Narcisse vous présente :

 

 

 

Genre : Aventure, Romance
Année : 2004
Pays : États-Unis
Réalisateur : Darrell Rooney, Lynne Southerland
Producteur : Jennifer Blohm
Scénario : Michael Lucker, Chris Parker, Roger S.H. Schulman
Production Designer : Robert St. Pierre
Direction artistique : Lin Hua Zheng
Musique : Joel McNeely, Jeanine Tesori
Production : Walt Disney Pictures


LES PERSONNAGES

 

 

 

 

Narcisse vous présente l’histoire du Walt Disney :

Après qu’elle ait sauvé la Chine de l’invasion ravageuse des Huns, nous retrouvons Mulan un mois plus tard pour une nouvelle aventure :

Dans le temple consacré au culte des ancêtres de la famille Fa, le Grand Ancêtre honore Mulan car elle a sauvé la Chine et anobli la famille Fa.
Soudain, Mushu fait son apparition hollywoodienne sous le regard agacé du Grand Ancêtre qui le déteste toujours autant.
Mushu s’apprête à monter sur son piédestal : tous les gardiens doivent se positionner en escalier afin que Mushu entreprenne la montée des marches. Il est telle une star de cinéma qui atteint le sommet.
Il enfile sa robe de cérémonie identique à la tenue de l’Empereur. Toujours autant égocentrique, Mushu se prend vraiment pour l’Empereur des Ancêtres.
Il prend ensuite son bain de cérémonie, il jouit d’un statut privilégié depuis que Mulan a anéanti à ses côtés l’armée des Huns.
En sautant dans son bain, Mushu éclabousse les Ancêtres qui sont de plus en plus agacés par son comportement. Mushu suscite leur énervement surtout lorsqu’il leur précise qu’il compte bien rester sur son piédestal au moins pour les mille prochaines années.
Les Ancêtres doivent être à son service et notamment souffler dans son bain pour le faire buller.

Fa Li, la mère de Mulan, est tendue et fait les cent pas. Grand-mère Fa tente de la rassurer : les esprits lui ont dit que Shang viendra demander à Mulan de l’épouser avant le coucher du soleil.
Grand-mère Fa propose à Fa Zhou et Fa Li de parier avec elle : devant sa femme, Zhou lui répond que parier c’est jouer au Mah Jongg avec des tuiles blanches, personne ne gagne vraiment.
Mais lorsque sa femme a le dos tourné, il parie avec grand-mère Fa.

La petite Sha-Ron frappe à la porte. Fa Li lui ouvre, Sha-Ron lui demande si Fa Mulan est ici.
Fa Li lui dit qu’elle se trouve dans les champs, grand-mère Fa précise qu’elle termine ses corvées.
La petite Sha-Ron est déçue mais son enthousiasme prend le dessus et elle court pour aller l’aider après avoir respectueusement remercié Fa Li.
Toutes les petites filles sont en admiration devant Mulan depuis qu’elle a sauvé la Chine.
Grand-mère Fa est fière de sa petite-fille, elle dit qu’elle a de qui tenir, c’est de famille affirme-t-elle (pour précision grand-mère Fa est la mère de Fa Zhou).

Au champ, Mulan fait des arts martiaux à l’aide d’un râteau sous le regard de son chien Petit-Frère et de Cri-Kee.
La petite Sha-Ron arrive et se précipite à rejoindre Mulan. Plusieurs autres petites filles apparaissent.
Mulan est étonnée de leur présence, Sha-Ron lui dit qu’elles veulent être comme elle : les petites supplient Mulan de leur apprendre quelques mouvements de combat.
Mulan accepte, les petites sont survoltées. Mulan leur demande gentiment de se calmer.

Elle parle à ce groupe de petites filles qui veulent suivre son exemple en devenant de bonnes guerrières mais Mulan les recadre en leur expliquant qu’elles doivent être la fois douce (féminité) et dure (masculinité).
En effet, si elles sont uniquement dures et guerrières, elles perdront leur féminité.
Pour leur faire comprendre son idée, elle prend l’exemple du Yin et du Yang (vieille croyance chinoise selon laquelle tout a son contraire parfait mais ils créent l’harmonie lorsqu’ils sont ensemble).
Le monde est empli de forces opposées et pour être de bonnes guerrières, elles doivent donc trouver l’équilibre entre ces contraires.

Mulan se met à chanter ‘‘Première Leçon’’. Elle enseigne quelques mouvements de combat au groupe de petites filles tout en leur faisant assimiler le principe du Yin et du Yang.
Lorsque la leçon se termine, Shang arrive : il a été promu au poste de Général de l’armée impériale depuis qu’il a gagné la guerre contre les Huns.
La petite Sha-Ron accourt à lui suivie de toutes les autres petites filles, elles sont toutes sous son charme.
Il se montre très souriant envers elles et les salue.
Shang se dirige ensuite vers Mulan, stressé car c’est le jour où il compte demander à Mulan d’accepter de l’épouser. Il a peur de ne pas être à la hauteur, Mulan le rassure : il le sera car il est très brave.
Shang dit à Mulan qu’il ne la connait pas depuis longtemps mais cela n’a pas d’importance lorsqu’un homme est…Il voulait dire le mot ‘‘amoureux’’ mais la présence des petites filles le met mal à l’aise, ce qui fait rire les petites.
Shang demande à Mulan de lui parler en privé. Effrontée, la petite Sha-Ron propose à Shang de venir chez elle.
Mulan demande aux petites de rentrer chez elles, la leçon est terminée. Elles partent toutes excepté Sha-Ron en admiration devant Shang. Pour la faire partir, Shang lui demande de s’occuper de son casque, la petite l’emporte en criant de joie.
Mulan dit à Shang qu’il ne récupérera jamais son casque.

Seuls sous l’arbre de fleurs de prunier, Shang demande Mulan en mariage. Toujours aussi peu conforme aux normes de l’époque, Mulan se jette dans ses bras après avoir accepté.
La famille Fa observait la scène et s’en réjouit, Fa Li en a des larmes de joie et grand-mère Fa s’exclame qu’elle a gagné le pari.
Fa Zhou lui rappelle qu’elle a parié que Shang ferait sa demande avant le coucher du soleil mais lui a parié qu’il ferait sa demande avant midi.
Fa Li est étonnée que son mari ait parié, cela ne fait pas partie de ses habitudes. Il rétorque qu’un pari contre sa mère n’est pas vraiment un pari, c’est plus un investissement. En disant cela, il reprend son argent et empoche la mise.

Mushu, dans son rôle maternel, est heureux pour le bonheur de Mulan. Il lui dit : «Ma petite fille chérie va se marier !»
Mushu se sent très impliqué dans cette affaire estimant que c’est grâce à lui que Mulan et Shang se sont rencontrés, il est son super gardien ! Mulan lui répond qu’il est bien plus qu’un gardien pour elle, s’il y a un ami en qui elle a confiance, c’est bien lui. Mushu est touché par ce témoignage sincère.

Mushu reste un être égoïste, il saute dans les bras de Mulan en lui disant : « Je suis tellement content pour moi ! » Grâce à ce mariage, Mushu se dit qu’il jouira d’un grand prestige, il montera en grade.
Mushu précise à Mulan qu’il pense aussi à elle : c’est lui qui organisera son mariage mais il faut qu’il choisisse un thème. Il lui demande ce qu’elle pense du thème de ‘‘l’arc-en ciel des souvenirs’’. Mulan n’a pas l’air d’être séduite par l’idée, Mushu se dit alors que ce thème est un peu déprimant (cela fait trop bal d’étudiants dit-il en VO).
Il décide que le thème sera : ‘‘Ose le rose’’ (‘‘Pensons en rose’’ en VO). C’est une couleur simple et directe.
Mushu s’en va aussitôt en emmenant Cri-Kee avec lui pour se mettre au travail.

Shang rejoint Mulan pour lui dire que sa grand-mère a invité quelqu’un pour fêter avec eux leurs fiançailles. Mulan se demande de qui s’agit-il, Shang lui montre l’invité : c’est la Chine dit-il.
Il y a énormément de personnes pour fêter l’évènement.

Au temple des Ancêtres, Mushu les réveille pour leur annoncer que Mulan se marie.
Les Ancêtres sautent de joie mais pas pour la raison que Mushu s’imagine. Il leur dit que le thème du mariage sera ‘‘Ose le rose’’ Il veut du rose comme celui du derrière du nouveau-né.
Une ancêtre lui offre une petite lettre rose, Mushu la traite de vieille sorcière.
Le Grand Ancêtre intervient pour lui montrer de quoi l’ancêtre parlait : il lui tend la lettre rose. Mushu a le choc de découvrir qu’il s’agit du formulaire rose de renvoi.
Il est écrit qu’une femme une fois mariée, ce sont les ancêtres de son époux qui deviennent ses gardiens.
Les Ancêtres jubilent : Mushu n’a plus de travail, il n’a plus de piédestal.
Mushu se fait insulter, le Grand Ancêtre lui dit qu’au moment où Fa Mulan se mariera, il reprendra son ancien travail : le gong.
Sur ce, Mushu est violemment jeté sur le gong sous le rire des Ancêtres qui se mettent à danser et à scander en chœur : « Mushu va s’faire virer ! Mushu va s’faire virer ! »
Mushu se demande comment pourra-t-il éviter ce renvoi.

Mulan et Shang sont des opposés, ce sont deux contraires qui s’attirent, ils se contrastent de part leur personnalité, leurs goûts, leurs envies et leur façon de voir la société et leur vie.
On leur demande s’ils feront un grand mariage, Mulan affirme que oui mais Shang affirme le contraire.
Shang veut des enfants autant que possible, Mulan n’en veut qu’un ou deux.
Il préfère le bleu, elle le rose, Shang préfère le sucré, elle l’épicé.

Comme le remarque Fa Zhou, au premier abord, Mulan et Shang ne semblent pas former un couple harmonieux. Il est sur le point d’aller offrir aux futurs mariés leur cadeau mais un garde impérial se présente pour donner à Mulan et Shang un ordre émanant de l’Empereur.
Ils sont tous deux attendus au Palais Impérial et décident de partir sur le champ.

Shang et Mulan préparent leurs chevaux à l’écurie.
Mushu les observe et se met à ruminer contre le couple, Cri-Kee lui dit qu’il n’a pas le droit de se montrer aussi égoïste. Mushu le sait pertinemment, il dit dans un premier temps adieu à son piédestal car le bonheur de Mulan prime mais le cœur n’y est pas.

Les parents de Mulan les rejoignent à l’écurie. Fa Zhou utilise la parabole de la pluie et du soleil pour parler à ce couple opposé : la pluie et le soleil sont très différents mais c’est uniquement en travaillant ensemble qu’ils peuvent créer l’harmonie et la vie.
Shang et Mulan sont semblables à la pluie et au soleil : ils sont tels le Yin et le Yang.
Afin d’aider Mulan à se souvenir de cette leçon, ses parents leur offrent leurs pendentifs qui appartenaient à leurs arrière-arrière-grands parents : le Yin (féminité) pour Shang et le Yang (masculinité) pour Mulan.
Ainsi, chacun conserve la partie de l’autre (Shang a toujours Mulan sur lui et inversement), ils sont en interdépendance constante.
Les futurs mariés les remercient, ils sont très touchés.
Fa Zhou leur transmet un autre message : ils seront surpris de voir combien leurs pendentifs peuvent peser lourd. Pour partager ce fardeau, ils doivent travailler ensemble comme le soleil et la pluie.

Mushu relève les propos de Fa Zhou : Mulan et Shang sont aussi différents que le soleil et la pluie. Quand le feu de la passion se sera éteint, leur arbre de vie se retrouvera avec des racines calcinées dit-il.
Cri-Kee lui reproche son attitude, et lui fait remarquer que Mulan est heureuse avec Shang.
Mushu répond que c’est justement cela la tragédie : Mulan ne remarque pas à quel point elle est malheureuse. Mushu compte agir pour que Mulan se sépare de Shang et qu’il puisse ainsi conserver son piédestal.
Mushu prétend que Mulan ferait une erreur en se mariant, il dévoile ses intentions égoïstes en disant que « Mulan fait la plus grosse erreur de ma… » Il se reprend : « je veux dire, de sa vie ! »
Ce mariage n’affecterait pas Mulan mais bien Mushu et il en a pleinement conscience.
Mushu décide de séparer Mulan et Shang. Cri-Kee en tombe à la renverse.

Shang et Mulan sont en route jusqu’au Palais Impérial. En chemin, Mulan s’aperçoit que Mushu l’accompagne. Elle lui en demande la raison, il lui rappelle qu’il est son gardien (alors qu’en réalité, la raison de sa présence n’a rien à voir avec la protection, il ne cherche qu’à lui nuire pour son bien-être personnel).
Mushu est étonné de voir que Cri-Kee est lui aussi ici : il est venu protéger Mulan contre lui.

L’Empereur explique à Shang et Mulan que les forces mongoles approchent la frontière, la menace d’une attaque est chaque jour un peu plus imminente. L’armée de Chine ne peut faire face à l’envahisseur.
Shang aimerait organiser une attaque préventive, il assure que chacun de ses guerriers saura lutter contre dix Mongols.
L’Empereur refuse, il a un autre plan, il a prévu de vaincre cet ennemi sans recourir à la force. Il va forger une union si puissante que les hordes de Mongols n’oseront plus les attaquer.
Il va contracter une alliance avec le royaume de Qui Gong grâce au mariage.
Mulan et Shang devront escorter trois princesses jusqu’au royaume de Qui Gong. Là-bas, elles épouseront les fils du seigneur Chin et scelleront ainsi cette alliance capitale.
Si dans trois jours le mariage en question n’a pas lieu, cette alliance sera rompue et les Mongols les détruiront.
Il faut savoir que les mariages arrangés étaient courants à cette époque (parfois les époux se voyaient pour la première fois le jour de la cérémonie).

Shang obéit aux ordres de l’Empereur sans discussion mais Mulan est chiffonnée par cette annonce, elle ne comprend pas qu’on puisse faire un mariage arrangé.
L’Empereur saisit que quelque chose dérange Mulan et lui en demande l’explication.
Mulan est choquée par cette tradition de mariage arrangé, l’Empereur lui fait signe d’avancer vers lui. Il lui assure que ses trois filles savent exactement ce qu’elles font. Mulan est d’autant plus surprise et choquée d’apprendre que l’Empereur envoie ses propres filles contracter un mariage arrangé.
L’Empereur lui précise qu’elles considèrent que c’est un honneur de se marier au nom de la paix. Mulan bafouille des excuses.

L’Empereur demande au Général Shang le nombre de troupes dont il estime avoir besoin pour accomplir cette mission.
Shang demande seulement trois hommes ; l’Empereur est très surpris, il lui rappelle que ce sont ses propres filles dont il va falloir assurer la sécurité.
Shang précise que cette mission ne nécessite pas de la force mais de la finesse, ils doivent se fondre dans le paysage.
En tant qu’Empereur, l’Empereur a confiance en lui mais en tant que père, il l’implore de choisir ces soldats judicieusement.
Mulan et Shang savent exactement de qui il s’agit : trois soldats courageux, loyaux et disciplinés.
Mulan les qualifie de soldats les plus valeureux et les plus nobles de la Chine.

Ces trois soldats se font justement jeter de la salle de la dame marieuse, il s’agit de Yao, Ling et Chien-Po.
La dame marieuse leur dit qu’elle a trouvé des épouses pour des centaines d’hommes mais le dragon d’or de l’unité en personne n’arriverait pas à trouver une femme à des idiots comme eux.
Elle leur crie de repasser la voir quand ils auront de la personnalité.
Ling lui répond que c’est honteux, ce n’est pas une façon de traiter de grands guerriers ; il reçoit aussitôt une poterie en pleine tête.
Yao ne comprend pas quel est le problème de la dame marieuse, il a seulement demandé une fille prête à embrasser ses pieds à chaque pas qu’il fait (il veut être admiré et vénéré par sa future).
Chien-Po a seulement demandé une femme prête à cuisiner pour lui matin, midi et soir.
Ling veut seulement une fille qui aime rire.

Ling dit à ses amis d’oublier cette femme, les seuls qui peuvent se trouver la femme qui leur convienne, c’est eux-mêmes (il a parfaitement raison).
Les trois amis se mettent à chanter ‘‘Une Belle Fille à Aimer’’.
On peut entendre également cette chanson dans le film Mulan, mais ici les paroles sont différentes, cette chanson prend plus d’importance car elle représente l’un des thèmes principaux du film : la romance des trois soldats.
Pour rappel, Ling imagine la femme idéale avec un teint pâle et des yeux tels des étoiles (je reprends les paroles de la VO).
Yao veut que sa future femme soit émerveillée par sa force et ses blessures de combat, qu’elle voit en lui un héros.
Chien-Po n’est pas sensible à l’apparence physique, il souhaite avoir une femme douée en cuisine.
Dans cette chanson, les garçons disent qu’ils ont tout ce dont ils ont rêvé depuis qu’ils sont rentrés (la gloire) mais il leur manque une fille à aimer.
Ils repèrent une ‘‘fille à aimer’’ qui prépare du thé. Ling veut que sa femme rie de ses jeux de mots : il rêve d’une femme qui aime rire.
Yao veut qu’elle soigne tous ses bobos, Chien-Po souhaite une femme qui lui fasse partager ses petits plats.
Ling aimerait trouver une fille qui rit aux baguettes dans le nez.
Sur ce, il souhaite faire rire la femme au thé : il prend ses baguettes, les place dans ses narines et les agite pour les cogner l’une contre l’autre.
La femme ne trouve pas cela amusant, au contraire elle s’énerve et lui assène un coup de poing, elle ne veut pas épouser un homme comme lui.
Les trois amis donneraient et feraient tout pour leur femme, Yao est même prêt à faire des bisous (pour rappel, c’est un gros dur).

Les trois amis retrouvent Mulan et Shang qui sont venus à eux. Shang leur demande de partir avec Mulan et lui en mission. Ils acceptent aussitôt.

Ils partent le soir même : les trois filles de l’Empereur font leurs adieux à leur père et partent pour rejoindre leur carrosse, dissimulées derrière leurs éventails.
Pour précision, les chinoises utilisaient les éventails pour s’éventer mais aussi comme ornements.
Yao, Chien-Po et Ling sont postés non loin d’elles pour assurer leur sécurité.
Shang leur ouvre la porte du carrosse, elles montent une à une.
Mais lorsque Mei monte, elle perd sa chaussure. Yao se précipite aussitôt pour la lui ramasser.
Dès que les regards de Yao et Mei se croisent, ils s’illuminent, ils ont eu le coup de foudre immédiat.
Mei lui adresse un sourire qui se devine à travers ses yeux. Yao lui fait la révérence afin de la chausser et il lui sourit. Mei lui adresse un regard de remerciement avant d’entrer dans le carrosse.
Yao rejoint ses deux amis, complètement transformé par l’amour. Lui qui était si grincheux est illuminé par un sourire, son visage s’est adouci.


Shang donne sa parole aux princesses qu’elles arriveront à destination en toute sécurité.
La sœur ainée, Ting-Ting, le remercie au nom des trois princesses.
Shang leur présente Mulan, Mei dit à celle-ci que c’est un privilège de rencontrer l’héroïne de toute la Chine.
Shang laisse les princesses aux bons soins de Mulan qui leur tend des couvertures.
Elle en profite pour leur parler de leur mariage arrangé. Elle leur demande si les princes sont beaux. Su lui répond qu’elles ne le savent pas, elles ne les ont jamais vus.
Mulan est choquée qu’elles puissent accepter de se marier avec un homme qu’elles n’ont jamais vu.
Ting-Ting lui dit qu’elles l’acceptent car c’est un honneur de servir l’Empereur, Su assure sans conviction qu’elles sont très heureuses.
Mulan est ravie de l’entendre même si elle ne comprend absolument pas leur sacrifice.
Shang appelle Mulan, ils s’apprêtent à partir.
Lorsque Mulan sort, les trois sœurs soupirent, elles ne sont pas du tout heureuses de contracter un mariage arrangé, elles le font uniquement par respect du devoir mais leur cœur n’y est pas.
Le carrosse est conduit par Ling et Yao, et entouré d’une escorte composée de Chien-Po à l’arrière, Mulan et Shang à l’avant.
L’Empereur regarde ses filles s’éloigner, attristé de se séparer d’elles.

Mulan et Shang se situent au devant du carrosse, chevauchant leur cheval. Mulan dit à Shang que s’ils parviennent à atteindre le col de Honshu d’ici demain midi, Shang termine sa phrase : ils arriveront à temps à Qui Gong.
Mushu se dit : « On aura tout juste le temps d’empêcher Mulan de faire la plus grosse erreur de ma..Euh, pardon non, de sa vie. » marquant bien, de nouveau, le fait que ses intentions sont purement égoïstes.

Mulan a l’air attristé, Shang lui demande pourquoi fait-elle cette tête. Mulan nie mais Shang la connait bien, il lui demande ce qu’il lui arrive.
Mulan lui répond qu’elle sait que leur devoir est d’accomplir cette mission mais elle a également un devoir envers son cœur.
Shang lui rappelle que le seul devoir qu’elle ait est envers l’Empereur.
Mulan ne comprend pas qu’on puisse accepter un mariage arrangé sous prétexte que le devoir l’exige.
Shang a bien conscience que c’est malheureux de contracter un tel mariage, il lui dit que tous les gens ne peuvent pas avoir autant de chance qu’eux. Dans un monde idéal, chacun se marierait par amour mais le monde est loin d’être parfait ajoute-t-il.
Il prend la main de Mulan en lui disant qu’il est quant à lui heureux de son sort.

Mushu dit que Shang est égoïste, il réaffirme à Cri-Kee que plus vite le couple sera séparé, mieux les choses iront pour Mulan.

Ling conduit le carrosse en faisant des jeux de mots à Yao qui ne l’écoute pas, il est perdu dans ses pensées amoureuses. Il lui demande s’il a vu (en parlant de Mei) de quelle façon elle l’a regardé. Ling lui dit : « Avec un air de dégoût ! » puis il s’esclaffe avec Chien-Po.
Yao assène un coup à Ling et dit à juste titre que leurs yeux se sont croisés et ils ont alors partagé un moment magique.
Chien-Po lui répond que c’est ce qu’il vit lorsqu’il voit un bon pied de porc gelé.
Ling en rit, Yao lui dit que ce qu’il a vécu, c’est l’amour. Ling lui rappelle que ce n’est pas la peine d’y penser, ils sont en mission, il leur est interdit de fraterniser avec les princesses.
Chien-Po précise à Yao qu’elles sont déjà promises à un mariage. Yao en est dépité.

Dans le carrosse, Su admire le paysage. Elle dit que la Chine est si grande et belle, et demande son avis à Mei. Celle-ci est perdue dans ses pensées amoureuses, tout comme Yao.
Mei est derrière Yao qui conduit le carrosse, elle le regarde à travers la légère ouverture.
C’est lorsque Su lui tapote l’épaule avec son éventail que Mei sort de ses rêveries, elle referme l’ouverture et demande à ses sœurs si elles ont vu la façon dont il l’a regardée ?
Ting-Ting lui demande : « Le gorille à l’œil au beurre noir ? »
Mei n’apprécie pas qu’elle le qualifie de gorille. Elle dit qu’il ressemble plus à un gros panda tout gentil et tout doux.
Ting-Ting n’a vu que son apparence physique (gorille) tandis que Mei a décelé en un regard la profondeur de son être (panda). C’est un contraste profond qui oppose Yao : son physique ne reflète pas son âme.
Su dit à Mei qu’elle n’a même pas discuté avec lui mais Mei lui précise qu’un cœur amoureux le sait tout de suite : il parait peut-être grossier de l’extérieur mais à l’intérieur…Ting-Ting lui demande s’il est gros, Su demande s’il sent mauvais ?
Mei se fâche : elle voit plus loin que le bout de son nez, elle a regardé au fond de Yao rien qu’en échangeant un long regard avec lui.
Su rit car elle vient de comprendre que sa sœur est tombée amoureuse mais Ting-Ting, la plus raisonnable des trois et respectueuse du devoir, est mécontente car elle ne veut pas d’histoire. Elle rappelle à Mei qu’elle sera mariée d’ici trois jours, les princesses en ont fait le serment.
Les sœurs sont attristées, Mulan les prévient qu’ils font un arrêt pour les chevaux, elle leur demande si elles veulent se dégourdir les jambes.
Intéressée par cette opportunité qui s’offre à elle pour voir Yao, Mei demande à Mulan si les gardes sont toujours là. Mulan lui affirme qu’ils sont là, elle lui assure qu’elles seront parfaitement en sécurité. Elle ne sait pas que Mei a posé cette question non pas pour savoir si elle serait en sécurité, mais uniquement pour savoir si elle pouvait approcher celui qu’elle aime.
Mei s’empresse à sortir sous les rires de sa sœur Su et le regard improbateur de Ting-Ting.

Yao est en train de préparer une table de mets, Mei court vers lui. Yao fait tomber un verre qui atterrit sous la table. Il se penche pour le ramasser et voit le bas de la robe rose de Mei.
Elle le remercie d’avoir ramassé sa chaussure. Sous l’effet de l’émotion, il se relève et se cogne violemment la tête. Lorsqu’elle lui demande son nom, Yao se relève brusquement, éjectant tout ce qui se trouve sur la table. Il rattrape habilement le tout en essayant de dire son prénom mais son émotion prend le dessus et il lui dit : « Nao. Dao. Cao »
Puis, il lui tend à manger en disant « Yao » Mei lui conseille plutôt de manger, cela doit être épuisant de les garder jour et nuit. Yao lui affirme qu’il est très fort, il rougit fortement lorsque Mei s’approche de lui pour dire qu’avec ses entrainements, cela doit être une seconde nature chez lui.
Yao lui répond qu’il ne pourrait jamais faire ce qu’elle sacrifie en tant que princesse. Mei lui dit que c’est leur devoir et leur honneur même si parfois c’est un fardeau.
Mei se reprend, elle en a trop dit mais elle se sent bien avec Yao, il lui est très facile de parler avec lui (elle se sent à l’aise, il représente tout ce qu’elle aime chez un homme).
Yao est touché qu’elle lui révèle qu’elle aime lui parler, il lui retourne le compliment et lui affirme sincèrement qu’il trouve sa présence très chaleureuse et sa conversation charmante. Mei le remercie en lui adressant un regard fort intéressé, pour ne pas dire amoureux.

Su, cette princesse constamment rieuse et bien gourmande, essaie d’attraper une poire mais n’arrive pas à l’atteindre. Elle se sent tout d’un coup soulevée et peut la cueillir aisément. Elle regarde en bas : c’est Chien-Po qui l’a portée. Il la salue et c’est ainsi qu’ils font connaissance et qu’ils ont eu le coup de foudre :

 

Ting-Ting observe cette scène d’un œil mécontent. Ling la fait sursauter en la saluant et en se présentant de façon décontractée. Ting-Ting se présente en appuyant le fait qu’elle soit une princesse. Ling lui fait un jeu de mot comique en lui disant que si elle a besoin de lui, elle n’a qu’à faire ding-ding.
Ting-Ting a une furieuse envie de rire mais elle se retient et se cache derrière son éventail car elle est complexée par son rire.
Ling, toujours aussi agité et rieur, continue à lui faire des jeux de mots : « Vous n’allez pas baisser votre garde. » Il plaisante ensuite en disant qu’il a du sang bleu lui aussi, certains l’appellent le roi des casse-pieds.
Ting-Ting sait qu’elle ne peut plus se retenir, elle est sur le point d’exploser de rire, alors elle préfère s’enfuir à toutes jambes.

 

Ling est un peu déçu, il croit à tort que ses jeux de mots n’ont pas plu à Ting-Ting, il ne sait pas qu’elle aussi vient de tomber amoureuse de lui.

Su rejoint gaiement Ting-Ting en lui montrant les fruits que Chien-Po a cueillis pour elle. Su le trouve si gentil !

Avant de rejoindre le carrosse, Mei part féliciter Mulan pour son courage d’avoir remplacé son père à la guerre. Son devoir était de rester chez elle mais son cœur lui a dicté d’enfreindre les règles, elle lui demande comment a-t-elle choisi entre son devoir et son cœur.
Si Mei lui pose cette question c’est parce qu’elle est tiraillée entre son devoir (qui lui impose de se marier par arrangement) et son cœur (qui lui dicte que l’homme de sa vie est Yao).
Mulan lui avoue que cela n’a pas été facile pour elle mais en écoutant ses sentiments, elle a finalement fait ce qu’elle a cru juste. Elle s’est rendue compte que son seul devoir est celui de son cœur.
Ces paroles touchent Mei en plein cœur : c’est à cet instant qu’elle décide d’écouter son cœur.
Elle se sent soulagée, apaisée et heureuse. Elle remercie sincèrement Mulan avant de rejoindre rapidement le carrosse.

Mushu décide d’entrer en scène : il veut ridiculiser Shang à tel point qu’il en répugnera Mulan.
Il s’en délecte rien que d’y penser. Mushu commence par accrocher l’hameçon à la ceinture de Shang de sorte que lorsqu’il le lance, il en arrache sa chemise. Il se retrouve avec un poisson dans le dos, Mulan l’attrape, en rit et félicite Shang pour cette bonne prise.
Mushu est agacé, il a une autre idée : il défait la selle de Shang. Lorsqu’il monte, il en tombe et se retrouve sous le cheval. Mulan en fait de même et l’embrasse sur la joue.
Mushu continue : il place des vers de terre dans la chemise de Shang qui s’agite dans tous les sens et en essayant d’arracher sa chemise, il tombe sur un tronc d’arbre. Mulan le suit et tombe sur lui, ils en rient tous les deux.
Mushu lui en fait voir de toutes les couleurs : essaim d’abeilles, ours, horde de petits animaux sauvages, explosion.
Rien n’y fait, aucune de ses tentatives ne parvient à atténuer les sentiments de Mulan pour Shang.
Khan, qui a assisté à toutes ces scènes, en piétine Mushu.

Mushu, marchant à l’aide d’un bâton de bois qui lui sert de canne, se plaint d’avoir pourtant essayé encore et encore, il y a mis tout son cœur et toute son âme pour les séparer.
Cri-Kee rit de sa défaite. Mushu s’écrie qu’il n’en peut plus, tout en cognant fortement sa tête contre une roue du carrosse. Il jette ensuite sa canne qui percute la pierre qui maintenait le carrosse en position d’arrêt.
Mushu provoque, bien malgré lui, un accident gravissime : le carrosse contenant les trois princesses dévale dangereusement la pente et se dirige tout droit dans un précipice.
Les trois gardes sont percutés et s’accrochent au carrosse pour tenter de les sauver.
Shang et Mulan se lancent au galop pour rattraper le carrosse.
Ling crie à Ting-Ting de venir mais en grande sœur protectrice, Ting-Ting sauve d’abord ses sœurs : elle jette Mei par une fenêtre, elle est rattrapée par Ling qui la met sur Khan.
Ting-Ting met ensuite Su par la fenêtre mais elle a peur : Yao l’attrape par le bras et la place sur le cheval de Shang.
Ting-Ting essaie ensuite de sortir et se dirige vers Ling, prêt à la soulever ; mais son pied est pris au piège d’une planche qui s’effondre. Ting-Ting est coincée dans le carrosse.
Tout le monde chute dans le précipice qui les mène à la rivière : en tombant, Ling attrape Ting-Ting.
Ils sont tous sains et saufs. Dans la rivière, Ting-Ting et Ling s’appuient sur une valise, Mei en fait de même et Yao l’y rejoint. Su sauve la nourriture en ramassant tous les fruits et Chien-Po la soulève dans ses bras.
Shang rejoint Mulan et ordonne à Yao et Ling de récupérer le matériel.
Mushu rejoint la rive avec Cri-Kee sur son dos qui lui fait des remontrances, il lui dit que tout est de sa faute. Mushu lui assène un coup de queue qui le propulse dans les branches d’un arbre.
Mushu lui affirme que ce n’était pas son plan mais il se dit que tout n’est pas fini : Shang est furieux, Mushu est donc certain que Mulan et son fiancé sont à deux doigts de se disputer agressivement.

Ce soir-là, la troupe se repose dans des tentes.
Mushu observe Shang et Mulan du haut d’une branche d’arbre : Mulan dit à son fiancé qu’elle a connu des princesses plus heureuses. Il lui répond que c’est le cadet de leurs soucis, la carte a été mouillée et elle se déchire. Il y a un col à franchir pour arriver jusqu’à Qui Gong, ils doivent traverser un pays plein de bandits mais c’est la seule route.
Mulan lui propose de suivre la rivière mais Shang refuse car la rivière n’est pas sur la carte ; il n’est pas de nature à improviser comme Mulan, il suit les règles.
Mulan insiste : la rivière passe forcément à côté d’une ville et là où il y a une ville il y a une route.
Shang persiste : aucune ville n’est indiquée sur la carte, il ne se fie qu’à elle.
Mulan lui propose d’oublier la carte et d’y aller à l’instinct.
Shang commence à perdre patience : ils ne peuvent pas improviser, il leur faut un plan, ils n’ont que trois jours et s’ils se perdent, ils ne sauront plus quoi faire. Mulan lui répond simplement qu’ils n’auront qu’à s’arrêter et demander leur direction.
Shang lui dit que c’est inutile puisqu’ils ont une carte ; Mulan lui dit alors d’un ton amusé que les hommes refusent toujours de demander leur route, Shang lui répond que les femmes sont toutes les mêmes avec les cartes. Mulan lui demande s’il veut dire qu’elles ne savent pas lire une carte. Shang commence à hausser le ton : les femmes demandent mais ne suivent pas les indications dit-il. Mulan dit que les hommes les suivent même quand il n’y a pas d’indications.
Ils sont sur le point de commencer à se disputer mais Yao les interrompt pour effectuer son rapport de reconnaissance: il a trouvé un village et le chemin qui les y conduira à travers la forêt. Sur ce, il le leur montre, il y aura sûrement une route qui mène à Qui Gong.
Shang félicite Yao pour son bon travail. Yao se retire.
Mulan fait le premier pas : elle s’excuse auprès de Shang, elle ajoute que c’est lui le chef de cette mission.
Shang lui répond que c’est lui qui est désolé, un bon chef doit être ouvert aux idées nouvelles.
Il lui demande pardon en lui tendant une main que Mulan saisit de ses deux mains. Elle lui dit qu’il n’a rien à se faire pardonner.
Les fiancés se serrent l’un contre l’autre et leurs pendentifs du Yin et du Yang s’entremêlent. Ils en rient, Mulan se retire pour assurer son tour de garde.
Cri-Kee est satisfait que tout se passe bien entre les fiancés, il tire la langue à Mushu qui prétend que Mulan court presque pour s’éloigner de Shang.
Cri-Kee lui précise que Mulan sourit, Mushu prétend que c’est le masque de la souffrance.

Les princesses sont près du feu. En face d’elles, Yao coupe du bois de ses deux mains. Mei est en admiration devant sa force (tout ce qu’il souhaite !).
Ling vient à Ting-Ting pour lui remettre son éventail, il lui précise qu’il le lui a fait sécher. Ting-Ting le remercie. Ling fait un jeu de mots en lui disant que normalement il dirait : « Je peux me vanter de vous éventer. » mais il préfère la laisser tranquille, croyant à tort qu’il ne l’amuse pas du tout. Il percute le bois tenant la soupe et s’excuse mais sa maladresse fait rire Ting-Ting.
Ling part en se disant qu’il ne plait pas à Ting-Ting, il se trouve lamentable.
Ting-Ting le regarde partir en s’éventant, elle rosit d’amour pour lui.
Leur connexion n’échappe pas à Mei qui dit à sa sœur qu’elle plait à Ling.
Ting-Ting le confirme avec le sourire, Mei a remarqué que cette attirance est réciproque.
Gênée, Ting-Ting lui répond qu’elle apprécie le fait qu’il soit un excellent soldat.
Mei s’énerve, elle demande à sa sœur comment peut-elle regarder quelqu’un, se rendre compte qu’il y a quelque chose entre eux et continuer à être aussi…Ting-Ting lui coupe la parole pour dire qu’elle sait en quoi consiste son devoir.

Mei rentre dans sa tente, elle a décidé de s’enfuir : elle écrit une lettre à son père pour l’en informer, elle ne peut remplir cette mission, elle s’est rendue compte que son seul devoir est celui de son cœur.
Ses sœurs la surprennent, Mei leur avoue qu’elle ne pourrait jamais tenir sa promesse.
Ting-Ting lui demande si c’est parce que Yao lui a ouvert son cœur.
Mei lui précise qu’il ne s’agit pas du cœur de Yao mais plutôt du sien.
Ting-Ting lui rappelle qu’une princesse doit être prête à faire tous les sacrifices pour son pays car c’est leur devoir.
Les filles se mettent à chanter ‘‘Comme les Autres Filles’’.
Ting-Ting dit à sa sœur Mei, qui pleure dans ses bras avec Su, que la vie d’une princesse est remplie de sacrifices, elle doit servir son pays sans se plaindre, on ne peut rêver mieux.
Mei se rebelle : elle veut avoir la même vie que les autres filles, s’amuser, être à son aise.
Sa sœur Su est d’accord avec elle : les deux sœurs se mettent à sautiller, elles veulent notamment manger des grosses tartes, se salir, faire des grimaces, danser sans avoir à faire de chichi (Su soulève sa robe que Ting-Ting ne manque pas d’abaisser aussitôt), courir très vite, se décoiffer, ne plus avoir d’escorte, ne plus avoir à faire de manières.
Finalement, Ting-Ting les rejoint : elle aussi en a assez d’avoir une vie conditionnée par le règlement, elle aussi veut épouser l’homme qu’elle aura choisi.
Elles ne veulent pas non plus de petites chaussures (Je pense que cela fait référence à la méthode des pieds bandés que la Chine pratiquait afin que les pieds des filles soient les plus petits possibles, cette pratique engendrait des mutilations importantes).
Les princesses se mettent à rire, Chien-Po les entend et se réjouit de leur bonne humeur.

Alors que Shang dort, Mushu lui souffle que Mulan lui a désobéi, qu’elle l’a insulté, qu’elle a ri de sa carte, qu’elle raconte des choses derrière son dos. Il ajoute que Mulan n’en fait qu’à sa tête, elle est incontrôlable, puis il crie tel un fantôme « Muulaan ! Mulan !! »
Shang se réveille en sursaut ; pendant ce temps, Mushu prépare sa construction afin que Shang voie hors de sa tente des ombres chinoises mettant en scène une fausse Mulan en train de discuter avec les princesses : Mushu imite la voix de Mulan et dit que Shang est une tête de pioche, il faut toujours avoir une stratégie, même pour se brosser les dents il faut un plan de secours, il n’a pas grand-chose dans la caboche, son haleine sent l’ail.
Mushu prend vite la fuite, Shang sort de sa tente, très remonté et il part à la recherche de Mulan.
Mushu exulte, son plan fonctionne.

Alors que Mulan monte la garde, Shang lui répète ce qu’il croit qu’elle a dit, à savoir : général tête de pioche, un plan pour se brosser les dents.
Mulan ne comprend pas ce qu’il veut dire, Shang lui dit qu’il a tout entendu puis il met une main sur sa bouche, croyant qu’il a mauvaise haleine à cause de ce qu’il vient d’entendre.
Mulan lui demande ce qu’il a entendu. Shang lui demande de ne pas faire l’innocente, il l’a vue près de sa tente.
Mulan commence à s’énerver, elle affirme qu’elle n’a pas quitté son poste.
Toujours une main devant la bouche, Shang affirme qu’elle racontait des ragots sur lui aux princesses.
Mulan ne comprend pas pourquoi il affirme de tels propos, puis elle lui demande ce qu’il a à parler avec la main devant la bouche. Shang lui rétorque qu’il n’a pas envie de la parfumer à l’ail, et il s’en retourne dans sa tente sous le regard éberlué de Mulan qui ne comprend toujours rien à son attitude.
Shang lui crie de ne pas quitter son poste la prochaine fois.
Yao arrive assurer son tour de garde, il demande à Mulan ce qui lui prend, Mulan ne lui répond pas et s’en va furieuse.

Mulan entre dans sa tente, elle ne comprend pas pourquoi Shang ne l’a pas crue. Cri-Kee lui dit que Mushu est le coupable mais Mulan ne peut comprendre son langage.
Mushu en profite pour dire à Mulan que sans confiance, il est impossible d’avoir une bonne relation et Shang n’a pas confiance en elle. Mulan se dit qu’il a peut-être fait un cauchemar.
Mushu lui énumère quelques-uns de leurs désaccords : le mariage arrangé, l’itinéraire, leur dispute inutile.
Mulan ne sait pas quoi faire, Mushu lui conseille de laisser tomber Shang. Mulan se fait influencer, elle dit que si ce qu’elle vient de voir est le vrai Shang, elle n’aime pas ce qu’elle voit.

Chien-Po, Yao et Ling montent la garde mais soudain, ils entendent la voix des princesses : elles sont sorties prendre le thé.
Les garçons en profitent pour venir les voir : Yao prétend que Chien-Po a toujours eu un rêve, celui de voir un petit village perdu au milieu de nulle part au clair de lune.
Su se propose de les aider, Yao leur demande de consentir à les accompagner au village, ils continueraient à les protéger et Chien-Po réaliserait son rêve.
En réalité, cette histoire de rêve n’est qu’un prétexte pour pouvoir sortir avec les princesses.
Mei et Su sont survoltées, elles veulent absolument y aller et supplient Ting-Ting d’accepter. Celle-ci y consent, heureuse également de pouvoir s’amuser et de se retrouver en tête à tête avec Ling.
Tout le monde saute de joie et chaque fille part en compagnie de son amoureux.

Pendant ce temps, Mulan se dit qu’elle n’avait pas réalisé à quel point Shang et elle sont différents. Elle a l’impression de ne pas le connaitre.
Alors qu’elle est prise par son problème, Mushu regarde les princesses partir en compagnie des gardes et prévient Mulan.
Mulan sort pour les retrouver, elle préfère régler cette affaire seule car Shang est déjà suffisamment nerveux.
Elle demande à Mushu de s’arranger pour que rien ne réveille Shang.
Mulan ne sait pas qu’elle ne peut pas du tout compter sur Mushu : il fait du tintamarre pour le réveiller et réussit malgré la résistance opposée par Cri-Kee.
Shang sort de sa tente et découvre que les gardes et les princesses ne sont plus là. En entrant dans la tente des princesses, il y découvre la lettre de Mei. Il en veut particulièrement à Mulan en voyant qu’elle n’est pas dans sa tente puis il part en suivant les traces de pas.

Pendant ce temps, les princesses passent d’agréables instants auprès des gardes.
Tout comme Chien-Po, Su est attirée par le stand de nourriture.
La vendeuse tend du gingembre à Chien-Po qui le respire avec délice, il le trouve si délicieux marié avec des boulettes (raviolis en VO). Su rejoint Chien-Po et lui tend les raviolis qu’elle a dans son panier.
La vendeuse tend du ginseng en leur demandant s’ils l’aiment. Chien-Po lui répond qu’il fait un très bon accompagnement pour le soja, Su lui tend le soja qu’elle a dans son panier. Chien-Po se sert pour en manger et pose affectueusement sa tête contre celle de Su.



Mei marche avec Yao, elle est attirée par le stand de bagarres, on y demande à défier l’imbattable Shi Rongkai, un homme très grand, surmusclé, à l’air sauvage.
Yao se porte volontaire pour impressionner Mei.
De sa force étonnante, Yao soulève Shi Rongkai et le jette dans une cage de bois.
Tout le monde félicite Yao, surtout Mei qui s’écrie qu’il est son héros.
Yao est on ne peut plus heureux : il a trouvé la femme idéale, celle qui l’admire et le considère comme un héros.


Il prend une position qui rappelle celle du gorille. Justement, la scène suivante fait un gros plan sur un gorille en peluche, faisant rappeler l’apparence physique de Yao, avec un œil au beurre noir.
Yao a emmené Mei près d’un stand de cadeaux, il doit en choisir un pour elle :
Yao ne choisit pas le gorille en peluche, mais le panda et il le place dans les bras de Mei qui en rit de joie.


Cette scène symbolique rejoint les propos pertinents de Mei qui avait comparé Yao à un panda (l’essence de son être) et réfuté le fait qu’il soit un gorille (sa simple apparence physique).


De son côté, Ling enchaine les jeux de mots pour faire rire Ting-Ting mais celle-ci se retient de le faire, trop complexée par le son de son rire.
Ling abandonne, désespéré de ne pas être aussi drôle qu’il le croyait ; soudain, des pétards explosent sur lui. En voyant son piteux état, Ting-Ting n’y résiste plus, elle explose de rire en grognant comme un cochon.
Ling trouve son rire très joli, Ting-Ting lui dit qu’elle déteste son rire mais Ling la décomplexe en lui affirmant que son rire est très mignon.
Il croyait qu’elle n’avait aucun sens de l’humour, Ting-Ting lui prouve le contraire : elle place deux baguettes dans ses narines et les cogne l’une contre l’autre. Ling explose de rire et ils partent ensemble en continuant de s’esclaffer.
On peut noter qu’elle est exactement comme lui, Ling avait procédé pareillement au début du film.

 


Les trois couples admirent la lune qui se reflète dans le lac. Mulan les surprend, ils lui annoncent qu’ils sont en couples.
Mulan saute de joie et Chien-Po les sert tous contre lui en les berçant. Mulan est tellement heureuse pour eux tous mais Shang met un terme à ce moment d’insouciance.
Mulan tente de lui expliquer la situation, Shang brandit la lettre de Mei et soupçonne Mulan d’en être l’instigatrice.
Shang rappelle aux altesses qu’elles ont toutes trois fait le vœu de se marier à Qui Gong et si leur père les voyait en train de trahir ce vœu, que dirait-il ?
Shang sermonne ensuite les gardes, il leur ordonne de reconduire immédiatement les princesses à leur tente. Ils doivent les garder, ils ne doivent pas entrer dans leur tente et ils ne doivent pas leur adresser la parole. Les gardes s’inclinent à ses ordres.
Mulan tente d’intercéder en leur faveur mais Shang l’accuse d’être la cause du problème car elle place ses sentiments personnels au-dessus de tout.
Le devoir, les obligations, la tradition ne signifient rien pour Mulan, alors que cela représente tout pour Shang.
Mulan lui précise que son cœur lui dit quel est son devoir et elle l’écoute.
Cela exaspère Shang, Mulan lui dit qu’il est un grand guerrier, il est brave, loyal mais il n’écoute pas son cœur, elle ajoute qu’elle se demande même s’il en a un.
À ces mots, Shang s’assombrit, il lui dit que cette mission leur aura au moins montré une chose : ils sont très différents. Mulan lui répond qu’ils sont peut-être trop différents.
Shang s’en va, Mulan se retrouve seule : les nuages cachent la lune, tout devient noir, aussi noir que la déception qui emplit le cœur de Mulan qui se croit désillusionnée.

Le lendemain, la troupe progresse silencieusement et attristée, encore marquée par les évènements de la veille.
Une seule personne est de bonne humeur : Mushu.
Mulan et Shang ne s’adressent plus la parole, cette situation les affecte, ils se sentent trop différents et comptent annuler leur mariage, cette différence est marquée par les rochers qui séparent leur route.

Mushu dit à Mulan avoir remarqué que Shang et elle ne se parlent plus, mais elle peut toujours se confier à lui dit-il. Mulan baisse la tête, trop malheureuse et abattue.
Mushu dit à Cri-Kee que lorsqu’elle aura compris ce qu’il a fait pour elle, sa petite moue se transformera en sourire.
Cri-Kee traite Mushu de vieux lézard.

En chemin, Ting-Ting dit à Mulan que ses sœurs et elle sont navrées de ce qu’elles ont fait.
Mei lui dit qu’elle les a aidées en leur conseillant d’écouter leur cœur et elles l’ont remerciée en détruisant sa relation avec Shang.
Mulan leur répond qu’elles n’ont fait que lui ouvrir les yeux sur l’erreur qu’elle faisait, elle les remercie.
Les princesses lui adressent un regard compatissant et Mei dépose sa main sur elle pour la réconforter.

Ils arrivent dans un coin réputé pour être infesté de bandits, ils doivent rester sur leur garde.
Marchant près des princesses, Ling dit qu’il aimerait vraiment leur parler. Yao répond qu’il aimerait également pouvoir leur parler mais ils doivent respecter les ordres.
Ils font exprès de se parler afin que les princesses puissent entendre ce qu’ils ont à leur dire.
En regardant Ting-Ting, Ling dit à Yao que s’il avait le droit de discuter avec elles, il dirait à Ting-Ting qu’elle est la fille la plus jolie, la plus drôle, la plus extraordinaire des femmes qu’il a rencontrées.
Ting-Ting est touchée, elle en rosit de plaisir et lui sourit.
Chien-Po déclare à Su qu’elle est le délicieux gingembre frais qui couronne le bol de riz de sa vie.
La princesse Su en rit de plaisir.
Yao déclare à sa princesse Mei que c’est une femme extra-top ! Mei en rit en serrant contre elle le panda qu’elle ne quitte plus.

Chacun de leur côté, Mulan et Shang prennent leur pendentif dans la main et le regardent. Ils repensent aux différences censées s’harmoniser ; à cet instant, ils s’imaginent qu’ils sont trop différents pour pouvoir se compléter.
Mushu propose à Mulan un encas, elle lui répète les paroles de son père : leurs différences pourraient les rendre plus forts, elle pense qu’il ne s’est pas rendu compte que Shang et elle étaient trop différents.
Mushu rappelle à Mulan qu’il est là pour elle, sa tristesse l’affecte, il veut la réconforter.
Mulan lui dit qu’il veille toujours sur elle et le remercie en lui disant qu’elle ne saurait pas quoi faire sans lui, il est le meilleur ami qu’elle n’ait jamais eu.
Mushu est envahi par le remords, il ne peut plus supporter de lui mentir et lui avoue toute la vérité : la seule chose qui ne va pas entre Shang et elle c’est lui ! Mushu confesse avoir semé le trouble entre eux.
Mulan lui dit que ce n’est quand même pas lui qui a poussé le carrosse dans la rivière ? Mushu lui répond que cela était un accident malgré l’échec de plusieurs tentatives préméditées.
Mulan comprend que c’était lui qui était à côté de la tente de Shang, c’est lui qui l’a réveillé lorsqu’elle a quitté le camp : Mushu l’avoue.
Mulan lui demande ce qu’il a fait d’autre. Mushu lui révèle que si elle se mariait, tout allait changer dans sa vie, il l’aurait perdue elle et son cher piédestal.
Mulan est choquée qu’il se soit immiscé entre Shang et elle uniquement pour conserver sa place d’honneur.
Mushu s’excuse sincèrement, Mulan lui dit que ce qu’il a fait est impardonnable.
Mushu lui répond que Shang et elle sont si différents. À ces mots, Mulan comprend qu’ils ne sont pas aussi différents qu’elle le croyait, tous ces problèmes ne venaient pas de leur couple mais de Mushu.
Mulan part au galop pour rejoindre Shang et lui dire qu’elle l’aime.
Mushu lui promet qu’il va se racheter, Mulan lui dit que ce n’est pas la peine, il a causé assez de dégâts.

Mulan appelle Shang, il se retourne mais à cet instant, les bandits attaquent.
Shang ordonne aux gardes d’éloigner les princesses.
Mulan aide Shang à combattre des bandits, les autres sont partis poursuivre les princesses pour leur voler leurs bijoux.
Après s’être débarrassés des bandits, Mulan et Shang viennent au secours des princesses.
Mei a trébuché, deux bandits l’agrippent pour lui voler son bracelet, et Yao est maitrisé par deux autres bandits.
Chien-Po et Ling viennent à leur aide en sautant sur les bandits. Mulan et Shang arrivent pour leur prêter main forte. Ting-Ting et Su jettent des pierres sur les bandits.
Un bandit s’enfuit emportant Mei sur l’épaule. Après avoir ordonné aux gardes de retenir les autres bandits, Shang part avec Mulan au secours de Mei.
Ils doivent tous deux traverser un pont, Shang maitrise le bandit, Mulan attrape Mei et lui demande de courir : elle rejoint Yao en lui sautant dans les bras.
Mulan reste sur le pont pour aider Shang. Le bandit rejoint l’autre côté du pont et à cet instant, son compère se précipite à rompre les liens du pont qui s’effondre.
Mulan s’accroche désespérément à une corde du pont et elle retient Shang de l’autre main.
En larmes, Mulan demande à Shang de s’accrocher mais il sait bien qu’ils sont bien trop lourds, la corde ne tiendra pas.
Afin de sauver la vie de Mulan, Shang lui lâche la main et se sacrifie.
Mulan hurle de douleur de voir son fiancé se jeter à la mort pour la sauver.

Toute l’équipe est effondrée. Mulan reste cette nuit-là sous la pluie près du pont à tenir l’épée de Shang.
Elle est anéantie d’autant plus qu’elle n’a pas eu le temps de révéler à Shang que leurs disputes étaient causées par Mushu, jamais elle ne lui a manqué de respect.
Elle regarde l’épée, en larmes, lorsque soudain son regard laisse place à celui de Shang. En le voyant, elle s’effondre en hurlant le nom de son bienaimé et en plantant son épée au sol.
Mulan sanglote sur cette épée, et reste dans cette position jusqu’au petit matin.


Ce n’est que ce matin que le reste de l’équipe ose approcher Mulan, toujours effondrée sur l’épée de Shang.
Ting-Ting lui dit qu’elles doivent continuer et remplir leur devoir.
Mulan refuse que les princesses se marient avec ces princes qu’elles n’aiment pas : elle leur dit que leur devoir est de veiller les uns sur les autres.
Mulan ne veut pas que Shang soit mort pour rien, elle sait qu’il était attaché au devoir ; d’un autre côté, elle ne veut pas que les princesses se sacrifient alors qu’elles sont amoureuses des gardes.
Elle a pris une décision : c’est elle qui se sacrifiera en contractant un mariage arrangé à la place des princesses.
Elle achèvera cette mission pour accomplir son devoir et honorer ainsi la mémoire de Shang.

Shang a eu l’immense chance de tomber dans un lac, il est sain et sauf, sans aucune blessure : c’est un véritable miraculé.
Son cheval a senti sa présence et le rejoint dans le lac, Shang s’accroche à ses rênes.

Mulan rencontre le seigneur Chin et lui prétend que les princesses ont disparu après un accident : le carrosse royal est tombé dans une rivière.
Le seigneur Chin, après avoir reçu des indications de ses conseillers, dit à Mulan que cela ne change pas l’accord qu’il a passé avec l’Empereur, et à moins qu’il ne soit honoré, il ne signera aucune alliance avec l’Empire du Milieu car un mariage leur a été promis.
Mulan lui assure que ce mariage aura bien lieu : elle sera honorée d’épouser un prince de Qui Gong lui dit-elle (dans le but qu’il accepte sa demande).
L’un des conseillers de Chin lui rappelle que Fa Mulan est celle qui a sauvé la Chine, ce serait une perle parant sa couronne beaucoup plus précieuse que trois simples princesses.
Le seigneur Chin est donc satisfait de se contenter de Mulan, il dit à celle-ci que ce n’est pas du tout ce qui était convenu ; toutefois, le dragon d’or de l’unité dans sa grande mansuétude s’est placé du côté de Mulan aujourd’hui (pour information, le dragon d’or de l’unité représente une divinité à leurs yeux).
Il dit à Mulan qu’il a décidé d’accepter son offre, elle fera une excellente épouse pour son fils ainé, le prince Jeeki.
Mulan a un choc lorsqu’elle le voit : c’est un prince sans cervelle et au physique repoussant qui ne cesse de jouer avec un piège à doigts chinois.
En voyant Mulan, il ose s’exclamer : « Alors c’est elle ? Bah c’est un vieux crouton ! » « (Elle est vieille ! » dit-il en VO).

Non loin du château de Chin, Shang rejoint les trois princesses et les gardes, tous surpris et très heureux de découvrir qu’il est sain et sauf. Yao en embrasse même à pleine bouche le cheval de Shang.
Shang annonce que Mulan avait raison : personne ne devrait se marier sans amour. Il décide d’aller à Qui Gong la rejoindre, les princesses et les gardes veulent l’accompagner mais il leur ordonne de rester ici.
Cependant, les gardes ne veulent pas prendre cela pour un ordre mais pour une suggestion amicale, ils sont tous d’accord pour le rejoindre.

Ce soir-là, Mulan se prépare pour ce mariage. Elle est essentiellement vêtue de bordeaux.
Pour précision, en Chine le rouge est lié à la chance d’où la présence de la couleur rouge (les robes de mariées chinoises sont le plus souvent rouges) et du dragon rouge Mushu.

Mulan est abattue, elle dit à Mushu qu’en fin de compte, ils ne feront plus équipe tous les deux.
Mushu est très affecté par le sort malheureux qui frappe son amie, il prend son visage dans ses mains et lui dit sincèrement qu’il abandonnerait des centaines de piédestal pour empêcher ce gâchis.
Mulan lui dit qu’elle croit que même le dragon d’or de l’unité ne pourrait plus s’interposer. Les yeux de Mushu se remplissent alors de larmes, Mulan dit au revoir à son ami et se présente à la cérémonie publique et en plein air.
Le seigneur Chin se trouve au milieu entre son fils et Mulan, il tient deux coupes dans ses mains.
Il annonce à son peuple que le grand dragon d’or de l’unité préside à une union qui sera une vraie bénédiction pour Qui Gong ; en disant cela, il tend à Mulan et à son fils leur coupe.
Jeeki ne peut pas prendre correctement sa coupe puisque ses index sont coincés dans le piège à doigts chinois. Il la saisit donc de ses deux mains.
Mulan regarde son reflet dans la coupe pleine et verse une larme qui tombe dans la boisson.

Cri-Kee demande à Mushu d’empêcher ce mariage mais ce dernier ne sait que faire.
Le seigneur Chin noue le foulard autour des deux coupes tenues par Mulan et Jeeki pour unir ces deux êtres et leurs deux royaumes.
Shang intervient et brise ce nœud, il n’a pas eu le temps de se changer de tenue, il est assez mal en point et les cheveux défaits, décoiffés.
Mulan est pleine de bonheur de voir son fiancé vivant, Cri-Kee et Mushu sautent de joie.
Shang s’avance sur son cheval, descend et court rejoindre Mulan mais le seigneur Chin s’interpose et ordonne à Shang de s’en aller.
Shang lui répond qu’il n’ira nulle part, Mulan se place derrière lui et lui demande ce qu’il compte faire. Cela ne fait pas partie de ses habitudes mais Shang décide d’improviser et de suivre son instinct.
Chin veut s’en prendre à Shang ; pour éviter cela, Mushu réclame l’intervention du dragon d’or de l’unité.
Cri-Kee lui donne alors une idée : il lui montre l’immense statue de dragon qui surplombe les lieux. Mushu va donc se placer dans la gueule de la statue pour faire une annonce…

Shang dit à Chin qu’il aime Mulan et qu’il se moque de ce que disent les lois (ce qui est tout le contraire de sa ligne de conduite), il a la ferme intention de l’épouser ici et tout de suite.
Chin insulte Shang et ordonne son arrestation.
Mushu intervient : de là où il se situe (la gueule de la statue), il crache du feu. La foule est affolée, croyant que c’est le dragon d’or de l’unité qui crache du feu pour manifester sa colère, sauf Mulan qui devine que c’est son petit Mushu qui arrive à la rescousse.
Chin se prosterne et les habitants s’inclinent face au dragon.
Mushu demande pourquoi Shang et Mulan n’ont pas encore prêté serment ?
Croyant parler au dragon d’or de l’unité, Chin lui dit que le général Li Shang n’est pas un fils de Qui Gong.
Mushu ordonne le silence et recrache du feu. Chin court se cacher derrière Shang.
Mushu crie qu’il est le dragon d’or de l’unité et lui seul décide de qui doit être puni. Il n’avait jamais vu deux personnes davantage faites l’une pour l’autre que Mulan et Shang.
Il ordonne de reprendre la cérémonie et les déclare mari et femme. On peut dire que Mushu a racheté sa faute en faisant interposer le dragon d’or de l’unité.
Chin s’incline à cette décision croyant que cet ordre vient du dragon d’or de l’unité en personne.
Chin s’en réjouit et prend même le piège à doigts chinois de son fils pour s’amuser niaisement avec.
Mushu continue sur sa lancée en déclarant que dès cet instant les princesses de l’Empire du Milieu sont libérées de leur serment et pourront épouser qui elles voudront.
Sur ce, les princesses et leur amoureux respectif s’embrassent, tout comme Shang et Mulan dont le peigne tombe, laissant sa chevelure se déployer.
Fou de joie, Mushu en attrape Cri-Kee pour l’embrasser.


Je vous précise que ces embrassades ne reflètent pas la réalité de l’époque, elles sont totalement en contradiction avec les usages et mœurs de cette période féodale où les effusions publiques n’existaient pas.
En Chine, un couple ne s’embrassait pas en public, cet acte était considéré comme contraire aux bonnes mœurs, il doit être strictement réservé à la sphère intime.


Chez les Fa, Mushu prépare tristement sa valise, il se dit qu’il va être de corvée de gong mais il est sincèrement heureux pour Mulan et si elle est heureuse, il l’est aussi.
Cri-Kee est fier de Mushu.
Le Grand Ancêtre rappelle à Mushu qu’il a une séance de yoga aux aurores, Mushu devra le réveiller.
Une ancêtre rappelle à Mushu qu’elle aime qu’on la sorte de son sommeil réparateur avec un long massage du pied. Rien que de voir ce pied répugnant, Mushu en a la nausée.
Les Ancêtres sont hilares, ils ont hâte de malmener Mushu qu’ils détestent tant.
Mais ils n’en auront pas l’occasion : Shang se présente au temple pour sauver Mushu en unissant les temples des familles Li et Fa, ce qui signifie que Mushu peut conserver son piédestal à l’immense déception de tous les ancêtres Fa. Mushu en saute de joie.

Mushu se présente devant Shang, c’est la première fois qu’il le voit et il l’imaginait plus grand.
Mushu est étonné que Mulan ait parlé de lui à Shang.
Mulan lui répond qu’elle n’a absolument aucun secret pour son mari, elle lui a donc tout raconté.
Elle demande à son mari s’il a le droit d’unir les deux temples, une loi l’autorise-t-elle ?
Shang lui dit que cette loi vient juste après celle qui parle de se déguiser en homme pour entrer dans l’armée (il fait référence au choix qu’avait fait Mulan, contrevenant ainsi aux règles).
En d’autres termes, aucune loi ne permettait d’unir les temples mais il en a décidé ainsi (Mulan a déteint sur lui : il commence à suivre son cœur et son instinct, il sait contrevenir aux lois lorsqu’il le faut).

 



Mushu va prendre sa revanche et il appelle sa masseuse, sa pédicure, il ordonne qu’on lui fasse chauffer de l’huile, qu’on lui fasse couler un bain, qu’on réchauffe sa serviette, que son dorlotement commence !






L’avis de Narcisse :

Ce Disney n’est pas désagréable à regarder mais il me déçoit beaucoup, il est loin d’être au niveau du premier film.
Je trouve cette suite trop légère avec un style trop relâché en totale opposition avec les principes et mœurs de l’époque.
En effet, par exemple, les gardes et les princesses se montrent trop tactiles, les couples s’embrassent en public ; comme je vous l’ai expliqué dans ma présentation, à cette époque en Chine, les couples ne pouvaient pas s’embrasser à la vue de tous, cet acte devait être strictement réservé à la sphère intime. Les effusions publiques étaient assimilées à de la dépravation et le sont encore dans de nombreuses régions chinoises.


Shang est moins solennel, strict et distant que dans le premier film, et je trouve qu’il est un peu trop souvent tourné en ridicule.
Malgré qu’il soit très protocolaire, traditionnel, qu’il ne suive que son devoir, Mulan lui a appris à écouter son cœur et à ne pas voir qu’à travers le devoir.
Après avoir frôlé la mort, il s’est rendu compte, en voyant Mulan se sacrifier afin que les princesses puissent épouser les hommes qu’elles aiment, que rien n’est plus important que ses convictions intimes et personnelles.

Mushu reste fidèle à lui-même : égoïste, mais il finit toujours par accomplir des actions aidantes et salvatrices et il prouve constamment que malgré son égocentrisme, son amitié pour Mulan reste la plus forte.

J’aime bien le couple formé par Yao et Mei, tout particulièrement le contraste symbolique gorille/panda.
Yao avait été comparé à un gorille par Ting-Ting, et lorsqu’il gagne son combat, il prend une pose tel un gorille, la scène suivante fait un gros plan sur un gorille en peluche qui prend la même pose que Yao et qui lui ressemble.
Mais Yao ne choisit pas du tout cette peluche pour l’offrir à Mei, son choix se porte sans hésiter sur le panda.
Cette scène distingue le contenu/contenant, elle symbolise le contraste entre son apparence physique bourrue (gorille) et la profondeur de son âme/l’essence de son être (panda).
Yao a certes l’apparence d’un gorille mais en profondeur, comme le disait Mei, il ressemble plus à ‘‘un gros panda tout gentil et tout doux’’.



Les trois sœurs sont nées pour servir leur pays, elles devaient masquer et refouler leurs émotions, réserver leur cœur à leur futur mari même si elles ne l’ont pas choisi.
Ce film transmet un message très simple : il faut suivre son cœur surtout en ce qui concerne les affaires de mariage (j’ajouterai qu’il faut aussi écouter sa conscience !).

Au départ, les réalisateurs avaient prévu que les princesses fassent semblant d’être amoureuses des gardes pour pouvoir s’enfuir ; puis elles auraient fini par tomber réellement amoureuses à la fin.
Mais les réalisateurs se sont dit que c’était une erreur (je le confirme, c’est même contraire à l’esprit d’un Disney).
Une autre direction a donc été prise pour rendre les princesses plus sympathiques et pour créer une histoire d’amour plus saine et sincère.

Chacun des trois amis est tombé sur la femme dont il rêvait :
Ling aime s’amuser, il a trouvé une femme amusante qui aime rire ; Chien-Po voulait une femme qui sait cuisiner et il a trouvé une femme qui aime la nourriture et préparer des plats ; Yao voulait une femme qui l’admire et le considère comme un héros et Mei répond à tous ces critères.
Encore une fois, la dame marieuse s’est lourdement trompée, les trois soldats ont bien trouvé la femme de leur vie.

Ce Disney me semble quelque peu bâclé, il se termine tout de même sans nous montrer le mariage des trois princesses avec les gardes et on ne voit absolument pas comment l’Empereur va réagir à cette nouvelle.


Au final, ce film n’est pas déplaisant mais le scénario n’a rien d’extraordinaire, je le trouve inutile.
Ce qui est certain, c’est que Walt Disney n’aurait jamais créé une femme guerrière et encore moins une suite aussi relâchée.



 

Créé le 15 décembre 2014 et remasterisé le 6 décembre 2015

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