Narcisse vous présente :

 

 

 

Genre : Aventure, Historique
Année : 1998
Pays : États-Unis
Réalisateur : Barry Cook, Tony Bancroft
Producteur : Pam Coats
Scénario : Rita Hsiao, Christopher Sanders, Philip Lazebnik, Raymond Singer, Eugenia Bostwick-Singer
Production Design : Hans Bacher
Direction artistique : Ric Sluiter
Character Design : Chen-Yi Chang
Musique : Matthew Wilder
Production : Walt Disney Pictures



LES PERSONNAGES

 

 

 

 

Narcisse vous présente l’histoire du Walt Disney :

Cette histoire se déroule dans la vieille Chine patriarcale où les mœurs de l’époque féodale faisaient que les femmes avaient un statut très inférieur aux hommes, elles leur étaient soumises, elles se devaient de rester calmes et dociles, réservées et posées, elles n’avaient pas leur mot à dire et étaient strictement confinées à la sphère privée sous leur autorité :


Une nuit, un soldat de la garde impériale est à son poste de signal sur la Grande Muraille.
Brusquement, un faucon le percute et lui en fait tomber son casque. Puis, le faucon lance le signal à son chef et des centaines de Huns surgissent, primitifs et agressifs.

Pour précision, les Huns sont originaires des montagnes de Mongolie et de Sibérie, ce sont des nomades et des envahisseurs. Ils sont ici représentés avec une musculature surdéveloppée, un caractère sauvage et des visages sombres et menaçants.

Le soldat hurle qu’on les attaque, il parvient à monter sur une tour à signal pour l’enflammer mais le chef des Huns, Shan-Yu, se dresse devant lui. Le soldat enflamme tout de même la tour pour lancer le signal de détresse.
L’un après l’autre, tous les postes de signal sont enflammés pour alerter la Chine de la présence de l’ennemi. Shan-Yu est satisfait, c’est exactement ce qu’il voulait.

Le général Li informe l’Empereur de Chine que les Huns ont franchi la frontière du Nord.
Chi Fu, le conseiller de l’Empereur, n’y croit pas, il dit que personne ne peut franchir la Grande Muraille, mais l’Empereur lui fait signe de se taire.
Le général Li précise que Shan-Yu conduit les troupes, il veut établir une défense autour du Palais sans plus tarder mais l’Empereur refuse : il ordonne au général d’envoyer ses troupes pour protéger son peuple.
Il demande ensuite à Chi Fu d’ordonner la mobilisation dans toutes les provinces, d’appeler les réservistes et d’engager autant de nouvelles recrues qu’il pourra.
Le général Li est certain que ses troupes arrêteront Shan-Yu sans problème mais l’Empereur ne veut prendre aucun risque, « un simple grain de riz peut faire pencher la balance, un seul homme peut faire la différence entre victoire et défaite » dit-il avec pertinence.
Le général Li s’incline.

Justement, ce grain de riz, cet ‘‘homme’’ qui fera toute la différence, est en train de manger du riz tout en répétant les qualités requises pour être une femme digne de ce nom au sein de la société chinoise.
Celle qui fera pencher la balance, c’est Fa Mulan, une jeune fille pas comme les autres, brave, ardente, vive et dynamique qui vit avec ses parents et sa grand-mère.

Mulan énonce les qualités qui incombent à toute femme chinoise afin que son honneur soit préservé : calme, réservée, avenante, polie, délicate, raffinée, posée, ponctuelle.
Mulan écrit ces qualités sur son bras car elle doit rencontrer la dame marieuse, et elle sait très bien qu’elle ne s’en souviendra pas car ces exigences ne sont pas pour elle.
En effet, elle est totalement à l’opposé du rôle prédéfini imposé à la femme par cette ancienne société chinoise : Mulan est libre, spontanée, elle donne son avis comme les hommes le font, elle est bruyante, pétillante, volontaire, elle a du tempérament et elle n’est pas ponctuelle :
Mulan est en retard, elle appelle son chien Petit Frère pour qu’il l’aide à faire son travail : elle fixe à son dos un bâton contenant un os, ainsi qu’un sac plein de graines, de sorte que Petit Frère court pour attraper son os, servant ainsi à manger aux poules.

Le père de Mulan, Fa Zhou, se trouve au temple consacré aux ancêtres, il est en train de les prier pour solliciter leur aide.
Les ancêtres sont les gardiens de la famille et représentent l’honneur de la famille.
Fa Zhou les prie que Mulan fasse bonne impression auprès de la dame marieuse aujourd’hui.

Petit Frère a terminé son travail mais il peine à attraper son os. Mulan arrive et le lui donne. Elle est en train d’apporter du thé à son père mais le percute, la vaisselle tombe au sol ; heureusement que son père rattrape la théière de justesse avec sa canne en bois et que Mulan avait une tasse de secours.
Mulan prend soin de son père malade : il doit boire trois tasses de thé chaque matin et trois le soir conformément aux prescriptions du docteur, Mulan veille à ce qu’il le fasse.
Son père lui dit qu’elle devrait déjà être au village, sa famille compte sur elle pour perpétuer l’honneur de la famille.
Mulan lui assure qu’il peut compter sur elle, tout en prenant le soin de cacher les écritures sur son bras, puis elle part en courant et en lui criant de lui souhaiter bonne chance.
Fa Zhou retourne au temple prier encore un peu.

Au village, la mère de Mulan (Fa Li) est inquiète du retard de sa fille. Une amie lui dit que la dame marieuse n’est pas une femme patiente.
Fa Li regrette de ne pas avoir prié les ancêtres, ils lui auraient porté chance dit-elle.
Grand-mère Fa, une vieille femme effrontée pour cette époque tout comme sa petite-fille qui lui ressemble, lui rétorque qu’ils ne pourraient pas lui porter chance puisqu’ils sont morts.
Grand-mère Fa mise plutôt sur un criquet qu’elle porte dans une cage, elle se fie à lui et teste ce qu’il vaut en traversant une route les yeux fermés.
Elle s’en sort indemne malgré un accident de la route (percussion entre deux conducteurs) causé par sa faute. Grand-mère Fa s’écrie que ce criquet porte chance !
Les chinois croient à la magie et ils sont superstitieux : les grillons ont la réputation de porter chance.

Mulan arrive chevauchant Khan. Sa mère et sa grand-mère l’emmènent de suite faire sa toilette et c’est ainsi que commence la chanson ‘‘Honneur à tous’’.
Mulan est plongée dans un bain d’eau glacée, sa mère lui dit que l’eau aurait été plus chaude si elle était arrivée à temps. La femme chargée de sa toilette lui verse de l’eau chaude.
Mulan est savonnée, coiffée, parfumée, on l’emmène ensuite dans une autre salle mais elle doit traverser la rue.
Mulan manifeste son désintérêt pour ces artifices, et prouve son intelligence et son esprit vif : en passant près de deux hommes qui jouent à un jeu de société, elle résout le problème en un rien de temps.

Mulan est ensuite habillée, on lui dit que les garçons aiment les filles calmes et dociles.
On l’emmène ensuite pour procéder au maquillage. En traversant la rue, elle voit un petit garçon arracher la poupée d’une petite. Mulan, qui a horreur de l’injustice, reprend la poupée pour la rendre à la fillette.
Mulan est maquillée et sa mère lui place dans les cheveux un peigne.
En guise de touche finale, sa grand-mère lui apporte une pomme pour la sérénité, et un collier de perles de jade.
Il faut savoir que pour les chinois d’antan, le jade est censé éloigner le mal.
Le rouge est lié à la chance d’où la présence de la pomme rouge donnée par grand-mère Fa, et de Mushu (dragon rouge).

Grand-mère lui ajoute aussi le criquet pour lui apporter le succès.
Mulan est ainsi revêtue d’une toilette irréprochable telle que l’exige cette société et l’honneur suprême pour une demoiselle, c’est d’être une bonne femme à marier ; lorsque la femme se marie, sa famille est comblée d’honneur.
C’est pourquoi il est si important pour sa famille qu’elle fasse bonne impression auprès de la dame marieuse.

À cette époque, l’honneur pour un homme est représenté par le courage et la force.
L’honneur pour une femme consiste à être une bonne ménagère qui se soumet aux décisions du mari, elle doit être gracieuse, raffinée, délicate et posséder toutes les qualités que Mulan a écrites sur son bras.
La Chine de cette époque n’imposait pas à une femme d’être belle pour être honorée, les femmes devaient se montrer avec une toilette propre et irréprochable.
Une femme belle mais avec une toilette négligée manquait à son devoir.

Mulan demande à ses ancêtres de l’aider, elle sait qu’elle ne doit faire aucun faux pas car si la dame marieuse n’a pas une bonne opinion d’elle, c’est la famille Fa qui sera frappée de déshonneur.
Elle essaie de se conformer aux normes mais elle est maladroite car son être n’a rien à voir avec les principes exigés par cette société.

Mulan se rend chez la dame marieuse ainsi que d’autres jeunes filles. Dès leur arrivée, la dame marieuse sort et appelle Fa Mulan en première.
Elle fait immédiatement mauvaise impression en s’exclamant : « Présente ! »
Mulan a parlé sans permission, c’est un défaut que la dame marieuse ne manque pas de noter.

Mulan entre chez la dame marieuse : une femme obèse, sévère et intransigeante.
Elle scrute Mulan et la juge trop chétive, pas bonne pour porter un enfant dit-elle (‘‘mauvais pour porter des fils’’ dit-elle en VO).
L’attention de Mulan est détournée à cause du criquet (Cri-Kee) qui saute dans tous les sens, elle cherche à le cacher aux yeux de la dame marieuse quitte à le mettre dans sa bouche pour le recracher ensuite.
La dame marieuse ordonne à Mulan de réciter les préceptes de bonne conduite : Mulan ne s’en souvenait pas, elle ne fait que lire ce qu’elle a écrit sur son bras.

La dame marieuse saisit Mulan par le bras pour lui faire passer un autre test, mais en le saisissant, sa main se retrouve pleine d’encre.
Elle ordonne à Mulan de servir le thé : pour plaire à ses futurs beaux-parents, une femme doit leur montrer son sens de la dignité, du raffinement et de la pondération.
En énonçant ce principe, la dame marieuse se tourne en ridicule car elle se dessine une barbe, ce qui lui donne l’apparence d’un homme, tout le contraire de ce qu’elle est censée être.
De voir ce spectacle, Mulan en verse du thé sur la table et s’aperçoit que Cri-Kee baigne dans la tasse.
La dame marieuse saisit la tasse de thé pour en boire le contenu mais Mulan tente de lui reprendre la tasse, sachant qu’il y a le criquet à l’intérieur.
Les deux tirent sur la tasse, la dame marieuse en tombe à la renverse, le thé se déverse sur elle, Cri-Kee entre dans sa robe.
Gênée par cette présence qui l’effraie, la dame marieuse saute et tombe sur le chardon ardent. Son séant s’enflamme, Mulan agite son éventail pour éteindre la flamme mais elle provoque l’effet inverse : son séant s’enflamme davantage.
La dame marieuse hurle de douleur et sort en hurlant qu’on lui apporte de l’eau. C’est Mulan qui met fin à son calvaire en lui déversant le thé sur sa personne.
La dame marieuse a une apparence d’homme, elle s’est enflammée, elle est mouillée, sa toilette est complètement altérée, elle est en piteux état : la figure d’autorité a été humiliée.
Elle entre dans une colère noire et humilie publiquement Mulan en lui disant qu’elle a peut-être l’air d’une mariée mais elle jure que jamais elle ne mettra sa famille à l’honneur, jamais !

Il faut savoir que les dames marieuses étaient très influentes pour le choix d’un mari ; lorsque la dame marieuse a juré publiquement que Mulan ne mettra jamais sa famille à l’honneur, le déshonneur a frappé la famille Fa.

Fa Li et Grand-mère Fa n’en veulent pas à Mulan, elles sont autant attristées qu’elle.
En entrant chez elle, Mulan a terriblement honte de voir son père lui adresser un sourire plein d’espoir.
En la voyant se cacher derrière Khan, et partir sans venir le voir, il comprend que cela s’est très mal passé et sa femme le lui confirme.

Mulan se met à chanter ‘‘Réflexion’’.
Elle se dit qu’elle ne sera jamais une femme et une fille parfaite. Elle est tiraillée entre son devoir de femme qui ferait honneur à ses parents, et sa véritable nature qui les déshonore.
Même si elle a essayé, elle ne peut pas cacher qui elle est vraiment ; tout ce qu’elle souhaite, c’est qu’on la laisse être elle-même et rendre son père fier d’elle.
Elle se démaquille et ôte ses parures en regardant son reflet dans les stèles de ses ancêtres, elle se demande quand est-ce qu’elle verra dans son reflet celle qu’elle est en vérité (en VO).

Perdue et attristée, elle part s’asseoir sur un banc dans le jardin en dessous d’un arbre prunier. Son père la rejoint mais Mulan tourne la tête, elle a trop honte de le regarder.
Son père tient à la consoler à l’aide de la parabole suivante :
« Quelle merveille ! Quelle superbe floraison nous avons cette année » s’exclame-il en regardant les fleurs de prunier. Il attire ensuite l’attention de sa fille sur une fleur qui n’a pas encore éclos, il lui dit qu’elle est en retard et pourtant lorsqu’elle s’épanouira, elle sera pour lui la plus magnifique de toutes (cette fleur non éclose représente symboliquement Mulan).
En disant cela, il met le peigne dans les cheveux de sa fille.
Mulan a compris son message et lui adresse un sourire que son père lui rend : il l’a consolée et lui a redonné le sourire.
En utilisant la parabole de la fleur de prunier non éclose, Fa Zhou a fait comprendre à Mulan que chaque jeune fille s’épanouit en son temps et à son rythme, rien ne sert de ressembler aux autres ; le moment n’est pas encore venu pour elle, mais quand elle sera prête son tour viendra.

 

Soudain, le bruit du tambour se fait entendre : Chi Fu arrive à la tête de gardes impériaux.
Mulan s’apprêtait à sortir en même temps que son père mais sa mère lui a rappelé qu’elle devait rester à l’intérieur du foyer.
Chi Fu annonce qu’il apporte une proclamation de la Cité Impériale : les Huns ont envahi la Chine.
Par ordre de l’Empereur, un homme de chaque famille doit servir dans l’armée impériale.
Mulan a un choc lorsque Chi Fu appelle la famille des Fa, elle sait que son père n’est pas en mesure de servir l’armée, il est malade, boiteux et lourdement diminué depuis qu’il s’est blessé au cours d’une guerre précédente, il ne peut plus se battre.
Malgré cela, Fa Zhou tend sa canne à sa femme et bien qu’il souffre, il marche seul avec dignité jusqu’aux gardes pour recevoir l’avis de conscription. Il dit au garde impérial qu’il est prêt à servir l’Empereur.
Sa femme était restée silencieuse comme son devoir lui impose mais Mulan intervient pour dire publiquement à son père qu’il ne peut pas y aller, elle s’adresse au garde impérial en lui disant que son père s’est déjà battu bravement.
Chi Fu lui ordonne de se taire et conseille à Fa Zhou d’apprendre à sa fille à tenir sa langue en présence d’un homme.
Fa Zhou est couvert de honte et de déshonneur : il est déjà inadmissible à cette époque qu’une femme ose parler à un homme mais Mulan a osé le faire auprès de la garde impériale.
Fa Zhou dit à sa fille qu’elle le déshonore, grand-mère Fa vient tenir et écarter sa petite-fille.

Chi Fu donne à Fa Zhou son avis de conscription et lui ordonne de se présenter le lendemain au camp Wu Zhong. Fa Zhou lui répond « Oui » et retourne dans sa demeure sans prendre la canne que lui tend sa femme.
Les femmes Fa sont abattues et affligées par cette nouvelle : elles savent toutes que Fa Zhou n’a aucune chance de survivre à une autre guerre.

Ce soir-là, Mulan observe en cachette son père qui sort son épée du fourreau pour s’exercer aux techniques de combat mais il s’effondre de douleur.
Au cours du diner, tout le monde reste silencieux mais Mulan brise le silence en disant à son père qu’il n’est pas obligé d’y aller, il y a des milliers de jeunes gens prêts à se battre pour la Chine.
Son père lui répond que c’est un grand honneur de protéger son pays ainsi que sa famille.
Mulan ne comprend pas qu’il puisse sacrifier sa vie pour une question d’honneur.
Son père est prêt à mourir pour faire ce qui est juste, « car c’est ma place et il est temps que tu trouves la tienne ! » dit-il à sa fille.
Mulan quitte la pièce et s’effondre sur un poteau, elle reste cette nuit-là dehors sous la pluie assise sur la statue du grand dragon de pierre et elle regarde son reflet dans l’eau. Puis, elle voit les ombres de ses parents discuter, elle comprend que son père essaie de rassurer sa mère mais celle-ci est trop affligée.

Mulan prend une ferme décision : elle ne laissera pas son père aller à la guerre, elle sait qu’il y mourra, alors c’est elle qui ira à sa place en se faisant passer pour un homme.
Mulan se dirige au temple consacré à ses ancêtres, elle allume de l’encens pour faire une prière (dans ce temple, il y a le dragon Mushu sur le cendrier).
Cri-Kee est en train de l’observer avec inquiétude et la suit.

Mulan se dirige ensuite dans la chambre de ses parents endormis pour prendre l’avis de conscription et déposer à la place son peigne. Elle adresse un regard de tendresse à son père avant de s’en aller.
Mulan prend l’épée de son père et la sort de son fourreau. Elle l’utilise pour se couper les cheveux. Elle remonte et attache ensuite le reste de ses cheveux à l’aide d’un ruban pour dégager tout son visage.
Mulan revêt l’armure de son père, elle entre à l’écurie pour chercher son cheval Khan.
Il est effrayé de voir un soldat croyant que c’est un ennemi mais Mulan le rassure et il la reconnait.
Après avoir adressé un dernier regard à sa demeure, Mulan part au galop sur Khan.

 

Mulan a pris la décision de prendre la place de son père pour le sauver, c’était ce qui la motivait avant tout. Elle savait son père malade et elle n’avait pas du tout envie de le perdre. Elle a voulu se mettre à la place du fils qu’il n’a jamais eu.
De façon subsidiaire, Mulan voulait se prouver ainsi qu’à sa famille qu’elle valait quelque chose dans cette société patriarcale au sein de laquelle elle n’arrivait pas à trouver sa place. Par amour pour son père, elle voulait sauver et faire honneur à sa famille et ses ancêtres.

Au moment même où Mulan est partie, sa grand-mère l’a ressentie : elle s’est réveillée en sursaut et a alerté Zhou et Li que Mulan est partie.
Fa Zhou en a la confirmation en trouvant le peigne et en constatant que son armure n’est plus là.
Sa femme lui demande de ramener Mulan, elle pourrait se faire tuer à la guerre mais son mari lui rappelle que s’il la dénonce, elle sera mise à mort.

Grand-mère Fa prie les ancêtres de protéger Mulan. À cet instant, dans le temple consacré aux ancêtres, l’encens s’éteint, les lettres des stèles s’allument : le Grand Ancêtre se réveille et appelle Mushu.
Mushu est un petit dragon rouge : en Chine, la couleur rouge porte chance et le dragon représente la noblesse, la sagesse et la puissance, les dragons étaient au centre de la culture chinoise.

Une fois réveillé, Mushu demande au Grand Ancêtre quel mortel demande sa protection.
Mushu est un être bruyant, agité, blagueur et au langage anachronique. Il a pour gros défaut de ne penser qu’à ses intérêts personnels et de prodiguer de mauvais conseils (mais ils ont finalement été aidants, et quand cela se termine mal, Mushu se rattrape toujours en sauvant la situation).

Le Grand Ancêtre rappelle à Mushu que ce sont les gardiens qui protègent la famille et Mushu, qui a été rétrogradé, est affecté au gong qu’il doit sonner pour réveiller les ancêtres.
Mushu sonne donc le gong et réveille tous les ancêtres.

Une ancêtre s’exclame que cette Mulan ne cause que des ennuis depuis sa naissance, une autre plus sage dit qu’elle veut simplement aider son vieux père.
Il faut choisir un gardien pour ramener Mulan saine et sauve : un ancêtre veut choisir le plus rusé, un autre le plus rapide (agile en VO), un autre le plus avisé (sage en VO).
Le Grand Ancêtre leur ordonne de faire silence, il leur dit qu’il faut envoyer le plus puissant de tous.
Mushu croit qu’il parle de lui, tous les ancêtres explosent de rire.
Le Grand Ancêtre lui dit qu’il a déjà eu sa chance pour protéger la famille Fa : ses mauvais conseils ont conduit Fa Deng au désastre (il s’est retrouvé la tête coupée).
Le Grand Ancêtre ajoute qu’il faut un vrai dragon pour ramener Mulan et il ordonne à Mushu de réveiller le grand dragon de pierre.

Mushu aimerait avoir une seconde chance, il tente de réveiller le grand dragon de pierre qui reste sourd à ses appels et pitreries.
Il cogne le gong contre l’oreille du dragon qui s’arrache puis c’est tout le corps du dragon qui s’effondre, il n’en reste que la tête.
Mushu a peur de subir les foudres des ancêtres. Le Grand Ancêtre demande au grand dragon de pierre s’il est réveillé. Mushu décide de prendre sa place, il soulève péniblement la tête du dragon pour que le Grand Ancêtre la voit et il lui crie qu’il part chercher Mulan.
Croyant s’adresser au grand dragon, le Grand Ancêtre lui dit que le sort de la famille Fa repose entre ses griffes.

Mushu ne sait pas quoi faire, il se dit que tout est la faute de Miss Mâle (Melle Superman en VO) qui a décidé de jouer les travestis.
Cri-Kee vient à Mushu pour lui proposer d’aller chercher Mulan.
Mushu refuse immédiatement mais rapidement, il se dit qu’aller la chercher serait un moyen de lui faire retrouver sa place d’honneur (comme je l’ai dit, Mushu pense avant tout à ses intérêts personnels). Il veut faire de Mulan un héros de guerre pour que les ancêtres le supplient de reprendre son ancien poste (gardien).
Mushu part en courant pour rejoindre Mulan, Cri-Kee le suit et pour que Mushu accepte qu’il l’accompagne, il lui certifie être un porte-bonheur. Les deux nouveaux compagnons partent ainsi rejoindre Mulan.
Cri-Kee n’est pas doué de la parole mais Mushu comprend son langage.


Pendant ce temps, les Huns réduisent tout à feu et à sang sur leur passage.
En route, Shan-Yu détecte la présence de deux éclaireurs impériaux. Il s’avance vers eux de façon menaçante en les fixant de ses yeux aussi jaunes et cruels que ceux de son faucon.
Il soulève l’un d’eux par le cou en lui disant qu’en construisant sa muraille, l’Empereur a voulu défier la puissance de Shan-Yu, alors il vient relever son défi.
Il menace l’homme de son arme puis le jette au sol en lui ordonnant, à lui ainsi qu’à son compagnon, de dire à l’Empereur d’envoyer sa plus puissante armée, il est prêt à l’affronter.

Les deux éclaireurs impériaux détalent à toute vitesse. Shan-Yu demande à sa troupe combien d’hommes faut-il pour envoyer un message ? (Pour leur faire comprendre qu’il faut en tuer un). L’un de ses hommes lui répond « Un » et décoche aussitôt une flèche meurtrière.


Avant de se rendre au camp, Mulan s’exerce devant Khan à faire une voix d’homme et à se comporter comme tel, sans savoir comment doit se comporter un homme.
Mulan dit qu’il faudrait un miracle pour qu’on l’engage dans l’armée.
Mushu en profite pour faire une apparition remarquée : son ombre géante apparait sur un grand rocher grâce à Cri-Kee qui attise les flammes permettant de faire refléter l’ombre de Mushu.
Il lui annonce qu’il a été envoyé par ses ancêtres pour la guider et lui rappelle que si l’on découvre qu’elle est une fille sa sentence sera la mort.
Mulan lui demande qui est-il ? Il lui répond qu’il est le gardien des âmes perdues, il est le puissant, l’indestructible Mushu. C’est en prononçant ces derniers mots qu’il apparait.
Mulan est très étonnée de ne voir qu’un simple tout petit dragon.
Elle lui dit : « Mes ancêtres ont envoyé un petit lézard pour me sauver (me protéger en VO) ? »
Mushu est vexé et rectifie : « Un dragon ! Y’a pas de lézard ! »
Mulan est étonnée que ce soit un dragon-nain. Ayant le sens de l’humour en toutes circonstances, Mushu lui répond que c’est moins encombrant pour voyager. Il ajoute que s’il avait sa vraie taille, cette vache (c'est-à-dire Khan) mourrait de peur.
Il s’adresse à Khan en lui disant : « Couché la noiraude ! » (en VO : « Couché la laitière ! »)

Mushu dit à Mulan qu’il est doté de pouvoirs extraordinaires qui dépassent l’imagination, il prétend que ses yeux peuvent voir à travers son armure. Mulan le gifle aussitôt, Mushu lui affirme qu’elle jette le déshonneur sur sa famille. Mulan s’excuse sincèrement, elle lui explique qu’elle est nerveuse.
Mushu lui demande d’avoir confiance en lui et ils partent en direction du camp (On peut noter, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, l’anachronisme du langage de Mushu : « On s’arrache la vache ! »).

Mushu prodigue des conseils erronés à Mulan en lui prétendant que c’est de la sorte qu’un homme doit se comporter :
Il lui demande de redresser les épaules, sortir la poitrine, écarter les pieds, lever la tête.
Mulan entre ainsi dans le camp Wu Zhong en adoptant une démarche ridicule à cause de Mushu.
Elle passe à côté de certains hommes qui se décrottent le nez et se retirent les ongles des pieds avec des baguettes. Mulan les trouve dégoutants mais Mushu lui affirme qu’il est normal qu’un homme se comporte ainsi.

Mushu lui demande d’observer les hommes pour se comporter comme eux :
L’un deux est petit et trapu, l’œil au beurre noir pour marquer le fait que c’est un bagarreur, il s’appelle Yao.
Un autre est maigre et plaisantin, il s’appelle Ling.
Mushu conseille à Mulan de se montrer dure comme Yao. Mulan le regarde et le voit cracher au sol de façon répugnante. Il lui demande de façon agressive : « Qu’est-ce-que tu regardes toi ? » Mushu conseille alors à Mulan de cogner Yao, il lui dit que c’est comme cela qu’ils se disent bonjour (alors que c’est totalement faux).
Mulan obéit et assène un coup de poing à Yao qui tombe sur le ventre de son ami Chien-Po, un homme très grand et obèse. Il est doté d’une puissance impressionnante et d’un caractère calme et doux, c’est un adepte du zen.

Mushu rajoute une couche de mauvais conseils en incitant Mulan à taper Yao dans les fesses, il lui prétend que les hommes aiment énormément cela.
Mulan lui obéit, Yao est sur le point de la cogner mais Chien-Po l’en empêche en le soulevant. Il lui conseille de se relaxer et de chanter avec lui.

Chien-Po redépose Yao au sol qui dit à Mulan : « Tu nous fais perdre notre temps blanc bec (vermisseau en VO) ! »
Mulan s’en détourne, mais Mushu le traite de nouille molle. Croyant que c’est Mulan qui l’a insulté, Yao le saisit violemment mais Mulan se baisse : c’est donc Ling qui se reçoit tous les coups de poing de Yao.
S’ensuit alors une bagarre entre Ling et Yao.
Mulan en profite pour s’éloigner d’eux mais Ling le remarque et alerte ses amis.
Yao et Ling courent après Mulan et Chien-Po les suit, mais ils se stoppent net face à la file d’hommes qui font la queue pour déjeuner.
Le gros ventre de Chien-Po percute Ling qui tombe sur Yao et tous les hommes en file tombent les uns sur les autres en renversant tous leurs bols de riz.

Les mauvais conseils de Mushu ont provoqué une bagarre mais grâce à lui, elle a fait connaissance avec ses trois futurs meilleurs compagnons et amis.

Au camp, Chi Fu pénètre dans la tente dans laquelle le général Li donne des instructions détaillées à son fils Li Shang au sujet des Huns et des endroits où ils ont frappé.
Il prévient son fils qu’il conduira ses troupes à Tung Shao et qu’il arrêtera Shan-Yu avant qu’il ne détruise un village.
Chi Fu félicite le général pour son excellente stratégie.
Le général Li ordonne à Shang de rester dans ce camp pour y entrainer les nouvelles recrues ; quand Chi Fu lui en donnera l’ordre, il les rejoindra.
Sur ce, le général Li tend à Shang une épée en le nommant Capitaine.
Chi Fu est mécontent que Shang obtienne un poste si haut placé.
Le général Li rappelle que Shang est le numéro 1 de sa classe, il est expert en techniques de guerre, il est dans la continuité d’un lignage militaire remarquable. Il est certain que Shang fera un excellent travail.
Shang est heureux et honoré par cette responsabilité ; professionnel, il vouvoie son père dans ces circonstances.
Avant de partir, son père lui dit qu’ils fêteront la victoire de la Chine au Palais Impérial.
Il compte sur Chi Fu pour lui envoyer un rapport complet dans trois semaines.
En regardant Shang, Chi-Fu dit qu’il n’omettra aucun détail. Puis il sort de la tente pour rejoindre le général Li.

Seul dans la tente, Shang est fier et heureux d’être le commandant de « la plus grande troupe de tous les temps ». Il est chargé d’une lourde responsabilité, il veut bien faire et rendre son père fier de lui (ce qui parallèle avec Mulan qui veut rendre son père fier d’elle).
Mais en sortant, il découvre une bagarre générale entre tous les hommes, excepté Chien-Po qui mange paisiblement du riz.
Le général Li part après avoir dit bonne chance au capitaine. Shang souhaite à son tour bonne chance à son père en le regardant partir sans savoir que c’est la dernière fois qu’il l’a vu.

Chi Fu et Shang regardent tous ces hommes se battre et Chi Fu provoque Shang en lui faisant bien comprendre qu’il est prêt à prendre note, pensant que Shang est incapable de surmonter cette situation.
Shang s’écrie : « Soldats !» Aussitôt tous les hommes cessent de se battre (excepté Yao qui assène un dernier coup de poing à son voisin) et font silence, ils s’écartent laissant montrer Mulan au sol se cachant le visage pour se protéger. Ils s’écrient en chœur : « C’est lui qui a commencé ! »

Shang s’avance près de Mulan qui se lève rapidement. Il approche son visage de ce soldat en lui disant qu’il interdit à quiconque de semer le trouble dans son camp.
Mulan lui répond qu’elle est désolée, mais elle change rapidement sa voix pour la masculiniser et essaie de se comporter en homme.
Ayant toujours à l’esprit les mauvais conseils de Mushu sur la masculinité, elle lui donne un coup familier sur le bras et met ces dégâts sur le compte de ses pulsions viriles.
Shang lui coupe la parole et lui demande son nom. Prise au dépourvu, Mulan ne sait quel nom inventer.
Voyant qu’il ne répond pas, Chi Fu intervient pour lui dire que son officier commandant lui a posé une question.
Mushu lui souffle Ling, Mulan lui répond qu’il s’appelle Ling (en parlant de Ling qui se trouve derrière eux). Croyant qu’elle s’adresse à lui, Shang lui dit qu’il sait comment il s’appelle, il veut son nom !
Mushu dit ensuite Atchoum. Mulan le répète et Mushu éclate de rire car il venait d’éternuer.
Mulan reproche à Mushu son attitude en lui disant d’un ton réprobateur : « Mushu ! »
Shang croit donc que ce soldat s’appelle Mushu mais Mulan lui dit qu’elle ne s’appelle pas comme cela.
Shang perd patience, il lui crie quel est son nom ! Mushu souffle le prénom Ping, c’était son meilleur ami.
Mulan affirme que son nom est Ping mais Mushu regrette de lui avoir soufflé ce nom se souvenant que Ping lui avait « piqué sa copine ».

Shang demande à Ping de lui montrer son avis de conscription.
En lisant qu’il est au nom de Fa Zhou, Shang et Chi Fu sont étonnés. Chi Fu dit qu’il ignorait que Fa Zhou avait un fils.
Ping affirme que son père ne parle presque jamais de lui puis il se met à essayer de cracher mais son crachat peine à quitter sa bouche. Yao, Ling et Chien-Po en rient.
Chi Fu pense que Ping est un simplet.

Shang annonce à ses hommes qu’à cause de Ping, ils passeront la soirée à ramasser le moindre grain de riz qu’ils trouveront et demain, le vrai travail commencera.
Cette annonce renforce l’animosité de Ling et Yao envers Ping.

Mulan passe la nuit seule dans une tente isolée à l’extérieur du camp, et gardée par Khan.
Cri-Kee dort dans l’une de ses chaussures. Le lendemain, Mushu le saisit, lui tourne ses ailes et le lâche pour qu’il émette un son tel un réveil.
Mushu dit à Mulan de se réveiller, lui ôte le drap, son petit-déjeuner est prêt !
Il a revêtu un tablier et se met dans le rôle d’une maman : il fait manger Mulan en lui conseillant d’être gentille avec les autres enfants sauf si l’un d’eux veut se battre, là elle doit « lui botter les fesses ».
Il lui demande de lui faire peur, Mulan rugit, Mushu est satisfait et il lui attache ses cheveux.
Khan les prévient que la troupe a disparu, Mulan se hâte de s’habiller et sort la rejoindre.
Mushu qui est toujours dans la peau d’une maman s’exclame la larme à l’œil : « Mon petit bébé qui part massacrer les barbares ! » Il se retient de pleurer et Cri-Kee le console.

Lorsque Ping arrive, Ling se moque de ce nouvel ami qui a fait la grasse matinée. Yao est sur le point de lui assener un coup de poing mais la voix de Shang l’en empêche : il appelle les soldats à se mettre en place.
En enlevant son kimono, il se met torse nu, il leur explique qu’ils devront se rassembler en silence et chaque matin ; quiconque agira différemment aura affaire à lui.
Mulan le regarde, elle est séduite par la personnalité de Shang et par son physique avantageux.

Shang décoche une flèche en haut d’un poteau. Il est demandé à Yao d’aller la décrocher avec un lourd disque de bronze attaché à chaque poignet : l’un représente la discipline, l’autre représente la force. Shang explique qu’il faut avoir les deux pour atteindre la flèche.
Yao échoue ainsi que tous les autres soldats.
Shang se dit qu’ils ont un long chemin à faire. Il lance plusieurs bâtons que tous les soldats se remettent, Yao en profite pour faire tomber Ping avant de lui remettre le bâton.
Les soldats suivent les entrainements vigoureux et intensifs de Shang.

Shang se met à chanter ‘‘Comme un homme’’. Son équipe est faible, mais Shang s’engage à faire d’eux de vrais hommes.
Il leur montre tout d’abord son excellente technique de combat.
Pendant l’entrainement de combat au bâton, Ling place un insecte dans le kimono de Ping qui s’agite dans tous les sens avec son bâton, mettant au sol tous les hommes autour d’elle.
Shang la saisit par le col, Mushu veut aller prendre la défense de son amie mais Cri-Kee le retient.

Prochain entrainement : lancer trois pommes, décocher trois flèches pour fixer les pommes dans les cibles dessinées sur un arbre.
Aucun homme ne réussit ; alors que Ping est sur le point de décocher sa flèche, Mushu procède à la tricherie en plaçant la pomme au bout de la flèche.
Shang surprend Ping croyant à tort qu’il essayait de tricher.

Prochain entrainement : se situer au bord d’un précipice, seau d’eau sur la tête et repousser à l’aide d’un bâton toutes les pierres lancées.
Shang réussit parfaitement l’exercice qu’il montre en exemple.
Au tour de Ping de tester l’exercice : Yao, Ling et Chien-Po vont lui lancer des pierres. Yao et Ling sont contents de pouvoir tenir là l’occasion de se venger.
En esquivant des pierres, Ping/Mulan se baisse et reçoit le seau sur la tête. Malgré ce handicap, elle parvient à renvoyer une pierre. Shang détecte que ce soldat a du potentiel.

Prochain entrainement : attraper des poissons dans la rivière rien qu’avec les mains en un coup précis et rapide.
Mulan/Ping s’y essaie et attrape le pied de Yao.

Prochain entrainement : courir en esquivant les attaques de flèches enflammées.
Yao n’y parvient pas.

Prochain entrainement : casser une brique avec sa tête.
Ling n’y parvient pas.

Prochain entrainement : combattre face à Shang à mains nues.
Mulan/Ping ne parvient pas à prendre le dessus et reçoit un coup à l’œil droit, elle se retrouve avec un œil au beurre noir.

Prochain entrainement : sauter de poteau en poteau au-dessus de l’eau.
Chien-Po n’y parvient pas.

Prochain entrainement : allumer des fusées et atteindre sa cible.
Aucun homme n’y parvient.
Ling fait exprès de faire tomber l’appui de la fusée de Mulan/Ping. Sa trajectoire s’en retrouve déviée, elle atterrit dans la tente de Chi Fu qui explose.

Prochain entrainement : porter de lourds poids accrochés à un bâton que les soldats maintiennent sur leur nuque et leurs épaules.
Ping s’effondre, Shang vient à son aide : il prend son bâton, le place par-dessus celui qu’il tient déjà et part en courant pour rejoindre le reste des hommes.

Les jours passent et Shang est très déçu par la faiblesse de ses hommes.
Mulan veut lui prouver qu’elle n’est pas faible et qu’elle est capable de réussir.
Déterminée, elle attache un disque de bronze à chaque poignet : l’un représente la discipline, l’autre représente la force. Elle entreprend ainsi de monter au poteau et réussit à atteindre le sommet grâce à sa force mentale, sa volonté et le fruit de ses entrainements intensifs.
Tous les soldats sont impressionnés par sa performance ; Yao, Ling et Chien-Po tiennent Ping en respect. À partir de cet instant, leur animosité envers Ping s’est évanouie.
Lorsque Shang sort de sa tente au matin, Ping lui lance la flèche près de lui.
Shang lève la tête et voit Ping assis au sommet du poteau qui lui sourit, il est acclamé par ses camarades. Shang est très fier de ce soldat :

 



Les efforts de Shang et de ses soldats ont payé, tous les hommes réussissent parfaitement chaque épreuve, le changement est radical :
- Ils arrivent à lancer des pommes, décocher les flèches et fixer parfaitement chaque pomme dans les cibles dessinées sur un arbre.
- Mulan parvient à porter de lourds poids accrochés à un bâton maintenu sur sa nuque et ses épaules. Elle est à la tête du groupe et elle court, Shang la suit en souriant suivi des autres soldats.
- Lors de son combat à mains nues contre Shang, Mulan/Ping parvient à le battre. Shang est très fier de son soldat.
- Chien-Po parvient avec aisance et agilité à sauter de poteau en poteau au-dessus de l’eau.
- Shang lance plusieurs bâtons que tous les soldats se remettent, Yao tend à Ping son bâton en lui adressant un sourire amical.
- Yao parvient à courir en esquivant les attaques de flèches enflammées.
- Ling réussit à casser une brique avec sa tête.
- Mulan réussit à attraper plusieurs poissons dans la rivière rien qu’avec les mains en un coup précis et rapide.
- Tous les hommes réussissent à allumer des fusées et atteindre leur cible.
- Tous les hommes sont en accord parfait lors des répétitions des techniques de combat au bâton.

 

Shang est un excellent capitaine qui a réussi à faire de ces hommes faibles, inexpérimentés et dissipés des soldats forts, puissants, disciplinés, maitrisant les techniques de combat et de guerre.


Shan-Yu se trouve au-dessus d’un arbre. Son faucon le rejoint et lui apporte une poupée appartenant à une petite-fille d’un village du camp ennemi.
Shan-Yu la jette à ses hommes pour qu’ils détectent de quel village s’agit-il précisément : l’un de ses hommes détecte de la résine de sapin noir des hautes montagnes, un autre trouve sur la poupée du crin de cheval provenant d’un étalon impérial, un autre homme sent du soufre provenant de leurs canons.
Grâce à ces indications, Shan-Yu comprend que cette poupée vient d’un village de la vallée de Tung Shao.
Effectivement, le général Li avait bien précisé à son fils qu’il comptait conduire ses troupes à Tung Shao et arrêter Shan-Yu avant qu’il ne détruise un village.
Shan-Yu veut rejoindre ce village pour détruire tous ses habitants et l’armée impériale qui s’y trouve.


Mulan se baigne dans le lac pendant que Mushu fait le guet mais Yao, Ling et Chien-Po se jettent dans le lac.
Ping/Mulan veut filer au plus vite mais Ling lui demande de revenir. Il nage jusqu’à Ping en lui disant qu’il sait qu’ils se sont conduits avec lui comme des imbéciles et il lui tend la main pour de nouvelles présentations, afin de repartir à zéro.
Chien-Po vient à côté de Ping pour se présenter à son tour mais Yao se dresse sur un rocher pour se présenter en tant que roi des costauds. Mulan ne le regarde pas, elle se cache les yeux, car il est nu.
Ling veut se battre avec Yao dans l’eau et être aidé de Ping.
Ping préfère s’en aller mais Ling le tire par le bras pour le retenir.
Pour sortir Mulan de cet ennui, Mushu mord une fesse de Ling. Mushu sort ensuite de l’eau en crachant et disant qu’il a mauvais goût.
Croyant avoir vu un serpent, Ling prend la fuite, ce qui permet à Mulan de partir. Elle siffle Khan qui la rejoint immédiatement : Mulan peut sortir de l’eau, elle marche près de Khan qui cache sa nudité aux yeux des autres.
Quant à Mushu, il se brosse les dents, écœuré d’avoir mordu une fesse.
Mulan dit qu’elle ne veut plus jamais voir un homme nu de sa vie. À cet instant, sous ses yeux, tous les soldats se précipitent nus pour sauter dans le lac.

Ce soir-là, Chi Fu affirme à Shang que ses troupes ne sont pas prêtes à se battre, il assure qu’ils ne tiendraient pas une minute en face des Huns.
Shang lui répond que ses troupes ont terminé leur instruction. Chi Fu lui manque de respect en lui disant : « Ces gamins ne sont pas plus faits pour être soldats que vous pour être capitaine. »
Chi Fu a dressé un rapport péjoratif pour le général afin que les troupes de Shang ne combattent pas.
Chi Fu ajoute que le général est peut-être le père de Shang mais lui est le Conseiller de l’Empereur et il ne doit ce poste qu’à lui seul.
Chi Fu croit à tort que Shang a obtenu son poste parce qu’il est le fils du général ; or, c’est complètement faux : Shang a obtenu ce poste pour ses qualités avérées, c’est un excellent capitaine qui, comme expliqué plus haut, est parvenu à faire d’hommes indisciplinés et incompétents des soldats aguerris et puissants.

Shang sort de la tente, vexé, en colère et blessé. Ping a tout entendu, elle lui propose de l’aider à le cogner puis lui dit : « Je crois que vous êtes un grand capitaine. »
Shang qui continuait sa route se stoppe un instant et lui adresse un signe de tête pour le remercier, il a été touché par la remarque sincère et réconfortante de Ping.

Mushu a parfaitement compris que Mulan est tombée amoureuse de Shang. Mulan nie mais elle est bien consciente de ses sentiments ; Mushu lui ordonne d’un ton paternel de retourner sous sa tente.

Même si son but est égoïste, Mushu va venir en aide à Shang : il attend que Chi Fu sorte prendre son bain.
Il est à noter que Chi Fu est un homme efféminé, peureux et absolument pas viril : il est tout le contraire de ce qu’exige la société chinoise féodale.
Chi Fu porte une serviette enroulée jusqu’en haut de la poitrine, des pantoufles, un bonnet de bain, et s’en va en chantonnant.
Mushu en profite pour pénétrer dans sa tente accompagné de Cri-Kee. Il se sert de Cri-Kee pour qu’il écrive une lettre : il trempe ses pattes dans l’encre et sautille sur une feuille pour écrire.
Pour rendre cette scène comique, le son de ses pattes sur le papier est similaire à celui produit par le télégraphe.
Mushu n’est pas satisfait par ce que Cri-Kee a écrit : c’est une lettre signée du général Li qui demande à son fils de venir lui prêter main forte.
Mushu lui reproche de ne pas avoir assez fait ressortir le caractère urgent. Cri-Kee écrit aussitôt une autre lettre, Mushu est satisfait. Il veut se servir de Khan pour son plan mais ce dernier n’est pas coopératif alors Mushu se rabat sur une autre idée.

Pendant ce temps, Chi Fu a subi les moqueries de l’armée dans l’eau, ils lui ont arraché une pantoufle et ont ri de lui parce qu’il crie comme une fille.
En sortant de l’eau, Chi Fu affirme qu’il ne crie pas comme une fille, mais ses paroles sont démenties par le cri de fille qu’il émet en voyant un panda lui manger la pantoufle qu’il tient à la main.
Mushu a placé sur un panda une construction habile constituée d’une armure de soldat bourrée de paille qu’il manœuvre à l’aide de bâtons. Il tend à Chi Fu un message de la part du général Li.
Chi Fu s’approche du casque du soldat pour le regarder dans les yeux et lui demander qui est-il. C’est Cri-Kee qui se trouve dans le casque du soldat pour lui donner un air plus humain.
Mushu répond qu’ils sont en guerre, ils n’ont pas le temps pour ces stupides questions, puis il s’en va.

Après avoir lu la lettre, Chi Fu en alerte aussitôt le capitaine Shang en lui disant qu’il a reçu un message urgent du général : on les demande sur le front.

Les troupes de Shang partent au petit matin pour rejoindre Tung Shao ; en route, ils chantent : ‘‘Une Belle Fille à Aimer’’.
Ling imagine la femme idéale avec un teint pâle et des yeux tels des étoiles (je reprends les paroles de la VO).
Yao veut que sa future femme soit émerveillée par sa force et ses blessures de combat, qu’elle voit en lui un héros.
Chien-Po n’est pas sensible à l’apparence physique, il souhaite avoir une femme douée en cuisine.
Les soldats passent près de femmes ; au passage de Ping, Mushu siffle les femmes.
Mulan/Ping est très gênée car toutes les femmes pensent que c’est lui l’auteur et elles en rient.

Dans son manteau de fourrure, le célibataire Chi Fu affirme qu’une femme l’attend depuis quarante ans. Yao souffle à Ping que depuis tout ce temps, la femme n’a sûrement plus toutes ses dents (en VO, il dit que la seule femme à qui Chi Fu puisse plaire, c’est à sa mère).

L’humeur joyeuse des soldats s’évanouit à l’instant même où ils arrivent au point de rencontre de Tung Shao : le village a été réduit à feu et à sang.
Il ne reste plus rien du tout, Shang demande à ses troupes de rechercher les survivants. Les hommes se dispersent.
Mulan trouve la poupée de la petite-fille que Shan-Yu avait en mains (c’est pour faire comprendre au spectateur que c’est ce village que Shan-Yu a rejoint pour détruire les villageois et l’armée impériale).
Shang rejoint Ping, il est très inquiet car il ne trouve pas son père, c’était leur point de rendez-vous.
Chi Fu appelle alors Shang pour lui montrer l’horreur : l’armée entière gise sur la neige, elle a été tuée par les Huns. Il ne reste aucun survivant.
Chien-Po apporte au capitaine le casque du général Li. Shang a un terrible choc, il ne peut pas pleurer, il s’isole immédiatement pour honorer la mémoire de son père et l’enterrer à sa manière : il plante son épée dans la neige, s’agenouille, dépose sur l’épée le casque de son père et s’incline.
Mulan le regarde, compatissante, elle est très affectée par sa douleur. Elle le rejoint pour lui présenter ses condoléances. Shang dépose une main sur son épaule pour lui manifester sa reconnaissance.
Shang reprend rapidement courage et dit à ses hommes qu’ils doivent rattraper les Huns, ils doivent passer par le col de Tung Shao, ils sont les seuls hommes qui restent pour défendre le pays, ils sont le dernier espoir de l’Empereur.
Avant de partir, Mulan dépose la poupée de la petite-fille près de l’épée et prie pour elle.

 

La troupe progresse silencieusement sur la neige mais Mushu commet une grave erreur : il lance, sans le faire exprès, une fusée.
Shang est furieux : leur position a été signalée à l’ennemi. Shang reçoit aussitôt une flèche sur son armure mais il n’est pas blessé.
Des centaines de flèches enflammées s’abattent dans la neige, Shang crie à ses hommes de se mettre à couvert.
Shang ordonne à ses hommes de sauver les fusées. Ils se mettent en position pour faire feu sur l’ennemi. Quant au lâche Chi Fu, il se cache terrifié sous un rocher.
Tout d’un coup, le silence est total, les Huns n’attaquent plus. La troupe de Shang n’a plus qu’une seule fusée.

La fumée des canons se dissipe et laisse apparaitre Shan-Yu sur son cheval en haut de la montagne, accompagné de tous ses hommes, son armée est au grand complet, nombreuse et puissante.
Toute l’armée dévale la montagne au galop pour massacrer le reste des soldats de l’Empereur.
Les soldats de Shang se positionnent et brandissent leurs épées pour se préparer à se défendre, Shang leur dit que s’ils meurent ce sera dans l’honneur.

Shang demande à Yao de pointer la fusée sur Shan-Yu.
Mulan se trouve derrière Yao ; sur son épée, se reflète le sommet d’une montagne enneigée et une idée stratégique germe aussitôt dans son esprit vif et intelligent :
Mulan s’empare de la fusée de Yao et part au devant au pas de course, Shang lui crie d’arrêter et Shan-Yu arrive dangereusement.
Mulan positionne la fusée pour la lancer précisément sur le sommet de la montagne, elle allume la mèche mais le faucon de Shan-Yu la percute.
Yao s’écrie qu’il faut aider Ping ! Yao, Ling et Chien-Po courent pour venir à son secours.
Mulan recherche désespérément la pierre pour allumer la mèche mais ne la trouve pas, Shan-Yu se rapproche, il est tout près d’elle.
Mulan a alors l’idée de se servir de Mushu pour allumer la mèche, elle lui fait cracher du feu et la fusée décolle : l’explosion produite fait reculer Shan-Yu.
La fusée atteint sa cible, le sommet de la montagne explose et provoque une immense avalanche.
Shan-Yu voit son armée prise au piège et ses hommes s’effondrer en masse ; enragé, il assène un violent coup d’épée à Ping.

Malgré sa blessure, Mulan part en courant poussée par son envie de sauver sa vie ainsi que celle de ses compagnons : elle attrape Shang et court avec lui.

 

Yao, Ling et Chien-Po qui accourraient pour secourir Ping font vite demi-tour en voyant que l’avalanche fonce droit sur eux.
Quant à Shan-Yu, il est englouti par l’avalanche.
Khan vient au secours de Mulan, quelques soldats se cachent derrière un rocher pour éviter d’être emportés par l’avalanche qui se déverse dans le précipice.

Se déplaçant sur la neige rapidement dans une coupole, Mushu retrouve Cri-Kee et le saisit en lui disant que c’est un sacré petit veinard.
Khan parvient à évoluer dans l’avalanche mais Shang est emporté : Mulan le secourt en le plaçant sur son cheval.
Chien-Po a placé Ling sur ses épaules, et Yao se dresse sur celles de Ling pour repérer Ping : il lance une flèche dans sa direction. Une corde est fixée à la flèche afin de pouvoir sauver Ping et Shang en les tirant ; mais Yao perd la corde.
Mushu rejoint Mulan et lui apporte Cri-Kee ; à cet instant la flèche et la corde arrivent près d’elle. Mulan saisit la corde et l’attache à Khan.
Le danger est imminent : Khan tombe dans le vide, emporté par l’avalanche qui les précipite dans sa chute. Mulan décoche une flèche in extremis qui atterrit dans les mains de Yao qui justement était en train de dire qu’il tenait leur vie juste au bout de ses doigts.
Tous les hommes tirent sur la corde, mais ils sont en grande difficulté.
Dans cette scène surréaliste, Chien-Po saisit tous les hommes, les soulève et Yao tire sur la corde, ce qui permet de faire remonter Khan, Ping et Shang.

Shang dit à Ping qu’il est l’homme le plus fou de tout l’Empire et c’est pour cela qu’il lui doit la vie ; à partir d’aujourd’hui, il lui accorde sa confiance.
Tous les hommes acclament Ping, le plus brave des soldats qui a anéanti l’armée des Huns.
Mais la blessure de Ping/Mulan se réveille, Shang appelle des secours. Ping est en train de perdre connaissance, Shang lui dit « Courage » (« Tiens bon » en VO).

Alors que Ping se fait soigner, Shang, Yao, Ling et Chien-Po sont extrêmement inquiets.
En sortant, le médecin annonce à Shang que Ping est hors de danger mais que c’est une femme.
Shang entre dans la tente. En se relevant, Mulan a un bandage qui lui couvre également la poitrine. Shang comprend que c’est bien une femme.
Mulan relève le drap pour se cacher et lui assure qu’elle peut tout lui expliquer.
Shang est profondément déçu, Chi Fu surgit, Shang sort de la tente.

Chi Fu sort de la tente en tirant Mulan à la vue de tous, il l’humilie devant tous les hommes en arrachant son ruban des cheveux et en la jetant au sol. Il s’écrie que c’est une femme et l’insulte de vipère et de traitresse.
Mulan ne se laisse pas faire, elle le regarde et lui dit : « Mon nom est Mulan ! »
Elle s’adresse ensuite à Shang et lui dit qu’elle a fait cela pour sauver son père ; Shang a une réaction montrant qu’il est touché mais il reste profondément déçu.
Chi Fu crie à la haute trahison mais Mulan dit à Shang qu’elle ne croyait pas que cela irait aussi loin.
Chi Fu approche son visage de Mulan en disant qu’elle a commis l’ultime déshonneur.
Mulan affirme à Shang que c’était le seul moyen, elle le conjure de la croire.
Chi Fu incite Shang à appliquer la sentence. Ce dernier saisit l’épée de Mulan et s’avance vers elle, agenouillée dans la neige.
Khan veut aider Mulan mais Chi Fu ordonne à ce qu’il soit retenu. Mushu et Cri-Kee sont affolés. Chien-Po, Yao et Ling courent pour empêcher Shang de tuer Mulan mais Chi Fu les stoppe en leur disant que telle est la loi.
Mulan baisse la tête, prête à subir ce châtiment mais Shang jette l’épée devant sa tête en disant : « Une vie pour une vie. Ma dette est payée. »

 

Shang n’aurait pas eu le cœur à la tuer, mais le fait qu’elle l’ait sauvé lui permet de contourner la loi pour la laisser en vie.
Il ordonne à sa troupe de se bouger ; Chi Fu proteste mais voyant la colère de Shang, il se plie à ses ordres.

Mulan a été abandonnée seule dans la neige en compagnie de Khan, Mushu et Cri-Kee. Elle s’est rhabillée et Khan la recouvre d’une couverture dans laquelle Cri-Kee court se blottir.
Mushu se dit qu’il était à deux doigts d’impressionner les ancêtres et de retrouver sa situation.
Il plante un ravioli pour tenter de le cuire dans le minuscule feu allumé par Cri-Kee.

Mulan se dit qu’elle n’aurait jamais dû quitter la maison. Mushu lui dit qu’elle voulait seulement sauver son père, elle ignorait qu’elle le déshonorerait lui et ses ancêtres.
Mulan se demande si elle ne l’a pas fait pour se prouver qu’elle vaut quelque chose.
Elle se regarde dans le casque en se disant que lorsqu’elle a regardé dans le miroir, elle a cru voir quelqu’un de bien mais elle se dit qu’elle avait tort.
Elle jette le casque et se met à pleurer. Mushu est peiné et veut la réconforter, il lui dit qu’il la voit dans le miroir et qu’elle est jolie.
Voyant que Mulan ne retrouve pas le sourire, Mushu lui dit qu’ils sont tous les deux des imposteurs : il se confesse. Il avoue que les ancêtres ne l’ont jamais envoyé ici, ils ne l’aiment pas mais elle s’est déguisée en homme et a risqué sa vie pour les gens qu’elle aime, alors que lui a risqué la vie de Mulan pour la sienne. Il ajoute que les intentions de Mulan étaient bonnes alors que les siennes étaient égoïstes.
Cri-Kee fond en larmes et se confesse à son tour : il ne porte pas bonheur et avoue à Mushu lui avoir menti.
Mulan décide de rentrer chez elle mais elle a terriblement honte de revoir son père car elle sait qu’elle vient de jeter le déshonneur suprême sur sa famille.


Cette scène du miroir fait écho à la scène où Mulan ôtait ses parures en se regardant dans les stèles de ses ancêtres, et en se demandant quand est-ce qu’elle verra dans son reflet celle qu’elle est en vérité.
Mulan cherche à savoir qui elle est vraiment, elle cherche à trouver sa place dans cette société et le miroir lui reflète qui elle est réellement : une fille ardente et courageuse, prête à surmonter d’innombrables dangers pour sauver son père, sa famille, ses amis, et son pays.
Ce reflet n’est simplement pas celui qu’exige cette société chinoise d’une femme ; malgré tout, Mulan parviendra à s’y faire une place, se faire accepter, respecter et honorer pour ce qu’elle est et non pas pour ce qu’elle doit être.


Mushu demande à Mulan de ne pas s’en faire, il lui assure que tout va s’arranger, ils ont commencé tous les deux et ils finiront tous les deux. Mushu la serre contre lui, il lui apporte énormément de baume au cœur.

Non loin d’eux, Shan-Fu sort de la neige, il regarde aux alentours et voit que ses hommes ont tous été engloutis.
Il lance un cri de rage que Mulan entend ainsi que cinq autres de ses hommes qui sortent de la neige et le rejoignent.
Mulan les voit, elle prend son épée et décide de ne pas rentrer chez elle mais d’aller sauver son pays.
Mushu est réticent, Mulan lui demande est-ce qu’ils restent tous les deux ou non ? Mushu est alors partant pour aider Mulan à combattre ces Huns.
Même s’il restera égoïste (c’est un trait de son caractère), il va aider Mulan parce qu’il l’aime et qu’elle est son amie.

Pendant ce temps, une grande fête est organisée à la Cité Impériale, marquée par la danse du dragon et les feux d’artifice.
Les guerriers reviennent couverts d’honneur et qualifiés de grands héros de la Chine.
Mais Shang, Yao, Ling et Chien-Po ne sont pas d’humeur joyeuse. Ils sont attristés, ils pensent à Mulan (Shang pense aussi à son père).

Chevauchant Khan, Mulan arrive et rejoint Shang pour l’avertir que les Huns sont dans la Cité.
Shang lui ordonne de rentrer chez elle. Mulan lui assure qu’elle les a vus dans la montagne, elle lui demande de lui faire confiance. C’est difficile pour Shang de lui accorder de nouveau sa confiance en sachant qu’elle a déjà menti.
Voyant qu’il se montre méfiant, Mulan lui demande pourquoi serait-elle revenue, il a fait confiance à Ping, pourquoi Mulan serait-elle différente ?
Shang ne lui répond pas et continue sa route.
Mulan conseille à ses amis Yao, Ling et Chien-Po de rester sur leurs gardes, elle sait que les Huns sont ici.
Mulan se mêle à la foule dans l’espoir de trouver quelqu’un qui lui fera confiance.

Shang se présente devant l’Empereur qui vient à lui, le gong est sonné, le peuple fait silence.
L’Empereur affirme que la Chine dormira cette nuit en paix, il remercie les braves guerriers. La foule les acclame, Mulan attrape un homme pour lui dire que l’Empereur est en danger mais il la repousse, elle affirme que les Huns sont ici.
Elle va voir un autre homme qui la rejette aussi. Ils sont choqués qu’une femme ose leur parler et poser la main sur eux, cela est indigne d’une femme chinoise à cette époque.
Personne ne l’écoute ! Mushu lui rappelle qu’elle est de nouveau une fille, par conséquent, ce qui est attendu d’une femme, c’est le silence et la soumission.

Shang tend à l’Empereur l’épée de Shan-Yu. L’Empereur lui dit que son père aurait été fier de lui.
Au moment où l’Empereur est sur le point de prendre l’épée, le faucon de Shan-Yu surgit et l’emporte pour la remettre à son maitre qui s’est fondu dans les gargouilles du Palais.
Brusquement, les hommes de Shan-Yu sortent du grand dragon rouge en papier et emportent l’Empereur pour l’enfermer au Palais.
Shang et ses hommes essaient de défoncer la porte mais Mulan arrive, elle sait qu’ils ne pourront pas sauver l’Empereur à temps.

Mulan a une grande qualité qu’ils n’ont pas : elle est stratège et arrive à concocter des plans ingénieux en un rien de temps, uniquement en se fiant à son instinct.
Elle rejoint les soldats et siffle pour les alerter de sa présence : elle leur dit qu’elle a une idée et part en courant pour qu’ils la suivent.
Aussitôt et sans avoir cherché à obtenir le consentement du capitaine, Yao, Ling et Chien-Po courent rejoindre leur amie, prouvant qu’ils ont une totale confiance en elle.

Sur consigne de Mulan, ses trois amis se travestissent en femmes (concubines).
Mulan applique les enseignements de Shang : les quatre amis s’apprêtent à grimper, à l’aide de ceintures-rubans, sur les poteaux pour pénétrer le Palais.
Mais Shang tapote sur l’épaule de Mulan : il les rejoint et lui prouve qu’il lui fait lui aussi confiance. Il va grimper à l’aide de sa cape.

 

Deux Huns amènent l’Empereur au balcon supérieur. Shan-Yu les rejoint et demande à ses deux hommes de garder la porte.
Shan-Yu dit à l’Empereur que sa muraille et son armée sont tombées, il lui ordonne de s’incliner devant lui mais l’Empereur reste digne.

Les cinq hommes de Shan-Yu gardent la porte, Mulan envoie ses trois amis pour les séduire.
Le faucon détecte la présence de Shang et compte alerter les Huns mais Mushu crache du feu sur lui, il se retrouve déplumé.
En utilisant les techniques de combat enseignées par Shang, les trois amis mettent les Huns hors d’état de nuire.
Mulan s’occupe personnellement de l’archer et crie à Shang d’y aller : il a le champ libre pour se rendre au balcon.

Shan-Yu menace l’Empereur de son arme de s’incliner devant lui mais l’Empereur lui répond : « Qu’importe que le vent hurle, la montagne jamais ne ploie devant lui. »
Shan-Yu s’apprête à tuer l’Empereur mais Shang arrive à temps pour l’en empêcher. Il combat Shan-Yu.

Mulan et ses trois amis rejoignent le sommet, Mulan demande à Chien-Po d’emmener l’Empereur : Chien-Po soulève l’Empereur, s’accroche à la ceinture-ruban sur la corde et se laisse glisser tout le long des lampions pour rejoindre la foule. Il est suivi de Yao et Ling.
Shan-Yu est enragé que l’Empereur soit mis hors de danger. Il assomme Shang d’un coup de tête.
Yao appelle Mulan pour qu’elle se laisse glisser aussi jusqu’au sol mais elle ne veut pas abandonner Shang, sur le point de se faire tuer par Shan-Yu.

Vive et intelligente, Mulan prend l’épée de Shan-Yu pour couper la corde, empêchant ainsi l’ennemi de rejoindre la foule et l’Empereur.
La foule acclame l’action de Mulan qui a condamné Shan-Yu. Il en hurle de rage, prend son épée et s’avance sauvagement pour tuer Shang en l’accusant de lui avoir volé sa victoire.
Mulan ôte ses chaussures et en jette une à la tête de Shan-Yu en lui disant que c’est elle qui lui a volé sa victoire ; afin qu’il reconnaisse le visage de Ping, elle tient ses cheveux en arrière.
Reconnaissant effectivement le soldat de la montagne qui a anéanti toute son armée, Shan-Yu entre dans une rage incommensurable et s’avance vers Mulan pour la détruire.
Elle remet rapidement ses chaussures, s’enfuit et bloque la grande porte derrière elle mais Shan-Yu la défonce.
En courant dans le couloir, elle repère par la fenêtre une tour dans laquelle on prépare des feux d’artifice.
Mushu a compris ce que Mulan lui demande et rejoint la tour avec Cri-Kee, sur le dos d’un volatile.

Shan-Yu surgit, Mulan parvient à échapper à toutes ses attaques meurtrières.
Elle s’accroche à un poteau qu’il coupe de son épée. En tombant, le poteau défonce le mur. Mulan se retrouve sur le poteau au-dessus du vide, visible par la foule qui est affolée.

Agile, Mulan parvient à se hisser jusqu’au toit pendant que Mushu effraie les hommes de la tour en charge des feux d’artifice (afin qu’ils fuient et qu’il puisse se servir d’une fusée).
Shan-Yu rejoint Mulan sur le toit, elle n’a qu’un éventail pour se défendre mais grâce à une technique de combat bien assimilée et maitrisée, elle s’en sert pour ôter l’épée de la main de Shan-Yu :
En l’attaquant, il transperce l’éventail, Mulan le referme sur l’épée et la lui arrache.
Elle est en possession de l’épée de Shan-Yu et demande à Mushu s’il est prêt. Ce dernier se trouve au bout du toit derrière Shan-Yu. Mushu a fixé sur son dos une fusée de feu d’artifice que Cri-Kee est chargé d’enflammer avec l’allumette tendue par Mushu.
Shan-Yu s’apprête à se jeter sur Mulan, elle lui assène un coup de pied au visage, le fait chuter et fixe sa cape au toit avec l’épée pour l’empêcher de fuir.
Mushu lance la fusée qui se dirige droit sur Shan-Yu.
Mulan se sauve du toit en emportant Mushu et Cri-Kee.
Shan-Yu atterrit dans la tour et explose en même temps que tous les feux d’artifice :

 

Mulan saute, et s’accroche à un lampion pour descendre rapidement le long de la corde. Elle tombe sur Shang et l’épée de Shan-Yu atterrit à leurs pieds.
Mushu les rejoint en riant et attrapant dans sa main Cri-Kee, il est désormais certain que c’est un criquet veinard.

Chi Fu rejoint Shang, Mulan, Yao, Ling et Chien-Po en se plaignant que Mulan ait délibérément attenté à sa vie, et il dit à Shang que cette créature ne mérite pas d’être protégée.
Shang lui précise que Mulan est un héros mais Chi Fu lui dit qu’elle n’est qu’une femelle, elle ne vaut rien.
Shang le saisit violemment par le col mais l’Empereur met fin à la dispute.
Shang veut prendre la défense de Mulan mais l’Empereur veut lui parler en personne : Mulan s’incline devant lui.
L’air triomphant, Chi Fu se dresse derrière l’Empereur, certain qu’il va sanctionner Mulan.
L’Empereur dit à Mulan qu’il a beaucoup entendu parlé d’elle : elle a volé l’armure de son père, elle s’est enfuie de chez elle, pris l’apparence d’un soldat, elle a abusé son officier-commandant, déshonoré l’armée de Chine, détruit son Palais et elle les a tous sauvés !
Sur ce, il adresse un sourire et s’incline devant elle.
C’est un honneur inestimable que l’Empereur s’incline devant Mulan : à cette période, l’Empereur représente la force suprême, les femmes sont considérées comme des êtres inférieurs aux hommes. En s’inclinant devant Mulan, l’Empereur lui confère l’honneur suprême.
Suivant aveuglément l’Empereur, Chi Fu se prosterne aussitôt devant Mulan.
Shang, Yao, Ling et Chien-Po en font autant, et c’est ensuite le peuple entier qui se prosterne devant Mulan. Khan en fait de même.
Mulan ne s’attendait pas à recevoir un tel honneur.
Mushu, dans son rôle maternel, dit d’une voix volontairement émue : « Mon gentil bébé a tellement grandi qu’il a sauvé la Chine ! »

L’Empereur ordonne à Chi Fu de veiller à ce que Mulan soit faite membre de son Conseil. Chi Fu est mécontent, il assure que le Conseil ne dispose d’aucun poste vacant.
L’Empereur propose donc à Mulan de prendre le poste de Chi Fu. Ce dernier s’en évanouit.
Très respectueusement, Mulan fait comprendre à l’Empereur qu’elle souhaite rentrer chez elle retrouver enfin ceux qu’elle aime.
L’Empereur le comprend parfaitement, il lui offre son médaillon afin que sa famille apprenne ce qu’elle a fait pour lui, et il lui donne l’épée de Shan-Yu pour que le monde sache ce qu’elle a accompli pour la Chine.

 

Mulan a honoré de façon suprême sa famille, elle entre dans la légende de l’historie chinoise.
Spontanée, Mulan saute dans les bras de l’Empereur pour le serrer dans ses bras. L’Empereur n’en revient pas, Mulan n’est décidément pas une fille comme les autres.
L’Empereur en sourit de tendresse ainsi que ses trois amis et Shang.
Mulan et ses trois amis se serrent ensuite tendrement dans les bras et Chien-Po les soulève de sa force prodigieuse pour les serrer contre lui.
Yao, qui est pourtant un vrai dur, en verse une larme.
Mulan vient à Shang, il ne sait pas quoi lui dire, il est gêné. Il lui dit qu’elle s’est bien battue.
Mulan le remercie et s’en va, un peu déçue qu’il ne soit pas plus démonstratif.
Shang la regarde partir, hésitant à la rejoindre.
Mulan part pour rentrer chez elle sous les acclamations de la foule.

Voyant Shang indécis, l’Empereur le rejoint pour approuver son choix et l’encourager à épouser Mulan, il lui dit : « La fleur qui s’épanouit dans l’adversité est la plus rare et la plus belle de toutes. » Il ajoute qu’on ne rencontre pas une fille comme ça à chaque dynastie !
Shang est tombé amoureux de Mulan mais il était quelque peu réticent à la demander en mariage car il était rebuté par sa façon d’être et d’agir totalement opposée à ce qu’une femme devait être à cette époque, il était très attiré par elle mais en même temps avait un peu honte du ‘‘qu’en-dira-t-on’’. Il est tout de même commandant de l’armée de Chine, une personne de haute estime à cette époque, il est très protocolaire, traditionnel, il ne suit que son devoir, et de le savoir uni à une effrontée aurait pu jouer en sa défaveur en tout point de vue.
Cependant, l’Empereur lui a donné sa bénédiction ce qui lui enlève tout discrédit et le conforte dans son choix, il n’a dès lors plus hésité et a suivi l’épanchement de son cœur.


De son côté, Fa Zhou est assis sous l’arbre prunier : la fleur qui a mis du temps à éclore s’est enfin ouverte à la vie, elle s’est épanouie en son temps et à son rythme, comme un signe cette fleur tombe sur les genoux de Fa Zhou qui contemple avec sagesse et fierté ce qui vient d’arriver.
Il se souvient qu’il avait comparé cette jolie fleur à Mulan ; soulagé, il sait alors que Mulan a accompli son devoir (en tant que femme) et sa mission (envers l’Empereur), justement elle rentre chez elle.
C’est un véritable message : cette fleur symbolise Mulan qui s’est désormais elle aussi épanouie à sa manière, prête à affronter son avenir d’une autre forme, d’un autre style et d’un autre regard.

Mulan s’agenouille devant son père et lui tend l’épée de Shan-Yu et le médaillon (sceau) de l’Empereur.
Mulan lui précise que l’Empereur les lui a offerts pour honorer la famille Fa.
La famille Fa est couverte d’un honneur suprême grâce à Mulan, une véritable héroïne.
Fa Zhou laisse tomber au sol les honneurs (épée et médaillon) et sert sa fille dans ses bras : son amour pour sa fille est plus important et puissant que son attachement pourtant profond à l’honneur.
Il le confirme lui-même en disant à Mulan que le plus grand des honneurs c’est de l’avoir pour fille. Elle lui a tellement manqué :

 

Grand-mère dit à Fa Li que Mulan a rapporté une épée, mais elle aurait préféré qu’elle ramène un homme. Justement, Shang manifeste sa présence, il demande à grand-mère Fa et Fa Li si Fa Mulan habite ici.
Surprises mais heureuses, les deux femmes lui indiquent de leurs doigts où elle se trouve.
D’une effronterie amusante, grand-mère Fa s’exclame : « Wouh ! Je m’engage pour la prochaine guerre ! »

Shang se présente à Fa Zhou, il veut revoir Mulan et connaitre sa famille car il a l’intention de la demander en mariage. En essayant de toucher deux mots à son père, Mulan apparait, ce qui le met dans la gêne. Il lui tend son casque ou plutôt le casque de Fa Zhou.
Fa Zhou a compris qu’il est venu lui demander la main de sa fille, il fait un signe de tête à celle-ci pour qu’elle l’invite à rester.
Mulan lui demande s’il veut bien rester pour diner, l’incorrigible grand-mère Fa s’écrie : « Voudrais-tu rester pour toujours ? »
Shang répond à Mulan que diner serait parfait.

Le Grand Ancêtre observe le triomphe de Mulan qui est doublement honorée : elle a sauvé la Chine et elle a trouvé un mari (qui plus est, un mari de haute estime au service de l’Empereur et il va monter en grade en devenant général).
Mushu le rejoint pour lui rappeler qu’il a fait du bon travail. Le Grand Ancêtre le reconnait et accepte qu’il redevienne gardien.
Cri-Kee devient le sonneur de gong et il réveille les ancêtres. Il joue de la batterie et les gardiens, à part le Grand Ancêtre, dansent (notons que les accessoires, la musique et la danse sont anachroniques).
Mulan rejoint l’escalier menant au temple des ancêtres où elle y trouve son ami Mushu qu’elle remercie et embrasse tendrement.
Petit Frère accourt dans le temple suivi des poules, et le Grand Ancêtre appelle Mushu d’un ton réprobateur.



Mulan a enfin trouvé sa vraie place au sein de cette société chinoise : parce qu’elle a sauvé la Chine (honneur suprême) et qu’elle a trouvé un mari (une femme est couverte d’honneur lorsqu’un homme demande sa main), elle a doublement honoré sa famille.
Mulan a donc réussi à se faire accepter, respecter et honorer pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle représente, et non pas pour ce qu’elle doit être.







L’avis de Narcisse :

Mulan est un Disney formidable qui m’a toujours marquée, c’est un film à la fois drôle et émouvant, il contient des scènes puissantes.
Il parvient à un juste équilibre entre les moments d’émotion, de drame, de sérieux, d’humour et de légèreté. Les éléments comiques et les anachronismes s’entremêlent harmonieusement aux scènes touchantes et tragiques.

Ce film fait bien ressortir la pensée du Confucius qui régnait à cette époque, particulièrement en ce qui concerne les rôles prédéfinis des hommes et des femmes.
De plus, il s’est directement inspiré d’une légende : Hua Mulan aurait vécu au cinquième siècle, son père avait été appelé pour faire la guerre mais il était très malade.
Mulan et son père se seraient alors battus à l’épée pour décider de qui partirait à la guerre et c’est Mulan qui a gagné.
Elle s’est battue comme un homme pendant plus de dix ans sans que personne ne la démasque.

Je ne suis pas fan des musiques de ce Disney mais je les trouve complètement en harmonie avec les scènes qu’elles accompagnent.
Par contre, j’aime énormément la musique de fond qui accompagne le déguisement de Mulan en homme (c’est ma scène préférée du film), elle fait parfaitement ressortir la puissance de cette scène (elle fait partie pour moi des meilleures musiques de Disney).

J’apprécie beaucoup le personnage de Mulan, elle n’est pas comme les autres : comme je l’ai déjà décrite, elle brave les interdits, elle ne rentre pas dans la soumission.
Lorsqu’elle prend une décision, elle ne pense pas au devoir qui lui incombe en tant que femme chinoise mais elle n’écoute que son cœur et son instinct.
Elle est spontanée, ardente, volontaire, maligne, d’un courage exceptionnel et d’une intelligence saisissante.
Mulan est stratège, elle a la capacité impressionnante de trouver un plan salvateur à l’instant T, au moment même où le danger fait surface.
Elle est bien plus brillante que ses compatriotes qui manquaient de stratégie : alors que Shang voulait viser Shan-Yu, Mulan a eu l’idée de provoquer une avalanche (je le détaille dans ma présentation du film).
Quand il y a une guerre, peu importe le nombre de combattants, ce qui compte avant tout c’est d’avoir une bonne stratégie et Mulan était à elle seule le stratège de l’équipe.

Son amour pour son père et sa famille est touchant, c’est avant tout pour sauver la vie de son père qu’elle a désobéi aux règles en s’engageant à la guerre.
Pour cette époque, Mulan est une effrontée et on sait de qui elle tient : sa grand-mère, une femme amusante et ‘‘dévergondée’’ (pour l’époque).

À elle seule, Mulan a vaincu l’ennemi, rétabli la paix dans le royaume et elle fait honneur à ses ancêtres, elle est admirée par tout le peuple de Chine dont les hommes et l’Empereur lui-même.
Grâce à son intelligence et à la mise en application des enseignements de Shang, elle a anéanti une immense armée.
Si Mulan n’était pas partie, son père serait mort et la Chine serait soumise aux Huns. C’est une véritable héroïne.

Aussi, elle démontre qu’elle n’est pas ambitieuse et intéressée par le pouvoir : elle refuse le poste proposé par l’Empereur ; protéger, être auprès de ceux qu’elle aime et que son père soit fier d’elle est tout ce qui lui importe.

Personne n’a conscience de sa force avant qu’elle soit mise à l’épreuve, il se trouve que c’était la première lutte de sa vie. Mulan a pu constater à quel point elle était valeureuse, et forte aussi bien physiquement que mentalement.
Cette expérience l’a fait mûrir et lui a permis de se faire accepter et honorer pour ce qu’elle est (je le détaille dans ma présentation du film).

Ce film inverse les rôles pourtant chers à Walter Elias Disney : ce n’est pas l’homme qui sauve sa bien-aimée mais c’est Mulan qui sauve à deux reprises l’homme qu’elle aime (dans l’avalanche et ensuite au Palais Impérial).

Même si elle est partie à la guerre et qu’elle s’est mêlée aux hommes, Mulan a conservé sa féminité : elle était la plus sage, la plus réservée, elle était en retrait et discrète (le capitaine Shang l’avait remarqué et appréciait ces qualités), elle était également pudique et ne se mélangeait pas à la troupe.
Mulan démontre qu’une femme peut avoir des valeurs masculines (force, courage, résistance, volonté) tout en restant féminine (délicate, obéissante, soignée, sensible), elle n’est simplement pas la femme qu’exige cette société patriarcale.

J’apprécie Shang, c’est un excellent capitaine (je l’ai détaillé dans ma présentation) et le mari idéal pour Mulan (même s’il est son opposé et l’envers de ses idées, comme je l’explique dans Mulan 2).
La scène où il apprend la mort de son père est émouvante.
Grâce à Mulan et aux enseignements qu’il a prodigués à sa troupe, Shang a pu sortir victorieux de cette affaire et être honoré par l’Empereur en étant gradé au rôle de Général (comme le fut son père). On peut dire que son souhait se réalise : il fait la fierté et l’honneur de son défunt père.
Mulan et Shang étaient faits pour se rencontrer : Mulan venait de s’engager et Shang occupait ce poste de capitaine pour la toute première fois.
Qu’elle soit Ping ou Mulan, elle était la préférée de Shang : sa préférée en tant que soldat (il avait une haute estime pour Ping), sa préférée en tant que fille (il est tombé amoureux d’elle).
Cette expérience aura été bénéfique pour Mulan : elle a sauvé son père et la Chine, elle a honoré son père et sa famille, et elle a rencontré son futur mari. Mulan a vraiment comblé sa famille d’honneurs.


Mushu est parfois agaçant mais il apporte de l’humour et malgré ses intentions au départ égoïstes, il a su se montrer très utile, notamment :
- C’est grâce à lui que Mulan a rencontré ses trois meilleurs amis, et il est intervenu pour les empêcher de découvrir que c’est une fille (en mordant la fesse de Ling).
- C’est grâce à lui que la troupe de Shang a été envoyée au front.
- C’est grâce à lui que Mulan a pu allumer la mèche de la fusée pour provoquer l’avalanche.
- C’est lui qui a mis le faucon de Shan-Yu hors d’état de nuire.
- C’est lui qui a apporté et lancé la fusée pour détruire Shan-Yu.
Il a réconforté, soutenu, et finalement bien aidé Mulan, il l’aime sincèrement.

Cri-Kee est un personnage mignon et parfois amusant, je l’aime bien.

Yao, Ling et Chien-Po sont attachants, ils ont fait confiance en Ping et lorsqu’ils ont su que c’était une fille, ils ont continué à lui faire entièrement confiance, à la respecter, l’estimer et toujours la considérer comme leur amie.
Ce sont les trois meilleurs amis de Mulan, ils sont loyaux et courageux.
C’est un moment touchant lorsque Mulan et ses trois amis se serrent dans les bras :



« La fleur qui s’épanouit dans l’adversité est la plus rare et la plus belle de toutes. » disait l’Empereur de Chine au sujet de Mulan.
Cette parabole rejoint celle émise par le père de Mulan qui l’avait comparée à la fleur de prunier non éclose. Il lui disait que lorsqu’elle s’épanouira, elle sera pour lui la plus magnifique de toutes.
Mulan s’est finalement épanouie en son temps et à son rythme et comme le dit l’Empereur, c’est une fille rare et belle (dans tous les sens du terme).

L’Empereur disait au début du film qu’un simple grain de riz peut faire pencher la balance, un seul homme peut faire la différence entre victoire et défaite.
Mulan est justement en train de manger du riz à sa première apparition : elle représente symboliquement ce grain de riz et cet ‘‘homme’’ qui a fait toute la différence.
La dame marieuse qui avait juré que jamais Mulan ne mettrait sa famille à l’honneur s’est lourdement trompée, on ne peut pas dire que son jugement soit le plus juste.
C’est une sorte de morale enseignant que l’on ne doit pas placer son destin dans les mains d’un autre que soi-même.



 

Créé le 12 décembre 2014 et remasterisé le 2 décembre 2015

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