Narcisse vous présente :




Genre : Roman Animé (Drame, Famille, Amitié)
Auteur du roman : Frances Hodgson Burnett (La Petite Princesse)
Episodes : 46
Année : 1985
Pays : Japon
Réalisateur : Fumio Kurokawa
Producteur : Junzô Nakajima
Character Design : Shunji Saida
Scénario : Ryûzô Nakanishi, Keiko Mukuroji
Musique : Yasuo Higuchi
Studio : Nippon Animation






Résumé de l’histoire :

Sarah Crewe est une petite fille qui est née et a grandi dans la chaleur des Indes sous les soins et les attentions de son père Ralph Crewe qui l’aime plus que tout et la comble de tous ses désirs.
Alors que Sarah est âgée de huit ans, Ralph décide de lui faire intégrer le collège londonien de Melle Mangin, un pensionnat pour jeunes filles situé au West Square 16 George’s Road.
Sarah va vivre un chamboulement total et un choc culturel, elle qui n’avait jamais quitté les Indes ni son père.
Bien que l’absence de son père la fasse souffrir, Sarah s’adapte néanmoins facilement à sa vie de pensionnaire londonienne. Rapidement après son arrivée, Sarah devient l’élève-modèle et la représentante des élèves. Ses manières irréprochables, sa fortune, sa grâce, son éducation parfaite et la brillance de son niveau scolaire font honneur au pensionnat.
La pensionnaire Lavinia en prend ombrage, elle qui était l’élève la plus fortunée, qui avait été nommée élève-modèle et représentante des élèves se retrouve du jour au lendemain éclipsée par l’arrivée de Sarah.
Lavinia n’a eu de cesse de provoquer continuellement Sarah, de la jalouser, l’envier et la convoiter. Mais Sarah est toujours restée indifférente et impassible face à sa méchanceté.

La vie de Sarah Crewe bascule le jour de son neuvième anniversaire : Melle Mangin lui apprend avec froideur et brutalité que son père est mort et qu’elle est ruinée. La cruelle Melle Mangin décide alors d’exploiter Sarah et d’en faire son esclave.
Humiliée, rabaissée, maltraitée, Sarah supporte tous ses malheurs avec une exceptionnelle bravoure, force et dignité. Quoi qu’il lui arrive elle garde courage et espoir.
Sarah a eu la chance de rencontrer des amis sincères et fidèles : Marguerite, Lottie (deux
pensionnaires), Peter (son ex-cocher) et Becky (une domestique) qui l’aideront, l’aimeront, la soutiendront, la réconforteront et qui seront toujours présents dans les moments les plus sombres.
Sarah a connu la perte d’un être cher, la faim, le froid, la fatigue, la maladie, les humiliations mais ces terribles épreuves prendront fin quelques mois plus tard lorsque M. Crisford, le meilleur ami de son père, la retrouvera…


Je joins également en couleur bleue quelques références au roman de Frances Hodgson Burnett.





                                                Présentation des personnages


Sarah Crewe (Sara Crewe dans le roman et en version originale) est une petite fille âgée de huit ans qui mène une vie insouciante et luxueuse aux Indes, elle y est née, y a grandi et y a été élevée comme une princesse.
Sarah est née d’une mère française et d’un père anglais, Ralph Crewe, qui a fait fortune aux Indes. M. Crewe possède une fortune considérable aux Indes, il a l’habitude de ne mettre aucune limite aux dépenses de sa fille unique.
Sarah a perdu sa mère à l’âge de quatre ans. Le souvenir qu’elle garde de sa mère est qu’elle était une douce et merveilleuse maman.
Dans le roman, sa mère est morte en la mettant au monde.
Sarah parle parfaitement l’anglais et le français, elle comprend également l’hindi.
M. Crewe a entouré et comblé Sarah de ses soins, de ses attentions, de son affection et de tout son amour. Elle lui est très précieuse, il cède à toutes ses envies mais Sarah est une fillette très raisonnable, son père l’a extrêmement bien élevée en lui inculquant les bonnes manières et les valeurs du respect, du bon comportement et de la politesse.



Physiquement, Sarah est une jolie jeune fille très distinguée qui ressemble à une poupée de porcelaine.
C’est une petite fille gracieuse et aux manières raffinées.
Ses cheveux sont épais et crépus dans les bouts, mais ils sont soyeux.
Les pieds de Sarah sont si minuscules qu’ils ressemblent à des pieds de poupée, et ses chevilles sont très fines.
Sarah a de grands yeux bleus turquoise foncé et un regard étrangement adulte et digne, à la fois perçant et solennel mais d’une très grande douceur.

Sarah est une petite fille gentille, douce et calme, chaleureuse, très bien élevée, très polie et très intelligente.
Sarah a le cœur immensément bon, elle sait faire preuve de compassion, et elle reste humble malgré tout le luxe qui l’entoure.
Elle n’a pas une once de méchanceté, elle est incapable de ressentir de la haine et du ressentiment envers son prochain même envers celui qui lui fait du mal.
Elle aime énormément lire et s’évader à travers ses lectures, dans des mondes multiples et variés. Son père la surnomme parfois son « petit rat de bibliothèque ». Elle est très cultivée et dévore les livres avec appétit, toutes sortes de livres, même des livres d’adultes sur l’histoire ou la poésie.
C’est aussi une petite fille fantasque et pleine de rêves qui déborde d’imagination.
Depuis son plus jeune âge, Sarah manifeste une imagination très développée qui lui vaut d’avoir des talents de conteuse : tout ce qu’elle raconte a l’air si vivant, si réel, si prenant que son auditoire l’écoute avec attention et fascination.
Sarah n’a jamais l’impression d’inventer ses histoires, tout lui paraît réel, elle a l’impression de vivre ce qu’elle raconte.

Sarah est une petite fille très forte, digne et d’un courage hors du commun pour une petite fille de son âge, ce sont de remarquables qualités qui se manifesteront tout particulièrement lors des terribles épreuves qu’elle va surmonter à Londres :
Ralph Crewe a décidé d’emmener Sarah à Londres par le bateau des Indes afin qu’elle y étudie dans le pensionnat pour jeunes filles de bonne famille dirigé par Melle Mangin.
C’est M. Barrow, l’avocat et le notaire chargé des affaires de M. Crewe en Angleterre, qui lui a personnellement recommandé ce pensionnat.


Dans le roman, M. Crewe a choisi l’établissement de Melle Mangin parce que lady Meredith y avait mis ses deux petites filles, il avait le plus grand respect pour cette lady qu’il considérait comme une femme d’expérience.

Sarah, qui a grandi dans la chaleur des Indes sans avoir jamais connu le froid, va connaitre un chamboulement total et un choc culturel.
Elle est ainsi partie des Indes, de Bombay, et a dû quitter tristement tous ses amis pour rejoindre un monde inconnu à l’âge de huit ans.
Dans le roman, Sara a l’âge de sept ans à son arrivée au collège.

Sarah connaissait déjà toute l’architecture et les monuments de Londres grâce aux livres qu’elle avait lus avant de venir.
Elle n’est pas habituée à ce froid mais elle est émerveillée par la beauté de la ville et de voir de la neige pour la toute première fois.

Le père de Sarah a pris toutes les dispositions nécessaires afin que sa fille jouisse d’un traitement de faveur. Il a confié à M. Barrow la charge de régler toutes les dépenses occasionnées pour l’installation de Sarah :
Sarah devra disposer d’un emplacement réservé à son attelage particulier tiré par un poney, elle disposera d’une chambre personnelle qui a été retapissée pour son arrivée.
Les élèves couchent au premier étage mais pour Sarah, un appartement a spécialement été préparé pour elle au deuxième étage. Il est aménagé de deux pièces contigües : un salon et la pièce du fond est la chambre à coucher.
Mariette sera sa femme de chambre personnelle.



Avant même de rencontrer la directrice, Sarah l’imaginait avec des lunettes et un chignon sur la tête, très grande et mince, à l’air sévère qui fait un petit peu peur.
Elle se l’imagine de la sorte car Melle Meredith, sa préceptrice d’Inde, était ainsi.
L’imagination de Sarah s’avère véridique : Melle Mangin est exactement ce qu’elle s’était imaginé.
Dès le premier regard, Sarah a ressenti quelque chose de mauvais en Melle Mangin, cette personne longiligne, hautaine, aux allures vieillies et aux traits tirés par un chignon ancien. Sarah ne pouvait s’empêcher de la fixer intensément, c’est comme si elle pouvait lire dans l’âme de Melle Mangin, elle ressent son attitude hypocrite qui cache une âme froide dépourvue de compassion et de bon sentiment envers son prochain.

Connaissant par cœur sa fille, M. Crewe constate qu’il manque un certain nombre de choses dans sa chambre : il n’y a pas assez de meubles, il manque une grande bibliothèque et il veillera à ce qu’elle lui soit installée pour lui apporter tout le confort nécessaire afin qu’elle ne se sente pas dépaysée.

M. Barrow a cherché dans toute la ville de Londres un poney pour Sarah. Sarah l’a appelé Jump avant même de l’avoir vu.
Le cocher qui avait été engagé n’a pas pu venir, c’est un enfant qui va le remplacer : Peter.
Peter excuse son père malade qui a eu un accident, il est blessé.
Melle Mangin est intransigeante et refuse qu’il remplace son père.
La mère de Peter est malade, si Peter ne trouve pas de travail, sa famille serait dans le besoin.
Sarah est outrée par le manque de cœur de Melle Mangin qui congédie Peter. Sarah voit ensuite Jump réconforter Peter. En voyant cette scène, plus de doute pour Sarah : Peter pourra conduire son attelage, elle demande à son père de l’accepter.
M. Crewe s’entretient avec Peter : il le félicite pour s’être très bien occupé du poney.
Sarah intercède en faveur de Peter : elle aimerait qu’il soit son cocher et il a prouvé qu’il en était un en amenant Jump jusqu’ici.
M. Crewe est entièrement d’accord avec sa fille pour l’engager comme cocher.
C’est ainsi que Peter est entré dans la vie de Sarah et il va devenir un ami très précieux pour elle.

Puisque les désirs de Sarah sont comblés, M. Crewe peut partir l’esprit tranquille.
Mais il est très triste de devoir quitter sa fille, il lui dit qu’il espère qu’elle va se plaire dans cette école et cherche à avoir son ressenti. Afin de le tranquilliser, Sarah ne lui fait pas part de ses mauvaises impressions concernant la personne de Melle Mangin, elle lui dit qu’elle croit qu’elle va s’y plaire et elle a décidé de très bien travailler pour qu’il soit content et fier d’elle. Elle lui assure que lorsqu’elle rentrera aux Indes pour toujours, elle sera une maitresse de maison parfaite comme l’était sa maman.
Sarah savait qu’en prononçant ces paroles, elle ferait plaisir et rassurerait son père peu tranquillisé à l’idée de la laisser seule, Sarah est capable de lire dans les âmes des gens et leur dit ce qu’ils veulent entendre pour ne pas leur faire de peine.
Son père sait qu’elle est forte et qu’elle va se montrer courageuse. D’ailleurs, Sarah le confirme en lui faisant la promesse d’être très forte et courageuse, c’est malheureusement la dernière promesse qu’elle lui a faite.
Pour ne pas attrister son père qui doit repartir pour les Indes le lendemain, Sarah fait tout pour contenir son chagrin, il ne leur restait plus qu’une journée pour être ensemble.

Le lendemain matin, soit le jour où Ralph Crewe devait rentrer aux Indes, Sarah lui a demandé de l’emmener assister à la messe de la cathédrale Saint-Paul.
Leurs cœurs se serrent, conscients de l’imminence de leur séparation.
Il ne reste que quelques heures avant le départ de son père ; pour cacher sa tristesse, Sarah lui parle sans arrêt.
M. Crewe aimerait que sa fille joue davantage à la poupée comme la plupart des enfants de son âge. Il veut la combler d’attentions afin qu’elle ne manque de rien en son absence.
Pour jouer avec une poupée, Sarah demande à ce qu’elle ressemble à Emilie.
Emilie est la poupée que Sarah s’est imaginée et qu’elle rêve d’avoir, elle existe déjà dans la tête de Sarah comme une amie.
Emilie est profondément importante pour Sarah, Emilie représente l’amie, la confidente et le soutien de Sarah, Emilie et Sarah ne font qu’une, cette poupée est liée à l’amour qu’elle porte à son père : lorsqu’il a été décidé que Sarah devait partir des Indes pour quitter son père et rester à Londres pendant quelques années pour continuer ses études, c’est à ce moment que le cœur de Sarah a commencé à penser et à imaginer la poupée Emilie. Elles se sont fait la promesse réciproque de se retrouver à Londres.
À la fin de chaque messe, Sarah fait une prière pour sa mère. Aujourd’hui, elle a demandé à sa mère de trouver Emilie.
Sarah sait exactement ce à quoi doit ressembler Emilie : c’est une poupée qui a l’air d’être vivante, lorsque Sarah la regarde, Emilie la regarde aussi.
Quand Sarah invente pour elle des histoires, Emilie a l’air de l’écouter si attentivement qu’elle lui donne l’impression de comprendre tout ce qu’elle lui raconte.
C’est une poupée très sage qui l’écoute lorsqu’elle parle.
Emilie a de longs cheveux blonds qui lui tombent sur les épaules, elle porte un magnifique chapeau aussi fleuri qu’un jardin, elle a de grands yeux bleus et quand elle regarde Sarah, celle-ci a l’impression qu’elle rêve.
Emilie a la bouche légèrement entrouverte comme si elle aussi voulait lui raconter des histoires.
M. Crewe emmène sa fille dans plusieurs boutiques pour qu’elle puisse y trouver son Emilie.
Dès qu’elle a vu son Emilie, Sarah l’a tout de suite reconnue, elle a compris que c’était elle la poupée de son cœur.
Le problème qui s’est posé c’est que cette poupée est l’emblème du magasin de couture, elle sert à présenter des modèles.
M. Crewe explique au propriétaire du magasin que sa fille tient absolument à cette poupée. Le propriétaire a la ferme intention de ne pas vendre sa poupée et demande au père de Sarah de sortir.
M. Crewe sort du magasin et explique à Sarah que cette poupée n’est pas à vendre.
Sarah entre dans le magasin pour parler au propriétaire, elle lui explique qu’elle est venue des Indes pour entrer en pension. Son père repartira et elle n’aura personne pour la consoler sauf son amie Emilie. Sarah promet qu’elle sera sa meilleure amie et s’occupera d’elle comme si elle est sa maman.
Touché par cette petite fille si charmante, le propriétaire du magasin accepte de la lui offrir.



M. Crewe fait livrer dans la chambre de sa fille une impressionnante garde-robe (des manteaux, des robes, des jupons, de la lingerie en fine dentelle, des mouchoirs brodés, des bas de soie).
À la fin de la journée, Sarah entre tristement dans l’établissement. M. Crewe souhaite rester un moment seul avec sa fille avant son départ.
M. Crewe connait sa fille par cœur et sait très bien qu’elle n’a pas tout dit ce qu’elle ressentait. Il lui demande si elle est sûre de lui avoir dit tout ce qu’elle voulait lui dire.
Sarah affirme que oui. Elle lui écrira une fois par semaine et lui racontera tout.
C’est un moment très touchant du dessin animé : Sarah fixe son père pour enregistrer à jamais son image dans sa mémoire. Son père le fait aussi, on peut voir que Sarah tient de lui.
Il lui tend une photo de famille : elle représente Sarah lorsqu’elle était bébé et ses parents.


M. Crewe serre fortement sa fille contre lui ; il doit partir, Sarah préfère rester dans sa chambre, elle tient à rester forte et ne veut pas qu’il la voie pleurer. Son père aussi retient ses larmes, cette séparation est un déchirement, eux qui ne s’étaient jamais quittés.
Il lui demande de ne pas être triste, de bien travailler et espère qu’elle sera heureuse ici.
Il dépose un baiser sur le front de sa fille avant de s’en aller ; Sarah veut le retenir mais se retourne et se retient d’éclater en sanglots. Lorsqu’elle entend la porte se refermer, elle court à elle avec l’envie de l’ouvrir et de rejoindre son père mais elle se retient.
Derrière la porte, M. Crewe a lui aussi envie de rouvrir la porte pour reprendre sa fille mais il se retient et part, le cœur déchiré.
Sarah tombe à genoux en serrant contre elle son Emilie, son amie et consolatrice qui représente un lien avec son père.
Sa femme de chambre toque à la porte pour la prévenir que son père s’en va et que la directrice aimerait qu’elle descende lui dire au revoir.
Sarah ne répond pas et reste ainsi prostrée serrant toujours Emilie contre elle.
Avant de monter dans la calèche, M. Crewe regarde vers les fenêtres de sa fille et prononce sans le vouloir et sans le savoir une parole prémonitoire : « Adieu Sarah »
Dans la calèche, M. Crewe fixe toujours les fenêtres de la chambre de sa fille, il ne peut en détacher son regard.
Lorsque Sarah entend le bruit de l’attelage s’en aller, elle comprend que son père est parti, elle se relève et regarde par la fenêtre par laquelle elle voit la calèche s’en aller au loin dans la nuit froide et elle s’écrie : « Papa je t’aime tant ! ».
Sarah ne bouge pas de cette position, les bougies allumées s’éteignent, elle entend la sirène du bateau retentir, c’est le signe que son père est parti. Sarah reste ainsi dans le noir, elle ne peut s’empêcher de pleurer.
Sarah et son père souffrent de cette séparation, eux qui ne se sont jamais éloignés l’un de l’autre, eux qui partagent une relation forte, tendre et affectueuse, ils sont tout l’un pour l’autre.
Sarah n’oublie pas qu’elle a promis à son père d’être très forte et courageuse, elle s’est investie de cette mission ; même quand elle est triste, elle lutte pour qu’il soit fier d’elle car il est l’être qu’elle aime le plus au monde.

Sarah va commencer sa vie de pensionnaire.
L’absence de son père la fait souffrir mais elle trouve refuge et réconfort auprès d’Emilie et aussi de Bonaparte, son perroquet qui lui tient compagnie, c’est son père qui le lui a offert lorsqu’ils vivaient aux Indes. L’avoir à ses côtés lui ravive de bons et chauds souvenirs.
Bonaparte ne dit rien d’autre à part : « Sarah ! »
Sarah est persuadée qu’en son absence, Emilie se déplace et discute avec Bonaparte.
Sarah parle toujours de son père à Emilie, elle lui confie toutes ses pensées et tous ses secrets.

Sarah est l’élève vedette du collège, c’est une élève brillante, sa présence est un honneur pour l’établissement.
Dans la rue, lorsque la classe sort, c’est la grâce et la distinction de Sarah qui attirent l’attention des habitants.
Toutes les filles de l’école sont en admiration devant elle, excepté Lavinia qui la déteste, la jalouse, l’envie et la convoite, elle ne supporte pas sa beauté, son élégance, son intelligence, sa forte personnalité mais surtout elle ne supporte pas d’avoir été éclipsée par l’arrivée de Sarah qui l’a détrônée, on peut le dire, sur tous les plans.

Le jour de sa rentrée, Sarah petit-déjeune dans sa chambre, Mariette l’informe que dans le règlement de Melle Mangin, elle devrait prendre son repas dans la salle à manger avec les autres pensionnaires.
Sarah croyait que tout le monde prenait le petit-déjeuner dans sa chambre.
Sarah doit ensuite se rendre dans le bureau de la directrice, Melle Mangin lui explique le règlement : être toujours polie, ne jamais sortir sans sa permission, ne pas courir dans les couloirs.
Lorsqu’elle entre en classe, tous les regards sont rivés sur elle.
Melle Mangin présente Sarah à ses nouvelles camarades.
Elle en vient à évoquer l’étude du français. Sarah explique qu’elle n’a jamais appris le français ni dans les livres ni avec un autre professeur comme les autres enfants.
Melle Mangin est persuadée que Sarah ne comprend pas un mot de français. Sarah reste polie et s’abstient de l’interrompre.
Melle Mangin sort et revient en classe avec le professeur de français, M. Dufarge, et lui dit que Sarah n’a jamais appris la grammaire française. Sarah contredit Melle Mangin et dit à M. Dufarge que ce n’est pas vrai du tout, elle n’a jamais dit qu’elle ne connaissait pas la grammaire.
Sarah s’exprime en français et déclare au professeur que lorsqu’elle a dit qu’elle n’avait jamais appris la grammaire dans les livres ni à l’école, elle voulait dire qu’elle avait l’habitude d’avoir une préceptrice qui le lui apprenait.
M. Dufarge est impressionné par la qualité de la langue française de Sarah.
Quant à Melle Mangin, elle enrage et son animosité envers Sarah s’accroit.
M. Dufarge ajoute qu’il n’a pas grand-chose à apprendre à une élève comme Sarah, son vocabulaire est parfait.
Melle Mangin demande à Sarah pourquoi ne lui avait-elle pas dit. Sarah lui explique qu’elle a bien essayé de le lui dire mais elle ne l’a pas laissée s’exprimer.
Melle Mangin tremble de rage, elle ne lui pardonnera jamais pareille humiliation.

Dès son premier jour de classe, Sarah remarque Marguerite, une élève timide, guère brillante et moquée par Jessie, Gertrude et Lavinia.
Face à la difficulté de Marguerite à prononcer sa grammaire, Sarah lui souffle la réponse.
M. Dufarge le remarque et lui demande de lire la phrase pour elle.
Jessie et Gertrude se moquent de nouveau de Marguerite, Sarah prend fermement sa défense.
Marguerite lui parait sympathique et Sarah a envie de s’en faire une amie. Sarah est de nature à prendre le parti du plus faible et de l’opprimé, elle se prend donc de sympathie pour Marguerite.
Sarah réconforte Marguerite et lui demande d’avoir du courage puis lui prend les mains en signe d’amitié : Marguerite est devenue sa première amie de Londres, Sarah lui a offert son amitié.
Sarah invite Marguerite dans sa chambre, elle lui présente Emilie. Marguerite n’a pas confiance en elle et n’aime pas son prénom, Sarah lui dit qu’elle aime son prénom.
Marguerite se confie à Sarah au sujet de ses relations tendues et distantes avec son père, ainsi qu’au sujet de sa tante Elisa qu’elle aime beaucoup.
Ce jour-là, Sarah va aider Marguerite en l’accompagnant en attelage chez sa tante : c’est l’anniversaire d’Elisa et Marguerite lui avait promis de venir la voir.
Mais pour pouvoir sortir du pensionnat, il faut normalement demander une autorisation la veille.
Sarah va demander une entorse au règlement en faveur de Marguerite mais Melle Mangin est absente. C’est Amélia qui leur permet de sortir en les prévenant de rentrer sans faute avant le retour de la directrice.
Marguerite se rend compte en chemin qu’elle a oublié d’acheter des fleurs.
Sarah remédie à cet ennui en demandant à Peter s’il peut les arrêter chez un fleuriste.
Après avoir passé l’après-midi chez Elisa, Sarah et Marguerite rentrent en calèche.
Sarah s’imagine qu’elles rentrent après le bal du château, qu’elles vivent un conte et qu’elles sont deux petites Cendrillon ; si elles ne rentrent pas avant minuit, la magie va se dissiper et le carrosse redeviendra une citrouille.


Cette imagination est un signe prémonitoire : Sarah va véritablement devenir une sorte de Cendrillon.
Elles rentrent après Melle Mangin qui s’en prend à Marguerite et veut la cravacher.
Sarah pénètre dans la pièce et dit à Melle Mangin qu’elle est fautive et responsable car c’est elle qui l’a accompagnée.
Melle Mangin a furieusement envie de cravacher Sarah, Amélia lui rappelle le pouvoir du père de Sarah. Celle-ci n’a pas peur et fixe Melle Mangin de son regard impénétrable et imperturbable.
Melle Mangin se force à n’appliquer aucune sanction bien que ce n’était pas l’envie qui lui manquait.
Ce soir là, Sarah a tout de suite écrit à son père pour lui parler de sa nouvelle amie Marguerite.

La deuxième pensionnaire qui deviendra l’amie de Sarah est la petite Lottie.
Sarah va prendre sa défense face à Lavinia qui la malmène.
Lottie qui pleure très souvent va partir du pensionnat.
Très inquiète, Sarah veut aider le personnel à chercher Lottie. Melle Mangin lui donne la permission de partir à sa recherche avec son attelage.
Sarah demande à Peter de se rendre à la gare et la retrouve finalement tout près du pensionnat en train de sangloter contre un arbre.
Melle Mangin conduit Lottie dans une pièce. Lottie pleure incessamment et bruyamment et réclame sa maman (qui est décédée).
Sarah demande à Melle Mangin de lui permettre de parler un moment avec Lottie : elle voudrait qu’elle ne soit plus malheureuse et devenir son amie.
Melle Mangin accepte mais Sarah l’agace : « Puisque vous êtes plus maligne que tout le monde vous y parviendrez peut-être. » dit-elle.
Comme je l’explique dans la présentation de Lottie, Sarah a réussi l’exploit de la consoler et lui propose de devenir sa maman tant qu’elle restera au collège. Depuis, Lottie la surnomme ‘‘Maman Sarah’’.

Sarah va ensuite rencontrer Becky, la nouvelle bonne à tout faire engagée par Melle Mangin.
Dans le roman, cela fait deux ans que Sara est déjà au pensionnat quand Becky est arrivée, alors que dans la série animée, Becky arrive peu de temps après l’arrivée de Sarah à la pension.
Sarah accompagne Becky auprès de la directrice.
Quelques heures plus tard, Sarah raconte l’histoire de Cendrillon aux plus petites et à Marguerite. Justement, Becky entre dans la pièce avec un seau plein de charbons et ne peut s’empêcher d’écouter et d’être emportée par ce conte raconté de façon si réaliste par Sarah.
Becky sort, Lavinia reproche à Sarah que cette fille écoutait son histoire en cachette, Sarah le sait et répond qu’elle la racontait aussi pour elle. Lavinia parle de sa mère qui ne lui permettrait sûrement pas de raconter des histoires pour distraire les bonnes.
Sarah dit que la sienne n’aurait pas attaché d’importance à ce genre de choses, au contraire elle aurait pensé que les contes sont faits pour être écoutés par tout le monde.
Lavinia ose lui dire qu’elle ne peut pas le savoir puisque sa mère est morte depuis longtemps, elle ne peut plus s’en souvenir.
Lottie prend la défense de Sarah en s’accrochant au bras de celle-ci et affirme que Sarah se souvient très bien de sa maman, que leurs mères veillent sur elles du haut du Ciel.
Lavinia dit que ce n’est qu’une fable, Sarah se lève et lui dit qu’elle croit vraiment au Paradis, elle sait qu’il existe. Sarah n’a jamais cessé de tenir tête à Lavinia.

À l’heure du potage, Becky renverse l’immense chaudron de soupe bouillante. C’est Sarah qui intervient pour prendre sa défense en disant avec courage à Melle Mangin qu’elle peut se passer de potage et lui demande de ne pas punir Becky.
Les autres élèves suivent la lancée de Sarah à commencer par Lottie qui dit qu’elle peut s’en passer. Les autres élèves suivent le mouvement. Lavinia le fait aussi à contrecœur. Melle Mangin se résigne à accepter la demande de Sarah.
Sans l’intervention courageuse de Sarah, personne ne se serait levé pour intercéder en faveur de Becky qui aurait été punie sévèrement.


Sarah est l’élève la plus riche, la plus élégante, la plus raffinée, la plus intelligente et c’est celle qui a les manières les plus polies et distinguées.
Ses manières irréprochables, sa fortune, sa grâce, son éducation parfaite et la brillance de son niveau scolaire font honneur au pensionnat.
En conséquence, pour la sortie, Melle Mangin met Lavinia au dernier rang et demande à Sarah de prendre sa place au premier rang afin que les femmes importantes de l’Eglise, dont Mme Martin la femme du préfet, voient et regardent Sarah si gracieuse, élégante et raffinée.
Mme Martin a signalé à Melle Mangin à quel point les bonnes manières de Sarah l’ont émerveillée. Ses camarades la complimentent et l’envient sauf Lavinia qui tremble de jalousie.
En classe, Melle Mangin demande à Lavinia et Sarah d’échanger leurs places, et elle décide que Sarah sera la responsable des élèves (dans le but que son établissement jouisse d’une image de marque auprès de la femme du préfet).
C’est Sarah qui est chargée de souhaiter la bienvenue à Mme Martin. Celle-ci est admirative devant une si parfaite éducation.
Au cours d’histoire, Melle Mangin leur demande de parler de Marie-Antoinette et interroge Sarah qui connait des détails sur sa vie, ce qui impressionne Mme Martin.
Avant de partir, Mme Martin tient à féliciter particulièrement Sarah.
Pour la récompenser, Melle Mangin autorise Sarah à jouer dans le parc du collège avec le poney et ses amies de classe. Les filles montent une après l’autre sur le poney Jump.
Pleine de rage, Lavinia les rejoint, fait mine de caresser Jump et en profite pour le piquer avec une épingle. Jump s’emballe, Marguerite aurait pu être blessée mais Sarah a amorti sa chute en la protégeant de son corps.
Sarah n’est pas dupe, elle ne sait pas ce que Lavinia a exactement fait à Jump mais elle sait qu’elle lui a fait quelque chose.

Sarah excelle dans toutes les autres disciplines : elle marche parfaitement droit avec un livre sur la tête, sa démarche reste souple.
Melle Mangin demande à Sarah si elle sait danser la valse, Sarah lui apprend que son père lui a appris à danser la valse en Inde.
La démonstration de Sarah détrône celle de Lavinia qui était la meilleure élève en danse avant l’arrivée de Sarah.

Les jours qui suivent l’arrivée de Becky, Sarah n’a cessé de lui prêter un intérêt particulier, elle aimerait pouvoir lui parler (le règlement interdit à Becky de parler aux élèves) et l’aider.
Sarah aura l’occasion de parler à Becky lorsqu’elle la retrouvera endormie dans sa chambre. Sarah va l’inviter à rester, lui offrir des gâteaux et lui faire comprendre que leur situation sociale aurait très bien pu être inversée et qu’elle aimerait être son amie (je décris plus précisément cette scène dans le sujet consacré à leur amitié).

Sarah demande à Melle Mangin la permission d’organiser une grande fête dans sa chambre destinée à renforcer l’amitié entre toutes les élèves. Elle demande aussi la permission d’aller effectuer quelques achats. Melle Mangin le lui permet. Sarah va penser à Becky en achetant à son amie une galette de riz.
Pour sa fête, Sarah invite Lavinia et ses deux amies Gertrude et Jessie. Ces dernières se rendent à la fête, Lavinia met du temps à venir mais lorsqu’elle arrive c’est pour prévenir qu’elle n’assistera pas à la fête. Elle ne digère pas d’avoir été éclipsée et d’avoir perdu tous les honneurs au collège, elle prétend à Sarah que si elle est devenue la représentante du collège, c’est parce qu’elle est très riche.
À ce moment, Amélia apporte à Sarah une lettre de la part de son père, elle vient des Indes, il l’informe qu’il est sur le point de conclure une nouvelle affaire aux Indes en s’associant avec un ami pour exploiter une mine de diamants. Sarah sera l’unique héritière de l’immense fortune de son père.
Sarah est désormais surnommée la princesse diamant.
Sarah est heureuse que son père réussisse dans cette affaire mais cette mine ne change en rien son comportement, elle a toujours su garder les pieds sur terre, et se montrer raisonnable et modeste. Sarah ne voit pas de raison de bénéficier d’un traitement de faveur.

Sarah va avoir neuf ans (elle va avoir onze ans dans le roman).
M. Crewe a chargé M. Barrow de dépenser une somme illimitée pour l’organisation d’une fête fastueuse.
Melle Mangin annonce à l’heure du déjeuner qu’une grande fête sera organisée en l’honneur de la petite princesse diamant. Tout le monde doit penser à lui offrir un cadeau.
Melle Mangin s’entretient en privé avec Sarah et l’informe qu’elle a l’intention de lui offrir la robe de son choix. Elle la conduit dans une boutique de luxe pour que Sarah choisisse ce qui lui plait. Melle Mangin lui offrira la robe et les chaussures neuves le jour de son anniversaire.
Mais ce ne sont pas ces cadeaux purement intéressés qui plairont à Sarah, le cadeau qui la touchera sera celui de Becky qui lui a brodé de ses propres mains et avec toute son amitié un porte-aiguille.

Le jour de son anniversaire, Sarah est revêtue de la magnifique robe rose et des chaussures que lui a offertes Melle Mangin. Elle porte également des boucles d’oreilles et elle est couronnée d’un diadème de perles. Sarah est radieuse pour cette journée qui va malheureusement se terminer en véritable drame :
Dans la salle d’anniversaire, Peter lui offre un cadeau qu’il a acheté au marché et emballé : c’est un ocarina qui fait grandement plaisir à Sarah (elle sait d’ailleurs en jouer).
Sarah demande à Melle Mangin d’avoir la gentillesse de permettre à Becky et Peter de se joindre à sa fête. Melle Mangin ne peut rien refuser à la plus prestigieuse élève de son école héritière d’une fortune colossale.
Un immense paquet a été envoyé par M. Crewe, il a offert à sa fille chérie une immense maison de poupée.
Lottie lui offre un poney en statuette et Marguerite lui offre un livre.
Pendant que Sarah fête son anniversaire, M. Barrow se présente à Melle Mangin, son arrivée va mettre fin aux réjouissances.
Il annonce à Melle Mangin que la mine de diamants n’existe absolument pas, que M. Crewe a tout investi dans cette mine qui ne produit pas un diamant et qu’il est ruiné.
Le plus terrible, c’est que M. Crewe est mort.
Défigurée par la fureur, Melle Mangin interrompt la fête et annonce froidement et brutalement à Sarah devant toute la classe que son père est mort lors d’une expédition avec ses amis. Le choc est terrible pour Sarah qui apprend de façon si violente la mort de son père qu’elle chérissait tant, qu’elle aimait plus que tout au monde.
Melle Mangin ajoute que M. Barrow a reçu un télégramme des Indes, que son père est ruiné et que la mine contenait des cailloux sans aucune valeur.
Melle Mangin lui annonce qu’elle n’est dorénavant qu’une petite pauvresse et lui arrache sauvagement son diadème avant de le jeter au sol.
Elle lui ordonne de quitter immédiatement cet établissement.
Marguerite et Lottie pleurent pour Sarah, Lottie s’accroche à son bras. Toutes les élèves ont de la peine pour Sarah excepté Lavinia qui en jubile.
Violemment foudroyée par cette terrible annonce, Sarah court rejoindre sa chambre, elle regarde le portrait de son cher père puis sert son Emilie contre elle en lui disant : « Emilie, mon papa est mort » Sarah ne peut retenir ses larmes.



M. Barrow compte liquider tout le reste de la fortune de M. Crewe c'est-à-dire tout ce que sa fille possède.
Sarah a perdu son père d’une façon brutale mais elle reste digne dans le malheur, M. Barrow ne la trouve pas en train de pleurer lorsqu’il se rend dans sa chambre.
Il annonce à Sarah qu’il a prêté une grosse somme d’argent à son père qui ne pourra jamais le rembourser alors tout ce que possède Sarah lui appartient.
Il s’octroie la permission de prendre tout ce qui est dans l’appartement de Sarah.
Il prend tout, même Bonaparte pour le vendre, et il ose bousculer Sarah.
M. Barrow va vendre tous les objets de Sarah aux enchères pour récupérer l’argent qu’il avait investi et qu’il prétend avoir prêté au père de Sarah.
À l’arrivée de M. Barrow, Jump hue, il ressent l’âme mauvaise et cruelle de cet homme, M. Barrow emmène l’attelage de Sarah. Sarah voit, impuissante, son petit Jump emporté.
Melle Mangin voulait la chasser mais M. Barrow lui a conseillé de la garder pour en faire une servante.
Peter échappe à James et rejoint Sarah dans sa chambre, il lui annonce ce qu’elle sait déjà : M. Barrow a enlevé Jump. Sarah lui en est reconnaissante de s’être occupé de Jump, elle le remercie pour toutes ces promenades qu’ils ont faites ensemble.
Melle Mangin entre dans la pièce et ordonne à James de chasser Peter mais celui-ci se débat pour ne pas quitter Sarah. Le pauvre Peter est jeté dehors par la force.
Sarah décide de mettre un ruban, en souvenir de son cher père, autour de son cou ainsi qu’autour du coup d’Emilie.
Melle Mangin convoque Sarah dans son bureau. Elle lui annonce qu’elle a décidé de la garder dans l’établissement, et qu’elle travaillera. Sarah la remercie naïvement d’avoir la bonté de la garder. Sarah aimerait aider les petites à apprendre leurs leçons. Mais Melle Mangin lui annonce qu’elle travaillera aux lessives comme Becky.
Melle Mangin lui ordonne d’enlever sa robe et d’enfiler une robe misérable et des sabots abimés. Elle les lui jette au sol comme si elle n’était qu’une misérable et pitoyable personne qui ne mérite aucun respect.
Sarah sort ainsi humiliée vêtue de la sorte devant toutes ses camarades.
Melle Mangin annonce aux élèves que Sarah est désormais une servante affectée aux cuisines.
Sarah devra dormir dans la mansarde sous les toits à côté de celle de Becky. Elle est affectée dans l’aile droite de la mansarde.
Sarah monte ces sombres marches qui la conduisent à son sort bien malheureux, elle va devoir désormais surmonter un grand nombre d’épreuves.
Elle qui n’a connu que la propreté, le luxe, le respect et la douceur se retrouve dans une mansarde misérable, sale, miteuse et emplie de toiles d’araignées, elle est confrontée à la méchanceté, aux humiliations et à la pauvreté.
Tout est changé, tout est bouleversé, Sarah croit avoir tout perdu mais dans son terrible malheur, elle trouve le courage de rester forte et digne.

La pauvre Sarah se retrouve dans cette misérable et obscure mansarde, elle sert son Emilie fort contre elle. Elle regarde l’état des lieux délabrés, elle n’a plus rien : plus de bureau, plus de lit, plus de chaise à bascule, plus de tapis, plus de bibliothèque, plus de rideaux, plus rien du tout.
Désormais Sarah connait la misère, la faim, un sombre univers, elle doit désormais lutter et travailler, surmonter cette épreuve. Sarah garde courage comme elle l’a promis à son père, elle dit à Emilie : « Ensemble nous y arriverons. »
Becky est très affectée par la situation de Sarah et en pleure, c’est Sarah qui la réconforte alors qu’elle est atteinte par un terrible malheur, Sarah lui demande de ne pas s’inquiéter pour elle car elle est très forte.
Sarah lui dit de se souvenir qu’elles sont deux petites filles tout à fait semblables. Sarah se souvient quand elle lui disait qu’elle était Sarah par accident et qu’elle aurait très bien pu avoir la vie de Becky, ce jour-là elle ne réalisait pas à quel point elle avait raison, aujourd’hui elle en a pleinement conscience.
Dans son malheur, Sarah reste souriante : elle est heureuse d’avoir Becky auprès d’elle, sa présence lui est d’une très grande aide.
Becky a la délicatesse de lui apporter une bougie et des cadeaux qu’elle n’a pas pu prendre le jour de son anniversaire : le poney offert par Lottie, le livre offert par Marguerite et l’ocarina de Peter. Sarah est entourée des cadeaux de ses amis, des personnes qui tiennent le plus à elle.
La nuit, Sarah ne trouve pas le sommeil, elle est terrifiée par les bruits de souris et du vent qui cogne contre le carreau.
Le lendemain matin de cette nuit difficile, Sarah est impressionnante : elle trouve le moyen de sourire en regardant la vue du haut de sa mansarde.
Pour admirer la vue sur le toit, elle doit déposer une chaise sur la table et monter dessus pour pouvoir atteindre la fenêtre et l’ouvrir. C’est un rituel auquel elle s’adonnera tous les matins.
Elle va même penser aux oiseaux en leur apportant quelques miettes de pain.
Sarah a le cœur serré d’entendre la cloche, les cours vont commencer et elle ne pourra plus y assister.

Pour garder courage et espérance, Sarah continue à parler à Emilie, elle puise sa force en elle, dans le portrait de sa famille et dans les dernières promesses qu’elle a faites à son père.
Sarah doit faire face au départ de Mariette qui doit partir chercher un autre travail, elle dit à Sarah combien elle a été heureuse de la servir, elle a beaucoup de peine de la quitter, elle serre et embrasse Sarah avant de partir.
Melle Mangin ordonne ensuite à Sarah de retirer son ruban, Sarah refuse de retirer le ruban qu’elle porte en mémoire de la mort de son père. Face à son obstination, Melle Mangin se résigne à ne pas la forcer à l’ôter.
Sarah est employée aux cuisines, elle doit débarrasser la table de ses anciennes camarades, elle ne doit pas jeter les restes des repas car ce sera sa nourriture.
Elle est réduite à l’état d’esclavage, elle est traitée comme une bonne à tout faire, elle doit faire la vaisselle, la lessive, le repassage, faire les courses, balayer les salles de classe etc.
Sarah est aussi coursière, elle est envoyée pour faire les courses jour et nuit qu’il pleuve ou qu’il vente.
Elle assure les mêmes tâches que Becky sans rien avoir de positif en retour. Malgré tout, Sarah exécute ses tâches avec application.
Sarah demande une faveur à Melle Mangin : elle voudrait tellement étudier, elle lui demande l’autorisation d’aller dans la salle de classe après les cours pour travailler. Melle Mangin refuse et ordonne à Amélia d’interdire formellement aux élèves de parler familièrement à Sarah.
Même si elle doit le faire seule, Sarah a la ferme intention de continuer à étudier pour nourrir son esprit.

Sarah va endurer l’humiliation d’affronter le regard de ses anciennes camarades :
Toutes ses anciennes camarades sont dans la salle à manger, Sarah doit leur porter le pain. Ses camarades sont gênées, Marguerite est peinée, Lottie est choquée de la voir réduite à cette basse condition.
Sarah doit subir l’humiliation de leur servir une à une le pain. Comme expliqué dans la présentation de Lavinia, celle-ci fait exprès de faire tomber au sol le pain servi, elle lui reproche désagréablement de l’avoir fait tomber par terre, Sarah surmonte cette humiliation, et ramasse le pain, Lavinia lui ordonne d’aller lui en chercher en autre. Lavinia se plaint auprès de Melle Mangin que Sarah a fait exprès de faire tomber son pain au sol.
Sarah clame son innocence mais Melle Mangin ne veut rien y entendre, elle rappelle aux demoiselles qu’elles n’ont pas le droit d’adresser la parole à Sarah si ce n’est pour lui ordonner un travail.
James ordonne à Sarah de manger le pain tombé au sol.
Comme je le précise plus en détails dans la présentation de Lavinia, celle-ci continue sans relâche d’humilier Sarah mais le regard de Sarah reste impassible, elle ne baisse jamais les yeux et regarde toujours fixement sans jamais rien dire.
Sarah accomplit toutes ses tâches sans jamais se plaindre. Malgré qu’elle soit réduite à cette condition, elle reste une princesse : elle en a toujours la grâce et les manières.
Au lieu de se laisser abattre, Sarah a réagi contre le malheur.
Sarah s’imagine qu’il fait beau dans sa chambre et qu’il y a de beaux tableaux accrochés aux murs, une très jolie nappe est brodée sur la table et au milieu un vase plein de fleurs, contre le mur du fond il y a une bibliothèque pleine de livres, le lit est couvert d’un édredon de plumes chaud et moelleux.


Sarah pourra compter sur le soutien et l’aide de ses fidèles amis :
Une nuit, Marguerite la rejoint dans sa mansarde. Marguerite lui demande pourquoi elle n’est plus sa meilleure amie parce que ces jours-ci, Sarah lui a parlé froidement. Sarah lui assure que telle n’était pas son intention, qu’elles sont toujours amies exactement comme elles l’étaient avant. Sarah pense qu’elles ne peuvent plus se voir aussi souvent qu’avant, Marguerite la détrompe, rien n’a changé mais quand elle essaie de parler à Sarah, celle-ci se sauve et ne répond pas, Marguerite en souffre. Sarah est tellement impassible qu’il est impossible pour Marguerite de savoir à quoi elle pense.
Sarah lui parle de Melle Mangin qui ne lui permet pas de s’arrêter pour parler aux autres élèves, elle pensait que c’était mieux pour Marguerite si celle-ci ne lui parlait plus.
Marguerite lui assure qu’elle ne pourrait pas, elle veut rester son amie.
Touchée, Sarah prend les mains de son amie dans les siennes et s’excuse, elle est heureuse d’avoir Marguerite, elle est heureuse de l’avoir connue et voudrait qu’elle reste pour toujours sa meilleure amie.
Marguerite se demande comment Sarah trouve la force de vivre dans un endroit pareil, la mansarde est tellement sombre et froide, on dirait une prison.
Sarah lui rappelle le comportement digne de Marie-Antoinette en prison et qui est restée forte et courageuse jusqu’à la fin de sa vie.
Même si sa chambre ressemble à une prison, Sarah ne perdra jamais son courage et elle garde espoir, d’autant plus qu’elle bénéficie du soutien de ses amis.
Marguerite lui a apporté une ardoise pour qu’elle puisse continuer à faire ses exercices, et elle aimerait qu’elle continue à l’aider à travailler, elle aimerait rester plus longtemps avec Sarah pour lui parler et encore mieux la connaitre pour qu’elles deviennent encore plus amies. Sarah est émue par cette démonstration d’amitié si sincère et fidèle.
Ces derniers jours, Sarah s’était montrée un peu froide envers Marguerite mais elle ne l’avait pas fait intentionnellement, elle était fatiguée, inquiète, chamboulée, encore sous le choc du terrible drame qui l’a frappée. L’amitié de Marguerite la réconforte beaucoup.
Grâce à cette expérience malheureuse, Sarah a appris beaucoup de choses qu’elle n’oubliera pas, elle a compris que connaitre le malheur permet de mieux connaitre les sentiments profonds des gens qui nous entourent. Elle a pu réaliser à quel point Marguerite est une véritable amie, elle est devenue encore plus importante dans la vie de Sarah.

Un matin, Sarah pense à Peter et justement elle va le rencontrer dans un moment de détresse :
En allant au marché acheter des légumes frais et pas chers, Sarah se fait bousculer par des garçons qui lui volent son argent, elle ne récupère qu’une pièce au sol.
Heureusement, elle rencontre Peter qui la rassure et grâce à ses connaissances en tout point de vue, Sarah repart avec un panier plein de bons légumes, et de la monnaie à rendre à Mary.
Sarah le trouve exceptionnel et lui demande de l’aider à être plus forte et à se débrouiller toute seule. Sarah lui propose même d’étudier ensemble lorsqu’elle viendra en ville.
Avant de rentrer, elle se rend à l’église, elle remercie le Seigneur de lui avoir fait rencontrer Peter aujourd’hui. Sarah n’oubliera jamais ce qu’il a fait pour elle.

Ce sera ensuite au tour de Lottie de montrer à Sarah tout son attachement et l’affection qu’elle lui porte :
Lottie se lève au milieu de la nuit pour rejoindre sa maman Sarah malgré sa peur de monter les escaliers froids et sombres conduisant à la mansarde.
Lottie se perd et terrifiée, elle appelle sa maman Sarah qui l’entend, la rejoint et la console.
Lottie passe la nuit dans le lit de Sarah, sa visite a fait aussi beaucoup de bien à Sarah et l’a réconfortée.

Une souris et sa famille vivent dans la mansarde de Sarah. Sarah la prénomme Mel (diminutif de Melchisédec), elle s’en fait un compagnon d’infortune et veillera à lui apporter le plus souvent possible des miettes de pain.



Pour reprendre courage lorsqu’elle se sent trop triste et abattue, Sarah regarde le portrait de sa famille et promet à son père que tout ira mieux.
Parfois, il arrive à Sarah de s’endormir en tenant contre elle le portrait de sa famille.
Quand elle est injustement traitée, elle pense à son père, il lui donne la force de continuer et elle arrive à supporter toutes ces injustices.

Sarah est triste à l’idée de ne pas participer à la fête du 1er mai.
Sarah ne connait pas la tradition anglaise suivante : le 1er mai, le jour de la rosée de mai, on raconte que si on reçoit la rosée du matin on devient belle pour le restant de l’année.
Toutes les filles sont dans le parc pour la respirer. Dans le collège, il est coutume d’élire une reine du 1er mai. Lavinia est élue reine du 1er mai mais il est certain que si Sarah faisait encore partie de la classe, c’est incontestablement elle qui aurait été élue reine.
Ce jour-là, Sarah a tellement faim qu’elle n’a plus de force, elle voit flou, elle est sujette à des vertiges.
En revenant du marché, elle croise la route d’un petit garçon riche nommé Donald Carmichael. En se rendant dans son fiacre, il aperçoit Sarah et remarque qu’elle est morte de faim car son visage est pâle et maigre, il lui offre gentiment une pièce de six pences pour qu’elle s’achète quelque chose à manger, il insiste pour qu’elle accepte et lui met lui-même la pièce dans sa main.
Sarah le remercie, cette situation lui fait un choc, cette petite princesse d’un haut statut social n’aurait jamais un jour pensé qu’on puisse la prendre pour une mendiante, la petite fille qu’elle est devenue lui parait bien misérable.
Sarah s’effondre dans sa chambre, elle regarde la pièce, elle lui fait refléter dans quel état misérable et triste elle est réduite.
Elle est à bout de force, si faible, elle supplie son père de venir la sauver, elle se sent si perdue, si fragile et vulnérable sans lui.
Dans le roman, Sara perce un trou dans la pièce de six pences et la met à son cou avec un vieux ruban.

Sarah est convoquée par Melle Mangin, elle a reçu des lettres qui viennent des Indes.
Melle Mangin lui lance un paquet de lettres sur la table : Sarah a un terrible choc, il s’agit de toutes les lettres qu’elle avait récemment écrites à son père.
C’est si triste, M. Crewe est mort sans avoir lu les dernières lettres de sa fille. Elle lui écrivait pendant des mois, il est mort sans savoir ce qu’elle lui a écrit.
Sarah se rend chez M. Barrow pour lui demander des renseignements sur son père, elle veut avoir des détails sur sa mort. Il lui raconte que M. Crewe a été trahi par un ami auquel il avait grande confiance, cet ami l’a convaincu d’investir tout son argent dans une mine de diamants sans valeur. Dans le désespoir, M. Crewe est allé travailler lui-même à la mine pour essayer de trouver une trace de diamant, il est tombé gravement malade et est mort sur place en l’espace de trois jours. Ce sont les renseignements qu’il a reçus. M. Barrow ne veut pas l’aider et lui demande d’oublier cette histoire.
Sarah se confie à Peter qui a une très bonne idée : il faut que Sarah envoie une lettre aux Indes, à la police locale. Une fois la lettre rédigée, Peter conduit Sarah au port de Londres et confie la lettre à un marin qui embarque à bord d’un bateau partant pour les Indes.
Le marin a été touché par la situation de Sarah, il a fait en sorte que la lettre arrive à destination.
Sarah confie qu’elle arrive parfois à se persuader qu’un jour peut-être son père reviendra et elle se dit que le seul endroit où il pourrait la retrouver c’est le collège, c’est la raison pour laquelle elle reste dans ce collège même si c’est très dur pour elle, mais elle se dit que si son père est vivant c’est là qu’il viendra la chercher.
Grâce à Peter, Sarah a une raison de plus d’affronter ses malheurs avec courage. Elle restera au collège jusqu’à ce qu’elle reçoive une réponse de Bombay, à ce moment elle saura ce qui est arrivé à son père. Cette attente lui donne la force et le courage de surmonter n’importe quelle difficulté.
Rien que de penser à sa lettre se dirigeant vers les Indes, Sarah sent se rallumer en elle la flamme chaude de l’espoir, symbolisée visuellement par la chandelle qui brille sur la table de sa mansarde.

Sarah doit presque tous les jours endurer les malveillances et humiliations de Lavinia.
Un jour, Lavinia reproche à Becky de ne pas avoir suffisamment ciré ses bottines.
Sarah retrouve Becky en larmes et décide d’y aller à sa place. Becky ne veut pas, elle sait que cela procurerait trop de plaisir à Lavinia qui meurt d’envie d’humilier Sarah devant tous.
Sarah le sait très bien mais elle reste forte et supporte l’humiliation d’aider Lavinia à enfiler ses bottines.
Elle part ensuite faire des courses et rencontre de nouveau Peter qui la conduit chez sa tante la fleuriste qui lui fait un bon prix sur les fleurs. La tante de Peter dit à Sarah que depuis le jour où elle l’a vue la première fois, elle n’arrive pas à oublier sa grâce et sa distinction.
De retour à la pension, Sarah découvre que Lavinia va occuper la chambre qui lui appartenait.
Comme expliqué plus précisément dans la présentation de Lavinia, celle-ci a demandé à avoir Sarah comme femme de chambre particulière.
Le père de Lavinia demande l’avis de Sarah qui accepte en humiliant Lavinia et disant qu’elle ne peut pas refuser puisque Lavinia tient tellement à faire d’elle sa femme de chambre particulière. Le père de Lavinia comprend que quelque chose ne va pas et apprend que Sarah était une ancienne camarade de sa fille, il comprend que Lavinia tient à l’humilier et la gifle.
Sarah est soulagée que le plan cruel et mesquin de Lavinia ait échoué, elle n’aurait jamais pu accepter de perdre sa dignité à ce point.

Sarah a une fois de plus tenu tête à Lavinia qui s’amusait avec ses amies à salir le sol pour la faire nettoyer. Elle leur a dit qu’elle nettoiera lorsqu’elles seront sorties de la chambre.
Lavinia part se plaindre auprès de Melle Mangin en lui inventant que Sarah refuse de nettoyer sa chambre.
Sarah se défend et assure que la chambre est parfaitement nettoyée, elle propose même à Melle Mangin d’aller vérifier mais celle-ci s’emporte contre Sarah.
En sortant faire les courses, Sarah rencontre Peter qui remarque qu’elle n’est pas bien, elle se confie, Peter est indigné des injustices qu’elle doit supporter.
De retour à la pension, James lui reproche de ne pas avoir acheté de pommes de terre alors qu’il ne l’a pas inscrit sur la liste de courses. Il ment en prétendant qu’il l’avait prévenue oralement, Sarah est contrainte de se rendre tard chercher des pommes de terre sous la pluie et l’orage.
Elle perd en route sa chaussure qui se fait écraser par la roue d’un fiacre, la semelle de sa chaussure s’en retrouve arrachée.
Le marché auquel elle se rend est fermé en raison de la pluie intempestive, Sarah doit se rendre dans un marché au sud de la ville.
Sur le chemin du retour, elle trébuche près d’un garde et fait tomber ses pommes de terre, le pied de Sarah saigne et la fait souffrir, elle ramasse péniblement ses pommes de terre. Le garde se prend de pitié pour elle, il court à elle, lui ramasse toutes ses pommes de terre et regagne rapidement sa place, alors qu’il n’avait pas le droit de bouger. Sarah remercie ce si gentil garde qui a risqué son poste pour lui venir en aide.
Sarah a été dupée par le marchand qui lui a vendu des pommes de terre germées, Becky et Sarah devront les manger sur ordre de Mary.

À l’épisode 22, Sarah a l’agréable surprise de découvrir Marguerite et Lottie dans sa mansarde.
Marguerite a apporté à Sarah tous les livres que son père vient de lui envoyer, il y a un livre sur la Révolution Française écrit par Thomas Carlyle. Sarah connait ce livre, elle l’avait demandé à son père.
Marguerite part ensuite chercher le paquet de douceurs envoyée par sa tante Elisa, cela est surtout dans le but de donner à manger à Sarah qui endure de graves privations.
Malheureusement, Jessie et Gertrude la surprennent et partent prévenir Lavinia qui s’empresse d’en avertir Melle Mangin.
Marguerite retourne auprès de Sarah qui fait imaginer à ses amies qu’elles se trouvent au château de Versailles, qu’elles vont recevoir des nobles et qu’elles vont déguster des pâtisseries luxueuses.
Au moment où elle annonce que le roi Louis XVI et Marie-Antoinette vont faire leur entrée, c’est Melle Mangin qui entre mettant fin au rêve, le visage pâle de rage.
Melle Mangin accuse Sarah et la prive de nourriture pour toute la journée du lendemain alors qu’elle avait déjà été privée de nourriture pour la journée.

Le lendemain, Melle Mangin envoie Sarah expédier sa lettre pour qu’elle marche sous la pluie, alors qu’elle est privée de nourriture.
Dans ces moments si durs, Sarah repense aux Indes, à son chaud soleil, à ses fruits exotiques.
Grâce à Dieu, elle trouve une pièce de quatre pences au sol. Malgré sa faim, elle s’en veut de dépenser une pièce qui ne lui appartient pas.
Elle entre dans une boulangerie et demande à la boulangère si l’un de ses clients a perdu cette pièce, la boulangère lui conseille de la garder et de s’acheter ce qu’elle veut, elle lui fera un bon prix. Sarah ne veut pas et part à l’église faire don de cet argent car elle ne sait pas qui l’a perdu et s’en voudrait de profiter d’un bien qui ne lui appartient pas. Le prêtre lui dit que c’est Dieu qui a perdu cette pièce car Il voulait que ce soit elle qui la trouve, Dieu sera content qu’elle s’achète de quoi manger lui affirme-t-il.
Le prêtre voit que Sarah a le cœur bon, il lui explique que ce sont des épreuves que Dieu lui donne.
Rassurée, Sarah retourne à la boulangerie. À l’entrée de celle-ci, elle voit une petite mendiante pieds nus et affamée. Sarah a pitié de cette fillette encore plus affamée et misérable qu’elle.
Sarah entre acheter quatre petits pains aux raisins, la boulangère lui en offre un supplémentaire.
Sarah en prend un pour elle et donne tout le reste à la petite mendiante.
Dans le roman, la boulangère lui donne deux pains supplémentaires, Sara en donne cinq à la petite mendiante et n’en garde qu’un seul pour elle.
La boulangère a assisté à cette scène, elle est touchée par la générosité de cette bonne petite Sarah, elle n’a jamais connu un être aussi extraordinaire.
Il est à relever que Sarah mourrait de faim et elle a eu la bonté de partager son unique pain avec Becky et Mel.


Sarah pourra compter sur le soutien réconfortant, encourageant et bienveillant de M. Dufarge qui va lui donner la force d’espérer encore. Il va lui offrir un livre de grammaire française et lui conseiller de toujours garder espoir.
Puis, lorsque la femme du préfet a écrit à Melle Mangin pour lui dire qu’elle a hâte que ses amies entendent l’accent parfait que possède Sarah, M. Dufarge a suggéré à Melle Mangin de fermer les yeux sur le règlement et de laisser Sarah jouer le rôle de l’élève modèle.
Marguerite a eu la gentillesse de lui prêter un vêtement pour l’occasion.
En classe, M. Dufarge interroge Sarah et lui suggère de réciter par cœur. Sarah impressionne la femme du préfet et les personnalités en récitant par cœur une leçon de grammaire française.
Admiratifs, tous les invités l’applaudissent ainsi que toute la classe, exception faite de Lavinia.
En privé, Mme Martin conseille à Melle Mangin d’exploiter les extraordinaires capacités de Sarah au profit du collège c'est-à-dire de la laisser donner des cours de français aux petites classes. M. Dufarge appuie cette demande. Pleine de rage mais impuissante, Melle Mangin n’a d’autre alternative que de satisfaire aux demandes de la femme du préfet.
Becky entre en classe pour annoncer la nouvelle à Sarah devant les autres élèves. Mais Melle Mangin précise à Sarah qu’elle n’est pas dispensée de son autre travail, son nombre d’heures ne sera pas réduit, elle travaillera comme avant à la cuisine.

Sarah est très heureuse de pouvoir enseigner, elle donne des leçons de français à quatre petites (dont Lottie) et à Marguerite qui est une très mauvaise élève en français.
Elles progressent toutes vite grâce à ses enseignements vivants et agréables, Sarah a le don de savoir rendre ses leçons si intéressantes qu’elle arrive à faire progresser les élèves les plus en difficulté.

Sarah est contrainte de faire les devoirs de français de Lavinia, Jessie et Gertrude. Ces dernières seront démasquées par M. Dufarge qui reconnait aisément l’écriture et l’excellent travail de Sarah.
Pour se venger, Lavinia part se plaindre de M. Dufarge auprès de Melle Mangin et fait en sorte d’obtenir son renvoi.
Becky informe Sarah que M. Dufarge quitte l’établissement et qu’il lui transmet un message : garder l’espoir.
Sarah court le plus vite possible pour le retrouver dans son appartement.
Elle lui saute dans les bras en pleurs, il lui assure qu’elle n’est pas responsable de son départ. Il va retourner dans le midi de la France, il aimerait que Sarah voie un jour son village. M. Dufarge n’a pas voulu lui dire que Melle Mangin l’a congédié car il lui prêtait attention, il a préféré lui dire qu’il avait envie de retourner dans son pays natal.
Sarah pleure en lui disant qu’elle va se sentir seule lorsqu’il sera parti : « J’ai besoin de vous, j’ai besoin de vos conseils M. Dufarge. » dit-elle éplorée.
M. Dufarge la réconforte, il lui conseille de persévérer car elle en sera un jour récompensée, il lui rappelle qu’elle est courageuse et qu’elle a la force nécessaire en elle pour surmonter toutes ces difficultés et ces obstacles, elle a le don de ce courage hors du commun que Dieu lui a donné.
M. Dufarge et Sarah se font leurs adieux, Sarah se serre contre lui en larmes. M. Dufarge ne peut retenir plus longtemps les siennes.
Ce fut leur dernière rencontre. Dans le silence de sa mansarde, Sarah entend le bruit des vagues qui claquaient sur la coque du navire qui emmène M. Dufarge loin d’elle.

La pauvre Sarah ne partira pas en vacances d’été et devra travailler dur. Au salon, Sarah voit toutes ces jeunes filles heureuses de retrouver leurs parents alors qu’elle n’a plus son père, personne pour venir la chercher. Sarah accepte son destin avec courage bien qu’elle aimerait avoir aussi un endroit où partir en vacances.
Becky va pouvoir rentrer chez elle pendant les vacances. Sarah va se retrouver seule, elle cache sa tristesse devant Becky, elle a enfoui son chagrin au fond de son cœur sinon Becky ne serait jamais partie en vacances, elle n’aurait pas eu le cœur de laisser son amie dans cet état.
Sarah est terriblement triste mais elle reste forte et ne pleure pas, elle fixe la photo de ses parents, le regard vide et le cœur gros.

En l’absence de Becky, Sarah fera son travail.
Sarah a un pincement au cœur de voir son amie partir, mais elle garde le sourire lorsque Becky la regarde.
Après le départ de Becky, Sarah se laisse aller à ses émotions, elle est triste de ne plus avoir de famille et l’exprime à Peter qui la console.
La vie au pensionnant lui parait vide et triste sans Becky, Sarah trouve réconfort auprès d’Emilie sa fidèle compagne.
Sarah n’a plus de famille, Mel et ses petits sont tout ce qui lui reste.

En regardant par la fenêtre la maison à côté de la pension, Sarah confie à Emilie qu’elle aimerait tant que quelqu’un vienne l’habiter.
Comme une réponse du destin à son souhait, un nouveau locataire répondant au nom de M. Crisford vient enfin s’installer à côté. Sarah trouve cela merveilleux.
Sarah observe l’emménagement et reconnait des objets qui viennent des Indes, quand elle il y vivait, il y avait des objets semblables dans le bureau de son cher père. Elle comprend aisément que le futur locataire est un homme qui a longtemps vécu aux Indes et qu’il est très riche car Sarah a reconnu des objets d’arts, ce sont des sculptures très précieuses.
Elle assiste à l’arrivée de M. Crisford qui a des serviteurs hindous, elle voit notamment Ram Dass.
Elle est peinée de voir que M. Crisford soit en fauteuil roulant et très affaibli.
Sarah est inquiète et attristée de voir cet homme célibataire qui n’a personne pour le soutenir moralement.
Elle se met à penser à son père qui est mort seul aux Indes sans avoir pu voir et embrasser ses proches.
Heureusement que le retour prématuré de Becky va lui apporter du baume au cœur.
Sarah aura l’occasion de faire de plus amples connaissances avec son voisinage : elle disait qu’elle aimerait tellement faire la connaissance de Ram Dass qui a l’air si sympathique. Justement, Becky et elle le voient récupérer son singe Sulya sur le balcon. Sur le conseil de Sarah, les deux demoiselles saluent Ram Dass lequel leur rend leur salut. Sulya en profite pour s’échapper et rejoindre la mansarde de Sarah. Ram Dass rejoint agilement la mansarde et fait particulièrement connaissance avec Sarah si polie et aux manières élégantes et délicates. Avant qu’il ne parte, Sarah lui demande de transmettre ses meilleures pensées à son maitre.

Sarah en apprend un peu plus au sujet de son voisin en entendant Amélia dire à Melle Mangin que M. Crisford est un homme anglais qui a accumulé une grosse fortune aux Indes en exploitant des mines
Sarah est songeuse, elle se dit que c’est une drôle de coïncidence que cet homme ait fait la même chose que son père. Elle est encore plus préoccupée par sa maladie, quand elle le voit elle pense à son père, elle se sent concernée par sa santé. Sarah prie même à l’église pour la guérison de M. Crisford.
Elle ne sait pas encore que cet homme est le meilleur ami de son père et qu’il est à sa recherche pour s’occuper d’elle et lui remettre un immense héritage.

Sarah revoit Donald et découvre que son père est l’avocat de M. Crisford : M. Carmichael.
En voyant Sarah, Donald court à elle, il s’excuse de l’avoir prise pour une mendiante et lui révèle que sa mère lui a fait remarquer qu’elle avait beaucoup d’allure et de classe, et qu’elle pense qu’elle fait partie d’une grande famille qui s’est retrouvée ruinée. Sarah ment en disant qu’elle a toujours été pauvre.
Sarah ne sait pas qu’avoir rencontré Donald est aussi un signe du destin : la famille de ce jeune homme est proche de M. Crisford. Tout la rapproche inéluctablement de M. Crisford.

C’est le jour de la rentrée des classes : Amélia devait aller au port pour accueillir Lavinia mais elle se plaint de maux d’estomac. Amélia propose d’envoyer Sarah à sa place.
Le chemin de Sarah croise de nouveau celui de Donald au port, il vient dire au revoir à son père qui part à Paris. Donald dit à Sarah que son père fait des recherches pour l’un de ses amis qui est très malade et qu’il part à Paris dans l’espoir de retrouver quelqu’un de très important, il part à la recherche d’une jeune fille dont le père est mort loin d’ici. Sarah est loin d’imaginer qu’elle est la jeune fille concernée par cette affaire.

La vie au pensionnat reprend son cours. La pauvre Sarah doit endurer les méchancetés de Lavinia qui a été jusqu’à se montrer violente en tentant de lui assener un coup d’ardoise sur la tête. En se protégeant, l’ardoise a rebondi sur la main de Sarah et a brisé la fenêtre.
Sarah est entièrement tenue responsable et doit aller trouver un vitrier. Heureusement qu’elle rencontre son cher ami Peter, elle lui confie tout et il l’aide à trouver un vitrier qui fait de bons prix.
Sarah ne s’était jamais acheté de quoi manger avec l’argent que lui avait donné Donald, elle le prend pour payer le vitrier. Mais le vitrier lui dit qu’elle ne lui doit rien du tout, il ne fait jamais payer les amis de Peter mais puisqu’elle y tient, il ne lui fera payer que six pences, c’est juste ce qu’elle peut payer, et elle lui donne la pièce. Le vitrier gardera la pièce en souvenir de Sarah.
Becky n’aura donc pas à rembourser la vitre (elle avait insisté auprès de Melle Mangin pour rembourser la vitre avec son salaire).
Sarah se sent comblée par l’affection que Peter et Becky lui portent.

Le vent a défoncé la fenêtre de Sarah et la pluie a inondé sa chambre. Sarah se retrouve dans l’humidité, elle est frigorifiée.
Comme je l’explique dans la présentation de Lavinia, Sarah va s’endormir près du feu dans la chambre de Lavinia. Celle-ci va la réveiller violemment et en voulant chasser le chat César, sa robe se retrouvera tâchée par de l’encre. Lavinia en tiendra Sarah pour unique responsable et lui ordonnera d’enlever les tâches de sa robe.
Sarah sort sous la pluie et le vent violent et entre dans la boutique de l’ancien propriétaire d’Emilie. En la voyant, il la reconnait et comprend qu’elle a dû subir de grands malheurs.
Sarah lui tend la robe pour lui demander s’il est possible qu’elle soit remise en état.
En voyant la détresse de Sarah, le propriétaire de la boutique a beaucoup de peine, il la rassure et lui dit qu’il s’en charge personnellement, il ne veut plus qu’elle verse de larmes et veut la voir sourire, il lui essuie même délicatement et affectueusement une larme.
Sarah va faire son marché, le propriétaire lui a promis qu’à son retour, la robe sera comme neuve. Les marchés dans lesquelles elle se rend sont fermés à cause de la tempête. Sarah a de la fièvre, elle retourne chez le propriétaire qui a fait partir toutes les tâches de la robe, il l’a même repassée et fait emballer la robe dans du papier étanche pour qu’elle ne soit pas mouillée par la pluie.
Sarah est émue aux larmes par la bonté de cet homme. Elle tente de lui expliquer qu’elle ne peut pas payer, mais le propriétaire lui rappelle la poupée Emilie, il sait qu’elle en a pris le plus grand soin et il n’a pas l’intention de la faire payer. Il comprend que la vie n’a pas été tendre avec elle et lui demande de lui raconter ce qui s’est passé depuis la dernière fois où ils se sont vus.
Sarah lui explique que son père est mort et qu’elle travaille au collège comme femme de chambre mais elle espère qu’elle pourra elle aussi un jour lui rendre un service.
Le propriétaire lui dit d’être toujours courageuse, de ne pas se laisser abattre par les évènements. Une fois Sarah partie, il prie Dieu de lui faire trouver le bonheur.
De retour au pensionnat, Sarah est injustement accusée par Lavinia d’avoir fait exprès de tâcher sa robe avec de l’encre. Sarah s’écrie que ce n’est pas vrai mais Melle Mangin demande à Mary de la punir sévèrement.

L’état de Sarah s’aggrave : elle se réveille très souffrante, elle est très fiévreuse.
Becky refuse qu’elle se lève du lit et va tout expliquer à Mary qui ne veut rien entendre et se borne à croire que Sarah refuse de travailler.
Mary rejoint la mansarde de Sarah et la jette violemment du lit, Sarah s’effondre au sol, Mary comprend que Sarah est véritablement souffrante.
La position d’Emilie reflète symboliquement l’état de Sarah : Emilie a les yeux fermés, l’air souffrant et le bras droit relâché comme si elle était gravement malade et inconsciente, exactement comme Sarah.
Mary est alarmée lorsqu’elle touche le front de Sarah, puis Emilie tombe au sol, elle est effondrée à l’image de Sarah, comme si elle était son double. Sarah et Emilie ne forment qu’une :


Mary alerte Melle Mangin qui lui ordonne de la remettre au lit.
Melle Mangin refuse de faire appeler un médecin qui coûte cher et opte pour un médecin qui a mauvaise réputation et qui se trompe souvent de diagnostic.
Le médecin arrive saoul et empestant l’alcool. Il ne se trompe pas en affirmant qu’elle est gravement malade, chose aisée à constater. Puis il annonce qu’elle est atteinte d’une maladie très contagieuse et prétend qu’il est trop tard pour la sauver.
Melle Mangin en veut à Sarah, elle demande à sa sœur de garder le secret sur cette affaire.
Becky et James désinfectent la chambre de Sarah.
Melle Mangin interdit aux élèves de s’approcher de la chambre de Sarah en les menaçant que toute désobéissance sera très sévèrement punie.
Becky prend le soin de rester au chevet de Sarah et Marguerite a l’idée de prévenir sa tante Elisa qui a des médicaments pour ce genre de fièvre. Becky décide de s’y rendre à sa place pour éviter d’attirer les regards.
Par chance, Becky rencontre Peter qui est en chariot, elle lui explique l’inquiétante et alarmante situation. Peter se précipite à conduire Becky chez Elisa qui lui donne une potion aux herbes contre les fièvres malignes. Peter ramène à toute vitesse Becky au collège.
Marguerite et Becky aident Sarah à boire sa potion.

Grâce au médicament d’Elisa, la fièvre de Sarah a presque entièrement disparu.
C’est M. Crisford qui va contribuer à son rétablissement complet : Ram Dass lui parle souvent de cette charmante voisine, M. Crisford s’y intéresse donc de très près. Ne la voyant plus, il demande à Ram Dass de vérifier ce qu’il en est, ils pensent tous deux à raison qu’elle a sûrement dû tomber malade.
Ram Dass fait un constat des lieux et en fait le compte-rendu à M. Crisford qui le charge de métamorphoser la mansarde de Sarah.
Ram Dass et ses deux compagnons entrent dans la chambre de Sarah, la nettoient, déroulent un grand tapis, allument un feu, une bouilloire chauffe dans la cheminée, ils lui mettent un oreiller, une bonne couverture, dressent une grande table pleine de bon mets, déposent deux chandelles, un pot de fleurs, deux chaises pliantes garnies de coussins, des couverts pour deux personnes, des pantoufles scintillantes.
La chaleur réveille Sarah, elle se sent mieux, elle n’a plus de fièvre, elle ouvre les yeux et voit tout cet émerveillement.
Sarah croit rêver, elle ferme les yeux et n’ose pas les rouvrir dans la peur que tout disparaisse, mais tout est bien réel.
Sarah rejoint réveiller Becky et l’amène dans sa chambre. Becky est émerveillée, Sarah pense que c’est l’œuvre d’une fée. Ram Dass l’observe sans qu’elle s’en doute.
La pauvre Sarah travaillait comme une esclave depuis plusieurs mois, elle est de constitution fragile, elle s’est affaiblie jusqu’au jour où elle est tombée malade et a lutté contre la mort mais sa volonté a gagné, sa soif de vivre a été la plus forte sans compter le soutien et l’aide de ses amis et de son bienfaiteur.
Sarah et Becky n’avaient jamais autant mangé, elles ont enfin le ventre plein.
Sarah se dit qu’étant donné que ce n’est pas un rêve et que les fées n’existent pas, il y a quelqu’un qui veille sur elle, et cette certitude l’envahit d’un doux sentiment de chaleur réconfortante.

Le lendemain, rien n’a disparu. Sarah est certaine que cette magie va continuer.
Sarah est désormais tout à fait guérie grâce à la potion d’Elisa et aux soins, à la nourriture, à la chaleur procurée par les attentions de M. Crisford et Ram Dass.
Mary et Melle Mangin sont suspicieuses de voir Sarah en pleine forme et ayant une bonne mine.
Puisque Sarah est tombée malade parce qu’elle avait beaucoup de travail, Melle Mangin la dispense mesquinement d’assurer les cours de français pour les petites classes. Sarah est affectée et les élèves murmurent des reproches à l’encontre de cette décision.
Melle Mangin la prive intentionnellement du seul travail qui lui procurait du plaisir.

Comme expliqué dans la présentation de Peter, il va venir lui rendre visite ce jour-là, déguisé en ramoneur, il s’inquiétait beaucoup pour Sarah et voulait absolument la voir. Sarah le remercie de lui avoir rapidement apporté le remède. Elle est touchée que Peter soit venu rien que pour elle.
Sarah est aidée psychologiquement et moralement car elle se sent aimée, soutenue et réconfortée.

En rentrant dans la chambre de Sarah le soir, Sarah et Becky découvrent de nouveau une table nappée, dressée pour deux personnes et couverte de mets encore plus délicieux que la veille.
Un livre a été déposé pour Sarah ; en l’ouvrant, Sarah trouve une carte : « A la jeune fille de la mansarde. De la part d’un ami. »
Sarah sert fortement le livre sur son cœur en pensant que ce ne peut-être que son voisin qui lui fait tous ces cadeaux.
La joie qu’elle ressent et le confort luxueux qu’elle bénéficie lui donnent des forces pour affronter ses dures journées.

Depuis qu’elles mangent à satiété, Sarah et Becky sont en pleine forme, les repas copieux ont permis à Sarah de se rétablir très rapidement. Leur travail leur semble moins dur le ventre plein.
James et Mary soupçonnent Sarah d’avoir l’estomac rempli mais les restes de la veille n’ont pas disparu alors ils se demandent comment peut-elle trouver de la nourriture.
Mary suit Sarah lorsqu’elle sort pour faire les courses, en la suivant elle l’observe avec Peter et découvre qu’il était venu au pensionnat déguisé en ramoneur, elle le répète à Melle Mangin. Mary a vu Peter offrir une pomme à Sarah et en conclut qu’il la nourrit tous les jours quand elle sort en ville.
La nuit venue, Melle Mangin, James et Mary guettent le passage des filles et montent dans la mansarde.
Sarah et Becky n’ont pas le temps de goûter la moindre bouchée de leur délicieux diner que Melle Mangin pénètre dans la pièce.
Becky lui jure que tout apparait puis disparait. Melle Mangin pense que c’est Peter qui leur apporte tous ces plats et objets ‘‘volés’’.
Sarah est conduite à l’étable, ce sera sa nouvelle chambre. La pauvre Sarah n’a que de la paille pour couverture. Dans son nouveau malheur, Sarah ne se détache pas d’Emilie et du portrait de sa famille.
Pour ne pas déprimer, Sarah continue à parler à Emilie, et cet endroit lui fait penser à Jump qui lui a été arraché.
Sarah n’a plus le droit de sortir.
Informé de la situation par Becky, Peter rejoint Sarah pour l’emmener avec lui dans sa maison, il veut l’arracher à sa condition d’esclave.
Sarah est touchée par sa proposition mais elle doit rester, elle lutte et sent qu’elle arrive près du but (elle a raison !). Si elle abandonne dit-elle, tous les sacrifices qu’elle a faits n’auront servis à rien.

À l’occasion d’une sortie des collégiennes à St James’s Park, Sarah et Becky devront leur apporter leurs paniers du pique-nique parc vers midi. James et Mary n’ont pas voulu préparer de part pour Sarah et Becky.
Au parc, Amélia va tomber dans l’étang et s’endolorir le dos. Sarah a l’idée de faire venir Peter pour qu’il vienne la chercher avec le chariot. Elle tombe justement sur lui et il les ramène au collège.
Amélia se fait masser par Sarah, laquelle remarque qu’elle a de la fièvre. Sarah insiste auprès de Melle Mangin pour faire venir un médecin. Celle-ci accepte mais ce sera Sarah qui devra aller chercher en pleine nuit le docteur Wylde, ce médecin connu pour être ivrogne et qui avait examiné Sarah.
Sarah apprend par une femme que ce vieil ivrogne de docteur Wylde est au pub.
La pauvre Sarah doit se rendre dans ce lieu malfamé, une fille de sa condition en est réduite à prendre un fiacre assise à côté d’un ivrogne qui s’endort et ronfle près d’elle.
Ce sera Sarah qui massera Amélia. Celle-ci en profitera pour tenter d’excuser le comportement de sa sœur ainée en lui racontant les souffrances de sa jeunesse. Amélia lui demande de pardonner à sa sœur en souvenir de son passé. Sarah ne lui en tient pas rancune, elle ne lui en veut pas du tout.
Amélia voulait que Sarah reste dans sa chambre cette nuit mais Melle Mangin est intervenue pour lui ordonner de retourner dans l’étable.

Le soir de la fête d’Halloween, Lavinia et ses amies effraient Lottie dans l’étable en se déguisant en fantômes.
Effrayée, Lottie s’enfuit en faisant tomber sa citrouille contenant une chandelle allumée, la paille prend feu.
C’est Becky qui alerte Sarah que cela sent la paille brûlée. L’étable est en feu mais Sarah brave le danger pour sauver son Emilie et le portrait de sa famille, les deux seuls souvenirs qui lui restent et qui la rattachent à son père.

Le lendemain, Melle Mangin accuse Sarah d’avoir tenté de mettre le feu au collège.
Elle empoigne violemment Sarah par le col. Sarah reste à la regarder fixement et la déstabilise complètement, Melle Mangin lui crie d’arrêter de la regarder ainsi mais le regard de Sarah reste ferme et ne vacille pas, elle ne tremble pas devant Melle Mangin.
Melle Mangin lui dit que c’est grâce à elle qu’elle a une maison pour vivre, qu’elle subvient à ses besoins, qu’elle n’aurait jamais dû avoir pitié d’une fille comme elle.
Sarah se relève après avoir été violemment jetée au sol, fait face à Melle Mangin, la regarde fixement et lui dit calmement : « C’est faux Melle Mangin, vous n’avez jamais eu pitié, vous ne savez pas ce que c’est. C’est la vérité et votre collège n’a jamais été une maison pour moi. »
Sarah lui annonce qu’elle part immédiatement, elle ne supportera pas de rester une minute de plus ici, surtout avec des gens qui ont ces pensées. Elle dit adieu à Melle Mangin et Amélia et sort du bureau.
Elle explique à Lottie qu’elle ne peut vraiment plus rester, Lottie est en larmes et la supplie de rester avec elle. Marguerite pleure également son départ. Sarah leur dit qu’elle est persuadée qu’un jour elles seront de nouveau réunies.
Sarah part la tête haute, elle n’a jamais perdu sa dignité.
Becky pleure, Sarah lui dit qu’il ne faut surtout pas qu’elle s’inquiète, elle peut se débrouiller toute seule.
Sarah remercie même James et Mary de leur bonté envers elle. Ces derniers sont étonnés puisqu’ils ne se sont jamais montrés bons et compatissants envers Sarah.
Becky sort du collège et rejoint Sarah qui lui assure qu’elles se reverront. Même César, le chat du pensionnat, vient auprès de Sarah, laquelle lui fait un câlin.
Il lui en coûte de partir en entendant les cris déchirés de Lottie qui la supplie de ne pas la laisser.
Sarah marche dans les rues de Londres, au moment où elle se demande où elle va aller dormir, elle voit son sauveur Peter arriver et descendre de son chariot.
Il arrive au bon moment, Sarah s’effondre dans ses bras en pleurs. Peter est la seule personne auprès de qui Sarah se soit laissée aller à manifester sa tristesse et sa détresse.


Elle lui raconte tout ce qui s’est passé, Peter est indigné par cette injustice. Il lui assure que quoi qu’il arrive, il essaiera de l’aider et lui prend la main en lui demandant de le suivre.
En marchant avec Peter, Sarah découvre les métiers exercés par les pauvres qui font du mieux qu’ils puissent pour vivre.
Peter l’invite à venir chez lui et il lui présente ses parents. Ils étaient inquiets et désolés pour Sarah, Peter leur a parlé de ses difficultés.
Le père de Sarah lui dit qu’ici, elle peut être certaine qu’elle ne sera pas maltraitée et qu’elle pourra toujours manger. Ils l’accueillent de bon cœur dans leur maison, le père de Peter lui assure que cela leur fait plaisir qu’elle se soit réfugiée chez eux. Ils lui offrent avec joie l’hospitalité mais Sarah compte tout de même chercher du travail pour subvenir à ses besoins.
Sur l’idée de sa mère, Peter l’emmène voir Maguy (Peter ne veut pas que Sarah fasse un travail de garçon) pour fabriquer et vendre des allumettes.
Puisque Sarah est distinguée, Maguy l’envoie dehors pour qu’elle vende les allumettes, cela l’embête de faire travailler une fille aux si bonnes manières.
Sarah découvre une vie toute nouvelle et elle est frigorifiée par le froid.
Nous sommes en novembre, par les journées de froid et de neige, Sarah tente de vendre des allumettes tout en grelottant de froid (c’est un petit clin d’œil scénaristique à La Petite Marchande d’allumettes).
Sa route croise de nouveau celle de Donald Carmichael qui la repère en passant en fiacre, il en avertit sa mère et sa sœur. Il demande à sa mère de le laisser descendre et rejoint Sarah.
Il a la bonté et la générosité de lui acheter des allumettes, il lui assure qu’il reviendra bientôt pour lui en acheter pleins d’autres.
Peter vient ensuite chercher Sarah pour la ramener à la maison : Amélia vient la chercher, tout le monde s’inquiète pour elle au collège lui dit-elle et Melle Mangin voudrait qu’elle revienne.
Sarah demande l’avis de Peter, lequel, bien qu’il voudrait puissamment que Sarah reste auprès de lui, ne sait que répondre puisque c’est à Sarah de faire son choix. Sarah dit qu’elle préfère rester ici. Amélia a peur de subir les foudres de sa sœur et insiste pour que Sarah revienne.
Sarah accepte et quitte avec regret Peter, il lui dit qu’elle peut revenir s’il y a le moindre problème.
Au collège, Lottie saute dans les bras de Sarah et Marguerite est très contente de la revoir.
Dans le bureau de la directrice, Sarah apprend que peu de temps après son départ, un paquet a été déposé pour elle près de la porte du collège. Il y est inscrit : « Pour la charmante jeune fille qui vit dans l’aile droite de la mansarde. »
Le paquet contient notamment des robes de qualité, des pantoufles, un chapeau, un coffret à bijoux, un coffret contenant de l’encre et du papier, plusieurs vêtements et accessoires, des chemises de nuit, le tout confectionné dans une très belle soie.
Tout cela provient d’une boutique de luxe (celle de l’ex-propriétaire d’Emilie, le spectateur sait que M. Crisford a effectué ces achats là-bas).
Amélia est admirative, Melle Mangin est estomaquée.
Pour avoir la preuve irréfutable que ces vêtements de luxe sont bien destinés à Sarah, Melle Mangin veut qu’elle les essaie pour être certaine qu’ils sont faits à sa mesure.
Pendant que Sarah est sortie faire l’essayage, Amélia découvre une lettre dans le coffre. Il est précisé que les vêtements sont pour tous les jours, et que pour les autres occasions il y en aura d’autres beaucoup plus beaux. Il est indéniable que l’expéditeur est extrêmement riche. Amélia pense que c’est un parent éloigné de Sarah.
Melle Mangin enrage : elle constate que la belle robe rouge essayée par Sarah est à sa taille.
Tous les vêtements ont été faits sur mesure, il n’y a plus aucun doute : ce luxe est destiné à Sarah.
Étant donné ce changement radical, Melle Mangin pense que Sarah a un riche tuteur et l’autorise à reprendre sa place au collège avec les autres jeunes filles.
Melle Mangin demande à James de restituer à Sarah tout ce qui lui appartient dont les couvertures et objets qu’elle avait dans sa chambre.
Sarah comprend que l’expéditeur de tous ces paquets et le magicien qui l’a réchauffée et nourrie ne sont qu’une seule et même personne. Elle aimerait tant pouvoir remercier son bienfaiteur. Elle a l’idée de lui écrire une lettre, de la déposer sur la table car son bienfaiteur venait dans sa chambre toutes les nuits.
Elle lui écrit une lettre de remerciements et la laisse bien en vue sur la table.
Sans qu’elle ne le sache, Ram Dass vient la voir pendant son sommeil, la salue, remarque la lettre déposée sur la table et l’emporte pour la remettre à son maître.

La destinée de Sarah va prendre un nouveau tournant : Sulya vient cogner à la fenêtre de Sarah, elle lui ouvre la fenêtre, il lui saute dans les bras.
Sarah appelle M. Ram Dass mais il est sorti pour aller chercher M. Carmichael au port.
Elle garde Sulya près d’elle et le réchauffe près du feu.
Elle attend le retour de Ram Dass pour le lui ramener. Becky apporte un panier à Sarah pour qu’elle puisse y cacher Sulya. Sarah sort du pensionnat et sonne à la porte de la demeure de son voisin M. Crisford.
Les deux serviteurs hindous lui ouvrent la porte et ne comprennent pas un mot d’anglais, Sarah leur parle alors en hindi.
Donald se trouve chez M. Crisford, il est heureux de la retrouver, Sarah est étonnée de le voir ici.
Ram Dass salue Sarah qui lui ramène Sulya. Sarah voudrait parler à M. Crisford pour le remercier, M. Crisford demande à ce qu’on la fasse entrer sans plus attendre.
À entendre parler Sarah, M. Carmichael constate qu’elle a reçu une éducation qui n’est pas celle d’une femme de chambre.
Sarah remercie son bienfaiteur, M. Crisford la remercie pour sa lettre, il lui demande si elle parle vraiment l’hindi. Sarah lui confirme qu’elle connait bien cette langue puisqu’elle a vécu très longtemps aux Indes avant d’être à Londres.
Comme plus précisément expliqué dans la présentation de M. Crisford, ce dernier est frappé par cette révélation puisqu’il recherche Sarah Crewe.
Sarah et M. Crisford se tiennent les deux mains et se regardent.
Terriblement apeuré d’être déçu, M. Crisford n’ose pas lui demander son nom et demande à M. Carmichael de le faire.
M. Carmichael lui demande son nom, elle répond : « Je m’appelle Sarah Crewe. »
M. Crisford a enfin retrouvé la fille de son meilleur ami, il est d’autant plus ému que la jeune fille de la mansarde et la fille de son meilleur ami ne forment qu’une.
M. Crisford lui annonce que cela fait plusieurs mois qu’il la cherchait partout.

Sarah reste auprès de M. Crisford, elle va apprendre qu’il était le meilleur ami de son père, ils se connaissaient depuis leur enfance, ils ont acheté et géré ensemble une mine de diamants très lucrative.
Depuis la mort de M. Crewe, M. Crisford s’est mis à la recherche de Sarah, il veut qu’elle bénéficie de l’héritage considérable que son père lui a laissé et qui représente 50% des bénéfices sur l’exploitation de cette mine. Sarah vivra sous la protection de M. Crisford qui a décidé de faire d’elle son héritière testamentaire, elle héritera donc de toute sa fortune. Sarah est la princesse diamant.
Le lendemain matin, Melle Mangin se présente chez M. Crisford pour récupérer Sarah. Celle-ci a peur d’entendre qu’elle est présente, M. Crisford la rassure et demande à Mme Carmichael d’aider Sarah à changer de vêtements.
Une fois Sarah sortie, Melle Mangin est autorisée à entrer. Sarah est revêtue d’atours luxueux pendant que M. Carmichael explique la situation à Melle Mangin.
Puis, Sarah fait sa sublime et majestueuse apparition dans sa robe jaune de princesse diamant. Elle est lumineuse, gracieuse et radieuse. À la vue de Sarah, le visage de Melle Mangin se déforme de surprise, il se décompose de peur, elle reste là figée à gémir en la regardant, elle est comme foudroyée de la même manière que si elle avait vu un revenant.



Parallèlement, au collège, Sarah reçoit sa réponse qu’elle attendait des Indes, elle reçoit une lettre qui vient de la police centrale de Bombay.
Lavinia incite Amélia à lire la lettre et Amélia la lit à toutes les élèves à haute voix :
M. Crewe a succombé des suites de fièvres tropicales, toutes ses dettes ont été remboursées par son associé M. Crisford. Le tribunal a révoqué la sentence de faillite, la mine a de nouveau pu être exploitée et des diamants de grande qualité ont été extraits.
La lettre précise que M. Crisford est parti en Angleterre pour la retrouver, elle est devenue son héritière.
Sarah a eu raison de se montrer patiente, endurante et courageuse, ses efforts ont payé, elle a retrouvé le bonheur et honoré la promesse qu’elle avait faite à son père.
Elle n’oublie pas son amie Becky pour laquelle il sera dressé une table garnie dans sa mansarde, accompagnée d’une lettre rédigée par Sarah.

Le lendemain, Sarah se présente au collège en compagnie de M. Crisford et de maitre Carmichael.
Sur demande de Sarah, ils ont une proposition à faire au collège : Sarah fait un don à l’école de cent mille livres sterling.
En contrepartie, elle exige seulement une condition à respecter : elle arrache Becky à la vie de domestique pour qu’elle devienne sa demoiselle de compagnie. Ce qui rend Sarah la plus heureuse, c’est de pouvoir de nouveau vivre avec Becky.
Becky lui rend Emilie et la photo de son père.
Sarah poursuivra ses études dans son collège mais elle ne sera plus pensionnaire, elle vivra chez M. Crisford et ne viendra que pour les heures de cours.
Lottie se blottit contre Sarah, Marguerite est émue aux larmes. Toutes les demoiselles se réunissent autour de Sarah et l’applaudissent. Même Jessie et Gertrude les rejoignent pour fêter le retour de Sarah, ces deux hypocrites lui disent que maintenant elles seront amies avec elle.
Seule Lavinia reste à l’écart, elle a définitivement perdu face à Sarah et se force à aller la féliciter et à lui demander de devenir son amie. Sarah est contente et lui dit sincèrement qu’elle a toujours voulu qu’elles deviennent amies, les deux filles se serrent la main.
Sarah a eu la force et le cœur de pardonner à tous ses ennemis. Le geste pur de Sarah a même fait éteindre la haine de Melle Mangin.

M. Crisford leur a fait livrer un grand gâteau, il leur annonce que c’est un cadeau de Noël offert par Melle Crewe.
M. Crisford prévient Sarah qu’une surprise est arrivée pour elle : dehors, Jump est de retour au devant de l’attelage avec Peter. Sarah est tant heureuse de le retrouver.
Une autre surprise l’attend sur le siège de la calèche : son perroquet Bonaparte !


C’est Peter qui a eu l’attention de prévenir M. Crisford qu’elle avait un poney et un perroquet afin qu’il les lui retrouve. M. Carmichael a ensuite cherché dans toute la ville pour les retrouver. Sarah remercie M. Carmichael, elle n’oubliera jamais son action, puis elle remercie son cher Peter qui lui a offert le plus beau des Noël.
Sarah propose à Peter de l’emmener faire un tour en ville et tout recommence comme un cycle : Sarah est assise à côté de M. Crisford, Peter double le bus dont les passagers les regardent, puis Sarah regarde M. Crisford en lui souriant, et il se penche vers elle.
C’est exactement la même scène qui se déroule au début du dessin animé : Sarah était assise auprès de son père, Peter a doublé le bus dont les passagers les regardent (on peut même voir que les passagers sont exactement les mêmes dans les deux scènes, j’y reviens dans mon avis), Sarah sourit à son père qui se penche vers elle avec tendresse et affection. La boucle est ainsi bouclée.
Sarah demande à Peter de s’arrêter pour se rendre chez la boulangère qui avait fait preuve de gentillesse envers elle quand elle avait faim. Sarah tient à la remercier, la boulangère la reconnait. C’est une femme généreuse, on peut voir qu’elle a engagé Anne, la mendiante que Sarah avait nourrie.
La boulangère lui dit qu’elle a été profondément touchée par son geste généreux envers Anne.
Sarah aimerait la remercier mais ne sait pas ce qui lui ferait plaisir, M. Crisford lui dit qu’il a l’impression que le plaisir de cette femme ce sont les enfants.
Il a l’idée de la faire continuer à distribuer de bons pains aux enfants pauvres qu’elle voit dans la rue et M. Crisford s’engage à régler les dépenses que cette dame engagera pour eux. Heureuse et touchée par son geste généreux, Sarah se serre contre lui.

Quelques jours plus tard, Sarah embarque avec M. Crisford vers les Indes, elle doit être sur place pour les formalités du testament de son père et elle a très envie de se recueillir sur la tombe de ses parents. Elle reviendra au plus tard dans trois mois à Londres.
Becky embarque avec Sarah à bord du bateau. Tout le monde est venu dire au revoir à Sarah.
Lavinia se montre aimable au possible mais elle veut quitter l’Angleterre pour aller vivre aux Etats-Unis, elle ne peut pas supporter le triomphe de Sarah et aspire à obtenir une position sociale supérieure à celle de Sarah.
Marguerite est en compagnie de sa tante qui tient Lottie dans ses bras. La tante de Marguerite est venue au port apporter des plantes médicinales à Sarah.
Melle Mangin lui dit gentiment au revoir, elle sourit d’une façon tout à fait nouvelle, cette expression était inconnue, quelque chose en elle a changé grâce à Sarah.
Donald et sa famille sont aussi venus lui dire au revoir.
Sarah est émue par ces manifestations de sympathie. Peter est évidemment là ainsi que tous ceux qu’elle a rencontrés et qui l’ont aidée grâce à Peter pendant les moments difficiles : le vitrier, le ramoneur, son ex-collègue marchande d’allumettes…



Sarah a une âme sincère, pure et charitable qui lui a permis de surmonter les malheurs de la vie avec force, courage et dignité. Malgré son jeune âge, Sarah n’a jamais voulu montrer la moindre faiblesse, le moindre écart même dans les moments les plus difficiles ; son rang et son éducation ne lui permettent pas de se souiller face à des gens de plus basse condition, cela aurait été d’une grande humiliation, d’une grande honte pour elle et les siens, elle est toujours restée noble et respectable.
Cette expérience douloureuse l’a fait mûrir plus tôt que prévu.
Londres reste un lieu chargé de mauvais souvenirs. Sur le bateau qui vogue vers les Indes, Sarah repense, le regard figé, à tout ce qu’elle a enduré et vécu, dans l’ordre suivant : la robe de Lavinia refaite par le propriétaire du magasin de couture, le départ de Mariette, Ram Dass qui l’a soignée (on peut noter une petite erreur dans ce souvenir car Sarah y est éveillée et regarde Ram Dass alors qu’elle était en réalité inconsciente), quand elle vendait des allumettes dans le froid, ses adieux douloureux avec M. Dufarge, la table garnie qu’elle découvrait le soir avec Becky dans la mansarde, l’incendie de l’écurie, le garde qui a eu la compassion de l’aider à ramasser les pommes de terre….
Le visage de Sarah laisse apercevoir qu’elle est à la fois heureuse et triste :
Elle est heureuse de quitter ce pays chargé de mauvais souvenirs, heureuse d’aller retrouver ses terres et ses souvenirs aux Indes, heureuse de ne plus vivre dans cette misère, heureuse de savoir que son père ne l’a pas laissée sans rien aux mains d’inconnus et que jusqu’à son dernier souffle, il a pensé à elle, à son avenir et à son destin.
Mais en même temps, elle est triste de quitter les gens qu’elle aime, triste d’être venue avec celui qu’elle aimait le plus au monde et de repartir seule sans lui.
En l’espace de quelques mois, elle a vécu des évènements terriblement difficiles, traumatisants pour son jeune âge qui resteront probablement à jamais gravés dans sa mémoire.
Elle est arrivée avec son père insouciante dans un hiver doux et chaleureux où tombaient des flocons de neige tendres et délicats, et elle repart seule, grandie, dans un hiver sombre, rude et glacial de souvenirs pour certains aimables mais la plupart pénibles, douloureux et regrettables.


Marguerite (Ermengarde Saint-John dans le roman) est la première amie de Sarah à Londres.
C’est une fille timide, maladroite et étourdie, un peu boulotte et c’est la plus mauvaise élève du pensionnat. Marguerite a beaucoup de mal à retenir ses leçons et oublie tout ce qu’elle a appris.
Marguerite a du mal à se tenir comme une jeune fille du monde : elle fait du bruit en mangeant et ne se tient pas droite à table.
Elle a une piètre image d’elle-même, allant jusqu’à dire : « Je suis trop grosse pour devenir une princesse. »
Marguerite n’a pas confiance en elle, elle trouve même que son prénom est affreux.
Son père très pontifiant et sévère accentue son manque de confiance en elle.
Le père de Marguerite est professeur d’université, il passe ses journées dans une bibliothèque, il ne lui achète jamais de jouets et il ne lui envoie que des livres, au grand désespoir de Marguerite.
Marguerite se sent délaissée et malaimée par son père. Lorsqu’il l’a placée en pension, il a dit à Melle Mangin : « Avec cet enfant, il faut user de la force pour lui apprendre quelque chose en histoire ou en français. » Il a conseillé à Melle Mangin de se montrer très sévère.
Marguerite en était terriblement vexée et en veut toujours à son père de l’avoir humiliée de la sorte.
Son père la rabaisse à la maison en lui disant constamment : « Ma pauvre fille, tu es bête comme la tante Elisa. C’est démoralisant pour un père » Je dirai que c’est plutôt lui qui démoralise sa fille en la tirant vers le bas.
Elisa est la sœur du père de Marguerite, elle habite Londres. C’est une femme très étourdie comme Marguerite.
Marguerite aime énormément sa tante qui la gâte, elle dit d’elle que « c’est un amour », elle la trouve très originale, très amusante et très gentille.
Elisa cultive des plantes pour en faire des médicaments.



Marguerite a la malchance d’être dans la même chambre que Lavinia, Jessie et Gertrude qui ne cessent de se moquer d’elles.
Jessie se moque du niveau scolaire de Marguerite. Elle dit à Sarah que Marguerite est le cancre de l’école, et que surtout c’est une catastrophe en orthographe.
Sarah ne prête pas attention à ces médisances et salue poliment Marguerite.
Jessie et Gertrude continuent de se moquer de Marguerite, Sarah prend sa défense en leur disant qu’il n’est vraiment pas gentil de se moquer de ses camarades. Elles réitèrent, Marguerite en pleure, Sarah leur intime d’arrêter : il est méchant et cruel de rire des autres leur dit-elle.
Sarah réconforte Marguerite et lui demande d’avoir du courage. Marguerite la remercie de lui être venue en aide. Sarah lui prend les mains en signe d’amitié : Marguerite est ainsi devenue la première amie que Sarah s’est faite au pensionnat.
Sarah invite Marguerite dans sa chambre, elle lui présente sa poupée Emilie, elle l’aide à reprendre confiance en elle en lui disant notamment qu’elle aime son prénom.
Sarah lui parle de son père et de tout l’amour qu’elle lui porte. Marguerite se confie à Sarah au sujet de son père qui la rabaisse et elle lui parle de sa tante Elisa qu’elle aime et qui la gâte.
C’est justement le jour de l’anniversaire de sa tante, Marguerite l’avait oublié et lui avait promis d’aller la voir.
Marguerite ne sait pas comment faire, Sarah va l’accompagner en attelage mais pour sortir, le règlement impose de le demander la veille à la directrice.
Sarah a une idée : elle va le demander pour Marguerite.
La directrice est sortie et ne reviendra pas avant le soir. Amelia se montre conciliante : elles doivent rentrer sans faute avant le retour de la directrice.
Marguerite se rend compte en chemin qu’elle a oublié d’acheter des fleurs.
Sarah remédie à cet ennui en demandant à Peter s’il peut les arrêter chez un fleuriste. Ce dernier connait très bien la vendeuse et obtient même un bon prix pour Marguerite.
Elisa invite aussi Peter à se joindre à elles.
Le soir, les filles entrent après Melle Mangin qui s’en prend à Marguerite. Elle veut la cravacher. Amélia intercède en faveur de Marguerite en lui disant que c’est elle qui leur a donné la permission.
Sarah pénètre dans la pièce et dit à Melle Mangin qu’elle est fautive et responsable car c’est elle qui l’a accompagnée.
Melle Mangin se force à n’appliquer aucune sanction de crainte de subir les représailles de M. Crewe.
Marguerite n’oubliera jamais ce que Sarah a fait pour elle.
On peut dire que Sarah a permis à Marguerite de mieux s’intégrer dans le pensionnat.

Un jour, Marguerite recherchait sa chaussure mais c’est Gertrude qui la lui a cachée.
Sans que Marguerite ne le sache, Lavinia jette sa chaussure sur le palier du second escalier pour que Sarah la prenne et que Marguerite pense que c’est Sarah qui lui a joué un mauvais tour.
Sarah descend l’escalier et trouve la chaussure. Marguerite remercie Sarah qui lui sèche ses larmes d’un geste amical et réconfortant.
Plus tard dans la journée, Marguerite montera sur Jump qui va s’emballer (à cause de Lavinia qui l’a piqué d’une épingle), Marguerite va chuter et c’est Sarah qui va lui amortir sa chute en la rattrapant.

Marguerite n’a plus de difficulté à se souvenir des cours d’histoire, elle fait des progrès grâce à Sarah : c’est lorsque Sarah lui raconte des histoires qu’elle s’en souvient. Lorsque Sarah explique les leçons, elle réussit à les rendre tellement intéressantes que Marguerite n’a pas de mal à les comprendre.


Lorsque les malheurs vont s’abattre sur Sarah, Marguerite va prouver qu’elle est une formidable amie, elle a aidé, soutenu et réconforté Sarah :

- Marguerite pleurait lorsque Sarah a appris brutalement la mort de son père et lorsque Melle Mangin lui a annoncé qu’elle était devenue une pauvresse.
Marguerite rencontre Sarah dans le couloir et lui adresse la parole alors qu’elle n’en a pas le droit, elle lui demande comment-va-t-elle. Marguerite ne sait pas vraiment comment s’y prendre et pose des questions maladroites.

- Marguerite pleure en silence en pensant à sa pauvre amie Sarah qui doit être tellement malheureuse.
Un soir, Marguerite se lève discrètement et silencieusement pour ne pas réveiller ses trois horribles camarades, et se rend dans la mansarde de Sarah, ce qui est une belle preuve d’amitié, elle a pris ce risque en sachant qu’elle aurait pu se voir infliger une sévère punition.
Sarah la découvre, Marguerite a les yeux rougis et bouffis de larmes, elle voulait voir Sarah, cela lui est égal d’être punie, il fallait absolument qu’elle parle à Sarah.
Marguerite lui demande pourquoi elle n’est plus sa meilleure amie parce que ces jours-ci, Sarah lui a parlé froidement. Marguerite était tellement triste, elle ne supporte pas l’idée de ne plus pouvoir être l’amie de Sarah.
Sarah lui assure que telle n’était pas son intention, elle lui assure qu’elles sont toujours amies exactement comme elles l’étaient avant. Sarah pense qu’elles ne peuvent plus se voir aussi souvent qu’avant, Marguerite la détrompe, rien n’a changé mais quand elle essaie de parler à Sarah, celle-ci se sauve et ne répond pas. Marguerite en souffre, elle ne comprend pas la réaction de Sarah, tout est embrouillé dans son esprit.
Sarah lui parle de Melle Mangin qui ne lui permet pas de s’arrêter pour parler aux autres élèves, elle pensait que c’était mieux pour Marguerite si celle-ci ne lui parlait plus.
Marguerite lui assure qu’elle ne pourrait pas : « Je préférerai mourir mille fois plutôt que de ne pas pouvoir te parler. » Marguerite voulait absolument savoir si elles pouvaient êtres amies comme avant.
Touchée, Sarah prend les mains de son amie dans les siennes et s’excuse, elle est heureuse d’avoir Marguerite, elle est heureuse de l’avoir connue et voudrait qu’elle reste pour toujours sa meilleure amie.
Marguerite demande à Sarah de lui permettre de la voir de temps en temps, Marguerite devra toujours faire attention à ce que la directrice ne la surprenne pas.
Marguerite lui a apporté une ardoise pour que Sarah puisse continuer à faire ses exercices, et elle aimerait qu’elle continue à l’aider à travailler, elle aimerait rester plus longtemps avec Sarah pour lui parler et encore mieux la connaitre afin qu’elles deviennent encore plus amies. Sarah est émue par cette touchante démonstration d’amitié sincère et fidèle.
Marguerite est devenue encore plus importante dans la vie de Sarah.

- Marguerite rejoint une autre nuit Sarah dans sa mansarde et fait la connaissance de Mel. Grâce à Sarah, les souris ne lui font presque plus peur.
Le lendemain, après le repas, Marguerite pense à Mel et sa famille et prend un reste de pain, Lavinia la surprend et l’humilie.
Marguerite est convoquée chez Melle Mangin, elle lui ordonne de tout lui raconter. Marguerite doit s’expliquer, elle ne dit rien pour ne pas compromettre Sarah.
En guise de punition, Marguerite doit rester dans sa chambre toute la journée et être privée de déjeuner.
Sarah ne peut pas supporter que Marguerite soit punie à cause d’elle et veut la voir.
Sarah lui rend visite, les amies s’étreignent, et Sarah lui offre sa propre pomme rouge alors qu’elle-même n’a rien à manger.
Quand elle pense à Marguerite, Sarah en oublie son pénible travail.
Marguerite ne cesse de lui prouver à quel point elle est une très bonne amie sincère, fidèle et dévouée.

- Marguerite va retourner voir Sarah dans sa mansarde et lui apporter tous les livres que son père vient de lui envoyer; parmi eux, il y a un livre sur la Révolution Française écrit par Thomas Carlyle.
Marguerite devra connaitre le contenu de tous ces livres quand elle ira voir son père pendant les vacances. Sarah va les lire et les lui expliquer, Marguerite s’en rappellera car elle se souvient de tout ce que Sarah lui raconte.
Cette nuit-là, Marguerite est retournée dans sa chambre pour aller chercher le paquet de douceurs envoyée par sa tante Elisa. Elle se fait surprendre par Jessie et Gertrude qui préviennent Lavinia, laquelle ne manque pas de dénoncer Sarah chez la directrice.
Melle Mangin interrompt cette réunion nocturne et accuse Sarah. Marguerite prend sa défense en disant que c’est elle qui est venue car elle sait que Sarah a souvent faim, mais cela n’attendrira en rien Melle Mangin qui privera Sarah de nourriture pour le lendemain.

- Lorsque Lottie est vivement intervenue pour empêcher Lavinia de prendre de force Emilie à Sarah, Marguerite a sermonné Lavinia sur son comportement honteux et injuste et lui a demandé de rendre la poupée à Sarah.

- C’est Marguerite qui s’est levée et s’est portée volontaire (après Lottie) pour prêter une robe à Sarah durant la visite de la femme du préfet au cours de laquelle Sarah devait remplacer Lavinia en tant qu’élève-modèle.

- Lorsque Marguerite a appris que Sarah est tombée gravement malade, elle s’est levée au milieu de la nuit pour se rendre au chevet de Sarah. Elle voit son amie inconsciente, très souffrante et brûlante de fièvre.
Marguerite s’est rendue auprès de Sarah quand bien même Melle Mangin ait interdit aux élèves de s’approcher de la chambre de Sarah en les menaçant que toute désobéissance sera très sévèrement punie.
Marguerite a une bonne idée : sa tante Elisa a des médicaments pour ce genre de fièvre, elle compte se rendre immédiatement chez elle. Becky lui dit qu’elle s’y rendra à sa place, elle attirera moins les regards car elle est une fille de chambre, elle demande à Marguerite de rester ici près de Sarah. Marguerite indique à Becky où habite sa tante Elisa.
Marguerite a la délicate attention de lui prêter son châle pour qu’elle n’attrape pas froid (cette scène nocturne m’a émue).
En attente du retour de Becky avec le médicament, Marguerite tient la main souffrante de son amie en l’encourageant à résister.
En sachant qu’elle a une fièvre qui n’a toujours pas diminué, Elisa donne une potion aux herbes contre les fièvres malignes, elle sait que la fièvre tombera.
Marguerite et Becky feront prendre à Sarah son médicament et elle guérira.


Marguerite sera très émue et soulagée que les malheurs de Sarah prennent fin, et qu’elle soit une richissime héritière.
Pendant que Sarah était maltraitée, Marguerite était présente pour Lottie, elle l’a consolée et aidée quand Sarah ne pouvait pas le faire.
Marguerite a prouvé qu’elle est une amie fidèle de Sarah ; malgré ses peurs, son manque de courage et de confiance en elle, Marguerite a su surmonter ses craintes, elle a toujours été là pour Sarah dans les moments les plus difficiles, elle lui a apporté son aide, son amitié, son réconfort et Sarah ne pourra jamais l’oublier.




Lottie Legh est une petite fille de quatre ans originaire d’Oxford.
C’est la plus jeune du pensionnat. Elle est très pleurnicheuse et perturbée depuis la mort de sa mère car elle est en manque d’affection, et elle se sent incomprise et exclue. Son très jeune âge pousse ses camarades à ne pas lui prêter attention ni à tenir compte de ce qu’elle dit.

Physiquement, c’est une petite fille bien potelée blonde aux yeux bleus et aux pommettes roses, elle a le visage et les bonnes joues de son père, lequel est un homme très jovial et souriant.


Lottie pleure souvent au pensionnat, son foyer lui manque et un jour, elle s’en va.
Lottie sanglote contre un arbre près du pensionnat, Sarah la retrouve, lui parle gentiment, et la recouvre de son manteau.
Melle Mangin conduit Lottie dans une pièce. Lottie pleure incessamment et bruyamment et réclame sa maman. Melle Mangin pense à la fouetter, Amélia le refuse alors Melle Mangin lui laisse Lottie.
C’est Sarah qui a réussi à la consoler : elle l’a regardée pleurer puis a détourné son attention en fixant la vue d’au dehors. Lottie a regardé Sarah, attirée par le fait qu’elle ne réagisse pas à ses pleurs, et s’est remise à pleurer en disant qu’elle est malheureuse, elle réclame sa maman. Sarah lui explique qu’elle non plus n’a pas de maman, ce qui calme aussitôt Lottie. Elle demande à Sarah si elle n’en pleure pas. Sarah lui explique qu’elle ne pleure plus maintenant, sa mère est montée au Ciel lorsqu’elle avait quatre ans et à cette époque-là elle pleurait tout le temps. Sarah la réconforte en lui parlant de sa mère qui veille sur elle, la protège, la réconforte, elle sait tout d’elle.
Lottie lui demande où est sa maman ? Sarah lui dit que sa mère est avec la sienne. Sarah ajoute à Lottie que sa mère veille sur elle et regarde sa petite Lottie.
Lottie lui demande si elle se souvient de sa maman. Sarah se souvient très bien de sa mère : c’était une douce et merveilleuse maman. Sarah l’invite dans sa chambre pour lui montrer une photo de sa mère. Lottie est triste car elle n’a aucun souvenir de sa maman et ne possède aucune photo d’elle.
Pour la consoler, Sarah a une idée : tant que Sarah sera ici au collège, elle restera avec elle et sera sa maman. Cette idée redonne le sourire et la bonne humeur à la petite Lottie qui se jette dans les bras de sa nouvelle maman. Sarah lui dit qu’elle sera la grande sœur d’Emilie, ce qui réjouit fortement la petite Lottie.
Pour cette nuit, Sarah a obtenu l’autorisation de dormir avec Lottie. Celle-ci décide de ne plus pleurer car elle a une maman.
Désormais, Lottie l’appelle : ‘‘Maman Sarah’’ et ne cessera jamais de l’appeler ainsi, Sarah est devenue en quelque sorte sa mère adoptive.

Lottie ne se lasse jamais d’écouter les histoires de Sarah et elle aime l’accompagner lors de promenades en calèche.
Lottie a toujours soutenu Sarah, elle l’écoute, et prend toujours son parti : lorsque Lavinia a voulu blesser Sarah en lui disant qu’elle ne peut pas se souvenir de sa mère qui est morte depuis longtemps, Lottie a pris la défense de Sarah en s’accrochant au bras de celle-ci et affirmant que Sarah se souvient très bien de sa maman, que leurs mères veillent sur elles du haut du Ciel.


Lottie a subi un choc lorsque Sarah a appris brutalement la mort de son père par Melle Mangin qui a ajouté sans aucune pitié qu’elle était devenue une pauvresse.
Lottie s’accrochait au bras de sa Maman Sarah.
Dans le roman, Lottie est âgée de sept ans lorsque Sarah a été frappée par ce grand malheur.
Malgré la nouvelle situation de Sarah, Lottie ne cessera jamais de l’aimer, de la soutenir, de la défendre et de continuer à l’appeler ‘‘Maman Sarah’’. Lottie aime Sarah pour ce qu’elle est, et non pas pour son rang social, elle ne comprend pas le changement de comportement vis-à-vis de Sarah, elle ne comprend pas qu’on puisse lui ordonner de ne pas lui adresser la parole et de la considérer comme une domestique alors que pour elle, elle est et reste sa ‘‘Maman Sarah’’.
Tout le long de la série, Lottie a manifesté son amour et son profond attachement envers Sarah à travers ses mots, attitudes, actions et émotions :

- Lottie est très perturbée par ce changement qui affecte Sarah, elle est inconsolable. Son affection pour elle lui vaut d’être réprimandée.
Lottie se sert contre Sarah, elle lui demande de l’aider à retrouver son livre mais Sarah est impuissante, elle veut l’aider mais elle ne peut pas.
La petite Lottie est très désordonnée, elle avait laissé son livre tomber derrière sa commode sans s’en apercevoir. Sarah retrouve le livre de Lottie.
Lottie se rend ensuite aux cuisines pour voir Sarah, Becky lui dit qu’elle est allée faire des courses.
Lottie fait des cauchemars, elle se lève au milieu de la nuit pour rejoindre sa maman Sarah malgré sa peur de monter les escaliers froids et sombres conduisant à la mansarde.
Lottie se perd et terrifiée, elle appelle sa maman Sarah qui l’entend, la rejoint et la console.
Lottie lui a apporté des biscuits et passe la nuit dans le lit de Sarah, elle se sent bien mieux d’avoir retrouvé Sarah et lui a apporté un grand réconfort.

- Lottie était si triste de voir Sarah malheureuse qu’elle en a laissé tomber au sol la carte postale de son père qu’elle était pourtant très heureuse d’avoir reçue.

- La petite Lottie était la première à être volontaire pour prêter un vêtement à Sarah lorsque celle-ci devait exceptionnellement réintégrer la classe (mais elle est évidemment trop petite).

- Lottie trouverait cela formidable que Sarah leur apprenne le français. Son souhait sera exaucé, Sarah donnera des cours de français aux petites classes (grâce à la femme du préfet).

- Lottie pleurait de quitter Sarah pour les vacances scolaires.

- Pour les festivités d’Halloween, Lottie vient en pleurs rejoindre Sarah en cuisine car elle n’arrive pas à faire de sa citrouille une lanterne. C’est Becky qui lui vide sa citrouille car elle sait très bien le faire.
Après la fête, Lavinia et ses deux amies effraient Lottie dans l’étable en se déguisant en fantômes.
Effrayée, Lottie appelle sa ‘‘Maman Sarah’’ (on peut noter que c’est celui qu’on aime le plus qu’on appelle lorsque l’on a peur) et s’enfuit en faisant tomber sa citrouille contenant une chandelle allumée, la paille a pris feu et l’étable a été réduite en cendres.


Malgré son très jeûne âge, c’est Lottie qui a toujours été la première à prendre avec force et colère la défense de Sarah face aux méchancetés et cruautés de Lavinia :

- Lors de la fête du 1er mai, Lottie a recueilli quelques gouttes de rosée dans un flacon pour les donner à Sarah, elle lui tend le flacon en larmes en lui disant qu’elle pensait que cela lui ferait plaisir car elle ne peut plus être avec elles.
Sarah est touchée. Lavinia dit que cela n’a pas d’importance qu’elle soit belle ou pas car son visage est toujours noir de suie, elle la qualifie de fille de cuisines. Lottie prend la défense de Sarah.

- Lorsque Lavinia et ses deux acolytes ont bousculé Sarah dans les escaliers lui faisant ainsi renverser son seau d’eau qui a atterri sur la tête de Melle Mangin qui est tombée des escaliers, c’est Lottie qui a eu le courage de prendre la défense de Sarah et de dire que tout est de la faute de Lavinia et ses amies. Seulement, Sarah sera tout de même punie.

- Lorsque Lavinia a arraché Emilie des bras de Sarah, Lottie ne pouvait plus tenir et a protesté, elle a sauté pour tenter d’attraper Emilie et la rendre à Sarah. Elle a ordonné à Lavinia de la rendre à Sarah !
C’est grâce à Lottie qu’ensuite toutes les autres élèves ont reproché à Lavinia son attitude cruelle et indigne d’une élève qui est censée donner l’exemple.
Défaite, Lavinia a renoncé à prendre le bien de Sarah.

- Lorsque Lavinia et ses deux amies se moquaient du statut de femme de ménage de Sarah, Lottie leur a crié d’arrêter en prenant vivement la défense de Sarah.

- Lorsque Melle Mangin a violemment giflé Sarah, Lottie s’est jetée sur Sarah pour la protéger et refusait de bouger malgré la voix menaçante de Melle Mangin.

- Lavinia a sauvagement agressé Sarah en tentant de lui assener un violent coup d’ardoise sur la tête. Sarah s’est protégée et l’ardoise a percuté la fenêtre qui s’est brisée.
Lavinia a menti en disant à Melle Mangin que Sarah voulait lui arracher l’ardoise qu’elle avait dans les mains et l’a finalement poussée contre la fenêtre.
C’est Lottie qui a le courage d’intervenir et de crier que ce n’est pas vrai ! Elle accourt avec courage et désigne du doigt la coupable : Lavinia ! Lottie dit avec conviction que Lavinia voulait frapper Sarah avec son ardoise et qu’elle s’est défendue. Lottie crie que personne ne l’empêchera de dire la vérité ! C’est une petite fille très courageuse. Lavinia enrage, les deux pestes de Jessie et Gertrude accusent Lottie de mentir.
Les autres élèves n’interviennent pas pour corroborer la version de Lottie, elles préfèrent se taire. Melle Mangin n’aurait jamais puni Lavinia mais seule Lottie a eu le courage de dire la vérité alors qu’elle est la plus jeune et la plus fragile pensionnaire.


Lottie a été grandement soulagée et heureuse lorsqu’elle a appris que sa ‘‘Maman Sarah’’ est une riche héritière et que ses ennuis sont terminés.
Lottie a démontré à maintes reprises dans les situations très délicates qu’elle était une petite fille très courageuse au fort caractère, une amie sincère et aimante pour Sarah. Malgré son très jeûne âge, sa protection et son soutien indéfectible ont été d’un grand réconfort et d’une grande aide psychologique et physique pour Sarah.




Peter est un jeune garçon issu d’une famille très pauvre de Londres.
L’endroit où il vit avec ses parents était autrefois une étable qui tombait en ruines, sans toit et abandonnée, ils se sont mis à plusieurs pour la remettre en état et pouvoir y vivre.
Peter est un très gentil garçon, bien élevé, toujours souriant et de bonne humeur, très serviable et agréable, très attentionné, honnête et de confiance. Il est travailleur, il ne rechigne jamais devant une tâche qu’on lui confie. On peut toujours compter sur lui, il a le cœur sur la main, c’est un garçon très fiable.
Peter a été à l’école pendant trois ans mais il a dû très tôt accomplir toutes sortes de travaux divers pour venir en aide à ses parents. Sa mère souffre d’une maladie de cœur et son père a récemment eu un accident qui l’a blessé au niveau de la jambe.


Peter a l’esprit vif, il est très intelligent, au vue de sa situation de famille il est devenu très débrouillard et il sait faire face à la vie dans n’importe quelle situation.
Il connait de nombreuses personnes dans les rues de Londres, il a beaucoup d’amis qui sont toujours prêts à lui venir en aide ainsi qu’à ses autres amis.
Peter connait très bien Londres et tous ses raccourcis.
Le personnage de Peter n’existe pas dans le roman.

Peter devient le conducteur de l’attelage de Sarah et c’est grâce à elle qu’il a obtenu ce poste.
En effet, à la base, Melle Mangin avait engagé le père de Peter mais il n’a pas pu venir car il a eu un accident et s’est blessé à la jambe.
Peter arrive pour le remplacer et amène l’attelage jusqu’au pensionnat de Melle Mangin.
Peter est très familier avec cette tâche, depuis tout petit il sait conduire les poneys. Son père étant cocher, Peter a appris auprès de lui la manière de conduire un attelage.
Mais Melle Mangin veut le congédier. Peter explique que sa mère est malade, s’il ne trouve pas de travail, sa famille et lui se trouveront dans le besoin.
Sarah voit Jump réconforter Peter, on voit bien qu’un lien s’est créé entre le garçon et l’animal.
Elle demande à son père d’accepter que Peter conduise son attelage.
Après avoir félicité Peter pour s’être très bien occupé du poney destiné à sa fille, M. Crewe accepte avec plaisir de l’engager.
Peter devient ainsi le cocher attitré de Sarah. Peter en est très reconnaissant à Sarah pour laquelle il ressent immédiatement le plus grand respect ainsi que de l’affection qui va très vite se transformer en amour.
Peter surnomme Sarah sa bienfaitrice car c’est grâce à elle qu’il a pu être engagé comme cocher particulier et qu’il a pu amener de l’argent à sa famille.
Peter n’oubliera jamais le bien que Sarah lui a donné et la confiance qu’elle et son père lui ont accordée, il lui en a toujours été reconnaissant.
Peter l’appelle respectueusement ‘‘Mademoiselle Sarah’’ et n’a jamais pu cesser de l’appeler ainsi. Il est très content d’être au service d’une demoiselle aussi merveilleuse que Sarah. Il s’intéresse même à ce que Sarah mange au pensionnat.
Peter dit qu’il la trouve très douce et tellement belle que lorsqu’il l’amène dans l’attelage, tous les gens se retournent pour la regarder.

Bien avant que Sarah soit réduite à l’état de miséreuse, Peter a toujours été là quand elle avait besoin de lui, il se tenait toujours prêt à la servir, il le faisait avec joie et envie, il a toujours fait preuve d’attention envers elle :

- C’est Peter qui a conduit Sarah et Marguerite chez la tante Elisa.
Marguerite se rend compte en chemin qu’elle a oublié d’acheter des fleurs pour sa tante.
Sarah demande à Peter s’il peut les arrêter chez un fleuriste. Peter les emmène au marché de Londres. Il connait très bien la vendeuse et négocie le prix, la fleuriste baisse le prix rien que pour lui.
Ce jour-là, Elisa invite aussi Peter à se joindre à elles et prépare un médicament à base de rose pour la mère de Peter (qui, je le rappelle, souffre d’une maladie de cœur).

- Lorsque Sarah a retrouvé Lottie près d’un arbre, elle a couru et traversé la ruelle sans faire attention : une calèche a failli la renverser, le cheval s’est mis à ruer, Peter a sauté sur Sarah pour qu’elle ne subisse aucune égratignure.

- Le jour de la fête d’anniversaire de Sarah, Peter lui offre un cadeau d’anniversaire qu’il a acheté au marché et emballé de ses propres soins : un ocarina.
Peter regarde Sarah avec le sourire déballer le cadeau, elle en est très contente.


Sarah demande à Melle Mangin d’avoir la gentillesse de permettre à Becky et Peter de se joindre à sa fête.


Peter s’est aussi montré très gentil et serviable envers Becky :
- Voyant Becky en difficulté, Peter lui est venu en aide en remplissant son seau de charbon, et il lui a montré comment s’y prendre.
- Il lui a dit que s’il y a quelque chose qu’elle ne sait pas faire, elle doit venir le voir, elle peut lui demander ce qu’elle veut.
- Lorsque Becky a renversé tout son seau de charbon à cause de César qui l’a effrayée, Peter voulait l’aider mais l’intendante Mary est intervenue pour l’en empêcher.



Lorsque Sarah sera frappée par un terrible malheur, l’affection et l’amour de Peter vont se renforcer.
Peter s’est rapidement lié à Sarah et malgré sa nouvelle condition de miséreuse, il lui est resté fidèle et l’a toujours soutenue, aidée et traitée comme une princesse. C’est un ami dévoué, loyal et reconnaissant. Peter sera un allié indispensable et d’une aide très précieuse pour Sarah. Une très belle amitié les unit, une amitié qui a été fortement consolidée durant les moments difficiles.
C’est toujours un grand plaisir pour Peter d’aider Sarah.
Peter sera toujours là pour elle dans les moments les plus difficiles, c’est son confident, son soutien sans faille, son ami précieux et son sauveur :

- Dès le jour où Sarah a été malmenée, Peter était là pour elle, il s’attristait du malheur qui la frappait.
À l’arrivée de M. Barrow qui emmène Jump et l’attelage de Sarah, Peter proteste et tente de l’en empêcher.
Peter échappe ensuite à James et rejoint Sarah dans sa chambre, il lui annonce ce qu’elle sait déjà : M. Barrow a enlevé Jump.
Peter doit chercher un autre travail mais il s’inquiète surtout du sort de Sarah, se demandant ce qu’elle va devenir.
Melle Mangin entre dans la pièce, Peter la supplie de ne pas mettre Sarah à la porte mais Melle Mangin lui annonce qu’il est renvoyé et demande à James de le chasser.
James empoigne Peter, ce dernier se débat, s’accroche fermement à la porte en criant : « Melle Sarah ! » il ne veut pas la quitter et qu’on lui fasse du mal.
Melle Mangin assène un coup de pied à Peter pour le faire lâcher prise.

- Peter a repris son ancien travail : il range, il balaie, et fait le coursier quand le marché est terminé.
En allant au marché acheter des légumes frais et pas chers, Sarah se fait bousculer par des garçons qui lui volent son argent, elle n’en récupère qu’une pièce au sol. Elle a été secourue par Peter : elle lui explique qu’elle vient de perdre l’argent des courses. Peter la rassure et l’emmène avec lui.
Il demande de l’aide à son oncle et lui promet de travailler gratuitement pour lui lorsqu’il en aura besoin, son oncle accepte de lui rendre service.
Peter avoue à Sarah qu’il était tellement inquiet pour elle qu’il est venu plusieurs fois devant l’école, il pensait qu’elle avait été chassée car il ne la voyait plus.
Sarah lui demande de ne plus l’appeler ‘‘Mademoiselle Sarah’’, elle lui demande de l’appeler simplement Sarah car ils sont amis. Peter est gêné, il rougit de l’appeler ainsi.
Grâce à Peter, elle a un panier plein de bons légumes, et de la monnaie à rendre à Mary.

- Un jour, Peter rencontre Sarah porter péniblement un lourd panier de légumes, Peter lui porte son panier et lui offre une rose. Quelle délicate attention !

- Bien que Sarah lui ait demandé de l’appeler simplement Sarah et de la tutoyer, Peter ne peut s’empêcher d’appeler Sarah ‘‘Melle’’ et de la vouvoyer, il s’y perd en oscillant entre le tutoiement et le vouvoiement, finissant par définitivement opter pour la seconde option tant il a de respect et de considération pour elle.
Il lui offre une pomme rouge et se met à genoux pour la lui offrir galamment, Sarah la tient contre elle, Peter la regarde en rougissant.
Sarah le regarde les yeux pleins d’amitié et de reconnaissance, Peter s’en va très gêné, il continue à la traiter comme une princesse, il l’aime et ses sentiments pour elle n’ont jamais changés, ils se sont même renforcés.



- Peter est chargé un jour d’une boutique, il fait une réduction à Sarah.

- Sarah s’est rendue chez M. Barrow pour avoir des détails sur la mort de son père mais cet homme ne veut pas l’aider à en connaitre davantage.
Sarah se confie à Peter qui a entièrement raison : c’est à M. Barrow de vérifier la véritable cause de la mort de son père.
Peter a une idée : il faut que Sarah envoie une lettre aux Indes, à la police locale.
Peter a demandé à un prêtre de l’encre, une plume et du papier pour que Sarah puisse écrire sa lettre. Il a ensuite conduit Sarah au port de Londres pour confier la lettre à un marin qui embarque à bord d’un bateau qui part pour les Indes.
Peter explique au marin que Sarah aimerait avoir plus de détails sur la mort de son père, cette lettre est une demande d’enquête. Le marin a été touché par la situation de Sarah, il a fait en sorte que la lettre arrive à destination.

- Sarah doit acheter des fleurs, des légumes et de la bonne viande. Elle rencontre Peter qui l’emmène voir sa tante au marché aux fleurs.
Peter dit que quand il pense à tous les malheurs qu’endure Sarah, il a envie de pleurer.
Il demande à sa tante fleuriste d’aider Sarah, laquelle, émue par sa situation, assure qu’elle fera de son mieux.
Elle lui fait un bon prix sur les fleurs ; grâce aux connaissances de Peter, Sarah rapporte un panier plein de légumes de bonne qualité et d’une bonne viande avec un surplus offert.

- C’est Peter qui a réparé la chaussure de Sarah.

- Peter était fou de joie d’apprendre que Sarah donne des leçons de français pour les plus petites.

- En allant à la gare, Sarah et Becky rencontrent Peter qui va justement à la gare pour récupérer un chargement dans un train de marchandises, il les invite à monter sur son chariot pour les y conduire. Peter trouve une place pour Becky dans le train.
Il console ensuite Sarah qui est très triste de ne plus avoir de famille.

- Lorsque Sarah devait aller trouver un vitrier pour remplacer la vitre brisée, elle a eu encore la chance de rencontrer Peter.
Peter l’aide à trouver un vitrier qui fait de bons prix, comme c’est une amie de Peter, Sarah n’a rien eu à payer, elle a néanmoins tenu à offrir au vitrier sa pièce de six pences.
Grâce à Peter, Melle Mangin ne saisira pas la paie de Becky pour rembourser la vitre (pour éviter d’attirer des ennuis à Sarah, Becky avait tenu à rembourser la vitre).

- Lorsque Sarah est tombée gravement malade, Becky est partie en pleine nuit pour se rendre chez la tante de Marguerite. Elle a eu la chance de rencontrer Peter en chariot. Elle lui a tout expliqué de la situation alarmante, Peter a rapidement conduit Becky chez la tante Elisa, puis il l’a ramenée à toute vitesse au collège, faisant ainsi gagner un temps précieux car Sarah devait boire sa potion le plus vite possible.
Le lendemain, Peter propose à Becky d’aller à l’Eglise et de prier pour Sarah.

- Peter n’était pas bien quand Sarah était malade, il se trompait en rendant la monnaie.
Peter veut retrouver sa précieuse Sarah, il décide de se rendre avec son ami ramoneur chez Melle Mangin pour proposer de ramoner à bas prix la cheminée ; pour l’inciter à accepter, il lui fait préciser que ce ramonage entrainera de l’économie de charbon.
Il s’est enduit le visage de suie pour ne pas être reconnu par James, Mary et Melle Mangin.
Peter est inquiet de ne pas voir Sarah dans sa chambre, il se demande si elle a été envoyée dans un hôpital.
Quand Becky et Sarah arrivent au pensionnat, Mary leur ordonne de monter voir les ramoneurs pour leur demander de cesser leurs dégâts (Peter ne sait pas ramoner hi hi).
Sarah retrouve Peter dans sa chambre, il est heureux de la revoir, il s’était fait tant de souci pour elle.

- Lorsque Becky informe Peter que Sarah dort désormais dans l’étable, il veut l’accompagner au collège pour voir Sarah, il ne supporte pas qu’on puisse traiter ainsi Sarah alors qu’elle est si bonne.
Peter rejoint Sarah pour l’emmener avec lui, il ne peut pas supporter l’idée de la voir, je le cite, ‘‘entre les mains de cette folle de Melle Mangin’’, il veut l’arracher à sa condition d’esclave, il veut la loger dans sa maison, elle aura de quoi manger et ne sera plus une esclave. Peter veut la rendre heureuse. Sarah est touchée par sa proposition mais elle se force à la décliner, elle sent qu’elle doit rester et qu’elle est près du but.

- Lorsqu’Amélia s’est blessée au dos dans un parc, Sarah a eu la chance de rencontrer de nouveau Peter. Elle lui a demandé de la ramener au collège avec le chariot, Peter lui a aussitôt répondu : « Mais oui bien entendu ».

- Lorsque Sarah et Becky devaient acheter une citrouille pour chaque élève à l’occasion des festivités d’Halloween, elles ont rencontré Peter qui les a aidées, raccompagnées avec le chariot et déposé leurs paniers devant le collège.

- Lorsque Sarah a décidé de quitter le collège et qu’elle se demandait où allait-elle pouvoir dormir, elle a de suite rencontré Peter son sauveur qui l’a consolée, rassurée et protégée. Il l’a conduite chez lui. Avant de la faire entrer, il prévient ses parents de sa venue puis il rejoint Sarah pour lui dire : « Vous êtes ici chez vous. »
Peter la fait entrer et lui présente son père puis sa mère malade, trop faible et souffrante pour pouvoir sortir du lit.
Les parents de Peter connaissent très bien Sarah tant leur fils leur parle souvent d’elle et de ses difficultés.
Peter et sa famille offrent l’hospitalité à Sarah mais elle tient tout de même à trouver un travail pour subvenir à ses besoins.
Sur l’idée de sa mère, Peter l’emmène voir Maguy qui est spécialisée dans la fabrication et la vente d’allumettes.
Peter la confie à Maguy pour ce travail, et dit à Sarah avant de partir : « Bon je vous retrouve ce soir ».
Sarah va néanmoins rapidement retourner au collège mais c’est avec regret qu’elle quitte Peter, lequel la prévient qu’elle peut revenir chez lui s’il y a le moindre problème.

- Peter est fou de joie d’apprendre que Sarah est une richissime héritière qui retrouve le luxe, le confort, la quiétude.
Peter a eu l’attention de prévenir M. Crisford que Sarah avait un poney et un perroquet afin qu’il les lui retrouve, Peter est si prévenant.
Sarah prend les mains de Peter dans les siennes ne sachant pas comment le remercier. Elle lui dit que grâce à lui, elle aura le plus beau des Noël. Intimidé, Peter rougit, il lui répond que c’est tout à fait normal, il n’ose pas la regarder dans les yeux.



Peter a toujours été là pour soutenir Sarah, la réconforter, la sauver et il l’a toujours traitée avec le plus grand respect, Sarah a toujours été une princesse pour lui peu importe l’état de ses vêtements et de sa nouvelle condition.
Sarah n’oubliera jamais cet ami aussi attentionné et précieux. Elle va sûrement lui soigner sa mère, aider son père à trouver un nouveau métier et sortir la famille de Peter de la pauvreté. Ils ne seront plus jamais dans le besoin et la misère ; la bonté, la loyauté et la fidélité de Peter seront ainsi récompensées.
Malgré son très jeune âge, sa bravoure, son courage, son esprit toujours ouvert et sur le qui-vive le mettent sur le droit chemin et lui permettent d’atteindre ses objectifs avec fluidité, facilité et cohésion.


Becky est la servante qui a été engagée par Melle Mangin.
Le roman précise que Rebecca est son prénom, elle est communément surnommée Becky.
Dans le roman, Becky a l’âge de quatorze ans à son arrivée.
Becky est une très gentille fille qui vient du petit village d’Ashfield situé dans le Kent, loin de Londres.
Elle a été élevée dans la pauvreté. Elle a perdu son père alors qu’elle n’était encore qu’une toute petite fille.
Elle vit avec sa mère, ses trois frères et sœurs et sa grand-mère malade. Cette dernière lui a notamment appris à choisir le savon de bonne qualité.
Pour nourrir et aider sa famille très endettée qui se trouve dans une situation financière très critique, Becky a dû partir travailler dans le pensionnant de Melle Mangin où elle sert de bonne à tout faire, elle est sous-payée et subit des maltraitances.

Lorsqu’elle est arrivée à la pension, c’est Sarah et Peter qu’elle a tout d’abord rencontrés.
Puisqu’elle ne sait pas lire, Becky a tendu un papier à Sarah sur lequel est inscrit l’endroit où elle doit se rendre : Melle Mangin, pensionnat pour jeunes filles, West Square 16 George’s Road Londres.
Sarah lui a affirmé qu’elle est au bon endroit.
Peter et Sarah étaient gênés et peinés d’apprendre qu’elle ne sait pas lire.
Sarah a accompagné Becky auprès de la directrice ; celle-ci, indignée qu’une bonne à tout faire vienne dans son bureau, en a appelé à l’intendante Mary pour qu’elle vienne la chercher.

Becky doit assurer toutes sortes de tâches : apporter le charbon dans la classe des demoiselles, monter et descendre de lourds seaux pleins de charbon, enlever les cendres dans les cheminées, nettoyer les cheminées, laver les planchers, laver les carreaux, faire la lessive et le repassage, laver la vaisselle avec de l’eau glacée, nettoyer les fourneaux, faire les courses, balayer toutes les classes, nettoyer les marches du perron même dans le froid d’hiver, aller à la fontaine pour tirer de l’eau, nettoyer et faire briller les escaliers, cirer les chaussures des élèves etc.
Avant le réveil des élèves, elle doit préparer les petits-déjeuners.
Elle effectue les besognes les plus lourdes et pénibles et il ne lui reste que très peu de temps pour se reposer. Elle doit se lever à cinq heures du matin, et travaille très tard alors que les élèves dorment. Becky ne finit jamais de travailler avant minuit et regagne sa mansarde pour dormir. Elle est la première à se lever et la dernière à se coucher.
La pauvre Becky mène une existence bien difficile et misérable.
Becky est une fille timide et d’une très grande gentillesse qui supporte cette vie difficile sans jamais s’en plaindre.
Becky travaille sans relâche, elle est maltraitée, sous-payée, affamée, surchargée de travail et malgré cela, elle reste toujours gentille et serviable.

Becky a tout de suite été frappée par la gentillesse de Sarah, et par ses égards envers elle (Sarah est intervenue en sa faveur afin qu’elle ne soit pas punie lorsqu’elle a renversé le chaudron de soupe bouillante).

Sarah porte de l’intérêt à Becky, elle aimerait se rapprocher d’elle mais le règlement interdit à Becky de parler aux élèves.
Malgré cela, le destin a fait en sorte de rapprocher ces deux petites filles qui étaient destinées à devenir des amies : le jour où Becky doit exceptionnellement faire le ménage dans la chambre de Sarah, elle s’assied sur la chaise à bascule qui la berce et elle s’y endort.
Sarah la découvre dans cette situation et a la délicatesse de la laisser dormir ; lorsque Becky se réveille, elle se confond en excuses et compte partir précipitamment mais Sarah la retient, l’invite à rester, lui offre des gâteaux et lui fait comprendre qu’elles peuvent très bien devenir amies, leur différence sociale n’est que le fruit du hasard selon Sarah et leur situation aurait très bien pu être inversée.
Grâce à Sarah, Becky se sent mieux même si elle est malmenée, son cœur est réchauffé par la présence et le soutien de Sarah qui va continuer à lui manifester son amitié (en lui offrant une galette de riz et en la serrant dans ses bras et pleurant d’émotions lorsque Becky lui offrira un cadeau d’anniversaire qu’elle a construit de ses propres mains).

Becky a été très affectée d’appendre que le père de Sarah est mort et qu’elle se retrouve seule et démunie. Becky ne pouvait cesser de pleurer.
Elle a supplié en larmes Melle Mangin de ne pas chasser Sarah du collège mais la directrice l’a violemment propulsée contre un mur.
Sarah et Becky se sont rapidement liées d’amitié. Becky nourrit un profond respect pour Sarah, elle n’oublie que c’est elle qui l’a nourrie et lui a réchauffé le cœur et l’âme.
À présent, elle aidera Sarah à surmonter cette douloureuse épreuve, et elles resteront inséparables.
Becky est fortement affectée par le terrible malheur qui frappe Sarah, elle ne comprend pas comment pareil malheur puisse s’abattre sur une demoiselle de son rang. Elle continue à l’appeler respectueusement ‘‘Melle’’ et de la considérer comme une princesse. Pour Becky, rien n’a changé, Sarah était, est et sera toujours une princesse. Elle fait tout son possible pour soulager les tâches de Sarah.

Pour faire des économies, Melle Mangin renvoie Becky chez elle pour les vacances scolaires.
Becky est très heureuse de retrouver sa famille, mais elle est attristée que Sarah reste seule. Si Sarah lui avait manifesté sa tristesse, Becky n’aurait pas eu le cœur à partir.

Avant de partir, Becky achète, pour la somme d’un penny, des caramels à la fraise pour ses petits frères et sœurs.
Dans le train, affamée, Becky voulait manger un caramel mais la vue d’enfants lui a fait rappeler ses frères et sœurs et elle a sacrifié sa part.
Becky va donner à sa mère son salaire, cela va l’aider.
Becky est très heureuse de retrouver l’amour et la chaleur de sa famille mais elle n’aura pas le temps d’en profiter grandement ni de se reposer car elle doit travailler avec sa famille chez un voisin pour rembourser les dettes du foyer.

Becky revient bien plus tôt que prévu à la pension, sa mère voulait absolument qu’elle reparte pour reprendre son travail.
Une fois arrivée, Becky a peur d’affronter la colère de Melle Mangin qui l’a renvoyée chez elle pour justement ne pas avoir à la payer.
James et Mary ne veulent pas la nourrir, Sarah propose de partager ses repas avec elle et lui vient en aide en expliquant la situation à Melle Mangin.
Melle Mangin accepte de reprendre Becky et qu’elle puisse prendre ses repas mais elle refuse de la payer, et le prix de ses repas sera déduit de son salaire à partir du mois prochain.

Comme je l’explique plus précisément dans la présentation de l’amitié entre Sarah et Becky, celle-ci est toujours là pour soutenir Sarah et veiller sur elle, comme lorsque Sarah est tombée gravement malade, Becky l’a entourée de ses soins.
Grâce au bienfaiteur de Sarah, Becky pourra profiter du luxe de copieusement manger dans la chambre de Sarah. Un oreiller moelleux et une couverture vont être déposés pour Becky.
Ce bonheur va prendre temporairement fin lorsqu’elles seront démasquées, mais tout rentrera dans l’ordre lorsque Sarah apprendra qu’elle est une riche héritière, une milliardaire. Becky en est très heureuse, elle s’est toujours réjouie du bonheur de Sarah.
Becky a fait une formidable rencontre, son amie Sarah ne l’oubliera jamais : Becky va changer de vie. Sarah a demandé à ce qu’elle devienne sa demoiselle de compagnie, les deux amies vont pouvoir vivre ensemble. Becky va embarquer avec Sarah à bord du bateau pour les Indes, elles ne se quitteront plus.

La bonté, la fidélité et la loyauté de Becky seront récompensées, sa situation de miséreuse ne sera plus qu’un mauvais et lointain souvenir, grâce à Sarah. Becky pourra travailler dans de meilleures conditions et ainsi rembourser toutes les dettes familiales, sa famille va pouvoir enfin sortir de la pauvreté.


Lavinia Herbert est la pensionnaire la plus âgée de l’établissement de Melle Mangin.
Dans le roman, elle est âgée de treize ans au début de l’histoire.
C’est une fille riche dont le père possède des puits de pétrole en Amérique qui produisent des millions de barils.
Avant l’arrivée de Sarah au pensionnat, Lavinia était la plus riche pensionnaire. En conséquence, Melle Mangin l’a nommée responsable et représentante des élèves, elle est ainsi supposée maintenir la discipline, chargée de surveiller et réprimander les retardataires, et prendre la tête du cortège lors des sorties scolaires et des sorties à l’Eglise.
Lavinia avait aussi le statut d’élève-modèle, elle était censée donner l’exemple à ses camarades.
Cependant, Lavinia est une jeune fille très désagréable, prétentieuse, égoïste, moqueuse et violente. Elle est aussi jalouse, envieuse et haineuse de celles qui jouissent de faveurs et d’un statut plus privilégié que le sien, elle veut être la meilleure, la plus respectée et la seule à être admirée.
Elle est incapable de faire preuve de compassion, de compréhension et de bonté envers son prochain.
Elle a été trop gâtée par une mère superficielle qui ne lui a enseigné que les bassesses de la vie, qui lui a appris de toujours plaire peu importe la situation, elle ne lui a montré que les frivolités, l’argent, la haute société, le pouvoir.
Elle a également été trop gâtée par un père souvent absent qui, pour combler ce manque, l’a couvée et comblée de tout ce qu’elle pouvait désirer, il n’a pas su ni pu lui fixer de limites ni même lui inculquer le savoir-vivre et les valeurs de la vie.



Lavinia est toujours accompagnée de deux camarades, deux acolytes qui la suivent partout et lui obéissent : Jessie et Gertrude.


Il est précisé que Jessie a trois ans de plus que Sarah, elle a donc onze ans au début du dessin animé.
Quant à Gertrude, il est indiqué au début du dessin animé qu’elle va avoir neuf ans dans quelques jours.
Lavinia, Jessie, Gertrude et Marguerite partagent la même chambre.


Dès l’arrivée de Sarah au pensionnat, Lavinia en est d’emblée devenue extrêmement jalouse, elle la déteste, l’envie et la convoite car Sarah est plus riche qu’elle, plus belle, mieux habillée, c’est la plus respectée, la plus élégante, la plus intelligente, la plus admirée, elle a une forte personnalité et elle est devenue l’élève-vedette et la représentante des élèves. Lavinia en prend ombrage, elle a perdu le prestige et les faveurs que lui accordait Melle Mangin et se retrouve du jour au lendemain éclipsée, rabaissée, humiliée par l’arrivée de Sarah qui la détrône sur tous les plans.


L’animosité, la jalousie et la haine de Lavinia à l’encontre de Sarah se renforceront et grandiront jour après jour puisque Sarah n’a jamais cessé de susciter l’attention et l’admiration de tous, de bénéficier d’un traitement de faveur particulier digne de son rang, d’avoir une beauté et des tenues vestimentaires qui s’illuminent jour après jour, d’avoir une posture, une allure et un répondant subtils et raffinés qui laissent de marbre, étonnent et réduisent au silence quiconque manifeste une attitude méprisable.
Ci-dessous, un récapitulatif de la jalousie de Lavinia et de ses mauvaises intentions envers Sarah :

- Jessie et Gertrude ont entrouvert la porte de la chambre de Sarah, elles répètent à Lavinia que Sarah est traitée comme une princesse, elle a même une femme de chambre pour l’habiller. Lavinia en a assez !
En classe, Lavinia observe le physique de Sarah : elle est jalouse des pieds de Sarah et prétend avec aigreur que c’est grâce à ses chaussures qu’ils ont cet aspect, elle assure qu’un cordonnier habile peut rendre gracieux même les pieds les plus moches.
Jalouse de la beauté et des cheveux de Sarah, Lavinia prétend que « de près elle n’est pas si belle que ça ».
Lavinia l’informe que Melle Mangin fait toujours des compliments aux jeunes filles devant leurs parents lorsqu’elles arrivent pour la première fois, surtout lorsque les parents sont riches. Elle ose lui dire que si elle se croit belle et intelligente, elle se trompe.
Mais Lavinia va vite constater que Sarah est une élève très intelligente, la plus intelligente de la classe. Elle est notamment terriblement jalouse du talent de Sarah en langue française.

- Lavinia enrage que Sarah ait une voiture personnelle.

- Le regard figé, perçant, impassible et impénétrable de Sarah dérange, insupporte et déstabilise Lavinia.

- Avant que Sarah n’arrive, Lavinia se sentait la reine du pensionnat, elle était la chef mais Sarah est devenue bien malgré elle la nouvelle chef : elle est tellement gentille et agréable qu’elle suscite l’admiration et le respect de tous.

- Lavinia se montre très dure envers Lottie allant jusqu’à la malmener physiquement.
Elle l’a tirée et l’a poussée au sol, Sarah l’a consolée et a moralisé Lavinia en lui disant qu’il est honteux de maltraiter une petite fille de cet âge.

- Lavinia voudrait avoir tout ce que Sarah possède et être mieux que Sarah qui lui reflète tout ce qu’elle n’est pas.

- Lavinia a voulu atteindre et blesser Sarah en lui disant qu’elle ne se souvient pas de sa mère puisqu’elle est morte depuis longtemps, et que sa mère ne peut pas veiller sur elle du haut du Ciel car c’est une fable.
La réaction de Sarah la déstabilise puisque celle-ci lui tient tête en lui affirmant qu’elle croit vraiment au Paradis, elle sait qu’il existe.

- Lavinia a jeté la chaussure de Marguerite sur le palier du second escalier pour que Sarah la prenne et que Marguerite pense que c’est Sarah qui lui a joué un mauvais tour. Elle voulait briser leur amitié, malheureusement pour elle son plan échoue lamentablement.

- Pour la sortie, Melle Mangin met Lavinia au dernier rang et demande à Sarah de prendre sa place au premier rang. Lavinia enrage.

- Même pendant les prières à l’Eglise, un instant censé être de recueillement et de quiétude où l’âme se repose, Lavinia regarde Sarah avec haine et rage.

- Mme Martin, la femme du préfet, a signalé à Melle Mangin à quel point les bonnes manières de Sarah l’ont émerveillée. Lavinia tremble de jalousie.
En classe, Melle Mangin demande à Lavinia et Sarah d’échanger leurs places. Lavinia est humiliée et tremble de rage.
Elle va enchainer les humiliations et rabaissements : Melle Mangin décide que Sarah sera la responsable des élèves.
Au cours d’histoire auquel assiste Mme Martin, Melle Mangin demande aux élèves de parler de Marie-Antoinette. Lavinia est volontaire mais elle ne sait rien d’elle mise à part que c’était une reine française.
Melle Mangin interroge Sarah qui connait bien plus de détails sur sa vie. Lavinia est humiliée.
Sarah obtient l’autorisation de jouer dans le parc du collège avec le poney et ses amies de classe. Les filles montent une après l’autre sur le poney, même Jessie et Gertrude ne résistent pas à l’envie de les rejoindre.
Lavinia explose de rage, elle les rejoint, fait mine de caresser Jump et en profite pour le piquer avec une épingle. Le poney s’emballe alors que Marguerite est sur lui, Marguerite chute, Sarah amortit sa chute en la rattrapant.
Lavinia en profite pour dire que la responsable des élèves devrait savoir que c’est dangereux.
En partant, Lavinia laisse tomber l’épingle.
Lavinia déteste Sarah avec plus d’intensité après avoir essuyé toutes ces humiliations.

- Sarah marche parfaitement droit avec un livre sur la tête, sa démarche reste souple.
Amélia dit aux élèves de prendre exemple sur Sarah, Lavinia lui fait un croche-pied, Sarah tombe mais ne dit rien, elle ne réagit jamais aux provocations de Lavinia.

- Lavinia jette son linge et ses bottines à la figure de Becky en lui ordonnant de recommencer à repasser et cirer. Elle déverse sa haine sur elle puisqu’elle ne peut pas s’en prendre à Sarah.

- Lavinia est fière de se pavaner dans sa nouvelle robe bleue mais l’attention des élèves est immédiatement attirée par Sarah qui éclipse Lavinia dans sa superbe robe jaune orangée.

- Avant l’arrivée de Sarah, Lavinia était la meilleure élève en danse.
Lavinia fait la première démonstration de valse puis la démonstration de Sarah détrône celle de Lavinia qui enrage de plus belle.

- Lavinia dit à Lottie que c’est ridicule que Sarah fasse semblant d’être sa mère et que sa mère ne reviendra jamais avec elle. Elle frappe Lottie.
Sarah dit à Lavinia qu’elle en a assez de sa conduite, Lavinia la provoque à lever la main sur elle, Sarah lui répond que dans l’immédiat elle serait capable de le faire, cette idée l’a effleurée mais elle a retrouvé son calme, jamais elle ne pourrait faire une telle chose.
Sarah lui a donné une correction dans son imagination comme cela elle a pu lui pardonner.

- Sarah invite Lavinia et ses deux amies à une grande fête dans sa chambre destinée à renforcer l’amitié entre toutes les élèves. Gertrude dit que Sarah n’est pas prétentieuse puis s’excuse auprès de Lavinia. Jessie et Gertrude se rendent à la fête et Gertrude dit à Sarah que le comportement de Lavinia ne leur plait pas et qu’elles ne sont pas d’accord avec elle, elle dit que Lavinia est plus méchante qu’une vipère, les filles demandent à Sarah d’être leur amie.
Ce sont deux hypocrites qui se montrent élogieuses envers Sarah uniquement parce qu’elle est la plus prestigieuse élève.
Sarah est si gentille qu’elle leur demande de ne pas parler de Lavinia de cette façon, elle aimerait devenir amie avec Lavinia, elle part de ce pas retourner l’inviter mais Lavinia se présente à sa porte.
Lavinia la prévient qu’elle n’est pas venue pour assister à sa fête mais pour lui apprendre la raison pour laquelle elle est devenue la représentante du collège : Lavinia prétend que Sarah n’est pas la meilleure élève, le père de Sarah est très riche et Melle Mangin est avide.
Malheureusement pour elle, Sarah reçoit une lettre de la part de son père qui l’informe qu’il est sur le point de conclure une nouvelle affaire aux Indes : une mine de diamants. Lavinia explose intérieurement de rage et de haine. Sarah est surnommée la princesse diamant ce qui ne fait qu’accroitre la haine de Lavinia.

- Lavinia prétend que le père de Sarah n’a pas trouvé de diamants, son envie et sa jalousie l’amènent à refuser d’y croire obstinément.
Lavinia dit que Sarah est beaucoup trop maigre pour devenir une princesse. Sarah garde toujours son calme, elle lui répond que n’importe qui peut s’imaginer être quelqu’un d’autre. Le regard imperturbable de Sarah dérange une fois de plus Lavinia qui n’a jamais réussi à énerver, atteindre ou blesser Sarah qui reste constamment au-dessus d’elle.

- Lavinia refuse de participer aux préparatifs de l’anniversaire de Sarah.

Lavinia pensait qu’elle prendrait le dessus sur Sarah le jour où Melle Mangin lui a annoncé brutalement la mort de son père et prétendu qu’elle était sans le sou.
Lavinia jubilait et ne ressentait aucune pitié, aucune compassion pour Sarah.
Lavinia aimerait recevoir pour son anniversaire tous les cadeaux qui étaient destinés à Sarah, elle la convoite terriblement.
Elle se réjouit de voir Sarah misérable, humiliée, portant une robe miteuse et des sabots abimés, réduite à la condition de bonne à tout faire.
Sarah sort dans le couloir vêtue de la sorte, le regard de Lavinia est triomphant.
Lavinia est heureuse, elle pense à tort qu’elle a pris le dessus sur Sarah.
Jessie et Gertrude médisent de Sarah et disent qu’elles ne l’ont jamais aimée.
Sarah perd sa fortune, Lavinia pense qu’elle va enfin craquer mais elle s’aperçoit qu’elle est courageuse, elle découvre cette nouvelle qualité chez Sarah qui possède encore une vertu qui lui fait défaut.

Lavinia décide de tester Sarah, elle multiplie les provocations et humiliations dans l’espoir de la voir craquer pour avoir la satisfaction de se sentir enfin supérieure à elle. Lavinia veut prendre le dessus et gagner ce qu’elle considère être une compétition :

- Lorsque Sarah a dû subir l’humiliation de servir le pain à ses anciennes camarades, Lavinia attendait son tour avec impatience et a fait exprès de faire tomber au sol le pain servi.
Elle lui a désagréablement reproché de l’avoir fait tomber par terre et lui a ordonné d’aller lui en chercher en autre.

- Lavinia entre en salle, elle écrit sur son ardoise et salit sa table avec de la craie. Puis, elle interpelle Sarah et lui ordonne de la nettoyer, Sarah subit cette humiliation sans rien laisser transparaitre comme émotion.
Jessie et Gertrude lui rappellent que cette place était la sienne il y a peu quand elle était la responsable des élèves. Lavinia se vante que c’est à présent sa place, elle veut que Sarah l’envie et manifeste une quelconque réaction de désespoir, elle lui dit : « Tu dois commencer à réaliser, j’espère, la différence qui nous sépare maintenant. » Mais le regard de Sarah reste impassible, elle ne baisse jamais les yeux.

- Lavinia n’a que Sarah comme centre de conversation, le soir elle se moque d’elle en compagnie de ses deux amies.
Lavinia la supporte encore moins car Sarah regarde les gens fixement, elle reste digne et forte face à cette terrible épreuve.

- En passant près de Sarah, Lavinia lui fait un croche-pied, Sarah tombe avec son seau d’eau qui se renverse sur le sol. Sarah déstabilise Lavinia en la regardant fixement sans rien dire.
Marguerite se précipite voir Sarah et lui demande si elle ne s’est pas trop fait mal.
Lavinia ne supporte pas de voir que Sarah soit toujours aimée et respectée.

- Lavinia dit que cela n’a pas d’importance que Sarah soit belle ou pas car son visage est toujours noir de suie, elle la qualifie de fille de cuisines mais Sarah ne réagit toujours pas à ses remarques.

- Lavinia se moque de Sarah qui ne reçoit pas de courrier, Jessie est cruelle en disant qu’elle ne voit pas comment elle pourrait recevoir de lettre puisqu’elle n’a plus de parents.

- Lavinia jette ses bottines sur Becky en lui reprochant de ne pas les avoir suffisamment cirées.
Sarah se rend auprès de Lavinia qui veut l’humilier en ordonnant méchamment à Sarah de l’aider à enfiler ses bottines.
Sarah supporte cette humiliation. L’arrivée d’Amélia embarrasse Lavinia qui prétend qu’elle montrait à Sarah ses nouvelles chaussures car elle voulait les voir.
Ce jour même, Lavinia va occuper l’appartement où vivait Sarah. Lavinia n’a cessé de demander à son père de la faire loger dans l’ancien appartement de Sarah, son père en a donc fait la demande à Melle Mangin qui accepte.
Lavinia a exigé que ses parents lui achètent autant de robes que si elle était une princesse. Elle veut avoir tout ce que Sarah possédait.
Elle convoite la vie que menait Sarah et demande à avoir une femme de chambre particulière : Sarah.
Le père de Lavinia remarque que cette requête met Melle Mangin et Amélia dans l’embarras. Melle Mangin veut demander l’avis de Sarah, le père comprend qu’il faille que Sarah puisse pouvoir assumer cette tâche supplémentaire. Il s’adresse poliment à elle en lui demandant ce qu’elle en pense et ajoutant qu’il lui en serait très reconnaissant d’accepter d’être au service personnel de sa fille.
Melle Mangin précise à Sarah qu’elle est tout à fait libre de refuser cette demande.
Sarah accepte en humiliant Lavinia et disant qu’elle ne peut pas refuser puisque Lavinia tient tellement à faire d’elle sa femme de chambre particulière.
M. Herbert demande des explications. Melle Mangin lui explique que Sarah était entrée ici comme élève, son père est mort, elle n’a plus de famille et a été recueillie au collège.
M. Herbert se met en colère contre sa fille qui s’est bien gardée de lui fournir ces détails, il a compris que sa fille cherche à humilier cette demoiselle et lui assène une gifle qui propulse Lavinia au sol :


Son père lui explique à quel point ce qu’elle a voulu faire est cruel.
Mais la mère de Lavinia, au lieu de la réprimander, la console et n’est pas contente que son mari refuse que Lavinia ait une femme de chambre particulière.
M. Herbert demande à Melle Mangin d’oublier tous les traitements de faveur qui étaient initialement prévus pour sa fille. Melle Mangin et Amélia sont satisfaites.
Lavinia a été corrigée et humiliée mais cela ne changera en rien son comportement.

- Lavinia congédie Becky de son appartement et lui ordonne d’amener Sarah pour qu’elle fasse le ménage.
Lavinia rappelle à Sarah que c’était encore sa chambre il y a peu, elle veut la voir craquer.
Jessie et Gertrude émiettent des gâteaux au sol pour la faire nettoyer et l’humilier.
Sarah met fin à ce manège en leur tenant tête et disant qu’elle commencera à nettoyer lorsqu’elles seront sorties toutes les trois, rien ne sert de nettoyer pour salir aussitôt après.
Lavinia s’en plaint auprès de Melle Mangin en prétendant que Sarah refuse de nettoyer sa chambre.
Lavinia se réjouit que Melle Mangin nourrisse une animosité envers Sarah et sait qu’elle peut en profiter car Sarah est leur ennemie commune.

- Lorsque Jessie et Gertrude ont prévenu Lavinia que Marguerite rendait visite à Sarah la nuit, Lavinia s’est empressée de prévenir Melle Mangin qui a brusquement pénétré dans la mansarde de Sarah pour la punir.

- Lavinia est heureuse de voir Sarah faible car elle ne mange pas assez.
Elle profite de son état pour la bousculer avec ses amies dans les escaliers, le seau d’eau qu’elle tient en main lui échappe et atterrit sur la tête de Melle Mangin qui tombe des escaliers. Sarah est de nouveau privée de manger à cause de Lavinia qui espère encore une fois la voir craquer mais Sarah ne lui a jamais donné ce plaisir de la voir perdre sa force, son courage et sa dignité.

- Le jour de son anniversaire, Lavinia veut que Sarah l’aide à enfiler sa robe.
Lavinia prétend à Sarah qu’elle ne la déteste plus car elle est devenue une femme de chambre, alors qu’elle la déteste encore plus qu’avant car Sarah est forte et courageuse.
Lavinia veut être plus belle que ne l’était Sarah le jour de son anniversaire, c’est peine perdue.
Elle demande à Sarah si elle était aussi belle à son anniversaire, elle veut savoir qui est la plus belle. Sarah lui dit la vérité : elle n’a jamais pensé qu’elle était plus belle ou plus élégante qu’une autre fille.
Lavinia humilie ensuite Sarah en la forçant à lui tenir la main comme une demoiselle d’honneur le ferait. Sarah est ainsi humiliée en accompagnant Lavinia à la salle de fête.
Dans la salle, c’est à contrecœur que Marguerite et Lottie lui offrent un cadeau.
Lavinia veut copier Sarah et l’humilier en demandant à ce qu’elle puisse rester à sa fête (comme Sarah l’avait demandé pour Becky et Peter) mais cela ne part pas d’un bon sentiment.
On peut noter la grande différence qu’il y a entre l’attitude de Sarah et celle de Lavinia : Sarah avait demandé à ce que Becky et Peter restent à sa fête par amitié envers eux, l’intention de Sarah était pure.
Lavinia demande à ce que Sarah reste pour l’humilier, elle imite le comportement de Sarah dans un aspect négatif, elle veut faire sentir à Sarah qu’elle n’est qu’une domestique.
La cruelle Lavinia lui demande ensuite de lui offrir sa poupée Emilie alors qu’Emilie est le dernier souvenir qui lui reste de son cher papa.
Dans la cour, Lavinia arrache Emilie des bras de Sarah. C’est grâce à l’intervention de Lottie que Lavinia ne pourra pas lui prendre sa poupée. Toutes les autres élèves (sauf Jessie et Gertrude) suivent l’exemple de Lottie et prennent la défense de Sarah. Elles reprochent à Lavinia sa cruauté, elles lui demandent de rendre la poupée à Sarah et de se conduire en élève-modèle, c’est à elle de leur donner l’exemple lui rappellent-elles (certaines lui disent même que Sarah n’aurait jamais fait cela).
Humiliée et défaite, Lavinia jette Emilie au sol, Lottie la rattrape.

- Durant la visite de la femme du préfet, Sarah remplacera Lavinia en tant qu’élève-modèle. Lavinia en enrage de jalousie, elle ne supporte pas de subir cette humiliation alors que Sarah est censée être réduite à l’état de miséreuse. Même dans cet état, Sarah reste la plus intelligente, la plus admirée et la plus digne d’être présentée à des invités de marque.
Amélia demande à Lavinia de prêter un vêtement à Sarah, Lavinia prétend avoir un peu grossi pour éviter de lui prêter une robe.
Sarah a impressionné la femme du préfet et les personnalités en récitant par cœur une leçon de grammaire française. Toute la classe l’a applaudie, excepté Lavinia, pleine de haine et de jalousie. Elle était d’autant plus enragée d’entendre les invités dire que Sarah est extraordinaire et qu’elle a une prononciation parfaite.

- Lavinia ne supporte pas que Sarah ait le privilège d’enseigner le français aux plus petites. Lorsque Sarah entre en classe, Lavinia et ses deux acolytes se moquent de son statut de femme de ménage.

- La rancœur de Lavinia à l’encontre de Sarah s’accroit de jour en jour.
Elle en vient à ordonner à Sarah de lui faire ses devoirs de français. Elle doit aussi faire le travail de Jessie et Gertrude.
Le devoir consistait à rédiger une lettre en français destinée à leurs parents.
M. Dufarge n’est pas dupe et reconnait l’écriture et le travail parfait de Sarah Crewe. Lavinia est humiliée et sa haine s’accroit à l’encontre de Sarah.
Lavinia veut se venger et se rend dans le bureau de Melle Mangin pour se plaindre du fait que M. Dufarge accorde un traitement de faveur à Sarah, elle la prévient qu’il lui a offert un livre de français, et ajoute qu’elle supporte mal l’estime que M. Dufarge accorde à Sarah. Elle exerce un chantage malsain : si les manières de M. Dufarge ne changent pas, elle se verra obligée de trouver un autre établissement plus sérieux. Melle Mangin est tout à fait disposée à répondre aux attentes de Lavinia, non seulement elle déteste Sarah et elle ne supporte pas que M. Dufarge prenne son parti.

- À l’occasion des vacances d’été, Lavinia va partir en voyage à travers l’Europe.
Elle veut mettre Sarah dans l’embarras en lui demandant dans quel endroit part-elle en vacances, puis Lavinia fait mine de se rappeler que Sarah ne part pas en vacances et ne saurait pas où aller puisqu’il ne lui reste plus aucun parent. Lavinia a la cruauté de rire avec Jessie et Gertrude du fait que le père de Sarah soit mort.
Elle demande ensuite à Sarah de descendre ses lourdes valises, Sarah les porte péniblement tout en descendant l’escalier. Heureusement que Becky se précipite à elle pour l’aider.

- A la rentrée des classes, Lavinia ne supporte pas de voir Lottie et Marguerite heureuses de retrouver Sarah et rire avec elle ; même dans la misère, Sarah reste un centre d’attentions.

- Dès le jour de la rentrée des classes, Lavinia ne perd pas un instant pour harceler Sarah, elle se montre même violente:

Lavinia se plaint que la salle de classe soit sale. Sarah avait bien nettoyé son ardoise, Lavinia lui reproche de ne pas l’avoir fait. Becky se dénonce : c’est elle qui s’en est servie mais Lavinia ne veut rien entendre, elle veut que ce soit Sarah qui se rabaisse à lui présenter des excuses.
Sarah ne baisse pas les yeux et fixe Lavinia. Lavinia enrage et ne le supporte pas, elle prend son élan et assène violemment un coup d’ardoise sur la tête de Sarah qui se protège la tête avec sa main. L’ardoise rebondit sur la main de Sarah et s’envole percuter la fenêtre qui se brise.


Lavinia s’empresse de rejeter la faute sur Sarah alors qu’elle vient de l’agresser sauvagement et hargneusement.
Lorsque Melle Mangin entre et demande qui a cassé la vitre, Lavinia s’empresse de se lever pour dire que Sarah est la responsable. Becky veut intervenir pour prendre la défense de son amie mais Sarah la retient.
Lavinia invente un mensonge : Sarah voulait lui arracher l’ardoise qu’elle avait dans les mains et l’a finalement poussée contre la fenêtre.
Lottie a le courage d’intervenir et de crier toute la vérité mais peu importe ce qui s’est passé, Melle Mangin tient Sarah responsable d’avoir irrité son élève-modèle.
Lavinia en est satisfaite, elle tire toujours une sorte d’exaltation malsaine de voir Sarah réprimandée, maltraitée et humiliée.

- Lavinia accuse injustement Sarah d’avoir tâché sa robe avec du charbon, Jessie ordonne à Sarah de s’excuser. Celle-ci est contrainte de s’y soumettre, Lavinia lui ordonne ensuite de monter dans sa chambre et d’allumer un feu dans sa cheminée.
Frigorifiée, Sarah en profite pour se réchauffer auprès du feu.
En rentrant avec ses deux amies dans sa chambre, Lavinia découvre Sarah endormie près du feu.
Lavinia la réveille brutalement et violemment en assenant un coup de pied dans le seau de charbon sur lequel Sarah s’est endormie. Sarah est brusquement tirée de son sommeil.
On peut voir dans cette scène le comportement des deux jeunes filles, la différence majeure qui les oppose entre l’attitude de Sarah se montrant bienveillante, compatissante et douce envers Becky qui s’était endormie dans sa chambre, et l’attitude de Lavinia se montrant violente, cruelle et virulente envers Sarah qui s’est endormie dans sa chambre. Elles sont de totales opposées aussi bien physiquement, intellectuellement, mentalement et émotionnellement.
Lavinia ne ressent aucune pitié envers Sarah qui est si fatiguée et qui a froid.
Lavinia et ses amies veulent chasser César ; en voulant échapper à Lavinia, il renverse sur sa robe son encrier. Lavinia tient Sarah pour responsable.
Lavinia lui jette sa robe et lui dit qu’elle lui pardonnera peut-être si elle arrive à enlever les tâches sinon elle se vengera terriblement.
Sarah revient à la pension avec la robe de Lavinia, elle est comme neuve (elle a été remise à neuf par le propriétaire de la boutique dans laquelle Sarah avait obtenu Emilie).
Lavinia ment en disant à Melle Mangin que Sarah est tellement jalouse de sa robe qu’elle a fait exprès de la tâcher avec de l’encre. Sarah s’écrie que ce n’est pas vrai. Melle Mangin n’a que faire de la vérité et demande à Mary de la punir sévèrement.

- Lavinia veut faire craquer Sarah en annonçant que la princesse diamant loge dans l’étable.

- À l’épisode 39, Lavinia avoue qu’elle haïssait Sarah parce qu’elle était la plus riche, ensuite elle s’est aperçue qu’elle parlait le français mieux qu’elle, elle était la plus jolie et ainsi de suite.
Elle avoue qu’elle voudrait qu’elle craque, avec tout ce qui lui arrive jour après jour, Sarah reste sereine et à sa place Lavinia serait désespérée. Quoi qu’il arrive, Sarah reste la plus forte, « c’est toujours elle la plus forte ! » enrage Lavinia qui ne le supporte pas.

- A St-James’s Park, Amélia est tombée dans l’étang et s’est fait mal. Ce sont Sarah et Becky qui viennent à son secours, Lavinia en est jalouse car en tant qu’élève-modèle elle n’a pas réagi. L’attitude de Sarah lui rappelle sans cesse qu’elle n’est pas à la hauteur.

- Durant la fête d’Halloween, plusieurs jeux ont été organisés notamment celui d’allumer des bougies dans les barques (des coquilles de noix) et les déposer dans une bassine d’eau.
Lavinia fait un trou dans une coquille pour la donner à Sarah et demande à Amélia la permission que Becky et Sarah prennent part à leur fête.
Les deux barques de Sarah et Becky naviguent côte à côte, Amélia leur explique que cela signifie que les deux personnes passeront une grande partie de leur vie ensemble.
Lavinia secoue l’eau pour les séparer et faire couler la barque de Sarah mais sa méchanceté se retourne contre elle : c’est la barque de Lavinia qui coulera (ce qui symbolise ses plans qui échouent les uns après les autres, elle se perd et se détruit elle-même) et les barques de Sarah et Becky se rejoindront (ce qui symbolise notamment que personne ne peut briser leur amitié).
En fin de soirée, Lavinia et ses deux amies effraient Lottie dans l’étable en se déguisant en fantômes. À cause d’elles, Lottie va s’enfuir effrayée, laissant tomber sa chandelle et l’étable va prendre feu.

Lavinia a tenté de la pousser à bout pour la faire craquer mais Sarah ne craque jamais et reste toujours forte, elle n’a jamais laissé ce plaisir à quiconque de la voir souffrir.
Lavinia sera contrainte d’accepter sa défaite : elle ne pourra rien y faire lorsque Sarah sera réintégrée à la vie du pensionnat et qu’elle jouira de nouveau de ses privilèges. Lavinia sera terriblement jalouse de la voir parée d’une luxueuse robe et d’apprendre que Sarah est de nouveau une fille riche.
Mais la victoire de Sarah ne s’arrête pas là : Lavinia enrage d’apprendre que la mine de diamants peut-être exploitée, et que Sarah hérite de la fortune de son père et de celle de M. Crisford.

Lavinia pensait que Sarah se vengerait en rachetant le collège à Melle Mangin. Elle va découvrir que Sarah est incapable d’avoir ce genre de pensée et sentiment. Au contraire, Sarah répond au mal par le bien en faisant un don considérable au collège.
En voyant Sarah, toutes les demoiselles se réunissent autour d’elle et l’applaudissent pour la féliciter. Lavinia reste à l’écart, amère et pleine de jalousie.
Le cœur n’y est pas, mais Lavinia prend sur elle pour se forcer à rejoindre Sarah et la féliciter pour son retour. Elle se résigne par dépit à parler à Sarah pour faire bonne figure et se rabaisse à lui demander de devenir son amie. Sarah est très heureuse et lui dit sincèrement qu’elle a toujours voulu qu’elles deviennent amies, les deux filles se serrent la main.
Lavinia a perdu, Sarah a gagné et Lavinia n’a d’autre choix que de se résigner à l’accepter.
Mais puisque Sarah va continuer à poursuivre ses études au collège, Lavinia veut quitter l’Angleterre pour aller vivre aux Etats-Unis, elle entre dans une nouvelle logique de compétition vis-à-vis de Sarah. Elle ne supporte pas que Sarah soit la plus forte, qu’elle soit devenue encore plus riche qu’avant, et d’assister à son triomphe chaque jour durant lui serait insupportable.
Au port de Londres, Lavinia lui dit que quand elles se reverront Sarah sera certainement devenue quelqu’un d’autre, la reine diamant, et elle ajoute : « Peut-être que je serai la première femme des États-Unis si j’épouse le président » Lavinia aspire à obtenir une position sociale supérieure à celle de Sarah.
Lavinia reste mesquine jusqu’au bout, même dans sa manière de dire à Sarah au revoir de la main, elle le fait d’un air combatif et au regard de défi appuyé d’un sourire mesquin comme pour lui dire ‘‘On se retrouvera et ce jour-là c’est moi qui remportera les gloires’’ car au plus profond d’elle-même elle ne perd pas espoir de la détrôner un jour.


Melle Gertrude Mangin (Miss Maria Minchin en version originale et dans le roman) est la directrice d’un pensionnat pour jeunes filles de bonne famille londonien situé au West Square 16 George’s Road.

C’est une femme longiligne, aigrie par la vie, aux allures vieillies et aux traits tirés par un chignon ancien. Derrière ses lunettes transparaissent des petits yeux cruels au regard menaçant et malveillant.
Melle Mangin est une femme hautaine, rigide, froide, sévère et austère. Elle a une voix lente et basse à sonorité provocante et intimidante.
C’est une femme sans cœur qui ne possède aucune générosité et compassion.
Elle ne pense qu’à la réputation de son établissement et ne tient à accueillir que des jeunes filles issues de la haute société, elle aime la notoriété et l’argent.
Elle fait toujours des compliments aux jeunes filles devant leurs parents lorsqu’elles arrivent pour la première fois, surtout lorsque les parents sont riches.

Gertrude et Amélia Mangin ont perdu leurs parents lorsqu’elles étaient enfants, Gertrude avait à peu près l’âge de Sarah (soit neuf ans).
Gertrude Mangin a été obligée de s’occuper d’Amélia qui était plus jeune, elle travaillait toute la journée chez une de leur tante et elle continuait à étudier, elle veillait très tard. Gertrude Mangin a voulu gagner assez d’argent pour qu’Amélia aussi puisse poursuivre ses études ; ses efforts ont été récompensés et elle a obtenu son poste de directrice.


Avec le temps, Melle Mangin a perdu toute bonté et toute générosité, maintenant la seule chose qui compte vraiment pour elle c’est la vie du pensionnat.

C’est une femme avare qui ne supporte pas le gaspillage. Elle veut constamment réduire les frais généraux de la pension, elle fait supporter à ses employés des privations mais elle ne s’y astreint pas ; par exemple, à minuit, Melle Mangin mange un petit encas habituel que James lui apporte.

Melle Mangin lit toutes les lettres que les enfants écrivent à leurs parents. Si elle ne relève rien de particulier, elle les donne à Amélia pour les cacheter et les poster.

Melle Mangin se réjouit de l’arrivée de Sarah Crewe qui devient sa plus riche pensionnaire.
Elle est avertie par M. Barrow de lui réserver un traitement de faveur.
Melle Mangin prévient James et Mary que Sarah doit faire l’objet d’égards particuliers.
Elle ne voit en Sarah qu’un moyen d’accroitre le prestige de son établissement et de bénéficier de dons importants, mais elle la déteste particulièrement. Sarah l’insupporte en tout point.
Melle Mangin n’aime pas Sarah : dans un premier temps, elle est jalouse qu’elle obtienne tout ce qu’elle veuille et qu’elle soit terriblement gâtée par son père.
Melle Mangin ne supporte pas de voir l’amour de M. Crewe pour sa fille qui l’entoure de toutes ses attentions, de toute son affection et de toute sa tendresse, alors qu’elle a perdu le sien et qu’elle a dû mener une vie difficile.
Elle veut se persuader que Sarah ne s’adaptera jamais à la pension.
Elle se réjouit qu’elle fasse partie de son établissement uniquement parce qu’elle lui a apporté un soutien économique conséquent.
C’est pour cela qu’elle veille à ce que Sarah soit particulièrement bien traitée. Elle craint qu’elle écrive un jour à son père qu’elle ne se plait pas dans son école et qu’il la retire immédiatement, ce qui représenterait une catastrophe pour la réputation de son école et aussi pour son budget.

Melle Mangin présente Sarah à ses nouvelles camarades, elle dit aux élèves que le bateau de Sarah a contourné le cap de Bonne-Espérance pour arriver jusqu’à Londres.
Un peu embarrassée, Sarah lui précise qu’elle est passée par le canal de Suez en méditerranée.
Melle Mangin se sent humiliée.
Elle passe à autre chose et lui dit que l’étude du français est importante. Sarah est embarrassée. Agacée, Melle Mangin lui demande ce qu’elle a encore à dire. Sarah explique qu’elle n’a jamais appris le français ni dans les livres ni avec un autre professeur comme les autres enfants.
Melle Mangin est persuadée que Sarah ne comprend pas un mot de français. Sarah reste polie et s’abstient de l’interrompre.
Melle Mangin sort puis revient en classe avec M. Dufarge auquel elle annonce que Sarah n’a jamais appris la grammaire française. Sarah contredit Melle Mangin et dit à M. Dufarge que ce n’est pas vrai du tout, elle n’a jamais dit qu’elle ne connaissait pas la grammaire.
Sarah s’exprime en français et déclare au professeur que lorsqu’elle a dit qu’elle n’avait jamais appris la grammaire dans les livres ni à l’école, elle voulait dire qu’elle avait l’habitude d’avoir une préceptrice qui le lui apprenait.
Melle Mangin est vexée, indignée et humiliée, elle enrage et son animosité envers Sarah s’accroit.
M. Dufarge précise qu’il n’a pas grand-chose à apprendre à une élève comme Sarah, son vocabulaire est parfait.
Melle Mangin demande à Sarah pourquoi ne lui avait-elle pas dit. Sarah lui explique qu’elle a bien essayé de le lui dire mais elle ne l’a pas laissée s’exprimer.
Melle Mangin tremble de rage, elle veut se venger et s’en prend à Sarah en la qualifiant d’impertinente. Melle Mangin ne lui pardonnera jamais pareille humiliation.
Elle ne supporte pas que Sarah lui tienne tête, c’est une femme très rancunière.
Melle Mangin la déteste mais elle se garde de le dévoiler publiquement, elle se contient pour ne pas lui donner envie de partir, cette élève prestigieuse est bien trop importante pour l’image de son établissement.

Pour la sortie, Melle Mangin met Lavinia au dernier rang et demande à Sarah de prendre sa place au premier rang.
À l’Eglise, il y aura des femmes importantes parmi lesquelles la femme du préfet : Mme Martin. Melle Mangin veut que toutes les femmes regardent Sarah.
En classe, Melle Mangin demande à Lavinia et Sarah d’échanger leurs places, elle veut réserver une place d’honneur à Sarah qui a enchanté et émerveillé la femme du préfet.
Melle Mangin décide que Sarah sera la responsable des élèves.
Elle veut que son établissement jouisse d’une image de marque auprès de la femme du préfet : elle est fière de présenter Sarah et lui demande de souhaiter la bienvenue à Mme Martin.

En apprenant que le père de Sarah s’est associé avec un ami pour exploiter une mine de diamants, et que Sarah sera son unique héritière, Melle Mangin est ébahie : la fille d’un futur roi des diamants se trouve dans son établissement !
Melle Mangin part consulter maitre Barrow pour avoir la certitude de la véracité de cette histoire.
M. Barrow lui confirme que M. Crewe possède des mines de diamants contenant les diamants les plus réputés du monde.
M. Barrow a lui-même investi de l’argent sur cette affaire sur les bons conseils de M. Crewe.
Melle Mangin est folle de joie depuis qu’elle a appris l’affaire conclue par M. Crewe qui a vraiment acheté une mine de diamants et elle a même décidé d’offrir un cadeau d’anniversaire à Sarah.
M. Crewe a chargé M. Barrow de dépenser une somme illimitée pour l’organisation d’une fête fastueuse pour l’anniversaire de Sarah. Melle Mangin devra envoyer les factures à M. Barrow.
Melle Mangin lui offrira une robe et des chaussures neuves de son choix le jour de son anniversaire, en revenant des achats, elle ne manque pas de dire à Sarah : « Et maintenant, vous allez écrire à votre père pour lui raconter tout ceci, c’est bien compris ? »

Le jour de l’anniversaire de Sarah, c’est la première fois que Melle Mangin se rendait en cuisine pour goûter le repas.
Elle couvre hypocritement Sarah de compliments mais son masque va rapidement tomber à l’arrivée de M. Barrow qui va s’entretenir personnellement avec elle. Il lui annonce que la mine de diamants n’existe absolument pas, que M. Crewe a tout investi dans cette mine qui ne produit pas un diamant et qu’il est ruiné. Melle Mangin est décomposée.
M. Barrow ajoute que durant une expédition avec ses amis, M. Crewe a été pris de malaise et il est mort. Melle Mangin en fait un malaise non pas en raison d’un quelconque sentiment de compassion, mais en raison de la perte d’un prestige pour son établissement.
M. Barrow demande à Melle Mangin de rassembler tous les objets coûteux que possède Sarah.
Melle Mangin demande à Amélia d’immédiatement prévenir Sarah que son père est mort et qu’elle n’a plus aucune fortune.
Melle Mangin regrette de lui avoir offert une robe hors de prix, elle est défigurée par la fureur.
Melle Mangin demande à sa sœur de mettre Sarah à la porte de l’école. Amélia n’a pas le cœur et le courage de le faire, Melle Mangin le lui ordonne.
Becky, qui se trouvait sous la table nappée, pleure pour Sarah, elle supplie en larmes Melle Mangin de ne pas chasser Sarah du collège. Melle Mangin la propulse violemment au mur.
Elle part ensuite interrompre la fête et annonce froidement et brutalement à Sarah devant toute la classe que son père est mort lors d’une expédition avec ses amis, avant de lui ajouter que son père est ruiné et qu’elle n’est qu’une petite pauvresse.
Elle arrache sauvagement le diadème de Sarah et le jette au sol puis lui ordonne de quitter immédiatement cet établissement.
Son attitude a désormais radicalement changé, elle prend même un malsain plaisir à la malmener car elle l’a toujours détestée. Melle Mangin ne supportait pas de voir Sarah aimée, choyée, gâtée et dorlotée par son père.

Melle Mangin veut chasser Sarah, M. Barrow lui dit que cette enfant n’a plus aucune famille, il la prévient de ne pas commettre la maladresse de la chasser : si la rumeur se répandait qu’elle a chassé une petite orpheline uniquement parce qu’elle est ruinée, sa réputation en pâtirait, elle aurait intérêt à la garder pour la faire travailler en tant que servante.
Melle Mangin suit son conseil et estime que Sarah lui remboursera ses dettes en travaillant.
De son côté, M. Barrow s’octroie la permission de prendre tout ce qui est dans l’appartement de Sarah. Melle Mangin regrette de ne pas avoir fait saisir toutes ses affaires plus tôt pour les vendre et récupérer un peu d’argent.
Melle Mangin interdit à sa sœur d’appeler Sarah ‘‘Mademoiselle’’, et lui ordonne d’aller chercher un vieux vêtement au grenier et les chaussures les plus abimées.
Elle convoque ensuite Sarah dans son bureau pour lui annoncer qu’elle a décidé de la garder dans l’établissement et qu’elle travaillera aux lessives comme Becky.
Melle Mangin lui ordonne d’enlever sa robe et d’enfiler une robe misérable et des sabots abimés qu’elle jette au sol comme si Sarah n’était qu’une pauvre et pitoyable jeune fille qui n’est pas digne d’être respectée.
Ces vieux vêtements appartenaient à une élève que Melle Mangin avait renvoyée de la pension parce que ses parents ne pouvaient plus payer.
Melle Mangin annonce ensuite aux élèves que Sarah est désormais une servante affectée aux cuisines.
Melle Mangin demande à Mary et James de la traiter le plus sévèrement possible, il faut la dresser dit-elle. Elle fait formellement interdire aux élèves de parler familièrement à Sarah. Les demoiselles n’ont pas le droit d’adresser la parole à Sarah si ce n’est pour lui ordonner un travail.

Melle Mangin veut voir Sarah vivre misérablement, sans famille et sans ami qui puisse l’aider, elle le dit et prétend que le seul responsable est son père, elle n’arrête pas de dire qu’il la faisait vivre luxueusement et l’a laissée sans un sou. La façon dont M. Crewe aimait et gâtait sa fille l’insupporte encore.
Melle Mangin ne supporte pas le regard de Sarah et demande à James et Mary de redoubler de sévérité envers elle.
Melle Mangin aura la cruauté d’affamer Sarah et de prendre plaisir à l’exploiter et l’envoyer poster une lettre sous la pluie.

La femme du préfet accompagnée d’autres personnalités va venir faire une inspection (épisode 25).
Elle a écrit à Melle Mangin qu’elle a hâte que ses amies entendent l’accent parfait que possède Sarah, la représentante du collège lors de sa dernière visite.
Melle Mangin enrage, si elle lui dit que Sarah n’est plus élève, il y aurait moins de chance qu’elle leur accorde un soutien financier.
Amélia lui propose de dire toute la vérité à Mme Martin mais si la femme du préfet apprend la vérité au sujet de Sarah, Melle Mangin craint qu’elle ne refuse de l’aider financièrement.
Melle Mangin s’entretient avec M. Dufarge et lui fait part de la lettre de la femme du préfet.
Il lui suggère de laisser Sarah jouer le rôle de l’élève modèle. À contrecœur, Melle Mangin demande à Sarah de rejoindre sa classe et de tenir le rôle de l’élève-modèle.
Après l’impressionnante performance de Sarah lors du cours de français, Mme Martin conseille à Melle Mangin d’exploiter les extraordinaires capacités de Sarah au profit du collège c'est-à-dire de la laisser donner des cours de français aux petites classes.
Melle Mangin prendra les mesures pour satisfaire la femme du préfet mais pleine de rage, elle serre les poings sous la table.
Melle Mangin précise à Sarah qu’elle n’est pas dispensée de son autre travail, son nombre d’heures ne sera pas réduit et elle travaillera comme avant à la cuisine.
Melle Mangin tremble de rage que Sarah puisse avoir le privilège d’enseigner et que Mme Martin la couvre d’éloges.

Melle Mangin entre en classe et découvre Sarah en train de raconter une histoire aux élèves, elle la gifle violemment.
M. Dufarge entre prendre la défense de Sarah, il lui assure que Sarah assurait parfaitement son rôle de professeur et lui reproche son geste qui n’est pas à son honneur.
Suite à une discussion avec Lavinia, Melle Mangin aura le mesquin plaisir de renvoyer M. Dufarge.

Melle Mangin prévoit d’exploiter Sarah comme professeur lorsqu’elle deviendra adulte, cela lui fera l’économie d’un professeur, elle estime que le travail de toute une vie n’épongera pas les dettes que Sarah a envers son établissement.

Lorsque Sarah est gravement tombée malade, Amélia a conseillé à sa sœur d’appeler un médecin ; pour l’inciter à le faire, elle lui dit que Sarah pourrait être contagieuse et contaminer tout le collège ce qui pourrait compromettre leur réputation.
Melle Mangin refuse de faire appeler un médecin qui coûte cher et opte pour un médecin qui a mauvaise réputation et qui se trompe souvent de diagnostic.
Melle Mangin en veut personnellement à Sarah alors qu’elle n’y est pour rien.
Pour éviter tout risque d’épidémie et craignant que sa maladie soit ébruitée, Melle Mangin pense à placer Sarah dans un institut de charité jusqu’à sa guérison.

Étonnée de voir Sarah rétablie et en pleine forme, Mary l’emmène chez Melle Mangin et lui dit que Sarah aurait fait semblant d’être malade, que Becky aurait volé de la nourriture et qu’elles ont mangé dans leur chambre.
Melle Mangin se rend dans la chambre de Sarah pour en avoir le cœur net, la mansarde est comme d’habitude, Melle Mangin en conclut que Mary a commis une erreur.
Mais elle décide de dispenser Sarah d’assurer des cours de français pour les petites classes, voulant ainsi la priver de ce qu’elle prend plaisir à faire.

Melle Mangin ne comprend pas l’état de Sarah : elle est guérie, en pleine forme et de bonne humeur. Elle convoque James et Mary pour recueillir des renseignements au sujet de Sarah. Elle leur demande s’ils lui donnent une quantité de nourriture plus importante, James et Mary lui assurent que non, Mary lui dit que Sarah a sûrement trouvé le moyen d’obtenir de la nourriture en supplément. Melle Mangin leur demande de la surveiller de façon beaucoup plus stricte.
Mary suit Sarah, la voit en compagnie de Peter, découvre qu’il est venu au pensionnat déguisé en ramoneur et le voit offrir une pomme à Sarah. Elle en conclut que c’est lui qui la nourrit et en fait part à Melle Mangin.
La nuit venue, Melle Mangin, James et Mary guettent le passage de Sarah et Becky, et montent dans la mansarde. Melle Mangin découvre la chambre de Sarah pleine de mets délicieux, de deux couvertures chaudes et oreillers moelleux, d’un service de table luxueux.
Melle Mangin croit que c’est Peter qui leur apporte tous ces plats et objets qu’elle qualifie de ‘‘volés’’.
Elle punit Sarah en la conduisant à l’étable qui sera désormais sa nouvelle chambre.

Melle Mangin a célébré la fête d’Halloween uniquement parce que le père de Lavinia a fait don d’une somme considérable à son collège.
À la fin de cette fête, l’écurie a pris feu. Melle Mangin accuse Sarah d’avoir tenté de mettre le feu au collège. Elle se montre plus violente que jamais : elle empoigne violemment Sarah par le col. Sarah reste à la regarder fixement et la déstabilise : « Ne me regardez pas comme ça ! » s’écrie Melle Mangin.
Melle Mangin lui dit que c’est grâce à elle qu’elle a une maison pour vivre, qu’elle subvient à ses besoins, qu’elle n’aurait jamais dû avoir pitié d’une fille comme elle.
Comme plus précisément détaillé dans la présentation de Sarah, celle-ci regarde fixement Melle Mangin et lui dit qu’elle n’a jamais eu pitié, elle ne connait pas ce sentiment, elle lui précise bien que son collège n’a jamais été une maison pour elle et lui annonce qu’elle part immédiatement avant d’exécuter immédiatement sa décision.
Melle Mangin ordonne à Amélia de partir en ville à la recherche de Sarah et de la ramener.
Entre temps, un paquet est arrivé pour Sarah. Lorsqu’Amélia ramène Sarah au collège, Melle Mangin le lui présente et lui demande de l’ouvrir.
Comme expliqué dans la présentation de Sarah, celle-ci a reçu des accessoires, objets et des vêtements de luxe faits sur mesure.
Melle Mangin est estomaquée. Pour être certaine que ces vêtements de luxe sont bien destinés à Sarah et qu’ils sont faits à sa mesure, Melle Mangin veut qu’elle les essaie.
Melle Mangin enrage : la luxueuse robe rouge essayée par Sarah est à sa taille.
Melle Mangin pense que Sarah a un riche tuteur qui veille sur elle ; dans ces conditions, elle l’autorise à reprendre sa place au collège avec les autres jeunes filles.
Melle Mangin se montre hypocritement aimable et l’appelle comme autrefois ‘‘Melle Crewe’’.
Melle Mangin demande à James de restituer à Sarah tout ce qui lui appartient et lui interdit ainsi qu’à Mary de traiter Melle Crewe comme une domestique.

Le lendemain, Melle Mangin se demande où est passée Sarah. Lavinia lui révèle qu’elle l’a vue partir, elle se dirigeait vers la maison qui se trouve à côté du collège.
Melle Mangin craint que Sarah se soit plainte des mauvais traitements qu’elle a subis et que le voisin s’apitoie sur son sort. Elle décide de se rendre chez M. Crisford.
Melle Mangin veut ramener immédiatement Sarah au collège. M. Crisford demande à son avocat de donner à Melle Mangin de plus amples explications sur la situation.
M. Carmichael a le plaisir de lui annoncer que Melle Sarah Crewe ne reviendra jamais au collège, elle vivra sous la protection de M. Crisford.
Melle Mangin découvre que M. Crisford était un ami de M. Crewe, ils ont acheté et géré ensemble une mine de diamants, l’une des plus importantes dans le monde de part la qualité des pierres. Elle apprend que Sarah devient l’héritière testamentaire de son père et de M. Crisford à la fois. Sarah est la princesse diamant.
Melle Mangin est étranglée par la nouvelle.
Terrifiée d’être trainée devant les tribunaux et d’être brisée, Melle Mangin prétend qu’elle a toujours traité Sarah avec le respect dû à son rang, elle ose dire qu’elle espère que Sarah sera reconnaissante pour ce qu’elle a fait pour elle.
M. Crisford lui dit que le mieux est qu’elle le lui demande elle-même : Melle Mangin voit Sarah descendre majestueusement les escaliers vêtue dans une luxueuse robe jaune. C’est une véritable princesse diamant.
À la vue de Sarah, le visage de Melle Mangin se déforme de surprise, il se décompose de peur, elle reste là figée à gémir en la regardant, elle est comme foudroyée de la même manière que si elle avait vu un revenant. Le choc est tel que ses jambes ne la tiennent plus, elle s’effondre.
Sous le coup de cette découverte surprenante, Melle Mangin ébranlée marche péniblement dans la neige pour rejoindre le pensionnat, elle n’a plus la force de se tenir debout, une nouvelle fois ses jambes la lâchent et elle s’effondre, son visage s’enfonce dans la neige, elle regagne difficilement le collège.
Melle Mangin est anéantie d’avoir définitivement perdu une milliardaire.
Comme expliqué précisément dans la présentation d’Amélia, celle-ci, terrifiée à l’idée de tout perdre, va enfin se rebeller contre sa sœur en lui hurlant dessus, lui reprochant son attitude envers Sarah et la menaçant.
Amélia la prévient qu’en apprenant la façon dont Sarah a été traitée, les parents retireront très vite leurs enfants de son établissement et Gertrude se retrouvera seule dans son école.
Amélia en rajoute une couche en lui disant que la femme du préfet sera prévenue et les gens la montreront du doigt en ville comme une femme indigne et sans pitié.
Melle Mangin a subi un électrochoc. Elle baisse la tête, elle est anéantie et s’effondre en larmes ponctuées de cris désespérés.

Melle Mangin a toujours eu horreur de Sarah qui représente tout ce qu’elle a voulu être mais qu’elle n’a jamais été, elle déteste Sarah au plus haut point pourtant c’est elle qu’elle mettait en avant pour la bonne image de son école, plus Sarah apportait gloire et renommée à l’école plus Melle Mangin la haïssait, elle était très jalouse de son instruction, de ses bonnes manières, de son intelligence, de son langage soutenu, de sa richesse, de son statut de petite fille choyée et gâtée par son père. Lorsque Sarah a perdu son père, Melle Mangin a vu les conséquents et honorables dons lui échapper, elle en a profité pour en vouloir terriblement à Sarah, elle en a profité pour se venger de tous les maux que Sarah a causés en elle ; elle décida donc de l’exploiter, la maltraiter, la mépriser, et la traiter en véritable esclave.
Sarah a toujours exaspéré Melle Mangin, sa sévérité et ses colères n’avaient aucune prise sur Sarah, elle ne pleurait pas et ne tremblait pas, elle obéissait sans se plaindre ni protester, ce qui irritait considérablement Melle Mangin qui ne supporte pas les gens qui ne tremblent pas devant ses hurlements.
Sarah l’a toujours mise mal à l’aise, Melle Mangin ne supportait pas le regard et l’allure de Sarah qui restaient calmes, fixes, imperturbables et impénétrables, elle ne supportait pas qu’on lui tienne tête encore moins de la part d’une petite fille, elle ne supportait pas qu’elle la regarde droit dans les yeux sans jamais baisser le regard, et elle ne supportait pas qu’elle puisse ne pas trembler, ne pas avoir peur de ses colères, de ses menaces alors que Melle Mangin voulait et aimait qu’on la craigne. Sarah l’a toujours déstabilisée en tout point de vue.
Finalement, la vengeance de Melle Mangin n’a pas suffi à effacer ses maux puisque Sarah est toujours restée digne.
Aujourd’hui, Melle Mangin est anéantie à l’idée de tout avoir perdu.
Melle Mangin est décomposée et reste prostrée près de la cheminée pendant des heures sans rien dire ni rien faire.
Melle Mangin sent que quelque chose s’est brisé en elle, elle pense à confier la direction du collège à quelqu’un d’autre, sa sœur l’encourage à se ressaisir.
Lorsque Melle Mangin apprend que son voisin veut s’entretenir avec elle au sujet de certaines choses, elle commence à paniquer craignant d’être déférée devant le tribunal, elle tremble de tous ses membres.
Melle Mangin apprend que Sarah veut faire un don à l’école de cent mille livres sterling. Elle en fait presque malaise. Sarah poursuivra ses études dans son collège mais elle ne sera plus pensionnaire puisqu’elle vivra chez M. Crisford, elle ne viendra donc que pour les heures de cours.
La force, l’indulgence, le courage et la bonté de Sarah l’ont conduits à pardonner à Melle Mangin à son plus grand soulagement, cela a peut-être changé quelque chose en elle, la générosité de Sarah lui a peut-être permis de voir que le bien triomphe toujours du mal, qu’il faut être avenant et compatissant envers son prochain, que la jalousie et l’aigreur ne mènent à rien de bon et surtout n’enlèvent pas ce qu’on peut avoir de mauvais dans son cœur.
Melle Mangin est pour le moment apaisée et tranquillisée par la décision de Sarah (qui aurait pris une toute autre tournure bien terrible et affligeante pour Melle Mangin si Sarah avait voulu réparer le mal qu’on lui avait fait), elle a pour le moment l’esprit libre mais recommencera-t-elle les graves, atroces et cruelles erreurs qu’elle a commises ?

Dans le roman, Sara ne pardonne pas à Miss Minchin et ne retournera plus jamais dans son établissement.

On peut voir le changement soudain de Melle Mangin à son étonnant sourire au port de Londres, un sourire qu’on n’a jamais eu l’occasion de lire sur ses lèvres ; ainsi qu’au fait qu’elle tienne César dans ses bras alors qu’elle ne tenait jamais ce chat, ne lui prêtait jamais attention si ce n’était pour lui assener un coup de pied. Le naturel reviendra-t-il au galop ?
Quoi qu’il en soit, le don de Sarah a pour le moment définitivement fait disparaitre la colère et la rage de Melle Mangin…mais pour combien de temps...


Amélia Mangin est la petite sœur de Gertrude Mangin.
Amélia est de corpulence assez robuste et elle est complètement dominée par sa sœur qu’elle craint énormément. Elle obéit toujours à sa sœur et n’ose pas lui tenir tête même si elle désapprouve ses agissements. Elle n’ose jamais lui dire ce qu’elle pense, la contredire ou la contrarier de peur d’essuyer ses colères, alors elle se résigne à se taire.
Amelia appelle sa sœur : « Melle la directrice », « Ma sœur » et parfois par son prénom. Gertrude et Amélia se vouvoient, il est rare qu’Amélia tutoie sa sœur.

Amélia vit au pensionnat dans lequel elle assure diverses fonctions : elle réveille les demoiselles tous les matins, elle est professeur de géographie, elle donne des cours de broderie, et fait du piano pour les cours de danse et les évènements festifs.
Elle distribue aussi les courriers et fait le tour des chambres avant le coucher des demoiselles.

Amelia trouve que Sarah est une sage, charmante et très intelligente enfant. Elle était très contente que Sarah soit devenue la princesse diamant.
Sa nouvelle condition de miséreuse va l’attrister, elle dira à sa sœur qu’elle se montre trop sévère avec cette enfant.
Amélia apprécie Sarah mais elle a laissé sa sœur l’humilier, la maltraiter et l’exploiter sans s’y opposer fermement.

Amélia était en larmes en voyant que les lettres envoyées par Sarah à son père aux Indes ont été retournées au collège.

Lorsque Melle Mangin a précisé à Sarah qu’en plus de son travail consistant à donner des cours de français aux petites classes, elle ne serait pas dispensée de son autre travail et que son nombre d’heures ne sera pas réduit, Amélia voulait intercéder en faveur de Sarah mais elle craint tellement les colères de sa sœur qu’elle se résigne une fois de plus à se taire.

Lorsque Sarah a demandé l’autorisation à Melle Mangin de la laisser accompagner Becky à la gare, Amélia a demandé à sa sœur de la laisser, et pour l’inciter à accepter, elle a dit qu’elle avait une lettre à poster, et que Sarah pourrait le faire en accompagnant Becky. Melle Mangin a alors accepté.


On peut relever qu’Amélia a eu l’indélicatesse de demander à Sarah de lui repasser sa robe. Bien que Sarah en soit réduite à cette condition, Amélia n’a pas eu la décence de continuer à préserver à maintenir le grand respect qui était dû à une jeune fille de son rang, alors que des personnes comme Marguerite, Lottie, Peter, Becky et M. Dufarge ont continué à la traiter comme une princesse, il était impossible pour eux de la voir autrement que ce qu’elle est réellement malgré les circonstances regrettables.
Certes sa sœur l’a réduite sans scrupule à l’état de simple bonne à tout faire (pour ne pas dire esclave) mais Amélia n’aurait pas dû entrer dans cette spirale, elle n’aurait pas dû entretenir cette condition intolérable et inadmissible ; en connaissant le passé de Sarah, son rang, sa position sociale, le respect pour cette jeune fille n’aurait pas dû être sali et profané de la sorte malgré la situation tragique dont elle vient d’être victime.


Contrairement à sa sœur qui se montre indifférente voire violente avec le chat de la pension, César, Amélia le porte parfois sur ses genoux et le caresse.



Amélia aimerait se marier, l’arrivée de M. Crisford l’intéresse particulièrement surtout que c’est un célibataire qui a accumulé une grosse fortune aux Indes en exploitant des mines.
Elle aimerait que sa sœur lui rende visite pour établir des bons rapports de voisinage et pouvoir le rencontrer. Mais Melle Mangin repense au père de Sarah et s’énerve, elle accuse M. Crisford de n’être qu’un spéculateur.

À la fête d’Halloween, plusieurs jeux furent organisés, certains d’entre eux étant attachés à des croyances et prédictions. L’une des croyances veut que celle qui trouvera la bague dans le gâteau se mariera la première, et c’est Amélia qui l’a trouvée, elle était très heureuse, elle qui aimerait tant se marier.

À l’épisode 40, Melle Mangin doit s’absenter pour aller voir la femme du préfet, Amélia accompagnera donc les élèves à la messe, elle demande à sa sœur de la laisser emmener les demoiselles en promenade, elle leur a promis de les conduire un après-midi à St-James’s Park. Melle Mangin accepte. Une fois Melle Mangin partie, les filles sautent de joie.
Une mésaventure attend Amélia au parc : un petit chien aboie après elle, il veut en réalité jouer, mais Amélia en a peur et tombe dans l’étang. Elle s’est fait très mal au dos.
À la pension, Amélia se fait masser par Sarah (j’y reviens dans mon avis, on peut noter qu’Amélia n’est pas dérangée, n’a aucune gêne de se faire masser par une demoiselle aux mains délicates comme Sarah, quand bien même elle ne sache pas que Sarah soit toujours richissime, il n’en demeure pas moins que Sarah était une jeune fille d’un rang social très élevé qui mérite un certain respect).
Sarah conseille Melle Mangin de faire venir un médecin car Amélia a de la fièvre. Celle-ci refuse par crainte de sa sœur. Sarah insiste auprès de Melle Mangin, laquelle demande à Sarah de demander à Amélia l’adresse du médecin qui est déjà venu. Sarah doit aller le chercher en pleine nuit. Il diagnostique un simple hématome et lui donne une pommade pour la masser.
Sarah doit rester auprès d’Amélia cette nuit sur demande du docteur et d’Amélia, cela permettra à Sarah de dormir dans un lieu chaud et non dans l’écurie.
Les massages de Sarah sont efficaces, Amélia a moins mal.
Amélia trouve Sarah si bonne et généreuse, elle lui dit qu’elle attendait longtemps ce moment pour lui demander pardon au sujet de sa sœur. Amélia ne comprend absolument pas l’attitude de sa sœur envers Sarah, elle est devenue très bizarre après la mort du père de Sarah, elle dit à Sarah qu’elle trouve l’attitude de sa sœur très injuste.
Amélia aimerait que Sarah pardonne à sa sœur, elle lui dit qu’elle est parfois méchante et cruelle mais elle s’est conduite en mère envers Amélia. Celle-ci raconte à Sarah le passé de sa sœur (que vous trouverez dans la présentation de Melle Mangin).
Ce qui surprend Amélia, c’est qu’avec le temps, sa sœur perd toute générosité. Elle demande à Sarah de pardonner à sa sœur en souvenir de son passé.
Amélia demande à Sarah de rester dans sa chambre cette nuit, elle ne peut pas supporter l’idée qu’elle puisse retourner dormir dans l’étable mais Melle Mangin intervient et ordonne à Sarah d’y retourner.

Amélia est heureuse pour Sarah lorsqu’elle apprend, après avoir lue la lettre de Bombay, que Sarah est une riche héritière, une milliardaire.
Melle Mangin est anéantie d’avoir définitivement perdu une milliardaire.
Terriblement apeurée à l’idée de tout perdre et que sa sœur soit trainée devant les tribunaux, Amélia dit enfin ce qu’elle a sur le cœur : elle se met en colère et dit à sa sœur qu’elle est responsable de tout ce qui arrive, elle n’aurait jamais dû traiter Sarah comme elle l’a fait !
Amélia lui dit qu’elle aurait mieux fait de lui parler de cette façon plutôt que de supporter ses colères.
Amélia lui crie qu’elle ne l’impressionne plus, tout cela est terminé, elle lui donne son opinion : elle a été monstrueuse envers Sarah qui venait de perdre son père, elle l’a exploitée, elle aurait dû la traiter comme les autres jeunes filles, elle l’a traitée en esclave, elle était contre elle car Sarah était trop intelligente et elle voulait se venger !
Amélia la regarde avec colère et approche d’elle son visage menaçant en lui criant que Sarah est une jeune fille sensible et qui a du cœur et si elle avait eu pour elle de la gentillesse, elle en aurait eu de la reconnaissance.
Amélia lui dit qu’elle sait pourquoi elle détestait Sarah : Sarah n’a jamais eu peur de ses colères ! Elle ajoute qu’à cause de sa stupidité elles ont perdu une élève milliardaire.
Amélia la prévient qu’en apprenant la façon dont Sarah a été traitée, les parents retireront très vite leurs enfants de son établissement, Gertrude se retrouvera seule, la femme du préfet sera prévenue et les gens la montreront du doigt en ville comme une femme indigne et sans pitié.
Amélia la torture psychologiquement, elle a tellement eu peur que l’établissement ferme, qu’elle et sa sœur soient la risée de toute l’Angleterre, qu’elle et sa sœur réparent les dommages causés et finissent en prison qu’elle a, enfin mais trop tard, dit tout ce qu’elle avait sur le cœur. Les propos tenus à sa sœur sont-ils réellement ce qu’elle pense au plus profond de son cœur ou, rongée par la peur, elle se rassure en accablant sa sœur de reproches de tout le mal qu’elle a pu commettre ?
Le passage de Sarah a permis à Amélia à prendre de l’assurance, de se défaire de l’emprise de sa sœur ainée qui passait son temps à l’accabler de son sacrifice et de sa vie gâchée.
Je pense que même si cette soudaine et étonnante révolte a éclaté au grand jour, on ne peut pas dire que celle-ci soit faite de bonne conscience, elle a été animée plus par la peur, l’humiliation et l’incertitude. Je ne trouve pas du tout Amélia sincère dans ses propos, il aurait fallu qu’elle se manifeste plus tôt d’autant plus que Sarah a subi des atrocités inhumaines.
Le naturel reviendra-t-il au galop en sachant qu’elle n’a pas été très honnête, courageuse et juste du début à la fin ?


M. Dufarge est le professeur de français du pensionnat de Melle Mangin.
Il est d’origine française. C’est un homme discret, bon et bienveillant qui encourage ses élèves à apprendre et faire des efforts.
Sarah est devenue immédiatement son élève préférée : M. Dufarge est impressionné par la qualité de la langue française de Sarah. Il a même été jusqu’à dire qu’il n’avait pas grand-chose à lui apprendre tant son vocabulaire est parfait.
Sarah est non seulement la plus talentueuse et aussi, il a été séduit par le caractère doux, bon et chaleureux de cette petite fille.
Il regarde toujours Sarah avec douceur et bienveillance et sera profondément peiné de la voir subir de si terribles épreuves.

M. Dufarge était présent à la fête de Lavinia et indigné de voir l’état dans lequel est réduite Sarah, humiliée à tenir la main de Lavinia comme une demoiselle d’honneur le ferait.
Durant la fête, M. Dufarge n’a pas quitté Sarah des yeux, il est très attristé de son malheureux sort.
M. Dufarge a aussi assisté au loin à la scène durant laquelle Lavinia voulait arracher Emilie à Sarah, puis il a vu comment Sarah était malmenée par Mary.
Ce jour-là, M. Dufarge fait un bout de chemin avec Sarah, il lui dit qu’elle ne doit pas perdre espoir et qu’elle doit continuer à travailler. Il lui offre un livre de grammaire, il a la gentillesse et la délicatesse de l’appeler toujours ‘‘Melle Sarah’’.
Sa gentillesse a donné à Sarah le courage d’espérer encore.

M. Dufarge dit à Sarah qu’elle est une élève-modèle. Il regrette de ne pas pouvoir l’aider davantage mais il est sûr que Dieu viendra en aide à Sarah.
Melle Mangin s’entretient avec M. Dufarge et lui fait part de la lettre de la femme du préfet qui lui a écrit qu’elle a hâte que ses amies entendent l’accent parfait que possède Sarah.
M. Dufarge affirme à Melle Mangin qu’il ne voit aucune autre élève qui soit en mesure d’impressionner la femme du préfet aussi favorablement que Sarah. Il suggère à Melle Mangin de fermer les yeux sur le règlement et de laisser Sarah jouer le rôle de l’élève modèle.
À contrecœur, Melle Mangin demande à Sarah de rejoindre sa classe et de tenir le rôle de l’élève-modèle. M. Dufarge adresse un clin d’œil bienveillant à Sarah.
La femme du préfet et d’autres personnalités sont présentes. M. Dufarge veut montrer les prouesses de Sarah : il l’interroge et lui suggère de réciter par cœur. Sarah impressionne la femme du préfet et les personnalités en récitant par cœur une leçon de grammaire française.
Mme Martin conseille à Melle Mangin d’exploiter les extraordinaires capacités de Sarah au profit du collège c’est à dire de la laisser donner des cours de français aux petites classes.
Mme Martin demande l’avis de M. Dufarge qui est tout à fait d’accord avec elle. Melle Mangin n’a d’autre choix que de s’incliner à la volonté de la femme du préfet.
M. Dufarge marche ensuite avec Sarah en la tenant par l’épaule.

Lors d’un cours assuré par Sarah, Melle Mangin entre en classe et découvre Sarah en train de raconter une histoire aux élèves, elle la gifle violemment.
M. Dufarge entre prendre la défense de Sarah : il assure à Melle Mangin être passé voir comment se déroulait ce premier cours et Sarah n’était pas du tout en train de jouer, elle tenait parfaitement son rôle de professeur. Il lui explique qu’il lui arrive aussi de raconter des histoires pendant ses leçons, de cette manière les élèves sont plus attentives et les cours plus agréables. Il lui fait comprendre que si Sarah était encore la fille héritière d’un homme très puissant et de grande fortune, elle ne l’aurait jamais punie si sévèrement. Il lui dit que ce geste n’est pas à son honneur.
M. Dufarge conseille ensuite à Sarah de ne pas se résigner mais de lutter, un jour ou l’autre la chance lui sourira.

Lors d’un cours, M. Dufarge remarque que Lavinia, Jessie et Gertrude n’arrivent pas à lire leurs lettres (le travail consistait à rédiger une lettre en français destinée à leurs parents).
Il prend la lettre de Lavinia, puis celles de Jessie et Gertrude et reconnait l’écriture et le travail parfait de Sarah Crewe.
Humiliée et ridiculisée, Lavinia veut se venger et s’empresse de se rendre dans le bureau de Melle Mangin pour se plaindre du comportement de M. Dufarge qui accorde trop d’estime à Sarah. Elle exerce un chantage en faisant comprendre à Melle Mangin que si M. Dufarge reste dans l’établissement, elle s’en ira.
Melle Mangin a le plaisir mesquin d’annoncer à M. Dufarge que son comportement vis-à-vis de Sarah l’ennuie au plus haut point, l’estime qu’il lui porte semble suspecte aux autres, elle l’invite à renoncer à sa fonction de professeur, en d’autres termes elle le renvoie et informera les parents d’élèves de son départ.
M. Dufarge sera remplacé par Mme Pascal.
Avant de partir, M. Dufarge demande à Becky de transmettre à Sarah un message de sa part : « Ma chère petite, plus jamais je ne pourrai vous revoir ; aussi je me permets ce conseil : gardez-en vous l’espoir. » Il conseille aussi à Becky de garder toujours l’espoir avant de lui dire adieu.
En l’apprenant, Sarah court le plus vite possible pour le retrouver dans son appartement.
Elle lui saute dans les bras en pleurs, M. Dufarge lui assure qu’elle n’est pas responsable de son départ.
Il va retourner dans le midi de la France là où il est né, il lui prétend qu’il avait envie d’y retourner. M. Dufarge aimerait qu’elle voie un jour son village.
Sarah pleure, elle va se sentir seule sans lui. M. Dufarge la réconforte : il y a beaucoup de situations difficiles et d’obstacles dans la vie mais il faut garder espoir, un jour viendra où sa persévérance se trouvera récompensée. Il lui dit qu’il a la plus grande confiance en elle, il sait qu’elle est courageuse et qu’elle a la force en elle, c’est un don inespéré que Dieu lui a donné dit-il. « Jamais je ne pourrai vous oublier. Adieu Mademoiselle Sarah. » ajoute-t-il.
Sarah se serre contre lui en larmes. M. Dufarge ne peut retenir plus longtemps les siennes.
M. Dufarge avait raison : la persévérance de Sarah a été récompensée, et après des jours bien douloureux, la chance lui a à nouveau souri. Sarah lui donnera certainement de ses bonnes nouvelles, elle ne pourra jamais oublier tout le soutien, le réconfort et le courage qu’il lui a apportés.




Mary est l’intendante de l’établissement de Melle Mangin, et James est le cuisinier.
Ce sont des personnages sans aucune éducation, aigris, faignants, rustres et très désagréables envers les personnes de plus basse condition.
Depuis que Sarah Crewe est arrivée, James et Mary ont reçu l’ordre de la directrice de soigner particulièrement les repas.
Ils suivent à la lettre les ordres de Melle Mangin et maltraitent Becky puis Sarah lorsqu’elle sera traitée en miséreuse et esclave.
James et Mary se déchargent complètement sur Becky et Sarah.

Ils passent leurs journées à maltraiter Sarah mais James est bien content des courses qu’elle lui amène et la félicite toujours pour ses achats.
Bien qu’ils la maltraitent et lui manquent constamment de respect, Sarah a toujours répondu à James et Mary avec calme, politesse et courtoisie.
Melle Mangin demande à James et Mary de redoubler de sévérité envers Sarah. James trouve que ce n’est pas la peine puisque Sarah est très obéissante, mais Mary la trouve bizarre, elle se demande si c’est une bonne fille ou une hypocrite.

James et Mary se montrent toujours hargneux, insultants, sans cœur voire violents :
- Lorsque Becky a renversé tout son seau à cause du chat César qui l’a effrayée, Peter voulait l’aider mais Mary l’en a empêché.
- Lorsque Becky a renversé un immense chaudron de soupe bouillante dans la salle à manger, James s’est montré insultant : « Espèce d’idiote ! Bonne à rien ! » s’est-il écrié.
- Becky a heurté James et a fait tomber son seau d’eau, il le lui a balancé violemment à la figure, et Mary l’a privée encore de souper.
- James a ordonné à Sarah de manger un pain tombé au sol.
- James et Mary sont insupportés par les manières de Sarah qui parle toujours comme une demoiselle de la haute société (par exemple : ‘‘Oui M. James’’). Ils décident de la faire travailler plus dur.
- Sarah a emporté discrètement un reste de pain du diner pour Mel et sa famille, mais Mary le lui a arraché et l’a jeté à la poubelle.
- James n’avait pas écrit sur la liste des courses que Sarah devait acheter des pommes de terre, il la gronde et la force à y retourner en inventant qu’il le lui avait dit verbalement, puis il rit de cette injustice avec Mary.
- Sarah a été privée de nourriture et Mary a eu la cruauté de demander à James de cacher les restes de petits pains pour que Sarah ne les mange pas.
- James et Mary ont refusé que Becky prennent un petit-déjeuner avant de prendre la route pour retourner chez elle.
- Malgré que Sarah soit trempée, James lui a donné des sacs de charbon à porter sous la pluie d’automne.
- James et Mary ont préparé une part de pique-nique pour chaque élève en évitant d’en préparer pour Sarah et Becky.


La seule fois où James s’est montré ‘‘compréhensif’’ c’est lorsque, sur demande de Becky, il les a laissées toutes deux partir exceptionnellement ensemble faire les courses (le premier jour des vacances scolaires).


La méchanceté, la mauvaise conduite et les mauvaises actions de James et Mary leur ont parfois valu d’être punis, mais ils n’ont pas l’air d’avoir compris ces signes divins qui les mettent en garde quant à l’exécrabilité de leur comportement :

- Lorsque Mary a privé Sarah de diner, elle a été punie en se brulant.
- Lorsque James et Mary ont pris les couvertures de Sarah et Becky pour eux ainsi que le service de table, Mary en riait, elle a été punie : un lourd couvert tombe sur ses pieds et l’endolorit.
- Lorsque James clouait des planches sur la fenêtre de la mansarde de Sarah, il a même condamné les souris en clouant une planche en bas du mur pour masquer le trou de sortie. Cette mauvaise action lui coûte de s’assener un coup de marteau sur l’index.
Puis, il assène un coup de pied sur la planche en insultant les souris de maudites bestioles ; en guise de punition, un clou s’enfonce dans son pied.
Lorsque Sarah réintégrera les élèves du collège, James devra retirer les planches de la mansarde, les souris seront ainsi libérées.


James et Mary n’ont pas évolué au cours de la série, ils ne sont pas très intelligents et ne sont pas très lettrés, ils n’aiment personne, ils sont faignants, ils n’aiment pas travailler, ils se déchargent sur deux petites filles en plus de les traiter de manière abominable, ils sont mielleux et soumis envers les personnes de plus haute condition qu’eux, et ils sont ingrats, grogneurs et durs envers les personnes de condition similaire ou inférieure qu’eux, ils ne sont pas du tout sociables et encore moins empathiques et compatissants.


Tom Crisford (dans le roman, il s’appelle Thomas Carrisford, et il est parfois surnommé Tom) est un anglais célibataire et milliardaire. C’est un homme bon et généreux.
Il fait son apparition à l’épisode 30, en période de vacances d’été. Il vient emménager à Londres dans la maison qui se situe juste à côté du pensionnat de Melle Mangin.
Pour louer cette maison, M. Crisford en a confié les formalités à son avocat et conseiller, M. Carmichael.
M. Crisford a longtemps vécu aux Indes, les objets de sa maison viennent des Indes, il détient de nombreux objets d’arts, ce sont des sculptures très précieuses.
Ses serviteurs sont tous des hindous, son plus proche serviteur est Ram Dass.

M. Crisford a un grand chien, prénommé Boris, qui reste toujours auprès de lui ; il est à l’image de son maitre : fin, calme, discret, aux allures British.



M. Crisford est en fauteuil roulant, il est très affaibli et dépérit à vue d’œil. Un médecin est tous les jours appelé auprès de lui.
Son état est le fruit d’une vie récemment triste et pleine de remords :
M. Crisford était le meilleur ami de Ralph Crewe. Ralph était comme un frère pour lui, Tom Crisford gérait cette mine de diamants avec Ralph, elle a comblé M. Crisford de richesses mais cette immense fortune ne lui sert à rien car son meilleur ami est mort et sa petite fille tant aimée a disparu. M. Crisford en souffre énormément, il recherche désespérément Sarah, il ne sait pas où elle est, il se demande même si elle est encore en vie, il se dit qu’elle se retrouve seule au monde, sans aucun moyen de subvenir à ses besoins et il se sent fautif.
Il se dit qu’elle doit avoir une vie misérable, il sent et devine qu’elle doit être obligée de faire les pires travaux pour survivre, il culpabilise qu’elle endure ces malheurs alors que lui vit dans le luxe, il se sent l’unique responsable de sa misère. Il est loin d’imaginer que le destin l’a justement mené jusqu’à Sarah, qu’il est son voisin et qu’elle mène l’existence bien misérable qu’il ressent.
Ce sont tous ces tourments qui expliquent son état diminué, même son médecin affirme que les fièvres que M. Crisford a attrapées aux Indes devraient avoir disparues et que ses maux ne sont pas d’ordre physique mais uniquement d’ordre psychologique.
M. Crisford sait à quel point Ralph aimait Sarah, lorsqu’il parlait d’elle, il l’appelait ‘‘Ma petite fleur précieuse.’’
M. Crisford voit même son ami lui demander où est sa petite fleur précieuse, il veut lui répondre et qu’il repose en paix en sachant que sa petite est entre de bonnes mains.
M. Crisford est prêt à n’importe quoi pour retrouver la fille de son ami, il demande donc de l’aide à M. Carmichael. Cet homme n’est pas seulement l’avocat de M. Crisford, c’est aussi un précieux ami. Il vient souvent lui rendre visite en compagnie de sa femme, de son fils Donald et de sa fille Janet.


M. Carmichael lui amène Donald auprès de lui dans l’espoir de le voir guérir au contact de son petit garçon jovial, agréable, bon et généreux.

M. Crisford veut retrouver Sarah et lui remettre l’héritage qui lui revient.
M. Crisford va même jusqu’à prendre de nouvelles dispositions, non seulement elle héritera de la fortune de son père mais M. Crisford décide qu’elle sera son unique héritière, il compte ainsi payer en partie toute la misère qu’elle a dû endurer.
Sarah va donc hériter de la fortune de son père et celle de M. Crisford, elle deviendra milliardaire.
Puisque Sarah est à moitié française, M. Crisford pense qu’elle est à Paris, il se dit que Ralph l’aurait sûrement envoyée là-bas pour ses études.
M. Carmichael va faire des recherches dans tous les pensionnats de jeunes filles qui se trouvent à Paris.
Malheureusement, M. Crisford ne dispose d’aucun portrait de Sarah et il ne se souvient plus s’il a déjà vu son visage à cause de la fièvre qui a perturbé sa mémoire, ce qui l’afflige encore plus.
Le roman précise bien que M. Carrisford n’a jamais vu ni Sara ni sa mère, c’est un ami d’enfance de Ralph, ils se sont retrouvés aux Indes pour le projet de la mine et ils ne parlaient que de cela.

Ram Dass a eu l’occasion de rencontrer leur voisine qu’il trouve tout à fait charmante, et il en fait part à M. Crisford qui se met à s’intéresser à cette jeune fille aux manières distinguées qui vit dans des conditions miséreuses, sans savoir qu’il s’agit de Sarah Crewe.
Cela fait un moment que M. Crisford ne l’a pas vue, il demande à Ram Dass des nouvelles de la jeune fille qui habite à côté, cela fait longtemps qu’ils n’ont pas eu de nouvelles d’elle et ils ne la voient plus. M. Crisford espère qu’il ne lui est rien arrivé. Ram Dass lui dit que les conditions de vie de cette jeune fille sont pires que l’esclavage. M. Crisford lui demande si elle ne serait pas malade, Ram Dass lui répond qu’il n’y aurait rien de surprenant à cela.
M. Crisford ne l’espère pas car il sait qu’on ne s’occuperait pas de sa santé. Il demande à Ram Dass de prendre discrètement des nouvelles de cette charmante jeune fille.
Ram Dass informe M. Crisford de la situation, il lui dit que cette jeune fille a besoin d’une chambre chaude, un lit confortable, des repas plus équilibrés et un réconfort d’ordre moral.
M. Crisford lui demande s’il pourrait s’en occuper seul, Ram Dass est heureux de le faire, il sera assisté par deux serviteurs hindous.
Ils transforment ainsi tous trois la froide et misérable chambre de Sarah en un lieu chaud, confortable et garni de mets dressés sur une grande table.
Ram Dass répète tout des réactions de Sarah à M. Crisford qui aurait tant aimé voir la joie et la surprise de leur charmante petite voisine, il rit de tendresse lorsque Ram Dass lui répète qu’elle a dit que c’était l’œuvre d’une fée.
Sa petite voisine a trouvé la force et le courage pour guérir, M. Crisford se dit qu’il devrait suivre son exemple pour vaincre le mal qui le ronge.
M. Crisford continue à la combler de mets tous les soirs, il lui fait même déposer un livre de sa part sans révéler son identité, et signant seulement qu’il est un ami.

M. Crisford trouve cela bizarre que sa charmante voisine (Sarah) ne sorte plus pour faire les courses, il se demande si elle n’a pas subi une punition à cause de Ram Dass et lui.
Ram Dass devine que sa chambre a été fouillée, qu’elle a été punie et que ses cadeaux ont été confisqués. M. Crisford s’inquiète pour elle.

Lorsque Ram Dass montre sa petite voisine à l’ex-propriétaire de la poupée d’Emilie, celui-ci explique à M. Crisford qu’elle est venue dans son magasin accompagnée de son père, elle voulait la poupée de sa vitrine, son père est à présent mort et elle se trouve dans une situation difficile. Tout rapproche M. Crisford de la fille de Ralph, il est loin de savoir que le propriétaire de la boutique est en train de lui parler de Sarah Crewe.
Sans savoir qui elle est, M. Crisford est attaché à elle, il demande au propriétaire de lui confectionner un habit et il tient à ce qu’elle ignore que c’est lui qui lui offre tous ces présents.
M. Crisford a le cœur serré, il n’arrête pas de penser à la vie de sa voisine, il espère que l’enfant de Ralph n’est pas dans cette misère, il ne pourrait pas concevoir que la fille de son ami ait une existence misérable, il s’en sentirait responsable.

M. Crisford envoie un paquet destiné à la charmante jeune fille qui vit dans l’aile droite de la mansarde. Il contient des vêtements, des accessoires et des objets de luxe.
M. Crisford ne révèle pas son identité, il précise que les vêtements sont pour tous les jours et que pour les autres occasions, il y en aura d’autres beaucoup plus beaux.
Les vêtements ont été faits sur mesure car l’ex-propriétaire d’Emilie connait très bien les mesures de Sarah.
Pour remercier son bienfaiteur, Sarah lui écrit une lettre dans laquelle elle lui exprime toute sa gratitude. Elle la dépose sur la table et dans la nuit, Ram Dass vient dans sa chambre, repère la lettre et la remet à son maître.
M. Crisford lit sa lettre dans laquelle elle lui dit que Becky et elle étaient seules et affamées et il a su leur procurer le bonheur. Il leur a permis de reprendre confiance en la vie, les mots ne seront jamais assez forts pour lui prouver sa reconnaissance lui écrit-elle.
Cette lettre touche beaucoup M. Crisford. Ce dernier et Ram Dass sont touchés par la pureté et la générosité de cette enfant.
Cette lettre lui fait penser à la fille de son ami, il a peur qu’elle ne soit pas à l’image que son imagination a voulu se faire d’elle car c’est à la jeune fille de la mansarde qu’il s’est attaché, il aimerait que Sarah soit comme cette jeune fille et se demande s’il pourrait être aussi proche de Melle Crewe que de la jeune fille de la mansarde.
Il a presque peur de la retrouver car il a l’angoisse de la déception. Il n’arrête pas d’établir une comparaison entre la fille de Ralph et cette jeune fille qui est si courageuse et qui a tant de cœur. Quelque chose en lui l’a attiré à elle, le destin l’a mené à cette jeune fille, sans le savoir quelque chose en lui a ressenti la fille de Ralph dans cette jeune fille.
Il fait le vœu que ces deux jeunes filles ne soient qu’une seule et même personne, il n’arrive pas à ôter cette pensée de son esprit.

Mme Carmichael vient lui rendre visite avec ses enfants.
Donald aussi aimerait que la fille de Ralph ressemble à la jeune fille qui vend des allumettes (c'est-à-dire Sarah). Il est inquiet pour elle et se demande où elle se trouve.
Ce soir-là, M. Carmichael revient de Paris, M. Crisford pense qu’il revient avec la fille de Ralph. M. Carmichael lui explique qu’il y a eu un malentendu : ce n’est pas la fille de Ralph qui était à Paris.
M. Crisford s’était préparé à cette éventualité mais il ne sait plus quoi faire.
Le choc lui provoque un malaise, il se sent responsable car quelque chose en lui souhaitait qu’on ne la retrouve pas de peur d’être déçu.
Un doute poursuit M. Carmichael : il suggère intelligemment d’orienter ses recherches à Londres. Il compte commencer par l’établissement qui se situe à côté de la maison.
M. Crisford retrouve espoir car il pense à la jeune fille de la mansarde qui le touche beaucoup, il se dit qu’elle pourrait être Sarah, il le voudrait tellement.
Justement, le destin l’amène immédiatement à lui : Sarah Crewe/la jeune fille de la mansarde sonne à la porte de sa demeure pour rapporter Sulya qui s’est échappé dans sa chambre.
Donald dit à son père que la vendeuse d’allumettes et la fille de la mansarde ne forment qu’une seule et même personne.
M. Crisford est frappé par cette coïncidence et lorsque Donald ajoute qu’elle sait parler l’hindi, M. Crisford l’est encore plus.
Ram Dass lui annonce qu’elle voudrait lui parler pour le remercier, M. Crisford lui demande de ne pas la faire attendre et de lui dire de venir tout de suite.
Sarah remercie son bienfaiteur, M. Crisford la remercie pour sa lettre, il lui demande si elle parle vraiment l’hindi. Sarah lui confirme qu’elle connait bien cette langue, elle a vécu très longtemps aux Indes avant d’être à Londres.
M. Crisford est frappé par cette révélation, ses yeux tremblent, il demande à Sarah d’approcher, il tend une main tremblante d’émotion vers Sarah qui la prend dans la sienne.
Ils se tiennent les deux mains et se regardent.
Terriblement apeuré d’être déçu, M. Crisford n’ose pas lui demander son nom et demande à M. Carmichael de le faire, il n’ose pas entendre la réponse.
M. Carmichael lui demande son nom, elle répond : « Je m’appelle Sarah Crewe. »
M. Crisford est envahi par l’émotion, il se lève de son fauteuil roulant, il a retrouvé la fille de son meilleur ami et son vœu s’est réalisé : la fille de la mansarde qui l’a tant touché et la fille de son meilleur ami ne forment qu’une seule et même personne.
M. Crisford lui dit que cela fait plusieurs mois qu’il la cherchait partout.
Dans le roman, M. Carrisford a cherché Sara durant deux ans avant de la trouver.

Le lendemain matin, Melle Mangin vient se présenter au domicile de M. Crisford. Une fois Sarah sortie pour aller se changer, M. Crisford demande à Ram Dass de faire entrer ‘‘cette personne’’ (notons qu’il ne dit pas Melle Mangin).
Il devait rendre visite à Melle Mangin mais puisqu’elle est ici cela n’est plus nécessaire.
Melle Mangin veut ramener immédiatement Sarah au collège.
M. Crisford demande à son avocat de donner à Melle Mangin de plus amples explications sur la situation.
M. Carmichael a le plaisir de lui annoncer que Melle Sarah Crewe ne reviendra jamais au collège, elle vivra sous la protection de M. Crisford. Il lui explique que M. Crisford était un ami de M. Crewe, ils se connaissaient depuis leur enfance et sont partis aux Indes, ils ont acheté une mine de diamants qu’ils ont géré ensemble. Cette mine était considérée comme l’une des plus importantes dans le monde de part la qualité des pierres.
Depuis la mort de M. Crewe, M. Crisford s’est mis à la recherche de Sarah, il veut qu’elle bénéficie de l’héritage considérable que son père lui a laissé et qui représente 50% des bénéfices sur l’exploitation de cette mine. Ce n’est pas tout : M. Crisford n’a pas d’enfant et n’a plus de famille, il a décidé de faire de Sarah son héritière testamentaire, elle héritera donc de toute sa fortune. Toutes les formalités ont été rédigées en ce sens. M. Carmichael ajoute qu’elle peut-être considérée comme la princesse diamant.

Désormais, les maux psychologiques de M. Crisford sont évanouis, il peut se lever et marcher.
Il se présente debout et en pleine forme en compagnie de maitre Carmichael et de Sarah chez Melle Mangin. M. Crisford ne s’est pas opposé au don généreux de Sarah qui a tenu à verser la somme de cent mille livres sterling au collège.
M. Crisford a été prévenu par Peter qu’elle avait un poney, Jump, et un perroquet, Bonaparte, qui lui ont été arrachés. M. Crisford a chargé M. Carmichael de les lui retrouver.
Ensuite, c’est M. Crisford qui eu l’idée de faire continuer la généreuse boulangère à distribuer de bons pains aux enfants pauvres qu’elle voit dans la rue. Il se charge de régler les dépenses que cette dame engagera pour eux.

Même si M. Crisford sait qu’il ne pourra jamais remplacer Ralph Crewe dans le cœur de Sarah, il va faire tout ce qui est en son pouvoir pour lui faire oublier le traumatisme qu’elle a subi ces derniers mois, il va lui faire plus convenablement le deuil de son père, il va s’occuper d’elle comme si elle était sa propre fille et va la combler de tous ses désirs. Il va rester dans la continuité de Ralph Crewe afin de conserver l’éducation de Sarah et poursuivre à faire d’elle une jeune fille du monde. M. Crisford en est d’autant plus ravi, enchanté et radieux puisqu’il n’a lui-même pas de descendance et il a aimé Sarah avant même de découvrir qui elle était.
M. Crisford vit à présent soulagé, heureux et épanoui d’avoir retrouvé Sarah. Le cœur léger et satisfait, il sait que son meilleur ami peut reposer en paix en sachant que sa précieuse petite fille est entre de bonnes mains, sa mission est accomplie.


Ram Dass est le dévoué serviteur hindou de M. Crisford. C’est un homme courtois et sympathique qui est toujours accompagné de son singe Sulya, un petit être agité et très affectueux.
Ram Dass est très attaché à Sulya, c’est son compagnon de vie.



M. Crisford ne traite pas Ram Dass comme un simple serviteur, Ram Dass est très proche de lui. M. Crisford et Ram Dass sont complices, M. Crisford lui adresse même parfois des clins d’œil complices, ils rient ensemble, ils se confient l’un à l’autre et se connaissent très bien.

Ram Dass fait connaissance avec Sarah à l’épisode 31 au moment où il récupère Sulya sur son balcon.
Sarah en profite pour saluer son nouveau voisin qui lui rend poliment son salut selon la tradition hindoue.
Sulya en profite pour s’échapper et rejoindre la mansarde de Sarah.
Dans le roman, en répondant au sourire de Sara, Ram Dass relâche son étreinte et Sulya s’échappe pour rejoindre la mansarde de Sara.
Ram Dass, qui est très agile, saute pour rejoindre le toit de la pension et la mansarde de Sarah.
Ram Dass est très enchanté par ce nouveau voisinage (il rencontre Sarah et Becky mais ne connait pas leur prénom), il demande à Sarah comment connait-elle son nom (elle l’appelle M. Ram Dass). Elle lui répond qu’elle a entendu un monsieur l’appeler. Il lui répond qu’il est ravi d’avoir d’aussi charmantes voisines et espère la revoir bientôt. Sarah lui demande de transmettre ses meilleures pensées à son maitre.

Puisque cela fait longtemps qu’ils n’ont pas vu la jeune fille de la mansarde (Sarah), M. Crisford demande à Ram Dass de prendre discrètement des nouvelles de cette charmante jeune fille. Ram Dass ne cache pas que cela sera un réel plaisir pour lui.
Ram Dass saute sur le toit du collège et regarde discrètement par la fenêtre de la mansarde, il est alarmé de voir cette pauvre Sarah souffrante et inconsciente, il voit Becky veiller sur elle en épongeant son front d’eau, et la pièce enduite de désinfectant.
Ram Dass continue à observer la situation en regardant par une fenêtre du toit, il voit Becky sortir de la mansarde, Amélia et Melle Mangin bouchent leur nez avec un mouchoir.
Ram Dass a tout observé puis rejoint la mansarde de Sarah, il retombe sur ses pieds sans faire le moindre bruit, il pose sa main sur le front de Sarah, il touche son matelas et constate qu’il est inconfortable comme du bois.
Sarah bouge, sa photo de famille allait tomber, Ram Dass la rattrape, il n’a pas pris le temps de la regarder et la redépose pour remettre le mouchoir sur la tête de Sarah. S’il avait regardé la photo, il y aurait vu Ralph Crewe.
Ram Dass inspecte attentivement la pièce dans tous ses recoins, il regarde la potion qu’elle a avalée et la respire, il comprend que c’est un bon médicament.
Ram Dass salue respectueusement Sarah avant de s’en aller, même avant de refermer la fenêtre il lui adresse un signe de tête. Seuls Mel et sa famille sont les témoins de sa présence.
Ram Dass informe M. Crisford de la situation, il lui dit que cette jeune fille a besoin d’une chambre chaude, d’un lit confortable, des repas plus équilibrés et un réconfort d’ordre moral.
M. Crisford lui demande s’il pourrait s’en occuper seul, Ram Dass est heureux de le faire, il sera assisté par deux serviteurs hindous.
Après le départ de Becky, Ram Dass et ses amis entrent dans la chambre de Sarah. Ils la nettoient, déroulent un grand tapis, dressent une grande table, allument un feu, lui mettent un oreiller, une bonne couverture etc (tout est précisé dans la présentation de Sarah).
Ram Dass observe toutes les réactions de sa voisine, il est heureux de voir Sarah et Becky si émerveillées puis dresse un compte-rendu détaillé à M. Crisford.
Ram Dass est persuadé qu’une force supérieure a aidé Sarah à guérir, il a beaucoup d’affection pour elle.

Le lendemain, Ram Dass attend que Sarah et Becky sortent pour pénétrer avec ses collègues dans la chambre et tout débarrasser.
Puis comme à son habitué, Ram Dass la regarde par la fenêtre aller au marché, il fait un compte-rendu à M. Crisford.
Ram Dass remarque que dès qu’elle sort du collège, elle fixe ses fenêtres.
Il fait perdurer le rêve de Sarah en préparant de nouveau une chambre garnie de mets et de luxe, les mets sont encore plus délicieux que la veille. Il dépose un livre pour elle conformément aux instructions de M. Crisford.
Ram Dass observe la réaction de Sarah qui sert le livre contre son cœur, il en sourit de tendresse.

Ram Dass regarde toujours Sarah lorsqu’elle sort faire les courses, il voit que sa petite voisine (Sarah) n’est pas sortie et que c’est l’autre domestique (Becky) qui fait les courses.
Ram Dass se doute qu’on a été fouiller chez elle, qu’elle a été punie et que ses cadeaux ont été confisqués.

Grâce aux présents expédiés par M. Crisford, Sarah ne mène plus une vie miséreuse.
Satisfait de sa nouvelle condition, Ram Dass vient la voir pendant son sommeil, la salue, il est heureux de voir qu’elle est en bonne situation et comblée des présents de M. Crisford. Puis, il remarque la lettre qu’elle a déposée sur la table à l’attention de son bienfaiteur et l’emporte pour la remettre à son maître.
Ram Dass est touché par la pureté et la générosité de cette jeune fille.

On peut dire que son animal Sulya a de l’importance, puisque lorsqu’il atterrira dans la mansarde de Sarah, celle-ci se rendra au domicile de M. Crisford pour remettre l’animal. C’est ainsi que M. Crisford retrouvera la fille de Ralph.
Il faut noter que même si cet évènement avec Sulya ne s’était pas produit, Sarah aurait été retrouvée par M. Crisford puisque M. Carmichael venait de décider d’orienter ses recherches dans le pensionnat de Melle Mangin.







L’avis de Narcisse :

Princesse Sarah est un grand classique que je trouve très émouvant dans son intégralité, ce dessin animé m’a fait pleurer du début à la fin. C’est aussi cette émotion qui s’en dégage qui fait que j’aime ce dessin animé.
J’ai toujours un pincement au cœur à l’épisode où Sarah va apprendre brutalement la mort de son père et que sa vie va basculer.
Sarah est une petite fille que j’aime beaucoup, je la trouve exceptionnelle, généreuse, d’une grande bonté, très courageuse, j’aime beaucoup le grand côté rêveur de Sarah, elle déborde d’imagination.
Elle fait passer le bonheur et les intérêts des autres avant les siens et elle n’a jamais perdu espoir, elle garde la tête haute face aux épreuves et aux obstacles difficiles de la vie. Malgré toutes ces humiliations, Sarah est restée courageuse et a gardé espoir, elle a tout supporté et affronté avec bravoure et dignité, et c’est la marque d’une grande force surtout pour une petite fille de son âge (je l’ai déjà décrite dans sa présentation).
J’aime la voix douce de Sarah, je trouve que le doublage français colle parfaitement au personnage.

Ralph est un père très protecteur qui fait tout pour rendre heureuse sa fille. Ils sont tout l’un pour l’autre. Leur relation ne m’a pas spécialement marquée mais elle m’a quand même touchée et ce, bien que le père de Sarah soit peu présent au sein du dessin animé.
J’aime bien le personnage de Ralph. C’est un homme bien, juste, très gentil malgré son statut social très élevé : il n’est pas du tout arrogant, c’est un homme tendre et généreux. Il est touchant dans sa façon d’aimer sa fille. C’est son vrai trésor, il n’a qu’elle au monde. Toutes les attentions qu’il a pour Sarah m’ont émue car certes il a beaucoup gâté Sarah mais il a su l’élever d’une manière exemplaire. Sarah est extrêmement gâtée mais elle est aussi extrêmement bien élevée, ce qui est rare.
Il a donc parfaitement su allier les gâteries et l’éducation.
Ce qui m’a aussi touchée chez lui, c’est que j’ai pu percevoir que tout ce qu’il fait pour Sarah, c’est aussi dû au fait qu’il ne lui reste plus qu’elle, sa femme étant morte. Il veut que Sarah ne manque de rien, qu’elle ne se sente pas seule. Il veut combler l’absence de sa mère.
Il n’aurait, je pense, pas dû placer Sarah dans un tel établissement qui n’est pas si exceptionnel. Etant donné sa situation et son statut, il aurait bien pu mettre Sarah dans un établissement bien plus prestigieux. Mais s’il l’avait fait, il n’y aurait plus eu d’histoire.

J’ai été touchée par le fait que Ralph connaisse par cœur sa fille. Il connait tous ses goûts, toutes ses expressions, tout ce dont elle a besoin.
Aussi, Ralph sait parfaitement que Sarah est une grande rêveuse, qu’elle est forte et courageuse.
Ce sont surtout leurs adieux qui m’ont émue, on perçoit bien que c’était un déchirement pour tous deux. Ils se tenaient l’un contre l’autre, ce moment est très touchant.
Sarah avait envie d’ouvrir la porte pour ne pas laisser son père s’en aller. Derrière la porte, M. Crewe avait lui aussi envie de rouvrir la porte pour reprendre sa fille mais il s’est retenu avant de partir le cœur déchiré.
La scène est d’autant plus émouvante lorsque l’on sait que c’est la dernière fois qu’ils se sont vus. La musique de fond qui accompagne la scène (Sara, Nakanai De : c’est ma préférée de cette série) en renforce l’émotion.
Sarah est très forte car, pour ne pas attrister son père, elle a tout fait pour contenir son chagrin afin que la séparation soit la moins douloureuse possible pour lui.
J’ai été très émue par le fait que Sarah n’ait jamais pu revoir son père et aussi lorsqu’elle a appris qu’il n’avait jamais lu les dernières lettres qu’elle lui avait envoyées aux Indes.
Sarah lui avait fait la promesse d’être très forte et courageuse, ce sont les dernières promesses qu’elle lui a faites et elle les a honorées.


Je pense que ce n’est pas exact d’affirmer que Sarah est une jeune fille qui ne cesse de dire oui. Elle est certes extrêmement polie, obéissante, mais elle ne se tait pas lorsqu’il y a une injustice. Malgré son calme et sa douceur, elle est tout à fait capable de manifester son mécontentement.
Par exemples  - elle n’a pas laissé Melle Mangin la faire passer pour une élève inculte en français : elle a dissipé le malentendu et contredit Melle Mangin devant M. Dufarge.
- Quand Melle Mangin voulait qu’elle retire le ruban qu’elle portait en hommage à son défunt père, Sarah a refusé de lui obéir.
- Lorsque Lavinia a sciemment menti en l’accusant injustement d’avoir fait exprès de tâcher sa robe avec de l’encre, Sarah s’est défendue en s’écriant que ce n’est pas vrai.
- Elle a aussi fermement tenu tête à Melle Mangin en lui disant qu’elle ne savait pas ce qu’était la pitié, et que son établissement n’avait jamais été une maison pour elle.
Ces exemples sont plus précisément détaillés dans la présentation de Sarah.

Je pense que M. Barrow est aussi entièrement responsable de ce qu’il est advenu de Sarah. Sous prétexte d’avoir investi dans la mine de diamants, il a ressenti une profonde haine d’avoir perdu dans cette affaire. C’est alors qu’il a envenimé les choses et s’est mis a formaté des plans machiavéliques à l’encontre de la pauvre Sarah, c’est lui qui a soumis l’idée à Melle Mangin d’exploiter Sarah. Cet homme est profondément mauvais et cruel.
Il est vrai que le mieux pour Sarah était de rester à la pension, c’était le meilleur endroit pour qu’elle puisse y être retrouvée par M. Crisford (à la fin, M. Carmichael comptait orienter ses recherches dans l’établissement de Melle Mangin) mais je pense que si elle avait été chassée, Peter l’aurait recueillie chez lui et elle n’aurait pas autant souffert. Ceci dit, il fallait que Sarah reste à la pension car elle a contribué au bonheur de plusieurs personnes en y restant (Marguerite, Lottie, Becky notamment).

J’ai été marquée par le départ de M. Dufarge, cela m’a beaucoup émue. Le comportement de cet homme envers Sarah est très touchant, il a soutenu et aidé Sarah, il l’a toujours traitée comme une fille de la haute société, rien n’avait changé pour lui, Sarah était toujours la même. M. Dufarge s’est toujours montré doux et bienveillant envers elle, Sarah est restée son élève préférée, l’élève-modèle (j’ai détaillé les scènes dans la présentation de ce professeur).
Je pense que Sarah le retrouvera, M. Dufarge tenait à ce qu’elle voie un jour son village dans le midi de la France.

J’ai aussi été marquée par le membre de la garde royale qui a quitté son poste pour ramasser les pommes de terre de Sarah, c’était une scène touchante, tout comme celle où l’ex-propriétaire d’Emilie l’aide, la réconforte et lui dit d’être toujours courageuse, de ne pas se laisser abattre par les évènements. Il m’a émue, il a même prié Dieu de lui faire trouver le bonheur.
De toute façon, tout ce que Sarah a vécu et subi m’a touchée.
Par ailleurs, le petit Donald est un garçon très bien élevé qui a un comportement exemplaire ; et quelle coïncidence qu’il ait rencontré Sarah, je dirai plutôt que c’était un signe du destin. La jeune fille de la mansarde dont M. Crisford lui parlait et la jeune fille pauvre/vendeuse d’allumettes qui croisait souvent la route de Donald ne formaient qu’une seule et même personne.

L’instant où Sarah se rend chez M. Crisford pour rapporter Sulya me marque : M. Crisford sait enfin que la jeune fille de la mansarde n’est autre que Sarah Crewe, son désir devient réalité. Ces moments sont touchants, émouvants et pénétrants. M. Crisford voulait tellement que la petite fille de la mansarde soit Sarah mais en réalité, quelque chose au fond de lui avait ressenti Sarah dans la jeune fille de la mansarde : cette petite fille l’intriguait, le touchait d’autant plus qu’elle avait les manières d’une jeune fille du monde et elle ressemble également à son père (ce qui n’est pas le cas dans le roman).
M. Crisford et Ram Dass ont profondément été touchés par la petite Sarah, ce n’est pas seulement à cause de sa misère mais c’était un tout : sa grâce, son allure, sa façon de marcher, de parler, elle était très spéciale, attendrissante, attachante, généreuse. Elle n’était pas comme les autres, elle dégageait une allure de jeune fille du monde, il était perceptible qu’elle avait reçu une éducation.
Le moment de la révélation est un instant fort du dessin animé. Lorsque M. Crisford demande au père de Donald de demander à Sarah son nom m’a marquée ; c’est l’un des moments les plus forts de ce dessin animé pour moi.
Sarah est sauvée, c’est donc une véritable « princesse diamant » héritière non seulement de la fortune de son père mais également de la fortune de M. Crisford. Les derniers épisodes sont donc un véritable soulagement.

Arrivée dans l’établissement de Melle Mangin, Sarah est passée d’une vie tranquille, calme et paisible, d’un cocon douillet à un monde où elle doit faire face à des sentiments négatifs : l’hostilité, la méchanceté, la jalousie, l’envie, la convoitise, la haine, l’injustice, la violence.
Elle quitte un environnement chaud (les Indes) pour se retrouver dans l’univers froid de Londres, le contraste est brutal.
Sarah a surmonté avec un courage hors du commun ce changement dramatique survenu brutalement dans sa vie.
C’est très émouvant lorsque Sarah quitte l’Angleterre (j’ai détaillé la scène dans sa présentation), j’ai toujours un pincement au cœur à ce moment lorsqu’elle repense à tout ce qu’elle a enduré et vécu avec toutes ces images qui défilent dans sa mémoire.
L’Inde est le seul endroit où elle a été véritablement heureuse, ses souvenirs les plus chers en témoignent :



J’aimerai beaucoup que Sarah épouse Ram Dass plus tard ; au début, je voulais qu’elle se marie avec Peter mais à force de voir et revoir le dessin animé j’ai eu le déclic pour Ram Dass (même si c’est certainement un amour impossible en raison de leur différence de statut social).
Je verrai mieux Peter avec Becky hi hi….
Concernant Ram Dass, j’ai eu le déclic où moment où il a sauté dans sa mansarde pour chercher Sulya, là je me suis dit qu’ils formeraient un beau couple plus tard.
Ram Dass ne peut pas tout de suite tomber amoureux d’elle car c’est une petite fille mais j’espère que plus tard ce sera le cas.
Il a tout de suite été attendri par Sarah dès leur première rencontre, il écoutait ce qu’elle disait par la fenêtre, il a veillé sur elle, il a été touché par sa bonté et sa générosité.
Ce n’est pas Becky qui l’a particulièrement attendri mais Sarah.
C’est un espoir que je nourris de les voir ensemble plus tard même si dans le fond c’est probablement impossible, je ne pense pas que Sarah puisse épouser le serviteur de M. Crisford, elle devra probablement tomber amoureuse et se marier avec un homme de haute condition. Enfin, tout reste possible…

J’aime beaucoup les tenues de Sarah notamment la robe rose qu’elle porte à son anniversaire. Je l’ai trouvée particulièrement belle dedans. D’ailleurs la robe qu’elle porte me fait penser à la robe rose que portait Judy Abbott (de la série animée Papa Longues Jambes) au bal de Noël.
Ma robe préférée de Sarah est sa majestueuse robe jaune étincelante de diamants, je la trouve lumineuse de beauté.

Je préfère la version animée au roman, elle est plus longue, plus émouvante et plus riche.
Dans mon étude, je ne me suis pas penchée sur la personnalité de la Sara du roman mais je peux vous affirmer que la Sara du roman n’est pas la Sarah de la série animée.
Je préfère la Sarah du dessin animé qui est plus douce, qui est incapable d’avoir de mauvaises pensées et qui nourrit de meilleurs sentiments que la Sara du roman. La Sarah de la série a cet aspect de perfection, d’idéal et de pureté absolue qui me plait beaucoup.


Je n’aime pas Melle Mangin, cette femme cruelle et sans pitié qui ne pense qu’à la réputation de son établissement. Sarah a ressenti dès la première rencontre que c’était une femme mauvaise. Melle Mangin a certes eu un passé difficile mais cela n’excuse en rien ses mauvaises actions envers Sarah.
C’est une femme avare et vénale qui ne pense qu’à l’argent.
Tout au long des épisodes, son comportement m’a indignée et elle est même violente ! Quand elle a par exemple frappé violemment Becky, cela m’a déchiré le cœur.
Melle Mangin a détesté Sarah dès le départ pour les raisons que j’explique dans la présentation de ce personnage.
Son animosité à l’encontre de Sarah s’est accentuée quand Sarah était miséreuse car Sarah n’a jamais eu peur de ses colères, son regard restait fixe, calme et imperturbable (j’explique tous ces détails dans la présentation de Melle Mangin).

Son hygiène laisse à désirer : je la trouve répugnante à manger dans son lit et qu’elle dorme sans se brosser les dents ni se laver les mains.

L’attitude de Melle Mangin m’a indignée tout le long de la série.
Elle prend un malsain plaisir à faire souffrir Sarah. Elle a même été jusqu’à la priver des repas qui étaient livrés dans sa chambre. Je ne vois pas en quoi cela la dérangeait, ce n’est pas elle qui les finançait, elle prend du plaisir à la faire mourir de faim.

J’étais contente de voir Melle Mangin se décomposer en apprenant que Sarah est richissime.
Elle a eu extrêmement peur de se retrouver devant le tribunal, d’être ruinée, humiliée et réduite à rien. Elle a eu si peur, le choc fut si violent que psychologiquement il lui a été difficile d’assumer. Je pense que cette expérience lui a momentanément fait prendre conscience du mal qu’elle a fait, le geste de Sarah qui a répondu au mal par le bien est parfaitement capable de changer une personne qui a eu une attitude monstrueuse mais le mystère reste entier concernant le cas de Melle Mangin qui est soulagée, apaisée et tranquillisée, pour le moment, par la décision de Sarah mais le restera-t-elle vraiment, durablement et sincèrement ?
Je crois que Ralph Crewe aurait brisé Melle Mangin pour avoir humilié et maltraité sa fille ; ceci dit, je me dis qu’il aurait sûrement cédé à la demande de sa fille qui aurait voulu lui pardonner, Ralph ne pouvant rien lui refuser.

Les intentions de Melle Mangin envers Sarah étaient abominables (elle comptait l’exploiter toute sa vie et se faire l’économie d’un professeur de français), elle a humilié et maltraité Sarah mais celle-ci ne s’est pas vengée, elle a répondu au mal par le bien, et c’est une preuve de grande force et d’immense bonté.
Je pense que le comportement de Sarah envers Melle Mangin a peut-être changé quelque chose, son pardon et le don conséquent qu’elle a accordé à l’école permet aux membres du pensionnat de vivre aisément pour bien longtemps, par la même occasion Sarah fait en sorte que cette mauvaise expérience ne se reproduise plus jamais dans l’avenir.


J’aime bien Marguerite, elle a prouvé qu’elle était une véritable amie pour Sarah.
Marguerite n’est pas un personnage qui me marque mais elle a aidé Sarah et je pense donc qu’elle est importante pour tout le soutien, l’aide, le réconfort, l’espoir qu’elle lui a apporté (j’ai précisément détaillé les actions de Marguerite dans sa présentation).
Toutes ses attentions ont été extrêmement importantes pour aider psychologiquement Sarah.

J’aime beaucoup Lottie, c’est une petite toute mignonne qui aime profondément Sarah.
Lottie a soutenu fortement Sarah moralement et psychologiquement et n’a jamais cessé de l’aimer.
Lottie me faisait de la peine du fait du décès de sa mère et je pense que pour elle, Sarah est vraiment sa nouvelle

« maman », elle représente bien plus qu’une amie pour elle.
Pour elle, Emilie est sa petite sœur.
Il est d’ailleurs mignon de voir que Lottie et Emilie se ressemblent physiquement : mêmes cheveux blonds, yeux bleus et pommettes roses.
Lottie n’est pas qu’une petite pleurnicheuse et il ne faut pas oublier que c’est une toute petite fille qui a souffert de la mort de sa maman.
Lottie a prouvé qu’elle était très courageuse, elle a pris le risque de rejoindre Sarah dans la mansarde, à s’opposer fermement à Lavinia, à la dénoncer, à crier à l’injustice (comme je l’explique dans sa présentation).
Lorsqu’elle sera devenue une grande fille, il est certain que Lottie sera courageuse, et elle n’est pas de nature à se dérober face à une injustice et là elle pourra s’exprimer sans que personne ne la fasse taire.


J’aime beaucoup Peter, c’est un garçon formidable et très attentionné qui fut d’une aide précieuse pour Sarah.
Il est touchant dans sa façon de soutenir et d’aimer Sarah, d’autant plus qu’il est très timide envers elle et qu’il la traite toujours comme une princesse.
Il est attendrissant à être gêné et rougir de lui prendre les mains, à rougir quand elle lui adresse un compliment.
Il m’a touchée quand il s’est agenouillé pour donner une pomme à Sarah, quand Sarah s’est fait voler l’argent et qu’il lui a permis d’effectuer tous ses achats, lorsqu’il lui a présenté un ami qui a réparé la vitre que Lavinia avait cassée, lorsqu’il a aidé Sarah à envoyer la lettre à la police locale de Bombay etc (j’ai tout développé dans sa présentation).
Il est toujours là quand on a besoin de lui, Peter c’est vraiment l’homme qui tombe à pic.
Je pense que Peter est le sauveur de Sarah, il a toujours été reconnaissant envers elle qui lui a offert un emploi, il a ainsi pu notamment subvenir aux besoins de sa famille.
Il était profondément affecté de la situation de Sarah, il a toujours volé à son secours, d’autant plus qu’il l’aime énormément.
De son côté, Sarah sait profondément que sans l’aide de Peter, elle serait totalement perdue ; et sa reconnaissance ainsi que son amitié envers Peter n’en est que plus intense.
Peter était très touché que Sarah lui dise : « Mais toi tu es là Peter sinon qu’est ce que je deviendrai ? » J’aime cet instant de la série.
Je pense que Peter ressent beaucoup plus que de l’amitié pour Sarah car il en est plutôt amoureux pour moi. Dans une amitié homme/femme, il y a souvent l’un des deux qui ressent plus que de l’amitié ; dans les relations hommes/femmes, les frontières entre l’amour et l’amitié ne sont pas toujours si nettes que cela.

Pour l’avenir, je verrai bien Peter avec Becky car je les trouve vraiment bien assortis. C’est surtout lorsque je les ai vus dans l’Eglise, prier ensemble côte à côte. Là je me suis dit qu’ils formeraient un beau petit couple hi hi…Et puis ils ont de nombreux points communs (ils ont connu la misère, les soucis financiers, ils ont dû subvenir aux besoins de leur famille). Je pense qu’ils pourraient avoir les mêmes projets d’avenir. Je les trouve vraiment mignons ensemble hi hi
Si Sarah n’avait jamais été retrouvée par M. Crisford, je pense qu’elle aurait épousé Peter.

J’aime beaucoup Becky qui est une petite fille qui m’a beaucoup touchée. Elle est fragile et sa situation m’a émue. Je trouve qu’elle est d’une grande gentillesse avec un très bon cœur, c’est une véritable amie, fidèle et dévouée.
Elle n’a jamais jalousé et envié Sarah ; elle aurait pu se satisfaire de la nouvelle situation de Sarah mais au lieu de cela, elle a soutenu Sarah et fut très triste de la condition de miséreuse de cette dernière : elle a tout fait pour soulager Sarah dans ses tâches, elle l’a soutenue et aidée, notamment moralement.
Je suis très heureuse de ce qu’il advient de Becky à la fin, c’est un soulagement.
Pour l’avenir, je me demande si ce n’est pas plutôt Becky qui va épouser Ram Dass, ils vont peut-être tisser des liens aux Indes hi hi
Cela m’embête un peu de ne pas connaitre le devenir des personnages et leur choix amoureux.

C’est dans les moments les plus difficiles de l’existence que l’on a l’occasion de savoir qui sont nos vrais amis, Sarah en a fait l’expérience, elle a eu la preuve que Marguerite, Lottie, Becky et Peter sont de précieux amis chers à son cœur.


Je n’aime pas du tout Lavinia car elle n’est pas simplement méchante mais c’est avant tout une personne profondément mauvaise, qui n’a aucune pitié, compassion et empathie, c’est une jeune fille dépourvue de bons sentiments.
Son attitude envers Sarah est odieuse, il ne faut vraiment pas avoir de cœur pour oser se moquer de la situation de Sarah, surtout que Lavinia riait du fait que le père de Sarah soit mort, c’est totalement inhumain et monstrueux !
Le gros problème de Lavinia c’est la jalousie maladive qu’elle nourrit envers Sarah.
Sarah l’insupporte et la déstabilise car Sarah est plus belle, plus intelligente, plus riche, plus raffinée et pour couronner le tout, elle reste impassible et indifférente à ses méchancetés et se montre forte et endurante dans le malheur.
Lavinia est tellement mauvaise que même son propre père l’a giflée, indigné par la cruauté de sa fille qui voulait que Sarah devienne sa domestique personnelle dans le seul but de l’humilier. Même Melle Mangin était mal à l’aise par la demande de Lavinia !
Lavinia a été jusqu’à tenter de frapper violemment Sarah avec son ardoise ; sa haine est immense.
Mais Lavinia l’a dit à Marguerite : elle veut que Sarah craque, elle veut la voir désespérée, et là Sarah est toujours la plus forte malgré sa situation de miséreuse, et cela insupporte Lavinia. Elle nourrit une haine viscérale à l’encontre de Sarah qui ne s’est jamais éteinte.
Lavinia ne comprend pas pourquoi Sarah reste forte malgré toutes les misères qu’elle endure, elle sait qu’à sa place elle aurait craqué, elle serait désespérée et anéantie. Si Sarah avait craqué, Lavinia aurait cessé de la harceler car elle aurait gagné.
À la fin, Lavinia s’est résignée et rabaissée à dire à Sarah qu’elle souhaitait être son amie car elle a perdu le combat, elle ne pouvait plus rien manigancer. Mais Lavinia ne pouvait supporter de voir Sarah au sommet de sa gloire, favorite, richissime, donc elle a préféré partir aux États-Unis (j’ai plus précisément développé Lavinia dans sa présentation).
Je pense aussi qu’il y a une faille au niveau de l’éducation de Lavinia et que ce manque d’éducation a contribué à ce qu’elle est devenue.
Dans le roman, Lavinia déteste Sara mais ne lui fait pas endurer toutes ces misères et humiliations. La série donne bien plus d’importance et d’épaisseur au personnage de Lavinia.

Il n’était pas fair-play de la part de Lavinia de se comporter aussi mal vis-à-vis de Sarah lorsque celle-ci était réduite à l’état de miséreuse, son comportement a fait d’elle une personne injuste, déloyale et indigne ; puisqu’elle déteste tant Sarah, elle aurait dû l’attaquer uniquement d’égale à égale c'est-à-dire lorsqu’elle était riche, là le combat contre une Sarah réduite en état le plus vulnérable, pauvre, seule, méprisée réduite au statut de domestique est inéquitable, Sarah n’avait aucun droit de réponse, elle ne pouvait pas se défendre contre Lavinia sans déchainer les foudres de Melle Mangin.
Malgré tout ce qu’on peut lui dire ou faire Sarah en sort toujours triomphante et victorieuse, son indifférence et sa force mentale ont le don d’évincer et d’agacer ses détracteurs qui s’obstinent par tous les moyens à s’acharner de plus belle sur la pauvre petite.
Si j’emploie le mot ‘‘combat’’ c’est que dans l’esprit de Lavinia, il s’agit d’un combat, on peut sentir dans ses faits et gestes l’animosité d’une compétition, elle a toujours voulu battre Sarah, prendre le dessus sur elle, Lavinia a même profité de l’état de pauvreté de Sarah pour gagner son combat, mais Sarah reste quoi qu’il advienne une jeune fille souriante, digne, patiente et endurante. Du coup, Sarah est toujours restée la grande gagnante, Lavinia est toujours restée la plus grande perdante. On peut dire une fois de plus que le bien l’emporte toujours contre le mal.

On peut ressentir que Lavinia a un complexe d’infériorité, malgré ce qu’elle possède et son statut plus élevé par rapport aux autres jeunes filles du pensionnat on a l’impression qu’elle ne se sent pas heureuse, elle est obligée de se vanter et de glorifier ses richesses, elle a sans cesse besoin d’avoir du monde autour d’elle qui l’admire et qui l’envie ; quand elle voit une élève au statut supérieur (comme celui de Sarah) elle s’engouffre dans une spirale de jalousie, de haine et de convoitise. Lavinia ne se satisfait pas de la chance qu’elle a, elle en veut toujours plus. On peut noter que malgré ses richesses, elle a une allure et une démarche vulgaires, son phrasé n’est pas si éloquent, ses tenues ne sont pas si extraordinaires ; à sa place, au lieu de convoiter autrui j’aurai été prendre des cours de bonnes manières.
Lavinia n’arrive pas à comprendre que dans la vie, on trouve toujours meilleur que soit, la supériorité absolue n’existe pas chez l’humain. Tant que Lavinia ne l’aura pas compris, elle ne pourra jamais devenir meilleure, s’épanouir et rayonner.


Sarah reste plus forte que Melle Mangin et Lavinia car, notamment, elle ne se met jamais en colère, le fort n’est pas celui qui laisse éclater sa colère, c’est celui qui sait la maitriser et la dominer.

J’ai beaucoup de mal avec le personnage d’Amélia, par rapport à certains aspects de son comportement vis-à-vis de Sarah. Même si elle condamnait intérieurement les agissements de sa sœur et qu’elle aimait beaucoup Sarah, Amélia a commis certaines indélicatesses :
- Amélia lui a demandé de repasser sa robe (ce qui me dérange, c’est qu’Amélia n’était pas gênée de le lui demander, elle se comporte avec elle comme si de rien n’était, comme si elle s’adressait à une simple ‘‘Becky’’, quelle incorrection de sa part !).
- Amélia a donné un chapeau à Becky en présence de Sarah, sans aucun scrupule, ce qui est totalement maladroit, indélicat et honteux de sa part, elle savait que Sarah ne pourrait plus jamais recevoir de cadeau de quiconque (elle aurait dû, par correction, donner à Becky son chapeau en cachette de Sarah et non devant elle). Amélia n’a aucune bienséance, aucune convenance. Elle manque de tact dans tout ce qu’elle entreprend.
- Amélia, au comportement indigne, se fait masser par Sarah, elle était une riche élève et cela ne la gêne pas, c’est ignoble et intolérable en sachant que Sarah était une demoiselle de la haute société, richissime qui avait elle-même des domestiques.
Amélia savait ce qu’était Sarah, d’où elle venait et à sa place, j’aurais gardé une estime et un respect particulier pour une fille aussi distinguée et respectable que Sarah, exactement comme l’ont fait Marguerite, Lottie, M. Dufarge, Becky et Peter.


J’ai retrouvé Bonaparte, le perroquet de Sarah, avant M. Crisford hi hi :
À l’épisode 42, quand Sarah marche dans les rues après être partie du collège, on peut voir Bonaparte près de l’homme qui joue de la musique et on entend un petit garçon qui répète avec insistance : ‘‘Regarde le perroquet !’’ C’est comme s’il s’adressait au spectateur pour lui faire remarquer la présence de Bonaparte.
Sarah est trop effondrée pour pouvoir le voir alors qu’elle est toute proche de lui.
Si on se concentre, qu’on tend l’oreille et qu’on augmente le volume sonore (car la musique couvre presque sa voix) on peut même entendre Bonaparte dire faiblement ‘‘Sarah’’, il a ressenti sa Sarah qui est justement en train d’approcher.



Une scène symbolique m’a toujours marquée :
Au premier épisode, Peter emmène Sarah et son père faire un tour en ville. La calèche conduite par Peter double le bus londonien, les passagers les regardent et Sarah tend son visage vers son père en lui souriant, celui-ci se penche vers elle avec tendresse et affection.
Au dernier épisode, Sarah propose à Peter de l’emmener faire un tour en ville et tout recommence comme un cycle : Peter double le bus londonien (vous pouvez voir sur les images que les passagers du bus sont exactement les mêmes qu’au premier épisode), les passagers les regardent (vous pouvez voir sur la deuxième image qu’il s’agit des mêmes personnages qu’au premier épisode, ils portent les mêmes vêtements et leurs positions et expressions sont identiques), Sarah tend son visage vers M. Crisford en lui souriant comme elle l’avait fait avec son père, M. Crisford se penche vers elle.
La boucle est ainsi bouclée :





Sarah et Gwendoline (du dessin animé Gwendoline) ont toutes deux fait une dernière promesse à un être cher peu avant de le perdre brutalement.
Sarah et Gwendoline ont une grande qualité en commun : elles n’ont aucune once de méchanceté, elles sont pures et innocentes et elles ont fait une promesse à un être qu’elles ont perdu et qui leur manqueront toute leur vie durant, ce sont des promesses inoubliables qui sont ancrées au plus profond de leur être, qui les marqueront pour le restant de leur existence et qui les conduisent à rester toujours bonnes. Elles sont toutes les deux merveilleuses et exceptionnelles (j’aime énormément Sarah mais je dois avouer que j’ai une affection profonde et particulière pour ma petite Gwendoline que j’aime tellement !)

La double épreuve que Sarah a endurée est terrible : perdre son père et être traitée comme une esclave.
Mais ces épreuves étaient voulues et ont contribué a de nombreux bienfaits : Sarah a consolé Lottie, elle a aidé Marguerite à prendre confiance en elle et à améliorer son niveau scolaire, elle va faire sortir Becky et Peter de la misère. Aussi, grâce au passage de Sarah à Londres, le collège est devenu plus humain, Amélia s’est peut-être libérée de l’emprise exercée par sa sœur.


En somme, cette expérience lui a montré les aléas de la vie et l’a fait murir trop vite.
Elle aura maintenant un autre regard sur son quotidien, ses relations et sa nouvelle existence.
Elle sera dorénavant moins insouciante et plus soucieuse de l’avenir. Perdre sa mère si jeune puis son père de façon si brutale nourrit en elle une force invisible et invincible que nul ne pourra désarmer.
Je pense que désormais, les plus démunis feront partie de son quotidien, eux qui ont su lui apporter du soutien, de l’amour et de l’affection pendant son plus profond désarroi, sa détresse, alors que la plupart de la gent aisée lui a tourné lâchement et violemment le dos.
Elle a touché à la pauvreté, vécu dans la privation, la violence et le froid, elle qui n’avait jamais connu cette misère. Pourra-t-elle oublier toutes ces humiliations ? Pourra-t-elle effacer ces images traumatisantes de sa mémoire ? Ce pays restera à jamais pour elle un pays de mauvais augure qui ne lui a apporté que tristesse, froideur et solitude, elle qui a toujours connu douceur, chaleur et protection.
Pour honorer les dernières volontés de son père, elle retournera néanmoins finir ses études dans ce pays où elle a aussi rencontré malgré tout des amis aidants, purs et sincères.




                                                L’amitié entre Sarah et Becky


Sarah et Becky se rencontrent pour la première fois à l’épisode 6 devant l’établissement de Melle Mangin. Becky est arrivée pour exercer la fonction de bonne à tout faire.
Becky tend un papier à Sarah sur lequel est inscrit l’endroit où elle doit se rendre : Melle Mangin, pensionnat pour jeunes filles, West Square 16 George’s Road Londres.
Sarah lui affirme qu’elle est au bon endroit et se prend de peine pour Becky qui ne sait pas lire.
Sarah a la gentillesse d’accompagner Becky auprès de la directrice.
Becky demande ensuite le prénom de cette ‘‘belle jeune fille’’ qui l’a renseignée.

Quelques heures plus tard, Becky entre dans la salle de classe avec un seau plein de charbons et entend Sarah raconter l’histoire de Cendrillon. Sarah a remarqué que Becky écoutait attentivement son histoire et a pris le soin de lui destiner également son histoire.
Becky est subjuguée par l’histoire de Cendrillon qui est couverte de cendres, qui fait toute la journée les travaux les plus durs, elle se lève très tôt avant l’aube, elle fait la lessive, cela lui rappelle sa propre situation, et Becky ne peut s’empêcher d’être emportée par les mots de Sarah qui rendent l’histoire si réelle.

À l’heure du souper, Becky doit porter l’immense chaudron de soupe bouillante, elle le renverse dans la salle à manger.
Sarah intervient en sa faveur en disant à Melle Mangin qu’elle peut se passer de potage et lui demande de ne pas punir Becky. Toutes les autres élèves suivent cette lancée mais sans l’intervention de Sarah, personne ne se serait levé en faveur d’une domestique et Becky aurait été sévèrement réprimandée et punie.
Le soir, Sarah entend les pas de Becky qui rejoint le grenier. Elle est très peinée de voir une jeune fille pas tellement plus âgée qu’elle vivre dans ces conditions.
Sarah ressent de la compassion pour elle, elle ne peut s’empêcher de penser à elle.


Sarah sourit et adresse la parole à Becky mais celle-ci ne peut pas lui parler sinon elle se ferait disputer. Sa condition fait beaucoup de peine à Sarah.
Sarah demande à Mariette si on interdit à Becky de parler aux élèves. Mariette lui confirme que c’est un ordre qui fait partie du règlement du collège.
Sarah a beaucoup de peine pour Becky qui effectue les besognes les plus lourdes et pénibles et aimerait l’aider sans trop savoir comment s’y prendre.

Je pense que Sarah et Becky ont été amies bien avant que Sarah ne se retrouve dans une situation de miséreuse. Sarah a tout de suite eu de la compassion pour Becky et elle s’est ensuite rapidement attachée à elle.
Le destin a fait en sorte de les réunir : lorsque Becky a dû exceptionnellement faire le ménage dans la chambre de Sarah, elle s’est assise sur la chaise à bascule qui l’a bercée, c’était si confortable qu’elle s’est endormie.
Sarah regagne sa chambre et la découvre, elle la laisse dormir. Becky se réveille confuse, s’excuse et part précipitamment mais Sarah la retient et lui propose de rester un peu. Elle l’invite à s’asseoir et goûter des gâteaux. Becky craint la réaction de Melle Mangin, Sarah la rassure : personne n’en saura rien, Sarah lui offre des gâteaux à emporter et lui donne des bonbons. Les deux jeunes filles ont l’occasion de discuter.
Becky lui dit qu’elle ressemble à une princesse, Sarah lui répond qu’elles sont toutes les deux semblables, deux petites filles, leurs situations auraient pu être inversées, tout est une question de hasard : « Tu es Becky par accident, moi Sarah par accident. Tu aurais pu naitre à ma place et moi à la tienne. Tu vois, nos vies auraient pu être totalement inversées. » lui affirme-t-elle.
Sarah a bien fait comprendre à Becky que leur condition respective est uniquement due à la naissance ; et que Sarah aurait bien pu être une « Becky » et Becky être une « Sarah ». Cela était aussi un moyen de faire comprendre à Becky que la différence sociale n’a aucune importance, et que ce n’est pas une barrière à leur amitié.

Quant à la question du vouvoiement, ce n’est qu’un signe d’usage d’époque. Il arrive aussi, par exemple, que des enfants vouvoient leurs parents et que ces derniers, en retour, tutoient leurs enfants. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas une relation parents-enfants. Il en est de même pour Sarah et Becky, elles sont tout de même amies indépendamment de leur différence de classe sociale et indépendamment du fait que Becky vouvoie Sarah.

Sarah se met à lui raconter la fin du conte Cendrillon mais Becky doit vite retourner aux cuisines car elle se fait souvent disputer par Mary.
Sarah lui propose de venir chaque jour la voir après son travail.
Avant qu’elle ne parte, Sarah lui donne des gâteaux à emporter. À présent, Becky se sent mieux et n’aura plus peur car même si elle est malmenée, elle sait qu’il y a Sarah pour être gentille avec elle. Ces paroles émeuvent Sarah aux larmes.
Sarah est heureuse de l’avoir réconfortée mais Becky ignore à quel point elle a réchauffé le cœur de Sarah (cette dernière l’affirme).
Les deux amies se sont mutuellement réchauffé le cœur.

Dans le roman, lorsque Sara sort, elle en profite pour acheter des aliments nourrissants en petits volumes pour les glisser dans l’aumônière que Becky porte sous sa jupe. Elle lui a acheté, par exemples, des petits pâtés à la viande, des petits pains à la mortadelle, des sandwichs au rosbif.

Sarah a apporté à Becky de la douceur, du soutien, du réconfort, de la gaieté. Sarah lui revigore l’estomac mais aussi le cœur et l’esprit.

Sarah va organiser une grande fête dans sa chambre destinée à renforcer l’amitié entre toutes les élèves.
En effectuant les achats, Sarah pense à Becky et achète une galette de riz pour être emballée à part, c’est pour la donner à une amie qu’elle aime énormément précise-t-elle.
Ces paroles sont importantes, elles montrent que Sarah a toujours considéré Becky comme son amie : on voit bien que Becky est devenue l’amie de Sarah bien avant qu’elle soit réduite à une basse condition.
Le soir, en entendant les pas de Becky, Sarah sort à sa rencontre, la fait entrer dans sa chambre, la fait asseoir et lui offre le gâteau de riz qu’elle a spécialement acheté pour elle.
Becky a les yeux débordants de larmes. Elle le trouve très bon, et lui confie qu’elle a aujourd’hui été privée de souper parce qu’elle a fait des bêtises.
Ce n’est pas un geste de charité de la part de Sarah mais un cadeau du cœur. La future condition de miséreuse de Sarah ne fera que renforcer ses liens avec Becky, mais leur amitié était déjà existante.
Sarah pense à Becky qui vit dans une mansarde avec des souris, et pendant ce temps elle est cajolée sous prétexte que son père possède une mine de diamants.
Quand elle pense au hasard de la naissance dit-elle, son cœur s’attriste de ce qu’elle considère être une injustice.
Sarah n’a pas encore conscience qu’il ne s’agit pas du hasard ni d’une injustice mais seulement du destin. Le destin a voulu qu’elles se rencontrent et que Sarah devienne un moment miséreuse notamment pour se rapprocher de plus belle de Becky et pour la sauver de cette situation. Leur situation sociale, leur rencontre et leur amitié n’est en rien due au hasard mais à la destinée, tout n’est que destinée...


Pour le prochain anniversaire de Sarah qui va avoir neuf ans, Becky n’a pas grand-chose et prépare tout de même un cadeau pour Sarah. Pour cela, elle utilise son châle rouge avec lequel une dame l’avait autrefois recouverte en période de grand froid.
Becky a préparé un cadeau avec tout son cœur : elle a mis du temps à le préparer, elle a découpé le châle, brodé avec un porte-aiguille, l’a emballé et déposé sur les genoux d’Emilie.
Sarah découvre le cadeau en rentrant dans sa chambre et l’ouvre, elle est très heureuse et touchée par ce présent.
Sarah ne dort pas tant qu’elle n’aura pas entendu Becky arriver ; en entendant le bruit de ses pas, elle sort et la fait entrer. Sarah lui dit qu’elle a tout de suite deviné que c’était elle qui lui avait préparé ce cadeau, elle lui dit qu’elle est très adroite.
Comme Becky n’avait pas d’autre tissu, elle a coupé son châle pour faire ce porte-aiguille. C’était son châle qui lui tenait chaud lorsqu’il fait froid. Sarah est fortement touchée. Cette scène me donne les larmes aux yeux.
Sarah la remercie pour ce cadeau magnifique avant de la serrer dans ses bras.
Émue, Sarah verse une larme, le cadeau de Becky lui a fait bien plus plaisir que ceux de Melle Mangin parce qu’il vient du plus profond du cœur, ce sont des cadeaux précieux qui ne s’oublient pas.


C’est vraiment une scène touchante, les larmes de Sarah en disent long sur l’émotion qu’elle ressent. Le cadeau de Becky lui parait bien plus beau et précieux que la magnifique robe et les chaussures de luxe que lui a offert Melle Mangin.
Les cadeaux de Melle Mangin étaient intéressés, celui de Becky vient du cœur. Sarah ne fait guère attention au statut social des autres, ce qui compte pour elle c’est l’âme d’une personne et non son apparence. Sarah est une petite fille exceptionnelle qui sait reconnaitre les vraies valeurs de la vie.

Le jour de sa fête d’anniversaire, Sarah a demandé à Melle Mangin d’avoir la gentillesse de permettre à ses amis Becky et Peter de se joindre à sa fête.
Ce jour-là où tout a basculé, où Becky a appris que Sarah avait perdu son père et qu’il a été annoncé qu’elle se retrouvait sans le sou, Becky était sous la table nappée entendant la conversation entre Melle Mangin et M. Barrow.
Becky ne pouvait cesser de pleurer pour son amie, elle était très affectée par ce terrible drame qui l’a frappée brutalement et violemment. Elle a supplié Melle Mangin de ne pas chasser Sarah du collège, mais cette femme l’a violemment frappée contre le mur.

Sarah a toujours soutenu Becky dans les moments difficiles et leur amitié s’est renforcée.
C’est aujourd’hui au tour de Becky d’être là pour la soutenir dans cette terrible épreuve.
Becky est fortement affectée par le terrible malheur qui frappe Sarah qui est si douce, si gentille, si humble et si compatissante.
Becky pleure devant la porte de la misérable mansarde de Sarah qui entend ses pleurs. Sarah est heureuse de l’avoir, son amitié et sa présence la réconfortent.
Les yeux débordants de larmes, Becky lui confie avoir beaucoup pleuré en pensant à elle.
Becky est très affectée, elle est inconsolable : Sarah n’a même pas une bougie dans sa mansarde.
On peut noter que Becky continue à l’appeler respectueusement ‘‘Melle’’ et à la vouvoyer, Sarah est toujours la même personne pour elle.
Becky ne comprend pas pourquoi pareil malheur atteint une demoiselle aussi distinguée et gentille que Sarah : « Une demoiselle de votre rang ! Comment une chose aussi horrible peut-elle vous arriver ? »
Becky la considère toujours comme une princesse, rien n’a changé.
Sarah lui dit de se souvenir qu’elles sont deux petites filles tout à fait semblables. Sarah se souvient quand elle lui disait qu’elle était Sarah par accident et qu’elle aurait très bien pu avoir la vie de Becky, ce jour-là elle ne réalisait pas à quel point elle avait raison, aujourd’hui elle en a pleinement conscience.
Dans son malheur, Sarah reste souriante : elle est heureuse d’avoir Becky auprès d’elle, sa présence lui est d’une très grande aide.
Becky insiste sur ce point : « Mademoiselle vous n’avez pas changé pour moi. Quoiqu’il arrive vous resterez toujours une véritable princesse. » Et il est vrai que Sarah, peu importe la façon dont elle est vêtue, restera à jamais une princesse car elle a l’âme et l’aura d’une princesse.
Becky voudrait tellement l’aider mais elle est impuissante.
Becky décide de venir tous les matins s’occuper de Sarah, elle veut lui faire le ménage dans sa mansarde, elle lui a apporté une bougie et les cadeaux qu’elle n’a pas pu prendre le jour de son anniversaire : Becky s’en est aperçu alors qu’elle débarrassait la table. Elle a eu la délicatesse de lui apporter les cadeaux offerts par Lottie, Marguerite et Peter.
Elle lui a même apporté des vêtements de rechange que Mariette a préparés pour Sarah.
Becky lui dit que si elle a besoin de quelque chose elle n’a qu’à frapper au mur, Becky se trouve juste derrière. Sarah doit frapper deux coups : c’est un signe entre elles deux comme si elles étaient de véritables prisonnières.
Becky lui assure qu’elle lui restera toujours dévouée.
Avant de partir, Becky lui laisse la bougie alors qu’elle n’en a pas pour s’éclairer elle-même.
Becky veut lui nettoyer et balayer sa chambre mais Sarah lui assure qu’elle le fera elle-même.
Becky est une amie reconnaissante, sincère et fidèle.

Mary ordonne à Becky de l’appeler Sarah et de cesser de l’appeler ‘‘Mademoiselle’’, Becky est contrainte d’obéir devant Mary, elle s’en excusera auprès de Sarah et continuera malgré tout de l’appeler ‘‘Mademoiselle’’.
Becky ne pourra jamais oublier que c’est Sarah qui l’a nourrie et qui lui a réchauffé le cœur, l’âme et l’esprit. Aujourd’hui que Sarah connait des épreuves, Becky veut être là pour elle, la soutenir et la réconforter.

Becky fait tout son possible pour soulager les tâches de Sarah :
- Sarah doit porter le lourd et chaud chaudron de soupe, Becky lui propose de la remplacer et le porte à sa place.
- Becky voulait que Sarah monte se coucher, elle finira de ranger la cuisine et laver le sol à sa place. Becky lui conseille de monter avant elle car elle sait que Sarah étudie tous les soirs. Becky lui donne même sa propre chandelle.
- Becky a terminé la vaisselle de Sarah pour qu’elle puisse terminer la traduction de Lavinia (celle-ci lui imposait de lui faire son devoir de français).


Becky est une amie chère qui pense toujours à Sarah, elle partage les émotions de son amie, elle ne supporte pas les injustices qu’elle subit, elle est prête à faire des sacrifices pour Sarah.
Diverses scènes de la série témoignent de la profonde amitié, de la fidélité et du dévouement de Becky envers Sarah :

- Becky lui apporte des restes de pain pour les souris (Mel et sa famille).

- Lorsque Sarah a eu un terrible choc d’apprendre que les lettres qu’elle avait récemment écrites à son père lui ont toutes été retournées et qu’il est mort sans les avoir lues, Becky pleurait pour Sarah et s’est jointe à elle dans sa douleur.
Becky était plus tard très contente d’entendre Sarah parler joyeusement.

- Sarah a été privée de manger, Becky lui dit qu’il y a du pain perdu dans le buffet à faire tremper dans le thé.
Becky insiste pour que Sarah monte se coucher car elle n’a pas eu le droit de diner, elle sait qu’il est fatiguant de travailler et que cela est pénible de monter les escaliers le ventre vide.
Ce soir-là, Melle Mangin surprend Becky tenant une petite collation qu’elle a préparée pour Sarah, elle a violemment frappé Becky sur la joue, Becky prétend que c’était pour elle et ne veut en aucun cas avouer que la collation est pour Sarah de crainte que son amie ne subisse les maltraitances de Melle Mangin.
Melle Mangin veut la renvoyer, Becky la supplie en larmes de lui permettre de rester ici.
Malgré les intimidations et menaces de Melle Mangin, Becky n’a pas avoué que la collation était destinée à Sarah.
Sarah est émue d’autant de voir la marque rouge sur la joue de Becky.

- Becky était en colère lorsque Lavinia a demandé à Sarah de lui offrir Emilie, elle ne voulait pas que Sarah se plie aux désirs de Lavinia.

- Becky était tellement heureuse pour Sarah qui va donner des cours de français qu’elle en chantonnait en effectuant ses tâches.

- Les périodes des vacances d’été sont arrivées et les parents viennent chercher leurs enfants.
Becky a les larmes aux yeux, elle ne voulait pas que Sarah reste au salon, cela lui faisait trop de mal que Sarah regarde toutes ces jeunes filles heureuses de retrouver leurs parents, alors que personne ne vient chercher Sarah.
L’émotion ressentie par Becky est vraiment communicative. Sarah la console et accepte son destin avec courage. Sarah aimerait avoir aussi un endroit où partir en vacances. Becky lui demande de ne pas être triste en lui disant qu’elle ne la quittera jamais.
Pour faire des économies, Melle Mangin décide de renvoyer Becky chez elle pour les vacances scolaires.
Sarah est contente que Becky puisse se reposer un peu chez elle mais en même temps elle est très triste qu’elle la quitte.

- Amélia, qui s’est acheté un nouveau chapeau, ne voulait pas jeter l’ancien et l’a offert à Becky. Elle a eu la maladresse et l’indélicatesse de le lui offrir en présence de Sarah.
Becky est très heureuse, elle rêvait d’avoir un chapeau ; Sarah est heureuse pour elle et la complimente alors qu’elle n’a elle-même rien reçu.
Becky est très gaie mais se stoppe dans son élan par égard pour Sarah, Becky n’est pas pleinement heureuse de rentrer, l’idée que Sarah reste seule au pensionnat l’attriste.
Sarah va se retrouver seule, elle a enfoui son chagrin au fond de son cœur sinon Becky ne serait jamais partie en vacances.

- Becky confie à Sarah qu’elle est contente de retourner chez elle mais au fond d’elle son cœur n’est pas épanoui, l’idée de revoir tous ceux qu’elle aime l’attriste un peu car elle sait que Sarah est seule et n’a plus personne à embrasser.
Sarah a un pincement au cœur de voir son amie partir, mais elle garde le sourire lorsque Becky la regarde.
Becky pleure de laisser Sarah seule, Sarah garde le sourire et retient les siennes, ce n’est qu’une fois le train éloigné qu’elle laisse couler ses larmes. Cela lui parait bien vide et triste sans Becky.

- Becky envoie une lettre à Sarah qui a de la peine que Becky ne puisse pas se reposer car elle doit travailler avec sa famille chez un voisin pour rembourser des dettes.
Becky aurait tellement aimé que Sarah puisse l’accompagner et lui en fait part dans son courrier, ce qui touche Sarah qui ne manque pas d’exprimer à haute voix son attachement envers son amie : « Quel amour cette petite Becky » dit-elle après avoir lue cette chaleureuse et affectueuse lettre.

- Becky s’était servie de l’ardoise de Lavinia. À la rentrée de classes, Lavinia accuse Sarah de ne pas avoir nettoyé la classe. À cause de Lavinia, l’ardoise a brisé la fenêtre (j’explique toute cette affaire dans la présentation de Lavinia).
Lavinia s’empresse de rejeter la faute sur Sarah auprès de Melle Mangin. Becky voulait intervenir pour prendre la défense de son amie mais Sarah la retient.
Becky intervient tout de même pour prendre la défense de Sarah, elle dit que tout est de sa faute car elle a écrit sur l’ardoise de Lavinia, elle demande à Melle Mangin d’enlever le prix d’une nouvelle vitre sur son salaire. Melle Mangin lui dit que le pauvre prix de son salaire d’un mois ne suffirait pas à rembourser la vitre.
Grâce à Peter, la vitre sera remplacée. Le vitrier ne réclame pas d’argent aux amis de Peter, Sarah lui donnera tout de même sa pièce de six pences. Becky n’aura ainsi pas à rembourser la vitre, elle pleure de la bonté de Sarah qui la touche profondément.
Sarah la remercie pour sa gentillesse, elle gardera toujours en mémoire que son amie Becky était prête à sacrifier toute sa paie pour elle alors qu’elle a une famille à nourrir.

- Lorsque Sarah s’est retrouvée dans l’humidité, Becky l’a emmenée se réchauffer près du poêle.

- Lorsque Sarah est tombée gravement malade, Becky a pris soin d’elle du mieux qu’elle pouvait : elle lui a mis une serviette d’eau fraiche sur le front, et lui a apporté une soupe mais Sarah était inconsciente pour pouvoir la manger.
Becky a eu l’attention de déposer sur le lit, près de Sarah, sa photo de famille.
Elle est restée au chevet de Sarah et a supplié Dieu de la faire vivre.
Marguerite lui a dit qu’elle allait se rendre chez sa tante Elisa qui a des médicaments pour ce genre de fièvre. Becky lui a répondu qu’elle s’y rendra à sa place, elle attirera moins les regards car elle est une fille de chambre, elle demande à Marguerite de rester ici près de Sarah.
Becky court le plus rapidement possible dans les rues nocturnes de Londres jusqu’au domicile de la tante Elisa. Elle a surmonté sa crainte de traverser une forêt inquiétante, poussée par le courage de sauver son amie. Heureusement qu’elle rencontre Peter qui la conduit en chariot chez la tante Elisa puis la ramène rapidement au collège. Becky et Marguerite administrent à Sarah son médicament.
Le lendemain, Becky a continué à veiller sur son amie en épongeant son front d’eau et part dans la journée prier avec Peter pour sa guérison totale.
Le soir venu, Becky se rend au chevet de Sarah, sa fièvre a presque entièrement disparu.
Avant de dormir, Becky prie encore Dieu de guérir Sarah.
Ce soir-là, Sarah rejoint réveiller Becky et l’amène dans sa chambre. Becky est émerveillée de voir que la mansarde de Sarah s’est transformée en un lieu enchanteur : une table garnie de mets luxueux, un endroit chaud et accueillant.
Sarah et Becky n’avaient jamais autant mangé. Sarah demande à Becky de dormir dans son lit cette nuit pour qu’elle puisse profiter de ses oreillers confortables et de sa couverture chaude.
Lorsque leur secret a été découvert, Sarah a été condamnée à aller dormir dans l’écurie.
Becky lui a proposé de venir dormir avec elle dans son lit. Touchée par sa proposition, Sarah en pleurait et l’a serrée dans ses bras. Mary, qui les espionnait, les a interrompues avec malveillance et a ordonné à Sarah de retourner dans l’étable.


Lors de la fête d’Halloween, un signe symbolique va démontrer la force de l’amitié qui unit Sarah et Becky :
Les demoiselles doivent allumer des bougies dans les barques (des coquilles de noix) et les déposer dans une bassine d’eau.
Il faut que la barque continue à flotter sans que la bougie ne s’éteigne, cela signifie qu’elles vivront longtemps et en toute sérénité.
Lavinia fait un trou dans une coquille pour la donner à Sarah et demande à Amélia la permission que Becky et Sarah prennent part à leur fête, Lavinia leur donne à chacune une barque.
Les barques de Sarah et Becky naviguent côte à côte, Amélia leur explique que cela signifie que les deux personnes passeront une grande partie de leur vie ensemble.
Jessie dit par méchanceté que c’est normal puisqu’elles sont domestiques dans la même maison, elle est loin d’imaginer le sort fabuleux qui attend les deux jeunes filles…
Lavinia secoue l’eau pour séparer les coquilles et faire couler la barque de Sarah mais les barques des deux amies ne cessent de se rejoindre, ce qui symbolise que l’amitié entre Sarah et Becky est indestructible, personne ne peut les séparer.
La barque de Lavinia a coulé (ce qui symbolise que ses plans ont échoués, sa méchanceté la conduit petit à petit à sa perte, sans le voir elle se détruit elle-même) et les barques des deux amies se rejoignent comme si un lien invisible les protégeait et les tirait l’une vers l’autre (ce qui symbolise qu’aucune vilénie ne peut briser leur amitié, les sentiments impurs ne peuvent jamais vaincre la pureté d’une relation).


Cette croyance attachée à la réunion des coquilles va s’avérer véridique : Sarah et Becky passeront une grande partie de leur vie ensemble mais pas dans la pauvreté comme l’a prétendu mesquinement Jessie, tout au contraire elles resteront ensemble dans le confort et la richesse, leurs jours difficiles appartiendront au passé.


Becky était rongée par l’angoisse lorsque Sarah a décidé de quitter le pensionnat.
Elle sera très heureuse pour Sarah qui reviendra et sera réintégrée à la vie du pensionnat grâce à un bienfaiteur qui lui est pour l’instant inconnu. Becky a toujours voulu le bonheur de Sarah.

Quand Sarah va se rendre chez son voisin pour remettre Sulya à Ram Dass, Melle Mangin va menacer Becky de lui dire où est passée Sarah.
Becky ne dénonce pas Sarah même si Melle Mangin était prête à la frapper violemment (heureusement qu’Amélia l’en a empêché).
Quelques minutes plus tard, Amélia lit la lettre qui vient de Bombay à destination de Sarah, tout le monde apprend que Sarah est l’héritière de M. Crisford et que son père n’a finalement pas fait faillite, la mine de diamants produit des diamants de grande qualité.
Becky est très heureuse de la nouvelle. Mais le soir, elle est triste et pleure croyant que Sarah ne reviendra plus.
Elle regagne en larmes sa mansarde et à sa grande surprise, elle découvre Ram Dass qui l’invite à s’installer pour diner sur une table copieusement et élégamment dressée.
Il lui précise que c’est un cadeau de la part de Melle Sarah. L’attention de Sarah m’a touchée, elle n’oublie pas sa fidèle amie.
Ram Dass lui dit que Sarah l’aime beaucoup, Becky est émue aux larmes.
Il lui remet une lettre de la part de Sarah, Becky la sert contre son cœur, rassurée et chaudement réconfortée que son amie pense toujours à elle.

Le lendemain, Amélia apprend à Becky qu’il s’est passé quelque chose de merveilleux : elle va changer de vie. Sarah a demandé à ce qu’elle devienne sa demoiselle de compagnie.
En sortant du bureau de Melle Mangin, Sarah se précipite à aller voir Becky. Celle-ci pleure, elle la remercie pour la table garnie, c’est un si grand bonheur pour elle de devenir la demoiselle de compagnie de Sarah.
Sarah lui dit que ce qui la rend la plus heureuse, c’est qu’elles vont de nouveau pouvoir vivre ensemble.


Becky a l’attention de lui remettre Emilie et la photo de son père.
Quelques jours plus tard, Sarah et Becky embarquent vers les Indes, elles reviendront au plus tard dans trois mois à Londres pour que Sarah termine ses études au collège.

Je pense que le fait que Sarah prenne Becky comme dame de compagnie n’est absolument pas un signe de rabaissement car l’adoption de Becky est impossible puisqu’elle a déjà une famille. Mais le plus important, et c’est ce qu’il faut retenir à mon avis, ce n’est pas le statut de dame de compagnie de Becky, ce qui importe c’est qu’elles vont vivre de nouveau ensemble comme l’a si bien dit Sarah. Et ces deux amies resteront ainsi inséparables.
Becky ne vivra plus jamais dans la misère, ni elle ni sa famille, ils auront une vie meilleure. C’est aussi une belle récompense pour Becky qui a été non seulement une amie formidable pour Sarah mais au delà de cela, Becky est une jeune fille pleine de gentillesse et de bonté qui m’a beaucoup touchée.

Durant la dure épreuve de Sarah, les deux amies se sont mutuellement soutenues et réconfortées, Sarah a voulu devenir l’amie de Becky bien avant d’être maltraitée et exploitée, elle l’a toujours considérée en tant que telle et ne lui a jamais fait rappeler ni ressentir sa condition sociale inférieure à la sienne.
Cette épreuve a permis de renforcer et consolider leur amitié profonde, de montrer à Sarah qu’elle n’a pas eu tort dans son choix et qu’elle a trouvé son amie si fidèle dans les moments les plus difficiles de sa vie.
C’est une rencontre que je trouve attendrissante, humaine et mâture pour de si jeunes filles.
C’est une rencontre de la destinée pleine de tendresse, d’affection et de complicité, qui permet à Sarah d’ouvrir les yeux sur l’autre monde et qui permet à Becky de se sortir d’un gouffre profond et vicieux dont il est très difficile de se relever.




Créé le 7 novembre 2012 et remasterisé le 3 février 2015

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Commentaires : 7
  • #1

    hokuto (samedi, 04 juillet 2015 19:01)

    Belle Narcisse, je suis honteux et confus de ne pas avoir eu le temps de vous ecrire plus tot mais j'etais six mois à l'etranger pour ma tournee.
    C'est avec une immense joie que j'ai decouvert votre site, vous ne pouvez pas savoir le plaisir que vous m'avez procure quand j'ai decouvert que vous m'avez ecoute.
    Vous voyez ! Votre place est dans un site, tous vos lecteurs peuvent se recueillir dans ce lieu unique pour lire vos travaux uniques et impressionnants.
    Je suis choregraphe et fan d'animation japonaise, vous n'imaginez pas à quel point l'artiste que je suis se nourrit de vos ecrits. Vos ecrits sont vifs, authentiques, profonds, riches et poignants.
    Tout ce travail que vous faites est fait gratuitement !!! Vous distrayez les gens, vous leur apportez de la douceur, du reconfort, de la compagnie, un refuge !
    Narcisse vous meritez plus qu'une recompense, j'ai un projet artistique à vous proposer puis-je entrer en contact avec vous en prive ? Vous vous nourrissez des musiques d'ambiance dans vos ecrits et moi je me nourris de vos ecrits pour mes spectacles.
    Il faut qu'on se rencontre ! J'espere que vous accepterez mon offre.

    Je suis vraiment tres presse de vous lire sur maison ikkoku je sens que je ne serai pas deçu
    mon jeune frere est touche par vos ecrits, il les suit de tres pres et nous vous felicitons Narcisse. A bientot !

  • #2

    Eric (dimanche, 05 juillet 2015 15:39)

    Eh bah bravo ! Bon courage Narcisse, il va plus te lâcher mdr Hokuto était déjà fou de tes écrits sur le forum.
    Tu nous as vraiment fait une superbe présentation de Princesse Sarah, merci des infos du roman. Tu m'as bluffé avec ton analyse sur Amelia je la voyais pas comme ça j'ai été berné par le perso et tu m'as ouvert les yeux sur sa vraie nature.

  • #3

    Narcisse (mardi, 07 juillet 2015 15:15)

    Merci à vous Hokuto et Eric.

    Hokuto, je vous remercie pour tous vos messages de soutien et de sympathie, c’est si encourageant !
    Je tenais spécialement à vous remercier car c’est grâce à vous que j’ai ouvert mon site. Merci de m’avoir soumis cette idée.
    Il est vrai que c’est plus agréable, plus confortable et plus visible de regrouper toutes mes créations dans un lieu qui leur est consacré.
    Votre métier a l’air passionnant, vous devez être très occupé.
    Je vous remercie pour votre proposition qui m’honore mais je suis malheureusement dans l’obligation de la décliner, de ce fait il sera inutile d’entretenir un contact privé. Je ne réalise pas mes travaux pour avoir une récompense, je le fais uniquement par passion et par plaisir.
    Je remercie également votre frère pour son soutien et j’espère que vous ne serez pas déçu pour Maison Ikkoku pour laquelle je réserve de nombreuses surprises.
    Je vous souhaite une bonne continuation sur mon site et j’espère que cela vous donnera d’autres idées pour vos spectacles éventuels. Encore merci !

  • #4

    hokuto (vendredi, 10 juillet 2015 00:06)

    Oh c'est bien dommage mais je vous demande de bien reflechir avant de prendre une decision hative je vous en supplie. J'attends votre reponse.

  • #5

    Marion (vendredi, 31 juillet 2015 20:01)

    Wah dis donc quel boulot, un vrai plaisir à lire^^ Je suis sensible à ton travail que je découvre depuis quelques temps çà se voit que c'est fait avec sérieux et passion, impressionnant!

  • #6

    Narcisse (samedi, 01 août 2015 19:56)

    Merci beaucoup Marion, c’est très gentil ! Je te souhaite une bonne visite sur mon site.

    Hokuto, je vous remercie encore pour vos messages si encourageants, j’ai bien reçu vos messages privés mais je vous confirme mon refus, j’en suis désolée, je n’ai vraiment pas le temps. Vous me faîtes déjà un très beau cadeau en lisant mes travaux.

  • #7

    Sarah Crew (jeudi, 17 août 2017 18:40)

    Bonjour ,Narcisse je te trouve très cultiver et vos travaux sont fait avec passion j'ai tout lu au sujet de princesses Sarah. Ayant vu les épisodes j'étais en effet étonné des détails qui reflète sur ce site de même pour Heidi j'ai 11 ans et est toujours été passionné par princesses Sarah merci beaucoup de me répondre ;)