de Candy lui a redonné du courage.
Archibald lui écrit que sans elle, le collège est aussi peu vivant qu’une carte postale, tout lui semble mortellement triste.
Il vient de temps en temps penser à Candy sous son arbre (l’arbre qui rappelait à Candy le grand chêne de sa colline).

Archibald est retourné aux Etats-Unis après l’éclatement de la guerre en Europe.
Il est effondré par le départ de son frère parti se battre en France comme volontaire, il sentait depuis des semaines qu’il se passait quelque chose mais il ne voulait pas y croire.


Lorsqu’Elisa voudra nuire à Candy en l’accusant de recel de malfaiteurs, Archibald va la pousser violemment au sol, la menacer et lui tirer les vers du nez.
Accompagné d’Annie, il se rendra ensuite à la mine où Candy exerce en tant qu’infirmière.
Il voulait vérifier que Candy n’ait pas d’ennuis à cause d’Elisa qui en a fait appel à la police.
Afin de ne pas éveiller les soupçons, Archibald et Annie ont dit à la famille André qu’ils sont partis en vacances faire du ski dans une petite station des montagnes rocheuses.
Puisque la cuisinière Margaux a été arrêtée et que Candy n’arrive pas à cumuler son emploi et celui de cuisinière, Annie se chargera de la cuisine et Archibald donnera un coup de main pour le service et la vaisselle. Il épluche même les légumes.
M. Nelson découvre la véritable identité d’Archibald et Annie, ils doivent repartir à Chicago car ils font partie de la famille André.
Archibald veut rentrer au plus vite à Chicago pour empêcher que Candy soit mutée en Alaska à cause d’une nouvelle manigance d’Elisa. Heureusement qu’Archibald a de bonnes relations, cela permet à Candy de rester à la mine jusqu’à ce que les travaux soient terminés.
Grâce à Archibald qui a fait jouer ses relations en sa faveur, Candy sera ensuite mutée à l’hôpital de Chicago.


Archibald va être profondément meurtri et déboussolé par la mort de son frère Alistair. Après avoir perdu Anthony qui était comme un frère, il perd le seul frère qu’il lui reste, le frère avec lequel il a toujours vécu, le frère avec lequel il a tout partagé, il perd plus qu’un frère, il perd son plus fidèle ami, son confident, sa moitié. Il ne sera plus jamais le même, il ne sera désormais qu’une âme errante, une âme vide, qui se rattachera au peu qui lui reste mais jamais il ne pourra faire le deuil puisqu’il a même perdu celle qui aurait pu l’aider à surmonter cette souffrance, cette disparition, cette solitude envahissante.
Archibald reste le seul survivant du trio inséparable Anthony-Alistair-Archibald.

Dans le manga, Georges vient rendre visite à Archibald après la mort d’Alistair ; Georges a maigri, il a été très affecté par la mort d’Alistair.
Nous voyons bien dans le manga qu’Archibald est anéanti par la mort de son frère, il revêt son costume traditionnel écossais et se rend au cimetière en prenant avec lui sa cornemuse.
Après la mort d’Anthony, Archibald et Alistair s’étaient promis de ne plus jamais jouer de la cornemuse ; ils auraient été trop tristes de ne jouer qu’à deux puisqu’ils l’avaient toujours fait à trois. Mais Alistair n’est plus là, Archibald décide d’en jouer pour lui et aussi pour Anthony. Tout en jouant, Archibald repense à quelques moments heureux qu’il a vécus avec Alistair et Anthony, ils jouaient dans les plaines et montagnes, rentraient trempés jusqu’aux os après la pêche, toutes ces belles journées resteront à jamais gravées dans sa mémoire. Archibald pleure, il ne pourra plus jamais revivre ces moments.


C’est à la demande de Candy qu’Archibald a accepté de veiller sur Annie et qu’il s’est résigné contre son gré à devenir son promis.
Archibald aurait pu être en couple avec Candy si Annie ne l’avait pas interrompu alors qu’il était sur le point de se déclarer.
Mais il devait en être ainsi car si Archibald avait été en couple avec Candy, celle-ci n’aurait jamais pu être en couple plus tard avec Albert.
Encore une fois, tout a vraiment été fait afin que tous les prétendants de Candy soient écartés dans le but de la faire rejoindre Albert, sa destinée.
Malgré tout, le cœur d’Archibald n’appartiendra jamais totalement à Annie car une grande partie de lui aspire toujours à être avec Candy.

 

Alistair Cornwell est le grand-frère d’Archibald, il est le cousin d’Anthony, il est aussi le cousin éloigné d’Elisa et Daniel.
Il est également le neveu éloigné de William Albert André.

Alistair est un beau jeune homme aux cheveux châtains et aux grands yeux gris. C’est un grand timide qui, pour ne pas se faire trop remarquer, se cache derrière ses costumes loufoques et démodés ainsi que ses grandes lunettes fumées à l’instar de son oncle Albert auquel il ressemble énormément aussi bien physiquement (il a sa carrure et quelques traits de son visage) que dans certaines de ses attitudes et méthodes (j’y reviendrai par la suite, Alistair va mettre une fausse barbe, exactement comme Albert, pour rendre visite incognito à Candy).

Physiquement, Alistair est plus grand, plus large d’épaules et plus fort que son frère Archibald.
Sa passion ce sont les inventions, mais elles se transforment, comme pour détendre et égayer l’atmosphère, assez rapidement en échec.
Ce jeune homme charmant, joyeux et vif inventeur a l’esprit fertile, astucieux et pétillant lorsqu’il imagine et crée pour sa Candy.
Il se donne des airs naïfs, candides et dépassés pour masquer ce qu’il est réellement, c’est un personnage solide, subtil et profond dans sa façon d’être qui cache ses émotions derrière ses inventions.

Dans le manga, on apprend que ses parents vivent en Arabie Saoudite.
On y apprend aussi que c’est Alistair qui a créé le portail en pierres qui s’ouvre avec une pierre.

Alistair est un garçon bienveillant, profondément gentil et bon. C’est un être très calme, très introverti sauf quand il est en présence de Candy ; il ne se laisse jamais emporter par la colère.
Malgré sa très haute position sociale, Alistair reste humble, poli, droit, juste et honnête.
Il est de nature attentionnée, prévenante, serviable et paisible, il n’aime pas blesser son prochain.
Il fait passer le bonheur des autres avant le sien et il a une fâcheuse tendance à s’effacer et ne pas s’imposer, notamment en amour.
Alistair est un jeune homme entier et lorsqu’il aime, il s’y implique de tout son être.


Alistair aperçoit Candy pour la première fois le jour où il vient chercher Archibald en voiture.
Il la rencontre un autre jour et la raccompagne en voiture car Elisa et Daniel l’ont abandonnée en ville.
Alistair a de suite aimé Candy. La voiture est l’une de ses inventions, elle roule très vite mais Candy n’a pas peur, ce qui réjouit Alistair. Candy commence à avoir peur lorsqu’il lui apprend que cette voiture est une invention et que c’est sa première sortie.
Alistair rassure Candy : « Tu ne crains rien » dit-il. On notera que c’est ancré dans Alistair : il a toujours rassuré Candy.
Alistair Cornwell se présente à Candy. Quand elle se présente à son tour, il siffle puis s’exclame : « Candy Neige, oh ça c’est un joli nom ! »
La voiture se détériore et tombe dans le lac. Candy en rit.
Alistair lui montre un raccourci pour gagner plus rapidement la maison des Legrand.

 

Alistair est étonné de l’agilité de Candy dans les arbres. Il lui serre la main pour lui dire au revoir, il la regarde partir et l’appelle pour lui dire que maintenant il sait pourquoi Archibald l’appelle ‘‘le garçon manqué’’.

Alistair nourrit de doux et profonds sentiments pour Candy, il est tombé amoureux d’elle le premier jour où il l’a rencontrée, seulement il l’aime en silence sans jamais le révéler ni le montrer, ce qui lui fera perdre Candy à plusieurs occasions.
Candy est devenue sa source d’inspiration, Alistair ne crée des objets que pour lui faire plaisir, la satisfaire et la rendre heureuse.

Dans le manga, tout comme Anthony et Archibald, Alistair pense à Candy et se dit : « Jamais je n’aurais cru qu’une fille puisse attirer mon attention. C’est la première fois… »
Il envisage son avenir avec Candy fabriquant tous deux des inventions.

Il lui envoie une invitation personnelle pour la grande fête qui a lieu dans la demeure des André (les scènes sont décrites dans la présentation de Candy).

Alistair s’excuse toujours auprès de Candy (notamment, quand elle a peur, quand il lui a fait peur pour l’histoire de fantôme).
Avec Alistair, Candy peut faire n’importe quoi, elle sera toujours excusée.
Lorsqu’Elisa a prévenu Anthony que Candy avait des roses dans l’écurie et qu’Anthony s’est demandé si c’était Candy qui avait coupé ses roses, Alistair lui a dit que si c’est elle, il ne faut pas lui en vouloir.
Lorsqu’Anthony et Archibald tentaient de convaincre tante Elroy d’accepter Candy dans la demeure des André, ils ont fait exprès de peindre un portrait très négatif de Candy, celle-ci ne comprenait pas qu’ils disent du mal d’elle, et c’est Alistair qui l’a rassurée : « Ne t’en fais pas »
Alistair la rassure, la protège, la soutient, il fait attention à ses moindres émotions et fait en sorte qu’elle ne se laisse jamais capturer par la tristesse, il prend sa défense constamment et il lui apporte de la tendresse (dans ses faits et gestes, ses attentions, son sourire et son regard bienveillant, ses prévenances, sa présence, sa chaleur humaine).

Dans le manga, Alistair offre à Candy un parapluie sac à dos, une de ses inventions, pour qu’elle puisse porter des choses sans se mouiller car il a vu Candy sous la pluie avec des paquets plein les mains.


Lorsque Candy est partie pour le Mexique, Alistair a créé un détecteur pour repérer l’endroit où elle se trouve, ce détecteur retrace quelqu’un à l’odeur ; malheureusement, Alistair n’a pas l’odeur de Candy (cette scène existe dans le manga).

Lorsque Candy a été adoptée par l’oncle William et qu’elle vivait chez les André, Alistair, jaloux qu’Anthony fasse un clin d’œil à Candy et qu’Archibald lui envoie un baiser, les fait sortir tous les deux de la chambre de Candy.
Il dit à Candy : « Ne te fais pas de souci, je veille sur ton sommeil. » Il devient tout mielleux et ajoute : « Bonne nuit ma chère petite Candy. » en lui adressant un signe de la main ; Archibald et Anthony interviennent pour le faire sortir de la pièce.


La mort d’Anthony l’a frappé de douleur, c’est un frère qu’il a perdu. La gaieté de Candy lui manque, il veut la revoir sourire et rire comme avant. Il a alors inventé un écureuil mécanique dans l’espoir de lui faire retrouver le sourire.

Dans le manga, après la mort d’Anthony et le départ de Candy chez Melle Pony, Candy lui manquait tant, Alistair a donc créé une poupée à l’image de Candy.


Alistair, son frère et Candy intègrent le collège royal de Saint-Paul à Londres.
Alistair a créé un porte-voix pour crier « Candy » et qu’elle l’entende à son arrivée à Londres. Mais il ne marche pas, il tire ensuite un coup de pistolet (pleins de confettis) pour fêter son arrivée.

Au collège royal de Saint-Paul, Alistair, Archibald et Candy se voient même en soirée : Candy rejoint leur chambre en passant par les arbres.
Alistair lui montre sa nouvelle invention, il aime les montrer à Candy. Il marche au plafond avec des gants spéciaux, mais l’invention tourne mal.

Alistair poussait Archibald à accompagner Annie jusque dans sa chambre pour enfin se retrouver seul avec Candy, il voulait se débarrasser de ce ‘‘rival’’ afin que sa bien-aimée ne soit rien qu’à lui.

Archibald a confié à Alistair qu’il a voulu dire à Candy qu’il l’aimait et qu’Annie était cachée derrière un buisson et a tout entendu.
Candy part trouver Archibald pour lui dire qu’il est le seul à pouvoir faire quelque chose pour Annie, elle le supplie d’y aller, de ce fait elle le donne à Annie. Avec un pincement au cœur Archibald accepte d’y aller ; inquiète pour Annie, Candy veut l’accompagner mais Alistair la rattrape fermement par les épaules, il ne veut pas qu’elle y aille sinon l’union entre Archibald et Annie ne se fera pas. Il la tient solidement par les épaules et l’approche amoureusement tout contre lui, il lui dit qu’il vaut mieux les laisser seuls tous les deux, et resserre résolument ses mains sur ses épaules comme pour montrer et pour crier qu’il vaut mieux les laisser seuls Candy et lui-même ; il l’a enfin pour lui tout seul, ses espoirs secrets se réalisent, et pour rien au monde à cet instant il ne veut la relâcher. Il a le visage grave, il veut à ce moment lui avouer ses sentiments mais une fois de plus il se retient de peur de la brusquer, de l’effrayer, il tient tellement à la protéger, la préserver. Il reste donc ainsi collé tout contre elle, à regarder le vide et à s’effacer encore pour elle.
Alistair aime Candy en silence même s’il aimerait tant la garder rien qu’à lui pour toujours, son attitude à cet instant du dessin animé en dit long sur son envie, ses intentions, ses attentions, sa conduite envers Candy sa bien aimée si chère à son cœur et si désirée.

 

Dans le manga, Alistair se résout à cet instant à s’effacer définitivement, il se dit qu’il va en rester là ; bien qu’il soit amoureux, Alistair ne se déclare pas.
Seul avec son frère, Archibald pense à Candy qu’il a perdue, Alistair lui conseille de l’aimer en silence comme lui le fait, il lui dit avec tristesse de prendre de la distance, de ne pas trop se rapprocher d’elle. Alistair le dit avec tristesse car c’est l’attitude qu’il a choisi d’adopter.
Les deux frères se sont résignés à ne pas s’unir à Candy, l’un car il est condamné avec Annie, l’autre car il s’efface et se résigne à prendre Patricia.

Alistair montre à Candy son bateau volant réparé qu’elle lui avait brisé par inadvertance, Candy se sentant honteuse s’excuse et Alistair lui répond : « Ne t’excuse pas Candy » Archibald dit même à Candy qu’avec Alistair elle peut tout se permettre car il lui donnera toujours raison.

Dans le manga, Archibald se confie à Alistair et lui dit qu’il est amoureux de Candy. Alistair est mal à l’aise, lui aussi en est amoureux. Ils pensent tous deux à leur première rencontre avec Candy. Alistair se dit qu’elle est si vive, si dynamique.
Alistair s’est effacé pour Anthony, il était prêt à s’effacer pour Archibald et il s’est effacé pour laisser Candy à Terry.

Alistair ne veut pas regarder le défilé du festival de mai sans Candy.
Dans le manga, Alistair se dit amoureusement qu’il a hâte de voir Candy en Juliette.
Le jour du festival de mai, Candy s’arrange pour qu’Alistair soit en face de Patricia et c’est ainsi qu’ils font de plus amples connaissances.

Pendant les vacances d’été en Ecosse, Candy amène Alistair à Terry pour qu’il lui répare son avion. Alistair est heureux de réparer le célèbre modèle 27 de Terry, c’est le rêve de sa vie de réparer un tel avion. Il en embrasse Terry.
Alistair essaie l’avion qu’il a réparé de Terry, il a un accident, il s’écrase au sol sans trop de dégâts : c’est le premier présage annonçant son destin tragique.

Alistair a toujours été celui qui apaise les tensions : face au caractère emporté d’Archibald, Alistair est plus calme, très pacifiste, il ne s’emporte jamais. C’est d’ailleurs lui qui s’interposait lors des violentes altercations entre Terry et Archibald.
C’est encore lui qui a empêché Archibald de frapper Elisa (elle l’aurait pourtant bien mérité !) qui avait piégé Candy dans les écuries.

Alistair a construit un détecteur de mensonges pour faire avouer Elisa au sujet des lettres et innocenter Candy. Mais il n’aura pas le besoin ni l’occasion de s’en servir, Terry s’est sacrifié pour Candy en quittant le collège.
Depuis que Candy a quitté le collège, tout est si triste pour Alistair mais la lettre que Candy lui a envoyée lui a redonné courage. Alistair lui écrit que depuis son départ il n’a plus la moindre envie d’inventer quoi que ce soit. Candy est sa muse parce qu’il en est amoureux.

Dès que la guerre a éclaté en Europe, tante Elroy s’est empressée de faire revenir Archibald et Alistair.
Alistair savait qu’il allait retrouver Candy, son inspiration est alors revenue et il a fait une invention : il atterrit avec Archibald dans le parc de l’hôpital en montgolfière.
Dans le manga, Alistair avait prévenu Candy par courrier que la prochaine fois qu’il viendrait la voir ce serait par le ciel.

Alistair rend visite à Candy à Chicago et lui offre une invention : une pancarte qui se transforme en ombrelle avec des pétales de rose.

Il est toujours soucieux de ne pas faire de peine à Candy. Alistair ne supporte pas de la voir pleurer, il ne peut pas la voir malheureuse :
- Lorsque Candy a été accusée à tort d’avoir gravement pêché au collège royal de Saint-Paul, Alistair était fortement inquiet pour le devenir de Candy, il a dit à Terry : « Depuis sa plus tendre enfance, Candy a toujours dû affronter bien des épreuves, c’est pourquoi nous voulons tant qu’elle soit heureuse. » C’est si touchant ce qu’il dit sur elle !
- À Chicago, Candy était peinée que Flanny lui reproche de ne pas avoir choisi le métier d’infirmière par vocation mais par simple caprice de petite fille gâtée. Candy s’est mise à pleurer et a dit qu’elle veut vivre sa vie sans l’aide de personne ; le regard grave et compatissant, Alistair lui dit qu’ils n’en ont jamais douté. Il était affecté de voir Candy pleurer.
- À Chicago, lorsqu’Alistair évoquait ses souvenirs d’enfance, il racontait qu’Archibald, Anthony et lui venaient se cacher dans leur cabane qu’ils ont construite auprès d’un arbre pour échapper aux punitions lorsqu’ils faisaient des bêtises. Alistair s’est senti gêné d’avoir parlé d’Anthony car il a eu peur de faire de la peine à Candy.


À Chicago, Alistair évoque sérieusement l’idée de faire son devoir pour défendre son pays s’il est entrainé dans la guerre. Candy regarde Alistair, elle le connait très bien, elle a ressenti qu’il pense à s’engager.

Lorsque Mme Legrand a surgi pour chasser Candy de la maison des André, Alistair s’est énervé, il lui a rappelé que Candy est une André, c’est un nom plus ancien et plus respecté que celui des Legrand, ce qui la met au-dessus de Mme Legrand.

Alistair avait inventé un lit sous-marin, on peut s’y allonger et respirer sous l’eau mais tante Elroy l’a cassé en s’asseyant dessus. Alistair dit à Candy qu’il va en refaire un à deux places pour qu’ils l’essayent tous les deux.
Il est vraiment amoureux d’elle, cette invention intime en dévoile suffisamment sur ses sentiments.

Alistair rencontre Michael, un officier français qui risque sa vie chaque jour pour se battre. Alistair repense à s’engager, il se dit : « Avons-nous le droit de rester en dehors de l’ouragan qui menace le monde ? »

Depuis que Candy travaille à Chicago, Alistair en profite pour lui rendre visite.
Une fois, alors qu’elle était sortie pour rendre visite aux parents de Flanny, elle a rencontré Alistair qui a saisi l’occasion pour passer sa journée avec elle. Alistair, qui est amoureux de Candy, pense de plus en plus à s’engager au front mais il n’a pas encore pris de décision définitive.
Candy a décidé de prévenir les parents de Flanny du départ de leur fille au front pour soigner les blessés. Alistair lui demande si Flanny avait un fiancé, serait-elle partie pour l’Europe ? Cette question n’est pas anodine, cette phrase veut tout dire : en posant cette question, Alistair fait référence à lui-même puisqu’il songe fortement à s’engager.
Je sens qu’Alistair, à cet instant, ne pense pas à Patty mais à Candy, s’il était fiancé avec elle, jamais il ne partirait pour se battre.
Candy pense que Flanny serait tout de même partie car elle a trop le sens du devoir. Personnellement, je pense que Candy se trompe lourdement, si Flanny avait un fiancé, elle ne serait pas partie ; au-delà de son sens du devoir et de sa vocation, si Flanny s’est portée volontaire de façon si radicale, c’est justement parce qu’elle n’avait pas d’attache solide aux Etats Unis, elle était seule et désespérée.
Quant à Alistair, l’idée de voir Candy avec un autre homme lui était insupportable, cela l’a poussé à s’éloigner d’elle et à s’engager. S’il était en couple avec Candy, jamais il ne serait parti, jamais il n’aurait pu la quitter, il l’aimait trop ; il était impossible pour lui de faire sa vie avec une autre femme, ce n’était pas dans son tempérament de se mentir à lui-même et de mentir à l’autre.
Alistair n’est pas comme son frère Archibald, il s’est certes effacé mais jamais il n’aurait pu se donner à une autre que Candy, Alistair est franc et très entier, s’il ne pouvait faire sa vie avec Candy, il ne la ferait avec aucune autre femme. S’engager au front était aussi un moyen d’échapper à un avenir marital avec Patricia dont il ne voulait pas, il l’apprécie en tant qu’amie de Candy mais sûrement pas en tant que fiancée. Sa gentillesse et sa compassion l’ont poussé à maintenir et à entretenir une relation permanente avec Patricia, puisqu’il avait la courtoisie de ne pas la repousser, la refuser.
Il ne faut pas occulter le fait que c’est de savoir Candy en couple avec Terry qui a conduit Alistair à s’effacer et à accepter Patricia pour une fois de plus satisfaire et faire plaisir à Candy.

Alistair ne peut pas se passer de Candy, il revient la voir déguisé en blessé mais cette fois-ci accompagné d’Archibald et Annie, eux aussi déguisés en blessés.
Alistair et Archibald remarquent que Candy est triste, ils l’emmènent dehors pour lui montrer une surprise : Patricia est aux États-Unis.
Depuis l’arrivée de Patricia aux Etats-Unis, Alistair parle comme s’il était vraiment prêt à s’engager pour aller se battre en Europe.

Lorsqu’Alistair apprend qu’Albert est affecté dans la chambre zéro, qu’il a perdu la mémoire et qu’il est inconscient, Alistair dit d’un ton grave et solennel qu’il veut le voir, ne serait-ce qu’un instant.
Il sait qu’il a défendu et protégé Candy à plusieurs reprises, que cette situation bouleverse complètement Candy et aussi inconsciemment, Alistair ressent sa chair et son sang. Il insiste, il ne repartira pas sans l’avoir vu.
Alistair regarde Albert et dit qu’il ne le savait pas si jeune, il se demande pourquoi cachait-il ses traits derrière une barbe et des lunettes fumées (ils ont d’ailleurs ce point commun). Alistair maudit cette guerre qui a fait de cet homme une épave. Alistair se sent concerné par son état, cela lui tient à cœur que Candy prenne bien soin de lui.


Alistair et Albert se ressemblent, ils ont de nombreux points communs :
- Alistair ressemble beaucoup à son oncle Albert physiquement par son visage, sa carrure mais aussi dans ses façons de faire, et dans sa manière d’être.
- Lorsqu’Alistair avait annoncé à Candy qu’ils partent pour l’Angleterre, il lui avait dit : « Souris Candy, cela te va si bien de sourire » Ce sont les mêmes propos qu’Albert tient à Candy.
- Alistair a la même posture qu’Albert, la même façon de parler et il a hérité de sa discrétion.
- Tout comme Albert, Alistair se cache derrière des lunettes fumées. De plus, Alistair a le regard d’Albert, ce qui les différencie c’est que le regard d’Albert a de surcroit une lueur volcanique et manipulatrice qu’Alistair ne possède pas.
- Alistair a les mêmes méthodes qu’Albert : il s’est déguisé avec une fausse barbe, exactement comme Albert, pour rendre visite à Candy à l’hôpital.
Candy ne l’avait pas reconnue, Alistair lui a dit exactement la même phrase qu’Albert : « Comment cela, tu m’aurais déjà oublié ? » il avait la même voix, la même intonation, la même interrogation qu’Albert.
Vers la fin du dessin animé, on peut voir et entendre qu’Albert klaxonne Candy de la même façon qu’Alistair klaxonnait Candy.


Alistair a invité Candy à aller passer la journée avec lui (son frère, Annie et Patricia) pour fêter son succès à l’examen d’infirmière.
Alistair a choisi Candy pour tester l’aéroplane qu’il a conçu et qu’il a baptisé : « Le monarque du siècle ».
Il dit à Candy que c’est pour elle qu’il l’a fait (ce qui est une grande preuve d’amour venant de lui car les inventions sont ce qu’Alistair a de plus précieux, ce sont ses trésors au même titre que les roses étaient des trésors pour Anthony). Alistair n’a pas choisi Patricia pour tester son aéroplane mais Candy, il ne choisit que Candy…
Alistair emmène Candy, une feuille morte s’arrache d’une branche et s’envole : c’est le deuxième présage annonçant son destin tragique.
Alistair habille Candy (en combinaison d’aviateur équipée d’un parachute), c’est si mignon, et il lui crie de se laisser faire car elle a peur.
Ils s’envolent ensemble, Candy voit la maison des André. Alistair lui dit « Comme on est bien dans le ciel, dire qu’en bas, il y en a qui se battent et qui souffrent. »
Le pauvre Alistair, il préfère rester dans le ciel avec sa bien-aimée, surtout depuis le retour de Patricia, il ne pense qu’à s’engager.
L’avion se détériore : c’est le troisième présage annonçant son destin tragique.
Alistair et Candy sautent ensemble en parachute. On peut voir qu’Alistair lui avait préparé un parachute en soie, il est si attentionné envers elle, il l’aime tellement.
Ce soir là, Albert a disparu, Candy culpabilisait de ne pas être restée assez près d’Albert, c’est Alistair qui l’a réconfortée : « Mais non Candy, ce n’est pas de ta faute » et il se dit que son frère et lui n’auraient jamais dû insister pour qu’elle vienne passer la journée avec lui.

Une fois Albert retrouvé, Candy l’amène à Archibald et Alistair. Celui-ci lui dit que Candy avait tellement de peine à l’idée de le perdre, Alistair comprend et ressent Candy.
Aussi, cela lui tient à cœur d’aider Albert ; lorsque celui-ci est chassé de l’hôpital, Alistair lui prête son camping-car pour qu’il ne dorme pas à la belle étoile. Puis, avec son frère, il convainc le propriétaire d’un appartement de le louer à Albert et Candy (le propriétaire avait préalablement refusé de leur louer car ils ne sont pas de la même famille).

Alistair veut s’engager dans un régiment de volontaires. Archibald et Annie font tout pour l’en dissuader mais il ne veut rien entendre, il affirme que c’est son devoir.
Cela n’étonne pas Candy, quand Alistair se met une idée dans la tête il n’en démord pas.
Patricia est sûre que si c’est Candy qui lui demande d’y renoncer il acceptera de l’écouter.
Alistair vient voir Candy, elle en profite pour tenter de le dissuader de s’engager. Il n’est pas content que Patricia l’ait répété à Candy, il ne veut pas faire de peine ni de soucis à Candy.
Alistair est déterminé à s’engager. Trop préoccupée par Albert, Candy n’a pas assez fait attention au cas d’Alistair et n’a pas été assez insistante, elle était pourtant la seule qui pouvait le dissuader de s’engager.

Alistair demande à Albert de plaider sa cause auprès de tante Elroy et de la convaincre de le laisser s’engager puisque tante Elroy s’oppose catégoriquement au départ d’Alistair. Mais Albert n’est pas d’accord pour qu’Alistair s’engage.

Alistair a essayé de faire un traitement de choc à Albert pour qu’il retrouve la mémoire.
Il a d’abord créé une invention mettant en scène un faux incendie.
Ensuite, lors d’un pique-nique, Alistair cogne la tête d’Albert avec un remémorisateur (un maillet en caoutchouc), une autre invention pour lui faire raviver ses souvenirs.
On peut noter qu’il y a un cœur sur son invention, puisque c’est en pensant à Candy qu’Alistair l’a créée.

Même si Albert conseille à Alistair de rester auprès de Patty qui a besoin de lui, Alistair est déterminé à s’engager, personne autour de lui ne comprend que c’est seulement s’il était fiancé à Candy qu’il ne serait jamais parti.

Avant de partir pour la France, Alistair finissait de construire la boite à musique qu’il va offrir à Candy. Celle-ci devait partir pour New-York rejoindre Terry. Inquiet, Archibald a demandé à Alistair si Candy reviendra à Chicago quand elle aura retrouvé Terry. Il craignait que Terry la persuade de rester là-bas. Alistair connait Candy et dit que jamais Candy ne laissera Albert seul, elle a toujours eu le sens des responsabilités. Cela rassure Archibald.
Mais Alistair a un doute, il se lève, regarde par la fenêtre et referme brusquement les rideaux comme pour chasser ses mauvaises pensées.

Alistair rejoint Candy à la gare. Heureusement que Candy lui dit qu’elle ne part que pour quelques jours (elle n’a pas l’intention de rester pour toujours), cela permet à Alistair d’être pleinement rassuré et de dissiper le doute qui lui a traversé l’esprit (mais il a bien conscience que Terry veut épouser Candy, il pense qu’ils vont s’unir pour la vie).
Candy lui trouve l’air bizarre. Elle lui dit qu’elle lui apportera une jolie cravate.
Ils sont face à face et un petit flocon de neige tombe sur une flaque d’eau reflétant leur image, il se fond et disparait, en signe qu’ils se quittent pour toujours.
Alistair lui demande ce qu’elle a, elle a l’air drôle. Candy ressent quelque chose d’étrange et d’anormal car Alistair n’est pas comme d’habitude, il a l’air plus distant, plus solennel.
Elle lui dit que depuis qu’ils se connaissent ils n’ont pas toujours eu le temps de se parler. Elle est sur le point de lui dire quelque chose : « Alistair je.. » lorsque soudain, la sonnerie de la gare retentit. Alistair et Candy ont l’air triste de se quitter, Candy doit monter dans le train, Alistair lui offre son dernier souvenir, une boite à musique, son invention la plus prenante, qu’il a appelée « boite à bonheur », il y a gravé un petit cœur rouge.
D’habitude, Candy saute de joie devant ses inventions, mais là elle est touchée et déstabilisée par la façon dont il lui offre, ils ont tous deux un gros poids au cœur ; sans pouvoir se dire mot, ils se regardent intensément comme pour graver leur souvenir à jamais.
Alistair sait qu’il ne sera plus là pour la consoler, il lui dit : « Chaque fois que tu te sentiras l’âme en peine tu n’auras qu’à ouvrir la boite et cet air te redonnera courage parce que je tiens tellement à ce que tu sois heureuse. »
Il n’a qu’une envie, c’est de la prendre dans ses bras et ne plus jamais la quitter.
Cette scène est très émouvante, bouleversante et désarmante. Alistair l’aimait puissamment, il sait qu’il ne sera plus là pour elle, qu’il ne pourra plus la réconforter, qu’il ne pourra plus la protéger comme il l’a toujours fait. Il sent qu’il ne verra plus sa fraicheur, son joli sourire, sa jolie Candy.
Candy est troublée, elle ressent que quelque chose ne va pas : « Mais qu’est-ce qu’il y a ? Tu parles comme si nous ne devions jamais nous revoir. » Alistair ne répond pas. Il reste là, droit, à la fixer, son regard est figé sur elle comme pour garder son image à jamais dans sa mémoire, dans ses souvenirs et l’emporter dans son cœur avec lui.
Le train se met en route, Candy doit monter rapidement, elle dit ‘‘à bientôt’’ à Alistair. Il a très envie de se déclarer, il ne veut pas la laisser partir sans qu’elle ne sache, il lui dit : « Candy je »
Candy répond : « Oui qu’est-ce qu’il y a ? » Mais Alistair n’ose pas, il ne se déclare pas et s’efface là à tout jamais, il ne lui répond que : « Au revoir »
Ce n’était pas un au revoir mais un adieu. Il lui crie de vite revenir et se dit à lui-même : « Te reverrais-je un jour Candy ? »

 

Ce sont des moments que je trouve forts, puissants et prenants.

En partant rejoindre Terry, Candy envoie bien malgré elle Alistair à la mort. Si Candy n’était pas partie, si Candy était sa fiancée, jamais il ne serait parti à la guerre malgré son envie de s’y enrôler car pour rien au monde il ne lui aurait fait de la peine.
Candy est la seule personne à qui Alistair a dit au revoir avant de partir parce qu’elle est la seule à qui il tient le plus au monde, elle est celle qu’il aime le plus au monde.

Au début du dessin animé, Alistair avait dit que si un jour il offre un cadeau à Candy, ce sera l’une de ses inventions et non des roses (comme Anthony). Les inventions sont ce qu’il a de plus vrai, de plus intime et de plus précieux, c’est un trésor pour lui (au même titre que les roses étaient un trésor pour Anthony) ; les inventions qu’Alistair offre à Candy sont des déclarations, des manifestations de son puissant amour pour elle.
Les inventions d’Alistair ont toujours tourné à la catastrophe excepté la boite à musique qu’il a offerte à Candy puisqu’il y avait mis tout son amour et toute son âme, il savait intérieurement que c’était son dernier présent, un cadeau d’adieu, une sorte de porte-bonheur qui lui permettra d’être toujours à ses côtés quoi qu’il advienne.

Alistair est parti se battre en France comme volontaire. Sa famille est effondrée par son départ certes non inattendu mais si soudain.
Il n’avait dit au revoir à personne à part Candy, il a laissé une lettre pour Patricia et un mot pour Archibald, Annie et tante Elroy.

Alistair voyage gratuitement en bateau, on lui fait payer le voyage en corvées de toutes sortes.
Alistair ne tire pas avantage de son statut social et de son nom, il voyage comme les autres sans avoir recouru à aucun traitement de faveur.
Il écrit à Archibald, Candy, Patricia et Annie pour leur donner de ses nouvelles et leur souhaite la paix et la tranquillité. Il désire être incorporé dans l’aviation.
Il a envoyé une lettre spécialement pour Candy : il lui demande comment s’est passé sa rencontre avec Terry, il ne sait évidemment pas que tout est terminé entre eux, et ce mot montre qu’Alistair avait en tête le fait que Candy aille rejoindre définitivement Terry, cette circonstance l’a poussée à s’engager. Cette pensée le hante malgré la distance, il veut en savoir plus afin de couper définitivement le lien.

Le compagnon d’escadrille d’Alistair est mort ; avant de mourir, il lui a donné la photo de sa fiancée, lui a demandé de lui écrire, et conseilla à Alistair de ne pas être téméraire.
Parallèlement, voyant Patricia si malheureuse, Candy décide de lui confier la boite à bonheur dont Alistair lui avait fait cadeau.
De son côté, Alistair veut venger la mort de son ami, il part en première ligne affronter l’ennemi en combat singulier aérien. L’image de Patricia lui apparait, la fleur qu’il porte sur sa veste s’effrite. Pendant ce temps, Patricia écoute la mélodie de la boite à musique.
Sur le point d’abattre un ennemi, Alistair est troublé car il voit l’image de son ami décédé, il n’attaque pas, un ennemi en profite alors pour l’attaquer par derrière.
Avant de mourir, ses pensées vont pour Patricia et Candy, il voit leurs images dans le ciel, il tient la fleur qui s’effrite et dit : « Au revoir ma p’tite Patricia, au revoir Candy ! »
Alistair lance la fleur, son avion s’écrase, et il s’éteint.

 

On peut noter que le prénom de Candy est la dernière parole qu’il a prononcée avant de mourir ; jusqu’à son dernier souffle, Alistair a pensé à Candy. Il n’a jamais cessé de l’aimer.

Au même instant, la musique de la boite à bonheur s’est arrêtée, la boite a cessé de fonctionner. Patricia et Candy ressentent toutes deux le signe d’un mauvais présage.
La boite à musique représente un petit bout d’Alistair, c’est une partie de lui-même, lorsqu’il l’a donnée à Candy, c’est comme s’il lui confiait sa vie, il a toujours protégé Candy, seulement avec ce présent c’est comme si elle le protégeait à son tour mais lorsque Candy l’a donnée à Patricia, le lien entre Alistair et Candy s’est rompu et a provoqué inexplicablement sa mort. Candy ne devait pas donner cette boite à musique, elle a été conçue avec tendresse, amour et passion rien que pour elle, Alistair y avait renfermé tous ses sentiments, tout son être, toute sa vie pour Candy.

Le corps d’Alistair n’est pas revenu aux Amériques.
Dans le manga, les parents d’Alistair assistent à l’enterrement de leur fils. Ils culpabilisent de ne pas avoir été plus présents pour leurs enfants.

La mort d’Alistair est difficile, dramatique, cruelle, dure et tragique, il n’a jamais cessé d’être écarté de la vie de Candy…car elle est destinée à Albert…
Dans un premier temps, il s’est écarté et effacé au profit de son cousin Anthony.
Dans un deuxième temps, il a dissimulé son amour pour ne pas devancer Archibald.
Dans un troisième temps, il s’est écarté en s’effaçant complètement pour se mettre malgré lui en couple avec Patricia, puisque Candy était pour lui déjà prise par Terry.
Dans un dernier temps, il a été écarté irréparablement et définitivement en perdant la vie.
On peut contester le choix de l’auteur de faire mourir Alistair puisqu’en épousant Patricia, il était de ce fait un prétendant évincé pour Candy. Mais Alistair n’aurait pas supporté son union avec Patricia, il n’aurait pas pu simuler une existence qui n’est pas la sienne, il ne voulait pas de faux semblants d’une histoire inachevée, insuffisante et négligée ; il est bien trop entier et absolu pour se contenter et de s’encombrer d’une personne qu’il n’aime pas, qu’il ne désire pas autant que Candy son seul et unique amour, la seule femme avec laquelle il souhaitait se donner corps et âme.

 

La grand-tante Elroy est la doyenne de la famille André, elle est la sœur du défunt père d’Albert.
Chez les André, ‘‘Grand-tante’’ est un titre et non un degré de parenté.
Elle est veuve et n’a jamais eu d’enfants : Elroy s’est mariée au père de Sarah Legrand (qui avait perdu sa mère).
(Selon un autre arbre généalogique que je ne retiens pas pour ma présentation, Sarah Legrand serait la sœur d’Albert. Je trouve cet arbre généalogique très contestable dans la mesure où il est plus qu’évident, dans la série et le manga, que Sarah n’a pas la position sociale des André. Si elle tient tant à ce que sa fille épouse Anthony, c’est bien parce qu’elle convoite le titre des André. Aussi, si Sarah était la sœur d’Albert, ce dernier en aurait informé Candy).

Elroy est une femme rigide, très exigeante, stricte et austère, à l’air sévère mais son cœur est aimant particulièrement envers ses trois neveux Anthony, Alistair et Archibald, et sans oublier Albert qu’elle aime profondément.
Elle a d’ailleurs décidé de s’installer dans la résidence familiale dans l’unique but de se rapprocher de ses chers petits Anthony, Alistair et Archibald qu’elle appelle affectueusement ‘‘Mes chéris’’.

Tante Elroy est une femme qui prend très à cœur l’unité de la famille, le respect des codes et l’honneur des André.
Lorsque le frère de tante Elroy est décédé, Albert était trop jeune pour prendre sa place et devenir le chef de la famille, il fallait donc que la direction soit remise à quelqu’un d’autre en attendant sa majorité et c’est à Elroy que son défunt frère en confia le soin par testament. Elroy était indignée par le comportement d’Albert, le futur chef de famille, qui passait dès son jeune âge son temps en compagnie des bêtes.
La tante Elroy décida de garder secrètes les dernières volontés de son frère dans le but de protéger l’unité de la famille qui depuis plus d’un siècle avait fait sa force. Elle réunit le conseil des anciens en assemblée extraordinaire et leur a demandé de garder le secret jusqu’à ce qu’Albert ait suffisamment mûri pour prendre la direction des destinées de la famille André.
Puisqu’Albert se prénomme William Albert André, Elroy a eu l’idée de lui conférer le titre de grand oncle William et de le faire passer pour un vieillard afin de le protéger, lui, et la destinée de la famille.
Elroy est une femme qui sait se faire respecter et dont l’autorité est sans pareille. C’est l’icône de la famille André, toute la haute société fait profil bas en sa présence pour entrer dans ses bonnes grâces.


Alistair, Archibald et Anthony ont demandé à tante Elroy que Candy vienne vivre chez eux, et qu’elle lui fasse son éducation ; afin qu’elle accepte, ils lui ont dit qu’elle est la seule à pouvoir en faire une demoiselle et à lui enseigner les bonnes manières.
Elroy est flattée. Archibald ajoute que si elle y arrive, les gens la respecteront encore plus et la famille en bénéficiera. Elroy accepte alors que Candy reste.
Mais Elisa lui dit de ne pas se laisser tromper par les garçons, que Candy a passé des heures avec un ‘‘vagabond crasseux’’. Anthony évoque M. Albert ; dès qu’elle entend ‘‘M. Albert’’, tante Elroy comprend que Candy se trouvait avec Albert, elle demande à ce qu’on oublie tout cela et qu’on n’en parle plus.
Elroy refuse d’accepter Candy à cause d’Elisa puis elle la croit voleuse : elle a assisté à la découverte des bijoux des Legrand et des robes d’Elisa dans les affaires de Candy à l’écurie. Elroy n’a pas compris quelle gentille fille est Candy.

À l’épisode 19, lorsqu’Elroy apprend que Candy a été enlevée, elle veut la tirer des mains de ce voleur d’enfants.
Au retour de Candy (sauvée grâce à Albert par M. Georges), M. Georges arrive et lui présente une lettre de l’oncle William (c'est-à-dire Albert) : il adopte Candy Neige qui devient désormais une André.
Elroy est obligée d’accepter, les ordres d’Albert sont indiscutables. Elle ne se réjouit pas de cette adoption, disant même que c’est une fantaisie, un caprice de M. William, mais elle traite Candy comme si elle était vraiment une André et tient à en faire une fille digne de son nouveau rang, il en va de l’honneur des André ; Elroy tient à ce que leur réputation ne soit en aucun cas entachée.

Tante Elroy a demandé à Mme Legrand de lui envoyer une servante pour s’occuper de Candy. Mme Legrand lui envoie Dorothée.
Elroy a offert plusieurs belles robes à Candy, elle la traite comme un membre de la famille André. Daniel et Elisa se plaignent auprès de la tante Elroy de l’adoption de Candy mais Elroy fait avant tout respecter les volontés de ‘‘l’oncle William’’ (c'est-à-dire Albert).
Daniel dit à Candy que « sa robe ne lui va pas du tout. » Candy lui répond : « C’est Mme Elroy qui me l’a donnée. » Elroy a une réaction. Candy continue : « Et bien qu’elle soit occupée, elle l’a faite spécialement pour moi et elle me va très bien. » Elroy est touchée, elle se dit qu’elle ne l’avait pourtant fait que pour remplacer les haillons de Candy et garder l’honneur de la famille. Elroy se dit que « cette petite n’avait peut-être pas tous les torts. » surtout en voyant la méchanceté de Daniel et Elisa, et entendant les paroles insultantes de Daniel qui se moquait ouvertement de Candy et qui osait médire devant tante Elroy de la propre robe qu’elle a offerte à Candy, quel manque de respect !

Elroy ordonne à Candy de ne pas sortir sans permission, c’est une André et elle se doit de se comporter en vraie jeune fille du monde. Elroy agit à l’opposé des Legrand, elle traite Candy comme si elle était une véritable André.
Tante Elroy organise même une soirée en l’honneur de Candy.

Elroy lui donne un livre à étudier : la liste des membres de la famille André qu’elle doit apprendre par cœur. Candy, faisant à présent partie de la famille André, se doit de connaitre sa nouvelle famille, c’est un honneur que lui fait tante Elroy.

Elroy reproche à Anthony de s’être abaissé à transporter des bidons de lait pour aider Tom, un ami de Candy.
Elle demande à Candy d’oublier sa vie qu’elle menait avant et ses amis qui ont été ses frères et sœurs à l’orphelinat, elle lui ordonne de choisir ses amis parmi les gens dignes des André. Anthony s’oppose. Elroy reproche à Candy d’être la fautive : depuis qu’elle est dans la famille, les garçons sont devenus indisciplinés au possible, elle ne les reconnait plus.
Elroy envoie Anthony dans la maison de la forêt pour le soustraire à l’influence de Candy et elle interdit à Candy de revoir Tom et de quitter la maison.

Tante Elroy reproche à Candy de l’interpeller du haut de la fenêtre. Candy lui a en effet crié : « Bonjour Madame

Elroy ! » Tante Elroy lui répond : « On ne m’appelle pas madame mais Grand-tante ! Ferme la fenêtre ! Une jeune fille bien élevée ne se montre pas si facilement ! » On a encore la manifestation que tante Elroy traite Candy comme si elle faisait pleinement partie de la famille, elle la traite comme une André.
Tante Elroy s’adresse même aux enfants (c'est-à-dire Candy y compris) en disant : ‘‘Mes enfants’’.

À cause d’Elisa, Elroy découvre que Candy et Anthony correspondent, et qu’Anthony va participer à un rodéo qui aura lieu dans le village de Tom.
Tante Elroy s’y oppose : les membres de sa famille ne peuvent s’abaisser à concourir contre des cowboys, et si Anthony ne remporte pas la victoire, ils seront déshonorés.
Alistair et Archibald acceptent de participer au concours de traite des vaches.
Elroy envoie un émissaire au comité du rodéo afin que ses garçons ne puissent pas y participer.
En ville, les enfants disent au passage de tante Elroy que les André sont des lâches. Tom, qui fait partie de cette manigance, le dit aussi, il fait part à tante Elroy du bruit qui court en ville : les membres de la famille André sont des lâches. Il dit qu’Anthony a eu peur de participer au rodéo, qu’il a eu honte de l’avouer, alors il a raconté à tout le monde que c’est sa grand-tante qui l’en empêchait.
Le plan fonctionne comme prévu : Elroy se met en colère, l’honneur de la famille est atteint, elle ne le supporte pas, elle qui place l’honneur de la famille André au-dessus de tout !
Elroy annonce aux enfants qu’elle leur permet de participer au rodéo pour préserver l’honneur de la famille et elle ne saurait tolérer un échec.
Au tour d’Anthony au rodéo, Tante Elroy s’affole et hurle le prénom d’Anthony car elle a ressenti un mauvais présage ; notons que ce sont Elroy et Candy qui ont ressenti un mauvais pressentiment car elles sont les personnes qui aiment Anthony le plus au monde.

Elroy reproche à Anthony et Candy leur escapade, elle dit à Candy : « Une jeune fille de la bonne société devrait avoir honte de faire de telles choses » Elroy rejette la faute sur Candy, elle lui reproche d’avoir fait monter Anthony sur le clocher, « Quand il y a une bêtise à faire on peut être certains que tu la feras » dit-elle.

Le lendemain, Elroy fait preuve d’une attention particulièrement délicate envers Candy : elle a fait une tarte aux pommes pour chacun, cela faisait au moins dix ans que tante Elroy ne s’était pas servie de sa récolte, mais Candy refuse d’y goûter (à cause de son vœu), Elroy pense qu’elle n’en veut pas car c’est elle qui l’a faite. Elroy croit que Candy veut se venger à cause de ce qu’elle lui a dit hier ; elle s’en va, vexée. Candy lui a fait beaucoup de peine.
Elroy avait cuisiné le dessert préféré de Candy, quelle délicate attention !
Elroy n’est pas méchante, elle avait fait ces tartes à Candy pour se faire pardonner, Candy lui a fait un affront en refusant d’y goûter.
Dorothée se rend auprès d’Elroy pour lui expliquer les raisons pour lesquelles Candy a refusé de goûter à la tarte : elle s’est privée de ce qu’elle aime pour qu’il n’arrive aucun malheur à Anthony.
Rassurée, Elroy pardonne à Candy et se rend auprès d’elle. Elle trouve Candy en train de manger goulument de la tarte, ce qui la ravit.
Candy s’excuse et Elroy lui annonce qu’elle va la présenter officiellement à toute la famille le dimanche prochain. Candy a le visage plein de tarte, Elroy lui ordonne de s’essuyer la figure : « Je vois que tu apprécies ma tarte » dit-elle avec contentement.

Le jour de la chasse est arrivé : Elroy présente Candy à toute la famille en disant « Notre chère Candy » (ce qui n’est pas le cas dans le manga, Elroy reste froide et ne se montre jamais gentille envers elle).

La mort d’Anthony l’a terriblement affectée, Elroy est dévastée et reste des heures sans rien dire.
Dans le manga, Elroy en veut à Candy, elle dit que c’est de sa faute si Anthony est mort, elle ajoute : « Si seulement tu n’étais pas venue…Si seulement on n’avait pas organisé cette chasse. »

Elroy est si éplorée qu’elle préfère oublier Anthony et ne plus jamais penser à lui. C’est pour cela qu’elle a autorisé Daniel à se servir dans la chambre d’Anthony, et Elisa à déterrer les rosiers d’Anthony.
Candy rappelle à Elroy que ces rosiers est ce qui comptait le plus pour Anthony. Elroy lui explique qu’elle préfère l’oublier, à chaque fois que les rosiers auraient refleuris elle aurait pensé à Anthony. Candy lui dit qu’elle n’est pas d’accord, elle ajoute qu’elle n’oubliera jamais Anthony. Elroy comprend qu’elle a mal agi, Archibald et Alistair le pensent aussi.

Elroy est retournée à Chicago, elle ne supportait pas de vivre sans Anthony.
Elle a ensuite accepté de se ranger de l’avis d’Albert pour l’envoyer en Angleterre, « l’intérêt de tous est de donner à cette enfant une éducation qui fera d’elle une jeune fille digne de faire partie de notre famille. » dit-elle.

Elroy apporte des cadeaux pour Neil, Elisa, Archibald et Alistair à Londres. Elle veut les gâter pour combler le vide laissé par Anthony.
Archibald lui reproche de ne pas avoir apporté de cadeau pour Candy, il lui rappelle qu’elle fait elle aussi partie de la famille André. Elroy refuse.
Pour se faire pardonner, Elroy a finalement acheté une écharpe de soie bleue pour Candy (Archibald la lui remettra).

Dès que la guerre a éclaté en Europe, tante Elroy s’est empressée de faire revenir Alistair et Archibald aux États-Unis.

Depuis la mort d’Anthony, Elroy a opéré un rapprochement avec les Legrand dans l’espoir d’apaiser son chagrin.
Elle a nommé M. Legrand président-directeur général actuel de la banque de Chicago.
Elroy est devenue une femme très affaiblie depuis la mort d’Anthony, on la retrouve à Chicago les traits tirés, le teint jauni, sa santé s’est dégradée.
Elroy a quelques ennuis de santé, elle ne supporte pas la mort d’Anthony, c’est pourquoi elle veut être entourée d’enfants et qu’elle amène souvent Elisa et Neil auprès d’elle. Elroy n’a pas fait le deuil d’Anthony.

Elroy est étonnée de voir Candy dans sa demeure, elle lui dit qu’elle a appris qu’elle est retournée chez Melle Pony après avoir quitté le collège sans sa permission, elle lui demande des explications au sujet de cette conduite qu’elle qualifie d’inexcusable.
Candy lui demande pardon, elle lui explique qu’elle veut choisir son avenir, et l’informe qu’elle fait des études pour devenir infirmière diplômée. Tante Elroy est choquée, les membres de la famille André ne travaillent pas.
Candy annonce à Elroy qu’elle a envoyé une lettre à l’oncle William pour lui dire qu’elle renonce à être une André. Elroy est outrée, et précise que légalement Candy n’a pas le droit de le faire aussi longtemps que William n’aura pas donné son accord. Elroy se sent mal, Candy lui demande de présenter ses respects à l’oncle William ; Elroy lui reproche sa froideur et d’être ingrate envers un homme qui lui a tant fait de bien.
Elroy n’a pas conscience que Candy est profondément reconnaissante, car pour Elroy, faire preuve de reconnaissance se traduit par rester dans la famille et respecter les convenances.
Elroy se sent très mal, elle ne veut plus voir Candy et lui ordonne de s’en aller.

Candy prend soin d’Elroy qui se trouve mal, elle est inconsciente. Elisa arrive, Archibald, Alistair, Candy et Annie se cachent.
Lorsque tante Elroy se réveille, elle demande à Elisa si c’est elle qui l’a soignée, Elisa ment en prétendant que oui. « Chère petite Elisa comme tu es gentille, je te remercie » lui dit sa tante. Heureusement qu’Archibald rétablit la vérité et annonce à sa tante que c’est Candy qui l’a soignée. Il dit au médecin que si Candy a pu la soigner c’est parce qu’elle est élève infirmière. Le médecin approuve d’avoir une infirmière dans sa propre famille ce qui énerve Elroy qui s’y oppose vigoureusement. Elle ne veut pas que Candy le devienne, le médecin lui dit que c’est une noble profession ; Elroy précise qu’il ne s’agit pas de la profession en soi qui la rebute, mais la tradition des André interdit qu’une femme exerce un métier quel qu’il soit.
Archibald demande l’autorisation à tante Elroy que Candy passe la nuit ici. Elisa pousse tante Elroy à chasser Candy, tante Elroy se résigne à dire que pour l’instant il ne convient pas de prendre des décisions si définitives. C’est sa façon d’exprimer sa gratitude envers Candy qui l’a soignée, et d’accepter sa présence.

Sur demande d’Elisa, Mme Legrand suggère à tante Elroy de renvoyer Candy d’où elle vient. Tante Elroy dit que c’est impossible puisqu’elle fait toujours partie de la famille par la grâce du grand oncle William. Mme Legrand répond que la présence de Candy sous ce toit, qui est le symbole de la famille, est une honte pour cette demeure des André.
Elisa ajoute qu’Annie est aussi issue de chez Pony, et le bruit risque de se répandre très vite que cette demeure est devenue un refuge pour enfants trouvés. Neil enchérit qu’ils ne pourront plus aller dans la bonne société sans que tout le monde les montre du doigt.
Tante Elroy, qui attache énormément d’importance à l’honneur de la famille, laisse Mme Legrand régler cette affaire puisqu’elle l’a demandé. Tante Elroy a laissé faire sans ne rien dire mais dans le fond elle n’est pas réjouie, elle ne sait pas que Mme Legrand part de ce pas chasser Candy et Annie.

Elroy s’indigne de la présence de Candy à la représentation théâtrale pour un gala de charité, elle dit qu’il n’y a pas de place pour Candy dans cette loge, elle rappelle que Candy a déclaré vouloir rompre les liens qui l’unissent aux André. Cette loge est réservée exclusivement aux André, Candy supplie Elroy de lui permettre de rester mais celle-ci reste inflexible.
La réaction de tante Elroy est justifiée : Candy renonce à être une André, elle doit en conséquence renoncer à bénéficier des privilèges qui en découlent.

Tante Elroy s’oppose catégoriquement au départ d’Alistair qui veut s’engager dans un régiment de volontaires. Elle est fortement préoccupée par cette affaire à laquelle s’ajoute une autre qui la panique au plus haut point : Albert a disparu, elle ne sait pas où il est et n’a aucune idée de ce qui lui est arrivé.

Tante Elroy est dévastée par le départ d’Alistair qui s’est engagé en France comme volontaire.
Elle tient Candy pour responsable des catastrophes qui se sont effondrées sur sa famille, elle reproche à Candy que depuis le jour où elle a pénétré dans cette famille, les malheurs se sont abattus : la mort d’Anthony et le départ pour la France d’Alistair qui pourrait ne jamais en revenir.
Elroy en veut à Candy car elle sait qu’Alistair est amoureux d’elle, que c’est la raison principale pour laquelle il est parti (elle a conscience qu’il ne serait jamais parti s’il était fiancé à Candy), elle connait très bien ses neveux, c’est elle qui les a élevés.
Elroy en veut à Albert de l’avoir adoptée, elle interdit à Candy de se prévaloir de leur nom et de remettre les pieds dans sa demeure.

Désormais, tante Elroy se moque de tout, elle ne pense qu’à faire revenir Alistair d’Europe.
Malheureusement, les pires craintes de tante Elroy vont se réaliser, Alistair meurt, tante Elroy est anéantie.

 

Elroy aurait préféré être morte plutôt que de subir la douleur de perdre Alistair, elle est dévastée par le chagrin.
Elle s’est opposée à ce que les journaux mentionnent la mort d’Alistair.
Anthony et Alistair étaient les préférés de tante Elroy et elle les a perdus tous les deux, la douleur lui est insupportable.


Mme Legrand et sa fille se rendent auprès de la tante Elroy pour l’inciter à arranger un mariage entre Neil et Candy. Elles savent toutes deux que Neil refuse de changer d’avis, il est déterminé à épouser Candy. Elisa a donc soumis l’idée à sa mère de le laisser faire, puis de le faire divorcer afin qu’il devienne le chef de la famille André.
Evidemment, Mme Legrand et sa fille ne peuvent présenter leurs viles motivations à la tante Elroy ; pour l’inciter à accepter ce mariage, Mme Legrand dit à la tante Elroy que Candy pourrait épouser n’importe qui, un homme de basse condition, il deviendrait membre de droit de la famille, et si Candy meurt, il deviendrait le chef de la famille André.
Elroy refuse tout de même d’organiser ce mariage ; Elisa intervient et lui rappelle qu’elle a à cœur l’unité de la famille : en laissant Neil épouser Candy, elle aura les plus grandes chances d’éviter ce qu’elle craint.
Mme Legrand en rajoute en prétendant que Neil ira, comme l’a fait Alistair, se battre en Europe s’il n’épouse pas Candy.
Tante Elroy a peur ; traumatisée par la mort d’Alistair, elle ne veut pas que cela se reproduise alors elle accepte ce mariage arrangé.

Candy est conduite à la tante Elroy qui lui annonce qu’il a été décidé qu’elle épouserait Neil. Lorsqu’Elisa dit à Candy que c’est un ordre de l’oncle William, Candy demande à tante Elroy si cela est vrai ; Elroy qui n’est pas menteuse, tourne la tête, se lève et sort.

Dans le manga, à la cérémonie des fiançailles arrangées entre Candy et Neil, Candy déclare à l’assemblée qu’elle refuse catégoriquement de se fiancer avec Daniel, Albert fait son apparition à ses côtés et renie également ces fiançailles. Neil crie à tante Elroy que c’est cet homme amnésique qui vivait avec Candy, Elroy comprend alors que c’est grâce à Candy qu’Albert a recouvré la mémoire, elle la regarde et change d’opinion à son égard, elle lui en est profondément reconnaissante.
Dans le manga, c’est uniquement à partir de cet instant que tante Elroy change d’avis sur Candy et réalise enfin qu’elle s’est trompée à son sujet.
On peut remarquer à quel point Elroy aime Albert : elle change d’avis sur Candy après avoir appris qu’elle a sauvé Albert, elle ouvre enfin les yeux sur la véritable nature de cette jeune fille qui est une source de bonheur pour ceux qui ont la chance de croiser son chemin.

Elroy est une femme qui a au cours de sa longue vie énormément souffert de la perte d’être chers.
Elle déplorait le fait qu’Albert passe son temps en compagnie d’animaux et qu’il soit indifférent aux grandes responsabilités qui lui incombaient, mais elle l’aimait et l’a protégé lui ainsi que l’unité de la famille André en assurant la direction à sa place le temps qu’il soit prêt à prendre ses fonctions (Albert lui-même le reconnait).
Les intérêts de la famille André ont toujours tenu très à cœur à tante Elroy ; désormais, elle peut vivre ses derniers jours sereinement puisqu’Albert a enfin pris ses responsabilités à la tête des André, et ils vont Archibald et lui perpétuer le nom des André.

 

Les Legrand sont les parents de Daniel et Elisa et des proches parents de tante Elroy puisque Sarah Legrand est la belle-fille de tante Elroy (elle l’appelle ‘‘Grand-tante’’ car chez les André, il s’agit d’un titre). La mère de Sarah étant morte, son père avait ensuite épousé Elroy.

Malgré leurs privilèges, leur position sociale est nettement moins élevée que celle des André qui demeure la famille la plus riche et la plus respectable des Etats-Unis.
Leurs enfants n’ont aucun lien de sang avec les André, Daniel et Elisa sont des cousins éloignés d’Anthony, Archibald et Alistair.

M. Legrand est un homme simple et aimable mais très absent, il est dépourvu d’autorité. Il est gentil mais ne va jamais à l’encontre de sa femme même si celle-ci commet des actes abominables.
C’est Sarah Legrand qui a pris en charge l’éducation de ses enfants qu’elle a extrêmement mal élevés.
Quoi qu’ils fassent, elle les soutient, les appuie et les défend constamment ; quoi qu’ils disent, elle les croit.
Mme Legrand a une image exagérément positive de ses enfants qu’elle a bien trop gâtés sans leur inculquer les valeurs de la vie. Pourtant, elle se rend compte de la méchanceté de Daniel et Elisa qui commettent parfois leurs méfaits devant ses propres yeux. Malgré cela, Mme Legrand ne semble jamais indignée, au contraire, elle encourage leur attitude en les laissant faire.
C’est une femme suffisante, elle fait preuve d’un mauvais comportement envers ceux qui ont un statut social inférieur au sien ; c’est une femme mauvaise dénuée de compassion et de nobles sentiments. Elle ne pense qu’à ses intérêts personnels et à ceux de ses enfants.

M. Legrand a décidé d’amener Candy dans sa demeure afin que ses deux enfants aient une compagne comme elle, c'est-à-dire l’exemple pour eux, enfants trop gâtés, d’une petite fille qui a connu une enfance difficile.
Dès l’arrivée de Candy, Mme Legrand se montre très désagréable, elle lui demande de s’adresser à Elisa et Daniel en les nommant ‘‘M. et Melle’’.
Mme Legrand la prévient qu’elle ne doit pas se prendre pour la sœur de ses enfants, elle lui rappelle qu’elle est là pour tenir compagnie à Elisa puisque c’est le désir de M. Legrand.
Elle ordonne plus tard à Candy de se débarrasser de Capucin.

M. Legrand n’adopte pas la même attitude que sa femme envers Candy :
Quand Daniel et Elisa sont sortis pour se promener, M. Legrand voulait qu’ils emmènent Candy avec eux.
M. Legrand accepte qu’elle garde Capucin à condition qu’il ne rentre pas dans la maison.
Lorsque Candy est invitée par Alistair et Archibald à la grande fête des André, M. Legrand a la gentillesse de montrer les invitations à Candy et de demander à sa fille de lui prêter une robe (ce qu’elle ne fera pas).

Toutes les scènes où M. Legrand se montre gentil envers Candy n’existent absolument pas dans le manga, il ne se soucie nullement d’elle ; les rares fois où il apparait, il se montre aussi antipathique que sa femme et ses enfants.


Mme Legrand se met en colère contre Candy qui a écrasé la chatte pour qu’elle saute sur Daniel. Mais elle n’a pas vu la scène précédant l’acte : Daniel se moquait de façon insultante de Candy qui faisait des efforts pour marcher avec élégance, il lui a dit que la chatte marche mieux qu’elle, que « c’est une chatte de race qui vient d’une bonne famille, elle. »
En voyant que Candy est une très jolie petite fille, obéissante, aimante, vivante, dynamique et pétillante, que tout le monde aime, Mme Legrand veut la traumatiser en la rabaissant à vie en lui disant qu’elle ne sera jamais une jeune fille du monde et qu’elle n’est qu’un vilain petit singe. Elle espère fortement qu’elle ne devienne jamais une jeune fille du monde.


Les Legrand seraient ravis que leur fille épouse Anthony ; malheureusement pour eux, celui-ci n’a d’attentions et d’amour que pour Candy, Elisa le rebute au plus haut point.

Après le discours de tante Elroy précédant la grande fête, celle-ci est choquée de voir Candy sortir de sous la table, après avoir ri. Les Legrand lui disent que c’est leur domestique invitée par Archibald et Alistair.
Tante Elroy leur répond qu’elle ne comprend pas qu’ils l’aient laissée venir ainsi vêtue. C’est une humiliation pour les Legrand, tante Elroy leur a publiquement reproché leur attitude ; c’est à cet instant qu’ils regrettent de ne pas avoir ramené Candy dignement vêtue : ils le regrettent pour le regard des gens de la haute société et non pas parce qu’ils ressentent un quelconque sentiment de peine ou de compassion.

Lors du bal, Candy a été vêtue d’une belle robe par les héritiers André. Anthony, Alistair et Archibald valsent à tour de rôle avec elle, Candy est le centre exclusif de leurs attentions, sous le regard des Legrand.
M. Legrand dit à sa femme (qui enrage) que Candy a charmé tout le monde par sa gentillesse, il précise : « une gentillesse que nous avons tous refusé de voir en elle. »
À la maison, Mme Legrand redouble de méchancetés, elle dit à Candy qu’elle n’est pas sa fille et la change de chambre : Candy dormira à l’écurie. Mme Legrand est jalouse que les héritiers André se désintéressent complètement de sa fille, elle n’a pas supporté que seule Candy ait été comblée d’égards par les héritiers André qui n’avaient d’yeux que pour elle.

À son retour de voyage, M. Legrand est étonné que Candy soit parmi les domestiques.
Sa femme prétexte que Candy est égoïste, violente, que son attitude l’a découragée. Daniel ajoute qu’il ne peut plus supporter Candy.
M. Legrand attend Candy dans son bureau. Il ne veut pas la renvoyer et l’envoie en vacances à la maison Pony.

Mme Legrand décide d’envoyer Candy au Mexique (dans l’une de ses fermes), après avoir cru que c’est une voleuse (ses enfants ont caché des bijoux de famille et les robes d’Elisa dans les affaires de Candy).


Depuis la mort d’Anthony, tante Elroy, qui veut combler le vide laissé par cet enfant qu’elle aimait tant, s’est rapprochée de la famille Legrand, leur a donné plus d’importance et de pouvoir. Elle les traite comme s’ils étaient des André, allant jusqu’à nommer M. Legrand président-directeur général de la banque de Chicago.
Mme Legrand profite de sa nouvelle position pour nuire à Candy.
À Chicago, Mme Legrand rejoint la demeure des André sur demande de sa fille pour y chasser Candy et Annie. Pour rappel, Elisa et son frère ont tenté de nuire à Candy en s’arrangeant pour que tante Elroy se mette en colère contre elle ; leur plan a échoué : le vase espagnol ancien auquel tante Elroy tient beaucoup a bien été cassé comme prévu sauf que tout porte à croire qu’Elisa est responsable.
Tante Elroy se met en colère contre Elisa. Mme Legrand demande à tante Elroy de la recevoir, Mme Legrand justifie la casse du vase espagnol en inventant qu’Elisa aurait été très troublée par la présence de Candy ‘‘qui ne cesse pas de faire des misères à sa fille’’.
Mme Legrand lui suggère de renvoyer Candy d’où elle vient. Tante Elroy dit que c’est impossible puisqu’elle fait toujours partie de la famille par la grâce du grand oncle William. Mme Legrand répond que la présence de Candy sous ce toit, qui est le symbole de la famille, est une honte pour cette demeure des André.
Tante Elroy, qui attache énormément d’importance à l’honneur de la famille, laisse Mme Legrand régler cette affaire puisqu’elle l’a demandé.
Mme Legrand surgit dans la chambre des André réservée aux hôtes de marque pour chasser Candy et Annie, en qualité de représentante de la famille André. Elle dit à Candy qu’elle se trouve dans la demeure ancestrale des André et si les gens de leur milieu apprenaient que l’on y reçoit une ancienne pensionnaire de Melle Pony, la honte en rejaillirait sur eux tous.
Alistair et Archibald prennent la défense de Candy et Annie, Archibald dit à Mme Legrand de se mêler de ce qui la regarde. Une bagarre va éclater, Archibald tient tête à Mme Legrand, il est sur le point de régler le compte de Neil, mais Annie se met à pleurer.
Alistair s’énerve, il rappelle à Mme Legrand que Candy est une André, qu’elle porte un nom plus ancien et plus respecté que celui des Legrand, ce qui la met au-dessus de Mme Legrand ! Celle-ci est indignée par l’audace d’Alistair qui l’a rabaissée et humiliée.


Lorsqu’Elisa annonce à sa mère que Neil s’est entiché de Candy, Mme Legrand n’arrive pas à y croire, Elisa dit à sa mère que Candy cherche à se faire épouser.
Mme Legrand a honte du comportement de son fils, elle dit que ce mariage ne se fera jamais. Elisa dit à sa mère qu’il faut éloigner Candy de Chicago afin qu’elle n’y remette pas les pieds. Mme Legrand se rend immédiatement à l’hôpital Sainte Joanna ; lors de son entretien avec M. Leonard, elle exige qu’il mette Candy à la porte. M. Leonard refuse de la renvoyer sans raison valable. Mme Legrand le menace : il perdra son poste s’il ne s’exécute pas (M. Legrand cesserait ses subventions et M. Leonard en pâtirait). M. Leonard est choqué que Mme Legrand déteste Candy à ce point et se résigne à la renvoyer.

Elisa informe sa mère que Candy travaille dans « une minable petite clinique privée », Mme Legrand est étonnée que Candy ait pu rebondir aussi vite et lui répond qu’il faut absolument faire quelque chose.
Elisa suggère de demander à tante Elroy d’expédier Candy très loin d’ici en lui faisant croire que c’est un ordre impératif de l’oncle William. Mme Legrand lui dit que ce serait grave s’il venait à l’apprendre mais sa fille lui fait part du bruit qui court : l’oncle William serait très diminué, il ne serait donc pas en mesure d’agir s’il l’apprenait. Elisa ajoute que tante Elroy approuvera leur action puisqu’elle déteste Candy.
Neil qui a tout écouté intervient, prend vivement la défense de Candy et s’oppose à sa mère et à sa sœur. Il crie vivement qu’il aime Candy et l’épousera ! Sa mère en fait un malaise (ah ah !)

Mme Legrand ne veut pas d’un mariage qui serait une mésalliance et demande à son fils de renoncer à ‘‘cette fille’’. Puis, elle suit les conseils d’Elisa qui lui suggère de laisser faire Neil : Candy deviendra l’héritière des André (Elisa pense que l’oncle William va mourir), Mme Legrand fera divorcer Neil et il deviendra le chef de la famille André.
Mme Legrand accepte de mettre en application le plan diabolique de sa fille et se rend auprès de la tante Elroy pour organiser ce mariage arrangé.

Le plan des Legrand va échouer : l’oncle William fera son apparition au grand jour, c’est à dire Albert en personne qui va régler cette affaire et prendre les sanctions qui s’imposent…
Les Legrand ne pourront plus jamais nuire à Candy qui se trouve sous la protection directe du chef de la famille André.

 

Daniel Legrand, surnommé Neil, est le frère ainé d’Elisa.
Enfant extrêmement gâté pourri, Neil est très imbu de lui-même et arrogant. Il se sert et profite vigoureusement de sa position et son statut social pour arriver à ses fins, il en joue et en abuse, il se comporte comme si tout lui était dû, comme si rien ne pouvait lui résister, comme s’il était important, indispensable et supérieur à tout.
Neil restera longtemps à la solde de sa sœur Elisa qui le manipule et qui exerce une très mauvaise influence sur lui mais Neil n’est pas un exemple de gentillesse et de bonté.

Daniel a les cheveux et les yeux marrons, son teint est mâte. Il a un visage antipathique et un regard mauvais et cynique.
C’est un personnage sournois, poltron, faible, très peureux et lâche.
Machiavélique et menteur invétéré, il a une fâcheuse tendance à pousser les gens à bout et il se moque de savoir s’il blesse des gens autour de lui.

Neil ne sait pas se battre, son arme est la parole. Neil a le rire nargueur, le phrasé facile, de la répartie malsaine, du répondant tout en restant prétentieux, calme et posé avec un langage soutenu et raffiné. Il a la pique vive et sévère qui déstabilise et fait sortir de ses gonds son adversaire.

Il est au départ et pendant fort longtemps très méchant envers Candy. En effet, dès l’arrivée de cette dernière, il s’est mis à la détester et à lui faire des mauvais coups souvent sous l’influence de sa sœur.
Ils passent leur temps à chercher des ennuis à Candy mais Daniel suit aveuglément sa sœur qui est foncièrement mauvaise, bien qu’il soit lui aussi actif pour nuire à Candy.
Daniel et Elisa sont d’odieux personnages qui sabotent tout ce que Candy fait, ils vont toujours à son encontre et lui font des misères.
Daniel a juré à Elisa d’en faire voir de toutes les couleurs à Candy. Il est souvent abominable et exécrable envers Candy, et il s’est montré abject, méchant et parfois même cruel envers elle :

- Dès le jour où Candy arrive chez les Legrand, Daniel et Elisa lui déversent un seau d’eau sur la tête.
Candy ne se laisse pas faire et attrape le poignet de Daniel avec son lasso, il appelle aussitôt sa mère au secours.

- Daniel lance sa chatte qui égratigne la figure de Dorothée, une jeune domestique.

- Dans le manga, dès l’arrivée de Candy, Daniel la surnomme ‘‘boniche’’

- Il appelle Candy irrespectueusement ‘‘Ma vieille’’.

- Il prend le pyjama que sœur Maria a brodé pour Candy, il dit que c’est un chiffon pour le ménage et s’apprête à s’essuyer ses chaussures avec, le sang de Candy ne fait qu’un tour et elle lui bondit dessus.

- Daniel se moquait de façon insultante de Candy qui faisait des efforts pour marcher avec élégance, il lui a dit que la chatte marche mieux qu’elle, que « c’est une chatte de race qui vient d’une bonne famille, elle. »

- Lorsque Candy s’est rendue à la fête des André dans sa tenue de tous les jours car Elisa ne lui a pas prêté de robe, Daniel disait dans la voiture : « Bien habillée ou pas, elle est moche. »

- Daniel prend un éperon dans l’écurie, Elisa et lui incitent leur invitée Annie Brighton à monter sur la jument Cléopâtre. Une fois Annie installée, Daniel assène un coup d’éperon à la jument qui s’emballe.
Daniel et Elisa mentent et disent que Candy a piqué le cheval avec l’éperon.
Candy court voir Daniel pour lui faire avouer la vérité. Candy, en grande colère, lui crie qu’il aura affaire à elle s’il recommence. Daniel a très peur lorsque Candy s’énerve.

- Daniel a volé des roses dans la roseraie d’Anthony qu’il a coupées de façon barbare et il a déposé un bouquet chez Candy pour la faire accuser et la séparer d’Anthony, puisque tel est le désir d’Elisa.
Candy devine qu’il est le coupable à cause de ses égratignures aux mains.
Mme Legrand demande des explications à son fils, la chatte Sylvia arrive à cet instant ce qui permet à Daniel d’inventer un autre mensonge : Sylvia l’a égratigné.
Mme Legrand se satisfait de l’excuse trouvée par son fils.

- C’est Daniel qui fait remarquer à sa mère que Candy a le ruban d’Annie Brighton.

- Elisa enrage qu’Anthony ait offert une rose unique à Candy. Daniel a alors l’idée de donner une drogue au cheval de l’écurie. Albert surgit, renverse la coupelle et assène un violent coup de poing à Daniel qui tombe assommé.
Une fois son fils réveillé, Mme Legrand lui demande de révéler qui l’a battu. Daniel allait dire la vérité mais Elisa lui met la pression et l’incite à mentir pour jeter la faute sur Candy.
Daniel se soumet, il dit que c’est Candy avant de se cacher comme un lâche sous ses draps.

- Daniel dit à son père qu’il ne peut plus supporter Candy.

- Daniel et Elisa ont caché des bijoux dans les affaires de Candy pour la faire passer pour une voleuse. Comme dans le manga, Daniel dit avoir retrouvé la broche et le bracelet dans l’écurie dans les affaires de Candy. Elroy est révoltée, croyant Candy voleuse.

- Lorsque Candy a été envoyée par Mme Legrand pour aller travailler dans une ferme mexicaine, Daniel lui a lancé : « Bon débarras et ne reviens jamais. »

À l’épisode 16, Anthony pénètre de nuit dans sa chambre accompagné d’Archibald et d’Alistair, ils le rossent tous les trois pour qu’il avoue avoir caché les bijoux dans les affaires de Candy. Daniel avoue et jure sur l’honneur de la famille Legrand de dire la vérité.

 

Anthony compte revenir à dix heures le lendemain matin.
Le lendemain, Daniel se réjouit : le messager qui doit emmener Candy est arrivé plus tôt que prévu. Daniel est content d’apprendre à Anthony que Candy est déjà partie.

- Daniel et Elisa se plaignent auprès de la tante Elroy de l’adoption de Candy par l’oncle William.
Daniel ose médire devant tante Elroy de la propre robe qu’elle a offerte à Candy en disant notamment que « Sa robe ne lui va pas du tout. » Quel manque de respect !
Daniel se moque ouvertement de Candy devant tante Elroy et tient des propos insultants tels que : « Je la trouve affreuse », « Elle est moche mais c’est bien suffisant pour une orpheline. »


Après la mort d’Anthony, tante Elroy qui est abattue a permis à Daniel de prendre des vêtements appartenant à Anthony. Daniel ne s’est pas gêné pour se servir dans la chambre d’Anthony, il a même eu l’indécence d’enfiler un costume d’Anthony.


Daniel intègre ensuite le collège royal de Saint-Paul dans lequel il va continuer à malmener Candy :

- Elisa s’est plainte auprès de Daniel d’avoir été giflée par Candy, ils complotent ensemble une vengeance que Neil met lâchement en exécution : il emmène Candy au loin à l’écart et en appelle à deux de ses amis pour qu’ils l’aident à taper et humilier Candy. Terry est intervenu avec fougue pour la sauver et Neil reçoit une bonne correction (la scène est décrite dans le couple Terry/Candy).

- Sur idée d’Elisa, Neil et ses amis creusent un trou dans le parc pour attirer Candy dans le piège (hélas pour lui, c’est son horrible sœur qui tombera dans le trou).

- Neil ne fait pas preuve de solidarité envers ses cousins : lorsque Terry et Archibald se battent, Archibald est consigné dans une chambre de méditation à cause de Neil qui a dénoncé qu’Archibald était celui qui a commencé.

- La mère supérieure a humilié Elisa en faisant comprendre à tous que c’est elle la coupable qui a piégé Terry et Candy aux écuries. Elisa est alors consignée.
Pour venger sa sœur, Neil, lâchement accompagné de ses trois amis, a poussé et insulté Candy.


Neil est retourné aux Etats-Unis tout comme sa sœur et ses cousins, lorsque la guerre a éclaté en Europe. Là-bas, il se montre toujours aussi odieux avec Candy d’autant plus que tante Elroy a donné de l’importance à sa sœur et lui depuis la mort d’Anthony :

- Neil proteste contre la présence d’Annie et Candy à la demeure des André à Chicago, il dit à Archibald et Alistair de les renvoyer d’où elles viennent le plus vite possible, il n’est pas question pour lui de rester sous le même toit qu’elles.
Archibald le menace de s’excuser tout de suite sinon il lui apprendra à être poli envers les dames.
Neil lui rétorque : « Et où as-tu vu des dames ici je te prie ? Moi je ne vois que des pensionnaires de la maison de Pony autrement dit des vagabondes, des enfants trouvés. »

- Neil ne reste pas passif, il aide sa sœur pour nuire à Candy : lorsqu’Elisa a appris que Candy et Annie allaient passer la nuit dans une chambre des André réservée aux hôtes de marque, elle voulait absolument empêcher cela, elle en fait donc part à son frère.
Neil a une idée : pousser Candy à faire une bêtise sous les yeux de la tante Elroy pour qu’elle se mette en colère.
Neil compte s’arranger pour que Candy casse le vase espagnol ancien auquel la tante Elroy tient beaucoup.
Le plan échoue : lorsque Neil fait tomber le vase, Candy s’est levée pour servir le thé, tout porte à croire aux yeux de tous qu’Elisa a fait tomber le vase.
Elroy se met en colère contre Elisa. Celle-ci s’en plaint à sa mère, laquelle tente de convaincre tante Elroy qu’il faut chasser Candy de cette demeure.
Neil dit à sa tante qu’ils ne pourront plus aller dans la bonne société sans que tout le monde les montre du doigt (il sait que tante Elroy attache énormément d’importance à l’honneur et à la réputation de la famille).
Neil et sa sœur enragent ensuite que Candy et Annie aient passé la nuit dans la maison de l’arbre, ils en retirent l’échelle de cordes, mais enragent de plus belle de découvrir qu’elles ont utilisé l’échelle de secours pour descendre.

- Elisa a organisé une fête, et prépare un mauvais coup avec son frère : ils volent la valise d’Annie afin que Candy et elle se présentent à la fête en habits de tous les jours et qu’elles soient humiliées devant les invitées.
Le plan fonctionne et Daniel annonce aux invités que ce sont des enfants trouvés. Heureusement, Archibald et Alistair les sauvent en se présentant eux aussi vêtus en habits de tous les jours, Alistair prétend même que c’est la tenue adoptée par les André pour les amis intimes.
Candy monte ensuite tout en haut de la tour pour récupérer la valise d’Annie, Daniel la suit et l’enferme. Daniel lui dit qu’elle n’a qu’un seul moyen de s’en sortir : s’attacher à une corde et descendre le long de la muraille. Candy aurait pu en mourir.

- Neil vient persécuter Candy jusqu’à l’hôpital Ste Joanna de Chicago. Il soutient son horrible sœur qui veut faire payer Candy pour tous les frais d’hospitalisation de Charlie qu’elle avait pourtant elle-même pris en charge car elle pensait qu’il s’agissait de Terrence Granchester.
Neil vient voir Candy à l’hôpital pour la menacer de payer les frais d’hospitalisation de Charlie, il la menace d’aller faire un tour du côté de la maison Pony, et demande l’argent pour après-demain. (Heureusement que Terry paiera tous les frais).

- Neil ne fait pas attention à ses affaires ainsi qu’à celles d’autrui car il n’a pas la valeur des choses, Archibald lui a même cogné la tête pour ne pas avoir fait attention en roulant dans l’automobile d’Alistair.


Neil n’a pourtant pas si mauvais fond et tout bascule dans ses sentiments envers Candy le soir où il se fait agresser par une bande de voyous.
Par chance, Candy est de passage ; dès qu’il la voit, Neil l’appelle d’une voix désespérée : « Candy ! » (Il faut l’entendre, c’est vraiment marrant ah ah ! Quel lâche ce Neil !).
Malgré tout ce qu’il lui a fait endurer, Candy prend sa défense, les voyous s’attaquent à elle mais elle se défend très bien, et fuit avec Neil.
Avant de partir, Neil, trop fier, lui dit de ne pas croire qu’il a une dette envers elle, il ne lui avait rien demandé ajoute-t-il.
Mais une fois seul, Neil pense à Candy : « Cette peste, qu’est-ce qui lui a pris de venir à mon secours, elle me déteste pourtant. »
L’image de Candy lui apparait : « Cela m’étonnerait qu’elle ait oublié le passé. » se dit-il.
Neil fout un coup de pied dans une boite de conserve comme pour chasser cette image de son esprit et ce sentiment qui envahit soudainement son cœur ; il veut se persuader qu’il la déteste en se criant à lui-même : « Que je la déteste, que je la déteste ! Quant à lui dire merci il n’en est pas question. J’aimerai mieux qu’on me crève un œil ou qu’on me coupe la langue.»
Neil reste toujours aussi arrogant mais il vient de tomber amoureux de Candy, il a vraiment été touché, frappé et ébranlé par sa gentillesse.

 

Neil revoit Candy alors qu’il porte les paquets de sa sœur. Celle-ci se montre de nouveau odieuse envers Candy mais Neil est gêné, il craint que Candy ne dévoile ce qui s’est passé.
Avant de monter dans la voiture, il regarde Candy et pense au soir où elle l’a sauvé.

Neil rencontre de nouveau Candy, cette fois-ci à New-York devant le théâtre, le jour de la grande première de Romeo et Juliette.
Neil lui prend des mains son invitation et jaloux, il lui déchire son billet.
Candy est révoltée et s’écrie : « Après ce que j’ai fait pour toi, tu n’as pas honte ?! Rappelle-toi ce jour là tu n’étais pas si fier !» Neil en recule de honte et de peur qu’elle donne plus de détails devant sa mère et sa sœur.
Elisa est ensuite énervée de voir Candy au théâtre, Candy dit qu’elle est entrée simplement. Neil la traite de menteuse, Candy ne se laisse pas faire et le traite de voyou.
Elisa pousse son frère à lui répondre quelque chose, mais il ne veut pas répondre et s’en va un peu bousculé par les récents événements.

Dans le manga, Neil s’est rendu à l’hôpital Sainte Joanna, il regarde Candy en se rappelant le mal qu’il lui a fait, et malgré cela elle l’a sauvé de ces voyous.
Tombé amoureux, Neil se dit qu’elle est devenue bien mignonne, Candy hante son esprit.

Neil conduit comme un chauffard ; un jour, il a un léger accident. Candy qui se trouvait là s’occupe de lui, le soigne, lui enroule la main dans un mouchoir et lui demande de venir le lendemain à Sainte Joanna pour qu’elle l’y examine. Neil refuse, Candy part en se disant qu’il ne changera jamais.
Neil se relève et la regarde partir en se disant : « C’est la seconde fois qu’elle prend soin de moi. » Il regarde le mouchoir sur lequel est gravé le prénom ‘‘Candy’’, puis regarde sa main qu’elle a soignée, et se dit : « Candy ! Moi qui croyais la détester comment se fait-il que je ne cesse de penser à elle, que je sois comme hanté par son image. »
Neil est amoureux et ses sentiments pour Candy se renforcent.
Depuis, Neil garde ce mouchoir comme un trésor et le conserve sur sa table de chevet.

Dans le manga, Neil voit Albert et Candy dans la rue ensemble, l’air amoureux. Neil enrage de jalousie, il se demande qui est cet homme, et les suit.
Il fait nuit. En bas de leur appartement, Neil voit les silhouettes d’Albert et Candy près de la fenêtre, la main d’Albert est posée sur l’épaule de Candy. Neil est furieux, il veut savoir qui est cet homme !
Il fait les cent pas en attendant que cet homme sorte enfin de l’appartement, mais il n’en sort pas. Neil se demande si cet homme vit avec Candy, il essaie de se rassurer en se disant qu’il s’agit d’un ami de passage.
Neil s’énerve, il essaie de se persuader qu’il n’est pas amoureux de Candy en évoquant sa basse condition et il reçoit à ce moment de l’eau sur la tête (c’est Candy qui a déversé l’eau du vase par la fenêtre, mais elle n’a pas vu Neil).
Mécontent, Neil rumine intérieurement : « Je te ferai agenouiller pour ça ! »
Il fait mener l’enquête au sujet de cet homme et il apprend qu’il s’agit d’Albert (sans pour autant découvrir que c’est l’oncle William).
Au vu des réactions de Neil (il s’énerve en rabaissant Candy bien qu’étant amoureux d’elle), à mon avis si Neil avait épousé Candy, à chaque dispute il lui aurait rappelé ses origines, il lui aurait sûrement dit des répliques dans le genre : « N’oublie-pas que tu viens de la maison Pony ! » et que c’est une chance pour elle d’être mariée à un homme de sa condition.

Le lendemain, Neil vient rendre visite à Candy à l’hôpital, il l’a fait convoquer dans le petit salon. Il lui demande de lui refaire son pansement, Candy veut qu’il passe d’abord en consultation. Neil avoue que le pansement a été refait : « A vrai dire je suis venu t’inviter à sortir avec moi. » admet-il.
Candy est étonnée. Neil insiste pour qu’elle aille se changer : « Va te changer j’t’attends ! »
Candy pense que c’est pour la remercier de ce qu’elle a fait pour lui, et lui dit que c’est bien trop.
Neil lui répond : « Est-ce que tu es sourde ? Je te dis d’aller te changer. » Candy refuse, elle est de service, elle apprend que Neil a demandé une permission pour elle au professeur Leonard en se servant du fait qu’il est désormais un membre de la famille André. Candy se met en colère et part assurer son service.

Dans le manga, Neil la menace de révéler au professeur Leonard qu’elle vit avec Albert si elle ne vient pas avec lui (dans le manga, le personnel de l’hôpital ne sait pas que Candy vit avec Albert). Candy ne cède pas, se met en colère et s’en va.

Même s’il est amoureux, Neil la traite de petite peste. Rouge de colère, il sort de l’hôpital, déterminé à ne pas renoncer et comme tout lui a toujours été acquis, il est persuadé qu’il réussira à la faire changer d’avis.

Neil prend conseil auprès de sa domestique : il prétend qu’un de ses amis est tombé amoureux d’une jeune fille et qu’il ne sait pas du tout ce qu’il doit faire pour attirer son attention.
Sa domestique lui conseille de commencer par faire preuve de délicatesse et lui demander poliment si elle veut sortir avec lui.
Neil doit donc faire preuve de politesse et de délicatesse, des qualités qu’il n’a pas.

Neil achète des fleurs pour Candy. Il l’attend à la sortie de l’hôpital, il lui offre les fleurs en lui disant : « Je t’ai apporté des fleurs pour que tu acceptes de sortir ce soir avec moi puisque tu n’es pas de service » Neil a toujours ce ton hautain, autoritaire et arrogant : « Eh bien réponds, ne me dis pas que cela ne te fait pas plaisir. » dit-il.
Candy en rit. Neil ajoute ce qu’il n’aurait jamais du dire : « Si je t’ai offert ce bouquet et si tu l’as pris, cela veux dire que tu acceptes mon invitation, tu ne peux plus refuser » Alors Candy lui rend son bouquet, et lui dit qu’elle ne veut pas sortir avec lui ni ce soir ni un autre soir.
Neil rugit, écrase les fleurs, et dit les dents serrés : « tu me paieras ça. Je me vengerai Candy.»

Elisa lui présente une jeune fille prénommée Daisy pour lui faire oublier Candy mais Neil part et s’enfuit sans venir rendre visite à cette fille.

Dans le dessin animé, Candy est renvoyée de l’hôpital à cause d’Elisa qui a incité sa mère à le faire. Cette dernière a fait pression sur le professeur Leonard.
Dans le manga, Neil dénonce le fait que Candy vive avec Albert, elle est renvoyée par le professeur Leonard ; Neil l’a dénoncée pour se venger de son refus de sortir avec lui.
Elisa et Neil ont persuadé tante Elroy de faire renvoyer Candy de l’hôpital et qu’elle ne retrouve aucun emploi dans un autre hôpital.
Neil espérait que Candy vienne le supplier de lui venir en aide.
Le Neil du manga et le Neil du dessin animé sont très différents : Neil évolue dans la série et ne pourrait pas faire de mal à Candy dont il est vraiment tombé amoureux tandis que dans le manga, il veut assouvir son caprice d’être tombé amoureux d’elle, il est prêt à lui nuire et la rendre malheureuse pourvu qu’il obtienne ce qu’il veut.

Neil veut épater Candy avec sa nouvelle voiture rouge. Elisa a inventé à Daisy que Neil voulait l’emmener en promenade, alors elle monte dans sa voiture.
En route, Neil rencontre Candy, il se met en tête que Candy va « crever de jalousie » (je reprends les propos de Neil) en le voyant accompagné d’une fille.
Candy, qui vient d’être renvoyée de l’hôpital et croyant que Neil en est le responsable, lui abime sa voiture, et lui reproche, en colère, d’avoir dû donner sa démission à l’hôpital par sa faute et celle d’Elisa.
Neil est très étonné, mais toujours fidèle à lui-même et pour ne pas perdre la face suite à cette humiliation publique, il prétend à Daisy que Candy est amoureuse de lui, qu’elle le poursuit partout où il va et qu’il n’arrive pas à se débarrasser d’elle.
Mais Neil se demande qu’est donc cette histoire de démission ? Il se débarrasse sur le champ de Daisy en la mettant en dehors de sa voiture.

Neil veut réparer le tort causé par sa famille à Candy, il l’aborde sur la route, il l’attrape de force en exigeant : « Candy réponds moi », il lui dit qu’il a trouvé du travail pour elle.
« Je suis prêt à faire n’importe quoi pour toi Candy » dit-il et il lui saute dessus pour tenter de l’embrasser. Candy le repousse violemment en lui criant qu’il lui fait horreur.

 

Neil lui crie : « Sale chipie ! Tu penses toujours à ce bon à rien de comédien raté !»

Dans le manga, après lui avoir crié qu’elle le déteste, Candy a remarqué l’expression blessée et affectée de Daniel, elle s’en est voulu et s’est excusée. Mais l’arrogant Daniel est blessé, offensé, sa fierté est atteinte, il ne supporte pas qu’elle ait osé lui dire qu’elle le déteste et il lui a alors lancé sa réplique sur ‘‘le comédien raté’’

En partant dans sa voiture, il lui lance un journal parlant d’un scandale au sujet de Terry « Un prince déchu » : il a quitté sa troupe pour une destination inconnue.


Dans le manga, entouré de filles, lors d’une réception organisée rien que pour lui (Elisa tient à ce qu’il se mette en couple avec Daisy), Neil s’ennuie et s’imagine marié à Candy se promenant en barque tous les deux, Candy lui ôtant ses bottes pendant qu’il lit son journal (on dirait vraiment Gaston de la Belle et la Bête ah ah !), faisant une ballade à cheval et Candy se serrant amoureusement contre lui.

 

Neil est très insistant et bien décidé à faire céder Candy, il n’a pas pour habitude de ne pas obtenir ce qu’il souhaite et monte un stratagème : il envoie un messager dire à Candy que Terrence Granchester veut la voir en secret. Ce messager la conduit dans une maison dans laquelle elle trouve non pas Terry mais Neil !
Neil savait que Candy viendrait si on lui disait que Terry veut la voir.
Neil lui dit : « Sais-tu que tu es très en beauté aujourd’hui ? Je n’ai jamais été, je l’avoue, aussi sensible à ton charme. »
Candy s’énerve, elle veut partir mais Neil lui barre le passage. Il lui reproche de l’injurier et de l’humilier devant témoin ; il lui ordonne avec rage de retirer d’avoir dit qu’elle le haïssait. Toutes les filles auxquelles il fait la cour en sont fières et heureuses, il prend l’exemple de Daisy qui est d’une excellente famille contrairement à Candy. Il lui parle comme si c’était un honneur pour elle que d’être aimée par un homme de sa condition.
Neil est persuadé que Candy partage ses sentiments : « C’est toi que j’aime Candy et je suis sûr, bien que tu dises le contraire et que tu prétendes me détester, que dans le fond c’est moi que tu aimes !
Et si tu ne le dis pas c’est par timidité, mais puisque nous sommes seuls tous les deux sans témoin avoue-le donc ! ».
Neil incite Candy à dire ce qu’elle pense franchement : Candy lui crie qu’elle ne l’aime pas, qu’elle le déteste !
Neil ne comprend pas sa réaction :

« Comment peux-tu dire que tu me détestes quand je viens de t’avouer que je t’aime ! »

Candy lui dit qu’elle l’a toujours détesté sa sœur et lui depuis le premier jour où elle les a vus, elle lui reproche de n’avoir jamais cessé de lui faire du mal. Candy veut partir mais Neil la retient de force, il ne supporte pas d’être méprisé et repoussé ; il l’enferme. Il ne lui ouvrira que lorsqu’elle lui aura enfin dit qu’elle l’aime. Candy lui redit qu’elle le déteste.
Candy passe la fenêtre, elle aurait pu se tuer, Neil a eu très peur.
Elle regagne la rive, Neil lui crie : « Eh Candy ! Ne crois surtout pas que je vais renoncer. »

Je vous décris à présent le déroulement de cette scène dans le manga : dès que Candy comprend qu’elle a été bernée par Neil, celui-ci s’approche d’elle, la regarde amoureusement en tenant le visage de Candy dans ses mains. Candy le repousse en le giflant. Neil s’emporte, il ne comprend pas pourquoi elle le repousse alors qu’il veut l’épouser, il ne comprend pas qu’elle puisse lui dire non, lui, l’enfant gâté et capricieux, qui a toujours eu ce qu’il désirait depuis l’enfance.
Daniel se met à étaler ses richesses matérielles et son pouvoir en lui disant que sa famille possède des dizaines de demeures splendides qui seront toutes à elle. Neil confond l’amour et le pouvoir, il pense vraiment qu’il peut gagner l’amour de Candy en étalant ses richesses.
Neil parle ensuite des autres filles qui seraient toutes enchantées d’être regardées par un garçon tel que lui ; tout comme dans le dessin animé, Neil, arrogant et ayant une haute considération de sa personne, estime que Candy doit se sentir honorée d’être aimée par un homme de sa condition.
Sous le choc, Candy le regarde sans dire mot, elle lui demande ensuite calmement de lui donner la clé, elle veut rentrer.
C’en est trop pour Neil, il perd tout contrôle et la prend brusquement dans ses bras, la presse contre lui et lui dépose un baiser sur la joue.

 

Candy est momentanément paralysée par cette réaction soudaine et inattendue, puis elle le repousse violemment, s’empare de la clé et s’enfuit par la porte d’entrée. Neil la supplie et lui hurle de ne pas partir, de ne pas le laisser, il est profondément blessé.


Neil surprend une conversation entre sa mère et sa sœur : sur l’idée d’Elisa, elles veulent inciter la tante Elroy à expédier Candy très loin de Chicago en lui faisant croire que c’est un ordre impératif de l’oncle William.
Après avoir tout écouté, Neil effectue une intervention solennelle : « Eh bien moi je ne vous laisserai pas faire ! Sachez que je tiens à Candy, que je l’aime. »
Il ajoute : « J’aime Candy de tout mon cœur je l’ai toujours aimée sans le savoir »
(En réalité, son amour pour elle est plutôt récent, Candy est la seule personne à lui avoir témoigné autant d’attentions malgré tout le mal qu’il lui a fait subir, il est tombé amoureux d’elle le soir où elle l’a sauvé de l’attaque des voyous).
Elisa a honte pour lui, elle n’en revient pas. Neil se rebelle contre sa sœur et lui tient tête : « Tu as beau être ma sœur, j’m’en fiche de c’que tu penses de moi, je l’aime ! Et je l’épouserai ! »
Neil a beau avoir de gros défauts, il se délivre enfin de l’emprise de sa sœur, s’émancipe et fait ses propres choix de vie.

Neil est déterminé à faire céder Candy. Il se rend chez elle. Lorsqu’elle ouvre la porte, elle voit un bouquet de fleurs et croit que c’est Albert. Elle est déçue de voir qu’il s’agit de Neil.
Neil se prend pour son fiancé, il ne témoigne aucune délicatesse : il lui donne les fleurs de force et demande : « Qui est cet Albert ? Ce vagabond qui a oublié son passé ? J’ai entendu dire qu’il était reparti avec son baluchon, j’en sais des choses ma p’tite Candy. » Neil surveille Candy de près.
Candy lui demande de la laisser tranquille. Neil lui répond que c’est impossible. Candy lui dit qu’il n’a pas le droit de se mêler de sa vie privée. Neil rétorque : « Eh bien si justement parce que je vais t’épouser. » Neil ne la demande pas en mariage, il s’impose.
Il lui annonce que s’il est venu ici c’est pour obtenir son consentement. Neil est sûr que Candy va accepter de l’épouser. Candy lui rappelle qu’il a toujours été méchant avec elle. Neil lui dit qu’il l’aime, Candy lui répond qu’elle le déteste. Neil est déterminé à la faire changer d’avis. Candy lui rappelle comment il l’a accueillie le jour où elle est arrivée chez lui, et cela a continué.
Candy lui avoue : « Peut-être que si tu avais été plus gentil avec moi, j’aurai fini un jour par t’aimer. »
Candy déverse un verre d’eau au sol, elle lui dit qu’il lui est devenu aussi indifférent que ces quelques gouttes d’eau, il n’est pour elle qu’un verre vide. Elle lui ordonne de s’en aller, mais Neil est toujours aussi déterminé à la faire changer d’avis, il refuse de renoncer.

Mme Legrand ne veut pas d’un mariage qui serait une mésalliance et demande à Neil de renoncer à ‘‘cette fille’’. Neil lui précise que Candy est devenue une André et que cela signifie qu’elle leur est supérieure sur le plan social.
Elisa demande à sa mère de le laisser faire. Sans se douter des intentions malveillantes d’Elisa, Neil remercie sa sœur de prendre sa défense. Il ne se doute pas que le plan de sa sœur consiste à inciter tante Elroy à faire accepter ce mariage, en profitant de sa faiblesse due à la mort d’Alistair, en lui faisant croire que Neil serait prêt à aller se battre en Europe comme l’avait fait son cousin.
Elisa a suggéré à sa mère de faire divorcer Neil de Candy afin qu’il devienne le chef de la famille André car elle croit que l’oncle William va bientôt mourir.

Dans le manga, c’est Neil en personne qui profite de l’accablement de tante Elroy suite à la mort d’Alistair pour dire qu’il s’engagera dans l’armée s’il ne peut pas se marier avec Candy.
Contrairement au dessin animé, dans le manga cette idée vient de lui.
Neil n’a jamais eu l’intention de s’engager, il savait que tante Elroy céderait à sa requête s’il appuyait sur son point sensible, il a honteusement abusé de son état de faiblesse.
Candy le traite intérieurement de traitre, elle est révoltée que Neil se serve de la mort d’Alistair pour assouvir son caprice.

Neil se réjouit de l’organisation de ce mariage arrangé pourvu qu’il obtienne ce qu’il veut.
Afin d’attirer Candy dans ce piège, un homme et des domestiques viennent la chercher prétextant que M. William André désire la voir. Neil savait pertinemment que cette annonce attirerait Candy.
Une robe lui a été apportée afin qu’elle se change. À son arrivée, Neil la reçoit en personne et la fait descendre de la voiture en lui ordonnant de sa voix prétentieuse : « Descends ! »
On les prend en photos. Candy est conduite à la tante Elroy qui lui annonce qu’il a été décidé qu’elle épouserait Neil. Leurs fiançailles officielles vont être annoncées publiquement.
Candy parvient à s’enfuir pour aller à la rencontre de l’oncle William et lui parler notamment de cette affaire. Albert va tout régler et prendre des sanctions à l’encontre des Legrand.

Dans le manga, Candy arrive à la cérémonie des fiançailles vêtue d’une robe et d’une couronne de fleurs, et déclare à l’assemblée qu’elle refuse catégoriquement de se fiancer avec Daniel. Comme prévu, Albert fait son apparition à ses côtés et renie également ces fiançailles. Neil crie à tante Elroy que c’est cet homme amnésique qui vivait avec Candy. Albert se présente enfin au grand jour : il est William Albert André.
Albert s’énerve contre tante Elroy qui allait forcer Candy à épouser Daniel.
Les Legrand sont terrifiés, Albert fixe Mme Legrand laquelle, apeurée, dit à son fils que c’est à Candy de faire ses propres choix. Daniel part en courant, il est en larmes. Sa mère et sa sœur le rejoignent, ils iront pendant quelques temps dans leur propriété en Floride.
Elisa lui dit qu’il y trouvera des filles mieux que Candy, alors Daniel demande à y aller au plus vite. Neil a une attitude pitoyable. Même Candy est étonnée de sa réaction alors qu’il prétendait l’aimer.
En réalité, Neil qui est arrogant n’a pas du tout supporté l’affront que lui a fait subir Candy en l’humiliant devant toute sa famille, il veut se dépêcher à la remplacer par n’importe qui afin de montrer au monde entier qu’il l’a vite oubliée et qu’il ne la désirait pas réellement, et ainsi recouvrer la face.

On ne peut pas dire que le manga réserve une fin avantageuse à ce personnage. Alors que le dessin animé nous laisse sur un Neil très amoureux de Candy, le manga, lui, nous montre un Neil orgueilleux, hautain, méprisant et prétentieux prêt à tout pour ne pas s’humilier en dévoilant ses réels sentiments.
Très vaniteux, il veut montrer à tout le monde qu’il serait prêt à remplacer aussi facilement Candy par une autre fille pour ne pas perdre la face.

En définitive : dans le dessin animé, Daniel n’a pas changé au plan de sa personnalité, mais il a changé au plan de ses sentiments pour Candy dont il est vraiment tombé amoureux. Il crie au grand jour qu’il l’aime vraiment.
Dans le manga, Daniel ne change pas du tout puisque malgré son caprice d’épouser Candy, il reste malgré tout suffisant et dédaigneux en voulant montrer qu’il peut remplacer Candy par n’importe qui. Malgré qu’il soit amoureux d’elle, il crie au grand jour qu’il ne l’aime pas forcément.

 

 

Elisa Legrand est la personne la plus sournoise, abominable, exécrable, monstrueuse et la plus mauvaise de cette œuvre.
Elisa et son grand-frère Daniel sont les cousins éloignés d’Anthony, Archibald et Alistair.
C’est une demoiselle aux cheveux et aux yeux marrons, au visage haineux et au regard nuisible.
Elisa est un odieux et détestable personnage qui n’a pas d’amis puisqu’elle est trop gâtée et surtout bien trop infecte.
Son père a donc décidé de lui amener une dame de compagnie de la maison Pony (Candy) pour qu’elle côtoie une enfant qui a connu une existence difficile.

Elle a tout fait pour nuire à Candy, ses paroles sont blessantes et ses actions sont malfaisantes.
Dès qu’elle l’a rencontrée, le but de sa vie fut de lui mener une existence difficile, Elisa ne supporte pas Candy car elle la convoite ; Candy représente tout ce qu’elle n’est pas.
Dès que Candy a fait son apparition chez elle, Elisa l’a profondément détestée et jalousée. Elle ressent une haine intense envers Candy et elle est prête à tout pour la briser.
Pour nuire à Candy, Elisa court à sa mère pour se plaindre que Candy est plus heureuse avec les domestiques qu’avec elle. Mme Legrand est choquée, elle considère que Candy insulte sa famille. Elisa, qui ne supporte pas de voir Candy aimée de tous, suggère à sa mère de faire de Candy une domestique.

Dans le manga, Elisa, sans se plaindre, demande simplement à sa mère de faire de Candy une domestique. Sa mère lui répond : « Mais bien sûr mon amour. »
Également, Elisa offre à la tante Elroy la tarte et les fleurs que Candy a cuisiné et cueillies et qu’elle comptait offrir à la tante pour s’excuser de l’avoir mise en colère le jour du bal. Elle lui a de ce fait sauvagement dérobé ses cadeaux.

Elisa emmène Candy en ville et lui fait porter tous les achats. Elisa l’envoie ensuite à la librairie pour qu’elle lui achète deux livres mais c’est un piège : Elisa en profite pour ordonner au chauffeur de partir immédiatement, laissant ainsi Candy. Elisa espérait qu’elle ne revienne pas avant minuit, voire qu’elle se perde et ne revienne pas.

M. Legrand demande à sa fille de prêter à Candy l’une de ses robes pour le bal. Elisa donne une robe trop petite pour Candy, de sorte qu’elle se déchire lorsque Candy l’essaie.
Elisa veut plaire à son cousin Anthony, elle fait tout pour le charmer, uniquement intéressée par son rang social extrêmement élevé.
Elle n’est pas contente de découvrir qu’Anthony connaisse Candy.
Au cours de la fête organisée chez les André, Elisa et Daniel, sur idée d’Elisa, enferment Candy dans une pièce inhabitée du château, celle dont on dit qu’elle est hantée.
Elisa va ensuite enrager de voir que Candy est le seul centre d’attentions des héritiers André, et qu’Anthony est amoureux d’elle. Sa haine ne fera donc que s’accroître lorsqu’elle s’apercevra qu’Anthony aime profondément Candy.
Elisa pense qu’Anthony ne s’intéressera plus à Candy quand il saura qu’elle dort à l’écurie.
Elle pensait aussi qu’il allait se séparer de Candy en croyant que c’est elle qui a volé les roses dans la roseraie pour s’en faire un bouquet (c’est Daniel qui avait coupé les roses).

Elisa enrage de plus belle qu’Anthony ait offert une rose unique à Candy. Daniel a donc l’idée de donner une drogue au cheval de l’écurie. Il se retrouve assommé par un violent coup de poing assené par un homme (Albert).
Elisa invente alors que Candy a voulu faire boire de l’huile de ricin au cheval, que Daniel a essayé de l’en empêcher et que Candy l’a frappé.
Une fois son fils réveillé, Mme Legrand lui demande de révéler qui l’a battu. Daniel allait dire la vérité mais Elisa lui met la pression et l’incite à mentir pour jeter la faute sur Candy.

Lorsqu’Anthony, Alistair et Archibald avaient convaincu tante Elroy d’accepter Candy dans la demeure des André, Elisa est intervenue pour dire à tante Elroy de ne pas se laisser tromper par les garçons, et que Candy a passé des heures avec un vagabond crasseux (le spectateur sait qu’il s’agit d’Albert).
Elisa a tenté de remettre en cause la moralité de Candy à deux reprises : cette fois-ci et plus tard, au collège royal de Saint-Paul.

Elisa enrage de voir Candy raccompagnée par Anthony qui l’avait éconduite en disant qu’il n’avait pas le temps de se promener avec elle. Elle veut que Candy soit chassée de la maison ; c’est pourquoi, avec son frère, elle va cacher des bijoux dans les affaires de Candy pour la faire accuser de vol. À cause de cet évènement, Candy est envoyée au Mexique.

Elisa ne supporte pas que Candy soit devenue une André par adoption.
Lorsque Tante Elroy organise une soirée en l’honneur de Candy, Elisa est choquée et jalouse que Candy porte une merveilleuse robe du soir : sa robe est plus jolie que la sienne, Candy porte un ruban de soie et elle est assise à une meilleure place que la sienne. Elisa ne peut le supporter et quitte la table. Sa mère la rejoint pour lui dire de se contenir, elle ne doit pas montrer sa mauvaise humeur, les André ont une position sociale plus élevée que la leur.
De retour à table, Elisa tente de pousser Candy à bout en lui disant qu’elle fait du bruit en mangeant sa soupe et qu’on ne lui a pas appris les bonnes manières à l’orphelinat. Comme dans le manga, Candy remet Elisa à sa place poliment sans avoir l’air de rien.

Pour faire une longue promenade à cheval en compagnie d’Anthony, Elisa prétexte qu’elle va lui présenter un fermier possédant une nouvelle espèce de roses. S’apercevant du mensonge, Anthony est sur le point de faire demi-tour mais Elisa se met à fouetter son cheval qui part au galop. Elle heurte de plein fouet la charrette de Tom, l’ami de Candy, dont les bidons de lait se renversent.
Elisa exagère son état pour qu’Anthony reste à son chevet.

Le jour de la chasse aux renards, Elisa se fait rejeter par Anthony qui reste avec Candy.
Elisa souhaite que le cheval de Candy s’emballe mais comme dans le manga, c’est le sien qui s’emballe, et elle s’humilie devant l’assemblée.

Elisa n’a jamais été amoureuse d’Anthony, seule l’idée d’épouser un André l’attirait, elle désirait son titre et sa fortune, ce n’est pas cela l’amour. Candy aimait Anthony pour son être alors qu’Elisa n’aimait que son paraître.
Elisa n’a pas respecté la mémoire d’Anthony, elle a eu le profond irrespect de vouloir prendre ses rosiers qu’il aimait tant. Candy s’y est fermement opposée. Elisa lui a alors odieusement reproché d’avoir tué Anthony, prétendant que s’il était resté avec elle, il n’aurait pas eu d’accident.
Elisa ose dire qu’Anthony ne reviendra plus mais Candy sait que le cœur d’Anthony vivra éternellement dans ses roses.
M. Durosier dit qu’il lui parait plus important d’être fidèle à Anthony qu’à Elisa pour que le cœur d’Anthony repose en paix. Elisa ordonne aux domestiques de déterrer tous les rosiers mais aucun ne lui obéit.


C’est sans joie que Candy retrouve Elisa au collège royal de Saint-Paul à Londres, laquelle va se montrer toujours aussi détestable et nuisible :

- Dans le manga, Elisa enrage que Candy dispose d’une chambre-suite.

- Elisa annonce à tous que Candy était fille d’écurie en Amérique, devenue par adoption membre de la famille André. Candy est humiliée, Elisa ajoute que Candy a été abandonnée par des parents qui ne voulaient plus d’elle et qu’elle a tué Anthony.

- Elisa va menacer Patricia de ne pas parler à Candy et de lui tendre un piège en lui disant que la mère supérieure voudrait que les collégiennes assistent à l’office le lendemain à la chapelle en habit de tous les jours (alors qu’elles doivent y assister revêtues de noir).

- Elle va adresser un mot anonyme à Candy : la classe se tiendrait dans l’aile nord du collège. Cette information mensongère va mener Candy à un endroit délabré.

- Lorsqu’Elisa entend du violon en provenance de la chambre de Candy, elle est très étonnée que Candy sache jouer de cet instrument.
Le lendemain, ses soupçons se fortifient lorsqu’elle assiste aux bons résultats scolaires de Candy.
Elisa demande donc à Candy de jouer du violon lors d’un concert organisé le soir même.
Candy fait semblant de jouer du violon et c’est Martha, la grand-mère de Patricia, qui en joue cachée derrière un rideau.
Elisa examine le violon de Candy, son amie remarque qu’il n’est pas accordé, et Patricia est découverte derrière le rideau. Elisa décide de mettre Patricia en quarantaine, l’accusant d’avoir aidé Candy à faire ses devoirs et d’avoir joué du violon à sa place.

- En cours, la sœur demande à Candy de lui remettre le devoir qui lui a été demandé de faire, celui qui était dans le cahier que Louise, une amie d’Elisa, devait remettre à Candy.
Or, Louise n’a jamais remis ce cahier à Candy.

- Elisa arrache l’enveloppe que Candy a reçue de la part de Melle Pony, et s’en moque : elle dit à ses amies que l’enveloppe a déjà servie, que dans la maison Pony on a toujours tiré le diable par la queue. Candy s’énerve et gifle Elisa.
Sœur Margaret intervient, Louise ment et prétend que Candy est responsable, mais la sœur a tout vu et leur fait des reproches en prenant la défense de Candy.
Elisa décide de se venger et suggère à Daniel d’agresser et d’humilier Candy avec sa bande d’amis (heureusement que Terry était là pour protéger et défendre Candy avec force).

- Elisa a de suite remarqué qu’Annie jalousait le fait que Candy soit le centre d’attentions d’Archibald. Elle n’a pas manqué l’occasion de dire à Annie qu’Archibald a toujours eu un faible pour Candy. Elisa alimente la jalousie d’Annie contre Candy en lui faisant sans cesse rappeler qu’Archibald est amoureux de Candy.

- Elisa et sa camarade Louise surprennent Annie en train de faire des reproches à Candy, elles découvrent le secret d’Annie : elle vient de la maison Pony. Elisa en apprend de belles et se met à humilier Annie.

- Sur idée d’Elisa, Neil et ses amis creusent un trou dans le parc pour attirer Candy dans ce piège. Elisa suit Candy dans le parc, laquelle est en train de chercher Terry.
Elisa dit à haute voix que Candy n’est bonne qu’à nettoyer les écuries et tombe dans le piège destiné à Candy. Terry l’a entendu dire du mal de Candy mais la secourt. Elisa ne veut pas toucher la main d’un ‘‘voyou’’ dit-elle, elle lui demande d’appeler quelqu’un, Terry lui dit qu’elle risque de passer la nuit ici, il ne passe jamais personne.
Terry la sort hors du trou avec galanterie et il lui fait le baisemain. Perturbée, Elisa tombe sous son charme, jamais auparavant un garçon ne lui avait porté une telle attention, jamais auparavant un garçon ne lui avait tenu la main et encore moins ne lui avait fait le baisemain. Malgré la réputation de Terry et malgré que Terry soit proche de Candy, elle aimerait qu’il soit son cavalier au festival de mai et se met à convoiter son cœur.
Elisa était déjà très intéressée d’entendre que Terry est un futur duc, et surtout elle voulait le prendre à Candy.
Tous les garçons qu’Elisa voulait aimaient Candy, ce qui ne fait qu’accroitre sa haine et son ressentiment.

- Le jour du festival de mai : Elisa, toujours aussi laide, propose à Terry de danser avec elle et lui fait un clin d’œil, mais Terry décline poliment son invitation et l’appelle ‘‘Milady’’ ce qui fait plaisir à Elisa.
En voyant un ‘‘garçon’’, Elisa s’exclame : ‘‘Ce qu’il est élégant !’’ Elle n’aurait jamais dit tel compliment si elle avait su qu’il s’agit de Candy déguisé en Roméo.
Elisa demande à ce ‘‘jeune homme’’ de danser avec elle, Candy décline la proposition, Elisa se retrouve éconduite à deux reprises. ‘‘Ce garçon’’ l’intrigue tant qu’elle le suit, et découvre que c’est Candy. Elisa se met en tête de la démasquer pour qu’elle ait de gros ennuis.
Dans le manga, Elisa n’a pas démasqué Candy.

- Elisa demande à la mère supérieure l’autorisation de se rendre à la chambre de méditation pour porter quelques douceurs à Candy. La mère supérieure le lui permet au nom de la bonne camaraderie et de la charité chrétienne.
Elisa était certaine que le lit serait vide, elle entre dans la chambre ; heureusement le lit est occupé, Elisa repart déçue et irritée (sans savoir que c’est Terry qui occupe le lit pour sauver la mise de Candy).

- Elisa prévient les sœurs que Candy n’est pas dans sa chambre et qu’elle est sortie de nuit.
À cause d’elle, Candy a failli être privée de vacances d’été.

- Pendant les vacances d’été en Ecosse, Elisa est fortement jalouse de voir Candy et Terry près l’un de l’autre, elle est sur une barque et ordonne à Neil d’accoster. Elle tombe à l’eau, Terry plonge à son secours.
Elisa invite Terry à prendre le thé et refuse la présence de Candy, Terry décline son invitation. Elisa demande à tante Elroy d’organiser une fête pour remercier Terry de l’avoir secourue dans le lac mais Terry ne s’y présente pas. Elisa s’impatiente puis enrage qu’il ne vienne pas.
Elisa surgit dans la résidence de Terry et le surprend avec Candy, elle veut le faire payer à Candy : elle lui reproche d’avoir arrêté Terry en chemin pour l’empêcher d’aller à son goûter, et gifle Candy avec un bouquet de fleurs.
Dans le manga, Elisa ne surgit pas dans la résidence mais surprend Terry embrasser amoureusement Candy sur le front.
Elisa les regarde s’amuser ensemble, elle enrage mais n’intervient pas, elle veut se venger !

- Elisa humilie Annie au goûter blanc en disant qu’il faudra compter les petites cuillères après son départ car elle vient de la maison Pony.

- Au collège, après les vacances d’été, Elisa regarde avec haine Candy assise auprès de Terry près d’un arbre, elle fait le serment qu’elle ne le lui prendra pas.
La relation qui unit Terry à Candy rend Elisa folle de rage.

- Elisa se met en travers du chemin de Terry pour lui dire que Candy est une intrigante qui sait attirer les faveurs, elle s’est attirée celles de l’oncle William pour le persuader de la faire adopter par la famille André. Elle ajoute que c’est une voleuse, qu’elle lui a volé un bracelet et des bijoux appartenant à sa mère, qu’elle use de violence, qu’elle est dangereuse, qu’elle a blessé Neil et le prévient : s’il devient l’ami de Candy, il risquerait de porter atteinte à l’honneur des Granchester.
Comme relaté dans la présentation de Terry, celui-ci la ridiculise, l’injurie et la méprise, il lui a notamment dit : « Tu devrais te regarder dans un miroir, tu pourrais y voir à quoi ressemble un visage déformé par la haine et la méchanceté. »
Elisa veut se venger et met en œuvre un complot diabolique : elle épie Patricia et Candy, et dépose une lettre à l’attention de Candy dans le vieil arbre creux utilisé par Patricia et Alistair pour correspondre.
Candy lit que Terry lui donne rendez-vous ce soir à huit heures à l’écurie, il lui est demandé de déchirer la lettre après l’avoir lue. Elisa veut effacer les preuves.
De son côté, Neil glisse sous la porte de Terry un petit mot signé Candy.
Elisa prévient la mère supérieure que le bruit court dans tout le collège que Terry et Candy se retrouvent tous les soirs à l’écurie (c’est une accusation malsaine et déplacée).
Le soir à huit heures, Elisa pénètre avec son amie Louise, la mère supérieure et les sœurs dans l’écurie dans laquelle se trouvent Terry et Candy.
Elisa est triomphante et savoure sa victoire : Candy est renvoyée du collège.

- À la sortie de la messe, Terry approche Elisa calmement et d’un pas déterminé, son regard fixé sur elle, il ne dit pas un mot. Elisa en profite pour lui parler mielleusement quand soudain Terry lui crache à la figure. Elisa est humiliée publiquement.

- Elisa est choquée que Candy ne soit pas renvoyée mais seulement consignée.
À cause du complot malsain d’Elisa, Terry a quitté le collège pour offrir à Candy la chance de rester.
Elisa attaque Candy en pleine classe : elle lui dit qu’elle est un oiseau de malheur, qu’elle a causé la mort d’Anthony et qu’aujourd’hui elle oblige Terry à quitter le collège.
Elisa dit à Candy qu’elle est jalouse, envieuse du bonheur des autres et qu’elle fait tout pour leur arracher. Elisa ose rejeter sur Candy ses propres défauts et péchés.
Candy comprend qu’Elisa est ‘‘amoureuse’’ de Terry. Elisa dit que si Candy n’est pas renvoyée, le déshonneur et la honte rejailliront sur elles toutes. Louise la soutient et ajoute que cette école n’est pas faite pour les orphelines.
Elisa et Louise vont même auprès d’une sœur en début de classe pour lui manifester leur opposition à la présence de Candy. La sœur leur demande de lui expliquer pourquoi Candy ne serait-elle pas digne de ce collège. Elisa ose dire devant tout le monde qu’elle a été élevée dans un orphelinat réservé aux enfants trouvés, qu’elle a travaillé comme fille d’écurie chez ses parents, qu’elle fait le mal partout où elle passe.
La mère supérieure surgit dans la pièce et demande à Elisa de parler, Elisa lui dit qu’elle a été trop indulgente, la mère supérieure la consigne dans sa chambre et lui rend la lettre qu’elle a envoyée à Terrence Granchester. Elle dénonce ainsi devant tout le monde qu’Elisa est la coupable qui a piégé Terry et Candy.

- Elisa envoie une lettre anonyme au duc de Granchester pour l’informer que Terry a quitté le collège à cause d’une élève du nom de Candy. Elle lui a écrit que Candy a été élevée dans un endroit appelé la maison de Pony, qu’elle a été dans une famille où elle faisait les travaux domestiques.

- Lorsque la mère supérieure lui lève sa punition, Elisa pense que sa lettre a produit son effet auprès du duc de Granchester.
La mère supérieure lui dit : « Vous semblez avoir le goût d’écrire des lettres mais vous omettez de les signer. C’est une mauvaise habitude à laquelle je vous engage à renoncer. » Elle lui remet la lettre qu’elle a envoyée au duc.
Elisa est heureuse d’apprendre le départ de Candy et suggère à la mère supérieure de la renvoyer si elle est retrouvée, elle lui dit qu’elle s’est enfuie pour essayer de retrouver Terry Granchester. La mère supérieure se met en colère et lui rétorque que Candy lui a laissé une lettre dans laquelle elle lui explique ses raisons.


On retrouve Elisa à Chicago, elle y est retournée dès que la guerre a été déclarée en Europe.
Dans la demeure des André, elle accueille avec haine Candy en lui disant : « Je te croyais morte depuis longtemps ! »
En entrant dans l’automobile, Elisa asperge de parfum le siège où Candy était assise disant qu’il doit être ‘‘imprégné de certaines odeurs’’, sous-entendant que Candy sent mauvais.

Elisa n’a pas hésité à mentir à tante Elroy en lui prétendant que c’est elle qui l’avait soignée. Tante Elroy l’a remerciée, Elisa lui a répondu que c’est naturel, elle qui est si bonne pour eux. Quel toupet !
Le médecin félicite Elisa, il lui dit qu’elle s’y est prise d’une façon parfaite, Elisa prétend qu’elle l’a fait avec tout son cœur. Tante Elroy va même jusqu’à dire : « Cette enfant a toujours été la gentillesse même » Heureusement qu’Archibald surgit et annonce que ce n’est pas Elisa qui l’a soignée mais Candy !
Elisa pousse tante Elroy à chasser Candy, mais tante Elroy est reconnaissante et permet à Candy de passer la nuit dans la demeure des André.

Elisa ne supporte pas que Candy et Annie soient invitées à coucher dans la demeure des André. Elle rumine : « Ces deux filles me sortent par les yeux, Candy surtout, et je ne supporterai pas plus longtemps leur présence. » Elle veut s’arranger pour qu’on les mette dehors.
En apprenant que Candy et Annie vont passer la nuit dans une chambre réservée aux hôtes de marque, Elisa veut absolument l’empêcher, elle en fait part à son frère qui veut s’arranger pour que Candy casse le vase espagnol ancien auquel la tante Elroy tient beaucoup.
Le plan échoue : lorsque Neil a fait tomber le vase, Candy s’était levée pour servir le thé, tout porte à croire aux yeux de tous qu’Elisa a fait tomber le vase. Elroy se met en colère contre Elisa. Celle-ci part chercher sa mère. Mme Legrand demande à tante Elroy de la recevoir, elle justifie la casse du vase espagnol en inventant qu’Elisa aurait été très troublée par la présence de Candy ‘‘qui ne cesse pas de faire des misères à sa fille’’.
Elle lui suggère de renvoyer Candy d’où elle vient, elle dit que la présence de Candy sous ce toit est une honte pour cette demeure des André. Elisa ajoute qu’Annie est aussi issue de chez Pony, et le bruit risque de se répandre très vite que cette demeure est devenue un refuge pour enfants trouvés.
Candy et Annie passent cette nuit dans la maison de l’arbre. Elisa et Daniel retirent l’échelle de cordes afin que les deux filles ne puissent pas descendre, mais Alistair les prévient qu’il y a une échelle de secours. Elles peuvent donc descendre tranquillement, Daniel et Elisa enragent.

Elisa a organisé une fête, elle manigance un mauvais coup : afin que Candy et Annie s’y présentent en habits de tous les jours, Elisa et son frère volent la valise d’Annie.
Elisa présente Candy et Annie aux amis qu’elle a invités, et les humilie.
Archibald et Alistair viennent à leur secours et se mettent en tenue de tous les jours (comme le jour du bal avec Anthony), Alistair dit à Elisa :

« Ne savais-tu pas que dans la famille on adoptait la tenue de ville pour les amis intimes ? » Le plan d’Elisa a échoué.
Ensuite, elle enrage de voir Michael, un officier français futur médecin, porter de l’intérêt à Candy et valser avec elle.

Elisa n’a d’évidence pas d’honneur : Terry l’a honteusement humiliée au collège royal de Saint-Paul en lui crachant à la figure, mais cela ne l’empêche pas de tout faire pour se rapprocher de lui à Chicago. Elle lui apporte des fleurs mais apprend qu’il n’est pas aux répétitions.
Elisa se rend ensuite à l’hôpital où travaille Candy pour s’assurer qu’elle ne puisse pas se rendre à la représentation de Terry, elle cherche à savoir si Candy a reçu une visite.
Elisa donne de l’argent à l’infirmière Nathalie pour la remercier d’avoir refusé de céder son tour de garde à Candy. Mais Nathalie a horreur de ces gens qui s’imaginent qu’on peut tout acheter avec de l’argent, et lui rend la monnaie de sa pièce en remplaçant Candy.
À la représentation, Elisa dit à Candy que Terry l’a oubliée et qu’il s’intéresse à l’actrice Susanna Marlow.

Elisa vient rendre visite Terry à la réception donnée après la pièce, elle ose prétendre qu’ils sont bons amis. Dès qu’il la voit, Terry l’attrape fermement et lui demande si elle est rentrée seule d’Europe, elle lui dit qu’il y a Neil, Alistair et Archibald ; mais Terry s’en contrefiche, il veut savoir si Candy est encore en Angleterre ! Elisa prétend qu’elle n’en sait rien, Terry sait qu’elle ment et la menace de dire la vérité.
Terry n’aura pas besoin de faire parler Elisa (qui n’aurait certainement jamais avoué la vérité), il comprend grâce au mouchoir tendu par Susanna que Candy était présente à cette représentation.
Elisa continue à harceler Terry et le rejoint le lendemain à la gare pour lui dire qu’elle l’applaudira à Broadway quand elle sera de passage à New-York.
Quand bien même Terry soit obnubilé par Candy, Elisa persiste à le poursuivre.

Elisa apprend que l’acteur Terrence Granchester est tombé d’un train et qu’il a été transféré à l’hôpital Ste Joanna. Elle vient rendre visite au malade pensant que c’est Terry, et reste auprès de lui. La famille Legrand a pris en charge tous les frais d’hospitalisation sans se douter un instant qu’il s’agit en réalité de Charlie, un ami de Terry recherché par la police qui s’est évadé d’une institution de jeunes délinquants.
Candy est affectée au service de médecine générale à cause de la famille Legrand. Elisa fait interdire l’accès de la chambre du malade à Candy.
Les parents d’Elisa sont des amis intimes du maire de Chicago, le directeur de l’hôpital ne peut rien refuser au maire sinon il peut dire adieu aux subventions.

Elisa apporte des fleurs tous les jours au blessé, elle fait changer les rideaux, s’occupe de lui personnellement et fait faire installer un lit supplémentaire.
Charlie en a assez de cette fille insupportable qu’il trouve impossible.
Elisa veut emménager dans sa chambre, toujours persuadée qu’il s’agit de Terry, mais l’infirmière Flanny l’en empêche.
Une nuit, Elisa se rend dans la chambre du blessé, elle l’entend appeler le prénom de Candy et se rend compte qu’il ne s’agit pas de Terry. Elisa écoute tout : Candy entre dans la chambre de Charlie qui lui dit qu’il y a quelqu’un dans la pièce, Elisa se montre et comprend qu’il est recherché par la police. Elle fait du chantage à Candy : si elle accepte de quitter la ville, elle s’engage à oublier tout cela, elle la laisse jusqu’au lendemain matin pour réfléchir.
Elisa se rend au commissariat pour dénoncer Charlie puis elle montre à Candy la facture des soins et frais entrainée par la chambre particulière de Charlie et en exige le remboursement intégral à Candy. Elisa la menace : si elle n’a pas de quoi payer, elle enverra la note à Melle Pony.
Heureusement, elle ne pourra pas porter ses menaces à exécution puisque Terry réglera tous les frais d’hospitalisation de Charlie.

Elisa part pour Broadway y applaudir Terry.
Elle est énervée que Candy soit invitée à la grande première de la représentation de Romeo et Juliette.

Dans le manga, Elisa nargue Candy en lui disant que Terry lui a préféré « l’handicapée de Susanna ». Candy prend avec colère la défense de Susanna.

Elisa continue tout au long du dessin animé à chercher de graves ennuis à Candy.
Un jour, Elisa se rend dans la chambre d’Archibald et y trouve une lettre de Candy. Elle la prend et y lit qu’un certain Arthur passera le voir.
Elle découvre le brouillon de la lettre qu’Archibald a envoyée à Candy : Arthur serait un dangereux criminel recherché par la police. Elisa veut faire accuser Candy de recel de malfaiteur, elle veut que Candy soit accusée de complicité et que sa carrière d’infirmière soit brisée.
Elisa apprend ensuite que Candy n’a pas été arrêtée, la police a cru qu’Elisa parlait de Margaux, la cuisinière de la mine de Graytown.
Elisa cherche dans la chambre d’Archibald la dernière lettre que Candy lui a envoyée pour la montrer au commissaire. Archibald la surprend et lui arrache la lettre des mains. Il la pousse violemment au sol, la menace et lui tire les vers du nez.

Neil découvre qu’Annie et Archibald ne sont pas au ski comme ils le prétendaient, un ami à lui a fait un crochet à leur chalet de montagne et ne les a pas vus.
Neil devine qu’ils sont allés voir Candy à la mine et le dit à sa sœur. Elisa enrage, elle en brise un vase de fleurs et annule la soirée qui était prévue. Elle veut le faire payer à Candy, elle fait jouer ses relations pour l’envoyer en Alaska, mais Archibald est plus puissant qu’Elisa et empêche cette mutation, Candy est donc transférée à l’hôpital de Chicago.

Elisa découvre que Neil porte un peu trop d’intérêt à Candy et surveille cela de très près. Neil achète des fleurs pour Candy, Elisa le suit, elle est choquée.
Elle assiste à la scène au cours de laquelle Candy refuse de sortir avec Neil et lui rend son bouquet. Elisa a honte pour son frère et se demande : « Comment a-t-il pu tomber amoureux de cette souillon ? Quelle honte pour la famille ! » (MORTE DE RIRE !)
Tout le long de la série, Elisa a assisté au succès de Candy auprès des garçons, elle les a vus un à un tomber amoureux d’elle jusqu’à son propre frère ! Elisa en devient d’autant plus haineuse.

Elisa prend les devants et présente à Neil une jeune fille prénommée Daisy dans l’espoir de lui faire oublier Candy.
Elisa a un plan pour effacer Candy : selon les rumeurs, le grand oncle William est gravement malade. Elisa se dit que s’il disparait, tante Elroy deviendrait la chef de famille et ils pourraient se débarrasser définitivement de Candy.
Elisa prie chaque soir pour que l’oncle William meurt, elle ne supporte pas l’idée que Candy puisse vivre heureuse à Chicago, jamais elle ne pourra avoir l’esprit tranquille aussi longtemps qu’elle n’aura pas réussi à l’envoyer au loin.

Neil part et s’enfuit sans venir rendre visite à Daisy, Elisa se précipite dans sa chambre et constate que son frère n’y est pas, elle découvre le mouchoir de Candy sur la table de chevet de Neil. Elisa veut le faire payer à Candy. Elisa le répète à sa mère, et prétend que Candy cherche à se faire épouser. ‘‘Faire cadeau de son mouchoir est un geste significatif’’ précise-t-elle (pour rappel, Candy avait bandé la main égratignée de Neil avec ce mouchoir).
Elisa incite sa mère à éloigner Candy de Chicago afin qu’elle n’y remette pas les pieds. Mme Legrand se rend immédiatement à l’hôpital, et exige de M. Leonard qu’il mette Candy à la porte.

Elisa est acharnée, déchainée, elle veut que Candy soit anéantie. Elisa informe sa mère que Candy travaille dans « une minable petite clinique privée », qu’il faut l’obliger à quitter la ville sinon Neil leur causerait des soucis. Elisa suggère de demander à tante Elroy d’expédier Candy très loin d’ici en lui faisant croire que c’est un ordre impératif de l’oncle William. Mme Legrand lui dit que ce serait grave s’il venait à l’apprendre mais sa fille lui précise que le bruit court qu’il est très diminué, il ne serait donc pas en mesure d’agir s’il l’apprenait. Elisa ajoute que tante Elroy approuvera leur action puisqu’elle déteste Candy.
Mais Neil, qui a tout écouté, intervient, prend la défense de Candy et s’oppose vivement à sa sœur et à sa mère.
Elisa a honte pour lui, elle n’en revient pas qu’il puisse être amoureux de Candy qu’elle a toujours qualifiée de ‘‘fille de rien du tout’’.

Neil est déterminé à épouser Candy. Il est impossible de le faire changer d’avis, Elisa a donc un plan pour nuire à Candy ; elle intercède en faveur de son frère auprès de leur mère et lui demande de laisser Neil épouser Candy mais dans un seul but :
Candy deviendra l’héritière des André si l’oncle William meurt (car Elisa croit que c’est un vieil homme très diminué). Il suffit d’accepter le mariage de Daniel et Candy, puis de contraindre Daniel au divorce afin que Daniel devienne le chef de la famille André.
Ce mariage ne se fera jamais car non seulement Candy n’aime pas Daniel, mais Albert lui viendra en aide pour empêcher cela, et sera prêt à prendre les sanctions qui s’imposent.


Elisa est un personnage nocif qui n’a jamais évolué au cours de la série, elle a consacré son temps, son énergie, toute sa vie à nuire à Candy. Son existence même lui est insupportable. Elle reste tout aussi haineuse, jalouse et envieuse de Candy à la différence près qu’elle ne peut désormais plus lui nuire car elle est sous la protection directe d’Albert.
C’est malheureux et affligeant de voir un personnage qui n’a jamais aimé, qui n’a pas de compassion, de gentillesse ou d’humanité, ce personnage qui ne connait que le mal. Contrairement à elle, son frère a su ouvrir son cœur et ressentir un sentiment nouveau.
Elle doit être si seule au fond mais elle a l’air de s’en accommoder puisque sa source vitale est la destruction, elle sabote tout ce qui ne lui convient pas, tout ce qui est beau, innocent et agréable.

Ressentira-t-elle un jour elle aussi ce doux sentiment que chaque être éprouve un jour ?

 

Terrence Granchester, surnommé Terry, est un jeune anglais, fils du duc Richard Granchester et d’Eléonore Baker, une grande actrice très célèbre de Broadway à New-York.
Les Granchester sont une des plus nobles familles d’Angleterre.
Terrence est né hors mariage : son père était un homme très enthousiaste et très indépendant, il avait rencontré cette actrice américaine et quand elle lui a appris qu’elle allait avoir un enfant, il a changé tout à coup et renoncé à l’épouser par respect des règles de la noblesse à laquelle il appartient.
Un souvenir qui est cher à Terry ne le quitte pas : par une journée ensoleillée, il était allé en pique-nique avec ses parents, il était alors âgé de deux ou trois ans.
Ses journées de bonheur ont été si rares que celle-ci l’a marqué. Il croit revoir encore le sourire heureux de ses parents.

Terry entretient bien malgré lui des rapports très distants avec ses parents.
Son père l’aime mais s’en veut terriblement d’avoir eu un fils hors mariage, c’est pourquoi il l’a séparé tout petit de sa mère.
Par égoïsme, sa mère ne veut surtout pas compromettre sa carrière, alors elle ne veut pas que l’existence de Terry se sache.
Terry en est devenu très perturbé, un être révolté contre la vie, il a une honte immense d’être né en dehors des liens sacrés du mariage, il souffre terriblement de toute cette situation qui est la cause de son attitude de ‘‘petit voyou’’ qui n’est en réalité qu’une carapace pour dissimuler son mal-être profond.
Son père s’est marié avec une femme qui représente tout le contraire d’Eléonore car cette actrice lui a fait tourner la tête en lui faisant oublier son statut social et la loi chrétienne, il a blasphémé en ayant eu une relation avec elle et un enfant hors mariage.
Cependant, la femme qu’il a épousée est aussi laide à l’intérieur qu’à l’extérieur, et son attitude envers Terry est intolérable et inhumaine.
Sa belle-mère le hait non seulement parce qu’il est l’enfant d’Eléonore Baker, la femme que son mari a aimée, mais aussi parce qu’il est l’héritier du duc de Granchester.
Sa belle-mère se venge sur Terry, alors qu’il est innocent du péché de ses parents, elle le délaisse, elle l’humilie, le rabaisse et l’insulte, renforçant ainsi sa colère et son mal-être.
Si sa belle-mère l’avait aimé et choyé comme s’il était son propre enfant, si elle avait apporté de la tendresse et de la compassion, Terry n’aurait pas été révolté contre l’existence, il n’aurait pas souffert de cette situation ; il aurait pu devenir un être heureux et épanoui.
De même pour le duc, si sa nouvelle femme s’était comportée en mère aimante envers Terry, elle l’aurait guéri lui aussi de son traumatisme d’avoir conçu un enfant hors mariage.

Terry est un beau jeune homme aux longs cheveux châtains et aux yeux bleus nuit, il est classe, distingué et très élégant.
C’est un personnage très arrogant et orgueilleux incapable de surmonter ces défauts (il l’avoue lui-même), il a hérité de la fierté et de l’orgueil de son père, et de la passion du théâtre de sa mère.
Hautain, capricieux et audacieux, Terry se donne volontairement des airs de voyou, il fume et boit.
Il se montre souvent odieux, c’est un rebelle, il est emporté, insoumis, provocateur, impertinent et insolent parce qu’il est révolté contre la vie et méprise l’existence.

Terry est un solitaire torturé et abimé, c’est un écorché vif qui engendre un regard froid, sans vie et sans âme.
Son cœur est bon mais il souffre d’un manque maternel, d’un manque affectif, d’un manque d’attentions, d’un cruel manque d’amour, de la solitude, du délaissement. Il a besoin d’amour, d’apaisement et de distraction pour oublier ses peines et panser ses blessures.
C’est un personnage étrange et incompréhensible : lunatique, inconstant et imprévisible, il est sujet à des crises et à des sautes d’humeur qui sont les conséquences de son mal-être.

Terry a un très beau langage ; même si parfois il est assez cru, son langage reste courtois et soutenu. C’est un personnage parfois sarcastique qui a toujours de la répartie, il a de surcroit la pique facile.

Terry est un personnage qui a des faux-airs d’Anthony : il a la même forme des grands yeux bleus d’Anthony, il ressemble aussi à Anthony de part sa forme du visage, son nez, sa bouche, sa coupe de cheveux (sauf qu’Anthony a les cheveux courts), sa posture, son élégance, son allure et son style vestimentaire. Il possède même un cheval blanc tout comme Anthony.

Terry est inscrit au collège royal de Saint-Paul. Son père subventionne le collège, la mère supérieure, pourtant extrêmement sévère et exigeante, se montre ainsi indulgente envers Terry qui n’assiste jamais à la messe et elle passe toujours l’éponge sur ses frasques. Un autre élève aurait été immédiatement chassé du collège.
Terry est un étudiant brillant, il vient rarement en cours mais se classe parmi les premiers.

Un jour, Terry est parti rendre visite à sa mère, il était heureux de la revoir et cherchait son affection en se blottissant contre elle. Sa mère le serre contre elle mais elle se met à le repousser, Terry le ressent, puis elle lui dit tout ce qu’il n’aime pas entendre : « Je t’ai déjà demandé de ne pas venir ici, personne ne sait que j’ai un fils, il ne faut pas que cela se sache » À ces mots, les yeux de Terry se sont de suite renfrognés.
Sa mère lui demande de garder le secret, Terry la pousse violemment et repart immédiatement. Sa mère lui crie qu’il est le fils du duc de Granchester, l’héritier du titre, mais personne ne doit savoir qu’elle est sa mère, ce serait terrible pour eux tous !

 

Terry avait fait un long voyage pour se rendre aux États-Unis en plein hiver seul et en secret pour la voir et c’est la seule chose qu’elle trouve à lui dire. Terry est parti en courant dans la neige, profondément meurtri, et il pleurait sur le bateau qui le ramenait en Angleterre en se disant qu’il voulait la voir, se serrer contre elle, et elle l’a quasiment repoussé.
C’est à ce moment qu’il a rencontré Candy pour la première fois.
Tout à coup, Candy s’est approchée de lui (car il lui rappelle Anthony) et Terry est follement tombé amoureux d’elle au premier regard (les scènes sont décrites dans le couple Terry/Candy).

À l’office du collège, Terry surgit, le regard méprisant et provocateur, et fait un scandale : il parle de ses camarades en train de prier et ne dit que des choses véridiques: « A les voir vous leur donneriez le bon Dieu sans confession, mais si vous pouviez lire dans leurs pensées vous deviendriez toute rouge. »
Provocant, Terry dit qu’il est venu ici pour faire la sieste puisque l’endroit est calme et chauffé.
Terry s’en va, la mère supérieure lui dit : « Terry un instant », Terry lui répond ironiquement : « Je sais bien ce que vous allez me dire, vous allez m’inviter à venir dans votre bureau mais ça ne sera pas seulement pour prendre une tasse de thé » et il part en riant.
En partant, il regarde Candy et lui sourit, son œil s’illumine de malice.

Un matin, pour détourner l’attention et permettre à Martha, la grand-mère de Patricia O’Brien, d’entrer dans le dortoir des filles, Terry brise un carreau du porche, et pénètre au dortoir des filles en faisant un scandale : « Mesdemoiselles je vous présente mes irrespectueux hommages, vous avez toutes ce matin des têtes à faire peur. On se croirait dans une fête foraine à la baraque du jeu de massacre. »
Pour régler la note du carreau cassé, il demande à ce qu’elle soit envoyée à son père.

Il sauve Candy de l’agression lâche et humiliante de Neil et de ses amis (je vous décris la scène dans le couple Terry/Candy).
Dans le manga, Terry se rend ensuite à l’écurie et il pense à Candy, il se remémore la mère supérieure qui lui disait que son père lui a demandé de bien s’occuper de lui, mais qu’il doit prendre garde à son attitude en public sinon elle ne pourra plus prendre sa défense. Terry pense à son père et révolté, il chevauche son cheval Céodra.

Terry est le voisin de chambre d’Archibald, et il a frappé Archibald parce qu’il est entré dans sa chambre par erreur. En vérité, Terry craint qu’on ne découvre qu’il est le fils d’Eléonore Baker.
C’est un solitaire, il passe beaucoup de temps sur la colline retrouvée de Candy pour y fumer, ses soucis le rongent et le tourmentent. La présence de Candy lui est si apaisante, comme il est heureux de rire avec elle, il se sent si léger auprès d’elle (les scènes sont décrites dans le sujet consacré à leur couple).

Terry est révolté, rongé et torturé par ses tourments ; pour oublier ses peines, il sort la nuit et se saoule. Une de ces nuits, il se fait agresser par une bande de voyous qui veulent lui voler son argent, Terry reçoit des coups de couteau. Un homme surgit et le sauve : c’est Albert. C’est ainsi qu’Albert et Terry firent connaissance et devinrent amis.
Albert l’a raccompagné jusqu’au dortoir et l’a fait passer par la fenêtre. Terry ne s’en est pas rendu compte mais Albert a fait exprès de le conduire au dortoir des filles (car il voulait revoir Candy, Albert la connait par cœur, il savait que Candy ferait le mur pour aller chercher des médicaments pour Terry).
Terry pénètre dans la chambre de Candy croyant que c’est la sienne. En la voyant, Terry croit qu’Albert s’est trompé de dortoir.
Candy le soigne et sort, elle fait le mur pour aller à la pharmacie.
Terry se sent un peu mieux grâce aux soins apportés par Candy et regagne son dortoir sans l’attendre, il ne veut pas lui causer d’ennuis (j’expose les scènes dans le couple Terry/Candy).

Terry s’est lié d’amitié avec Albert et lui rend visite au parc zoologique.
Terry lui en est très reconnaissant de l’avoir sauvé de cette bande de voyous ; par contre, il ne s’imagine pas un seul instant qu’Albert ait fait exprès de le faire pénétrer au dortoir des filles pour pouvoir retrouver Candy, il pense simplement qu’Albert s’est trompé de dortoir.
Terry ne s’imagine surtout pas et ne saura jamais qu’Albert envisage peu à peu son avenir avec Candy.
Terry rit en compagnie d’Albert, son visage est plus doux.

Un soir, Candy se trompe de balcon et se retrouve dans la chambre de Terry. Elle découvre le secret de Terry : il est le fils illégitime d’Eléonore Baker.
Terry avait conservé une photo dédicacée de sa mère : « A mon fils Terrence avec tout mon amour ». Terry y a écrit dessus « Morte » à deux reprises après qu’elle lui ait dit qu’il ne devait pas venir la voir à New-York, que personne ne doit savoir qu’elle a un fils, alors que Terry avait entrepris un long voyage en plein hiver pour la voir.
Que Candy ait appris son secret le met dans une colère noire, il la menace de ne rien divulguer (je décris la scène dans le couple Terry/Candy).

Terry reste ensuite dans le noir, il se demande pourquoi n’a-t-il pas déchiré cette photo plus tôt, il se dit que sa mère est morte pour lui.
Il regrette d’avoir déchiré sa photo car tout au fond de lui, il aime sa mère, il l’a déchirée à cause de Candy qui vient de découvrir son secret mais il ne lui en veut pas.
Terry est tiraillé entre son sentiment d’amour pour sa mère et son ressentiment de se sentir rejeté, repoussé et mal aimé.
Terry repense à Candy qu’il a rencontrée pour la première fois sur le bateau, il se dit que depuis leurs chemins ne cessent de se croiser, il confie : « Je lutte contre moi-même et sa gentillesse me redonne espoir en l’existence.»
Et pourtant sa vieille belle-mère le replonge dans le mépris de l’existence, elle ne cesse de lui faire rappeler qu’il est né hors mariage, elle traite sa mère de ‘‘créature’’. Sa belle-mère remue le couteau dans une plaie déjà assez profonde.
Terry ne se laisse pas faire mais sa belle-mère le traite odieusement, elle jalouse qu’il puisse un jour hériter de la fortune et du titre de Granchester car elle préférerait que ce soit ses trois horribles enfants qui en bénéficient.
Terry l’entend demander à son père de le mettre en pension, elle ne veut plus le voir, mais le duc aime son fils, le duc ne regarde que son fils.
Terry est frustré et blessé que son père ne réponde pas aux attaques de cette vieille mégère, il se sent délaissé, ignoré, il ne comprend pas pourquoi son père ne lui parle pas de sa mère puisqu’il sait qu’ils se sont un jour aimés. Mais le duc est traumatisé d’avoir outrepassé les règles de la loi chrétienne et d’avoir conçu un enfant hors mariage.

 

En repensant à cette vieille mégère, et à toutes ces interrogations qui lui turlupinent la tête et dont il n’a aucune réponse, Terry chevauche son cheval blanc sous la tempête qui fait rage, et part au galop.
Ce soir là, Terry entend Candy crier, il la voit chuter des escaliers et tomber inanimée.
Il se précipite à elle et l’emmène à l’infirmerie. C’est à ces instants qu’il l’entendra prononcer à trois reprises le prénom d’Anthony et qu’il la verra pleurer pour lui. Terry se demande que représente Anthony pour Candy…
Il trouvera réponse à sa question au parc zoologique : il apprend que Candy aimait Anthony, à présent décédé (la scène est décrite dans la présentation du couple Terry/Candy).
Terry comprend pourquoi Candy est traumatisée par les chevaux et jalouse fortement Anthony qui vit toujours dans le cœur de Candy.
Terry ne se rend pas du tout compte que ce n’est pas Anthony son plus grand rival mais Albert.

Avant les vacances d’été, Terry et Archibald en viennent aux mains, Archibald se bat pour défendre l’honneur des Etats-Unis. Dans le fond, Terry envie Archibald qui sait si bien se battre pour l’honneur de son pays (il le dit).

Une domestique est privée de ses vacances d’été pour s’occuper de Candy, elle n’a pas vu son fils Marc depuis un an, Terry connait Marc.
Marc et Terry ont grandi ensemble dans un petit village situé près d’un lac au flanc d’une colline à quelques kilomètres d’Edimbourg ; Terry a beaucoup d’affection pour Marc (ce petit garçon n’existe pas dans le manga).
Terry a bon cœur : il fait engager la mère de Marc pour travailler comme maitre de cuisine au château du duc de Granchester en Ecosse.
Terry a beaucoup parlé de Candy à Marc et lui en a dressé un portrait.

Terry passe tous ses étés en Ecosse dans sa résidence secondaire.
Arrivé là-bas, Terry reste enfermé dans sa chambre, il ne veut voir personne. Il joue de l’harmonica, l’air d’une chanson écossaise « Ce n’est qu’un au revoir », il joue cet air pour dire adieu à sa mère qui lui est chère.
Terry est toujours autant tiraillé par des sentiments contradictoires : il aime sa mère, mais il lui en veut terriblement de le délaisser, il se sent triste et révolté.

Candy appelle Terry, il ferme sa fenêtre pour lui faire comprendre de s’en aller.
Quand Terry a une crise, il vaut mieux ne pas l’approcher, c’est à cause de sa mère qu’il souffre de tels troubles.
On a un autre exemple des troubles qui l’habitent à l’instant où il se met à tondre la toison d’un bélier de façon sadique : il enlève au bélier ce qui le rendait le plus fier du village, il dit que cette laine va servir à faire une couverture bien chaude pour envelopper un petit enfant parce qu’il y a encore des petits enfants qui ont de la chance, la chance d’avoir de bonnes mères qui les sert contre leur cœur.
Terry est fortement traumatisé par le manque de sa mère, elle lui a tant manqué pendant son enfance et il lui en veut terriblement de le rejeter, de ne penser qu’à sa carrière et à sa réputation quitte à en abimer son propre fils qu’elle n’a pas élevé et auquel elle n’a donné ni tendresse ni affection.

La mère de Terry a fait le déplacement en Ecosse pour voir son fils, elle insiste pour qu’il la reçoive mais Terry la chasse. Elle le prie de lui ouvrir, Terry lui demande de ne plus jamais paraitre devant lui et de retourner d’où elle vient. Il lui en veut qu’elle veuille cacher qu’il est son fils, pour elle ce serait compromettant et une humiliation que cela se sache. Terry lui lance un regard à la fois terrible et triste.

Terry confie à Candy sa passion pour le théâtre.
On peut comprendre qu’il aime et préfère se cacher derrière des personnages fictifs car il n’aime pas celui qu’il est réellement.
Le théâtre est pour lui un univers rempli de merveilles et de rêves éternels.

En se rendant chez lui avec Candy, Terry rencontre sa mère devant le portail. Elle lui dit qu’elle veut le voir avant de retourner aux Etats-Unis. Terry la chasse mais Candy leur dit que du monde arrive, il ne faut pas qu’on les voit ensemble, alors ils rentrent dans la villa.
Sa mère veut lui donner des explications, mais Terry lui dit qu’elle n’a jamais été vraiment sa mère. Eléonore lui dit que le jour où il est venu la voir en plein hiver, elle ne pouvait faire autrement. Terry lui rappelle qu’il a traversé un temps glacial et l’accueil qu’elle lui a réservé était encore plus glacial. Sa mère le supplie de lui pardonner. Terry la chasse mais Candy intervient, elle supplie Terry de redevenir lui-même, elle lui dit qu’au fond de lui il aime sa mère, mais qu’il ne veut pas se l’avouer par orgueil.
Candy montre à Eléonore Baker la pièce de théâtre que Terry est en train d’étudier. Candy leur dit qu’ils se ressemblent, ils ont les mêmes goûts, le même sang. Terry lui dit qu’elle ne sait pas ce qu’elle dit. Candy lui répond qu’elle le sait trop bien, elle les émeut en leur disant notamment qu’elle n’a jamais connu son père et sa mère, que rien ne peut remplacer l’amour d’une mère, et si elle avait la chance d’avoir une mère elle ferait tout pour la garder.

Terry confie à sa mère qu’il n’oubliera jamais le jour où elle courait sur le quai du port, Terry était alors un tout petit garçon. Le duc s’est séparé d’Eléonore définitivement pour retourner vivre en Angleterre, son pays d’origine, en emmenant son fils.
Sa mère criait le prénom de son fils, elle suppliait le duc de ne pas lui enlever son fils.
Terry demandait à son père qui est cette belle dame, son père lui a répondu qu’il l’ignore.
En courant sur le quai, Eléonore est tombée. Inquiet pour elle, Terry lui disait de faire attention. Sa mère s’est effondrée en sanglots sur le quai.

 

Terry dit à sa mère que sa véritable mère c’était elle (à savoir cette mère qui veut de lui, qui courrait en pleurs jusqu’à s’effondrer au sol anéantie d’avoir été séparée de lui, qui lui témoigne son attachement et son amour) et il n’en veut pas d’autre. Terry se sert alors contre elle.
Terry explique à sa mère qu’il la retrouvait dans la pièce de Roméo et Juliette, toutes les répliques qu’il voulait souligner avaient déjà été soulignées de la main de sa mère. Terry et sa mère sont vraiment pareils.
Grâce à Candy, Terry se réconcilie avec sa mère et a fortiori avec sa passion du théâtre.
Grâce à elle, Terry est revenu à de meilleurs sentiments.
Terry était prisonnier de lui-même, et Candy l’a délivré de ses mauvaises pensées, elle l’a sorti de sa prison de souffrances.
Elle l’a aidé à faire le deuil de toute sa souffrance passée et lui a permis de rétablir une relation saine avec sa mère.
Pour la remercier de l’avoir réconcilié avec sa mère, Terry veut l’aider à faire le deuil d’Anthony. Terry remercie Candy, pour la deuxième fois il reconnait qu’il est redevable envers quelqu’un (il l’avait reconnu envers Albert et là envers Candy).

Terry invite Candy chez lui et lui raconte un instant qu’il a passé avec sa mère : elle était assise devant l’âtre et lui accoudé à la cheminée, il restait silencieux. Il la regardait et elle regardait les flammes plongée dans ses souvenirs. Le feu de bois réchauffait leurs corps et leur mutuelle présence réchauffait leurs cœurs. Sa mère lui a posé la main sur l’épaule et l’a regardé avec amour, il dit qu’il suffit d’un geste, d’un regard, pour se comprendre quand on s’aime vraiment.
Terry évoque sa belle-mère : elle lui a fait tant de mal, il dit qu’il ne lui serait jamais venu à l’idée de rester là silencieux auprès de la seconde femme de son père.
Comme je l’expliquais, si sa belle-mère s’était comportée en mère aimante envers lui, Terry n’aurait pas autant souffert, il ne souffrirait pas autant d’un manque affectif et serait plus apaisé. Sa belle-mère est un être ignoble, abject et répugnant. Son attitude n’a fait qu’accroitre le mal-être de Terry.

Les relations entre Terry et Archibald sont toujours aussi tendues, ils continuent à se battre même pendant les vacances d’été. Mais lorsqu’Archibald a failli mourir, une construction allait s’abattre sur lui, Terry a bondi pour lui sauver la vie.

Il avouera à Candy qu’il est amoureux d’elle après lui avoir brusquement volé un baiser (la scène est décrite dans la présentation de leur couple).

De retour au collège, son père lui rend visite pour lui dire qu’il a une lettre d’Eléonore qui lui annonce qu’elle veut s’installer à Londres pour être plus près de Terry et le voir plus souvent. Le duc dit à son fils qu’il ignorait qu’il continuait d’avoir des relations « avec cette femme ». Mécontent, Terry lui répond : « Cette femme comme vous dites est ma mère et vous l’avez aimée » Son père lui dit qu’il y a de cela bien longtemps. Terry enrage que son père dise du mal de sa mère. Son père lui rappelle qu’il appartient à la famille Granchester et qu’en tant qu’héritier du titre il doit défendre l’honneur de son nom.
Terry lui rétorque que c’est pour cela qu’il n’a pas épousé Eléonore : pour se soumettre à de misérables préjugés de castes. Terry a touché le point sensible de son père qui le gifle et lui interdit de la revoir sinon il le déshériterait.
Terry se dit : « Quand je pense que cet homme prétend m’aimer, il ne songe qu’à sa réputation alors qu’elle est prête à sacrifier sa carrière pour moi. » Terry refuse de se soumettre à la volonté de son père.
Dans le manga, Terry se dit que sa mère prend plus soin de lui que son propre père, et elle a plus de tendresse. Terry se dit que jamais il n’aimera de cette façon, il ne veut pas aimer comme son père a aimé, jamais !
Terry est prêt à encourir le risque d’être chassé de chez lui parce qu’il s’est réconcilié avec sa mère.

Terry et Candy se retrouvent au collège : Candy lui fait lire le courrier d’Albert car celui-ci y mentionne Terry. Ce dernier apprend qu’Albert est parti pour l’Afrique.
Dans le manga, Terry reste pensif en songeant à Albert qui vit au jour le jour sans s’attacher à un seul endroit. Il se réconforte à l’idée d’Albert qui a le courage d’affronter la vie.

Terry se promène sur son cheval blanc, Elisa se met en travers de son chemin pour lui dire que Candy est une intrigante qui sait attirer les faveurs, elle s’est attirée celles de l’oncle William pour le persuader de la faire adopter par la famille André, elle ajoute que c’est une voleuse, elle lui a volé un bracelet et des bijoux appartenant à sa mère, elle use de violence, elle est dangereuse, elle a blessé Neil. Elisa le prévient : s’il devient son ami, il risquerait de porter atteinte à l’honneur des Granchester.
Terry la laissait parler pour voir jusqu’où elle allait aller, une fois qu’elle a fini de déverser sa haine, il lui dit : « Pendant que tu y es, tu pourrais peut-être lui dire qui est Terry Granchester » Il lui dit qu’il fume comme un sapeur, boit comme un irlandais, se bat comme un chiffonnier et se moque des règlements ; et s’il n’a pas été honteusement chassé du collège c’est grâce aux dons que son père fait à la mère supérieure.
Il lui ajoute : « Dis à Candy que si elle continue de le fréquenter elle risque de porter atteinte à l’honneur des André. »
Avant de partir, il lance à Elisa : « Tu devrais te regarder dans un miroir, tu pourrais y voir à quoi ressemble un visage déformé par la haine et la méchanceté. » Terry a ridiculisé, injurié et méprisé Elisa.

Elisa veut se venger et tend un piège à Terry et Candy : chacun d’eux, ayant reçu une lettre, croit que l’autre lui a donné rendez-vous à l’écurie à huit heures du soir, ils s’y retrouvent.
La mère supérieure pénètre dans l’écurie avec les sœurs, Elisa et Louise. Terry et Candy ont compris qu’un piège leur a été tendu par Elisa. Ils sont accusés à tort de débauche et Terry se retrouve sauvagement et brutalement séparé de Candy.
La mère supérieure renvoie Candy du collège royal de Saint-Paul ; en attendant qu’un membre de sa famille vienne la chercher, elle sera enfermée au cachot.
Quant à Terry, il est consigné dans sa chambre jusqu’à la fin de la semaine.
Terry est profondément choqué de sa légère punition, de l’injustice faite à Candy. Il en insulte Elisa.
Il se rend dans le bureau de la mère supérieure et lui demande pourquoi il n’est pas renvoyé. Il sait qu’elle est indulgente envers lui car son père fait don au collège de sommes importantes. Terry demande à être mis au cachot, il répète à la mère supérieure que c’est Elisa qui leur a tendu un piège. La mère supérieure veut bien le croire mais lui reproche de s’être quand même rendu à ce faux rendez-vous, ce qui est une faute particulièrement grave pour une jeune fille.

Terry veut demander de l’aide à son père, il veut tant aller au secours de Candy mais se sent impuissant. On sent enfin une once de détresse en lui, une voix plus humaine, lorsqu’il dit : « Candy ! Je voudrai tant aller à ton secours » Terry ne sait plus que faire, il est désespéré, désemparé, anéanti.
Terry se morfond dans sa chambre, il cherche un moyen de secourir Candy, il ne sait que faire.
Archibald déboule dans sa chambre et s’en prend à lui en lui assenant un coup de poing. Alistair est présent, il lui en veut également. Les deux frères pensent que Terry a attiré Candy dans l’écurie. Archibald lui crie que lorsque l’oncle William va apprendre la nouvelle, il va sûrement se mettre en colère, annuler l’adoption, et Candy sera chassée de la famille André, il demande où ira-t-elle ? Terry a très peur, il craint qu’elle ne se retrouve à la rue.
Terry répète qu’il n’a pas attiré Candy aux écuries, un piège leur a été tendu. Terry a conservé la lettre, il la montre à Archibald qui, connaissant l’écriture de Candy, affirme que ce mot n’est pas écrit de sa main. Alistair le confirme aussi et reconnait l’écriture d’Elisa.
Terry leur explique que la mère supérieure n’annulera pas la punition même en possession de cette lettre, la solution serait de faire avouer Elisa mais ce serait peine perdue.
Les pensées bouillent dans la tête de Terry. Avant de sortir de la chambre de Terry, Alistair lui dit que depuis sa plus tendre enfance, Candy a toujours dû affronter bien des épreuves, c’est pourquoi ils veulent tant qu’elle soit heureuse.
À ces paroles, Terry est poignardé en plein cœur, il se dit : « Elle a donc eu vraiment une enfance aussi malheureuse ? Et pourtant la Candy que je connais possède une telle soif de vivre, une telle joie intérieure. Qui se douterait qu’elle est une orpheline ? »
Il ne savait pas qu’elle avait autant souffert et se sent honteux vis-à-vis de Candy forte qui affronte seule les difficultés de la vie alors que lui se retourne contre son père tout en continuant à profiter de ses largesses.
Terry veut faire comme Candy et tout avoir par lui-même. Terry est comme fou, il déchire un rideau de sa chambre en disant : « Jamais je ne laisserai quelqu’un faire du mal à Candy. », il brise une vitre de sa chambre et reprend de l’énergie et des forces.
Il croit à l’instant qu’il est le seul qui puisse la protéger et faire quelque chose pour elle ; et il est bien décidé à le faire.
Cette nuit-là, Terry a joué de l’harmonica pour Candy. Il est resté au pied de la tour jusqu’à l’aube, il se dit que s’il était un adulte il l’aurait enlevée, ils seraient partis ensemble loin d’ici à la recherche d’une autre vie, à la recherche du bonheur (cette scène est détaillée dans le sujet du couple Terry/Candy).

Par amour pour Candy, Terry se rabaisse (c’est vraiment un rabaissement pour lui) à demander de l’aide à son père, il le supplie de faire lever la punition de Candy.
Son père refuse catégoriquement, et il veut même l’éloigner de Candy en disant qu’elle ne lui semble pas digne de l’intérêt de son fils ; le duc a bien vu que son fils éprouvait des sentiments pour Candy.
Terry regrette de lui avoir demandé service, il était sûr qu’il refuserait. Terry menace son père : il ne serait jamais venu lui demander d’intervenir s’il était seul en cause, jamais plus à partir d’aujourd’hui il ne lui demandera quoi que ce soit, sa décision est prise ; comme Candy, Terry ne comptera plus que sur lui-même. Terry fait à partir de ce jour une croix sur son père. Le duc a peur de cette réaction inattendue de son fils, c’est la première fois que Terry ne profite pas de sa position sociale.

À la sortie de la messe d’Elisa, Terry l’approche calmement, d’un pas déterminé, son regard fixé sur elle, il ne dit pas un mot. Elisa en profite pour lui parler mielleusement quand soudain Terry lui crache à la figure. Elisa est humiliée publiquement.
Terry se rend ensuite chez la mère supérieure, elle ne l’a jamais vu dans un tel état, il s’impose pour qu’elle l’écoute. La mère supérieure ne veut pas revenir sur sa décision au sujet de Candy ; conformément au règlement, elle ne peut pas les garder tous deux au sein du même établissement, sa réputation est en jeu, c’est le plus grand scandale de l’histoire du collège.
Puisqu’il en est ainsi, Terry décide de se sacrifier pour Candy et de quitter le collège, il informe la mère supérieure qu’à partir de maintenant il se refuse à porter le nom de son père.
Avant de partir, il retourne sur la colline retrouvée et repense affectueusement au souvenir de Candy (je décris ces scènes dans la présentation de leur couple).
Terry préfère se retirer le plus tôt possible afin que la douleur se fasse moins rude.
Il tend la main à Archibald pour le remercier de tout ce qu’il a fait pour Candy, il annonce à Archibald et Alistair qu’ils n’ont plus de souci à se faire au sujet de Candy, il serre aussi la main d’Alistair, et leur dit adieu.
Terry part, les feuilles d’automne qui tombent à son passage lui fraient un chemin, il dit adieu à sa jeunesse, adieu à Candy, adieu à ses souvenirs car à présent il a fait le choix de tout quitter, de tourner la page de son passé et de subvenir seul à ses besoins afin de devenir un homme.

Terry part pour les États-Unis afin d’y trouver du travail, il a laissé une lettre très courte pour l’annoncer à Candy.
Terry, encore et toujours très élégant, se trouve sur le bateau, il repense à sa première rencontre avec Candy et croit qu’ils ne se reverront plus jamais.

Aux Etats-Unis, Terry a tenu à se rendre chez Melle Pony pour voir l’endroit où Candy a grandi, l’endroit auquel elle tient tant, dont elle lui parlait si souvent. Il est monté sur la colline en pensant à Candy.
Terry, obnubilé par Candy et dévasté par leur cruelle séparation, a voulu voir la maison où Candy a grandi afin de s’imprégner de ses souvenirs si solides, si puissants, pour se donner des forces avant de vivre sa vie, de commencer une nouvelle vie.

Terry est à New-York, il a intégré la compagnie Stratford et il est déjà célèbre.
Il a réalisé le rêve de sa vie, et il triomphe dans Shakespeare à Broadway, il a su renouveler un texte figé par des siècles de tradition et apporter un sang nouveau à la tragédie.
Un article de journal, intitulé : « Une nouvelle étoile vient de se lever au firmament des acteurs du théâtre », lui fait honneur.
Terry est triste d’avoir perdu Candy ce qui explique son excellence dans le registre tragique. Terry a une expression lointaine, comme absente, qui fait partie de son charme et qui attire le public.
Néanmoins, Terry n’a pas changé, il a toujours cette même assurance dans le regard.
Terry ne veut pas montrer sa joie aux autres mais dans le fond, il est heureux qu’un article lui soit consacré ; mais il reste préoccupé car il ne pense qu’à Candy et veut la ramener une fois qu’il sera installé.

Terry se complait dans le monde d’artifices et d’illusions du théâtre, lui qui est si mal dans sa peau a toujours voulu être un autre et vivre une autre vie.
Il va bientôt venir à Chicago sans savoir que Candy s’y trouve, la troupe dont il fait partie doit jouer une pièce au grand théâtre. Ce n’est pas une représentation publique mais un gala de charité, seules les personnes du grand monde pourront y assister.

Terry joue de l’harmonica sur le toit en pensant à Candy. Il ne veut pas répéter pour la représentation de ce soir puisque le public se compose exclusivement de la haute société. Les pauvres ont aussi soif de culture dit-il.
L’actrice Susanna Marlow, qui est amoureuse de Terry, lui demande pourquoi joue-t-il de l’harmonica, elle a remarqué qu’à chaque fois qu’il est triste ou agité dans ses pensées il s’isole pour en jouer. Elle remarque aussi que cet harmonica lui rappelle quelque chose…

Le soir de la représentation, la troupe recherche Terry, il est au troisième balcon.
L’acteur M. Hathaway le rejoint, Terry lui dit que c’est là qu’est né en lui l’amour du théâtre, il demande pourquoi n’y a t-il pas un seul spectateur au troisième balcon. Terry s’indigne que cette représentation ne soit jouée qu’en présence de gens aisés, « trop importants pour s’asseoir dans ce qu’on appelle le poulailler ».
Il ouvre la fenêtre et montre à M. Hathaway les pauvres gens du dehors, il lui dit qu’on aurait pu leur distribuer des places.
À la fin de la représentation, Terry marche fièrement au côté de Susanna, il monte dans la calèche et lance des roses rouges à son public féminin.
Terry reste théâtral dans la sphère publique, même si son cœur ne bat que pour Candy.
Lorsqu’il regagne sa sphère privée, il se replonge dans sa souffrance d’être éloigné de Candy et reste pensif.

Elisa vient rendre visite à Terry à la réception donnée après la pièce ; dès qu’il la voit, Terry l’attrape fermement et lui demande si elle est rentrée seule d’Europe, elle lui dit qu’il y a Alistair et Archibald. Terry s’en moque, il veut savoir si Candy est encore en Angleterre.
Elisa prétend qu’elle n’en sait rien, Terry sait qu’elle ment et s’écrie : « Dis-moi la vérité je l’exige ou sinon gare à toi ! »
Tout le monde est étonné de voir Terry aussi agressif.
Susanna lui demande de se calmer, il lui répond de se mêler de ce qui la regarde, mais Susanna lui apporte un mouchoir, trouvé sur un des fauteuils du troisième balcon et portant les initiales T.G.
Terry reconnait le mouchoir avec lequel il avait pansé la blessure de Candy. Terry comprend que Candy est à Chicago, qu’elle était au troisième balcon pour le regarder jouer, que c’est sa voix qu’il a entendue dans la foule des admiratrices.
Susanna comprend que c’est à Candy qu’il pense quand il semble plongé dans ses rêves.

Terry se précipite dans les rues à la recherche de Candy, il rencontre Archibald, Alistair et Annie et leur demande où est Candy (dans le manga, il les rencontre lors de la réception).
Il attrape au col Archibald, il veut savoir où est Candy : chez Pony ou chez les André ? Alistair lui dit qu’elle est élève infirmière à l’hôpital Ste Joanna. Terry s’y précipite.
Comme expliqué dans la présentation du couple Terry/Candy, Terry et Candy ne se retrouvent pas cette nuit-là puisque Candy, au lieu de rentrer à l’hôpital, a erré toute la nuit à la recherche de Terry.
Terry avait laissé un mot à Candy pour qu’elle le rejoigne le lendemain à la gare avant qu’il prenne son train de midi.
À la gare, Terry recherche Candy, Susanna sait qu’il attend Candy.
Candy a lu son mot trop tard mais ils ont eu l’occasion de se voir brièvement alors que le train était en marche. C’est la première fois que Terry a revu Candy depuis qu’ils ont brutalement été séparés au collège. Il est émerveillé de la revoir, cette rencontre lui a redonné espoir.


Terry apprend d’un journaliste qu’un imposteur cherche à se faire passer pour lui et qu’il est à l’hôpital à Chicago. Terry veut en savoir plus et découvre qu’il s’agit de son ami Charlie.
Terry écrit une lettre à Candy : il doit jouer une pièce à Saint-Louis, il a appris l’aventure de Charlie, il lui dit que c’est un bon ami à lui qui l’a beaucoup aidé quand il était jeune, Terry lui gardera toujours de la reconnaissance. Terry joint un chèque à cette lettre pour payer les frais d’hôpital de Charlie mais il demande à Candy de ne pas lui en parler car Charlie a horreur qu’on lui fasse ce qu’il appelle la charité.
Terry lui dit qu’il voudrait tant la revoir, mais le métier d’acteur est si contraignant avec les voyages, les répétitions, qu’il n’a pu trouver le temps nécessaire. Il lui écrit que lorsqu’elle aura tout réglé avec cet argent, elle pourra offrir à Charlie avec ce qui restera des sodas à la fraise puisqu’il aime cela. Terry est un jeune homme qui a bon cœur.

Terry amasse une petite fortune et n’en dépense rien pour épouser Candy et subvenir à ses besoins.
Susanna vient lui rendre visite chez lui, elle lui apporte des fleurs et des gâteaux. Il est étonné qu’elle connaisse son adresse, il reste très froid et distant avec elle. Elle veut lui faire du thé, Terry la repousse en lui disant qu’il n’a pas l’habitude de recevoir des jeunes filles chez lui.
Susanna lui apprend que la prochaine pièce qui va se jouer est Roméo et Juliette. Terry va participer au casting, Susanna se voit déjà en Juliette avec lui.
Terry fait un saut au théâtre pour en savoir plus sur cette audition, Susanna veut l’accompagner mais il part en courant pour l’éviter.
Terry veut avoir le rôle de Romeo, il veut faire venir Candy à Broadway.
C’est le rôle phare grâce auquel il gagnerait une somme importante qui puisse le faire vivre pour de bon avec Candy.
Il écrit à Candy : il lui apprend qu’il auditionne pour le rôle de Romeo et s’il l’obtient, il l’invitera ; il lui demande de bien travailler pour avoir un long congé ; en réalité, Terry projette de la garder pour toujours.

Eléonore Baker vient assister aux répétitions de son fils, elle ne l’a pas mis au courant de sa présence.
Au moment de l’audition, Terry passe près de Susanna avec un visage grave sans la regarder, sans lui parler, il est concentré, c’est comme si sa vie en dépendait.
Il pense à Candy en récitant son texte. Eléonore Baker est subjuguée par l’interprétation de son fils, elle devrait deviner que son fils est amoureux…
Terry obtient le rôle de Romeo, des jaloux disent qu’il a été pistonné.
Susanna lui apprend la bonne nouvelle, elle sera Juliette, elle lui dit qu’elle aurait refusé le rôle s’il n’avait pas été choisi mais Terry ne l’écoute pas, et se précipite pour voir de ses yeux les résultats.
Des acteurs lui disent : « Félicitations Terry Baker » sous entendant que c’est grâce à sa mère qu’il doit son succès. Terry s’énerve, il est prêt à les battre, un collègue lui dit qu’Eléonore était dans la salle derrière le jury pendant l’audition.
Terry part précipitamment pour voir M. Hathaway. Il veut s’assurer qu’il n’a pas eu de passe-droit grâce à sa mère, M. Hathaway lui assure qu’il a eu ce rôle grâce à son talent.
M. Hathaway le prévient qu’il n’a pas fini d’être en butte aux critiques et aux jalousies de ceux qui se disent être ses amis, le métier de comédien est un de ceux où l’on se fait le moins de cadeau (j’en sais quelque chose, étant une grande fan de Glass no Kamen !).

De son côté, Susanna prend la défense de Terry avec fougue : il n’y a jamais eu de tricherie ni de passe-droit, Terry a mérité le rôle, et elle leur dit la vérité : ils sont jaloux parce que Terry a plus de talent qu’eux et il doit son talent à son travail. Personne n’avait vu Susanna dans un pareil état, elle est vraiment très éprise de Terry, son amour pour lui est fort et sincère.

Terry parle en lui-même à sa mère en disant qu’il ne laissera pas le nom d’Eléonore Baker porter ombrage au sien, il veut la dépasser et être la révélation du siècle.
Il envoie une invitation à Candy pour venir l’applaudir à Broadway.

Susanna vient toujours rendre visite à Terry, on est au bord de l’obsession.
La gardienne lui confie un courrier à remettre à Terry, c’est une lettre de Candy, Susanna se demande s’ils se voient. Elle entre dans la chambre de Terry, et lui dit qu’elle vient le chercher pour aller à la répétition, mais Terry la rejette (il n’a pas besoin de bonne d’enfant, « laisse-moi » lui dit-il). Susanna part sans lui remettre la lettre.
Malgré que toutes les attentions de Susanna concordent avec certains besoins de Terry, puisque celui-ci a besoin que l’on s’occupe de lui, il n’en demeure pas moins qu’il n’est pas amoureux d’elle.
(Malheureusement, avec une jambe en moins, pourra-t-elle continuer à lui apporter tous ces soins ? En sachant que même avec son implication Terry ne la supportera pas en tant qu’épouse, qu’adviendra-t-il des sentiments qu’il lui portera sans ses attentions ?).
De toute évidence, sa personnalité et sa façon d’être ne concordent pas du tout avec le tempérament de Terry : Susanna est fade, ennuyeuse et sans joie de vivre. Elle est incapable de combler Terry.

Terry regarde l’affiche de la représentation Romeo et Juliette en pensant à Candy, Susanna voit son regard amoureux et se dit : « C’est à elle qu’il pense »
Terry compte envoyer à Candy un aller simple pour New-York, il se dit avec amour que cela l’incitera peut-être à rester.
Susanna le rejoint sur le toit et lui propose de jouer une scène dans un mouvement plus lent pour rester un peu plus longtemps en scène. Terry lui dit : « Et tu viens me déranger rien que pour me dire ça »
Il comprend qu’elle est venue pour quelque chose d’autre, Susanna l’avoue : « Je voulais la déchirer en mille morceaux et la jeter au ruisseau, mais en te voyant si triste depuis quelques jours je n’ai pas osé » et elle lui remet la lettre. Susanna part en courant en lui demandant pardon.
Susanna aime Terry, c’est véridique, mais si elle lui a donné la lettre de Candy, c’est parce que Terry s’était refermé sur lui-même, il était tellement triste qu’il n’y avait plus aucun dialogue avec quiconque. Du coup, Susanna ne supportait pas son absence, et connaissant la nature imprévisible de Terry, elle craignait de subir ses foudres s’il l’apprenait ; elle s’est donc résignée à lui remettre le courrier de Candy.
Susanna a démontré que seul son bonheur personnel lui importe ; si elle ne supportait pas de voir Terry malheureux, elle ne se serait pas imposée à lui à la fin tout en sachant qu’il ne l’aimera jamais et que son cœur appartiendra à jamais à Candy.

Terry apprend qu’Albert et Candy vivent ensemble, Terry ne doute pas de la pureté des intentions de Candy, il lui écrit que ce serait inadmissible s’il s’agissait de tout autre qu’Albert mais avec lui c’est différent dit-il.
Terry approuve cette cohabitation sans se méfier une seule seconde d’Albert qui est pourtant celui dont il devrait se méfier au plus haut point !


Pendant les répétitions de la pièce Romeo et Juliette, Terry veut porter la voix pour que Candy sente que c’est à elle qu’il s’adresse.
Susanna sait qu’il ne s’adresse pas au public mais à Candy.

Dans le manga, Terry s’entraine deux fois plus que les autres pour prouver à tous qu’il a obtenu ce rôle uniquement grâce à son talent et non pas parce qu’il est le fils d’Eléonore Baker.

Susanna lui dit qu’elle a entendu dire qu’il a réservé une des meilleures places pour la première, elle sait que c’est pour Candy, elle supplie Terry de ne pas l’inviter sinon elle en mourrait. Terry ne comprend pas ce qui lui arrive, Susanna s’approche de lui et le supplie de ne pas la faire venir.
Terry lui demande : « Et veux-tu me dire, s’il te plait, de quel droit tu veux exiger cela de moi ? »
Susanna lui déclare : « Mais du droit de celle qui t’aime parce que je t’aime »
Terry a un choc, il en laisse tomber son script. Susanna ajoute qu’elle ne supporte pas qu’il pense à une autre.
Susanna repense au premier jour où elle l’a rencontré pour la première fois : elle a eu le coup de foudre pour Terry le jour où il est arrivé pour se présenter à la compagnie Stratford pour passer une audition, c’est Susanna qui lui avait ouvert la porte. Elle a été étrangement attirée par son regard triste et abattu mais si fier à la fois.

 

On peut noter que c’est en hiver qu’il était parti voir sa mère et c’est en hiver qu’il a rencontré Susanna. Quel signe annonciateur du destin malheureux qui attend ce pauvre Terry, les ressemblances entre Susanna et Eléonore Baker sont frappantes, elles sont toutes deux de talentueuses actrices, leurs ressemblances vont jusqu’à leur physique, leur manière, leur façon d’être identique. Susanna est le portrait craché de la mère de Terry, elle aurait pu être sa fille.

 

 

Dans le rôle du roi Lear, Susanna sentait (je dirai plutôt qu’elle s’imaginait) que les paroles de Terry ne s’adressaient pas à l’actrice mais à sa propre personne, et elle était inondée de bonheur. Les longs déplacements à travers l’Amérique lui étaient devenus bien légers parce qu’elle était près de lui, elle était heureuse jusqu’au jour où elle a rencontré Candy à Chicago.
Elle avoue à Terry avoir rencontré Candy à Chicago, que Candy était venue le voir à l’hôtel, Susanna avoue avoir menti à Candy en lui disant que Terry était là en train de se reposer et qu’il ne fallait surtout pas le déranger.
Susanna se sent mal à cause de la froideur du regard de Terry.
Le regard toujours aussi froid, Terry se dit que c’est à cause de Susanna qu’il n’a pas vu Candy à Chicago. Susanna lui demande pardon, elle a honte d’elle, elle avait tellement peur de le perdre. Éplorée, elle lui demande s’il lui pardonne.
Sans lui adresser un regard, Terry lui répond qu’il lui pardonne, il continue : « Il faut que tu saches » il compte lui dire que son cœur ne bat que pour Candy, mais Susanna le coupe sachant ce qu’il va dire, et elle lui dit : « Oh Terry je t’aime je t’aime et je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas te donner à elle. »
Elle sait pertinemment qu’il est amoureux de Candy, mais Susanna s’en contrefiche, elle est trop gâtée, la seule chose qu’elle souhaite c’est le garder rien que pour elle. Susanna le veut et elle l’aura par n’importe quel moyen.
Terry se dit qu’il aime bien Susanna comme on aime une sœur tandis que Candy, il en est follement tombé amoureux pour l’éternité et ce, le jour où il l’a aperçue sur le bateau qui l’emmenait en Angleterre.


Terry est heureux à l’idée de retrouver Candy, il fait des projets d’avenir, il lui envoie une invitation pour la pièce de théâtre et un aller simple pour New-York ; il lui demande de laisser seul Albert quelques temps si son état le permet. Terry compte l’épouser.
Son projet aurait pu se réaliser mais le destin de Candy n’est pas avec lui, et un grand malheur va frapper Terry, bouleversant à jamais le reste de son existence : pendant les répétitions, un projecteur se détache et tombe sur Terry, il serait mort si Susanna ne s’était pas jetée sur lui de toutes ses forces pour le pousser et le sauver ; le projecteur s’est abattu sur la jambe de Susanna. Terry découvre avec terrible choc que Susanna s’est sacrifiée pour lui.
Au péril de sa vie, Susanna a sauvé Terry d’une mort certaine.

 

En attendant des nouvelles de Susanna qui est en salle opératoire, raisonnent en Terry les cris de Susanna : « Attention Terry ! » Terry se dit : « L’amour a décuplé les forces de cet être si délicat, si fragile pour sauver ma vie. » Terry a peur qu’elle meurt.
Le docteur annonce que la vie de Susanna n’est plus en danger mais elle a été amputée de sa jambe droite.
Tout s’effondre pour Terry, tous ses rêves, tous ses projets d’avenir s’anéantissent, Terry sait qu’il a une dette envers Susanna, elle s’est sacrifiée pour le sauver, sacrifiant ainsi sa vie et sa carrière d’actrice prometteuse.

Rongé par la culpabilité, Terry apporte des roses à Susanna, il vient tous les jours mais la mère de Susanna le rejette et ne le laisse pas entrer ; elle lui crie que c’est de sa faute si la carrière de sa fille est brisée, et qu’il devrait être à sa place. Elle le fait culpabiliser de plus belle.
Un soir où il vient déposer des fleurs à Susanna, Mme Marlow est absente, l’infirmière suggère à Terry d’en profiter pour les remettre à Susanna et lui indique sa chambre.
Susanna est très heureuse de le voir, elle l’attendait. Terry regarde ses draps qui ne laissent apparaitre qu’une seule jambe.
Susanna le fait sciemment culpabiliser en lui parlant de Candy qui va venir le voir le soir de la représentation. Susanna lui dit : « Terry c’est fini pour vous deux, si je suis comme ça tu en es au fond un peu responsable. Et pour cela c’est à moi, et à moi seule tu m’entends !, que tu consacreras ta vie puisque je t’ai sacrifiée la mienne. » Puis elle pleure en disant : « Pardon je ne voulais pas, mes paroles ont dépassé ma pensée. » Susanna continue de pleurer et lui avoue que c’est sa mère qui la pousse à lui faire payer une dette imaginaire. Susanna lui demande de ne pas penser à elle mais de se consacrer à sa carrière et à Candy, et faire son bonheur. Elle lui demande de ne plus revenir, cela lui fait trop de mal de le revoir.
Mais il est trop tard, le mal est fait, elle a fait rappeler à Terry qu’il a une dette envers elle, qu’il a une responsabilité à assumer.
Terry part en lui disant qu’il reviendra demain. Il est envahi par un sentiment de responsabilité envers Susanna.
Terry était à deux doigts de goûter enfin au bonheur, lui qui était si torturé, écorché vif, lui qui a tant souffert, son bonheur tant espéré tombe en ruines, il va replonger bien malgré lui dans la souffrance, le malheur et la solitude…

Terry retrouve enfin Candy, il voudrait la prendre dans ses bras, la serrer contre lui mais se retient car s’il le fait, il ne pourra plus jamais la laisser repartir.
Il avait tant rêvé au jour où ils marcheraient côte à côte dans la ville et dans la vie, mais son rêve est brisé : Terry est en détresse, Susanna plane comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.
La mère de Susanna fait pression sur lui, en lui rappelant sans cesse que Susanna lui a sauvé la vie, il est son unique planche de salut. Qui épouserait une estropiée ? La mère de Susanna lui demande de penser à sa fille, elle ajoute que son devoir est de se consacrer à elle aussi longtemps qu’il vivra.
Elle ne cesse de lui dire que son devoir est de se consacrer à Susanna pour le reste de sa vie. Ces mots raisonnent dans sa tête et le tourmentent.
Terry est désespéré et anéanti : il doit se consacrer à Susanna alors qu’il aime Candy.

Le regard de Terry est lointain et songeur. Il conduit Candy à l’hôtel, il ne reste pas avec elle et part sinon cela serait trop douloureux pour lui.
En rentrant chez lui, il découvre un mot de la mère de Susanna qui lui reproche de ne pas être venu voir sa fille, elle continue à faire pression sur lui. Terry se rend à l’hôpital, la mère de Susanna le supplie de ne pas abandonner sa fille.
À la vue de son visage, Susanna comprend que Candy est à New-York, elle dit que Candy a bien de la chance de marcher, courir et d’être aimée de lui. Susanna le culpabilise, on vire vraiment au ‘‘bourrage de crâne’’ entre d’un côté la mère et de l’autre la fille.

Camouflée sous une perruque brune, la mère de Terry est venue le voir le soir de la première représentation de Romeo et Juliette.

Après la représentation de sa pièce, Terry se précipite à l’hôpital Jacob, il découvre que Susanna a tenté de se suicider et que Candy l’en a empêchée. Il comprend qu’elle est au courant de tout.
Susanna montrait qu’elle voulait mettre fin à ses jours non pas pour laisser Terry et Candy s’aimer, mais surtout parce qu’elle savait que Candy était à Broadway, elle pensait que Terry allait l’épouser, elle se sentait inutile, elle ne voulait pas être un fardeau, elle se croyait perdue. Mais aussi, c’est une incroyable actrice qui voulait attirer l’attention afin qu’on ne la délaisse pas et retenir égoïstement et honteusement Terry qui lui échappait résolument.
Susanna a prétendu qu’elle ne voulait pas causer le malheur de Terry et Candy (car elle ne pensait pas une seule seconde que Terry puisse l’épouser puisqu’elle avait compris qu’il aimait Candy). Est-elle sincère en disant cela ? Voulait-elle seulement attendrir la gentille Candy ? Voulait-elle susciter le remords dans le cœur de la si bonne Candy ? Grande comédienne, Susanna était-elle prête à tout pour arriver à ses fins ?
Mais, Candy, affectée par cette tragédie et sensible au sort réservé à Susanna, décide de lui laisser Terry car elle voulait lui éviter de souffrir, elle a vu que Susanna aimait Terry au point de sacrifier sa carrière et donner sa vie pour lui. Candy a compris que la vie de Susanna était brisée, jamais elle n’aurait eu le cœur à rester en couple avec Terry après avoir vu avec quelle intensité Susanna aimait Terry (je le développe dans la présentation de Candy).
La mère de Susanna demande à Terry de la ramener tout de suite dans sa chambre.
L’âme appesantie, Terry porte Susanna qu’il qualifie de fardeau si léger mais qui pèse pourtant comme du plomb sur ses bras. Terry est enchainé comme un prisonnier.

Terry vient chercher Candy car Susanna veut lui parler, Candy lui répond qu’elle voudrait lui faire ses adieux avant de repartir. Terry comprend que Candy a décidé de s’effacer.
Candy vient auprès de Susanna et lui fait comprendre qu’elle lui laisse Terry. Susanna dit qu’elle sait que Terry est amoureux de Candy, à présent qu’elle a obtenu ce qu’elle a toujours voulu, elle prétend à Candy que jamais elle n’a voulu s’immiscer entre elle et lui, que le bonheur de Terry lui était bien trop cher, mais quand elle l’a vu ce soir la prendre dans ses bras, elle a souhaité vivre même si elle ne doit plus remonter sur scène.
Susanna se fiche de ne plus pouvoir être actrice à partir du moment où elle a enfin eu Terry.
Ce qu’elle dit à Candy est complètement faux, Susanna est une menteuse, une fois de plus elle se met en scène pour ne parler que de sa petite personne, d’exprimer ses désirs et ses envies personnels ; le bonheur de Terry ne lui est pas si cher, si le bonheur de Terry comptait à ses yeux, jamais elle ne l’aurait pris à Candy puisqu’elle sait qu’il est fou amoureux d’elle, que la perdre le rend profondément malheureux, et que cette douleur ne fera que l’étouffer. Mais Susanna garde espoir qu’il oubliera, un jour, Candy pour ne regarder plus qu’elle.
Elle dit ensuite avec sincérité qu’elle veut vivre pour Terry et avec lui. Candy lui répond qu’elle le lui souhaite de tout cœur.
Comme je le détaille dans le couple Terry/Candy, ils se séparent ce soir-là, Terry en pleure de douleur. Un poignard vient lui transpercer le cœur dont l’hémorragie suintera à jamais.
Une fois seul avec Susanna, elle lui dit qu’il a encore le temps de la rejoindre, elle prétend qu’il est libre et qu’elle ne veut pas qu’il souffre de son égoïsme. Terry lui dit : « Ma décision est définitive, c’est toi. » Susanna pleure de bonheur mais ce n’est pas la décision de Terry, c’est celle de Candy.
Susanna sait pertinemment qu’ils se sont séparés à cause d’elle, elle sait pertinemment que Candy lui a donné Terry, elle savait évidemment que Terry n’irait pas, à cet instant, rejoindre celle qu’il aime plus que tout au monde malgré l’immense détresse, l’immense chagrin que Terry puisse éprouver, mais cela ne l’a pas empêchée une nouvelle fois de minauder, d’essayer d’insister, de risquer sans avoir à craindre en lui suggérant qu’il a le temps de rejoindre Candy.
En réalité, Susanna voulait seulement, pour son bien-être personnel, entendre de la bouche de Terry qu’il n’ira pas rejoindre Candy, qu’il laisse partir Candy pour rester auprès d’elle ; comme s’il l’avait choisie. Elle voulait se délecter et savourer chaque mot qui sortait de sa bouche. Elle n’en revenait pas d’avoir réussi, d’être enfin parvenue à ses fins ; elle voulait son Terry et elle l’avait et ce peut en importe la manière.
Mais Terry ne l’a jamais choisie, en acceptant la décision de Candy, il subit Susanna et il va la subir comme fardeau aussi longtemps que ses épaules pourront la tenir…
Terry dit adieu à Candy et aux beaux jours du collège royal de Saint-Paul qu’il voulait tant retrouver.
Susanna lui dit qu’elle ne veut pas qu’il souffre de son égoïsme mais il est trop tard, Terry souffre déjà : non seulement il va souffrir de l’égoïsme de Susanna (qui veut Terry envers et contre tout), mais pire encore, Terry ne va pas que souffrir, il va endurer et déverser sur Susanna toute sa peine, toute sa colère et toute sa vie gâchée.

L’hiver enneigé n’est pas de bon augure pour Terry, il ne lui apporte que le malheur : c’est par un hiver enneigé qu’il est parti voir sa mère et qu’il en est revenu malheureux, c’est par un hiver enneigé qu’il a rencontré Susanna Marlow et c’est enfin par un hiver enneigé qu’il a définitivement et irréparablement perdu Candy.

Depuis qu’il a perdu Candy, Terry se jette corps et âme dans son travail ; un article de journal lui est consacré : « Le génie du jeune Terrence Granchester ». Terry est devenu en peu de temps l’un des meilleurs acteurs de théâtre de sa génération.
Terry sombre dans le malheur, il a tout perdu, il ne lui reste que le théâtre, il ne peut pas supporter Susanna et l’idée de lui consacrer sa vie.
Mais le théâtre ne lui suffit pas à s’en remettre et Terry fait scandale, un article de journal lui est consacré, intitulé : « Un prince déchu » Terry vient de causer à ses admirateurs une immense déception, il a quitté sa troupe pour une destination inconnue.
Terry ne se remet pas de sa séparation avec Candy et a renoncé au théâtre.
Il erre de ville en ville depuis qu’il a renoncé au théâtre et quitté la compagnie Stratford.
Terry pense toujours à Candy, il veut faire le point, il est désespéré, il s’est mis à boire.
Il était prêt à quitter le théâtre pour échapper à Susanna et retrouver Candy. Terry savait qu’il ne pourrait jamais oublier Candy, alors il est venu à Chicago mais il ne voulait pas qu’elle le voit dans cet état.
Cela fait plusieurs jours qu’il vient régulièrement dans un bar de Chicago pour y boire jusqu’à en perdre la raison.

Un jour, Albert le rencontre dans ce bar. Terry casse un verre car le barman refuse de le resservir.
Terry prétend ne pas reconnaitre Albert et tente de le frapper à deux reprises, Albert s’énerve et le massacre à coups de poing.
Terry persiste à nier son identité, il pleure de douleur psychologique, Albert lui assène un coup de poing encore plus puissant en pleine face qui le propulse à la renverse et l’assomme.
Albert le réveille en lui déversant de l’eau froide sur le visage.
Terry lui demande de lui donner une bonne correction, Albert se prend de pitié pour lui, il le sert contre lui et le console.

Albert discute avec Terry qui lui raconte tout, il a échappé à Susanna pour retrouver Candy mais il ne voulait pas qu’elle le voit dans cet état.
Albert lui conseille de ne jamais désespérer, tout peut s’arranger, mais Terry pense avoir touché le fond et pense ne plus pouvoir refaire sa vie.
Albert lui assure vivement qu’on peut toujours remonter la pente, il lui interdit de se laisser aller au désespoir et l’encourage à continuer sa carrière. Il lui parle de Candy qui a su réagir à temps, aller de l’avant, elle a surmonté cette situation.
Albert, qui ne souhaite en aucun cas que Terry et Candy se remettent ensemble, l’emmène voir Candy au loin en train de s’occuper de ses malades à la clinique. Terry voit une Candy heureuse et épanouie qui ne se morfond pas de lui. Par fierté, orgueil, et avec un pincement au cœur, il décide de retourner à New-York et reprendre sa place dans la troupe, il veut lui aussi atteindre son but.
Terry assure à Albert qu’il ne reverra pas Candy, il sait que c’est mieux ainsi et dit adieu pour toujours à Candy.

Dans le manga, Terry n’est pas venu à Chicago et n’y a pas rencontré Albert.
Cependant, Albert a découvert qu’il jouait dans une troupe ambulante à Rockstown, et a fait en sorte que Candy s’y rende pour lui redonner espoir, sans lui préciser qu’elle y trouverait Terry.
Terry a quitté le théâtre et Susanna, il dit qu’il n’en pouvait plus de rester auprès d’elle, il ne pouvait pas se sortir Candy de la tête.
Devenu alcoolique, Terry monte sur les planches ivre, il titube et balbutie, il joue à Rockstown dans une troupe ambulante, dans un endroit misérable et mal fréquenté qui empeste le tabac et l’alcool, sans éclairage ni décor.
Terry n’est plus que l’ombre de lui-même. Soudain, il voit Candy dans la pénombre du théâtre, elle est en larmes de le voir dans un tel état d’anéantissement, il pense avoir une hallucination et pourtant elle est bel et bien présente.
D’avoir vu l’image de Candy le regarder avec des yeux si tristes lui fait reprendre le dessus, il reprend courage, il doit redevenir comme avant, réaliser son rêve et être fort comme il l’a promis à Candy.
Terry retrouve l’inspiration et malgré lui retourne auprès de Susanna pour essayer de tout recommencer à zéro et redonner le sourire à sa Candy tant aimée.

Dans le dessin animé, Terry est également retourné auprès de sa compagnie, il a compris qu’il devait lui aussi suivre sa voie.
Comme le dit Candy tout à la fin, Terry est resté auprès de Susanna et Candy a retrouvé son prince des collines. Chacun aura poursuivi sa destinée.

La souffrance et le chagrin de Terry font de lui un excellent acteur, son aura dramatique et torturée lui donne une image naturelle, captivante et fascinante que personne n’a.
Terry est un écorché vif, il ne supportera pas de passer le restant de sa vie auprès de Susanna. Il a besoin de distraction, qu’on lui occupe l’esprit, qu’on s’occupe de lui, qu’on le libère de ses tourments comme Candy l’a fait.

Physiquement, je ne le trouve pas assorti avec Candy, qui est bien trop brouillon et ‘‘sauvage’’, mais mieux avec Susanna. Ils sont également parfaitement assortis artistiquement, ils sont naturellement très théâtraux tous les deux, et se comportent même dans leur vie de tous les jours de façon théâtrale. Le théâtre est imprégné dans leur chair.
Susanna est raffinée et distinguée, elle est bien assortie à Terry qui l’est aussi. Cependant, dans l’état où elle se trouve, cela pourrait rebuter Terry qui n’est pas très délicat ni compréhensif dans ce genre de situation.
Egalement, même sans son handicap, elle est incapable de lui apporter ce dont il a besoin puisqu’elle ne pourra jamais le comprendre. Sa nature égoïste est incompatible avec la nature et le tempérament de Terry. Sans compter son naturel terne, vide et agaçant qui irrite tant Terry. Ce n’est pas d’elle dont Terry a besoin, avec elle il n’éprouve aucun plaisir à discuter, il n’a jamais su quoi lui dire tant elle est monotone et ennuyeuse.

La seule qui avait permis de l’apaiser de sa folie, de soigner son cœur fissuré, qui avait guéri ses meurtrissures, qui avait découvert le vrai Terry, qui a su faire ressortir ce qu’il y avait de meilleur en lui, c’était Candy.
Grâce à elle, il s’est réconcilié avec lui-même, avec sa mère et avec sa passion du théâtre. Il a découvert qu’il n’était pas le seul à souffrir dans ce bas monde, il a appris à corriger certains de ses défauts tels que sa fierté mal placée, il s’est responsabilisé, il est devenu plus réfléchi, plus doux, plus raisonnable et moins centré sur lui-même.
Aussi, toujours grâce à Candy, Terry s’est ouvert au monde, elle lui a fait découvrir ce qu’était l’amitié, l’amour.
De côtoyer Candy qui a vécu tant d’épreuves douloureuses lui a permis de comprendre qu’il ne devait plus se fixer sur sa petite personne et de prendre conscience qu’il y avait des personnes qui avaient des problèmes bien plus graves et traumatisants que les siens.

C’est une certitude, Terry ne peut pas du tout être heureux auprès de Susanna, elle est trop sérieuse, trop égoïste, indifférente et détachée, Susanna est trop passive pour lui et sans joie de vivre. C’est une enfant gâtée qui ne se préoccupe que de sa petite personne, Terry n’a pas besoin et ne supporte pas ce genre de compagnie.
Terry a besoin de trouver une femme douce mais pleine de vie, attendrissante et attachante, apaisante et réconfortante, généreuse et aimante qui, à l’instar de Candy, lui permettra de cicatriser ses déchirures, de se réaliser, de s’épanouir dans l’amour et la joie, et de s’accomplir en tant qu’homme.

 

Patricia O’Brien, surnommée Patty, est une anglaise que Candy rencontre au collège royal de Saint-Paul. Elles sont voisines de chambre et vont devenir des meilleures amies.

Patricia est une jeune fille aux cheveux et aux yeux marrons, elle a un visage rond aux airs insignifiants et benêts.
Fille unique, ses parents n’ont jamais eu le temps de s’occuper d’elle. Pour tromper sa solitude, Patricia parlait à ses animaux préférés et quand elle a été mise en pension, elle serait morte d’ennui si elle n’avait pas eu quelque chose à quoi se raccrocher, elle s’est alors raccrochée à Charlotte sa tortue qui est un véritable trésor pour elle.

Studieuse et cultivée, Patricia a la particularité de connaitre le code morse.

Patricia est une jeune fille timide et maladroite, de nature peureuse et inquiète, elle est très craintive et très respectueuse du règlement de peur d’être punie.
C’est elle qui fait visiter le collège à Candy, celle-ci est étonnée que Patricia la vouvoie et se montre si cérémonieuse au vu de son jeune âge.
Dans un premier temps, Patricia obéit par peur à Elisa qui lui a défendu de parler à Candy.
Obéissant aux directives d’Elisa, Patricia tend le piège suivant à Candy : elle lui dit que la mère supérieure voudrait que les collégiennes assistent à l’office le lendemain à la chapelle en habit de tous les jours. Or, les collégiennes doivent être vêtues de noir lors de ce rassemblement.
Pour se donner bonne conscience et par crainte de pécher, Patricia s’en veut et demande intérieurement le pardon de Candy mais elle n’a pas eu le courage et la force de s’opposer à Elisa et ses amies, et surtout elle ne voulait pas perdre des amies de la haute société au profit d’une fille orpheline.

Martha, la grand-mère de Patricia, vient lui rendre visite au collège. C’est Terry qui lui a permis de pénétrer le dortoir des filles en brisant un carreau du porche avec une pierre.
Martha se trompe de chambre et se cache dans celle de Candy. Celle-ci conduit Martha dans la chambre de Patricia. Candy propose à Martha de s’installer chez elle. Celle-ci se met à jouer du violon, ce qui n’échappe pas à l’oreille d’Elisa qui épie les moindres faits et gestes de Candy.
Trouvant cela étrange, Elisa demande à Candy de jouer du violon lors d’un concert organisé le soir même.
Candy fait semblant de jouer du violon et c’est Martha qui en joue cachée derrière un rideau, mais c’est Patricia qui sera découverte derrière le rideau. Elisa décide donc de la mettre en quarantaine l’accusant d’avoir aidé Candy à faire ses devoirs et d’avoir joué du violon (Elisa ne sait pas que Martha est la responsable).
Martha dit à sa petite-fille que Candy est faite pour être son amie et demande à Candy de bien veiller sur Patricia. Dans le dessin animé, Martha est l’élément qui a permis de faire naitre l’amitié entre Candy et Patricia.
Puisque Patricia se trouve mise en quarantaine par Elisa et ses amies, elle demande à Candy d’être son amie, Candy en est ravie.

 

Dans le manga, le personnage de Martha n’existe pas. L’amitié entre Patricia et Candy est née lorsque Patricia a écrit une lettre à Candy dans laquelle elle lui présente ses excuses pour lui avoir tendu un piège (sous la menace d’Elisa), elle lui dit qu’elle aimerait être aussi courageuse qu’elle, et qu’elle est sûre qu’elles pourront devenir de bonnes amies.


Patricia a entendu que Candy a un secret, elle veut savoir de quoi s’agit-il, Candy lui montre sa colline retrouvée et lui dit que c’est son secret, Patricia lui révèle alors le sien et lui confie qu’elle oublie sa solitude en contemplant son trésor qu’elle compte lui montrer plus tard.

Patricia se plaint auprès de Candy : elle lui dit qu’elle a de la chance car elle a l’embarras du choix pour avoir un cavalier le jour du festival de mai, elle a Alistair et Archibald.
Patricia sait qu’Archibald est désormais condamné avec Annie, elle demande implicitement Alistair à Candy. Cela marche comme elle l’avait prévu, Candy se dit qu’Archibald a déjà Annie alors elle propose Alistair à Patricia. Candy va persuader Alistair d’être le cavalier de Patricia.
Dans le manga, Patricia ne suggère rien à Candy, c’est Candy seule qui décide de lui présenter Alistair.

Le trésor de Patricia (sa tortue Charlotte) est découvert par la mère supérieure qui lui ordonne de jeter sa tortue. Patricia est en pleurs, elle dit à Candy que c’est Charlotte qui lui tient compagnie quand elle est seule et s’ennuie. Candy a de la peine et se met en colère contre la mère supérieure. Candy prend la défense de Patricia et se retrouve privée du festival de mai.
Sœur Margaret accepte de confier Charlotte à Candy qui elle-même la confiera à Albert, au parc zoologique, qui en prendra grand soin. Patricia en est rassurée, Charlotte est une compagne à laquelle elle tient beaucoup.

Au festival de mai, Patricia est toute seule au bal, Candy s’arrange pour qu’Alistair soit en face d’elle. Grâce à Candy, Alistair et Patricia font plus ample connaissance.

Dans le manga, Candy, Alistair, Archibald, Annie et Patricia vont rendre visite à Albert au zoo, ce qui permet à Patricia de prendre des nouvelles de sa tortue.

Patricia a pris de l’assurance depuis qu’elle est avec Alistair et tient tête à Elisa pendant les vacances d’été en prenant la défense d’Annie (Elisa l’avait humiliée en disant qu’il fallait compter les petites cuillères après son départ car elle vient de la maison Pony). Patricia lui a cloué le bec en faisant jouer à Annie du piano.
Patricia qui était timide, craintive et peu sûre d’elle, a grandi, s’est affirmée et épanouie grâce à Candy.

Depuis que Candy a quitté le collège, Patricia n’a plus goût à rien, elle souhaite donc changer de collège à la rentrée. Mais elle reprend bien vite le goût des bonnes choses et passe d’agréables moments en compagnie d’Alistair, tandis que celui-ci n’a plus aucune inspiration pour créer quoi que ce soit depuis que Candy est partie.

Patricia décide de rejoindre Alistair aux Etats-Unis, la guerre fait rage en France et menace de s’étendre, Patricia est en danger en Angleterre qui est entrée dans le conflit.
Patricia s’installe aux États-Unis mais Alistair envisage fermement de s’engager.

Patricia part tous les matins à l’Eglise prier pour qu’Alistair renonce à s’engager.
Elle est de plus en plus inquiète au sujet d’Alistair qui veut s’engager dans un régiment de volontaires. Elle rend visite à Candy car elle est sûre que si c’est Candy qui lui en parle, il acceptera de l’écouter. Mais Alistair est de plus en déterminé à s’engager puisque Candy n’est pas sienne (s’il était le fiancé de Candy, il ne serait jamais parti).
Albert tente de le dissuader mais rien n’y fait et Patricia est effondrée, Candy la rassure en lui disant qu’il faut prendre sur soi et ne jamais désespérer.
Candy a l’idée d’organiser un pique-nique au cours duquel Patricia s’effondre, Candy la console en lui disant que lorsqu’Albert retrouvera la mémoire, elle est certaine qu’il dissuadera Alistair de s’engager.


Patricia, Candy et Annie découvrent que Martha travaille gratuitement dans un restaurant pour s’amuser car dans sa jeunesse, sa vie était celle d’un petit oiseau en cage. Elle vient même travailler à l’hôpital Sainte Joanna en tant que femme de ménage la journée.
Martha incite Candy à retrouver Terry à Pittsburg, et veut envoyer Patricia à Broadway pour donner rendez-vous à Terry. Martha veut que Patricia devienne plus dégourdie et débrouillarde.
Patricia prend le train, mais pendant ce temps, Martha tombe malade, ses travaux l’ont surmenée et elle ne reprend pas connaissance.
Albert envoie un télégramme qui doit être remis à Patricia à une station intermédiaire.
Patricia rejoint sa grand-mère, tous les hommes avec lesquels Martha travaillait au chantier viennent la soutenir et elle reprend connaissance.
Patricia n’a pas pu donner rendez-vous à Terry mais elle a apporté une affiche de Romeo et Juliette pour l’offrir à Candy.


Patricia est effondrée qu’Alistair soit parti se battre en France comme volontaire ; surtout qu’il ne lui a pas dit au revoir et elle lui en veut.
La seule personne qu’il avait tenu à voir c’était Candy, à laquelle il a offert une boite à musique pour qu’elle la réconforte, puisqu’il n’est plus là pour le faire, et sur laquelle il a gravé un cœur ; il n’a laissé qu’une lettre pour Patricia ce qui en dit long sur les sentiments qu’il éprouve pour Candy...

Patricia rencontre Candy dans une église dans laquelle elle a pour habitude de se rendre et prier pour Alistair. Patricia est angoissée, la lettre que lui a écrite Alistair l’a effrayée : son compagnon d’escadrille est mort. Patricia a peur qu’Alistair soit la prochaine victime.
Voyant Patricia si malheureuse, Candy décide de lui confier la boite à bonheur dont Alistair lui avait fait cadeau.
Au même moment, Alistair se meurt et la musique de la boite à bonheur cesse de fonctionner. Patricia et Candy ressentent toutes les deux le signe d’un mauvais présage.

Patricia est anéantie, elle ne se remet pas de la mort d’Alistair.
Dans le manga, Patricia tente de se suicider avec un couteau le jour de l’enterrement d’Alistair. C’est Candy qui l’en empêche à temps et qui la raisonne avec force.
Dans le dessin animé, Patricia part en Floride avec sa grand-mère pour surmonter cette terrible épreuve. Candy, Annie et Archibald viennent la soutenir et lui dire au revoir.




L’avis de Narcisse :

Candy fait partie de mes dessins animés préférés, il y a tellement d’amour et de vives émotions. Je le connais par cœur, je le trouve profondément émouvant et marquant, c’est un merveilleux dessin animé, une œuvre riche et profonde, qui me fait pleurer du début à la fin.
Les personnages sont très bien dessinés, les dessins de Yumiko Igarashi reflètent à la perfection les personnages, chaque trait des personnages a un lien particulier avec l’histoire. Le tout forme une osmose parfaite.
Les voix françaises du doublage collent à merveille avec la personnalité des personnages.

Candy en a eu des émotions et du vécu en si peu de temps, elle a tant rit et pleuré ; malgré tout ce qu’elle a enduré, elle parvient toujours à garder le sourire et elle a la force de surmonter toutes les épreuves qui la frappent.
Candy est un personnage très touchant, c’est une fille que j’aurai aimé avoir pour meilleure amie, c’est une amie rêvée : elle est d’une grande bonté, elle a le cœur sur la main, elle est aimante, aidante, pure et empathique.
Elle dégage une énergie positive, elle réussit à toucher les cœurs et à faire sortir ce qu’il y a de bon en l’autre, elle est capable de guérir les âmes blessées.
Candy est exceptionnelle.

Elle me peine fortement, elle n’a jamais pu manger ce qu’elle voulait quand elle le voulait, elle a toujours dépendu des autres, elle n’a jamais pu se servir comme elle le désirait comme tout à chacun le fait chez soi, elle a toujours dû attendre qu’on lui serve les repas.
Les seuls instants où elle pouvait se servir à sa guise, c’est lorsqu’elle vivait en couple avec Albert, là elle était vraiment chez elle (et la présence d’Albert n’était pas un hasard…).

Je n’aime pas du tout Annie. Je l’ai trouvée d’une ingratitude insupportable. Candy s’est toujours sacrifiée pour Annie et elle l’a toujours protégée et défendue. Pourtant Annie est égoïste et a toujours fait passer son propre bonheur avant celui de Candy.
J’ai trouvé aussi inadmissible qu’elle ignore et refuse d’adresser la parole à Candy.
Même si elle le fait sur ordre de sa mère adoptive, je trouve cela scandaleux d’obéir à sa mère lorsque cette dernière ordonne une injustice car il faut justement se rebeller face à l’injustice.
Annie n’avait même pas besoin d’aller jusqu’à la rébellion ; elle est certes de nature faible, mais il lui aurait simplement suffit de dire à sa mère adoptive qu’elle tient à rester en contact avec Candy.
Au lieu de cela, Annie exécute la demande de sa mère sans contestation, sans dire mot ; si elle avait seulement exposé ses envies voire même insisté dans l’hypothèse où elle aurait essuyé un refus, sa mère adoptive aurait cédé.
Il ne faut pas occulter que Mme Brighton est une femme gentille, elle a prouvé sa gentillesse et sa bonté (je vous renvoie notamment à la bienveillance dont elle a fait preuve envers Candy afin qu’elle ne se fasse pas renvoyer de la maison des Legrand, je le détaille dans la présentation de Candy).
Mme Brighton aime Annie, elle est loin de se comporter en mère tyrannique, elle sait se montrer compréhensive. Elle aurait donc cédé à la demande d’Annie si cette dernière avait seulement daigné le faire.
De plus, il faut bien préciser que dans le manga, comme je l’ai expliqué, cette décision d’ignorer Candy vient d’Annie elle-même, sa mère adoptive ne lui avait rien demandé.

Mais le pire, ce fut sa jalousie envers Candy. En effet, Archibald étant amoureux de Candy, Annie en a profondément voulu à celle-ci. Sa jalousie a éclaté au grand jour mais elle a toujours été dans le fond jalouse de Candy (elle l’avoue, je le détaille dans la présentation de leur lien).
C’est pourtant bien grâce à Candy qu’elle a été adoptée par les Brighton (dans le dessin animé) et qu’Archibald finira par se fiancer à elle (dans le manga et le dessin animé).
Dans le dessin animé, elle a volé la famille de Candy (celle-ci avait le cœur brisé de voir partir sa sœur) en la trahissant (Candy s’était sacrifiée pour rester avec Annie qui l’a incitée à renoncer à se faire adopter par les Brighton).
Dans le dessin animé et le manga, Annie a empêché un couple de se former : Archibald et Candy.
Annie est certes une très jolie jeune fille raffinée mais son attitude m’insupporte.

Il est vrai qu’Annie a pu m’attendrir comme lorsqu’elle a aidé Candy à la mine (en faisant la cuisine) et qu’elle a sali ses jolies mains.
Annie a effectivement prouvé qu’elle était attachée à Candy (j’en recense toutes les fois dans la présentation du lien Candy/Annie).
Ce qui est certain, qu’on aime ou pas Annie, c’est qu’elle aime Candy, c’est incontestable mais Candy aime plus Annie qu’Annie ne l’aime.
L’amour d’Annie pour Candy a ses limites puisqu’elle ne fera jamais passer le bonheur de Candy avant le sien (contrairement à celle-ci) et elle a démontré qu’elle n’était pas une sœur/amie fidèle, loyale et dévouée. Elle ne l’est que lorsqu’elle a obtenu tout ce qu’elle souhaite.
Je pense que l’on peut très bien se passer d’une amie comme elle, Annie ne remplit pas du tout le rôle d’amie pour Candy, elle remplit plutôt le rôle d’une sœur.
Je détaille plus précisément ces aspects dans la présentation d’Annie et de sa relation avec Candy.

En ce qui concerne l’amitié entre Patricia et Candy, je ne l’apprécie guère, je n’aime pas l’élément déclencheur de l’amitié de Patricia pour Candy dans le dessin animé (je l’explique plus haut).
De plus, je trouve Patricia quelconque, faible, ennuyeuse, elle est pesante, son comportement est gauche, ses attitudes sont niaises et puériles, elle est un brin égoïste et ne pense qu’à sa petite personne.
En effet, au début du collège, de peur de se retrouver seule, elle ne voulait pas côtoyer la gentille Candy qui a pourtant été si bonne pour elle.
Aussi, elle a parfaitement conscience qu’Alistair n’est pas amoureux d’elle mais elle s’accroche à lui comme de la glu.
Son apparence physique me rebute car elle n’est pas du tout coquette, sa coiffure et ses habits la vieillissent et ne la rendent pas du tout attirante, elle se laisse aller alors qu’elle est si jeune ; elle a des allures de petite fille sage et démodée dont personne ne veut être l’amie (à part la si bonne Candy).
On ne peut ressentir que de la pitié pour elle mais sûrement pas de l’amour.


J’aime beaucoup Melle Pony qui m’a marquée. Cette femme bienfaisante a sacrifié sa vie pour s’occuper des orphelins. J’ai surtout été marquée par le lien qui l’unit à Candy. Melle Pony est une vraie mère pour Candy et elle la connaît par cœur (j’en parle plus bas dans le sujet consacré à leur relation).
Mais tout à la fin, Albert viendra bien évidemment en aide à la maison de Pony qui n’aura plus de problèmes financiers, et cela c’est grâce à Candy qui apporte le bonheur là où elle passe.


J’aime énormément Albert et j’en suis fan, c’est naturellement mon personnage préféré de cette œuvre car non seulement c’est un homme de pouvoir très intelligent au physique plus que parfait (il est blond aux yeux bleus) mais aussi sous ses airs d’homme doux et calme, se cache un homme volcanique : assez bagarreur, fort et puissant.
J’aime aussi beaucoup son côté manipulateur (dans le bon sens du terme). C’est un homme qui a le contrôle sur tout.
C’est un marginal qui est profondément bon : il allait dans les endroits les plus défavorisés pour soigner et soutenir les plus démunis.
Et c’est un amoureux des animaux et de la nature comme je l’ai expliqué dans sa présentation.
Ce qu’il a fait pour Candy est tout simplement merveilleux, c’est son sauveur, l’homme de sa vie (j’en dis plus dans le sujet consacré à leur couple).
Albert a beaucoup de classe, j’aime beaucoup sa voix, je la trouve douce et ferme à la fois.
Il a tant fait pour Candy ! Elle a recherché toute sa vie son premier amour : le prince des collines et elle le retrouvera, c’est son Albert, et elle en sera très heureuse (j’en dis aussi plus dans le sujet consacré à leur relation).
Albert est magnifique, il représente la force, la douceur, la tendresse, l’affection, la protection et moi je l’aime.

Je suis irrésistiblement fan du couple Albert/Candy, j’ai rapidement deviné qu’ils allaient finir ensemble.
Il est le premier et dernier amour de Candy, et la boucle est bouclée à la fin : Candy retrouve son prince des collines et c’est lui. Tout a été mis en œuvre pour les réunir.
Albert est l’homme de l’ombre, il a toujours tout contrôlé à distance (sauf durant son amnésie mais c’est Candy qui va le sauver).
Il suit et surveille Candy pour mieux la protéger. Si Albert n’était pas là, Candy serait bien misérable.


On peut être fan du couple Candy/Terry, jamais je ne le critiquerai, chacun ses goûts.
Par contre, il faut faire preuve d’objectivité et être honnête : le dessin animé et le manga montrent clairement que Candy va finir sa vie avec Albert (l’auteur du manga le confirme elle-même), et Terry est condamné avec Susanna (bien que je pense qu’il ne pourra pas supporter de faire sa vie avec une femme dont il n’est pas amoureux).
C’est une simple constatation mais je peux tout à fait comprendre la déception de certains, moi aussi j’aurais été contrariée que Candy ne finisse pas avec Albert.

L’auteur du manga suscite la colère de nombreux fans à cause du roman Candy Candy Final Story : Keiko Nagita (alias Kyôko Mizuki) confirme en comité privé et également dans certaines de ses réponses, que ce roman n’est pas une suite et que Candy finit bien avec Albert.
D’une part, certains fans du couple Terry/Candy lui reprochent de les faire tourner en bourrique (par courriers) ; d’autre part, certains fans du couple Albert/Candy lui reprochent de ne pas dire officiellement que le roman n’est pas une suite de l’œuvre Candy.
Pourtant, l’auteur se montre clair : la fin de la série et du manga expose clairement que Candy finit avec Albert.
La fin du roman le dévoile plus subtilement mais elle laisse aussi une porte ouverte aux fans du couple Terry/Candy s’imaginer que Candy puisse finir avec Terry. C’était une volonté de l’auteur afin de ne pas s’attirer la colère et de faire plaisir aux fans du couple Terry/Candy qui lui en veulent de les avoir séparés (cependant, elle s’est trompée car certains lui ont écrit qu’ils restent frustrés par la fin du roman qui ne prouve pas que Terry finisse avec Candy, certaines lettres que l’on m’a lues au Japon sont insultantes, menaçantes tantôt suppliantes).
Keiko Nagita n’a jamais dit publiquement que ce roman était une suite ; par contre, en comité privé, elle affirme que ce n’est pas une suite, d’autant plus qu’il contient des incohérences et des inexactitudes par rapport au manga auquel il vaut mieux s’en tenir.
J’ai d’ailleurs été très heureuse de lire que Keiko Nagita a récemment déclaré au Japon qu’Albert est la destinée de Candy, c’est exactement ce que j’écris sur le net depuis l’an 2012 : Albert est la destinée de Candy !
Elle a également précisé qu’elle avait décidé depuis le début de séparer Terry et Candy, et qu’elle a prévu trois amours pour Candy : Anthony (l’amour d’enfance), puis Terry (l’amour d’adolescence) et enfin Albert (l’amour mature/véritable).
Par ces mots, elle a tout révélé et elle affirme tout ce que j’ai toujours soutenu au sujet d’Albert.
Mais sa version peut se tenir puisque Candy était prête à renoncer à son prince des collines pour Anthony ; pour Terry, elle éprouvait pour lui de la compassion donc elle l’a aimé pour le soigner.
Pour ma part, je soutiens et je soutiendrai toujours qu’Albert/le prince des collines est son premier amour (amour d’enfance) et son unique amour.
Candy elle-même révèle à Albert que son premier amour est le prince des collines.
Elle aimait Anthony car il ressemblait à son prince et lui apportait énormément de tendresse dont elle avait tant besoin, et elle aimait le reflet d’Anthony en Terry.


J’aime beaucoup Anthony. Il est si doux mais il faut se méfier de l’eau qui dort, Anthony possède une nature volcanique qu’il a héritée de son oncle Albert.
C’est un garçon au grand cœur, d’une gentillesse désarmante, il était très affecté par la mort de sa mère et Candy lui a apporté énormément de joie dans sa vie.
Sa mort est si tragique, elle m’a profondément marquée et émue, mais j’ai trouvé la censure inadmissible. Rien ne servait de censurer les dialogues en inventant une soi-disant convalescence alors que tout le monde a pu voir qu’Anthony est mort sur le coup après sa chute de cheval, et visionner ensuite son enterrement.
Cette censure était complètement ridicule et malhonnête par rapport aux enjeux de la suite du scénario : Candy ne se serait jamais mise en couple avec Terry, ni même ensuite avec Albert, si Anthony était simplement convalescent !
La mort d’Anthony est importante pour la suite des évènements.

Dès la première fois que je l’ai vu, je savais qu’il ne pouvait pas être le prince des collines (il est logique de comprendre que le prince des collines devait avoir bien grandi).
J’ai assez rapidement deviné que le prince des collines était le magnifique Albert, je ne me trompe jamais lorsqu’il s’agit d’histoires romantiques.

Je préfère largement Anthony à Terry qui avait une personnalité détestable à côté d’Anthony.
Je m’explique : j’aime bien le côté mauvais garçon de Terry ainsi que certaines de ses attitudes, mais ce que je n’aime surtout pas chez lui c’est qu’il ne montrait pas devant les gens qu’il aimait Candy. Il faisait tout par derrière et jouait beaucoup la comédie.
Il fait le joli-cœur avec Elisa (en l’appelant Milady, en lui baisant la main), il va la sauver du piège alors qu’elle venait d’insulter Candy, il va plonger dans le lac pour aller à son secours alors qu’elle savait parfaitement nager et cela se voyait qu’elle faisait semblant ; et ce, tout en sachant que cette fille déteste Candy.
Je développe ces points dans la présentation du couple Terry/Candy.
Quant à Anthony, il montrait son amour pour Candy devant tout le monde, il n’a pas cessé de la défendre avec force, et il s’occupait très bien d’elle.

Je ne dis pas que Terry ne protégeait pas Candy. Je le démontre notamment dans le couple Terry/Candy, il a protégé avec force Candy. Mais Anthony protégeait bien plus Candy (physiquement, il frappait Daniel, il criait sur Elisa, jamais il n’aurait fait le joli-cœur avec Elisa ; il la protégeait et lui témoignait son amour sans jamais faire preuve d’inconstance et d’imprévisibilité comme Terry.
Anthony apportait énormément de réconfort à Candy, il a tout fait pour qu’elle se fasse adopter, il l’enveloppait de toute sa protection etc.).
Le point le plus important : Terry n’est pas tendre mais Anthony apportait de la tendresse à Candy et comme le dit si bien Albert qui connait par cœur les besoins de Candy, elle a besoin de tendresse.


J’apprécie Archibald : il est classe et raffiné mais c’est aussi un petit bagarreur qui ne se laisse pas faire. Il a hérité du côté bagarreur de son tonton Albert !

J’aime beaucoup Alistair pour tout ce qu’il représente (je le détaille dans sa présentation).
C’est un beau jeune homme, je le trouve séduisant sans ses lunettes.
Sa mort est si tragique. C’est tout de même incroyable que ce soit celui qui était contre la violence qui se soit engagé pour combattre.
Son amour pour Candy m’a fortement touchée. Même lorsqu’il était malgré lui en couple avec Patricia, c’est à Candy qu’il pensait, c’était pour elle qu’il faisait des créations, Candy était sa source d’inspiration, sa muse (ce qui est une preuve évidente d’amour).
Même en mourant, il a pensé à Patricia et…à Candy !
Alistair était amoureux de Candy, le fait que ce soit seulement elle qu’il soit allé voir avant son départ ainsi que la boite à bonheur qu’il lui a offerte en disent long sur les sentiments qu’il nourrit pour Candy (je le détaille plus longuement dans la présentation d’Alistair).
C’est d’ailleurs un moment fort, puissant et prenant de la série.
Alistair n’a jamais rien construit pour Patricia dans le dessin animé, son cadeau d’adieu n’était pas pour elle mais pour Candy…
Tout comme Anthony, le pauvre Alistair n’aura pas eu la chance de voir la maison Pony.

Alistair aimait Candy, et il aurait pu être en couple avec elle s’il n’y avait pas eu Terry au collège par exemple.
Mais Candy ne pouvait pas finir avec Alistair, il est trop permissif, elle a besoin d’être encadrée et recadrée et c’est Albert qui saura le faire : il la conseille, la protège et puisqu’elle fait trop de bêtises, elle est dissipée, survoltée, turbulente, indisciplinée et agitée, il saura lui apprendre, avec douceur et pédagogie, à pallier ses défauts.

Du vivant d’Anthony, si Alistair et Archibald se sont effacés c’était par respect pour lui.
J’aimais beaucoup la relation qui les unissait tous les trois, ils étaient solidaires, ils formaient un joyeux trio inséparable, ils étaient comme frères.
Ils avaient des qualités communes : malgré leur statut social très élevé, ils étaient humbles, justes, honnêtes et droits. Pour eux, les apparences n’avaient aucune espèce d’importance.
La mort d’Anthony va provoquer un bouleversement et une déchirure ; et celle d’Alistair ne fera qu’empirer la situation.
Je pense qu’Archibald ne s’en remettra jamais. Ce sont des épreuves trop douloureuses, il a perdu les êtres qui lui étaient le plus cher.

Dans le manga, on peut voir Archibald, Alistair et Anthony penser amoureusement à leur devenir avec Candy :
Archibald envisage son avenir avec Candy portant de jolies robes, et lui l’escortant à tous les bals.
De son côté, Alistair envisage son avenir avec Candy fabriquant tous deux des inventions.
Et comme expliqué dans la présentation du couple Anthony/Candy, Anthony envisage son avenir avec Candy créant des nouvelles roses avec lui.
Ils se ressemblent énormément et chacun envisage un avenir en fonction de leurs goûts et de leur mode de vie respectifs.


Je déteste le personnage d’Elisa, elle est profondément jalouse de Candy et n’a eu de cesse de préparer des mauvais coups. Elisa est aussi un monstre sans cœur. Elle se moquait du fait que Candy soit sans parents, elle a été tout le long du dessin animé d’une grande cruauté et elle a concocté des plans plus nuisibles les uns que les autres. Elle parvient même (par l’intermédiaire de sa mère) à la faire renvoyer de l’hôpital où elle travaillait.
Cette fille est profondément mauvaise et aigrie : elle jalouse la fraicheur et la gaieté de Candy ; et ce qui la rend encore plus folle de rage, c’est que tous les garçons tombent amoureux de Candy (même Daniel, le propre frère d’Elisa).
Son seul but dans la vie est de faire du mal à Candy. Tout est horrible chez elle jusqu’à son apparence physique qui n’est que le reflet de l’état de son cœur.

Elisa n’a aucun goût vestimentaire, elle porte toujours des robes similaires aux mêmes nuances de couleurs. Elle est pourtant très riche, elle pourrait porter des toilettes plus ravissantes les unes que les autres.

Elisa est encore plus mauvaise que le personnage de Lavinia de la série Princesse Sarah.
Elisa a été beaucoup trop loin : elle voulait carrément envoyer Candy en prison, lui faire finir misérablement sa vie au Mexique.
L’acharnement que Candy a subi de la part d’Elisa a été pire et bien plus long que celui que Sarah a enduré de la part de Lavinia.
Lavinia s’est rabaissée à la fin pour aller parler à Sarah (même si ce n’était pas de gaieté de cœur, qu’elle était dans le fond amère et haineuse), et je pense que dans la même situation, Elisa a tant de haine dans le cœur qu’elle ne l’aurait pas fait.

Elisa est tellement haineuse et mauvaise qu’elle en perd presque toute humanité.
Daniel a évolué, il a changé du point de vue de ses sentiments, tandis qu’Elisa est tellement rongée par la jalousie, l’envie et la haine qu’elle éprouve pour Candy que c’est impossible.

Je n’aime pas la relation entre Elisa et Daniel. Leur seule motivation est de nuire à Candy, à croire qu’ils n’ont rien d’autre à faire dans la vie !
Cependant, je pense que Daniel est totalement sous l’emprise de sa sœur et qu’il ne fait pas ses propres choix dans la vie. Je crois qu’il était plutôt la marionnette d’Elisa qui l’a endoctriné ; leur mère est aussi un très mauvais exemple.
Mais je n’oublie pas que Daniel agissait aussi parfois de son propre chef pour nuire à Candy (je le développe dans sa présentation).
Daniel finira au moins par s’émanciper de la mauvaise influence de sa sœur et il fera ses propres choix de vie. On le verra lorsqu’il tombera amoureux de Candy : il n’hésitera pas à se rebeller et à tenir tête à sa sœur.
J’ai aimé l’évolution de Daniel qui enfin se libère d’Elisa, et qui est enfin parvenu à ressentir de doux sentiments.

Alors après avoir détesté Neil, j’ai fini par l’aimer lorsqu’il est tombé amoureux de Candy. Il l’aime sincèrement et son côté insistant m’a bien fait rire. Surtout lorsqu’il voulait forcer Candy à lui dire qu’elle l’aime (plusieurs passages sont très amusants, je les développe dans la présentation de Neil).
Neil n’est pas un vrai méchant mais il était surtout manipulé et influencé par sa sœur ; il est certes gâté, lâche et poltron (ce qui est une honte pour un homme) mais il n’a pas si mauvais fond.
Pour moi, il est finalement plus comique qu’autre chose.
Il est vrai qu’il a fait énormément de mal à Candy mais j’ai tendance à oublier le mal qu’une personne a fait lorsqu’elle change positivement.
Il est aussi vrai qu’il en a mis du temps pour changer mais ce qui compte c’est ce qu’il devient.
Lorsque je parle de changement concernant Daniel, je fais référence à ses sentiments et non pas à son caractère : Daniel n’a pas changé au plan de son caractère (il est toujours aussi lâche, peureux, arrogant, prétentieux) mais il a changé au plan de ses sentiments pour Candy : il a vraiment été touché, frappé et ébranlé par sa gentillesse car malgré tout le mal qu’il lui a fait endurer, Candy s’est montrée bonne envers lui. Neil tombe réellement amoureux d’elle et ne cherche plus à lui nuire. Seulement, il s’est montré trop orgueilleux et suffisant dans ses façons de l’aborder, ce qui a rebuté Candy.

J’aime beaucoup l’instant où Daniel se déclare à Candy lorsqu’il lui tend un piège dans sa demeure (je détaille ses propos dans sa présentation).
Je comprends la réaction hostile de Candy, il l’a trop fait souffrir mais j’ai tout de même ressenti de la peine pour Neil.
Daniel est un enfant trop gâté, élevé dans l’opulence.
Il était étonné du refus de Candy. Il pensait vraiment qu’elle allait répondre favorablement à son amour. Il était tout naturel pour lui qu’elle lui ‘‘obéisse’’.
En effet, il trouve cela tout à fait naturel d’obtenir tout ce qu’il désire et il n’envisage pas le contraire.

Je pense que si Daniel ne s’était pas montré si autoritaire et sûr de lui, Candy n’aurait pas été aussi sèche avec lui.
Je prends l’exemple du bouquet de fleurs : Candy était touchée que Daniel lui apporte un bouquet de fleurs. Mais Daniel pense très maladroitement : elle a accepté les fleurs, elle doit sortir avec moi (et il le dit).
Il imposait les choses, rien n’est fait avec douceur, il va même jusqu’à l’enfermer puis tenter de la forcer à l’épouser.
La réaction de Candy est compréhensive pour moi notamment quand elle lui crie qu’elle ne l’aime pas, elle le rejette à cause de son comportement, Neil se montre toujours aussi arrogant, il manque de délicatesse.

Cependant, un autre scénario se serait probablement produit si Daniel avait été délicat et attentionné. Je pense que Candy lui aurait pardonné car elle aurait été touchée par un tel changement. Candy est un être profondément bon, elle ne retient que le bien et pardonne assez facilement.
Par contre, je ne pense pas que Candy aurait pu tomber amoureuse de lui.
Mais mes propos sont à nuancer car même dépourvue de sentiments amoureux, Candy est tout à fait capable d’aimer un homme du moment que cet homme l’aime. Elle est dans l’empathie, elle fait passer le bonheur des autres avant le sien. Rendre heureux une personne qui l’aime peut suffire à son bonheur. Elle serait touchée par un homme qui l’aime profondément. C’est pourquoi, elle serait capable avec le temps de l’aimer en retour.
À ce titre, je pense que si Alistair ou Archibald par exemples lui avaient fait une déclaration d’amour, Candy aurait été réceptive. Elle aurait pu être en couple avec plusieurs hommes dans ce dessin animé.

Je crois donc que si Daniel lui avait déclaré son repentir avec émotion, s’il s’était montré attentionné, délicat, prévenant, avec le temps, il aurait été possible que Candy puisse être réceptive à son amour, ou au moins réfléchir à cette éventualité.
Mais, il y aurait toujours eu un grand frein pour Candy qui fait qu’elle ne se serait probablement pas mariée avec lui : la famille de Daniel.
Se marier avec Daniel implique supporter Elisa et sa mère ainsi que toutes leurs combines malfaisantes. Candy ne veut certainement pas revivre cela.

Enfin, comme je l’ai précisé plus haut, si Daniel s’était montré gentil avec Candy dès le départ (c'est-à-dire à son arrivée chez lui au début de la série), il est tout à fait possible, voire il est certain, qu’une romance aurait pu naitre entre eux.



J’ai un avis plutôt mitigé au sujet du personnage complexe et ambigu que représente Terry :
J’aime beaucoup son côté rebelle et mauvais garçon ainsi que sa souffrance et sa solitude, c’est un personnage très intéressant à analyser en raison de sa complexité et de son mal-être qui le ronge.
J’aimais le fait qu’il ne parle à personne sauf à Candy, lorsqu’il a craché sur l’odieuse Elisa, qu’il fouette les garçons qui ont maltraité Candy.
Terry défendait Candy, il la protégeait, il s’est sacrifié pour elle en quittant le collège.
Sa souffrance, tous les malheurs qu’il a connus m’ont peinée, il n’a vraiment pas eu de chance.

Cependant, je n’aime pas certains de ses comportements envers Candy (je le détaille dans la présentation de leur couple).
Aussi, je le trouve un peu trop arrogant dans le mauvais sens du terme et trop fier avec une fierté mal placée ; même si Candy a su adoucir et enrayer ses mauvais côtés, notamment sa fierté mal placée, Terry demeure un personnage fier.
Je trouve qu’à cette époque certains rôles du métier d’acteur, joués rappelons-le au théâtre, étaient assez humiliants pour un homme, un vrai, dans la mesure où ces rôles sont très efféminés, fins, fragiles, légers et peu virils.
C’est le cas de Terry qui joue des rôles qui ne le mettent pas du tout en valeur, on le voit faible, chétif et délicat dans ses gestes et positions ; c’est un homme raffiné qui se donne en spectacle en se rabaissant et s’humiliant à hurler d’une voix fluette aux airs sensibles et lisses.
J’aime beaucoup le théâtre, je suis une grande fan de Glass no Kamen, je connais les difficultés liées au métier d’acteur, et les rôles de Terry sont plus dans l’excès, dans l’exagération, en plus de ne pas être très masculins, ils sont d’une facilité commune.
D’ailleurs, ce métier ne lui a apporté que le malheur : en suivant les traces de sa mère, il a sali son statut d’héritier, il a abimé son image d’homme respectable et terni sa réputation, il a déshonoré son père, il a perdu Candy, il a brisé sa vie, il s’est retrouvé condamné à jamais avec Susanna Marlow.
Terry joue trop souvent le joli-cœur avec les femmes (Elisa Legrand, ses admiratrices), son métier l’amène à se trouver entouré de femmes peu estimables et recommandables, ce destin est incompatible avec celui de Candy qui a d’autres besoins, d’autres attentes et d’autres aspirations.

Terry a certes du cœur mais il n’a plus d’âme, son âme est meurtrie, glacée par la souffrance ; il n’est pas du tout mauvais, son cœur est bon mais il n’a pas assez d’empathie ni la grandeur d’âme d’Anthony et Albert. Terry n’a pas cette sympathie de l’autre, il est plutôt égoïste et penché sur sa personne car il recherche une reconnaissance, une identification, une harmonie de sa personne, de son être.
En tout état de cause, malgré ses défauts, Terry est une personne qui me peine à cause de toutes ses blessures, ses plaies ouvertes qui ne demandent qu’à être pansées.

Sinon, je le trouvais vraiment très mignon lorsqu’il était petit garçon.

Je ne déteste pas Susanna Marlow malgré tout ce qu’elle a fait, on peut dire qu’elle a agi comme cela par amour pour Terry ; pour moi, la méchante de l’histoire c’est Elisa Legrand et son mal va beaucoup trop loin, il est même fatal.
Susanna Marlow est une jeune fille trop gâtée et égoïste, elle n’est pas toute blanche dans cette histoire : elle a fait culpabiliser Terry sciemment, elle voulait Terry envers et contre tout, elle a été jusqu’à briser un couple.
Je ne pense pas que Susanna soit mauvaise, elle est gentille en apparence mais on ne peut pas dire non plus qu’elle soit bonne, elle a parfaitement conscience de ses actes, elle sait que parfois elle agit mal, elle reconnait elle-même ses défauts et avoir fait preuve d’égoïsme.
Elle est éperdument amoureuse de Terry, elle l’a sauvé au péril de la sienne, brisant ainsi toute sa vie pour lui ; elle ne voulait pas le perdre, cette idée la rendrait folle, pour rien au monde elle le verrait loin d’elle. Elle a jeté son dévolu sur Terry et rien ni personne ne lui retirera : il est à elle.
Certes, elle ne s’est jamais montrée odieuse envers Candy, elle a toujours été polie avec elle, ce qui est plus dû à son côté petite-fille et à sa personnalité fragile, mais cela ne l’a pas empêchée de lui voler Terry.
La scène où elle montre qu’elle essaie de se suicider et que Candy la sauve est assez puissante émotionnellement.
Il ne peut pas y avoir d’animosité entre les deux jeunes filles puisque Terry appartenait à Candy, il aurait été déplacé que Susanna lance les hostilités, elle n’a donc trouvé pour seul moyen de jouer un dernier rôle, un dernier acte : celui du suicide, sa dernière chance pour avoir Terry.
Candy lui a ‘‘sauvé la vie’’ et lui a donné Terry, Susanna l’a remerciée bien sincèrement. Susanna sait comme Candy est profondément bonne.
Quant à Candy, en rencontrant Susanna, elle n’aurait jamais eu le cœur de rester en couple avec Terry : que Susanna ait eu ou non cet accident, Candy lui aurait laissé Terry.
Même s’il n’y a pas eu de rancœur entre elles, Candy et Susanna n’ont rien à voir l’une avec l’autre, Candy ne pourrait jamais devenir amie avec une personne indifférente aux sentiments de l’autre, insensible à la souffrance des autres, suffisante à un bonheur personnel et jouer avec la vie pour arriver à ses fins.
Candy dit elle-même après avoir ‘‘sauvé la vie’’ de Susanna qu’elle ne pourrait jamais devenir son amie.
Susanna est estropiée, elle est amoureuse d’un jeune homme qui ne partage pas du tout ses sentiments, sa carrière et sa vie de femme sont sacrifiées et anéanties, mais elle s’en contente parfaitement, elle n’en éprouve aucune colère, aucune amertume, aucune souffrance, aucun mal-être puisqu’elle a enfin eu Terry et c’est tout ce qu’elle voulait.
Mais rien ne dit que Terry va l’épouser et quand bien même il le fasse, je ne pense pas une seule seconde qu’il se comportera avec elle en mari doux, aimant et attentionné. Dans le fond, il la tiendra toujours responsable de sa séparation avec Candy, de l’échec de sa vie.

La séparation de Terry et Candy n’est pas une scène prenante de la série ; à mes yeux, les scènes les plus prenantes et bouleversantes sont : la mort d’Anthony, lorsque Candy parle au défunt Anthony près de la maison Pony, le départ d’Alistair, lorsque Candy supplie Albert de rester auprès d’elle (la nuit dans le parc national).
Terry et Candy ce n’est qu’un amour reconstructeur, Terry n’est pas le grand amour de Candy.

C’est Albert qui est fait pour Candy. Elle dit d’ailleurs qu’elle n’envisage pas sa vie sans Albert. Aucun homme ne peut la rendre heureuse comme Albert est capable de le faire. J’ai toujours dit que c’est lui son équilibre. Ils se sentent si bien quand ils sont ensemble (et ils le disent).
Ils sont faits pour être ensemble, on a l’impression qu’ils sont ensemble depuis des années lorsqu’ils vivent tel un couple marié dans le même appartement.
Ils sont faits l’un pour l’autre, ils vont tellement bien ensemble et ils sont si apaisés quand ils sont l’un avec l’autre !


Terry m’avait fait rire quand il a dit que Flanny était un serpent à lunettes
Plus sérieusement, Flanny est un personnage que j’apprécie. Elle a été aigrie par la vie mais elle a un bon fond.
Elle est très froide mais cela est dû à son histoire familiale très difficile. Flanny est en colère contre la vie, c’est sa situation familiale qui l’a durcie.
Elle n’a pas grandi dans l’amour, elle ne veut d’ailleurs pas suivre le même chemin que celui de ses parents. C’est une fille qui souffre.
Elle s’est donnée corps et âme dans son métier, métier qui lui va très bien je trouve.
Même si elle n’ensoleille pas la vie des patients comme Candy, Flanny est une infirmière très compétente.

Flanny n’aimait pas trop Candy car sa joie de vivre l’agaçait et dans le fond, elle l’enviait.
Candy et Flanny auraient pu devenir de grandes amies, et je pense que cela aurait été le cas si Flanny n’était pas partie.
Mais pour l’instant, Flanny n’a pas réussi à aimer Candy, sa spontanéité avait le don de l’horripiler et de la mettre mal à l’aise (elle l’avoue).

Flanny n’est pas une fille sans cœur : elle a versé une larme lorsqu’une petite patiente lui a offert un bouquet de fleurs avec tout son cœur ; et malgré tout ce qui s’est passé, elle aime sa famille, elle m’a touchée lorsqu’elle leur a envoyé un colis avec des cadeaux.
Aussi, elle est d’un très grand courage, elle a été volontaire pour aller soigner les soldats au front malgré tous les dangers que cela comporte. Elle se dévoue pour les autres et elle va même jusqu’à risquer sa vie pour soigner les soldats, c’est admirable.

J’ai de la peine pour elle. Elle n’a pas eu la chance de vivre dans un environnement chaleureux, elle a manqué d’amour, d’affection, de tendresse.
Je n’ai jamais pu en vouloir à une personne qui a grandi dans un tel environnement d’être désagréable, froide, de ne pas être aimante, attentionnée, démonstrative etc.
Car ceux qui n’ont pas reçu d’amour ne savent parfois pas extérioriser leurs sentiments, parfois ils ne savent pas comment aimer, pensent même ne pas pouvoir être aimés et ils dissimulent leurs souffrances derrière un masque.
Je pense qu’ils ont besoin de trouver la bonne personne qui guérira leurs meurtrissures.
Ce genre de personnage me touche (surtout quand il s’agit de personnages masculins, je trouve que ce sont des personnages très forts).
J’espère que Flanny trouvera le véritable bonheur, et elle tombera peut-être amoureuse d’un soldat. Je crois que c’est l’amour d’un homme qui peut complètement la sauver et la guérir de toutes ses blessures.


J’aime bien Georges, il est calme et posé, il a du sang froid, il est sobre et reposant.

Je me suis toujours demandé si le trio Susie/Jeff/Sam n’avait pas inspiré le trio Georgie/Abel/Arthur.

Arthur Kerry a des faux airs d’Albert physiquement, et en plus, ils ont le même amour pour les animaux.


Les garçons de la famille André avaient tous un problème :
- Albert qui n’aime pas les gens de la haute société, qui fuyait ses responsabilités et qui était traumatisé par la mort de sa sœur,
- Anthony qui était traumatisé par la mort de sa mère,
- Alistair qui n’aime pas s’exprimer, s’exposer, se dévoiler, se cachait derrière ses lunettes,
- Archibald, dont le train de vie l’ennuyait profondément, s’est plongé dans le monde de la coquetterie, de l’élégance et de la distinction pour tromper son ennui.
Chacun a trouvé un refuge en fonction de son carma, de son identité et de son caractère : l’un dans le monde de la nature (Albert), l’un dans le raffinement (Archibald), l’un dans les inventions (Alistair), et l’un dans les roses (Anthony).
Concernant Anthony, Alistair et Archibald, Candy les a distraits et révélés à eux-mêmes, elle les a sortis de leur cocon doré où ils étaient enfermés afin qu’ils puissent vivre par eux-mêmes et non plus à travers des protocoles rigides.
Concernant Albert, Candy lui a permis de comprendre qu’il devait assumer ses responsabilités en tant que maitre de la famille André.
C’est la famille André qui a enveloppé Candy de toute sa tendresse, c’est un signe révélateur : Candy est faite pour ne jamais quitter cette famille si précieuse pour elle, elle est faite pour épouser un André : William Albert André.

Candy aurait pu être en couple avec de nombreux hommes du dessin animé (même Michael aurait pu l’épouser si elle l’avait retrouvé au front), mais Albert demeure le point central, tout tourne autour de lui finalement : tout amène Candy à le retrouver. Albert est le premier et le dernier. C’est très symbolique.
Et plus tard, ils formeront un couple avec un lien très puissant. Tout ce que j’aime.




         CANDY/Melle PONY : Une relation mère/fille

 

Melle Pony a élevé et aime Candy comme si elle était sa propre fille depuis le soir où elle l’a trouvée dans un panier près du grand chêne.
Candy aime aussi Melle Pony comme si elle était sa propre mère. C’est une véritable relation mère-fille qui s’est installée entre ces deux personnages.
Je trouve cette relation extrêmement touchante et émouvante.
Candy se sent bien chez Melle Pony. Celle-ci la connait par cœur et a toujours eu une affection particulière pour Candy qui est son enfant préféré.

Dans le manga, on apprend que Melle Pony et sœur Maria restaient auprès de Candy sans dormir lorsqu’elle était malade. Candy affirme que sa maman c’est Melle Pony et sœur Maria.

Quant elle était petite, Candy demandait à Melle Pony et sœur Maria où est sa maman. Sœur Maria lui disait qu’elle a deux mamans. Pony disait : « Tu es née dans un panier ma p’tite fille et toutes les deux nous prenons soin de toi. »
Candy a toujours dit que la maison Pony est sa vraie maison et qu’elle veut y rester toute sa vie.


Il y a de nombreux instants touchants, émouvants et percutants entre Candy et Melle Pony :

- Candy s’est fait convoquer dans le bureau de Melle Pony pour s’expliquer sur les raisons pour lesquelles elle avait attaché les canards à leur maman. Candy avait peur qu’ils perdent leur maman. Melle Pony n’a donc pas puni Candy. Sœur Maria l’a trouvée trop indulgente et Melle Pony lui a répondu : « Je n’avais pas le cœur de la disputer. L’auriez-vous eu ? »
Melle Pony sait que Candy ne pense jamais à faire mal.
Elle a toujours su expliquer les choses à Candy, elle la touche au plus profond de son cœur, et elle a toujours défendu Candy quand sœur Maria voulait la gronder.

- Lorsque M. Brighton voulait adopter Candy, même si Pony était triste à l’idée que sa petite Candy parte, elle pensait avant tout à son bonheur.

- Candy était bouleversée après le départ d’Annie et elle attendait désespérément une lettre de sa part, Melle Pony lui avait conseillé d’avoir confiance et prier.

- Candy accepte d’être adoptée par les Legrand (en réalité ils veulent une dame de compagnie pour leur horrible fille Elisa) pensant y retrouver son prince et aussi, pour se rapprocher géographiquement d’Annie. Mais Candy est malheureuse car elle ne veut pas quitter Melle Pony.
Avant son départ, Melle Pony lui offre sa croix (collier) en cadeau, son bien le plus précieux. Elle n’a jamais eu ce geste pour les autres orphelins qui quittaient la maison Pony.
Cette croix est devenue l’un des trois trésors de Candy.

 

Melle Pony lui demande d’être sage, douce, obéissante, gentille avec tout le monde, « Je veux que ta nouvelle famille t’aime comme nous t’aimons. Que Dieu t’accompagne et te bénisse. »
Melle Pony dit à Candy que quoi qu’il arrive il ne faut pas pleurer.
Candy s’en va, Pony et sœur Maria lui font croire qu’elles dorment encore, Pony a voulu qu’il en soit ainsi, elle sait que Candy n’aurait jamais pu partir en voyant leur chagrin.

Pony lui écrit à Lakewood : « J’espère que tu n’oublies-pas de faire tes prières avant d’aller au lit et que tu ne bois pas trop d’eau glacée. Tu sais que ça donne toujours mal au ventre. Fais bien attention à ta santé. » Pony lui parle comme une vraie maman.

Candy était tellement heureuse à la maison Pony, c’est le seul endroit au monde où elle était réellement apaisée et épanouie car Pony est sa mère, tout simplement.

M. Legrand envoie Candy passer des vacances chez Pony. À l’annonce de cette nouvelle, Candy est émue aux larmes.
En arrivant là-bas, elle dit : « Je suis tellement heureuse d’être à nouveau ici ! »
Lorsque Melle Pony apprend que Candy est là, elle s’en cogne la tête à la fenêtre. Pony est très heureuse de revoir sa petite fille.
Candy s’exclame : « Ah comme elle est belle la maison Pony ! C’est chez moi ici. »

Lorsque le départ de Candy pour le Mexique était imminent, elle pensait à Pony qui lui disait de ne compter que sur elle-même : c’est devenu la ligne de conduite de Candy.
Les domestiques des Legrand lui offrent un diner d’adieu. Candy repense à Pony et leur dit qu’elle sera forte et courageuse, et que jamais elle ne se laissera abattre.


Dans le manga, en apprenant l’adoption de Candy par les André, sœur Maria lui écrit : « Nous sommes très heureuses pour toi, au point que Melle Pony ne cesse de pleurer de joie ; nous pensons à toi. » Candy se dit : « Elles sont toutes mon enfance. Mes mamans. »


Même loin de Melle Pony, Candy ne cesse de penser à elle.
Elle s’occupe de la maison Pony comme si c’était sa maison car elle se considère comme la fille de Pony, Candy estime qu’elle doit prendre la relève et s’occuper des enfants (ce n’est sûrement pas Annie qui ferait cela).

Peu de temps après le décès d’Anthony, Candy a décidé de se réfugier chez Melle Pony.
Dans le dessin animé, c’est Annie qui suggère cette idée à Candy ; dans le manga, Candy prend cette décision après avoir parlé à Albert qui est venu la consoler.
Candy reprend ses habitudes d’autrefois mais elle est absente, elle ne pense qu’à Anthony et ne cesse de pleurer. Pony sait qu’elle est venue se réfugier ici car elle a connu un très grand malheur, il faut lui laisser du temps, c’est le meilleur remède dit-elle.

Candy s’occupe pour ne pas penser à ses peines, elle veut aider Melle Pony et sœur Maria à récolter des dons pour fêter dignement Noël.
Melle Pony et sœur Maria veulent qu’elle chasse le chagrin qui pèse sur son cœur avant de pouvoir se rendre utile.
Melle Pony ajoute que Candy est revenue ici car elle savait qu’elle serait mieux là où elle a grandi pour se reprendre et affronter à nouveau la vie. Candy se dit que Melle Pony a raison, elle est revenue ici car elle savait qu’elle y serait bien.
Melle Pony lui dit qu’ils ont tous besoin de son sourire.

Candy se souvient que lorsqu’elle était petite, elle courrait souvent jusqu’à la colline et Melle Pony la cherchait partout, Candy voulait simplement être seule.
Melle Pony lui criait : « Candy ! » Sœur Maria disait : « Mais voyons qu’est-ce que tu fais ? Reviens Candy ! »
Pony en riait de tendresse et disait : « Décidément elle ne changera jamais »

Pony regarde Candy avec tristesse par la fenêtre et dit qu’il est probablement difficile pour Candy de penser en ce moment à l’avenir. Elle sait que la mort d’Anthony a profondément traumatisé et meurtri Candy.

Lorsque M. Georges est venu à la maison Pony pour la ramener à la maison et l’envoyer à Londres, Candy ne voulait pas partir, elle pleurait dans les bras de Pony et lui demandait de la garder. Pony la serrait contre elle.
Pony décide de la laisser seule avec M. Georges mais elle part la tête basse, elle veut la garder mais elle sait que ce n’est pas le mieux pour l’avenir de Candy.
Melle Pony lui dit qu’elle aussi est de l’avis de sa famille adoptive, Candy est stupéfiée, un orage éclate symbolisant son cœur qui se brise.
Candy s’incline temporairement devant la décision de Pony. Il aura fallu que Jimmy tombe malade à cause de la pluie et qu’elle soit réprimandée par sœur Maria pour que Candy comprenne ce que Melle Pony et sœur Maria voulaient lui dire, Candy a encore beaucoup à apprendre et décide d’aller à Londres pour parfaire son éducation.

Melle Pony dit aux enfants qu’elles ont aussi de la peine de laisser Candy partir, elle se considère comme sa mère, elle confie aux enfants : « Nous sommes des mamans pour vous et pour Candy et croyez-vous vraiment qu’une maman peut laisser partir sa fille sans une grande tristesse ? Nous aussi mes petits nous avons de la peine. C’est dans l’intérêt même de Candy que nous avons décidé qu’il valait mieux qu’elle nous quitte » Un orage éclate, son cœur se brise.
Pony dit à Candy que son départ lui cause une grande tristesse, elle en pleure. C’est la première fois que Candy voit Melle Pony pleurer. Avant qu’elle ne parte, Melle Pony lui dit : « Candy fais bien attention à toi surtout » Melle Pony lui fait à chaque fois des recommandations.
Candy part, Pony et sœur Maria sont en larmes. En la regardant s’éloigner, Melle Pony dit : « Au revoir mon enfant, sois heureuse »
Sur le bateau, Candy repense à Melle Pony qui lui disait : « Candy cette maison sera toujours la tienne. » et verse des larmes.


Au collège, Candy reçoit une lettre de Melle Pony, elle en saute de joie.
En voici le contenu : « Chère petite Candy, sœur Maria, Jimmy, tous tes petits camarades et moi-même espérons que tu t’habitues peu à peu à ta nouvelle existence.
Ici tout va bien, le printemps est revenu, nous avons eu des petits lapins, notre poule a pondu et fait de beaux petits poussins, et la truie a mis bas sept petits cochons roses jolis comme tout et heureux de vivre. »
Candy aurait aimé les voir, quel réconfort de recevoir des nouvelles de ceux qu’elle aime tant.
Elisa lui arrache l’enveloppe, et s’en moque : elle dit à ses amies que l’enveloppe a déjà servie, que dans la maison Pony on a toujours tiré le diable par la queue.
Candy s’énerve et gifle Elisa. « Quelle honte y a-t-il à retourner une enveloppe qui a déjà servie ! » s’écrie-t-elle, folle de rage.
C’est la première fois que Candy cède à ses pulsions contre Elisa. Melle Pony est une mère pour Candy, elle ne laisse personne l’insulter.

Patricia, qui a lu la lettre, dit à Candy qu’elle l’envie, elle lui dit : « Melle Pony te dit tant de jolies choses et je la voyais d’ici en pensées en train de t’écrire. »


Candy se demande souvent ce que font les enfants de la maison Pony, elle ne les oublie pas, elle pense constamment à eux, ils sont sa famille.


Lorsqu’Annie se décide à écrire pour la toute première fois à Melle Pony, celle-ci prend d’abord la lettre de Candy pour la lire en premier. Elle est heureuse que sa chère Candy se porte bien.
Pony sait qu’Annie s’est décidée à écrire à la maison Pony grâce à Candy qui l’a prise sous son aile depuis toujours, elle dit que Candy pense aux autres plus qu’à elle-même.


Après avoir quitté le collège royal de Saint-Paul, Candy voulait à tout prix retourner chez Melle Pony et sœur Maria.
Lors de son voyage en bateau, Candy a préparé à manger aux marins en leur concoctant une recette que lui avait apprise Melle Pony.
« À la seule saveur de ce potage, je devine que c’est une femme exceptionnelle. » lui a dit le cuisinier, il a ajouté : « Pour inventer une pareille recette il faut avoir de l’esprit et du cœur. »

Lorsque Candy est arrivée chez Pony, elle s’est précipitée dans la maison en appelant le prénom de Terry (elle venait d’appendre de Jimmy que Terry est venu à l’orphelinat).
Melle Pony comprend sa Candy, elle empêche sœur Maria de lui faire des reproches, de trop la questionner.
Puis, lorsque sœur Maria dit que Candy est un bébé, Pony n’est pas d’accord, elle a compris que Candy est devenue une jeune fille qui a su garder sa spontanéité. Elle a remarqué que Candy n’est plus une enfant, elle sait qu’il ne faut pas la questionner et la gronder mais la protéger efficacement et la conseiller discrètement car elle a vu qu’elle était triste et que c’était en lien direct avec Terry.

Candy est bienheureuse d’être revenue parmi ses mamans, elle s’endort en disant qu’elle est très heureuse.
Melle Pony constate que Candy fera une excellente éducatrice, elle compte la garder auprès d’elle pour qu’elle le devienne mais Candy pense avoir trouvé sa véritable voie : devenir infirmière.
Melle Pony lui propose l’école d’infirmière de Marie Jane pour y préparer son diplôme et lui écrit une lettre.
Candy est acceptée et décide de partir le lendemain matin avant que les enfants ne s’en doutent pour éviter les catastrophes de l’an dernier lorsque Jimmy a voulu la suivre.
Melle Pony dit qu’il faut laisser Candy agir à sa guise, puisqu’elle a choisi son destin mieux vaut qu’elle prenne au plus vite ses responsabilités ; dans le fond, elle est très triste de voir à nouveau sa Candy s’éloigner, mais elle sait que c’est le mieux pour Candy, c’est sa chance de se construire un avenir.
Candy quitte en larmes Melle Pony, elle se sert contre elle. Melle Pony lui dit : « Ma p’tite Candy. », elle pleure et lui demande de prendre soin d’elle.

 

Candy était restée tout l’hiver chez Pony.
À l’hôpital, Candy profite de ses heures de garde pour écrire à Melle Pony et sœur Maria.


Lors de son trajet en train la conduisant à la mine de Graytown, Candy a retrouvé Tom. Ayant deviné la tristesse derrière son sourire, il lui dit que cela va assez mal pour Melle Pony. Il prétend qu’elle fait de l’hypertension, qu’elle a eu une attaque, et qu’elle est forcée de garder le lit. Candy récupère ses bagages et monte sur le cheval de Tom. Il lui fait prêter un cheval d’un ranch voisin et se lance au galop jusqu’à la maison de Pony.
Candy y découvre une croix tombale où est inscrit « Ici repose Melle Pony » Candy n’arrive pas à y croire et pleure. Elle s’effondre sur la croix en criant de douleur : « Maman ! »
C’est un moment que je trouve très émouvant, Candy s’est recroquevillée et accrochée à la croix en pleurant.
Sœur Maria passait par là et ne comprenait pas l’état de Candy ; mais en voyant la croix, elle a tout saisi et rassura Candy : Melle Pony se porte très bien, cette croix est l’œuvre de Bob, un nouvel orphelin qui a la manie de faire des croix et d’y mettre le nom des personnes avec lesquelles il s’est querellé. Il a planté celle-ci parce que Melle Pony lui a tiré les oreilles. Candy entre dans une colère noire et part donner une correction à Bob, elle lui assène une gifle pour lui apprendre que Melle Pony, qui est sa mère et qui est aussi celle de Bob, mérite le respect.
Candy examine ensuite Melle Pony : elle lui demande d’ouvrir la bouche, de tirer la langue, Melle Pony s’y prête de bon cœur hi hi…
Melle Pony comprend que Candy l’a crue gravement malade et que lorsqu’elle a vu la croix sur la colline, elle l’a crue morte. Melle Pony remercie Tom d’avoir menti à Candy car il lui a donné l’occasion de la revoir.

Melle Pony a préparé pour Candy un cahier composé de coupures de presse représentant les photos de Terry. Melle Pony remarque l’expression de Candy, elle comprend qu’elle a rouvert une plaie qui n’est pas encore refermée. Candy lui annonce que tout est fini avec Terry.

Melle Pony et sœur Maria veulent la dissuader de se rendre à la mine, elles ont peur pour Candy car c’est un endroit dangereux qui n’est pas fait pour une jeune fille telle qu’elle.
Candy est émue qu’elles se fassent autant de soucis pour elle.
Elle est réconfortée par le sourire de Melle Pony. Sœur Maria et Melle Pony lui ont fait comprendre que tout n’est pas perdu, qu’elle trouvera l’amour (dans le manga, ces scènes n’existent pas puisque Candy ne s’est jamais rendue à la mine, elle est déjà apaisée et se sent bien auprès d’Albert).

Melle Pony dit aux enfants et à Tom qu’au fond de son cœur elle est tout à fait contre que Candy parte, mais Candy est devenue infirmière, les ouvriers qui travaillent là-bas peuvent tomber malades et se blesser, et il leur faudra quelqu’un pour les soigner.

De retour de la mine de Graytown, Candy s’est rendue à la maison Pony.
Dès qu’elle aperçoit sa petite, Melle Pony court vers Candy, elles se serrent très fort dans les bras. Melle Pony se faisait tant de souci de la savoir à la mine.
Candy regarde sa maison avec tant de joie comme si elle était de retour chez elle.
En partant dans le train qui l’emporte vers Chicago, Candy se dit : « Au revoir ma maison »

Chaque départ de la maison de Pony était une épreuve douloureuse pour Candy ; à chaque fois que Candy était triste, elle pensait à Melle Pony et se réfugiait chez elle afin d’y trouver l’apaisement.
Au final, Candy n’a jamais été véritablement stabilisée dans une famille d’adoption car sa maison et sa famille, c’est la maison de Pony.

À la fin du dessin animé, Candy se retrouve sur la colline de Pony, un lieu de bonheur qui déborde de souvenirs où elle y a rencontré son prince des collines et où à présent, Albert lui révèle qu’il est son prince.
Albert, Archibald, Annie, les orphelins, Tom et Jimmy sont présents autour d’une grande table.
Candy court la rejoindre en hurlant « C’est moi !! » Melle Pony dit : « J’ai bien l’impression que tu ne changeras jamais Candy, il faudra bien que je m’y fasse. »
Candy coupe les parts de la tarte et commence par celle de Melle Pony puis celle d’Albert, les deux êtres qu’elle aime le plus au monde : sa mère et son futur mari.
Candy a trouvé son avenir, elle est apaisée et épanouie. Melle Pony est tellement heureuse pour Candy après tout ce qu’elle a traversé et enduré.


Candy a connu la faim et le manque de moyens à la maison Pony mais elle y a toujours été très heureuse, c’est sa maison, l’endroit où elle se sent le mieux.
Le meilleur que l’on puisse donner à un enfant ce n’est ni l’argent ni un confort d’ordre matériel, mais du temps, de l’attention, de l’éducation et de l’amour ; et c’est ce que Melle Pony et sœur Maria ont offert à Candy.

Cet orphelinat a apporté à Candy le bonheur absolu : c’est là-bas que Candy a connu l’amour d’une mère, c’est là-bas qu’elle a rencontré son prince et c’est là-bas qu’Albert lui a révélé qu’il est son prince.
Candy a aussi apporté au foyer Pony le bonheur absolu : elle est le cœur et l’âme de la maison Pony, elle l’a sauvée de la fermeture et va la sortir des difficultés financières.
Melle Pony va être fière de sa Candy qui va s’unir à Albert, l’homme le plus riche des Etats-Unis, un mari de luxe dans tous les sens du terme, qui va aider financièrement la maison Pony.



      CANDY/ANNIE : Deux sœurs que le destin a liées

 

Candy et Annie ont été abandonnées bébés et trouvées le même soir dans la neige, la veille de Noël, près du Foyer Pony par Melle Pony et sœur Maria.
Elles ont été élevées ensemble, ont grandi ensemble et sont inséparables, elles sont non seulement des meilleures amies mais elles sont surtout comme sœurs.
Elles ont le même âge et fêtent leur anniversaire le même jour, la date fixée est celle où elles ont été trouvées [puis Candy changera de date d’anniversaire : elle optera pour celle qu’Anthony lui a choisie (il l’avait rebaptisée et il devait être son futur époux].

Candy et Annie représentent deux opposés, une antithèse, en tout point de vue : Candy est un garçon manqué alors qu’Annie est féminine et raffinée.
Candy est courageuse, bonne vivante, elle dégage une énergie positive, elle est aimée de tous, elle fait passer le bonheur des autres avant le sien.
Elle a un sens prononcé de la justice et elle est toujours prête à se battre pour défendre ce qui lui tient à cœur.
Candy fait face aux épreuves de la vie et va toujours de l’avant.
Annie est lâche, peureuse, timide, en retrait. Elle ne sait pas s’imposer et préfère suivre ce qu’on lui dicte.
Égoïste, elle fait passer ses intérêts avant de penser à ceux qu’elle aime (Candy en l’occurrence).
Vulnérable, elle n’a pas assez de force mentale et de courage pour affronter les difficultés, elle s’effondre à la moindre petite épreuve.
Contrairement à Candy, Annie n’a pas de fierté (on peut le constater lors de son adoption par les Brighton et ensuite avec son attitude vis-à-vis d’Archibald).
Leur différence s’étend jusqu’à leur couleur de cheveux, l’une est blonde et l’autre est brune.

Depuis sa plus tendre enfance, Candy a toujours protégé Annie :
- Dès bébé, Candy protégeait Annie : lorsque Tom a retiré la sucette d’Annie, Candy l’a frappé de son biberon.
- Tom et ses amis ont cassé le bonhomme de neige d’Annie (Candy et elle étaient alors âgées de six ans), Candy a pris sa défense et forcé Tom à présenter ses excuses à Annie.

De son côté, Annie s’inquiétait toujours pour Candy :
- Lorsque Candy se faisait convoquer dans le bureau de Melle Pony pour s’expliquer sur les raisons pour lesquelles elle avait attaché les canards à leur maman, Annie a eu si peur, elle se sentait comme si c’était elle qui allait être grondée.
- Annie se fait tout le temps du souci pour Candy quand elle fait des bêtises.

Elles sont comme des sœurs. Candy ne veut pas se faire adopter pour ne pas être séparée d’Annie mais celle-ci a toujours réclamé un papa et une maman (même dans le manga).
Le jour du départ de Tom, Annie pleure, elle veut des parents, avoir une vraie famille.
Pour la consoler, Candy l’embrasse comme si elle était une mère, Annie l’embrasse en retour en lui disant que c’est de la part de son papa. Annie dit à Candy qu’elle est comme son papa.

Pour guérir Annie de sa ‘‘maladie de cœur’’ (car elle souffre de ne pas avoir de parents), Candy l’emmène pour une journée s’amuser et faire un pique-nique.
Avant de partir, elle laisse une lettre à Melle Pony pour ne pas qu’elle s’inquiète. Candy et Annie sont alors âgées de dix ans.
Lors de cette journée, Candy et Annie ont failli se noyer. C’est ainsi qu’elles rencontrent M. Brighton qui les sauve et les accueille dans sa demeure.
Candy touche M. Brighton et toute la maisonnée en racontant son histoire : qu’Annie et elle ont été abandonnées dans un panier.
Annie est très gênée, elle a toujours été très honteuse de sa condition d’orpheline contrairement à Candy qui en parle tout naturellement.
Annie désire que M. Brighton l’adopte avec Candy, elle veut aller en faire la demande à M. Brighton. Elle en fait part à Candy qui la gifle. Candy ne tolère pas ce comportement de petite fille gâtée. Candy obéit corps et âme à Melle Pony qui lui a inculqué que dans la vie, il ne faut compter que sur soi-même. Candy est grandement déçue par l’attitude d’Annie et retourne chez Pony mais Annie reste la journée chez M. Brighton.
Pour la première fois de leur vie, Candy et Annie ont passé une nuit séparées, elles se sont terriblement manquées.
Annie a prouvé son fort attachement envers Candy : elle a marché toute la nuit pour revenir auprès de Candy, elle n’arrêtait pas de penser à Candy, elle était malheureuse. Candy aussi, elle ne trouvait pas le sommeil.
En la retrouvant, Annie lui a dit : « Je veux vivre là où tu es », et lui a apporté ses gâteaux préférés.

Le jour où M. Brighton vient à l’orphelinat pour offrir un barbecue aux orphelins, Annie comprend qu’il a l’intention d’adopter l’une d’elles.
Le soir, Annie écoute aux portes, entend que M. Brighton veut adopter Candy, et part en courant en larmes (on peut noter qu’elle procédera de la même façon lorsqu’elle entendra Archibald sur le point de déclarer son amour à Candy).
Candy la rejoint, elle lui rappelle qu’elles se sont promis de rester toujours ensemble.
Annie lui demande de lui apprendre à monter aux arbres pour la voir longtemps quand elle partira chez les Brighton, pour bien la voir jusqu’à ce qu’elle disparaisse à l’horizon.
Annie est délibérément en train de fendre le cœur de Candy. Elle pleure pour que Candy ne la quitte pas, pourtant Pony venait de dire aux orphelins qu’il ne faut pas montrer son chagrin et qu’il faut penser au bonheur de Candy.
Candy sait qu’Annie est une fille très peureuse, le fait qu’elle lui demande de lui apprendre à grimper aux arbres a provoqué un choc chez Candy qui se dit qu’Annie doit être bien bouleversée, et qu’elle serait trop malheureuse sans elle.
Candy décide alors de rebuter les Brighton pour qu’ils renoncent à l’adopter, tandis qu’Annie vient les voir pour faire bonne impression.
En voyant l’attitude de Candy, Mme Brighton ne veut plus d’elle, elle ne veut pas la forcer.
Candy est heureuse et dit à Annie qu’elle est bien plus heureuse avec elle. Mais Annie regarde Mme Brighton, elle désire qu’elle devienne sa mère.

Mme Brighton a trouvé Annie douce et bien élevée, alors les Brighton décident de l’adopter.
Annie a peur de la réaction de Candy car elle n’a pas hésité à répondre favorablement à cette offre ; à peine Melle Pony et sœur Maria lui en ont parlé qu’elle a accepté.
Candy est choquée. C’est une véritable trahison de la part d’Annie : Candy a refusé l’offre des Brighton en cédant aux supplications implicites d’Annie qui l’a incitée à rester auprès d’elle en la faisant culpabiliser.
Mais Annie n’a pas hésité à trahir lâchement Candy en acceptant immédiatement la proposition des Brighton tout en sachant pertinemment qu’elle ne représente qu’une seconde option.
Annie accepte de vivre avec le fait qu’elle a été choisie par dépit, qu’elle n’était que le choix de secours, c’est pourquoi Annie n’a aucune fierté.

Candy aussi aimerait avoir un papa et une maman mais si elle a refusé de devenir la fille adoptive des Brighton, c’était pour ne pas être séparée d’Annie.
Annie ne pense qu’à sa petite personne, son désir d’avoir des parents est plus fort que son amour pour Candy.

Bouleversée, Candy reste toute la nuit sous la pluie. Annie en fait de même pour lui prouver qu’elle l’aime, elle a vraiment du chagrin, mais il est trop tard, le mal est déjà fait.
Candy est touchée, elle lui pardonne et l’encourage à être la fille des Brighton.
Avant de partir, Annie lui confie Capucin et se montre heureuse de quitter enfin cet orphelinat qui l’a toujours rebutée.
Candy fait ce qu’Annie avait eu l’intention de faire : elle monte dans l’arbre et la regarde disparaitre à l’horizon.
En agissant de la sorte, Annie a volé la famille de Candy (mais comme je l’ai expliqué dans la présentation d’Annie, elle a été le seul choix des Brighton dans le manga).

Le départ d’Annie est un grand choc pour Candy qui se retrouve bien seule et terriblement triste.
Annie lui manque, Candy la voit partout. Elle attend tous les jours désespérément une lettre d’Annie.
Candy est profondément émue le soir où le facteur lui apporte une lettre d’Annie. Elle en tremble et en pleure d’émotions. Elle a préféré lire la lettre dans l’obscurité afin de mieux la déguster.
Annie lui décrit la vie merveilleuse qu’elle mène et Candy est sincèrement heureuse pour elle.

Du côté d’Annie, sa mère adoptive refuse qu’on sache qu’Annie est venue d’un orphelinat, elle prétend à son entourage avoir adopté Annie chez des parents éloignés.
Mme Brighton lui fait comprendre qu’elle doit oublier d’où elle vient et tous ceux qu’elle a côtoyés.
Lorsque Mme Brighton sort de la chambre d’Annie, les pétales de rose tombent : c’est symbolique puisqu’Annie est blessée mais elle veut tellement rester et ne pas perdre sa famille dont elle a tant rêvé qu’elle ne s’oppose pas aux directives injustes de sa mère adoptive.
Annie écrit à Candy pour lui annoncer la terrible nouvelle : rien qu’en voyant son écriture, Candy a compris que quelque chose avait changé. Annie lui annonce qu’elle ne pourra plus lui écrire, elle doit tout oublier ce qu’elle était pour devenir la fille des Brighton.

Annie est certes de nature faible, mais il lui aurait simplement suffit de dire à sa mère adoptive qu’elle tient à rester en contact avec Candy.
Au lieu de cela, Annie exécute la demande de sa mère sans contestation, sans dire mot ; si elle avait seulement exposé ses envies voire même insisté dans l’hypothèse où elle aurait essuyé un refus, sa mère adoptive aurait cédé.
Il ne faut pas occulter que Mme Brighton est une femme gentille, elle a prouvé sa gentillesse et sa bonté (je vous renvoie notamment à la bienveillance dont elle a fait preuve envers Candy afin qu’elle ne se fasse pas renvoyer de la maison des Legrand, je le détaille dans la présentation de Candy).
Mme Brighton aime Annie, elle est loin de se comporter en mère tyrannique, elle sait se montrer compréhensive. Elle aurait donc cédé à la demande d’Annie si cette dernière avait seulement daigné le faire.

Dans le manga, Annie écrit à Candy qu’elle s’est fait beaucoup d’amis très riches et qu’elle ne veut pas que ses amis sachent qu’elle est orpheline, elle ne lui écrira donc plus jamais.
Dans le manga, cette décision de couper les ponts avec Candy vient d’Annie, Mme Brighton ne lui a rien ordonné de tel.
Annie a peur de perdre ses nouveaux amis, de perdre le respect que ces personnes lui portent et cette nouvelle vie dont elle avait tant rêvé.

Candy est bouleversée par cette annonce brutale et inattendue, elle court pleurer sous la pluie et fait le serment de ne jamais avoir de parents, car cela les a séparées. Elle dit qu’Annie est comme sa petite sœur, que c’est celle qu’elle aime le plus au monde.
Heureusement, Candy est à cet instant même consolée par le prince des collines.

Par la suite, Candy se retrouve à vivre chez les Legrand.
Un jour, Mme Brighton vient avec Annie chez les Legrand. Annie a l’air d’une vraie princesse. Candy se fait une joie de la revoir et lui adresse un signe de la main mais Annie ne lui répond même pas.
Annie souffre d’ignorer Candy et se répète la lettre qu’elle lui avait écrite : « Adieu Candy, je ne t’écrirai plus jamais, je dois oublier la maison Pony pour être vraiment la fille de Mme Brighton. »
Candy est déboussolée qu’Annie ne lui réponde pas.

Elisa et Daniel incitent Annie à monter sur la jument Cléopâtre. Une fois Annie installée, Daniel assène un coup d’éperon à la jument qui s’emballe.
Dans cet instant de danger, Annie appelle instinctivement Candy au secours car c’est toujours elle qui a volé à son secours. Candy se précipite pour la sauver.
Annie et Candy se retrouvent seules, mais Annie ne parle toujours pas à Candy. Celle-ci lui dit qu’elle fera semblant de ne pas la connaitre devant les autres. Annie ne lui répond pas.
Candy lui dit que sœur Maria et John sont venus il y a quelques jours. Annie sort de son silence et prie Candy de ne plus lui parler de la maison Pony, Annie ne doit plus jamais y penser, elle doit tout oublier. Annie dit qu’elle essaie mais elle n’y arrive pas, elle ne peut pas, mais elle ne veut pas perdre le bonheur d’être la fille des Brighton même s’il est à ce prix.
Annie mène la vie qu’elle a toujours rêvé d’avoir, pour rien au monde elle n’y renoncerait. Même dans le manga, Annie disait à l’orphelinat qu’elle voulait être adoptée par des parents très riches et vivre comme une princesse.
Elle répète à Candy les mots que lui dit très souvent sa mère : qu’elle se mariera un jour et héritera de la fortune et des propriétés des Brighton, elle sera à jamais à l’abri du besoin et sera heureuse. Le seul problème c’est qu’elle vient d’un orphelinat, si cela se savait, elle ne pourrait pas évoluer dans la haute société, les gens ne recevraient jamais une jeune fille dont on ignore les origines.
Annie pleure et dit qu’il faut « accepter et faire ce qu’on nous demande »
Voilà la ligne de conduite d’Annie : obéir et se taire, tout le contraire de Candy !

En comparaison, lorsque Candy est devenue une André (une famille au rang social bien plus élevé que celui des Brighton) et que tante Elroy lui a demandé d’oublier sa vie qu’elle menait avant et ses amis qui ont été ses frères et sœurs à l’orphelinat, Candy ne l’a pas accepté, jamais elle n’oubliera, jamais elle ne reniera sa vie d’antan et tous ces gens qui l’ont élevée et aimée. Annie fait tout le contraire, elle est profondément ingrate !

De retour à la maison, Mme Legrand crie sur Candy qui dénonce Daniel. Candy court le voir pour lui faire avouer la vérité. Malgré qu’Annie l’ait rejetée et qu’elle veuille tout oublier, Candy continue à la défendre envers et contre tout, et menace Daniel.
Candy, en grande colère, lui crie qu’il aura affaire à elle s’il recommence.
Elisa incite Annie à dire que Daniel n’est pas fautif. On demande à Annie de dire la vérité, même Mme Brighton.
Lâche, Annie pleure et ne dit rien, alors qu’elle aurait pu et dû dire la vérité, elle ne risquait rien de dénoncer Daniel, son passé d’orpheline qu’elle tient tant à cacher n’aurait pas été révélé.
Heureusement que Mme Brighton intervient pour dire à Mme Legrand qu’il est inutile de renvoyer Candy, qu’elle n’a qu’à présenter ses excuses (comme expliqué dans la présentation de Candy).
À cause d’Annie qui a été trop peureuse et lâche pour avouer la vérité, Candy s’est rabaissée et humiliée.
Candy n’en veut pourtant pas à Annie allant même jusqu’à dire que c’était plus difficile pour Annie de ne rien dire.

Annie regrette son attitude, c’est pourquoi avant de partir, elle laisse son ruban rose accroché à un arbre pour Candy.

M. Durosier vient consoler Candy, il a vu toute la scène de l’éperon mais il ne pouvait rien dire sinon il aurait été renvoyé sur le champ. Candy pense avoir perdu Annie qui était comme une sœur pour elle. M. Durosier la rassure en lui disant qu’elle est celle qu’Annie aime le plus au monde car c’est Candy qu’Annie appelait face au danger, c’est le nom de celui qu’on aime le plus qui monte aux lèvres lorsqu’on est en danger.
Dans le cas d’Annie, je ne dirai pas que c’est la personne qu’elle aime le plus qu’elle a appelée mais elle a appelé la personne qui l’a toujours sauvée et protégée.
Annie aime Candy mais son confort et son bonheur personnels lui sont plus précieux que Candy, elle l’avoue elle-même lorsqu’elle confie qu’elle ne veut pas perdre le bonheur d’être la fille des Brighton même s’il est au prix de renier son passé.

Candy découvre le ruban rose que lui a laissé Annie pour s’excuser et qu’elle sache qu’elle l’aime encore, qu’elle est toujours à ses yeux son amie et sa sœur de cœur.
Candy dit qu’elles seront toujours amies, même si cela doit rester un secret. Le petit geste d’Annie lui a redonné espoir.

 

Annie se sent coupable car elle sait parfaitement qu’elle n’a pas été juste envers son amie/sœur.
Chez elle, Annie prie Dieu de protéger Candy et elle-même (Annie est une nouvelle fois égoïste, il faut toujours que tout la ramène à sa petite personne, elle vit dans le luxe et Candy souffre d’une condition humiliante, mais même dans ses prières, Annie pense à son bonheur personnel et ne s’oublie pas).
Elle demande à Dieu que Candy et elle se retrouvent un jour toutes les deux. Annie veut retrouver Candy dans la richesse, si Candy reste dans cette condition, elle est bien décidée à obéir à sa mère et ne pas lui parler.

La scène ci-dessus présentée ne se déroule pas de la même manière dans le manga : Annie avait été invitée par Archibald à une réception (ils se connaissent du fait qu’ils côtoient les membres de la haute société, mais Archibald est amoureux de Candy, ce qu’Annie ne sait pas encore). En voyant Candy là-bas, Annie est choquée, elle l’ignore. Candy comprend pourquoi et se rappelle les derniers mots d’Annie : « Adieu Candy. Je ne veux pas que mes amis sachent que j’étais dans un orphelinat. » Candy se dit : « Rassure-toi Annie, je ne leur dirai rien. »
Amoureuse d’Archibald, Annie est effrayée à l’idée qu’il apprenne qu’elle vient d’un orphelinat, elle a peur que Candy lui parle d’elle (Annie ne connait pas si bien Candy, jamais elle ne la trahirait).
Daniel a l’idée de mettre des chenilles dans le manteau d’Annie pour faire accuser Candy. Celle-ci le prend en flagrant délit et saute sur Daniel qui n’aura pas l’occasion d’accomplir son méfait.
En retournant à l’écurie, Candy y découvre le ruban d’Annie. Celle-ci est rentrée à l’écurie pour l’accrocher et lui manifester son attachement.

Lorsque l’on connait Annie, on peut dire qu’il lui en a fallu du courage pour aller jusque-là !


Après le décès d’Anthony, M. Durosier a écrit une longue lettre à Annie pour qu’elle vienne consoler Candy.
Annie est venue voir Candy pour la réconforter, mais si elle est venue, c’est uniquement parce que Candy est une André ; Candy aurait été domestique, Annie ne serait jamais venue la consoler.
Candy veut partir de cette maison, Annie l’y encourage et lui souffle l’idée d’aller chez Pony.

Dans le manga, Annie ne sait pas encore que Candy a été adoptée par les André, elle n’est pas venue rendre visite à Candy après le décès d’Anthony bien qu’elle sache que son amie souffre terriblement.
Cela rejoint ce que je soutiens, Annie est venue consoler Candy dans le dessin animé uniquement parce qu’elle est devenue une André, elle n’a donc pas de crainte de lui adresser la parole en privé.
Candy décide de se rendre chez Pony après avoir parlé à Albert qui est venu à elle pour la consoler tendrement.


Au collège royal de Saint-Paul, Candy apprend qu’Annie va bientôt y être élève. Elle apprend aussi qu’Annie envoie une lettre par semaine à Archibald, elle en est heureuse pour son amie, elle n’en veut même pas à Annie de ne pas lui écrire.
Candy sait qu’Annie va encore l’ignorer et cette jeune fille est si bonne qu’elle parle à Capucin pour lui faire comprendre qu’il ne faut que personne sache qu’Annie vient de la maison Pony afin qu’elle n’ait pas d’ennuis. Candy pense bien plus au bonheur d’Annie qu’à elle-même.

Dans le manga, Candy pense à Annie qui va bientôt venir, elle repense au jour où elle a reçu la terrible lettre dans laquelle Annie lui annonçait qu’elle ne veut pas que l’on sache qu’elle vient d’un orphelinat, elle repense au prince des collines qu’elle a rencontré ce jour là.
Candy dit qu’elle aime tout de même Annie, elle a tellement hâte de la revoir, elle a conservé précieusement le ruban qu’Annie avait attaché à l’écurie.

Le premier jour de classe d’Annie, la sœur lui demande de s’installer à côté de Candy mais Annie refuse et demande à la sœur de s’asseoir à côté d’Elisa qu’elle connait déjà.
Quelle insulte pour Candy que d’aller s’asseoir à côté de son ennemie !
Il y a pourtant quelqu’un près d’Elisa : Patricia qui demande à la sœur de se mettre près de Candy. Annie passe près de Candy sans lui adresser un regard et l’ignore. La pauvre Candy est très triste, l’attitude d’Annie la fait souffrir.
Annie se dit : « Je te demande pardon Candy mais assise auprès de toi, tout le monde se serait aperçu que nous étions grandes amies. »
Comme elle l’avait fait chez les Legrand, Annie décide d’ignorer Candy, de l’éviter et de refuser de lui adresser la parole afin de préserver sa nouvelle condition de jeune fille du monde.

Annie aime vraiment Candy et elle a besoin d’elle dans sa vie. Cependant, le fait qu’Annie refuse de parler à Candy et fasse comme si elle ne la connaissait pas sous prétexte de ne pas vouloir que son passé soit révélé est lâche et ingrat de sa part.
Pourtant, Candy a été quasiment une mère pour Annie, un soutien précieux, un réconfort permanent.

Dans le manga, c’est le jour de son arrivée en classe qu’Annie découvre avec choc que Candy a été adoptée par les André. Aussi, elle se dit que c’est donc elle qui vit avec Archibald. Elle craint que Candy et Archibald ne finissent ensemble.

Annie a trop peur d’être méprisée par Elisa et ses amies, par les gens de la haute société. Elle préfère ignorer et sacrifier son amitié avec Candy plutôt que de perdre la considération des autres.
Non seulement Annie ignore Candy pour qu’on ne découvre pas qu’elle vient d’un orphelinat, mais elle la jalouse et l’envie parce que Candy a toujours été la plus populaire et la plus aimée de tous.
Sa jalousie va éclater au grand jour lorsqu’elle va découvrir qu’Archibald est très amoureux de Candy :
Archibald va remettre à Candy une écharpe de soie bleue sous les yeux d’Annie. Archibald la dépose lui-même sur Candy avec amour. Annie ne le supporte pas et quitte précipitamment la pièce.
Comme expliqué dans le couple Archibald/Annie, Archibald lui demande ensuite de devenir une grande amie de Candy et lui vante ses mérites.
Annie pleure, les paroles d’Archibald vantant les mérites de Candy raisonnent dans sa tête.
Annie jalouse et envie Candy qui a toujours été la plus aimée, elle dit qu’elle sait se faire aimer. C’est un comble, Annie parle comme si Candy faisait tout pour se faire aimer alors que tout est naturel chez Candy, elle suscite automatiquement l’amour des autres.

Annie va supplier Candy de ne pas lui enlever Archibald, Candy lui dit qu’Archibald et elle ne sont que de bons amis.
Pour avoir ce qu’elle veut, pour attendrir Candy et qu’elle lui cède à toutes ses envies, Annie pleurniche, c’est son mode opératoire depuis l’enfance, et puisqu’elle sait que cela fonctionne, elle en use et en abuse.

Dans le manga, c’est le jour du festival de mai, lors d’une valse où Candy est déguisée, qu’Annie supplie Candy de ne pas lui prendre Archibald (comme si Archibald lui appartenait !).
Candy la rassure en lui disant qu’Archibald et elle sont simplement de bons amis, et elle fait danser Archibald avec Annie. Archibald ne ressent toujours rien pour Annie, il va ensuite danser avec Candy qu’il ne voudra plus quitter.

Annie a été jusqu’à interrompre la déclaration d’amour qu’Archibald était sur le point de faire à Candy :
Archibald refuse que Candy se lie d’amitié avec Terry, Candy ne comprend pas, elle n’a jamais vu Archibald dans cet état. Archibald est sur le point de lui déclarer sa flamme : « Il y a longtemps que je voulais te le dire, je pensais que tu aurais deviné » Il allait s’approcher d’elle…
Annie surprend Archibald en train de faire cette crise de jalousie à Candy. Cachée dans les buissons, Annie était venue pour lui remettre son cadeau d’anniversaire accompagné d’une lettre.
À l’instant même où Archibald était sur le point de déclarer sa flamme à Candy, Annie l’interrompt brusquement en criant : « Assez ! » Annie, cadeau en main, le jette au sol et s’enfuit larmoyante (on peut noter qu’elle a procédé de la même façon lorsqu’elle a entendu que M. Brighton voulait adopter Candy).
Annie a complètement gâché l’occasion à un couple de se former.
C’est incroyable comme elle est égoïste, peu lui importe de gâcher et de voler le bonheur des autres, pourvu qu’elle soit heureuse et qu’elle obtienne ce qu’elle désire.
Je n’ai pas du tout apprécié qu’Annie interrompe la déclaration d’amour qu’Archibald était en train de faire à Candy, c’est inadmissible et puéril de sa part. Il faut savoir accepter quand l’autre n’est pas du tout réceptif à notre amour (surtout dans ce cas précis, il est clair et net qu’Archibald n’est pas du tout amoureux d’Annie et que c’est de Candy dont il est très amoureux).
Jamais Candy ne se serait permis d’interrompre une déclaration d’amour ; si par exemple, Anthony avait fait une déclaration à Annie, Candy ne se serait jamais permis d’y faire obstacle, elle aurait souffert en silence mais pour rien au monde elle ne volerait le bonheur de sa sœur Annie.
Le comportement d’Annie m’a fortement dérangée car elle savait qu’Archibald aimait Candy, et elle le voulait quand même.
Annie ne se préoccupe pas non plus des sentiments de Candy, elle ne cherche même pas à savoir si elle est amoureuse d’Archibald, la seule chose qui lui importe c’est d’obtenir ce qu’elle souhaite. Annie pense qu’elle peut prendre tout ce qu’elle veut quand elle le veut.
Mais que se serait-il produit si Archibald s’était déclaré à Candy ? Candy aurait sûrement été réceptive à cet amour, et dans ce cas, je pense fortement qu’Annie lui en aurait voulu toute sa vie. Candy aurait même mis fin à son amour avec Archibald pour ne pas blesser Annie puisque Candy fait toujours passer le bonheur d’Annie, et plus largement celui des autres, avant le sien.

Annie reproche à Candy de lui avoir pris Archibald, elle ose lui dire que ce n’est pas bien.
Candy n’y est pour rien et Annie lui en veut qu’Archibald soit amoureux d’elle.
Elle dit à Candy qu’elle savait qu’Archibald l’aimait, elle l’avait de suite vu. Annie sait pertinemment qu’Archibald est amoureux de Candy mais elle le veut obstinément.
Annie repousse Candy et laisse éclater au grand jour ses pensées jalouses les plus profondes : « Tu as toujours été plus aimée que moi à la maison Pony, tu étais la préférée de Melle Pony ! »
Elle lui reproche de lui avoir toujours volé l’affection des autres. Annie est d’une ingratitude insupportable, Candy a tout fait pour elle, elle l’a protégée, défendue et soutenue depuis leur plus jeune âge, Candy s’est toujours sacrifiée pour Annie qui lui a volé sa famille adoptive et à présent, elle veut lui prendre Archibald, elle est clairement en train de lui voler un futur mari.
En vérité, Annie aime indéniablement Candy mais son amour a des limites. Elle aime surtout sa petite personne et dans son for intérieur, elle jalouse et envie le courage, la spontanéité, la joie de vivre de Candy qui s’attire la sympathie et l’amour de tous. Ce qui contraste avec Annie qui est lâche, peureuse, réservée, faible, effacée et insignifiante aux yeux des autres. Annie a pleinement conscience de ses faiblesses par rapport aux grandes qualités de Candy.

Candy interrompt Annie : Elisa et Louise sont là et ont tout entendu, il est trop tard pour Annie, son secret est découvert. Annie fuit se cacher.
Candy court à la recherche d’Annie en disant qu’elle la défendra toujours, quoi qu’il arrive elle protégera Annie.
Malgré la jalousie d’Annie et les durs propos qu’elle vient de tenir, Candy repense aux instants de la maison Pony où Annie lui sautait dans les bras pour qu’elle la défende contre les petits garçons qui l’embêtaient, quand elle chouinait pour dormir dans son lit parce qu’elle avait peur.
Candy pense à Melle Pony qui lui disait d’être une grande sœur pour Annie, et comme elle l’a toujours fait, Candy suit les recommandations de Pony qui est sa mère.
Candy a conscience qu’elle ne mérite pas les reproches d’Annie et elle le dit.

Candy part trouver Archibald pour lui dire qu’il est le seul à pouvoir faire quelque chose pour Annie, elle le supplie d’y aller, elle le donne à Annie. Archibald accepte d’y aller à contrecœur.
Candy en ‘‘rajoute une couche’’ : elle fait faire le serment à Archibald de toujours veiller sur Annie ; en jurant, Archibald a pris Annie alors que son cœur bat pour Candy.
Maintenant qu’elle a eu ce qu’elle voulait, Annie présente ses excuses à Candy, elle lui dit qu’elle regrette ce qu’elle a dit et fait ; pour Candy tout cela n’a plus d’importance.
Annie lui demande pardon, et lui promet de ne plus recommencer.
Elle est comme une voleuse qui se répand en excuses parce qu’elle s’est fait prendre mais qui n’a pas l’intention de rendre ce qu’elle a volé.

Dénuée de ressentiment, Candy lui répond : « Je t’aime comme tu es et tu seras toujours mon amie comme autrefois. »
Malgré ce qu’Annie lui a fait, Candy n’en garde aucune rancœur et prend sa défense contre Elisa et ses amies qui se moquent d’elle.

Annie profite de la bonté de Candy, elle sait pertinemment que celle-ci ne lui fera jamais de mal mais cela ne l’a jamais empêchée de faire énormément de mal à Candy et de la faire souffrir.


Lorsque la pauvre Candy assistait du haut de sa chambre à la fête du festival de mai ; de son côté, Annie disait qu’elle a tellement de peine pour Candy qu’elle ose à peine regarder le défilé.
À noter que dans le manga, Annie s’en fiche complètement et cela rejoint ce que je soutiens : si Annie redevient une amie pour Candy c’est uniquement parce qu’elle a eu Archibald ; à ce stade du manga, Annie n’avait pas obtenu ce qu’elle voulait, la scène où Archibald se résigne à prendre Annie n’a pas encore eu lieu ; en conséquence, Annie ne se préoccupait pas de Candy et n’était nullement affectée qu’elle soit consignée dans la chambre de méditation.

Déguisée en Roméo, Candy danse avec Annie et se remémore les moments d’antan passés chez Pony où elles dansaient sur la grande pelouse, tournaient et tombaient à la renverse.


Candy est privée de vacances d’été pour être sortie de nuit rendre visite à Archibald. Annie veut aussi annuler ses vacances, elle décide de prendre ses responsabilités car elle s’estime responsable des ennuis qui touchent Candy : c’est en effet en accompagnant Annie de nuit jusqu’à la chambre de méditation d’Archibald que Candy s’est fait prendre.

Annie qui n’est pas sûre d’elle et effarouchée s’est enhardie et épanouie au contact de Candy.
Elle a même pris des risques lorsque Candy a été injustement enfermée dans un cachot au collège royal de Saint-Paul :
Annie voulait faire quelque chose pour Candy qui a toujours pris sa défense, elle a décidé de se rendre dans la chambre d’Archibald pour qu’il trouve une idée.
En compagnie de Patricia, Annie a quitté de nuit sa chambre en employant le même moyen que Candy : elles ont attaché des draps bout à bout pour descendre de leur chambre par la fenêtre. Annie s’est montrée courageuse pour entreprendre une telle descente, elle qui est si peureuse, c’est comme si elle faisait le saut à l’élastique !
Annie monte dans l’arbre sur lequel grimpait Candy, elle a souvent regardé Candy grimper et reproduit le même chemin. Annie et Patricia pendent sur une branche qui se casse, elles tombent sur le balcon des garçons qui les retrouvent affalées avec une grosse branche d’arbre ah ah !
Annie prévient Archibald que Candy est en danger et qu’elle se trouve au cachot.
Je rappelle que le règlement du collège interdit strictement de sortir la nuit et surtout, il est formellement interdit aux jeunes filles de se rendre dans le dortoir des garçons. Annie a donc pris de grands risques pour venir en aide à Candy.
Mais, encore une fois, je suis absolument persuadée qu’Annie n’aurait jamais réagi de la sorte si elle n’avait pas obtenu ce qu’elle voulait : Archibald, et encore moins si Archibald avait été en couple avec Candy.


Candy a quitté le collège royal de Saint-Paul et se rend chez Melle Pony. Candy y reçoit une lettre d’Angleterre de la part d’Annie, elle lui écrit que Londres est plongé dans le brouillard, le collège est bien triste à voir, le brouillard est aussi dans leur cœur. Annie et Patty souhaitent changer de collège à la rentrée car elles n’ont plus goût à rien sans Candy.
Elle signe «Ta fidèle Annie » mais Annie n’est fidèle envers Candy que lorsqu’elle obtient tout ce qu’elle veut et surtout lorsqu’elle a Archibald !

À Chicago, dans la demeure des André, une surprise attend Candy : la venue d’Annie. Annie lui dit que c’est comme dans un rêve.
Archibald, Alistair, Candy et Annie sont amenés à se cacher derrière un rideau dans la chambre de tante Elroy suite à l’arrivée d’Elisa (car Candy était en train de soigner tante Elroy).
Elroy se réveille, elle demande à Elisa si c’est elle qui l’a soignée, Elisa ment en prétendant que oui.
Candy ne lui en veut pas, elle dit qu’elle l’a soignée non pas pour attendre des remerciements en retour mais parce qu’une future infirmière doit faire son devoir en toutes circonstances. Annie se dit en elle-même : « Candy ! Tu me donneras toujours l’exemple. Je voudrai tellement devenir comme toi un jour. » Elle baisse la tête comme si elle était honteuse d’elle-même (elle a pleinement conscience de ses faiblesses : elle n’est pas forte, elle se soumet à tout, elle n’a aucune force de caractère, elle ne prend aucune initiative).

Alistair, Archibald, Annie et Candy s’amusent ensemble. Candy et Annie sont invitées à passer la nuit dans la maison des André.
Alistair et Archibald leur montrent une surprise : leur cabane construite sur un arbre.
Candy et Annie se remémorent leur enfance, Annie pense à la fois où Candy avait attaché les canards à la queuleuleu.

Candy et Annie vont passer la nuit dans la même chambre, c’est une chambre réservée aux hôtes de marque.
Annie montre à Candy la très belle robe rouge qu’Archibald a choisie pour elle. Annie conseille à Candy d’être plus coquette, elle lui fait enfiler sa robe rouge, lui suggère de changer de style de coiffure et elle la coiffe. Annie lui dit : « Tu es la plus belle jeune fille que j’ai jamais vue. »
Mais Mme Legrand surgit dans la chambre et chasse Annie et Candy en qualité de représentante de la famille André.
Alistair et Archibald prennent vivement la défense de Candy et Annie, mais Candy en a assez de ces histoires de famille et demande à Archibald et Alistair de les installer dans la maison de l’arbre.
Là-bas, les deux sœurs-amies dorment dans le même lit, Annie dit qu’elle y est bien puisqu’elle est avec Candy.
Candy a connu des moments difficiles, mais Annie prétend qu’elle aussi : elle parle de la veille de Noël, c'est-à-dire du jour où elle a été abandonnée.
Je trouve cela un peu fort et gonflé de la part d’Annie de dire à Candy qu’elle a connu des moments difficiles quand on sait qu’elle mène une vie de princesse, son rêve d’enfant s’est réalisé, elle n’a jamais connu tout ce que Candy a enduré.
Ce soir là, Annie dit que Candy a réussi à force de volonté à se faire un chemin dans la vie : « Tu es meilleure que moi» ajoute-t-elle. Annie la supplie de ne pas la laisser seule, Candy lui répond : « J’ai toujours été comme une sœur pour toi » et lui dit que cela ne cessera pas. Elles dorment main dans la main. Annie lui demande enfin des nouvelles de Melle Pony, sœur Maria et Capucin. Elles ont discuté toute la nuit.

Alistair, Archibald, Annie et Candy vont s’amuser près du lac du parc, Annie lui prête un costume de bain.
Elisa a préparé une fête et les y convie, Archibald a deviné qu’elle prépare un mauvais coup, Candy veut y aller. Annie veut mettre ses robes à disposition de Candy, mais la valise d’Annie a été volée par Daniel et Elisa.
Annie et Candy se rendent donc à la fête en habits de tous les jours. Elisa les présente aux amis qu’elle a invités, elle humilie Candy et Annie, Daniel dit que ce sont des enfants trouvés. Annie en pleure de honte, Candy lui serre la main pour la réconforter et lui donner courage.

Lorsque Candy et Albert étaient sur le point d’emménager dans leur appartement, Annie a aidé Alistair et Archibald à décorer l’appartement et elle a fait le ménage.
Alors qu’Alistair et Archibald comprennent parfaitement le choix de Candy de vivre avec Albert, Annie demande à Candy ce que Terry en penserait s’il venait à l’apprendre.
Annie ajoute : « Car moi si j’étais à sa place je ne serais pas contente, je n’aimerai pas ça. Cela pourrait provoquer de graves malentendus. »
Archibald et Alistair ont une confiance aveugle en Candy et ne lui reprochent rien, et Annie se permet de tenter de semer des doutes dans l’esprit de Candy.
Candy fait passer Albert avant tout et dit à Annie qu’elle écrira à Terry, il comprendra. Annie est étonnée : « Tu vas le lui dire ? » Candy répond qu’on lui a appris que lorsqu’il y a un risque de malentendu, le mieux est de toujours dire la vérité et c’est ce qu’elle va faire en écrivant à Terry. Annie lui demande pardon de s’être mêlée de ce qui ne la regarde pas.
C’est incroyable, à chaque fois qu’Annie fait une bêtise, elle demande pardon mais le mal est toujours déjà fait.

Annie a pleuré lorsque Candy a annoncé qu’entre Terry et elle tout est fini.
Encore une fois, je suis certaine qu’Annie ne se serait pas montrée si compatissante si tout ne s’était pas déroulé comme elle le souhaitait avec Archibald. Annie est une bonne amie/sœur pour Candy que lorsqu’elle est heureuse.

Archibald et Annie se sont rendus à la mine de Graytown pour s’assurer que Candy n’ait pas d’ennuis judiciaires. Archibald et Annie ont dit à la famille André qu’ils sont partis en vacances faire du ski dans une petite station des montagnes rocheuses.
À la mine, ils apprennent que la cuisinière Margaux a été arrêtée et afin que la fille de cette dernière, Belle, ne soit pas conduite en foyer, Annie se propose pour remplacer Margaux et cuisiner pour cent deux personnes. Elle a ainsi soutenu et aidé Candy jusqu’à en abimer ses mains délicates.

Candy parle à Annie de leurs souvenirs de la maison Pony, Annie se souvient qu’elle se glissait dans le lit de Candy quand elle avait peur ou se sentait seule. Annie ne trouve pas le sommeil, elle a honte d’elle parce qu’à Chicago elle mène une vie sans souci pendant que Candy travaille ici dans des conditions qui rebuteraient les plus courageux.
Annie veut rester avec Candy et travailler comme elle, mais lorsque M. Nelson découvre la véritable identité d’Archibald et Annie, ils doivent repartir à Chicago car ils font partie de la famille André.

 

C’est toujours Candy qui la réconfortait, qui la rassurait et qui lui donnait des forces pour avancer, qui la poussait au-delà de ses limites.
Candy aime plus Annie qu’Annie ne l’aime, Annie aime indéniablement Candy mais jamais elle ne se sacrifierait pour elle. Annie fait toujours passer ses besoins personnels avant ceux de Candy et c’est si et seulement si tout va bien pour elle dans le meilleur des mondes qu’elle se montre fidèle, loyale et attachée à Candy.
Si Archibald n’avait pas voulu d’Annie et si son passé d’orpheline n’avait pas été dévoilé, on peut se demander si Annie aurait autant soutenu Candy qu’elle l’a fait ?
N’oublions pas que c’est uniquement à partir du moment où elle a obtenu ce qu’elle voulait, à savoir Archibald, et qu’elle a réalisé que celui-ci accepte son passé et qu’il n’est pas le genre de personnage à s’attacher aux apparences et aux conditions de naissance, qu’Annie s’est montrée proche de Candy au grand jour.
Si l’histoire n’avait pas pris une telle tournure, Annie aurait continué à ignorer Candy et surtout, elle n’aurait jamais accepté que Candy finisse avec Archibald, elle lui en aurait voulu et ne se serait pas soucié de ce qui peut bien lui arriver puisqu’Annie pense avant tout à son bonheur personnel.
Annie ne remplit pas du tout le rôle d’amie pour Candy, elle remplit plutôt le rôle d’une sœur.

Finalement, Annie doit tout à Candy car sans elle, Annie n’aurait jamais été adoptée par les Brighton (dans le dessin animé) et elle n’aurait jamais été la promise d’Archibald (que ce soit dans le manga ou le dessin animé). On peut dire que Candy lui a offert une riche famille et un mari de luxe.

Deux orphelines issues de la maison Pony vont perpétuer le sang des André, et Annie le doit à Candy ; je le répète sans Candy, Annie n’aurait jamais pu épouser Archibald.
Depuis leur tendre enfance, elles sont ensemble et elles seront liées pour toute leur vie puisqu’elles vont épouser les deux seuls hommes qu’il reste de la famille André.

 

 

LE COUPLE ARCHIBALD / ANNIE

 

Dans le manga, Archibald et Annie se rencontrent pour la première fois lors d’une leçon de piano, Annie avait douze ans.
Annie jouait du piano, sa main gauche tremblait alors Archibald, la voyant apeurée, a voulu l’aider et la rassurer, il a joué pour elle de la main gauche.
Quelques temps après, Archibald l’invite à une réception. Il la considère seulement comme une amie, mais Annie est tombée très amoureuse de lui dès le premier jour où elle l’a vu.

Annie écrit de nombreuses lettres à Archibald, elle lui en envoie une par semaine. Archibald est agacé, il ne les décachète pas, son cœur est tout à Candy mais Annie ne le sait pas encore.
Elle décide d’intégrer le collège royal de Saint-Paul à Londres pour se rapprocher d’Archibald.

Annie et sa mère se rendent dans un hôtel chez tante Elroy qui est de visite en Angleterre. Archibald et Alistair pensent que Candy va pénétrer dans la pièce, ils sont souriants ; le sourire d’Archibald s’efface pour laisser place à un visage sombre au moment où il voit Annie entrer dans la pièce.

 

Dès son arrivée au collège royal de Saint-Paul, Annie ne manque pas l’occasion d’accaparer Archibald mais celui-ci ne lui est pas réceptif étant donné que l’élue de son cœur est Candy, Archibald ne regarde que Candy, ce qui alimente la jalousie d’Annie envers son amie d’enfance.
Archibald dépose sur Candy l’écharpe de soie bleue que tante Elroy lui a achetée. Il est plein d’attentions pour Candy et la complimente. Annie est jalouse de voir qu’Archibald s’intéresse à Candy. Elisa lui ajoute qu’Archibald a toujours eu un faible pour elle, ce qui ne fait qu’accentuer la jalousie d’Annie.

 

Cette scène lui est insupportable, Annie veut rentrer dans sa chambre.
Alistair et Candy poussent Archibald à accompagner Annie. Archibald s’y résout.
Dans le couloir, Annie se dit qu’Archibald est amoureux de Candy et que cela se lit sur son visage.
Archibald marche vite pour la raccompagner le plus rapidement possible et retourner auprès de Candy. Annie lui demande de marcher moins vite.
Archibald lui propose de s’appuyer sur lui et met les choses au clair : s’il le lui permet c’est parce qu’elle ne se sent pas bien, il lui rappelle de ne pas oublier que c’est défendu par le règlement.
Annie lui fait des avances en lui disant que cette sévérité a pour but de faire des jeunes filles de bonnes épouses et de bonnes mères. Archibald lui rétorque qu’être une bonne épouse et une bonne mère s’apprend dans la vie et non dans une école.
Archibald lui demande de devenir une grande amie de Candy, il lui vante les mérites de Candy, il veut auprès d’elle quelqu’un qui puisse la réconforter. La jalousie d’Annie s’intensifie. Archibald pense tant à Candy qu’il ne remarque même pas qu’Annie a détaché son bras de lui. Annie part en courant prétextant être très fatiguée.

 

Annie souffre que les sentiments qu’elle éprouve pour Archibald ne soient pas partagés.
Elle pleure dans sa chambre, les paroles d’Archibald vantant les mérites de Candy raisonnent dans sa tête et sa jalousie envers sa sœur/amie s’amplifie.

Annie prépare un napperon pour l’offrir à Archibald puis va supplier Candy de ne pas lui enlever Archibald. Candy la rassure : Archibald et elle ne sont que de bons amis lui dit-elle.

Dans le manga, c’est le jour du festival de mai qu’Annie compte offrir son présent à Archibald. Annie lui dit qu’elle a un cadeau pour lui mais Archibald ne l’écoute pas et lui demande où est Candy. Annie lui répond avec agacement, déception et à contrecœur qu’elle est enfermée dans la chambre de méditation. Archibald se précipite à partir.
C’est en valsant avec Candy déguisée qu’Annie la supplie de ne pas lui prendre Archibald. Candy la rassure en lui disant qu’Archibald et elle sont simplement de bons amis, et elle fait danser Archibald avec Annie.
Ensuite, Annie suit en cachette Archibald parti à la recherche de Candy car il s’inquiétait pour elle. Cachée derrière un arbre, Annie le voit s’emporter prêt à aller régler le compte de Terry car il a retrouvé Candy pleine de boue (Terry l’avait malmenée dans l’espoir qu’elle parvienne à faire le deuil d’Anthony), Candy l’en empêche en lui criant qu’elle est juste tombée toute seule.
De retour au bal, Candy, déguisée en Juliette, danse un instant avec Archibald qui lui dit : « J’aimerais tellement continuer à danser avec toi. » Annie les regarde, elle jalouse leur complicité, leur entente si fluide.
Annie repense alors au jour où elle a rencontré Archibald pour la première fois. Annie se rappelle ô combien Archibald était éblouissant avec sa belle chemise blanche, elle s’en souvient encore et pour toujours.

Dans le dessin animé, Alistair taquine Archibald au sujet d’Annie, et dans le manga, Archibald a peur que Candy se fasse de fausses idées à leur sujet, il ne veut surtout pas qu’elle pense qu’il aime Annie.

Annie a préparé avec tout son amour un napperon pour Archibald qu’elle s’apprête à lui remettre mais elle surprend une conversation entre Candy et lui.
Elle se cache dans les buissons, et voit Archibald faire une crise de jalousie à Candy : il lui reproche d’être avec Terry et lui conseille de ne plus jamais le revoir. Archibald refuse qu’elle se lie d’amitié avec lui, Candy n’a jamais vu Archibald dans cet état. Archibald est sur le point de lui déclarer sa flamme : « Il y a longtemps que je voulais te le dire, je pensais que tu aurais deviné » Il allait s’approcher d’elle…
Dans le manga, Archibald lui dit avec profondeur : « Je ne veux pas qu’il te prenne (parlant de Terry), il s’approche tout près de Candy et lui dit : « En fait je…Depuis toujours je… »
Brusquement, Annie les interrompt en criant : « Assez ! » Annie, cadeau en main, le jette au sol et s’enfuit larmoyante.

 

Archibald ramasse le présent accompagné de sa lettre : « Je te souhaite un joyeux anniversaire, j’ai tricoté ceci avec toute mon affection. »
Le vent souffle, comme pour effacer un passé et annoncer une nouvelle ère, c’est symbolique : Annie a gâché l’occasion à un couple de se former et la destinée d’Archibald prend malgré lui à ce moment un nouveau tournant.
Annie sait pertinemment qu’Archibald est amoureux de Candy mais elle le veut obstinément. Elle tient Candy responsable de son malheur (je décris la scène dans le sujet consacré à leur relation).
En laissant éclater sa jalousie, Annie crie après Candy et mentionne la maison Pony où elle a été élevée ; Elisa et Louise ont tout entendu, le secret d’Annie est découvert.

De son côté, Archibald confie à Alistair qu’il a voulu dire à Candy qu’il l’aimait mais qu’Annie, cachée derrière un buisson, a tout entendu.
Archibald éprouve à présent de la pitié pour Annie qui faisait tout pour lui cacher qu’elle a été élevée à la maison de Pony, il se sent coupable car il est foncièrement bon.
Candy part trouver Archibald pour lui dire qu’il est le seul à pouvoir faire quelque chose pour Annie, elle le supplie d’y aller, elle le donne à Annie.
Archibald accepte d’y aller par amour pour Candy et culpabilisant du fait qu’Annie ait souffert, qu’elle ait tout fait pour lui cacher qu’elle a été élevée à la maison de Pony.

Annie est heureuse qu’Archibald vienne la chercher, il lui dit que cela lui est égal qu’elle ait été élevée à l’orphelinat, cela ne compte pas pour lui. Il la rassure : pour lui les apparences n’ont aucune importance. Il lui dit qu’il restera sous la pluie jusqu’à ce qu’elle sorte.
Annie est en larmes : « Et tu ferais ça pour moi ? » lui demande-t-elle.
D’un déchirement, Archibald ferme les yeux et dit : « Oui je le ferai pour toi ».

Quand Archibald ferme les yeux, il garde un instant l’espoir de garder sa Candy près de lui, il prend des forces et du courage pour s’enfermer dans une destinée malheureuse happée par un triste sort ; c’est le signe et l’instant où il sait qu’il perdra à jamais Candy sa bien-aimée, il y renonce malgré lui et se résigne à prendre Annie pour ne pas lui faire plus de peine qu’elle n’en a eue et ainsi exaucer la volonté de Candy.
Archibald ne la regarde pas avec amour, mais cela n’empêche pas Annie de lui sauter dans les bras, heureuse d’avoir enfin eu ce qu’elle désirait tant.

 

Candy en ‘‘rajoute une couche’’ : elle fait faire le serment à Archibald de toujours veiller sur Annie. En jurant, Archibald a pris Annie pour la vie. Il se retrouve définitivement condamné avec Annie alors que son cœur continue de battre pour Candy.

Dans le manga, seul avec son frère, Archibald pense à Candy qu’il a perdue. Alistair lui conseille de l’aimer en silence comme lui le fait, il lui dit avec tristesse de prendre de la distance, de ne pas trop se rapprocher d’elle.
Les deux frères se sont résignés à ne pas s’unir à Candy, l’un car il est condamné avec Annie, l’autre car il s’efface et se résout à prendre Patricia.

Malgré qu’il soit en couple avec Annie, Archibald ne cesse d’aimer Candy. Il continue à lui faire des crises de jalousie à propos de Terry, il se met même en colère et hausse le ton lorsque Candy prend la défense de Terry.

Le jour du festival de mai, Archibald n’est même pas jaloux qu’Annie danse avec un ‘‘garçon’’, il va à sa rencontre pour qu’il lui cède sa place, uniquement par honneur. (Il ne savait pas qu’Annie valsait avec Candy déguisée en Roméo).


Archibald se retrouve consigné dans une chambre de méditation pour avoir déclenché une bagarre avec Terry.
Pour lui rendre visite et lui apporter des douceurs et une couverture, Annie (pourtant de nature très peureuse) a pris le risque de passer par la fenêtre et monter sur les toits, aidée de Candy. Annie lui lance la mallette et doit vite repartir car les sœurs font des rondes nocturnes.


Même durant les vacances d’été en Ecosse, Archibald continue à montrer que ses sentiments pour Candy restent toujours aussi vifs :

- Archibald est sur une barque en compagnie d’Annie mais il est jaloux de voir Candy en compagnie de Terry.
- Archibald est jaloux que Candy se soit trouvée dans la résidence secondaire de Terry, il se lève d’un bond en apprenant la nouvelle.
- Annie est une très bonne cuisinière et fait de bons plats à Archibald. Malgré qu’il soit en couple avec Annie, malgré les attentions d’Annie, le cœur d’Archibald ne cesse pas de battre pour Candy. C’est pourquoi il ne s’entend pas avec Terry et se bat si souvent avec lui : Archibald en est jaloux.

- Archibald, Alistair, Annie et Patty poussaient tous ensemble l’avion réparé par Alistair, et Candy les encourageait. Terry la taquinait puisqu’elle ne les aidait pas ; dans le manga tout le monde en rit sauf Archibald qui est jaloux.
À la scène suivante, Archibald est jaloux de voir Candy et Terry rire ensemble. Il est condamné avec Annie et se dit qu’il ne faut pas qu’il regarde Candy mais il n’arrive pas à lutter contre ses sentiments, il ne peut pas les refouler.
Il se dit qu’il n’est pas comme Alistair, il ne peut pas changer ses sentiments du jour au lendemain (il ne sait pas qu’Alistair n’a jamais changé ses sentiments), il n’arrive pas à s’effacer comme Alistair s’est résigné à le faire.
Archibald s’aperçoit qu’Annie le regarde, elle a tout vu, le regard d’Archibald ne trompe pas, il brûle de ne pouvoir se déclarer à Candy.
Annie regarde Archibald et lui parle en elle-même, patiente et pleine d’espoir : « Archi je t’attendrai…J’attendrai le temps qu’il faudra pour que tu ne regardes plus que moi. »
Je trouve qu’Annie ne se respecte pas, elle n’a aucune fierté, aucun honneur ! Archibald n’est pas amoureux d’elle mais elle s’impose et reste.

Que ce soit dans le manga ou le dessin animé, le problème c’est qu’Archibald ne sera jamais entièrement à elle, il aimera toujours Candy.
L’ombre de Candy planera toujours dans ce couple, Annie le sait très bien et accepte de vivre avec, elle se contente de cette situation car ce qui compte le plus à ses yeux c’est d’avoir Archibald.

Lorsque Candy a quitté le collège royal de Saint-Paul, Archibald était très triste, le brouillard habitait son cœur et la présence d’Annie à ses côtés n’y a rien changé.

À Chicago, Alistair et Archibald sont venus rendre visite à Candy et l’ont emmenée se promener en voiture. Ils ont accepté la présence des camarades de Candy ; en chemin, elles ont complimenté les garçons. Archibald en rougissait de satisfaction, Candy lui a rappelé Annie mais Archibald n’est pas vraiment amoureux.

Dans la demeure des André, Candy grimpe jusqu’à la cabane des garçons. Archibald est fasciné par la vitesse, la facilité et l’agilité avec lesquelles Candy grimpe, il pousse Annie à faire de même. Mais Annie le supplie qu’elle ne peut pas. Heureusement pour elle, Alistair demande à Candy de lancer l’échelle de la corde.
Ils font ensuite une course, Annie est essoufflée mais Archibald la tire pour qu’elle continue. Archibald est si amoureux de Candy qu’il aimerait qu’Annie devienne comme Candy mais c’est chose impossible.

Dans le manga, Archibald regarde Candy et se dit : « Moi j’aime encore Candy » puis pose avec dépit et résignation sa main sur l’épaule d’Annie puisqu’il est condamné à finir sa vie avec elle.

Archibald et Annie forment un couple élégant et raffiné, Archibald lui a d’ailleurs offert une très belle robe rouge qu’il a choisie pour elle, il a vraiment du goût.

Lors d’une petite fête à la demeure des André, Candy valse avec l’officier français Michael. Archibald ne regarde et ne parle que de Candy alors qu’Annie est assise auprès de lui ; jaloux, il dit à son frère que Candy a tapé dans l’œil de Michael et qu’elle ne reste pas insensible au prestige de l’uniforme.

Lorsque Candy devait se rendre à New-York pour y rejoindre Terry, Archibald était très inquiet à l’idée qu’elle puisse ne plus jamais revenir, il ne voulait pas qu’elle épouse Terry.
Pour se rassurer, Archibald a demandé à Alistair si Candy reviendra à Chicago quand elle aura retrouvé Terry. Il craint que Terry la persuade de rester là-bas. Archibald s’est senti rassuré lorsque son frère lui a dit que jamais Candy ne laissera Albert seul.
Si Archibald était si amoureux d’Annie, jamais il ne s’inquiéterait que Candy puisse épouser Terry.


En définitive, je n’aime pas du tout la manière dont ce couple s’est formé. Il y a une absence totale de romantisme et de sentiments puissants.
Annie était trop insistante, elle faisait intempestivement le premier pas et si Archibald a fini par s’intéresser à elle par devoir, bien malgré lui, c’est incontestablement à cause de Candy qui lui a fait prêter serment.

Je n’ai pas du tout apprécié qu’Annie interrompe la déclaration d’amour qu’Archibald était en train de faire à Candy. Il faut savoir accepter lorsque l’autre n’est pas du tout réceptif à notre amour.
Le comportement d’Annie m’a fortement dérangée car elle voulait absolument Archibald tout en sachant qu’il était profondément amoureux de Candy, tout en sachant qu’elle ne serait pas l’unique à ses yeux et dans son cœur.

J’aurais aimé voir la réaction de Candy si Archibald lui avait avoué son amour.
Ce dernier est très amoureux de Candy, il craignait que Candy ne se mette en couple avec Terry (ce qui n’était pas encore le cas, alors Archibald avait toutes ses chances avec Candy).
L’amour profond et véritable d’Archibald aurait touché Candy au plus haut point, elle l’aurait certainement aimé en retour, elle aurait été réceptive à son amour puisqu’elle a tellement besoin d’amour (et elle n’est pas encore en couple avec Terry). Pour rien au monde Candy ne pourrait blesser autrui ; de savoir qu’un être l’aime et de ne pas lui rendre cet amour n’existe pas dans l’essence même de son être.
Profondément empathique, Candy aime facilement parce qu’elle ne veut pas faire de peine, elle ne supporte pas de voir un être malheureux, cela ne veut pas dire qu’elle est volage puisqu’elle rend simplement par pure bonté et générosité, sans vouloir froisser l’autre, l’amour qu’on pourrait lui porter.
Candy a besoin d’être aimée, son cœur s’inclinerait vers un être qui lui a apporté attentions, amour, tendresse, et c’est le cas d’Archibald.
N’oublions pas que si Neil avait été gentil avec Candy, elle aurait accepté de se mettre en couple avec lui (Candy va elle-même l’avouer). Si elle aurait accepté de s’unir à Neil dans ces conditions, elle aurait d’autant plus accepté de s’unir à Archibald qui s’est montré si bon, si aimant et si attentionné envers elle.

Candy aurait pu être en couple avec de nombreux garçons du dessin animé.
Encore une fois, Archibald aurait pu être en couple avec Candy si Annie ne l’avait pas interrompu.
Mais je pense qu’il devait en être ainsi, car si Archibald avait été en couple avec Candy, elle n’aurait jamais pu s’unir plus tard avec Albert.
De nouveau, tout a vraiment été fait pour que tous les prétendants de Candy soient écartés dans le but de la faire rejoindre Albert.

Ceci dit, Archibald et Annie vont très bien ensemble. Je pense que le côté très raffiné et discret d’Annie se marie très bien avec Archibald. Ils sont également très bien assortis physiquement.
Par contre, je trouve ce couple quelconque, plat, monotone et sans passion.
Ils vont former un couple beau à regarder (de part leur élégance et leur physique) mais c’est un couple qui va ressembler au couple Brighton, les parents adoptifs d’Annie. C’est à peu près le même genre de couple : élégant mais trop simple et sans grande passion amoureuse (surtout, sans sentiment puissant puisqu’il peut y avoir puissance émotionnelle et amour profond sans passion).
Archibald va s’ennuyer avec Annie qui est lisse, sans vie, insignifiante et soporifique.

Archibald et Annie sont promis l’un à l’autre et vont se marier mais Archibald devra vivre avec cette petite voix intérieure permanente, lancinante et ravageante qui lui rappellera toujours qu’il a perdu sa Candy, celle qu’il aimait vraiment.
Archibald ne sera jamais tout à Annie, une partie de lui reste toujours très éprise de Candy.

À l’instar du couple Albert/Candy, à travers leur descendance, Archibald et Annie vont reformer la famille André qui a connu tant de deuils. S’ils ont un fils, ils l’appelleront probablement Alistair.



              LE COUPLE ALISTAIR / PATRICIA

 

Le couple Alistair/Patricia s’est formé et a existé grâce à Candy : Alistair ne prêtait nulle attention à Patricia puisque c’est Candy qu’il a toujours aimée. En revanche, Patricia était sous le charme du bel Alistair et se collait à lui comme de la glu.
Alistair s’est écarté de la vie de Candy en s’effaçant complètement pour se mettre malgré lui en couple avec Patricia, puisque Candy était pour lui déjà prise par Terry.
Alistair n’est pas de nature dominante, il préfère s’effacer au lieu de s’imposer ; ainsi lorsque Terry est entré dans la vie de Candy, Alistair a fait le choix de rester dans l’ombre et de laisser les choses se faire sans intervenir.
Si Alistair était plus décidé et plus entreprenant, il aurait pu être en couple avec Candy et elle se serait certainement montrée réceptive à son amour mais le scénario de l’histoire ne lui a pas permis de se retrouver avec celle qu’il aimait vraiment car depuis le début, Candy est destinée à s’unir avec Albert.

Alistair et Patricia se sont rencontrés en Angleterre, au collège royal de Saint-Paul.
Un jour, Alistair avait remarqué l’absence de Candy pendant l’office ; sachant que Patricia est toujours avec Candy, il lui a donné un message à lui transmettre. Patricia était rougissante car Alistair lui plait beaucoup.
Pour se rapprocher de lui, Patricia se plaint auprès de Candy : elle lui dit qu’elle a de la chance car elle a l’embarras du choix pour avoir un cavalier le jour du festival de mai, elle a Alistair et Archibald. Patricia sait qu’Archibald est condamné avec Annie, elle demande donc implicitement Alistair. Sa démarche fonctionne comme elle l’avait prévu, Candy se dit qu’Archibald a déjà Annie alors elle propose Alistair à Patricia. Candy va persuader Alistair d’être le cavalier de Patricia.
Dans le manga, Patricia ne suggère rien à Candy, c’est Candy seule qui décide de lui présenter Alistair.

Au festival, puisque Patricia est toute seule au bal, Candy s’arrange pour qu’Alistair soit en face d’elle. Quand ils dansent ensemble, Patricia le bouscule et tombe sur lui, ils perdent leurs lunettes, Alistair lui dit qu’elle est plus jolie sans lunettes. Candy se réjouit que les présentations soient faites.

Depuis qu’elle est avec Alistair, Patricia a pris de l’assurance, elle tient même tête à Elisa.
Mais Patricia reste maladroite ; par exemple, dans le sandwich qu’elle a préparé pour Alistair, elle y a oublié une cuillère.

Au collège, Alistair et Patricia correspondent par l’intermédiaire d’un vieil arbre creux qu’ils utilisent en guise de boite aux lettres. Il est surnommé ‘‘la boite aux lettres secrète’’. Patricia confie ce secret à Candy.
Candy sait dans le fond qu’Alistair n’est pas très amoureux, elle se dit : «  Elle est amoureuse, je ne sais pas si Alistair l’est autant qu’elle. » Et elle a bien raison, Alistair est très amoureux de Candy, s’il s’est mis en couple avec Patricia c’est uniquement pour faire plaisir à Candy, il a toujours tout fait pour lui faire plaisir. Aussi, il n’est pas comme son frère Archibald : Alistair s’est automatiquement effacé à la vue de Terry.
Je ne dis pas qu’il n’aime pas du tout Patricia mais il ne l’aime pas comme un homme aime sa fiancée ou comme un homme aime sa femme ; son sentiment pour elle n’a rien à voir avec l’Amour pur et véritable, il l’apprécie uniquement en tant qu’amie de Candy. Il aime bien Patricia en tant que connaissance mais il n’en est pas du tout amoureux.
Alistair n’a aucune inspiration pour répondre aux lettres de Patricia ; au contraire il est si inspiré par Candy lorsqu’il réalise des inventions, ce qui en dit long sur ses véritables sentiments : Candy est le grand amour de sa vie, son unique amour.


Depuis le départ de Candy du collège, Patricia est toujours aussi épanouie car elle est avec Alistair, elle rend visite à sa tortue au jardin zoologique en compagnie d’Alistair. Il lui offre une glace, ils passent de bons moments ensemble.

 

Mais le cœur d’Alistair bat toujours pour Candy. Depuis qu’elle est partie, Alistair est comme un pantin en attendant son retour, il a perdu sa joie de vivre, il n’a plus la moindre envie d’inventer quoi que ce soit. Candy est son égérie parce qu’il en est amoureux.

À Chicago, Alistair offre une autre invention à Candy : une pancarte qui se transforme en ombrelle avec des pétales de rose. Il emmène Candy en voiture et accepte également ses collègues de travail. Celles-ci complimentent Archibald et Alistair qui sont rougissants de satisfaction, Candy leur rappelle alors Annie et Patricia mais leur réaction démontre qu’ils n’en sont pas vraiment amoureux.
Aussi, à la venue d’Annie, Alistair avait proposé de faire un tour en ville à quatre (l’occasion idéale pour former des couples : Archibald est condamné avec Annie, c’était l’occasion pour Alistair de se rapprocher de Candy, d’autant plus que Patricia était en Angleterre, il ne pensait pas à cet instant qu’elle puisse venir aux Etats-Unis).
Cette sortie n’a malheureusement pas eu lieu, Candy ayant préféré rester pour soigner tante Elroy qui avait fait un malaise.
Le couple Alistair/Candy n’aura pas l’occasion de se former d’autant plus que Patricia a écrit à Alistair pour lui annoncer qu’elle va venir, elle est en danger en Angleterre qui est entrée dans le conflit armé.

Depuis que Candy travaille à Chicago, Alistair en profite pour lui rendre visite.
Une fois, alors qu’elle était sortie pour rendre visite aux parents de Flanny, elle a rencontré Alistair qui a saisi l’occasion pour passer sa journée avec elle. Alistair, qui est amoureux de Candy, pense de plus en plus à s’engager au front mais il n’a pas encore pris de décision définitive.
Candy a décidé de prévenir les parents de Flanny du départ de leur fille au front pour soigner les blessés. Alistair lui demande si Flanny avait un fiancé, serait-elle partie pour l’Europe ? Cette question n’est pas anodine, cette phrase veut tout dire : en posant cette question, Alistair fait référence à lui-même puisqu’il songe fortement à s’engager.
Je sens qu’Alistair, à cet instant, ne pense pas à Patty mais à Candy, s’il était fiancé avec elle, jamais il ne partirait pour se battre.
Candy pense que Flanny serait tout de même partie car elle a trop le sens du devoir. Personnellement, je pense que Candy se trompe lourdement, si Flanny avait un fiancé, elle ne serait pas partie ; au-delà de son sens du devoir et de sa vocation, si Flanny s’est portée volontaire de façon si radicale, c’est justement parce qu’elle n’avait pas d’attache solide aux Etats Unis, elle était seule et désespérée.
Quant à Alistair, l’idée de voir Candy avec un autre homme lui était insupportable, cela l’a poussé à s’éloigner d’elle et à s’engager. S’il était en couple avec Candy, jamais il ne serait parti, jamais il n’aurait pu la quitter, il l’aimait trop ; il était impossible pour lui de faire sa vie avec une autre femme, ce n’était pas dans son tempérament de se mentir à lui-même et de mentir à l’autre.
Alistair n’est pas comme son frère Archibald, il s’est certes effacé mais jamais il n’aurait pu se donner à une autre que Candy, Alistair est franc et très entier, s’il ne pouvait faire sa vie avec Candy, il ne la ferait avec aucune autre femme. S’engager au front était aussi un moyen d’échapper à un avenir marital avec Patricia dont il ne voulait pas, il l’apprécie en tant qu’amie de Candy mais sûrement pas en tant que fiancée. Sa gentillesse et sa compassion l’ont poussé à maintenir et à entretenir une relation permanente avec Patricia, puisqu’il avait la courtoisie de ne pas la repousser, la refuser.
Il ne faut pas occulter le fait que c’est de savoir Candy en couple avec Terry qui a conduit Alistair à s’effacer et à accepter Patricia pour une fois de plus satisfaire et faire plaisir à Candy.

Alistair ne peut pas se passer de Candy mais Patricia est aux États-Unis, représentant ainsi un frein et un obstacle à la réalisation du couple Alistair/Candy. Alistair parle alors comme s’il était prêt à s’engager pour aller se battre en Europe.

Alistair a choisi Candy pour tester l’aéroplane qu’il a conçu rien que pour elle. Il voulait tester cette invention avec Candy et non Patricia ; pour écarter celle-ci, il lui avait dit qu’elle pesait un peu trop lourd.

Alistair veut s’engager dans un régiment de volontaires. Patricia est de plus en plus inquiète et veut l’en dissuader, elle est sûre que si c’est Candy qui lui en parle, il acceptera de l’écouter. Patricia la remercie de son intervention.
Alistair vient voir Candy, elle en profite pour tenter de le dissuader de s’engager. Il n’est pas content que Patricia ait tout répété à Candy, il ne veut pas faire de peine ni de soucis à Candy puisqu’il l’aime.
Patricia est effondrée car Alistair n’en démord pas, Candy la rassure en lui disant qu’il faut prendre sur soi et ne jamais désespérer. Candy a l’idée d’organiser un pique-nique au cours duquel Patricia s’effondre.
Alistair est touché d’apprendre que Patricia se rend tous les matins à l’Eglise pour prier afin qu’il renonce à s’engager. Albert lui dit que pour l’instant, c’est Patricia qui a besoin de lui mais ce que personne n’a compris c’est qu’Alistair n’aime pas suffisamment Patricia pour rester, la seule personne avec laquelle il aimerait être c’est Candy.

Alistair disait à Patricia être déçu que Candy soit partie en Floride sans rien lui dire, il voulait lui offrir quelque chose : une bouée spéciale pour se baigner. Il n’a jamais rien voulu offrir à Patricia, c’est Candy qui occupe constamment son esprit.

Avant de s’engager en France, les pensées d’Alistair étaient pour Candy et elle est la seule personne à qui il a dit au revoir avant de partir.
Candy partant à New York rejoindre Terry et se sachant condamné avec Patricia, Alistair est parti.
Ce n’est pas à Patricia qu’il a offert la boite à musique mais à Candy, il a appelé cette invention « boite à bonheur » et y a gravé un petit cœur rouge.
Comme je l’ai déjà dit, si Candy n’était pas partie, si Candy était sa fiancée, jamais il ne serait parti à la guerre, jamais il ne serait parti à la mort malgré son envie de s’engager car son amour pour Candy est plus fort que son engagement patriotique, pour rien au monde il ne lui ferait de la peine, et c’est elle dont il est profondément amoureux.

Patricia est effondrée qu’Alistair soit parti se battre en France comme volontaire.
Il n’avait dit au revoir à personne à part Candy, il a seulement laissé une lettre pour Patricia et un mot pour Archibald, Annie et tante Elroy.
Voici la lettre d’Alistair pour Patricia : « Ma chère Patricia, ne sois pas en colère après moi et ne m’accuse pas de cruauté à ton égard, c’est ton sourire que je vois et ton rire que j’entends en écrivant ces quelques lignes. Ne crois surtout pas que c’est ma passion des avions qui m’a poussé à m’engager mais le besoin de faire mon devoir, sois patiente ma chérie, et nous ne tarderons pas à nous revoir. »
Patricia lui en veut d’être parti sans lui avoir dit au revoir. Elle lui en veut de l’avoir laissée par simple devoir patriotique alors que les Etats-Unis n’étaient pas encore touchés par cette guerre. Elle lui en veut d’avoir choisi de s’engager au lieu de rester auprès d’elle.
Alistair sait que Patricia s’inquiète pour lui, il se doute bien qu’elle a dû ressentir cet éloignement comme une fuite, un abandon de son engagement personnel.
Pour la consoler et se faire pardonner de cette séparation brutale, il se montre volontairement affectueux, bienveillant et aimant dans son courrier car il n’est pas de nature à froisser ou blesser autrui ; il sait que Patricia est amoureuse de lui et que jamais plus elle ne le reverra.

Dans le manga, Alistair témoigne une inattendue compassion à l’égard de Patricia, (j’en profite pour préciser que la Patricia du manga est plus jolie que dans le dessin animé) ; à la guerre, Alistair dit que depuis son arrivée, chaque jour ses sentiments pour Patricia se font plus clairs, il dit que c’est différent de ce qu’il ressent pour Candy, que ce sont des sentiments plus paisibles et plus tendres. Mais à ce moment-là, il est déjà au front donc il sait qu’il s’est jeté à la mort.
Alistair avait dessiné des lunettes sur le capot de son moteur et avait appelé son appareil ‘‘Patricia’’. Il sait que Patricia est une jeune fille pure et réservée qui l’aime de tout son cœur, il est touché, attristé et affecté qu’un être lui témoigne tant d’importance, tant d’amour, lui qui s’est toujours préservé du monde, qui ne s’expose pas et qui ne s’exprime pas. Il regrette de ne pas avoir pu donner à Patricia toute l’attention qui aurait dû lui revenir, lui qui est si bon, si poli, si bienveillant.
Comme pour se faire pardonner et se donner bonne conscience avant qu’il ne soit trop tard, tout en sachant que sa Candy lui a échappé à jamais, il se résigne et se force soudain à affectionner Patricia et avoir pour elle de doux sentiments ; même s’il espère que Patricia devienne plus dégourdie à l’image de Candy, il conseille même, par courrier, à Patricia de grimper dans les arbres comme le fait Candy, tout comme Archibald souhaiterait qu’Annie soit comme Candy.
Malgré tout ce qu’il peut ressentir à ces instants pour Patricia, bien qu’il ait renoncé à Candy, Alistair n’a aimé et n’aimera à jamais quoi qu’il advienne que son amour Candy sa bien-aimée.
Ses sentiments pour Candy ont toujours illuminé et ensoleillé son esprit, son amour si pur pour elle a été stimulé dès le premier regard, il aime sa Candy avec ardeur et excitation lui qui est de nature sobre, plutôt réservé devient en sa présence effervescent. Personne n’aurait pu éveiller en lui des sensations, des émotions aussi saisissantes, intenses, harmonieuses et passionnantes.


Patricia rencontre Candy dans l’église dans laquelle elle a pour habitude de se rendre pour prier afin qu’Alistair revienne sain et sauf. Patricia est angoissée, morte d’inquiétude et surtout effrayée depuis qu’Alistair lui a écrit que son compagnon d’escadrille est mort. Patricia craint qu’Alistair soit la prochaine victime.
Voyant Patricia si malheureuse, Candy décide de lui confier la boite à bonheur dont Alistair lui avait fait cadeau.
Parallèlement, Alistair veut venger la mort de son ami, il part en première ligne affronter l’ennemi en combat singulier. L’image de Patricia lui apparait, la fleur qu’il porte sur sa veste s’effrite.
Pendant ce temps, Patricia écoute la mélodie de la boite à musique.
Quant à Alistair, l’ennemi l’attaque par derrière. Avant de mourir, ses pensées sont pour Patricia et Candy, il voit leurs images dans le ciel, il tient la fleur qui s’effrite et dit : « Au revoir ma p’tite Patricia, au revoir Candy ! » et lance la fleur, son avion s’écrase et il s’éteint.
Jusqu’à son dernier souffle, Alistair a pensé et a gardé l’image de Candy, c’est son prénom qu’il a prononcé avant de mourir comme pour la garder près de lui pour l’éternité.
Au même instant, la musique de la boite à bonheur s’est arrêtée, la boite a cessé de fonctionner. Patricia et Candy ressentent toutes deux le signe d’un mauvais présage.
La boite à musique représente un petit bout d’Alistair, c’est une partie de lui-même, lorsqu’il l’a donnée à Candy, c’est comme s’il lui confiait sa vie, il a toujours protégé Candy, seulement avec ce présent c’est comme si elle le protégeait à son tour mais lorsque Candy l’a donnée à Patricia, le lien entre Alistair et Candy s’est rompu et a provoqué inexplicablement sa mort. Candy ne devait pas donner cette boite à musique, elle a été conçue avec tendresse, amour et passion rien que pour elle, Alistair y avait renfermé tous ses sentiments, tout son être, toute sa vie pour Candy.

Alistair n’aurait pas supporté son union avec Patricia, il n’aurait pas pu simuler une existence qui n’est pas la sienne, il ne voulait pas de faux semblants d’une histoire inachevée, insuffisante et négligée ; il est bien trop entier et absolu pour se contenter et de s’encombrer d’une personne qu’il n’aime pas, qu’il ne désire pas autant que Candy son seul et unique amour, la seule femme avec laquelle il souhaitait se donner corps et âme.

Patricia est anéantie par la mort d’Alistair, le jour de l’enterrement, elle s’effondre sur sa tombe.
Patricia a fait réparer la boite à bonheur chez un horloger, il lui a dit que la boite était très bien construite. Alistair y avait mis tout son amour pour Candy.

 

Dans le manga, Patricia tente de se suicider avec un couteau le jour de l’enterrement d’Alistair. C’est Candy qui l’en empêche à temps, elle a dû employer la manière forte : elle la gifle, elle lui crie violemment que si Alistair désirait qu’elle meure, elle la tuerait elle-même. Patricia laisse alors tomber le couteau.

Dans les affaires d’Alistair qui sont revenues du front, Patricia y découvre deux poupées siamoises qu’Alistair avait construites à leur effigie.
Il devinait la tristesse et l’amour de Patricia à son égard, Alistair voulait, devait lui laisser un souvenir de lui ; il lui a donc construit ce cadeau d’adieu en mémoire de l’amour qu’elle lui portait.
Au fond de lui Alistair sentait qu’il ne survivrait pas, c’était la première et dernière fois qu’il construisait une invention pour elle. Il a osé violer l’intimité qui l’unissait à Candy car il savait que c’était la fin, il le devait à Patricia pour tout l’amour qu’elle ressentait pour lui afin qu’elle puisse tourner la page et reconstruire son avenir.

Dans le dessin animé, Patricia part en Floride avec sa grand-mère pour surmonter cette terrible épreuve. Candy, Annie et Archibald viennent la soutenir et lui dire au revoir.
Patricia ne se séparera pas de la boite à bonheur, c’est un bout d’Alistair qu’elle gardera pour que jamais, au fond de son cœur, il ne la quitte.

 

Candy 1/2


Créé le 23 avril 2012 et
remastérisé le 25 septembre 2015

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