Narcisse vous présente :



 

 

Genre : Famille, Amitié, Ecole
Episodes : 26
Année : 1991
Pays : Japon
Réalisateur : Okuwaki Masaharu
Producteurs : Yasumichi Ozaki, K. Itoh
Auteur du roman Deux Jumelles : Enid Blyton
Direction artistique : T. Mizutani
Musique : Masahiro Kawasaki, Saitoh, Yasuda, S. Suzuki
Character Designer : Shuichi Seki
Studio : Tokyo Movie Shinsha (TMS)




Résumé de l’histoire :


Avant d’intégrer St-Clare, les jumelles Patricia et Isabelle O’Sullivan étaient les vedettes de leur ancienne école de Redroofs, elles y étaient respectées et admirées par leurs camarades.
Bien qu’elles aient obtenu d’excellentes notes, l’année passée à Redroofs n’a pas été positive pour les jumelles, leur comportement en est devenu décevant.
Leur père regrette amèrement de les avoir inscrites à Redroofs qui les a rendues arrogantes, suffisantes, snobes et méprisantes. Il ne les a pas élevées ainsi et décide de les inscrire à l’école St-Clare, un pensionnat pour jeunes filles situé en pleine campagne anglaise, afin qu’elles y apprennent les vraies valeurs de la vie.
Les jumelles étaient les meilleures à Redroofs et ne comprennent pas le choix de leurs parents, elles ne veulent pas aller à St-Clare, dans cette école qu’elles jugent mauvaise, elles la qualifient de véritable horreur.
À St-Clare, les jumelles devront refaire leur première année qu’elles avaient validée à Redroofs. Le changement sera radical : à Redroofs, elles étaient les plus grandes et respectées ; à St-Clare, elles seront en première année.
Elles ne veulent pas être avec des élèves plus jeunes qu’elles, elles estiment que le niveau scolaire de St-Clare est largement inférieur à Redroofs, elles sont certaines de ne jamais s’habituer à ce nouveau pensionnat et veulent aller dans une école réservée aux enfants de parents riches, mais leurs parents restent inflexibles.
Les jumelles se font la promesse d’impressionner les élèves de St-Clare et de former un duo incorrigible.


Malheureusement à leur arrivée, les jumelles sont révoltées : elles doivent laver, repasser, recoudre leurs affaires alors qu’elles avaient des domestiques à Redroofs.
Les jumelles vont s’apercevoir qu’elles ont sous-estimé St-Clare : le niveau y est plus élevé qu’à Redroofs.
Au départ, elles sont impertinentes, indisciplinées. Elles étaient persuadées de ne jamais aimer St-Clare, elles avaient décidé qu’elles détesteraient cette école mais force est de constater qu’elles lui trouvent des qualités.
À St-Clare, elles vont apprendre les règles élémentaires du respect et de l’obéissance, à se responsabiliser et à devenir indépendantes.
Au début, elles ont eu un peu de mal à s’intégrer mais ont fini par se plier aux règles de l’institution, la vie au pensionnat leur a semblé bien douce d’autant plus qu’elles ont rencontré de formidables élèves et professeurs qu’elles aiment et ne pourront jamais oublier.


 

 

 


Présentation des personnages

 

 


LES ÉLÈVES

 

Patricia O’Sullivan est une adolescente au fort caractère, joyeuse, insouciante, qui ne se soucie pas de ce que les gens pensent d’elle.
Elle a fâcheuse tendance à prendre des décisions irréfléchies sans penser aux conséquences et lorsqu’elle s’en rend compte, il est trop tard.
Patricia entraine souvent sa sœur Isabelle dans des histoires et le regrette une fois que le mal est fait, mais lorsqu’elle fait une erreur elle a bien du mal à se l’avouer.
Patricia est une forte tête au caractère impulsif, c’est une fille impertinente, audacieuse, très entêtée, une butée qui n’en fait qu’à sa tête. C’est une battante qui relève tous les défis.
Patricia est aussi toujours prête à aider ses amies, elle a très bon cœur, ce sont de belles qualités qu’elle a en point commun avec sa sœur avec laquelle elle partage un lien fusionnel et très complice.
Côté études, Patricia est une grande sportive, elle est très douée en arts plastiques et déteste les mathématiques.


Patricia s’attache les cheveux en queue de cheval, c’est le seul signe qui permet de la différencier de sa sœur puisqu’elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau.


Patricia et sa sœur étaient les vedettes de leur précédente école de Redroofs, elles y étaient respectées et admirées par leurs camarades.
Patricia y a été élue la meilleure athlète de son école, elle était la capitaine de l’équipe de hockey et excellait dans toutes les disciplines.
Elles étaient les meilleurs à Redroofs, elles ne comprennent donc pas le choix de leurs parents de les envoyer à l’école St-Clare et veulent aller dans une école réservée aux enfants de parents riches.
Les jumelles O’Sullivan ne veulent pas aller à l’école St-Clare, une école qu’elles jugent mauvaise.
Patricia et Isabelle vont voir leurs parents pour se plaindre de leur décision. Patricia prend la parole : elles ne veulent pas aller à St-Clare, on dit qu’il n’y a aucun confort.
À St-Clare, les jumelles devront refaire leur première année qu’elles avaient validée à Redroofs : elles ne veulent pas être avec des élèves plus jeunes qu’elles, elles estiment que le niveau scolaire est largement inférieur à St-Clare, elles sont certaines de ne jamais s’habituer à ce nouveau pensionnat.
Redroofs les a rendues arrogantes, suffisantes et snobes. Leur père désire qu’elles apprennent les vraies valeurs de la vie à St-Clare.


Patricia est bien décidée à impressionner les autres élèves de St-Clare, les jumelles s’en font la promesse.
Dans le train qui les conduit à leur nouvelle école, Patricia refuse de serrer la main que lui tend Janet Robins. Elle lui reproche d’être mal élevée, elle ne veut pas se mêler à ces élèves ; pleines de suffisance, les jumelles se considèrent meilleures, elles le ressentent comme une humiliation d’être à St-Clare.
Patricia et sa sœur sont pleines de préjugés mais elles sont agréablement surprises par la beauté et le décor de leur nouvel établissement.


Patricia est indignée qu’elles soient huit à se partager la même chambre.
Les jumelles doivent apprendre à devenir responsables et indépendantes, Patricia en est révoltée, elle ne veut pas s’abaisser à faire des tâches habituellement réservées aux domestiques (laver, repasser, coudre…).
La directrice, Miss Théobald, les prévient avec bienveillance que si elles se plient aux règles de l’institution, la vie au pensionnat leur semblera plus douce.
Elle leur dit qu’elles doivent donner ce qu’il y a de meilleur en elles pour ne pas décevoir leur mère.
Isabelle était prête à céder mais Patricia la pousse à respecter sa promesse et à former un duo incorrigible.


Patricia se rend compte qu’elle avait sous-estimé cette école : le niveau de St-Clare est plus élevé qu’à Redroofs.
Sa sœur et elle doivent travailler beaucoup plus que les autres élèves pour rattraper leur ‘‘retard’’.


Rapidement, Patricia s’avère être très douée au jeu de la pelote, sa puissance de caractère est un grand atout en discipline sportive, la pelote est un sport qui demande un esprit de battant comme le sien.


Patricia se lie d’amitié avec ses camarades de chambre, plus particulièrement avec Kathleen avec laquelle elle partage de bons moments, et Janet qui lui ressemble beaucoup. Janet et Patricia ont des points communs : leur caractère impétueux, elles ont la langue bien pendue et sont sympathiques. Elles se chamaillent souvent mais s’entendent très bien.



Patricia a connu quelques mésaventures à cause de son caractère impulsif qui l’a conduite à prendre des décisions irréfléchies, mais elle en a retenu la leçon.
Narcisse vous en présente quelques exemples :


- Peu après son arrivée à l’école, Patricia se heurte à une tradition de St-Clare : les plus jeunes du pensionnat doivent aider les élèves de terminale, elles doivent apprendre à rendre service ; cette tradition a pour objectif de leur apprendre à respecter la hiérarchie, l’autorité, la personne plus âgée.
Pour sortir en ville, il faut avoir la permission des élèves de terminale.
Belinda Towers demande aux jumelles de lui accomplir certaines tâches.
Patricia refuse d’accomplir les tâches demandées par Belinda, alors Belinda les prive de sortie en ville jusqu’à nouvel ordre. Patricia n’est pas impressionnée et se rebelle, Belinda les menace mais Patricia refuse toujours de s’y plier, elle ne veut pas nettoyer des bottes pleines de boue.
Afin que sa sœur puisse sortir en ville, Isabelle se fait passer pour elle.
Belinda a repéré le talent de Patricia à la pelote, croyant parler à Patricia, elle dit à Isabelle qu’elle l’intègre à l’équipe.
Isabelle annonce la bonne nouvelle à sa sœur : Patricia reconnait qu’elle s’est trompée sur le compte de Belinda et la remercie, elle avoue avoir échangé sa place avec sa sœur, et décide de faire tout le travail avec Isabelle, elle regrette d’avoir été malhonnête et si têtue.
Belinda lui dit qu’elle a certes fait une bêtise mais elle a eu assez de courage pour se dénoncer.
Belinda apprécie cette attitude et lui pardonne, Patricia en est émue.


- Isabelle a conseillé à Patricia de se mettre sérieusement à étudier les mathématiques et de faire un effort.
Patricia ne veut pas rater un concert, elle décide sur conseil de Kathleen de faire son devoir de mathématiques pendant le cours d’histoire assuré par Miss Kennedy.
La chipie Janet met au défi Patricia d’essayer de faire mieux qu’elle pour embêter Miss Kennedy.
Patricia va au magasin de farces et attrapes pour faire mieux que Janet, elle veut lui en mettre plein la vue.
Janet va regretter son acte d’avoir lancé des pétards à mèche dans le poêle. Elle doit se dénoncer auprès de Miss Roberts, Patricia décide de l’accompagner, elle se sent aussi responsable qu’elle.
Finalement, Patricia a regretté ses agissements, elle va se rapprocher de Miss Kennedy. Patricia sera affectée par le départ de Miss Kennedy, elles avaient pour habitude de prendre le thé ensemble.


- Miss Théobald autorise les élèves à aller au cirque Galliano accompagnées de leur professeur.
Lors d’une sortie en ville, les jumelles O’Sullivan, Janet et Kathleen se rendent au chapiteau : elles tombent amoureuses de Jimmy, le trapéziste vedette.
Chacune décide de lui offrir un cadeau : elles achètent sans le savoir le même, un porte-clés.
Elles ont hâte du jour où elles pourront assister à sa représentation mais Miss Roberts leur annonce qu’un carreau a été cassé, la coupable doit se dénoncer, l’argent destiné au cirque sera utilisé pour réparer les dégâts, c’est la tradition à St-Clare : si personne ne se dénonce, toute la classe est punie pour les actions d’une seule personne.
Patricia a une idée : elles iront quand même au cirque, chaque soir il y a deux représentations : la première est à 18 heures, la seconde à 20 heures, l’école ne sera pas à la seconde représentation.
Patricia suggère à ses amies de faire le mur ; pour revenir, elles utiliseront la grande échelle de la cabane du jardinier, et laisseront une fenêtre ouverte.
Seules sa sœur Isabelle, Kathleen et Janet sont d’accord pour exécuter son idée car elles sont motivées par leur envie de voir Jimmy.
Elles assistent à la représentation de Jimmy mais elles s’aperçoivent que Miss Théobald est dans le public ; avant de partir, elles veulent dire au revoir à Jimmy mais Miss Théobald est dans la caravane de Jimmy.
La pluie tombe et elles doivent rentrer. Hilary a oublié de débloquer la fenêtre, elles ne peuvent pas l’ouvrir. Elles ouvrent une autre fenêtre et entrent, tout s’est bien passé sauf qu’elles ont attrapé un rhume.
Le lendemain, Miss Roberts leur annonce que le coupable a été découvert, c’est une fille de seconde année. Les filles de première année sont autorisées à se rendre le soir même au cirque et Miss Roberts les invite à un grand goûter en ville cet après midi pour se faire pardonner de les avoir punies.
Mais Patricia, Isabelle, Janet et Kathleen tombent malades et doivent garder le lit : elles ne pourront assister ni au goûter ni au cirque.
Patricia comprendra que c’est la conséquence de sa mauvaise idée : elles ne méritaient pas de retourner au cirque puisqu’elles ont déjà eu la chance d’assister à une représentation.


- Miss Walker leur demande de fabriquer une boite.
Patricia se fait influencer par Doris : elle demande à un apprenti menuisier de l’aide car elle s’est trompée dans les mesures du couvercle de sa boite. Patricia voulait seulement qu’il lui détermine les mesures idéales, elle voulait faire le travail elle-même mais son amie Doris l’a incitée à accepter son offre de la lui fabriquer.
Rapidement, Patricia a honte et regrette.
En voyant les boites, Miss Walker a de suite remarqué qu’elles n’avaient pas été réalisées par une élève.
Patricia avoue tout : elle a triché, ses deux camarades Vera et Doris font de même.
Les trois filles se rendent dans le bureau de Miss Walker pour lui demander de se racheter.
Les trois filles ont veillé tard pour construire avec tout leur cœur une boite personnelle.



À St-Clare, Patricia jouera le rôle de Romeo dans la pièce de théâtre Romeo et Juliette : elle a eu du mal à retenir son texte mais s’est entrainée tous les jours et le résultat était brillant.


Elle participera avec sa classe au tournoi de pelote interclasse de St-Clare, et motivera son équipe.


Le dernier jour de classe : Miss Théobald convoque les jumelles pour leur annoncer qu’elles seront inscrites au concours national d’expression orale qui se déroulera à Londres : les meilleurs élèves d’Angleterre y participent. Elles devront faire un discours sur un sujet imposé : ‘‘Notre Rêve’’
Mam’zelle conseille à Patricia d’ouvrir son cœur.
Patricia a pensé et a écrit sur sa sœur qui représente tout ce qu’elle voudrait être.
Les jumelles finissent par faire un discours à l’unisson dans lequel elles remercient du plus profond de leur cœur leurs amies, leurs professeurs et St-Clare.
Patricia y a appris les vraies valeurs de la vie et à devenir plus raisonnable.



Isabelle O’Sullivan est une adolescente gentille, patiente, droite, honnête, raisonnable, posée, délicate et pleine de bons sentiments.
Elle est plus obéissante que sa sœur et ne prend pas de décisions irréfléchies.


Comme sa sœur Patricia, Isabelle est très douée en arts plastiques.
L’un de ses desserts préférés : la tarte à la mélasse.


Isabelle a toujours les cheveux lâchés, c’est le signe permettant aux autres de la reconnaitre de sa sœur puisqu’elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau.


Les jumelles étaient les vedettes de leur précédente école de Redroofs, elles y étaient respectées et admirées par leurs camarades.
Isabelle y a été nommée meilleure élève, elle avait les meilleures notes de l’école et était chef de classe.
Les jumelles O’Sullivan ne veulent pas aller à St-Clare, elles se plaignent à leurs parents de cette décision qu’elles ne comprennent pas.
Isabelle formule les reproches suivants : tout le monde dit que St-Clare est sale et mal tenu, n’importe quelle élève peut s’y inscrire ! Les dortoirs sont pires qu’une chambre de bonne !
Isabelle leur demande de les inscrire dans une école plus représentative qui leur donnera un bon enseignement mais leurs parents restent inflexibles sur leur décision.
Isabelle et sa sœur sont devenues arrogantes, suffisantes et snobes à Redroofs.
Il est temps qu’elles redescendent sur terre et qu’elles apprennent les vraies valeurs de la vie.


À St-Clare, Isabelle se montre au départ suffisante, elle est pleine de préjugés mais elle est tout de même agréablement surprise par la beauté et le décor de son nouvel établissement.
Face à la gentillesse de certaines camarades, Isabelle se montre dès le départ plus encline à se montrer sympathique, mais sa sœur lui rappelle les règles qu’elles se sont fixées.


Le jour de leur arrivée, les jumelles sollicitent un entretien avec la directrice. Isabelle n’a pas eu cette idée qui est à l’initiative de sa sœur Patricia, Isabelle n’a fait que la suivre.
Miss Théobald les prévient avec bienveillance que si elles se plient aux règles de l’institution, la vie au pensionnat leur semblera plus douce. Elle évoque leur mère et leur recommande de donner ce qu’il y a de meilleur en elles pour ne pas la décevoir.
Isabelle est touchée, elle est automatiquement prête à s’incliner mais elle perçoit que sa sœur s’obstine. Celle-ci la pousse à former un duo incorrigible.


Isabelle se rend compte, avec sa sœur, qu’elle bute face à de nouveaux exercices qu’on ne leur avait jamais enseignés dans leur ancienne école car ils n’étaient pas au programme de première année. Elle se met sérieusement au travail pour se mettre au niveau de ses camarades.


Isabelle se rapproche rapidement de Kathleen qui devient sa meilleure amie, et de Miss Kennedy dont les élèves lui jouent de mauvais tours et la chahutent.
Isabelle sermonne ses camarades : Miss Kennedy avait travaillé dur pour leur inculquer des notions d’histoire.
Avec sa sœur et Kathleen, Isabelle se rendra souvent dans la chambre de Miss Kennedy pour discuter, leur professeur leur partagera sa passion pour l’histoire et son vécu.


Isabelle s’avère être forte au jeu de la pelote, elle sera choisie par Belinda Towers pour jouer une partie contre l’école Saint-Christophe.
Saint-Christophe a toujours battu St-Clare et Isabelle a mené son équipe à la victoire en renversant le score à la seconde mi-temps.


Les jumelles avaient annoncé qu’elles seraient premières dans toutes les disciplines parce que le niveau d’études à St-Clare est moins élevé que dans leur ancienne école.
Leur père leur fait rappeler cette promesse pour qu’elles se réveillent et étudient sérieusement.
Il leur a mis la barre haute, Isabelle appelle sa mère pour lui dire qu’elles seront les premières dans toutes les matières.
Elle veut que ses parents soient les parents les plus fiers et les plus heureux du monde.
Les jumelles se mettent au travail sans tarder : leur père serait si fier de vanter leurs mérites auprès de leur entourage et leur mère leur préparerait un festin.
Les jumelles travaillent avec acharnement toutes les matières, la compétition est rude.
Isabelle arrive en neuvième position en mathématiques, elle en est déçue.
La dernière chance des jumelles : la géographie.
Isabelle a oublié son livre en classe, elle va le chercher et tombe sur les sujets de géographie de l’examen du lendemain, malgré ce que lui dicte sa conscience, elle ne résiste pas à la tentation d’en lire le contenu : ses parents seraient si fiers qu’elle arrive la première se dit-elle.
Isabelle se sent honteuse et avoue tout à sa sœur qui lui conseille vivement de se dénoncer. Isabelle se sent terriblement mal, elle est prise de remords.
Elle est prête à se dénoncer courageusement au début du cours, mais par grande chance, Miss Roberts se rend compte que les sujets qu’elle avait laissés sur son bureau sont ceux de la seconde année.
Patricia arrive première en géographie, Isabelle est très heureuse pour elle, elle est ravie que l’une d’entre elles soit première, leur objectif est atteint.
Isabelle est arrivée sixième mais elle est contente de son résultat, elle et sa sœur comprennent que le plus important n’est pas d’arriver première dans toutes les disciplines mais de travailler avec sérieux et régularité peu importe le résultat.


Isabelle est une fille droite et honnête : lorsque Doris et Vera ont demandé à un jeune apprenti menuisier de leur construire une boite en bois (pour leur cours d’arts plastiques), Isabelle leur a reproché cette malhonnêteté et leur a dit qu’il était mal de profiter de la naïveté et de la gentillesse de ce garçon.



Isabelle et sa sœur participent au concours national d’expression orale qui se déroulera à Londres.
Isabelle et sa sœur avaient au départ prévu de faire chacune un discours. Isabelle n’était pas très inspirée, Miss Lewis lui a conseillé d’être honnête avec elle-même. Isabelle a alors pensé à sa sœur qui représente tout ce qu’elle aimerait être.
Finalement, les jumelles décident de faire un discours à l’unisson dans lequel elles remercient leurs merveilleuses amies et leurs formidables professeurs. Elles remercient St-Clare qui leur a tant apporté et tant appris sur la vie.

 

 


Hilary Wentworth est la déléguée de classe de première année.
C’est une grande fille toujours prête à rendre service et la plus sage de la classe.
Hilary est une fille douce, sérieuse, studieuse et à la détermination sans faille.
Hilary est très respectueuse du règlement de St-Clare, mais elle sait se montrer compréhensive et s’en détacher pour la bonne cause.


Hilary est la meilleure élève en mathématiques et en français, elle est d’ailleurs arrivée première à l’examen dans ces deux disciplines.


En tant que représentante des élèves de première année, Hilary va faire visiter l’école aux jumelles dès leur arrivée.
Hilary partage sa chambre avec les jumelles et demande aux filles de laisser les jumelles s’installer et s’habituer à l’école au lieu de les persécuter ; elle demande à Janet d’être plus gentille avec elles, et demande aux filles d’essayer de se mettre à leur place.


Hilary est la meilleure de la classe, elle rassure les jumelles qui ont du retard en leur disant de ne pas s’inquiéter, elles sont nouvelles et s’habitueront.


Hilary est fiable : elle n’a pas dénoncé les jumelles qui n’étaient pas dans leur lit à une heure tardive de la nuit (pour faire un devoir) ; néanmoins, elle ne cautionne pas leurs bêtises et les sermonne.


Le rêve d’Hilary est de suivre les traces de son père en se destinant tout comme lui à l’enseignement. Elle désire reprendre l’école de son père spécialisée pour les non voyants pour contribuer à leur bonheur.
Hilary n’a jamais osé lui en parler de peur que cela ne le replonge dans de mauvais souvenirs : Jeff, le frère ainé d’Hilary, a été tué dans un accident de voiture il y a deux ans et devait succéder à son père.
Hilary a grandi avec le sentiment d’être rejetée, de ne pas avoir été un enfant désiré.
Hilary apprendra que son père est tombé gravement malade, elle devra rentrer chez elle sur le champ.
L’opération se passera bien mais Hilary apprendra que l’école de son père ne marche pas très bien, ses parents rencontrent de gros problèmes financiers et n’ont plus les moyens de payer le pensionnat.
Toutes ses amies la soutiennent et pleurent pour elle.
Son père s’en voudra de l’avoir délaissée, Hilary lui confiera toutes ses souffrances endurées, son admiration pour lui et son rêve de reprendre son école en souvenir de Jeff.
Miss Théobald lui annoncera qu’elle peut terminer ses études à St-Clare, le conseil d’administration de St-Clare a voté l’attribution d’une bourse exceptionnelle pour les élèves qui veulent se destiner à l’enseignement.
Lorsqu’Hilary obtiendra son diplôme de professeur, elle les remboursera peu à peu chaque mois.
Les élèves de première année de St-Clare et le corps enseignant se sont mobilisés pour qu’Hilary puisse rester.



Hilary a refusé de participer au concours national d’expression orale qui se déroulera à Londres.
Les jumelles représenteront St-Clare. Au moment où elles entament leur discours, l’assemblée explose de rire et se moque d’elles.
Hilary rejoint Kathleen pour prendre la défense de ses amies : elle déclare que lorsque son père est tombé malade et qu’elle a dû quitter St-Clare, les jumelles ont passé leur temps à remuer ciel et terre pour qu’elle puisse rester à l’école.
Grâce aux jumelles, Hilary a appris des tas de choses qu’on ne peut pas trouver dans les manuels scolaires.
Les jumelles font leur discours et rendent hommage à leur amie Hilary en disant : « Notre amie Hilary inspire naturellement le respect, ses pensées sont profondes comme le noir des forêts et rayonnent comme l’éclat du soleil. »

 

 

Kathleen est la meilleure amie des jumelles O’Sullivan, c’est la première amie qu’elles se sont faites.
Kathleen s’est montrée aimable envers les jumelles dès leur arrivée à St-Clare et partage leur chambre.
C’est une fille calme, timide et sensible, très gentille, un peu effarouchée, qui manque d’assurance.
Elle n’a pas confiance en elle, elle est de nature très anxieuse ce qui la rend très nerveuse, un rien la tracasse.
C’est aussi une élève très studieuse et douée en histoire, elle arrive d’ailleurs deuxième dans cette discipline à l’examen.


Kathleen est très sympathique et c’est une très bonne amie : elle aide Isabelle à son arrivée à accomplir sa corvée pour la terminale Belinda, elle lui montre comment nettoyer des chaussures, comment allumer le poêle et faire bouillir l’eau.


Le rêve de Kathleen est de devenir vétérinaire : elle a décidé de se consacrer à cette voie le jour où elle a sauvé la vie d’un chien qui était blessé, elle aime énormément les animaux et veut protéger les espèces en voie de disparition.


Kathleen a perdu sa mère, son père étant souvent à l’étranger en voyage d’affaires, elle vit avec une vieille tante acariâtre, méchante et avare qui est sa tutrice durant l’absence de son père.
Sa tante se soucie bien peu d’elle et ne lui envoie jamais d’argent de poche, elle lui envoie seulement un penny par semaine quand elle n’oublie pas de le faire.
Kathleen s’effaçait, elle n’avait pas les moyens d’être généreuse alors elle s’est mise à voler ses camarades.
Tout a commencé le jour où les filles devaient chacune donner un schelling pour le cadeau d’anniversaire de Miss Théobald. Kathleen n’a pas d’argent pour contribuer, elle trouva un schelling dans l’herbe et le donna à Hilary, chargée de la collecte.
Kathleen continue sur sa lancée : elle n’a pas d’argent pour acheter un cadeau d’anniversaire à Janet et vole l’argent d’Hilary pour lui acheter une broche.
Ensuite, une grande fête de minuit va être organisée entre les filles de première année, elles doivent acheter des provisions : Kathleen n’a pas d’argent, elle vole deux schellings à Isabelle et achète un gâteau pour la fête.
Kathleen a même volé dix schellings à Belinda Towers.
Kathleen prend un peu plus confiance en elle et se sent mieux : ses camarades la remercient pour tous ses achats.
Kathleen continue à voler : elle vole cinq schellings à Janet.
En volant, elle a voulu épater ses amies et prendre de l’assurance mais Kathleen est démasquée par une élève, Rita. Elle fond en larmes, les jumelles viennent à son aide et lui promettent de ne pas la juger.
Kathleen se confie : elle avoue avoir tout volé, elle se sentait mise à l’écart, toutes les autres filles la trouvaient bizarre, sans cœur car elle ne participait pas aux collectes d’argent pour acheter un cadeau à une camarade ou à un professeur. Elle a beaucoup souffert de cette délicate situation, il était terrible pour elle de ne jamais pouvoir faire plaisir à ses amies, elle se sentait de plus en plus mal et de moins en moins aimée, elle se renfermait sur elle-même. Elle a été prise dans cet engrenage : offrir ces cadeaux lui procurait une sensation qu’elle n’avait jamais connue, elle a été trop fière et honteuse d’avouer qu’elle n’avait pas d’argent. Elle est bouleversée d’avoir mal agi envers ses camarades, elle n’a pas dépensé un seul penny pour elle de l’argent qu’elle a volé, elle voulait faire plaisir aux autres.
Les jumelles voulaient plaider la cause de Kathleen auprès de Rita, mais celle-ci a déjà dénoncé Kathleen chez la directrice.
Les jumelles intercèdent en faveur de leur amie, elles lui demandent de ne pas la renvoyer, de ne pas prévenir les professeurs, elles feront de leur mieux pour l’aider, elles lui répètent qu’elle ne reçoit pas d’argent de poche.
La directrice avait pensé écrire à sa tante pour qu’elle la retire de St-Clare suite à la version de Rita mais maintenant, elle s’entretient avec Kathleen.
Toutes les élèves ont pardonné à Kathleen, elle n’a plus de souci à se faire.
La directrice écrit à sa tante pour qu’elle lui envoie toutes les semaines un montant raisonnable d’argent de poche. Elle va pouvoir rembourser toutes ses dettes à son rythme et selon ses moyens.
Kathleen voulait simplement être généreuse mais elle n’a pas choisi la bonne solution.
Isabelle et Patricia sont devenues ses meilleures amies surtout à partir de cet instant, elles l’ont réconfortée, elles l’aiment toujours et ont confiance en elle, cet épisode appartient au passé. Suite à cet épisode, les jumelles se sont encore plus rapprochées de Kathleen.
Kathleen n’avait pas confiance en elle, cette période n’est plus qu’un mauvais souvenir, elle avait failli quitter l’école, elle a conscience que si elle était partie cela aurait été le fruit de la lâcheté ; maintenant, elle se sent plus forte et plus courageuse pour affronter les difficultés de la vie et elle le doit aux jumelles. Elle se sent désormais utile, elle ne remerciera jamais assez Isabelle et Patricia de lui avoir fait confiance et de l’avoir aimée telle qu’elle est.



Kathleen sera choisie par Belinda Towers pour jouer contre l’école Saint-Christophe car c’est une joueuse très rapide qui a du nerf et de bons réflexes.
Kathleen sera nommée gardienne de but, personne n’est aussi rapide qu’elle pour arrêter les balles, elle sait rester calme malgré la pression du jeu.


Kathleen se rapprochera de Miss Kennedy, elle la soutiendra face aux moqueries qu’elle subit de la part des élèves de l’école. Pour lui redonner confiance et courage, elle lui racontera son histoire et lui conseillera de ne pas fuir, il faut rester et se battre.



Kathleen recueillera un chien blessé : les brebis d’un fermier qui vit sur la colline allaient bientôt mettre bas leurs agneaux et comme les chiens s’amusent, elles étaient effrayées alors le fermier leur tirait dessus pour les faire déguerpir.
Un chiot a été blessé par balle, Kathleen s’occupe de lui car le vétérinaire le plus proche est à des kilomètres. Elle le transporte au pensionnat, bien que le règlement interdise aux élèves d’avoir des animaux au pensionnat, et le cache dans le débarras avec la complicité de ses amies.
Kathleen l’a soigné et lui a extrait la balle, elle s’est très bien occupée de lui.
Mais son secret a été dévoilé puisque le chiot s’est enfui du débarras et a rejoint la salle de classe.
Les jumelles et Kathleen expliquent la situation à Miss Théobald et toute la classe se joint à elles : si Isabelle, Patricia et Kathleen doivent être renvoyées, elles doivent l’être aussi.
Miss Théobald ne voit pas d’inconvénient à ce qu’elles gardent le chien ici à condition que personne ne vienne le réclamer, il couchera dans l’étable puis ira vivre chez la tante de Kathleen dès l’arrivée des vacances scolaires.
Kathleen l’appelle Binks. Pour elle, Binks est bien plus qu’un simple animal domestique.
Quelques temps plus tard, un enfant prénommé Kelly prétend être le maitre de Binks et s’enfuit avec.
Les jumelles ne le croient pas, elles se rendent chez lui pour lui demander de rendre Binks à Kathleen qui elle inconsolable.
Les parents de Kelly leur avouent que Binks ne lui appartient pas, mais Kelly se sent seul, il souffre de problèmes de cœur, ses parents lui avaient promis de lui acheter un chien s’il accepte l’opération, les jumelles ont de la peine pour lui et décident de lui laisser Binks.
Elles expliquent tout à Kathleen qui comprend leur décision et décide de laisser Binks à Kelly. Miss Théobald la prend dans ses bras, elle sait que c’est difficile pour elle de prendre une telle décision, de se séparer de son compagnon.
Binks reviendra à St-Clare : Kelly part en Suisse pour être opéré, il sera longtemps en convalescence alors il rend Binks à Kathleen pour le plus grand bonheur de celle-ci.



À Londres, le jour du concours national d’expression orale, les jumelles seront raillées par l’assemblée.
C’est Kathleen qui se lèvera pour prendre la défense de ses meilleures amies : elle criera à l’assemblée qu’elle sait pourquoi elles ont été choisies pour représenter St-Clare.
Kathleen a le courage de dire qu’il lui est arrivé de voler de l’argent à des amies, les jumelles lui ont pardonné, elles l’ont traitée avec gentillesse et lui ont apporté la plus grande richesse au monde : l’amitié.
Lors de leur discours, les jumelles rendent en priorité un hommage à leur meilleure amie Kathleen : « Kathleen se tient toujours dans l’ombre un sourire sur les lèvres. Quand quelqu’un a des problèmes, elle fait toujours preuve d’un remarquable courage. Elle nous a impressionnées si souvent. »

 

 

Janet Robins est élève en première année à St-Clare et partage la même chambre que les jumelles.
Cette demoiselle qui vient d’une famille aisée est réputée pour être une chipie, une vraie langue de vipère et être très curieuse.
Janet est très directe, elle ne passe pas par quatre chemins pour dire tout haut ce qu’elle pense quitte à être blessante. Janet s’emporte facilement : quand elle perd son sang froid, elle déblatère des tas de paroles blessantes. Janet est impétueuse mais elle oublie aussi vite une fois qu’elle a laissé éclater sa colère.


Janet est une élève très studieuse et douée en sciences naturelles, elle est d’ailleurs arrivée deuxième dans cette matière aux examens.


Lorsque Janet rencontre les jumelles dans le train qui les mène à St-Clare, elle en est ravie et leur tend la main. Patricia refuse de la lui serrer. Suite à cet incident, Janet était certaine de ne jamais s’entendre avec les jumelles.
Janet décide de se venger : sur son idée, toutes les filles tournent le dos à l’arrivée des jumelles dans le dortoir, elles sont snobées comme elles l’ont fait dans le train.
Janet leur donne une leçon en faisant tomber sur elles des serpillères.
Très vite, Janet va s’entendre avec les jumelles surtout avec Patricia qui devient l’une de ses meilleures amies et avec laquelle elle partage de nombreux points communs : elles sont impétueuses, ont la langue bien pendue mais sont sympathiques et généreuses.
Comme Patricia, Janet agit de façon irréfléchie et regrette ses mauvaises actions après coup : par exemple, elle s’est procuré une craie qui grince pour jouer un mauvais tour à Miss Kennedy, elle a posé sur le tableau l’affiche d’Autant en emporte le vent pour la gêner, elle a incité toutes les filles de la classe à jeter leur livre d’histoire au sol, elle a jeté dans le poêle des pétards à mèche pendant le cours d’histoire. Janet finit par s’en vouloir, elle doit se dénoncer auprès de Miss Roberts, Patricia décide de l’accompagner, elle se sent aussi responsable qu’elle, toute la classe décide de se joindre à elles.


Malgré ses défauts, Janet est une demoiselle généreuse qui a le sens du partage : c’est toujours avec plaisir qu’elle partage avec ses amies les gâteries (biscuits, sucreries, confiture) que lui envoie sa famille et plus particulièrement sa grand-mère.
Elle a même donné de l’argent à Gladys croyant qu’elle était pauvre et qu’elle n’avait pas assez d’argent pour payer le bus.



Janet sait rendre service à ses amies, elle est courageuse, utile et aidante. En voici quelques exemples :


- Elle était d’accord pour aller à la gendarmerie pour demander si un chien n’avait pas été déclaré disparu (pour être certaine que le chien recueilli par Kathleen n’appartenait à personne).
En revenant de la gendarmerie, elle a eu la gentillesse d’apporter de la nourriture pour le chiot.
Janet ne sait pas garder un secret : elle a répété aux camarades de première année que Kathleen a recueilli un chien, mais elle l’a seulement fait dans l’intérêt du chiot, afin que toutes les élèves participent à son approvisionnement.


- Sheila était contrariée de ne pas faire partie du spectacle (une pièce de théâtre). Janet savait ce qu’elle ressentait : une fois, elle voulait à tout prix faire partie d’une équipe de volley mais les filles ne l’ont pas acceptée, elle en a pleuré.
La pièce a lieu le lendemain, il faut trouver un rôle pour Sheila, Janet a une idée : elle sera le souffleur.
Vera, qui devait interpréter le rôle de Juliette, est tombée des escaliers et s’est foulée la cheville, Janet pense à Sheila pour la remplacer.


- Lorsque les jumelles s’entêtaient à vouloir fêter séparément leur anniversaire, Janet avait eu l’idée qu’aucune élève n’aille à leur fête dans le but de les réconcilier.


- Patricia s’est un soir retrouvée en danger : l’écurie était en feu et Patricia s’y était introduite pour sauver les chevaux. Janet a sauvé la vie de Patricia alors que des flammes allaient s’abattre sur elle.
Janet, ainsi qu’Isabelle et Patricia, recevront le tableau d’honneur en récompense de leur courage.



Janet est tombée amoureuse de Jimmy, le trapéziste vedette du cirque Galliano. Elle l’a rencontré, a assisté à l’un de ses spectacles et a voulu le rejoindre pour lui dire au revoir et lui offrir un cadeau avant que le cirque ne quitte la ville, mais il était trop tard, le cirque avait pris route.
Janet n’a jamais oublié Jimmy, elle lui écrit des dizaines de lettres d’amour et s’inquiète car il ne lui a jamais répondu.
Kathleen lui conseille de consulter une cartomancienne : Margaux, une fille de terminale réputée pour savoir tirer les tarots. Elle lui prédit que Jimmy est en bonne santé, qu’aucune de ses lettres ne lui est parvenue. Janet en pleure, Margaux lui prédit l’arrivée d’un événement heureux. Janet retrouve ses dix schellings et se met naïvement à croire aux prédictions de Margaux.
Janet demande à Margaux de l’aider à tirer les cartes, elle se fait ensuite passer pour une cartomancienne auprès de ses amies.
Elle prédit à Sheila qu’elle est malade (elle a un rhume), que John, celui qu’elle rencontre à la librairie est amoureux d’elle, et qu’un ruban jaune va lui porter bonheur. Sheila se met à la croire lorsque John la complimente, alors qu’elle porte un ruban jaune.
Janet invente que quelque chose d’horrible va leur arriver dans la journée. Miss Roberts leur fait une interrogation surprise alors toute la classe, excepté Patricia, se met à croire à ses prédictions.
Finalement, Janet reçoit une lettre de Jimmy. Contrairement à la fausse prédiction de Margaux, il avait bien reçu toutes ses lettres et s’excuse de ne pas avoir répondu plus tôt, il lui joint un porteclé.
Je pense que Janet finira par se marier avec lui hi hi

 

 

Johanne est élève en première année à St-Clare et partage la même chambre que les jumelles O’Sullivan.
Johanne est une élève en surpoids, mais elle n’est pas complexée et ses camarades se montrent très gentilles avec elle. Johanne ne subit aucune moquerie.
Johanne aimerait être une bonne cuisinière plus tard. Pour la rendre heureuse, il faut lui offrir des biscuits, du chocolat, des sucreries.


Johanne est deuxième dans presque toutes les disciplines, elle est même plus forte qu’Hilary en sciences naturelles. Elle est d’ailleurs arrivée première dans cette matière lors des examens.
Le rêve de Johanne est de devenir juge ; après l’obtention de son diplôme, elle compte s’inscrire en faculté de droit.



Malgré qu’elle n’en soit pas complexée, le surpoids de Johanne lui cause quelques soucis :
-Elle a du mal à pédaler sur son vélo et suivre la cadence de ses camarades lorsqu’elles se promènent ensemble à bicyclette.
- Toutes les élèves de St-Clare doivent participer au tournoi de pelote interclasse de St-Clare : Johanne est bien embêtée, elle n’est pas douée, elle a toujours été nulle en sport.
Johanne est découragée, elle a besoin de prendre confiance en elle.
Patricia lui propose un entrainement spécial : Kathleen et les jumelles l’entrainent mais le résultat n’est pas brillant, elle en perd l’appétit, ce qui prouve à quel point elle est démoralisée.
Pour échapper au match, Johanne trouve l’idée de se blesser en tombant d’une poutre mais le résultat n’est pas celui qu’elle espérait : Marthe lui dit qu’elle ira beaucoup mieux le lendemain ; mais Marthe et Miss Roberts ont compris pourquoi elle fait semblant d’avoir mal.
Marthe lui raconte l’histoire d’une élève (c’est celle de Miss Felicia Roberts) qui comme elle était dodue et pas douée en sport, chaque fois avant l’entrainement elle venait trouver Marthe pour se plaindre de maux de ventre. En voyant son amie malade qui voulait jouer, Felicia a pris conscience qu’elle devait s’entrainer, elle a fait des progrès.
Miss Roberts dit à Johanne qu’elle est certaine qu’elle a la volonté nécessaire pour épater ses camarades. Si elle n’essaie pas, elle ne saura jamais ce qu’elle vaut (cette morale me fait penser à celle qui se dégage du film d’animation : Barbie et la Porte Secrète).
Johanne doit faire l’effort pour se prouver qu’elle est capable, Miss Roberts lui propose de s’entrainer avec elle.
Les élèves de première année jouent contre l’équipe de Belinda Towers qui part favorite pour le tournoi.
Dès qu’elle entre sur le terrain, Johanne marque deux buts, le match est serré : les élèves de cinquième année remportent le match 18 à 17.
Belinda félicite Johanne, elle lui dit qu’elle a une très bonne frappe et qu’elle a sa place dans l’équipe.
Marthe est fière de Johanne, laquelle remercie Marthe et Miss Roberts.

 

Sheila Nellor est élève en première année à St-Clare et elle partage la chambre des jumelles O’Sullivan.
C’est une jeune fille douée pour la littérature, elle est d’ailleurs classée troisième en littérature et en grammaire anglaise lors des examens.


Sheila est d’un naturel solitaire, les moindres choses qui ne vont pas prennent des proportions gigantesques, un rien devient une montagne.
Sheila se montre hautaine et arrogante, elle n’est ni aimable ni sympathique, ses camarades ne la supportent pas car elle se vante constamment de vivre dans un palace, d’avoir cinq salles de bains de couleur différente chez elle, huit servantes, et une suite personnelle quand elle se rend à l’hôtel.
Elle leur parle de son chauffeur qui s’appelle Edouard, de sa mère qui lui a offert un cheval qui coute une fortune à son anniversaire ; cet étalage de richesses, sa prétention et sa vantardise exaspèrent et insupportent ses amies.
Janet s’est emportée et n’a pas hésité à humilier publiquement Sheila en disant qu’elle ne se lave pas le cou et les dents avant de se coucher. Sheila se sent terriblement ridiculisée, elle se sent blessée dans son amour propre.


Sheila se montre hautaine, vaniteuse, prétentieuse, arrogante et dédaigneuse mais ce n’est que l’image qu’elle se donne et qu’elle fait paraitre. Elle ne se montre pas sous son véritable jour, elle joue en permanence un rôle pour dissimuler ses origines car elle se sent inférieure aux autres.
Sheila a honte des origines de ses parents et interdit à sa mère de venir au pensionnat.
Sheila vivait dans la misère lorsqu’elle était petite fille, son père créa un magasin d’alimentation et fit fortune. Sheila a été marquée que sa famille ait souvent été traitée de parvenue.
Elle ne sait pas comment se faire des amis, elle craint d’être raillée et méprisée à cause du passé de ses parents. Sheila a honte à l’idée d’avouer qu’elle est la petite fille de l’ancien jardinier de Winifred, son amie en classe de terminale.
Patricia réconfortera Sheila, elle lui dira que sa mère est drôle et sympathique, qu’elle s’intéresse à ses études et se fait du souci pour elle.
Winifred demandera à Sheila de se montrer naturelle, celle qu’elle est vraiment, elle sera aimée telle qu’elle est par ses camarades car peu leur importe sa fortune.
Winifred demandera à Sheila d’être honnête envers elle-même et envers les autres.
Sheila se rend compte qu’elle a été stupide.
Janet proposera gentiment une petite douceur à Sheila, elles feront la paix.
Désormais, Sheila va s’efforcer d’avoir une meilleure estime d’elle-même.
Sheila offre de belles roses jaunes à Miss Kennedy, elle en décore la bibliothèque, elle les offre à ses camarades pour les remercier de leur gentillesse, de leur compréhension et de leur tolérance.
Elle avoue sans honte et avec fierté que son grand père était jardinier, et qu’elle a hérité de sa passion pour les roses.
Sheila est complètement transformée, elle ne se montre plus hautaine et vaniteuse, tout le monde préfère cette nouvelle Sheila à la fille détestable qu’elle était auparavant.



Sheila sera victime d’une méprise : elle ne sera pas choisie pour faire partie d’une pièce de théâtre de l’école. Toutes les filles qui jouent dans Romeo et Juliette pensaient qu’elle interpréterait le rôle de M. Toc Toc de l’autre pièce.
Sheila est vexée et abattue, elle se sent mise à l’écart et exclue car elle ne joue dans aucune des deux pièces.
Isabelle et Janet l’aident : la pièce a lieu le lendemain, il faut lui trouver un rôle, Janet a une idée : elle sera le souffleur.
Sheila apprend par cœur la pièce, elle mémorise la pièce de Romeo et Juliette en une seule nuit.
Vera, qui devait interpréter le rôle de Juliette, est tombée des escaliers et s’est foulé la cheville.
Janet pense à Sheila pour la remplacer ; Sheila a le trac, Vera la rassure : elle lui soufflera en cas de panne. Toutes ses camarades l’encouragent.
Sheila a tant souhaité obtenir le rôle de Juliette et son vœu s’est réalisé, elle se sent quelque part coupable du sort de Vera.
La représentation de la pièce est un succès, Sheila est fortement applaudie pour sa performance.

 

Doris Elward est élève en première année à l’école St-Clare, elle partage sa chambre avec les jumelles O’Sullivan. Elle a pour particularité d’avoir un cheveu sur la langue.
C’est une demoiselle qui aime énormément la danse, c’est d’ailleurs une bonne danseuse et un excellent clown danseur. Elle a assuré un spectacle lors de la fête de minuit, ses amies étaient hilares.
Elle est tellement douée qu’elle a assuré l’avant première de la pièce de théâtre Romeo et Juliette. Elle a été parfaite, toute la salle riait et l’applaudissait.


Doris est un personnage secondaire mais on sait d’elle que c’est une amie solidaire et aidante :
- Elle a empêché Marthe d’aller dans le débarras pour qu’elle ne découvre pas le chiot recueilli par Kathleen.
- Elle était très inquiète pour Hilary lorsqu’elle a failli quitter St-Clare.



Doris a en horreur les cours de travaux manuels de Miss Walker, elle les trouve ennuyeux et fait la sieste pendant ses cours.
Un jour, Miss Walker leur demande de fabriquer une boite, Doris pense à se rendre dans une boutique de bricolage, elle ne veut pas s’embêter à la faire elle-même.
Doris va à la rencontre d’un jeune apprenti menuisier et lui demande de lui construire une boite en bois, et incite son amie Vera à en faire de même.
Miss Walker remarque que les boites n’ont pas été réalisées par une élève : ce sont trois boites de professionnel mais impersonnelles.
Doris finit par avouer sa faute, elle pensait à tort que Miss Walker ne s’intéresse pas à ses élèves.
En apprenant que Miss Walker dessine le portrait de toutes ses étudiantes tout au long de l’année, et qu’elle offre les portraits comme récompense aux élèves reçues à leurs examens, Doris s’en voudra, elle sera émue aux larmes, et voudra se racheter auprès de son professeur.
Doris exprime son regret de ne pas avoir été sérieuse dans ses cours et demande pardon pour son comportement puéril, elle a honte d’elle.
Elle veillera tard pour construire avec tout son cœur une boite personnelle.

 

Alison O’Sullivan est la cousine des jumelles. Elle intègre St-Clare après les vacances et se retrouve dans la même classe que ses cousines.
Alison est une fille dissipée, vaniteuse et irréfléchie mais qui n’a pas mauvais fond.
Elle prétend que rien ne lui fait peur et qu’elle arrivera à se débrouiller et s’adapter à St-Clare.
Elle se comporte comme ses cousines à leur arrivée : elle refuse de se plier aux règles en apprenant qu’elle devra laver et repasser ses affaires.
Alison n’a jamais rien fait de ses dix doigts : elle doit apprendre à repasser.
Elle s’attendait à quelque chose qui ressemble à une prison mais le pensionnat lui semble accueillant, le cadre est très joli.
Alison se montre très flatteuse dès son arrivée mais elle ne peut pas duper Miss Théobald qui constate qu’elle n’est pas sincère.


Alison ne sait pas nager, elle apprendra à nager grâce à la méthode de Mam’zelle qui l’a tout simplement poussée dans la piscine.


Alison ne se laisse pas faire : Rita Georges, une élève de troisième année rancunière et au mauvais caractère se met en colère contre elle.
Alison se révolte contre cette coutume qui consiste à ce que les élèves de première année servent et obéissent aux filles de troisième année.
Rita lui ordonne d’allumer un feu, cirer ses chaussures et lessiver le sol. Alison refuse, Winifred la prévient que si elle n’obéit pas elle aura une mauvaise surprise ; Alison rétorque que cela lui est égal de ne pas aller en ville, mais Winifred lui dit qu’elle sera obligée de quitter le pensionnat. Rita se met alors au travail. Elle doit mettre du papier dans le feu, elle en prend sur le bureau mais il s’agissait du devoir de français de Rita qu’elle doit rendre le lendemain.
Si Rita ne réussit pas son travail, elle ne sera pas acceptée en quatrième année.
Alison lui apporte certains de ses documents lisibles : tout n’a pas été brulé, sa carte de Paris dont elle avait tant besoin est intacte, son devoir est sauvé, elle pourra terminer à temps et pardonne à Alison.



Alison se met à admirer la beauté d’une fille de deuxième année : Madeline.
Madeline lui conseille de mettre du vernis pour aller en ville, elle lui dit qu’elle la trouve un peu trop grosse, et lui conseille de perdre au moins cinq centimètres au niveau de la taille. Madeline lui dit que si elle veut être aussi belle qu’elle, elle doit se mettre au régime.
Alison décide de ne plus manger de bonbon ; à midi, elle n’a mangé que des tomates avec du céleri, elle se prive de viande, d’œufs et de beurre.
Alison conseille à ses camarades de faire attention à leur ligne. Elle entraine Janet, Johanne et Doris : elles font un régime et des masques de beauté.
Pour les inciter à revenir à la raison, Kathleen leur répète ce que ressentent les cuisiniers : ils préparent les repas avec amour et son déçus qu’elles ne mangent pas.
Alison se montre odieuse envers Kathleen en l’accusant de mensonge et en dénigrant son apparence physique. Patricia lui assène une gifle bien méritée.
Alison regrette ce qu’elle a dit à Kathleen qui est déprimée.


Madeline incite Alison à faire semblant d’être malade avant son match de pelote.
Alison est tiraillée entre son envie de participer au match pour soutenir ses amies et son envie de s’y soustraire. Kathleen la démasque et lui conseille d’avouer, Alison a le sentiment d’avoir mal agi.
Madeline est démasquée par Miss Lewis d’utiliser du vernis, elle invente qu’il appartient à Alison, et répète qu’elle fait semblant d’être malade pour ne pas assister au match.
Alison décide de faire preuve de courage : elle joue au match et avoue avoir simulé.
Elle décide de mettre fin à son régime, elle a compris que la beauté intérieure est ce qu’il y a de plus important et dit à Kathleen qu’elle est très belle.

 

Winifred est la chef de classe des élèves de terminale. Elle assume la tâche de surveillante : elle conseille souvent les élèves de première année de St-Clare de se faire à la coutume souvent rebutée qui consiste en ce que les élèves de première année aident les élèves de terminale.
Winifred leur explique gentiment qu’elles doivent se plier aux règles de St-Clare, les tâches ménagères font partie de l’enseignement à St-Clare.


Winifred connait Sheila Nellor depuis l’enfance, elles sont originaires de la même ville : la mère de Sheila était la fille du jardinier des parents de Winifred. Sheila et Winifred s’amusaient et couraient dans les roseraies.
Winifred connait le passé de Sheila et c’est la seule à la connaitre telle qu’elle est réellement.
Winifred demande à Sheila de se montrer naturelle, de faire découvrir à ses camarades et amies celle qu’elle est vraiment, d’être honnête envers elle-même et envers les autres.
Ses conseils ont porté leurs fruits : Sheila est désormais aimée de ses amies.
Winifred est ainsi une amie dévouée et aidante. On peut en avoir un autre exemple lorsque son amie Rita Georges devait veiller toute une nuit pour refaire son devoir : Winifred l’a assistée toute la nuit, et lui a apporté tout son soutien moral.

 

Belinda Towers est élève en classe de terminale. Elle est réputée pour être une vraie peste mais elle est en réalité seulement très exigeante et doté d’un caractère impulsif.
C’est la capitaine de l’équipe de pelote, Belinda est très douée dans ce sport, ses frappes sont puissantes.


La tradition à St-Clare veut que les plus jeunes du pensionnat aident les élèves de terminale. Belinda veille à ce que cette tradition soit impérativement respectée ; dans le cas contraire, elle prive les élèves concernées de sortie en ville le mercredi (puisque pour sortir en ville, il faut avoir la permission des élèves de terminale).
Dès l’arrivée des jumelles, Belinda a l’occasion d’appliquer cette règle : Patricia et Isabelle refusent d’accomplir les tâches demandées par Belinda (nettoyer ses chaussures, allumer le poêle et faire bouillir l’eau), Belinda les prive alors de sortie en ville jusqu’à nouvel ordre.
Patricia refuse de s’y plier, mais Isabelle calme le jeu en se faisant passer pour sa sœur afin que celle-ci puisse sortir en ville.
Belinda a repéré le talent de Patricia à la pelote, elle décide de l’intégrer à l’équipe, elle a pour cela mis ses sentiments personnels de côté. Elle l’annonce à Isabelle (mais Belinda croit s’adresser à Patricia).
Patricia reconnait qu’elle s’est trompée sur le compte de Belinda et la remercie : elle lui avoue avoir échangé sa place avec sa sœur, et décide de faire tout le travail avec Isabelle, elle regrette d’avoir été malhonnête et si têtue.
Belinda lui dit qu’elle a certes fait une bêtise mais elle a eu assez de courage pour se dénoncer.
Belinda apprécie son attitude et lui pardonne.


Belinda a l’œil pour repérer les bons éléments à la pelote, elle doit choisir deux joueuses de cycle inférieur pour jouer contre l’école Saint-Christophe : elle choisit Kathleen et Isabelle. Belinda les motive pour gagner.


Les élèves de cinquième année, c'est-à-dire l’équipe de Belinda, remportera le tournoi interclasse de pelote de St-Clare.

 

 

 

 


LES PROFESSEURS

 

Miss Théobald est la directrice de St-Clare. C’est une femme âgée, sage, très compréhensive qui allie douceur et fermeté. Sa voix est vieillie, rassurante et bienveillante.
Derrière son air sérieux, Miss Théobald a un regard très doux et chaleureux.


La directrice est une connaissance de Mme O’Sullivan, la mère des jumelles.
Avant l’arrivée de ses filles, M. O’Sullivan avait prévenu Miss Théobald que ses filles feraient irruption dans son bureau pour solliciter un entretien. Il lui a demandé d’être ferme avec elles quand le besoin s’en fera sentir.
La directrice les prévient avec bienveillance que si elles se plient aux règles de l’institution, la vie au pensionnat leur semblera plus douce.
Mais si au contraire, elles font les fortes têtes, St-Clare aura raison d’elles.
Elle leur dit qu’elles doivent prouver à leur mère qu’elle a fait le bon choix, qu’elles doivent donner ce qu’il y a de meilleur en elles pour ne pas décevoir leur mère.



Au cours des épisodes, Miss Théobald a toujours su se montrer compréhensive, à l’écoute de ses élèves, répondre à leurs besoins, prendre les mesures appropriées. Narcisse vous en cite quelques exemples :


- Miss Théobald a convoqué les jumelles O’Sullivan parce qu’elles avaient eu l’impertinence d’apporter leur devoir à Mam’zelle bien après l’heure du coucher.
Miss Théobald est prête à oublier tout ce qui s’est passé hier soir à condition qu’elles rattrapent leur retard. Elles y parviennent, ce qui réjouit Miss Théobald.


- Rita Georges dénonce les vols de Kathleen à Miss Théobald.
Les jumelles intercèdent en faveur de leur amie, elles lui demandent de ne pas la renvoyer, de ne pas prévenir les professeurs, elles feront de leur mieux pour l’aider, elles lui répètent qu’elle ne reçoit pas d’argent de poche.
La directrice est très heureuse de les entendre parler de la sorte, de leur bonté, de leur générosité, elle est fière d’elles, elles ont su comprendre Kathleen sans la juger. Elle avait pensé écrire à sa tante pour qu’elle la retire de St-Clare suite à la version de Rita mais maintenant, elle écrit à sa tante acariâtre pour qu’elle lui envoie toutes les semaines un montant raisonnable d’argent de poche.


- Miss Théobald applique le règlement au cas par cas, elle ne voit pas d’inconvénient à ce que Kathleen garde le chiot Binks à St-Clare à condition que personne ne vienne le réclamer, et qu’il couche dans l’étable jusqu’aux prochaines vacances scolaires.
Elle permet qu’on enfreigne le règlement en cas de force majeure uniquement.
Les jumelles ont appris quelque chose à Miss Théobald : il ne faut pas appliquer strictement le règlement à la lettre, c’est là où réside le secret d’une bonne pédagogie.


- Miss Lewis sera la nouvelle maitresse de Binks afin qu’il puisse rester à l’école. Miss Théobald n’y voit aucun inconvénient, elle sait répondre aux besoins des élèves.


- Miss Théobald accepte que pour l’occasion des anniversaires, les élèves organisent des petites fêtes entre elles mais le problème c’est que ce genre de manifestations est de plus en plus coûteux, alors elle aimerait que ces réceptions restent modestes et à la portée de tous.
Elle n’acceptera aucun abus. Les jumelles se sont disputées entre elles à ce sujet et ne se sont pas adressé la parole pendant trois jours entiers.
Miss Théobald remarque le conflit et les convoque : elle se sent à l’origine de leur dispute et désire les réconcilier. Elle leur demande de l’aider à planter un rosier.
Miss Théobald leur fait comprendre que le jour de leur anniversaire est un jour important pour leurs parents comme pour elles, elle a réussi à réconcilier les jumelles.


- Miss Théobald a remis à Isabelle, Patricia et Janet le tableau d’honneur pour les récompenser de leur courage : elles ont courageusement été dans l’écurie en feu pour sauver les chevaux, et Janet a sauvé la vie de Patricia alors que des flammes étaient sur le point de s’effondrer sur elle.


- Janet reçoit une lettre de Jimmy, un trapéziste. La correspondance avec les garçons est interdite à St-Clare mais Miss Théobald ferme les yeux (probablement en récompense du fait que Janet ait sauvé la vie de Patricia et qu’elle l’ait courageusement aidée à sauver les chevaux de l’écurie en flammes).


- Les parents d’Hilary rencontrent des problèmes financiers à tel point qu’ils n’ont plus les moyens de continuer à financer les études de leur fille.
Patricia et Isabelle ont la même idée et la formulent en chœur à Miss Théobald : qu’elle lui avance ses études, Hilary la remboursera plus tard.
Grâce aux jumelles, Miss Théobald met en application l’idée suivante : elle réunit le conseil d’administration de St-Clare pour voter l’attribution d’une bourse exceptionnelle pour les élèves qui veulent se destiner à l’enseignement.
Le conseil d’administration qui est composé essentiellement d’hommes s’est d’abord opposé farouchement, Miss Théobald a dû se mettre en colère pour les faire céder.
Miss Théobald annonce à Hilary qu’elle peut terminer ses études à St-Clare, lorsqu’elle aura son diplôme de professeur, elle les remboursera peu à peu chaque mois.



Au concours national d’expression orale de Londres : les jumelles ne manquent pas de remercier Miss Théobald qui a su par son regard chaleureux et rassurant leur apporter toute la tendresse dont elles avaient besoin et les réconforter. Elles disent que le regard de Miss Théobald est magique ! Miss Théobald est si touchée et fière de ses élèves.

 

 

Miss Felicia Roberts est le professeur principal des élèves de première année, et le professeur de mathématiques de St-Clare.
Miss Roberts est un professeur un peu sévère à la voix assez snobe, mi-grave, autoritaire, à sonorité montante et chantonnante.
Miss Roberts est sévère mais non antipathique, ses méthodes d’enseignement sont respectables. Elle ne supporte pas les élèves paresseuses et têtes en l’air, elle exige de ses élèves la plus grande attention.
Ses trois mots d’ordre : rigueur, discipline et politesse.
Miss Roberts a un grand cœur et elle est toujours là pour aider les élèves si elles ont besoin de conseil ou d’aide pour les exercices.
Lorsque Miss Roberts leur dit : « Gardez cette formule dans vos cervelles d’oiseau » cela signifie qu’elle leur sera demandée à l’examen.
En plus d’être un très bon professeur, Miss Roberts est une excellente nageuse.


Felicia Roberts était une élève un peu dodue et n’était pas douée en sport, elle n’aimait pas la pelote alors chaque fois avant l’entrainement, elle venait trouver Marthe pour se plaindre de maux de ventre. Felicia avait une amie : Judy qui était dispensée de sport car elle souffrait de problèmes osseux ; un jour, Felicia surprit Judy qui jouait en cachette à la pelote, Judy était animée de courage et de ténacité. Felicia avait beaucoup d’admiration pour son amie mêlée à un sentiment de honte : elle, en bonne santé, ne faisait pas l’effort de s’entrainer à la pelote.
Felicia a pris conscience qu’elle devait s’entrainer, elle a fait des progrès, Felicia a perdu son poids et est devenue la femme mince que nous connaissons aujourd’hui.



Miss Roberts est un professeur juste, ses sanctions sont proportionnées aux actions commises :
Lorsque la classe de première année s’est dénoncée pour avoir jeté des pétards dans le poêle de la cheminée pendant le cours de Miss Kennedy, Miss Roberts les a punies : elles se partageront la somme pour remplacer la cheminée et le poêle détruits, elles lessiveront les murs et sols de leur classe, et nettoieront leur bureau.


Mais elle sait réparer ses torts lorsque ses punitions ne sont pas méritées :
Miss Roberts a appliqué aux élèves de première année la règle de St-Clare qui veut que si personne ne se dénonce, toute la classe est punie pour les actions d’une seule personne.
Un carreau a été cassé, elle décide que les élèves n’iront pas au cirque tant que la coupable ne se sera pas dénoncée, et l’argent destiné au cirque sera utilisé pour réparer les dégâts.
Lorsque la coupable a été découverte, Miss Roberts a invité ses élèves de première année à un grand goûter en ville pour se faire pardonner de les avoir punies.
Les jumelles, Kathleen et Janet n’ont pas pu y assister ni aller au cirque car elles étaient malades, Miss Roberts a pensé à elles et a eu la gentillesse de leur apporter des gâteaux au chocolat.



Miss Roberts est une femme à l’écoute de ses élèves, elle est prête à les aider :
C’est ainsi qu’elle a aidé Johanne à reprendre confiance en elle : Miss Roberts a vu le reflet de sa jeunesse en Johanne qui est dodue, qui manque de confiance en elle et qui est découragée à l’idée de jouer à la pelote.
Miss Roberts lui dit qu’elle est certaine qu’elle a la volonté nécessaire pour épater ses camarades, si elle n’essaie pas, elle ne saura jamais ce qu’elle vaut.
Miss Roberts s’est entrainée avec elle.



Miss Roberts est une femme courageuse qui protège ses élèves en cas de besoin et d’urgence :
Elle était prête à risquer sa vie pour sauver Patricia et Janet des flammes, elle s’est imbibée d’eau pour voler à leur secours ; les pompiers sont arrivés à temps, elle n’a pas eu à aller dans l’écurie en flammes.



À la fin, Miss Roberts est présente lors du discours des jumelles et les applaudit fièrement.

 

 

Mam’zelle est le professeur de français de St-Clare.
Mam’zelle est un professeur sévère et pointilleux qui ne rencontre aucun problème de discipline, elle sait se faire respecter, elle est inflexible !
Ce résultat est le fruit d’un travail personnel : lorsqu’elle était jeune professeur, elle manquait d’assurance et de confiance en elle, et les élèves prenaient un plaisir à la chahuter. Mam’zelle s’est affirmée et a pris confiance en elle.
Sa voix très aigue et stridente peut faire penser à celle d’une sorcière hi hi
Mam’zelle rêvait d’être professeur depuis l’âge de dix ans. C’est une véritable vocation chez elle, l’enseignement est toute son existence, tout ce qui l’intéresse c’est de voir ses élèves apprendre et qu’elles puissent écrire sans faire de faute, elle prend très à cœur cette mission.
Mam’zelle est aussi une femme sentimentale, elle aime les films romantiques, ses élèves et St-Clare.



Au départ, elle se plaint auprès de la directrice que les jumelles soient indisciplinées et arrogantes puisqu’elles lui ont apporté leur devoir après l’heure du coucher.
Mais Mam’zelle veut les aider, elle remarque que les jumelles manquent de bases solides en grammaire et se propose de leur donner des cours supplémentaires tous les soirs.
Les jumelles remercient Mam’zelle et lui présentent leurs excuses.
Mam’zelle a confiance en elles, elle est certaine qu’elles vont combler leur retard. Mam’zelle s’est montrée très patiente, elle a tout fait pour les aider.
Elle a été très fière de voir que les jumelles ont réussi à se mettre au niveau.
Finalement, les jumelles l’ont appréciée ainsi que ses cours.



Mam’zelle aime passer du temps avec ses élèves, elle apprend à faire de la bicyclette pour pouvoir en faire avec elles.


Elle est à l’écoute de ses collègues : elle a conseillé à Miss Kennedy, qui rencontre des problèmes de discipline, qu’il faut faire face à tous les défis, que la ténacité est une grande vertu.
Mam’zelle la pousse vivement à se ressaisir ; pour la faire réagir, elle la traite de poule mouillée, et lui dit qu’elle n’est pas digne d’enseigner à St-Clare.
Elle lui conseille de ne pas craindre de s’affirmer et d’être plus sévère.



Mam’zelle ne fait aucune exception à sa règle : elle n’accorde jamais de délai aux élèves.
C’est ainsi que Rita Georges n’a pas échappé à cette règle : son devoir de français sur l’écrivain Musset qui doit être rendu pour le lendemain a pris feu.
Si Rita ne réussit pas son travail, elle ne sera pas acceptée en quatrième année mais Mam’zelle est convaincue qu’elle réussira car Rita a de la volonté et l’esprit de compétition de St-Clare. Rita a finalement réussi à terminer son devoir dans les délais impartis, Mam’zelle est très heureuse, elle savait qu’elle ne pouvait que réussir.



Mam’zelle endosse à tort la réputation d’être une piètre sportive.
Une compétition relais de natation est organisée (à l’épisode 20) : chaque responsable de classe représente son équipe, Miss Roberts doit donc représenter les élèves de première année mais elle a dû se rendre à Londres, Mam’zelle la remplace : toutes les élèves de première année sont sûres de perdre la compétition.
Mais Mam’zelle les surprend : elle disparait dans l’eau et réapparait pour devancer toutes ses concurrentes. Elle impressionne tout le monde, elle nage très vite, comme un poisson et mène son équipe à la victoire.
Il s’avère que Mam’zelle a été une très grande championne de natation : elle a été championne d’Europe de crawl, et a remporté une médaille aux Jeux Olympiques.
Elle a décidé d’abandonner sa carrière de nageuse pour se consacrer à sa vocation première : l’enseignement. Elle avait choisi de ne rien dire à ses élèves pour leur en faire la surprise.
Mam’zelle est une femme modeste qui n’étale pas ses mérites.



Les jumelles doivent représenter St-Clare au concours national d’expression orale de Londres.
Mam’zelle a une totale confiance en Isabelle et Patricia, elle conseille à Patricia d’ouvrir son cœur.
Le jour du discours, elle encourage les jumelles, elle est très fière d’elles et les applaudit vivement.

 

 

Miss Janet Kennedy est le professeur d’histoire de St-Clare qui remplace Miss Lewis grippée.
Miss Kennedy est une femme gentille, très discrète, intelligente, généreuse, compréhensive, soigneuse, appliquée et très cultivée.
C’est un professeur très patient, passionnée d’histoire depuis son enfance.
C’est une historienne connue mais elle reste humble et très modeste.
Elle est très réputée dans le domaine de l’histoire et de l’archéologie hellénique ; elle a d’ailleurs publié dans un magazine très connu un article : ‘‘La Société Hellénique, une approche à travers le mythe grecque’’.


Miss Kennedy était une petite fille calme et timide, les instituteurs ne faisaient pas attention à elle, sauf Miss Marple : elle lui parlait d’histoire et de littérature. C’est grâce à elle que Janet Kennedy a compris combien il était passionnant de s’instruire, elle s’est mise à dévorer des livres, elle lui en est reconnaissante de lui avoir appris à aimer l’art et l’histoire.


Les cours de Miss Kennedy sont un peu ennuyeux et brouillons car elle est un peu désordonnée, étourdie et elle manque d’organisation (par exemple, elle refait le programme qu’elle a déjà enseigné la semaine précédente).
La chambre de Miss Kennedy ressemble à une bibliothèque, elle continue à étudier, elle aimerait tant réussir à faire partager à ses élèves sa passion pour l’histoire.
Mais Miss Kennedy a la réputation d’être une gourde auprès des élèves. Elles profitent de son cours pour faire leurs devoirs des autres matières. Personne ne la respecte parce qu’elle est douce et timide.
Malgré leur comportement, Miss Kennedy ne leur en tient pas rigueur : lorsque les élèves de première année ont organisé une grande fête de minuit, Miss Kennedy les a découvertes mais a fermé les yeux et n’a pas mis au courant Miss Roberts.


Les élèves la chahutent et ricanent pendant son cours et personne ne l’écoute. Miss Kennedy sait qu’elle manque d’autorité et veut trouver le moyen d’intéresser, de motiver et d’attirer l’attention de ses élèves.
L’ennui c’est qu’elle a peur de ses élèves, elles le savent donc elles en profitent, par exemples :
- Janet s’est procuré une craie qui grince pour lui jouer un mauvais tour.
- Janet a mis l’affiche d’Autant en emporte le vent, ce qui a fortement gêné Miss Kennedy, toute la classe en riait sauf Isabelle.
- Janet a incité toutes les filles de la classe à jeter leur livre d’histoire au sol. La pauvre Miss Kennedy a fondu en larmes.
- Janet a jeté dans le poêle des pétards à mèche. Miss Kennedy est sortie de la salle en pleurs. Elle pensait être un mauvais professeur. Toute la classe présente ses excuses à Miss Kennedy qui en est très heureuse.
- La classe de seconde n’arrête pas de chahuter Miss Kennedy et lui font des farces et des plaisanteries de mauvais goût. Miss Kennedy a une peur panique des chats car elle en est allergique, les élèves de seconde lui font la mauvaise plaisanterie d’en introduire un dans la salle de classe. Miss Kennedy quitte sa classe, elle se dit qu’elle n’arrivera jamais à enseigner et se sent incapable.


Ce sont les jumelles O’Sullivan, Kathleen et Mam’zelle qui vont aider Miss Kennedy à reprendre confiance.
Mam’zelle lui conseille de faire face à tous les défis. Miss Kennedy lui confie qu’elle se décourage vite, elle se demande si elle est vraiment à sa place, malgré tous ses efforts elle peine à se faire respecter, elle se sent trop fragile pour être enseignante. Mam’zelle la pousse vivement à se ressaisir, pour la faire réagir, elle la traite de poule mouillée, et lui dit qu’elle n’est pas digne d’enseigner à St-Clare.
Mam’zelle lui confie que lorsqu’elle était jeune professeur, elle manquait d’assurance et de confiance en elle, et les élèves prenaient un plaisir à la chahuter, elle lui conseille de ne pas craindre de s’affirmer, les élèves l’aiment c’est le principal. Cette confidence réconforte Miss Kennedy. Mam’zelle lui conseille d’être plus sévère.


Kathleen et les jumelles O’Sullivan lui rendent visite dans sa chambre et elles lui ont même dit : « On vous aime ».
Kathleen lui raconte son histoire : cette confidence redonne espoir à Miss Kennedy qui veut persévérer.


Les élèves de seconde année lâchent des chats en classe, les élèves de première année interviennent pour prendre la défense de Miss Kennedy.
Kathleen prend sa défense, une seconde année la traite de voleuse : le sang de Miss Kennedy ne fait qu’un tour, elle lui assène une gifle cinglante, c’est la première fois que nous la voyons dans un tel état de colère : Miss Kennedy lui dit qu’il n’est pas juste de mépriser, d’insulter ou de reprocher à quelqu’un ses erreurs surtout lorsque cette personne fait ce qu’elle peut pour tenter de se corriger et de ne plus commettre de faute.
Elle leur explique qu’une farce n’est plus amusante à partir du moment où elle blesse et qu’elle fait mal.
Elle avoue qu’elle a beau faire des efforts, le résultat est le même alors elle doit les quitter.
L’académie d’Oxford lui a offert un poste intéressant pour sa carrière, Miss Théobald l’a convaincue de l’accepter mais Miss Kennedy avait refusé ce poste plusieurs fois car elle avait une grande affection pour les élèves de St-Clare, elle aurait souhaité les voir grandir.
Les élèves sont émues de l’apprendre, elles suivent à bicyclette le bus qui emmène Miss Kennedy pour la supplier de rester ; même les élèves de seconde année lui disent qu’elles l’aiment et qu’elles ne lui feront plus jamais de mauvaise plaisanterie.
Très touchée, Miss Kennedy décide de rester quand bien même une brillante opportunité l’attendait à Oxford.



Il est prévu que Miss Kennedy parte dès que Miss Lewis sera rétablie.
Une autre opportunité s’ouvre à elle : le professeur Sydney de l’université d’Oxford félicite Miss Kennedy pour sa thèse d’histoire, l’université d’Oxford lui a fait une offre qu’elle vient d’accepter officiellement.
Miss Théobald lui en est très reconnaissante d’avoir si bien remplacé Miss Lewis, elle reprend le chemin qu’elle s’était tracé. Miss Kennedy va y parfaire ses connaissances d’enseignante, elle y deviendra un grand professeur.
Elle n’oubliera jamais ce trimestre qu’elle a passé à St-Clare, toutes ses élèves vont beaucoup lui manquer surtout les jumelles et Kathleen. Les élèves pleurent son départ.
Miss Kennedy demande à Miss Théobald la permission de leur donner son dernier cours sur un sujet qui n’est pas au programme, Miss Théobald le lui accorde et lui suggère de donner son cours dans le jardin des roses, elle compte y assister afin que cette leçon reste gravée dans leurs mémoires.
Finalement, ce dernier cours n’aura pas lieu à cause d’un imprévu :
Des enfants de l’ile de Ste Hilda se rendent à St-Clare pour demander une institutrice pour leur école, leur institutrice est morte, personne ne veut la remplacer, ils ne reçoivent que des réponses négatives. Miss Kennedy se prend de pitié pour ces enfants.
Les enfants déchirent sa thèse par accident, Mam’zelle leur court après ; de peur, l’un des enfants, Jim, se réfugie sur le toit, Miss Kennedy y monte pour l’aider.
Jim voulait qu’une maitresse lui apprenne à lire pour qu’il soit capable de lire la lettre de sa défunte mère, il en pleure. Soudain, il glisse du toit et fait tomber toute la thèse de Miss Kennedy qui s’envole. Miss Kennedy le rattrape et l’aide à retenir la lettre de sa maman, elle lui dit qu’elle pourra réécrire une autre thèse mais personne ne pourra réécrire la lettre de sa mère.
Miss Kennedy n’est pas du tout fâchée et va lui lire la lettre de sa maman ; fortement touchée par Jim, Miss Kennedy décide d’enseigner à Ste Hilda.
Lorsqu’elle prend une décision sur un coup de cœur, il est impossible de la faire changer d’avis.
Elle aurait été un professeur mondialement connu en allant enseigner à Oxford mais là n’était pas son ambition ; en écoutant ces enfants, elle a eu envie de leur ouvrir les portes de la connaissance comme Miss Marple l’avait fait pour elle lorsqu’elle était une toute petite fille.
Miss Kennedy n’oubliera jamais les élèves de St-Clare.
Au final, Miss Kennedy n’aura pas pu donner son dernier cours, mais comme le dit Patricia : elle leur a donné la plus belle des leçons, celle de la vie.

 

 

Miss Walker est le professeur d’histoire de l’art et d’arts plastiques.
Elle n’attache pas d’importance au résultat, ce qui compte c’est que le travail soit créé des propres mains de ses élèves, elle aime les voir mettre du cœur à l’ouvrage.
Pour Miss Walker, l’art c’est donner forme à quelque chose d’imaginé. Son but est de faire connaitre le plaisir que l’on éprouve à créer quelque chose de ses propres mains.
Miss Walker est très attachée à ses élèves : elle dessine le portrait de toutes ses étudiantes tout au long de l’année ; à la fin du dernier trimestre, elle offre les portraits comme récompense aux élèves reçues à leurs examens.
Elle dessine ces portraits avec amour, elle veut qu’elles gardent un souvenir de St-Clare.


On sait que Mam’zelle et Miss Walker sont très amies.


Miss Walker trouve que les jumelles O’Sullivan ont du talent et le sens de l’observation.
Elle a fait une exposition avec toutes les peintures de Patricia lors d’un cours d’art graphique.
À part les jumelles O’Sullivan, les élèves ne sont pas sérieuses et concentrées pendant les cours de Miss Walker : lorsqu’elle leur donne du travail, elle dessine ; les élèves ne savent pas qu’elle dessine leur portrait avec amour et en profitent pour faire la sieste ou manger.


Un jour, Miss Walker demande aux élèves de première année de fabriquer une boite.
Elle sera déçue par le résultat de Doris, Vera et Patricia qui ont fait appel à un professionnel.
Miss Walker voulait que les boites reflètent la personnalité de leur créateur, que le caractère de chaque élève se lise sur les boites, elle est très déçue par leur comportement.
Les élèves se repentent et se rachètent en construisant avec tout leur cœur une boite personnelle, d’autant plus qu’elles ont appris que Miss Walker s’intéresse à ses élèves et les aime.
Miss Walker s’en réjouit, c’est en mettant tout son cœur dans ce que l’on fait qu’on peut obtenir d’excellents résultats.


 

Miss Lewis est le professeur d’histoire de St-Clare, elle fait son apparition à l’épisode 16.
Elle était surnommée le fantôme parce qu’elle était absente du fait de son état grippal, les élèves ne l’avaient jamais vue. Elle était remplacée par Miss Kennedy.


C’est un professeur assez original. Lors de son premier cours, elle ouvre un débat sur le règlement en vigueur à St-Clare : Le règlement est-il approprié ?
Elle choisit de consacrer son premier cours à ce thème en référence au cas de Binks, le chiot de Kathleen qui ne peut pas rester à l’école St-Clare mais doit rester chez la tante de Kathleen car les élèves de St-Clare n’ont pas le droit d’avoir un animal à l’école.
Le problème, c’est que le chiot a fui la tante pour rejoindre Kathleen à St-Clare.
Le débat a duré toute la journée et s’est prolongé dans la chambre de Miss Lewis.
Miss Lewis tranche le débat : le règlement de l’école n’autorise pas les élèves à amener leurs animaux mais il ne se prononce pas au sujet des professeurs, Miss Lewis sera donc la nouvelle maitresse de Binks afin qu’il puisse rester à St-Clare.


Miss Lewis veut passionner ses élèves pour l’histoire.
Sa méthode : il ne suffit pas d’apprendre des dates et des évènements, plus ses élèves se passionneront pour l’histoire, plus l’histoire leur apportera en échange.
Pour stimuler leur imagination et leur passion, elle les emmène visiter le château du roi Arthur. Elle passionne ses élèves en leur racontant l’histoire de Lancelot et de la reine Guenièvre.
Il ne reste que des ruines de ce château mais Miss Lewis parvient à faire développer l’imagination de ses élèves.



Pour le concours national d’expression orale qui se déroulera à Londres, Miss Lewis conseillera à Isabelle d’être honnête avec elle-même en préparant son discours.
Le jour du discours, avec les autres professeurs, Miss Lewis apportera aux jumelles tout son soutien.

 

Marthe est infirmière en chef à St-Clare, elle est infirmière en chef dans les écoles pour jeunes filles depuis vingt-cinq ans.
C’est une femme au grand cœur, gentille et bienveillante.
Elle prend à cœur son métier et passe tous les soirs dans les dortoirs pour vérifier que tout va bien.
Marthe sait se faire respecter, elle ne tolère pas l’impertinence, et veille à ce que les élèves apprennent les règles élémentaires du respect et de l’obéissance.
Elle veut que les élèves soient toujours correctement habillées et toujours propres.


Les bêtises et ruses des élèves n’ont pas de secret pour Marthe qui a de l’expérience :
- Lorsque cinq élèves sont tombées malades, Marthe a reconnu les symptômes : elles souffrent du mal des fêtes de minuit (elles ont trop mangé de gâteaux et sucreries).
- Lorsque Johanne exagérait en prétendant que son pied la faisait souffrir, Marthe a compris qu’elle faisait semblant d’avoir mal pour échapper au tournoi de pelote. Pour la rassurer et l’aider à prendre confiance en elle, Marthe lui a relaté l’histoire de Miss Roberts qui ressemblait à celle de Johanne.

 

 

 



LES PARENTS

 

M. et Mme O’Sullivan sont les parents des jumelles Patricia et Isabelle.
Ils sont d’apparence classique et forment une famille traditionnelle.
M. O’Sullivan est un avocat, Mme O’Sullivan est une femme au foyer élégante, douce et gentille. C’est une excellente cuisinière et une femme d’intérieur appliquée.
M. et Mme O’Sullivan aiment jardiner, ils ont beaucoup de rosiers et demandent souvent à leurs filles de les tailler avec eux.


M. et Mme O’Sullivan ont remarqué que leurs filles sont devenues snobes, arrogantes et suffisantes en fréquentant l’école de Redroofs.
Leur mère ne veut plus les voir et les entendre parler avec suffisance, elle estime que St-Clare est une école très correcte, elle en connait même la directrice.
Leur père regrette de les avoir inscrites à Redroofs, il est déçu par le comportement de ses filles.
Ils ont décidé d’inscrire leurs filles à St-Clare afin qu’elles y apprennent à se responsabiliser et à apprendre les vraies valeurs de la vie.


Leur mère est certaine que ses filles vont bien travailler, les parents sont tristes de se séparer d’elles mais c’est pour leur bien.
M. et Mme O’Sullivan sont lucides et prévoyants, ils connaissent très bien leurs filles : M. O’Sullivan a écrit une lettre à la directrice Miss Théobald pour la prévenir que ses filles feront irruption dans son bureau pour solliciter un entretien, Patricia prendra cette décision, Isabelle sera plus hésitante. C’est exactement ce qui est arrivé.
M. O’Sullivan lui demande d’être ferme avec elles quand le besoin s’en fera sentir.
Il lui en coûte d’être loin de ses filles, mais il sait qu’à St-Clare elles apprendront à se responsabiliser et à obéir.
Mme O’Sullivan est certaine qu’elles s’habitueront très vite à St-Clare.


M. et Mme O’Sullivan reçoivent des nouvelles de leurs filles qui leur écrivent. Le père est satisfait qu’elles aiment leur nouvelle école et lit chacune de leurs lettres plusieurs fois.


Pour les vacances, Mme O’Sullivan est la première des mères arrivée à l’école, elle voulait passer le plus de temps possible avec ses filles.


Le père relit plusieurs fois les lettres de ses filles, il se fait du souci pour elles, il est heureux qu’elles aiment leur nouvelle école mais leurs lettres ne parlent que de cirque, d’un petit chien ou de leurs parties de fou rire, il n’y a jamais un seul mot sur leurs professeurs ou sur leur travail, il a le sentiment de les avoir envoyées s’amuser en colonie de vacances.
Il est certain qu’elles baillent aux corneilles en classe et ne s’est pas trompé.
Les jumelles avaient annoncé qu’elles seraient premières dans toutes les disciplines parce que le niveau d’études à St-Clare est moins élevé que dans leur ancienne école.
Leur père leur fait rappeler cette promesse pour qu’elles se réveillent et étudient sérieusement.
Il leur a mis la barre haute. Patricia arrive première en géographie, Isabelle est arrivée sixième.
Elles écrivent à leur père qu’avant d’arriver à St-Clare elles étaient les premières dans toutes les disciplines et pensaient qu’il était facile d’arriver première, aujourd’hui elles comprennent qu’il est préférable de travailler avec sérieux et régularité peu importe le résultat, elles sont devenues raisonnables. Elles promettent à leurs parents de toujours faire de leur mieux, ils sont très fiers d’elles. C’est un soulagement pour leur mère de savoir qu’elles ont fini par s’habituer à cette école.


Au concours national d’expression orale qui se déroule à Londres, les jumelles représentent St-Clare en faisant un discours ovationné par l’assemblée. M. O’Sullivan était le premier à les applaudir.
M. et Mme O’Sullivan sont si fiers de leurs filles qui ont appris, comme ils l’espéraient, les vraies valeurs de la vie.


 

 

Mme Nellor est la mère de Sheila Nellor.
C’est une femme d’affaires simple et sympathique, mariée à un homme qui fit fortune en créant un magasin d’alimentation.
Mme Nellor a connu une vie difficile financièrement avant que son mari fasse fortune.
Elle était la fille du jardinier des parents de Winifred. Depuis qu’elle et son mari sont devenus riches, sa famille est souvent traitée de ‘‘parvenue’’.
Mme Nellor a envoyé sa fille à St-Clare pour qu’elle s’imprègne du merveilleux esprit qui règne dans cette école, elle tient à ce que sa fille devienne une jeune femme convenable.
Sheila a longtemps eu honte de sa mère et lui interdisait de venir au pensionnat, ce qui chagrinait énormément cette dernière.
Grâce à Patricia O’Sullivan et à Winifred, Sheila prendra conscience de ses erreurs et n’aura plus honte ni de son passé ni de sa famille.



M. et Mme Wentworth sont les parents d’Hilary.
M. Wentworth est professeur et a créé une école spécialisée pour les non voyants.
Hilary veut suivre les traces de son père en se destinant tout comme lui à l’enseignement mais elle n’a jamais osé lui en parler de peur que cela ne le replonge dans de mauvais souvenirs : Jeff, le frère ainé d’Hilary a été tué dans un accident de voiture il y a deux ans, Jeff devait succéder à son père. Ce dernier est terriblement abattu depuis la mort de Jeff. Il en est tombé gravement malade, l’opération s’est bien passée mais son école ne marche pas très bien.
M. et Mme Wentworth rencontrent d’importants problèmes financiers, ils n’ont plus les moyens de payer le pensionnat de leur fille. Miss Théobald arrangera ce problème en lui octroyant une bourse qui lui permettra de terminer ses études à St-Clare.


M. Wentworth s’en veut d’avoir délaissé sa fille en se renfrognant dans sa tristesse ; désormais, sa fille sera son successeur : elle reprendra son école en souvenir de Jeff.

 

 

 

 

 



L’avis de Narcisse :

 

C’est un bon dessin animé que j’ai vraiment bien aimé.
Isabelle et Patricia sont des jeunes filles qui ont apporté de la vie à St-Clare et aussi beaucoup de bonheur.
Elles ont eu la chance de rencontrer des professeurs très compréhensifs, à l’écoute ce qui est bien rare. Miss Théobald est vraiment un exemple de générosité et de bonté.
J’ai un peu plus préféré Patricia à Isabelle car j’aime son côté un peu « rebelle », elle ne se laisse pas faire face aux injustices et aussi je trouve qu’elle est plus lucide et moins influençable que sa sœur Isabelle.
Par exemple, Isabelle s’est un peu fait berner par les histoires de Janet et d’Alison :
- Janet prétendait prédire l’avenir, Isabelle est tombée dans son piège mais Patricia était lucide : il n’était par exemple guère compliqué pour Janet de deviner que Sheila était malade puisqu’elle avait toussé toute la matinée.
Patricia ne croit pas en la voyance et aux prédictions de Margaux et Janet.
Janet a prédit à Kathleen qu’elle n’allait pas se marier avant 28 ans, Kathleen trouve cela épouvantable ah ah Patricia lui crie que l’âge auquel elle va se marier n’a pas d’importance, ce qui compte c’est qu’elle soit heureuse, elle ne croit pas un mot des balivernes de Janet.
- Alison essayait de convaincre toutes ses camarades de classe de faire un régime, Patricia trouvait cela ridicule et continuait à manger de bon appétit mais Isabelle se laissa un peu influencer.


Les jumelles ont bon cœur et se sont facilement adaptées à cette école.
Un grand et bel esprit de solidarité règne à St-Clare, par exemples :
- Les élèves se sont toutes unies pour protéger le secret de Kathleen qui gardait un chiot.
- Elles se sont toutes mobilisées sur le cas de leur amie Hilary, elles étaient toutes très inquiètes à l’idée qu’elle ne puisse pas revenir à St-Clare. Les jumelles ont demandé à leur père d’aider le père d’Hilary, elles pleuraient pour leur amie.
- Winifred et les jumelles ont assisté toute une nuit Rita Georges qui devait terminer son devoir pour le lendemain sous peine de ne pas être admise en quatrième année. Les jumelles lui ont même apporté de quoi manger.


Le cœur des jumelles est pur, se sont de très bonnes amies, toujours prêtes à venir en aide à leur prochain. C’est grâce à leur intervention que leurs amies Kathleen et Hilary ont pu poursuivre leur scolarité à St-Clare.
Les joies de leurs camarades les touchent aussi : elles étaient émues aux larmes pour Sheila qui a réalisé une très bonne performance dans le rôle de Juliette.
Jamais les jumelles n’avaient passé de meilleure soirée à leur ancienne école, faire partie d’une équipe est une expérience enrichissante.
Les jumelles ont compris l’esprit de compétition de St-Clare : il ne faut jamais abandonner même si tout semble désespéré.
Elles ont également appris la valeur du travail ; par exemple, elles ont confectionné avec leur classe tous les accessoires et décors de leur pièce de théâtre Romeo et Juliette.


Isabelle est si gentille, j’ai apprécié le soutien qu’elle a apporté à Miss Kennedy ainsi que son amitié pour Kathleen.
Kathleen doit beaucoup aux jumelles qui l’ont aidée à prendre confiance en elle.
Elles sont toutes trois devenues d’inséparables amies et partaient souvent à trois lors de leur sortie à bicyclette.


Les professeurs sont vraiment des femmes formidables soucieuses de l’éducation et du bien-être de leurs élèves. J’ai une petite préférence pour Miss Théobald et Mam’zelle.
Il était amusant de voir les professeurs jouer à la pelote hi hi



J’ai aussi apprécié la façon dont le père des jumelles les aimait, j’ai trouvé cela très touchant.
C’est une belle famille très unie. Je trouve leur photo de famille très mignonne, et assez représentative des jumelles : on voit bien que Patricia a toujours été un petit « garçon manqué » et Isabelle est plus classique, plus féminine.

 

Le dernier épisode est émouvant, l’animé finit en beauté : les jumelles m’ont émue avec leur discours, et de voir toutes les élèves et leurs professeurs les soutenir et les regarder avec tant de fierté m’a emparée.
Seul point négatif : j’aurai juste aimé voir des adieux un peu plus personnalisés entre les jumelles et leurs professeurs ainsi que leur retour chez leurs parents, et voir un peu ce qu’elles deviennent plus tard.

 

 

 

 

 

 

La relation entre Isabelle et Patricia

Isabelle et Patricia O’Sullivan sont deux sœurs jumelles qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau mais qui ont des personnalités très différentes.
Patricia s’attache ses cheveux en queue de cheval, Isabelle a les cheveux lâchés.
Si elles étaient coiffées pareil, on ne pourrait pas faire la différence entre les deux.
Patricia est un petit garçon manqué qui s’habille de façon décontractée et masculine contrairement à sa sœur qui est plus féminine.


Leurs personnalités et caractères sont différents mais elles sont complémentaires :
Patricia a un fort caractère : c’est une forte tête, un peu rebelle, audacieuse, impertinente, impulsive, et très entêtée.
Elle est aussi insouciante, elle prend des risques et ne se soucie pas de ce que les gens pensent d’elle, elle prend des décisions irréfléchies sans penser aux conséquences et s’en rend compte lorsqu’il est trop tard.
Isabelle est très gentille, délicate, patiente et posée.
Isabelle est plus réservée, plus introvertie, raisonnable, tranquille et réfléchie que sa sœur.
Patricia a tendance à n’en faire qu’à sa tête, Isabelle est plus obéissante.
Patricia ne se laisse la plupart du temps jamais influencer contrairement à Isabelle.
Les jumelles ont néanmoins des points communs : elles sont joyeuses, enjouées, obstinées lorsqu’elles prennent une décision, elles sont généreuses, sensibles aux souffrances des autres, toujours prêtes à aider leurs amies, elles ont très bon fond et sont pleines de bons sentiments envers leur prochain.


J’aime beaucoup leur relation car elle est indestructible. Elles sont liées et le seront toujours.
Elles sont aussi vraiment marrantes et attendrissantes. Leur caractère respectif permet de créer un juste équilibre entre elles deux.
Dans les relations de jumeaux, il y a le plus souvent voire toujours un dominé et un dominant même si c’est caché ; et ici, la dominante est Patricia mais cela ne met pas Isabelle en arrière plan car elles ont toutes deux naturellement trouvé leur place respective et elles sont complémentaires.


On peut voir au sein de la série divers moments qui illustrent l’attitude naturellement dominante de Patricia vis-à-vis de sa sœur :


- C’est souvent Patricia qui trouve les idées, elle reproche parfois à sa sœur d’attendre qu’elle en ait pour deux, Patricia prend souvent les initiatives.


- C’est Patricia qui a incité sa sœur à faire la promesse de former un duo incorrigible à St-Clare et d’impressionner les autres élèves.


- Elles étaient pleines de préjugés mais elles sont tout de même agréablement surprises par la beauté et le décor de leur établissement, elles sont impressionnées par la beauté de la chapelle, elles ont décidé qu’elles détesteraient cette école mais force est de constater qu’elles lui trouvent des qualités. Isabelle est alors encline à se montrer sympathique, sa sœur lui rappelle les règles qu’elles se sont fixées, elle la menace : « Sinon tu auras affaire à moi ! »


- Au premier épisode, les jumelles ont fait irruption dans le bureau de la directrice pour solliciter un entretien : Patricia a pris cette décision, Isabelle était plus hésitante.
La directrice les prévient avec bienveillance que si elles se plient aux règles de l’institution, la vie au pensionnat leur semblera plus douce
Mais si au contraire, elles font les fortes têtes, St-Clare aura raison d’elles.
Elle leur dit qu’elles doivent prouver à leur mère qu’elle a fait le bon choix, elle leur dit qu’elles doivent donner ce qu’il y a de meilleur en elles pour ne pas décevoir leur mère.
Isabelle est touchée, elle est automatiquement prête à s’incliner mais elle perçoit que sa sœur s’obstine. Isabelle a répondu « oui » à Miss Théobald, le soir Patricia le lui reproche, elle la pousse à respecter sa promesse et former un duo incorrigible.
Patricia est dominante mais Isabelle ne subit aucune contrainte puisqu’elle s’y prête de bon cœur.


- Patricia est la meneuse, elle dicte toujours à sa sœur les directives à suivre : « Viens avec moi, Allons-y, Suis-moi »


- Le jour de leur discours, avant d’entrer en scène, Patricia dit à sa sœur : « Aie-confiance en toi, allons y maintenant ! »


- Lorsqu’Isabelle a dit : « Oui Miss Roberts », Patricia le lui a reproché : « Pourquoi lui as-tu dit ‘‘oui Miss Roberts’’ ça va pas ! »


- L’épisode dans lequel Belinda Towers demande aux jumelles d’accomplir des tâches pour elle illustre bien la position dominante et impulsive de Patricia, et le caractère plus raisonnable d’Isabelle qui cherche toujours à apaiser les tensions :
Les jumelles étaient au départ étonnées par la plupart des coutumes en vigueur dans cette école. Elles se sont butées à l’une des traditions de St-Clare qui exige que les plus jeunes du pensionnat aident les élèves de terminale.
Belinda Towers prive les élèves de sortie en ville le mercredi si elles n’obtempèrent pas (puisque pour sortir en ville, les élèves de première année doivent avoir la permission des élèves de terminale).
Lorsque Belinda demande à ce que l’une des jumelles vienne dans sa chambre, Isabelle accepte, mais sa sœur refuse : « Je te l’interdis Isabelle ! » Patricia ne veut pas que sa sœur se rabaisse à exécuter les ordres de Belinda.
Leurs camarades insistent pour qu’elles s’y rendent, Patricia dit alors : « Allez Isabelle on y va toutes les deux ensemble »
Isabelle lui répond : « Je te suis » Avant d’entrer chez Belinda, Patricia la met en garde : « Je te préviens, on ne nettoie aucune botte et on n’allume aucun feu, j’espère que c’est d’accord. »
Patricia refuse d’accomplir les tâches demandées par Belinda, alors Belinda les prive de sortie en ville jusqu’à nouvel ordre. Patricia n’est pas impressionnée et se rebelle, Belinda les menace.
Isabelle est encline à obéir, elle ne veut pas faire d’histoires, mais Patricia veut aller jusqu’au bout.
Winifred leur explique gentiment qu’elles doivent se plier aux règles de St-Clare, les tâches ménagères font partie de l’enseignement à St-Clare.
Patricia refuse toujours de s’y plier, elle ne veut pas nettoyer des bottes pleines de boue, Isabelle est plus raisonnable et préfère s’y plier pour pouvoir sortir et s’acheter ce dont elle a besoin.
Isabelle a calmé le jeu pour qu’elles puissent sortir en ville. Belinda lui a dit que si Patricia ne fait pas son travail elle ne sortira pas en ville.
Isabelle a une idée : elle se fait passer pour sa sœur et accomplit ses tâches afin que celle-ci puisse sortir en ville.
Belinda a repéré le talent de Patricia à la pelote et l’intègre à l’équipe (elle annonce la nouvelle à Isabelle pensant parler à Patricia).
Patricia reconnait qu’elle s’est trompée sur le compte de Belinda, la remercie, et avoue avoir échangé sa place avec sa sœur, elle décide de faire tout le travail avec Isabelle.
Belinda lui dit qu’elle a certes fait une bêtise mais elle a eu assez de courage pour se dénoncer.
Elle lui pardonne, Patricia est émue. Isabelle qui écoute tout l’est aussi (les émotions ressenties par sa sœur sont siennes, elle les ressent, elles ne forment qu’une).


- Lorsque Mam’zelle les a privées de cinéma car elles ont eu de mauvaises notes, les jumelles devaient lui apporter leur devoir après le diner.
Patricia voulait quand même aller au cinéma, Isabelle lui a dit qu’il n’en est pas question, elle l’incite à terminer rapidement leur devoir pour pouvoir aller au cinéma.
Isabelle refuse d’aller au cinéma et refuse de la suivre, elle veut se plier aux règles, mais Patricia s’emporte et accuse sa sœur de se conduire lâchement.
Isabelle se résigne à suivre sa sœur au cinéma mais elles étaient trop anxieuses pour s’amuser.
Elles sortent de leur chambre après l’extinction des feux, font leur travail à la bibliothèque et rendent leur travail à une heure tardive bien après l’heure du coucher.
Miss Théobald les convoque pour le lendemain.
Patricia est audacieuse, elle regrette d’avoir entrainé sa sœur dans cette histoire.
Miss Théobald tient à écouter ce qu’elles ont à dire : Patricia se plaint de la sévérité trop prononcée de Mam’zelle, mais Isabelle sait qu’elles sont en tort et que Patricia a du mal à se l’avouer.
Miss Théobald est prête à oublier tout ce qui s’est passé hier soir à condition qu’elles rattrapent leur retard.
Finalement, Isabelle avait raison, Patricia est trop irréfléchie mais tout finit à chaque fois par s’arranger.


Malgré la nature dominante de Patricia, Isabelle ne manque pas de caractère : par exemple, lorsqu’elles se sont disputées au sujet du bien fondé du règlement de St-Clare, elles ont toutes deux défendu leur point de vue avec acharnement sans que l’une ne l’emporte sur l’autre.
De plus, Isabelle ne s’abstient pas de sermonner sa sœur lorsque celle-ci dépasse les limites :
Isabelle conseille à Patricia de se mettre sérieusement au travail et de faire un effort en mathématiques. Patricia ne veut pas rater un concert, et décide de faire son devoir pendant le cours d’histoire assuré par Miss Kennedy. Sa sœur lui dit qu’elle ne devrait pas.
Isabelle a aussi sermonné Patricia qui comptait relever le défi de Janet : chahuter Miss Kennedy.



J’aime leur lien fusionnel, elles sont aussi très complices, soudées, très liées et très unies : elles dorment dans le même lit, elles sont assises côte à côte en classe, elles font du footing ensemble, révisent ensemble, s’encouragent mutuellement, elles se tirent vers le haut.
Isabelle et Patricia ne connaissent pas la solitude : elles sont toujours deux, s’amusent ensemble et plaisantent, rient, se consolent, s’entraident, se motivent.
Elles ont souvent pour habitude complice de se coller affectueusement leurs têtes l’une contre l’autre.
On voit que leur lien fusionnel atteint son paroxysme durant l’épisode où Miss Lewis les emmène visiter le château du roi Arthur : les jumelles font exactement le même rêve. Elles rêvent de l’époque de la légende du roi Arthur, rencontrent Lancelot et la reine Guenièvre qui se fait enlever, elles montrent le chemin à Lancelot et l’aident à la sauver.
Les jumelles ont vécu la même expérience.



Aucune jalousie, aucune envie ne vient faire ombrage à leur relation, le succès de l’une suffit à rendre l’autre heureuse. À ce titre, je tiens à présenter l’exemple suivant qui est très parlant :
Belinda devait choisir deux joueuses de cycle inférieur pour jouer contre l’école Saint-Christophe : elle choisit Kathleen et Isabelle.
Patricia, qui aime ce sport et qui est très douée, est très heureuse que sa sœur soit choisie, elle lui souhaite bonne chance et l’encourage à gagner contre l’école de Saint-Christophe.
Patricia est même fière d’écrire à ses parents que le jeu d’Isabelle est devenu supérieur au sien et qu’elle a été choisie pour jouer contre l’équipe d’une école voisine.
Lors du match, Patricia encourage de vive voix sa sœur, sa victoire est aussi la sienne.
(Cette scène magnifique qui montre la fusionnalité des deux sœurs, leur attachement et leur amour réel qui les lient l’une à l’autre, ne peut m’empêcher de penser à la relation entre les jumeaux Brendel/Uesugi : Théo/Tatsuya et Kim/Kazuya du dessin animé Théo ou la batte de la victoire (Touch) dont l’amour inconditionnel de Théo pour son frère n’était qu’à sens unique, jamais Kim ne se serait réjoui de la victoire de Théo, au contraire il faisait tout pour entretenir une relation de déséquilibre dans laquelle Théo se sacrifiait pour lui laisser les gloires).



Même lorsqu’elles se disputent, leur lien fusionnel reste omniprésent et elles finissent toujours par se réconcilier. Le dessin animé nous l’a illustré à deux reprises :


1) Isabelle a oublié son livre en classe, elle va le chercher et tombe sur les sujets de géographie de l’examen du lendemain, malgré ce que lui dicte sa conscience, elle ne résiste pas à la tentation d’en lire le contenu : ses parents seraient si fiers qu’elle arrive la première.
Isabelle se sent honteuse, Patricia lui dit qu’elle peut tout lui dire et lui demande de lui expliquer calmement ce qui s’est passé, elle est certaine de pouvoir l’aider.
Isabelle pense que sa sœur ne lui pardonnerait pas, et avoue tout : le sujet de leur dernier examen était posé sur le bureau de Miss Roberts, elle a hésité quelques instants et les a lus, elle ne voulait pas tricher mais l’a fait. Patricia lui dit qu’elle ne la croit pas, ce n’est pas le genre de sa sœur ! Isabelle lui assure que c’est vrai, Patricia n’en revient pas, elle est déçue : Isabelle a toujours été une fille droite et honnête, elle lui conseille vivement de se dénoncer ou sinon elle ne lui parlera plus jamais ! Isabelle se sent terriblement mal, elle a des remords. Patricia s’en veut d’avoir proféré ces paroles à sa sœur, elle de la peine de l’entendre pleurer la nuit.
Le lendemain, Patricia regarde sa sœur du haut de la fenêtre : Isabelle est abattue, assise sur un banc, Patricia la connait assez bien pour savoir que sa sœur n’a pas voulu tricher, tout le monde peut commettre des erreurs.
Patricia rejoint sa sœur pour s’excuser de s’être montrée méchante, elle a une idée : elle doit faire ses aveux à Miss Roberts au début du cours, elle ne passera pas l’examen donc n’aura pas triché. Patricia a l’intention de se dénoncer avec sa sœur, Isabelle a tout deviné parce qu’elle aurait fait la même chose et refuse que sa sœur se sacrifie : elle va assumer seule ses responsabilités.
Isabelle est émue et dit à Patricia : « Il n’y a rien de plus chouette que d’avoir une sœur jumelle. »
Isabelle demande à sa sœur de sauver l’honneur de la famille et d’obtenir une bonne note à l’examen.


Comme convenu, Isabelle est prête à se dénoncer courageusement au début du cours, mais par grande chance, Miss Roberts se rend compte que les sujets qu’elle avait laissés sur son bureau sont ceux de la seconde année.
Patricia conseille à sa sœur de vite se rasseoir et de passer l’examen, ce ne sera pas de la triche, Isabelle est soulagée.
Miss Roberts lui demande ce qu’elle avait à lui avouer, Patricia intervient pour dire qu’elles ont grignoté des cookies hier soir et mis des miettes partout.
Patricia arrive première en géographie, Isabelle est ravie pour elle, elle est très heureuse que l’une d’entre elles soit première, leur objectif est atteint.


2) Miss Théobald accepte que pour l’occasion des anniversaires, les élèves organisent des petites fêtes entre elles mais le problème c’est que ce genre de manifestations est de plus en plus coûteux, alors elle aimerait que ces réceptions restent modestes et à la portée de tous.
Raisonnable, Isabelle se dit qu’un simple goûter dans le parc avec leurs amies serait suffisant pour fêter leur anniversaire mais Patricia refuse : elle veut organiser un bal masqué.
Isabelle le lui reproche : il faut tenir compte des consignes de Miss Théobald.
Patricia lui dit qu’elle est rabat-joie, une dispute éclate : Isabelle lui reproche de ne pas faire attention aux autres, de n’en faire qu’à sa tête et d’être trop butée.
Patricia lui reproche de toujours obéir sans rien dire, elle en a assez de ses sermons.
Elles décident de fêter leur anniversaire chacune de leur côté et ne s’adressent plus la parole.
Avant de se coucher, sans se voir, elles agissent de la même manière, ce qui montre à quel point elles sont liées et fusionnelles : bien qu’un rideau les empêche de se voir, elles déposent en même temps leur brosse à cheveux, se lèvent en même temps, se mettent au lit en même temps en accomplissant exactement les mêmes gestes :


Elles disent bonne nuit à Janet en même temps ce qui les surprend, alors elles ont les mêmes réactions d’étonnement, les mêmes gestuelles d’agacement, et se font sans se voir les mêmes grimaces :


Patricia échange sa place avec Janet en classe pour ne pas être assise à coté de sa sœur.
C’est la première fois qu’elles ne s’adressent pas la parole aussi longtemps, Patricia se dit que c’est tellement bête de se disputer pour si peu et attend et espère qu’Isabelle fasse le premier pas.
Isabelle la connait par cœur, elle sait que sa sœur attend qu’elle fasse le premier pas mais elle ne veut pas le faire, elle se dit que c’est toujours elle qui le fait.
Elles ne se sont pas adressé la parole pendant trois jours entiers, elles sont aussi obstinées l’une que l’autre.
Elles se comportent ainsi car elles font une crise identitaire.
Miss Théobald les convoque : elle se sent à l’origine de leur dispute, elle leur demande de l’aider à planter un rosier.
Miss Théobald leur dit que leur mère a dû beaucoup leur parler quand elles étaient dans son ventre, que leur mère a mis au monde deux superbes jumelles, c’est une bénédiction du bon Dieu et cela a du être le plus beau jour de sa vie.
Elle leur fait comprendre que le jour de leur anniversaire est un jour important pour leurs parents comme pour elles, elle leur apprend la véritable signification du mot anniversaire : la venue d’un enfant est une source d’amour et de bonheur inépuisable pour sa famille, ses proches, ses amis, ses professeurs, il est merveilleux d’être aimé.
Miss Théobald a réconcilié les jumelles qui vont voir Marthe qui a un paquet pour elles : leur mère leur a envoyé des gâteries.
Les jumelles ont compris que le jour de leur anniversaire est un jour exceptionnel, elles doivent rendre grâce à Dieu et à tous ceux qui les aiment.
Elles envoient une carte à leurs parents pour leur dire qu’elles les aiment toutes les deux et qu’elles s’aiment toutes les deux.
Elles se présentent mutuellement leurs excuses : Patricia s’en veut d’avoir été désagréable, Isabelle lui demande pardon car tout a commencé par sa faute, elles se sentent mieux de se reparler.


 

Elles ont fêté leur anniversaire : un copieux goûter a été organisé avec leurs amies, elles y ont convié Mam’zelle et Miss Lewis.



Il est certain qu’elles ne peuvent pas vivre l’une sans l’autre.
Lorsque l’écurie était en feu, Patricia a couru sauver les chevaux dans les flammes. Elle s’y est retrouvée prisonnière avec Janet.
Isabelle a eu si peur de perdre sa sœur, elle en pleurait.



Les jumelles sont inscrites au concours national d’expression orale qui se déroulera à Londres. Elles seront parfaites pour le sujet imposé : ‘‘Notre Rêve’’
Les professeurs sont persuadés qu’elles possèdent une imagination parfaitement adaptée au sujet.
Les jumelles décident dans un premier temps de partager le temps de parole imparti pour faire chacune un discours différent.
Elles ouvrent leur cœur. C’est magnifique ce qu’elles écrivent l’une sur l’autre.
Isabelle écrit sur sa sœur, Patricia la surprend en train de lire son discours le soir :
« Je vais vous parler de mon rêve, je l’ai non pas en moi mais tout près de moi, je pourrais lui donner un nom : il s’appelle Pat. Il est ce qu’elle représente. Je l’ai toujours enviée, elle est si joyeuse. Je suis si introvertie par rapport à elle, toujours à m’attarder sur ce que les gens pensent et à m’inquiéter pour un oui ou pour un non. J’aimerai tant être insouciante comme elle et pouvoir toujours me tenir à ses côtés. Voilà, c’est cela mon rêve : ne jamais quitter ma sœur. »
Emue, Patricia applaudit sa sœur et lui montre à son tour son discours :
« J’ai toujours été un peu jalouse de ma sœur jumelle Isabelle.
Isabelle a tout ce que je n’ai pas : de la gentillesse, de la délicatesse, de bons sentiments. J’ai souvent pris des décisions irréfléchies qui ont blessé des gens et je m’en suis toujours rendue compte lorsqu’il était trop tard, j’aimerai devenir aussi patiente et aussi posée que ma sœur Isabelle. Voilà mon rêve tel que je voudrais qu’il soit dans la réalité. »
Elles sont émues, elles sont tellement fusionnelles qu’elles avaient pensé à la même chose.
Elles envient en l’autre ce qu’elles n’ont pas, elles sont si complémentaires.
Je trouve Patricia un peu dure envers elle-même puisqu’elle est aussi gentille et pleine de bons sentiments pour son prochain.
Finalement, elles décident de faire un discours à l’unisson, elles doivent faire le discours devant une grande assemblée, et déclarent qu’en toute honnêteté elles n’ont pas trouvé leur rêve, elles avouent que leur plus grand rêve aurait été de s’enfuir de St-Clare le plus vite possible. L’assemblée est choquée, Patricia brise sans le faire exprès un vase, l’assemblée explose de rire et se moque d’elles.
Kathleen puis Hilary prennent publiquement leur défense.
Les autres élèves et les professeurs crient aux jumelles leur soutien.
Les jumelles se tiennent la main et disent en chœur : « Lorsque nos parents nous ont inscrite à St-Clare, c’est vrai que nous rêvions de nous échapper de l’école mais en fait quarante-cinq miracles ont mis fin à ce rêve et nous ont persuadé d’y rester. Un de ces miracles fut Kathleen. » Puis elles parlent notamment d’Hilary et Janet.
Elles remercient leurs amies qui leur ont donné du courage lorsqu’elles en avaient besoin et remercient leurs professeurs : Miss Théobald a su par son regard chaleureux et rassurant leur apporter toute la tendresse dont elles avaient besoin et les réconforter.
Elles disent que le regard de Miss Théobald est magique, que leurs professeurs sont des femmes exemplaires.
« Chaque journée était un miracle à elle toute seule » disent-elles.


Au début, elles ont eu un peu de mal à s’intégrer, elles étaient persuadées de ne jamais aimer St-Clare mais elles se sont rapidement mises à aimer cette école.
Aujourd’hui, elles sont fières et heureuses de faire leurs études à St-Clare et continueront à chercher leur rêve qui se cache au fond de leur cœur.
Leur père est si fier, il est le premier à les applaudir, les jumelles reçoivent une ovation de l’assemblée.

 


 

Du plus profond de leur cœur, les jumelles O’Sullivan remercient St-Clare.
Elles ont toutes deux apporté de la joie dans leur nouvelle école ; ce sont des filles qui ont le cœur sur la main et qui sont très connectées et fusionnelles. Elles se ressentent et se complètent à merveille, c’est si beau de voir des jumelles s’aimer ainsi.


Créé le 31 août 2012

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Commentaires : 5
  • #1

    arthur (jeudi, 18 décembre 2014 11:17)

    Quelle énergie dans tes sujets !
    je connais ce da de nom ça m'avait jamais attiré mais ta présentation est si joli que je vais la lire ce week-end
    jamais vu de travaux aussi passionnés et précis que les tiens.

  • #2

    Narcisse (jeudi, 18 décembre 2014 18:14)

    Merci beaucoup pour tes compliments, c'est très encourageant.

  • #3

    arthur (jeudi, 01 janvier 2015 13:04)

    C'était très instructif.
    tu m'as donné envie de le voir, merci pour cette découverte

  • #4

    Eric (samedi, 03 janvier 2015 12:27)

    Merci pour ce super sujet Narcisse, merci pour ce moment lol
    c'est intelligent de comparer avec les jumeaux de Touch, c'est clair que Kazuya n'a rien à voir avec ces jumelles. Tu es vraiment intelligente d'avoir perçu les mauvais côtés de Kazuya, choses qui sont bien plus flagrantes en VO pure. Même si tu as fini d'ecrire ton excellente présentation de Touch tout à fait conforme à l'esprit d'Adachi, je t'enverrai une vraie traduction de Touch fidèle à l'oeuvre originale (et en plus de la méga surprise que tu as reçue, j'en ai encore une autre pour toi : il aura pleins de choses à te dire, il est fier de tes travaux^^)

  • #5

    Narcisse (dimanche, 04 janvier 2015 19:27)

    Arthur, je te remercie, je suis heureuse que ma présentation te donne envie de visionner cette série animée.

    Valérie Trierweiler heuu Eric (ah ah !), merci beaucoup, tu m’as déjà énormément gâtée avec ton immense surprise et pour la méga surprise, je crois savoir de quoi il s’agit hi hi c’est énorme !, merci encore tout plein, que j’ai hâte !
    Pour ma présentation de Touch, il y a une partie que je ne t’ai pas envoyée et que tu découvriras en même temps que le public hi hi Je me suis basée sur la vostfr, le manga et mes news récoltées lors de mon voyage au Japon pour rédiger mes analyses et c’est avec grand plaisir que je lirai tes traductions, venant d’un expert comme toi, j’ai toute confiance.
    Du coup, je préfère attendre de les lire avant de poster ma création au cas où je doive y puiser pour conforter mes réflexions.