Narcisse vous présente :




Genre : Film musical
Auteur des romans : Pamela L. Travers
Année : 1964
Pays : États-Unis
Réalisateur : Robert Stevenson
Scénario : Bill Walsh, Don Da Gradi
Direction artistique : Carroll Clark, William H. Tuntke
Décors : Emile Kuri, Hal Gausman
Musique : Richard M. Sherman et Robert B. Sherman (supervisé et arrangé par Irwin Kostal)
Production : Walt Disney Pictures





LES PERSONNAGES


Narcisse vous présente l’histoire du Walt Disney :



L’histoire se déroule à Londres, en l’an 1910 : à travers la brume, Big Ben prend un aspect majestueux.
Mary Poppins (interprétée par Julie Andrews), équipée de son sac à main et de son parapluie au pommeau à tête de perroquet, est assise sur un nuage et se repomponne.
Mary Poppins est une nurse hors du commun : c’est une magicienne qui propage le bonheur autour d’elle. Mary Poppins est à Londres pour accomplir sa mission auprès d’une famille londonienne dans laquelle le père de famille, bien trop rigide et conditionné par son travail, délaisse sa femme et ses enfants en oubliant les vraies valeurs qui unissent une famille.


Sur un trottoir, Bert (interprété par Dick Van Dyke) donne un spectacle musical animé (c’est un homme-orchestre) devant l’entrée du parc pour gagner un peu d’argent. Il annonce aux spectateurs qu’il va improviser quelques petits poèmes de circonstance.
Il s’approche d’une vieille dame, Miss Lark (interprétée par Marjorie Bennett) : il dit qu’elle est toujours dans le parc accompagnée de son chien Robert (Andrew dans la version anglaise).
Il s’approche ensuite de Madame Corry (interprétée par Alma Lawton) : il lui dit que ses filles étaient plus petites qu’elles mais aujourd’hui elles ont bien grandi (ce sont à présent deux jeunes filles).
Ce qu’il dit fait rire le public.
Il s’approche ensuite de Miss Persimmon (interprétée par Marjorie Eaton) mais à ce moment, le vent souffle emportant les feuilles des arbres.
Bert a compris que cela annonce l’arrivée de son amie Mary Poppins : le vent est à l’est, le temps devient brumeux, il est heureux de savoir qu’il va la revoir.
Bert reprend son spectacle après cet instant d’égarement et le termine sous les rires et les applaudissements. Il tend son béret afin d’y récolter quelques pièces mais tout le monde part sans lui adresser un regard excepté Miss Lark et un vieil homme qui lui donnent un peu d’argent.


Bert nous conduit ensuite au 17 allée des Cerisiers (Cherry Tree Lane), un quartier riche. Mais avant il passe devant un imposant édifice, la demeure de l’amiral Boom (interprété par Reginald Owen), retraité de la marine royale, c’est un homme encore imprégné et passionné par son métier et qui se comporte comme s’il l’exerçait encore. Il est toujours accompagné et secondé par M. Boussole (interprété par Don Barclay).
L’amiral prévient Bert que l’orage gronde au 17 allée des Cerisiers.
Bert arrive ensuite au 17 allée des Cerisiers, la résidence de George Banks (interprété par David Tomlinson). Effectivement, le temps est à l’orage, du vacarme provient de la maison : à l’intérieur, les domestiques Ellen (interprétée par Hermione Baddeley) et Madame Brill (interprétée par Reta Shaw) parlent vivement du départ de l’actuelle gouvernante, Katie Nounou (interprétée par Elsa Lanchester).
Madame Brill se contente de son départ, elle n’a jamais pu la sentir du jour où elle a mis les pieds ici. Mais Ellen ne s’en réjouit pas car s’il n’y a plus de nounou, c’est elle seule qui s’occupera des enfants. Madame Brill ne supporte pas cette gouvernante, « elle a une tête à faire tourner la mayonnaise » dit-elle.
Katie Nounou l’entend, elle est justement en train de descendre les escaliers et lui dit qu’elle refuserait de rester un instant de plus dans cette maison pour tout l’or et les joyaux du royaume. Ellen tente de la retenir en se mettant devant la porte d’entrée et lui demande ce qu’elles vont pouvoir dire au maitre à propos des enfants. Katie Nounou lui répond qu’elle s’en lave les mains, c’est la dernière fois que « ces monstres » lui échappent.
Les enfants Banks ont disparu, Ellen lui demande si elle a été vérifier vers le zoo, le lion les a peut-être mangés ! Mais Katie Nounou n’en a que faire, elle veut partir ! Madame Brill l’encourage sur sa lancée en lui disant :

« Ouste ! Dehors ! »
Katie Nounou tente de pousser Ellen de son passage, celle-ci continue à la supplier lorsque soudain, la voix de Madame Winifred Banks (interprétée par Glynis Johns) se fait entendre. Elle chantonne et entre joyeusement dans sa demeure en disant que son meeting a été formidable. Elle raconte avec énergie ce qui s’est passé sans écouter les dires de Katie Nounou. Celle-ci tente de lui annoncer son départ mais Winifred Banks est emportée par ses idées dynamiques et ambitieuses et se met à chanter ‘‘Mes sœurs Suffragettes’’ revendiquant l’égalité politique entre les hommes et les femmes, Winifred étant elle-même une suffragette militant pour le droit de vote des femmes.
Madame Banks orne ses trois domestiques d’une écharpe : Ellen et Madame Brill se mettent à chanter avec elles alors que Katie Nounou fait tout pour se faire entendre. Elle se fait plus insistante alors Madame Banks lui demande ce qu’il y a ? Katie Nounou lui rend son écharpe et lui annonce que les enfants sont partis on ne sait où. Madame Banks lui reproche sa négligence, cela fait trois fois depuis huit jours qu’ils disparaissent. Katie Nounou rectifie : c’est la quatrième fois et elle en a assez.
Madame Banks lui demande quand pense-t-elle qu’ils vont rentrer. Katie Nounou lui répond qu’elle n’en a aucune idée et réclame le paiement de ses gages. Madame Banks ne veut pas qu’elle parte, que dirait son mari ? Il sera bien suffisamment contrarié de savoir que ses enfants ont disparu. Elle tend à Ellen les écharpes de meeting et lui demande de les cacher car elles mettent son mari hors de lui.
Madame Banks supplie Katie Nounou de réfléchir, de penser aux enfants et à Monsieur Banks.
Soudain, Ellen s’écrie : « Tout le monde à son poste ! » Il est 18 heures, l’heure à laquelle l’amiral Boom fait feu pour annoncer que Monsieur Banks rentre chez lui.
Les deux domestiques et Madame Banks se mettent près des objets fragiles afin qu’ils ne se fracassent pas au sol suite au tremblement provoqué par le coup de canon.
Madame Banks retourne ensuite près de Katie Nounou pour la conjurer de rester, mais celle-ci ne la laisse pas terminer et exige immédiatement le règlement de ses gages.


Monsieur George Banks est sur le chemin qui le mène à sa demeure, il passe près de l’amiral Boom en lui disant qu’il est un peu en avance ce soir, mais celui-ci répond qu’il est à l’heure, et lui demande si le temps est serein dans le monde de la finance. George Banks, qui est l’un des dirigeants d’une banque prestigieuse, lui répond qu’il est au beau fixe.
George Banks est d’humeur joyeuse, il rentre chez lui en chantonnant et heurte Katie Nounou devant sa demeure. Il charge poliment et galamment ses affaires sur la calèche et lui en ouvre la portière. Katie Nounou s’y installe, George Banks referme la portière en lui disant qu’elle a un chapeau très coquet puis il rentre chez lui et se met automatiquement à chanter ‘‘Je Vis et Mène une Vie Aisée’’ : il se satisfait de sa vie routinière et réglée dans les moindres détails. Il rentre chez lui à 18 heures, sa pipe et ses pantoufles sont prêtes à dix-huit heures deux, il est le chef de famille et la traite ainsi que ses domestiques d’une main ferme et délicate.
A dix-huit heures trois, ses enfants sont bien nourris et lavés, il leur met une petite tape sur la tête avant qu’ils n’aillent au lit. Pour ses enfants, il choisit une nurse directive et ferme.
Il se comporte chez lui comme s’il dirigeait une banque, il est bridé par les traditions, les codes et la discipline.
Tout en expliquant sa façon de vivre, Monsieur Banks donne une bise à sa femme, elle tente de lui expliquer la situation, elle lui dit qu’ils ont disparu mais George continue de nous exposer sa vie routinière.
Puis George s’aperçoit que tout ne se passe pas comme prévu et demande à sa femme où sont les enfants. Winifred lui répond qu’elle n’en a aucune idée, George lui répond que leur place est ici. Sa femme lui explique que les enfants ont disparu, Katie Nounou les a cherchés sans résultat. George se lève immédiatement pour téléphoner au commissariat de police, il dit à sa femme que Katie Nounou a failli à sa tâche et il veut lui demander des comptes.
Au téléphone, George demande à ce qu’on lui envoie immédiatement un policier mais au même instant, un policier nommé Jones (interprété par Arthur Treacher) amène déjà les enfants à la maison. George s’en réjouit, et félicite la police d’être rapide et efficace avant de raccrocher.
Le policier lui annonce qu’au cours de sa tournée réglementaire dans le parc, il a retrouvé ses enfants, Michael (interprété par Matthew Garber) et Jane (interprétée par Karen Dotrice). A leur vue, leur mère se penche pour les serrer et les embrasser mais son mari lui demande de ne pas se montrer expansive.
Le policier demande à George Banks de ne pas se montrer trop sévère avec eux, ils ont fait une marche longue et fatigante.
George Banks ordonne à ses enfants d’approcher. Ils obéissent, Michael tenant un cerf-volant vert dans sa main droite. Jane dit à son père qu’elle est bien ennuyée d’avoir perdu Katie Nounou, Michael ajoute que le vent a entrainé le cerf-volant.
Le policier intercède en faveur des enfants en disant que c’est le cerf-volant qui s’est sauvé, non les enfants. George Banks lui fait comprendre de ne pas s’en mêler en répondant qu’il réglera cette affaire lui-même.
Jane dit à son père que ce n’est pas un très bon cerf-volant, ils l’ont eux-mêmes construit. Michael propose à son père de leur en faire un.
Le policier tente une nouvelle fois d’intervenir en faveur des enfants, mais George Banks le repousse de nouveau en lui disant qu’il lui est très reconnaissant d’avoir ramené les enfants et lui propose d’aller boire un verre de bière à la cuisine.
Le policier décline la proposition et repart assurer son service. Jane le remercie. Le policier lui sourit, lui souhaite le bonsoir, souhaite poliment la bonne nuit à Madame Banks puis regarde sévèrement George Banks en lui disant bonne nuit, et s’en va en marmonnant « Un verre de bière à la cuisine », l’attitude de George Banks ne lui a pas du tout plu.
Winifred referme la porte et s’excuse auprès de son époux. Celui-ci demande à Ellen d’accompagner les enfants dans leur chambre.


Ce soir-là, Winifred dit à son mari que lorsqu’elle a choisi Katie Nounou, elle croyait qu’elle saurait être ferme avec les enfants, elle avait l’air si respectable. Son mari ne la laisse pas terminer, il lui dit de ne pas confondre efficacité avec maladie de foie.
Winifred assure qu’elle sera ferme en choisissant la prochaine nounou. Son mari lui rappelle qu’elle a engagé six nurses en moins de quatre mois, chacune des expériences a été désastreuse. Il affirme que c’est une tâche importante et délicate de choisir une nurse : il faut de l’intuition, un jugement sûr et la faculté de lire les caractères.
George Banks décide de choisir lui-même la prochaine nurse et de publier une annonce dans le Times. Il demande à sa femme de noter : ils recherchent une nurse ferme, respectable, sans fantaisie, un vrai général.
En robes de chambre, Jane et Michael viennent au salon parler à leur père. Jane lui dit qu’ils sont désolés pour ce qui s’est passé, ils feront tout pour s’entendre avec la nouvelle nounou. Ils ont écrit une annonce décrivant la nounou qu’ils souhaiteraient avoir. Winifred demande à son mari de laisser les enfants la lire.
Jane se met à chanter ‘‘Une Nurse anglaise’’ : ils recherchent une nounou aux joues roses, amusante, spirituelle, aimable et patiente qui leur offre des bonbons et des chansons.
Qu’elle ne leur donne pas trop d’huile de foie de morue, qu’elle ne soit pas trop dure, qu’elle ne sente pas la friture, qu’elle ne leur inflige pas de brimade.
Si elle remplit ces critères, les enfants promettent de ne plus jamais faire de bêtise, de ne pas mettre de crapauds dans son lit pas plus que du piment dans son thé.
Leur mère les écoute avec attention mais leur père s’exclame qu’ils ont dit assez de bêtises pour aujourd’hui et leur demande de retourner dans leur chambre.
Les enfants sont contrariés du manque d’attention de leur père et s’en retournent, tête baissée.
Winifred dit à son mari que les enfants voulaient les aider, ce ne sont que des enfants.
George Banks répond qu’il s’en rend compte, il saisit l’annonce rédigée par les enfants et la déchire tout en disant qu’il se félicite de s’être résolu à avoir pris les choses en main.
Monsieur Banks déchire en plusieurs morceaux l’annonce de ses enfants et les jette dans la cheminée en disant qu’elle est ridicule.
George passe à l’action et appelle le Times pour faire insérer son annonce.
Pendant ce temps, les bouts de papier s’envolent par la cheminée (c’est évidemment l’œuvre de Mary Poppins).


Le lendemain : l’amiral Boom regarde la longue file d’attente constituée de prétendantes au titre de nounou.
Ellen demande à George Banks si elle doit faire entrer maintenant les nounous. George refuse, elles n’entreront pas avant huit heures, il reste encore douze secondes.
A huit heures, l’amiral tire un coup de canon qui fait trembler et bouger les objets de la maison.


Au bord de leur fenêtre, Jane et Michael sont fortement déçus par l’aspect peu aimable des nounous, elles ne correspondent pas du tout à leur description qu’ils ont écrite dans l’annonce !
Soudain, un vent violent emporte toutes les nounous sous le regard amusé et étonné des enfants. Tout à coup, Jane demande à son frère de regarder dans le ciel : une femme vole avec son parapluie ouvert et un sac à la main. Michael se demande s’il s’agit d’une sorcière, sa sœur lui répond par la négative, les sorcières sont sur des manches à balai affirme-t-elle.
Mary Poppins descend du ciel et se dépose devant la demeure des Banks.


Jane affirme que c’est elle leur nouvelle nurse, elle est certaine que cette femme a lu leur annonce.
Mary Poppins sonne à la porte. George Banks dit à Ellen qu’elle peut faire entrer les nurses mais une à la fois. Ellen ouvre la porte, Mary Poppins entre et se dirige au salon. Ellen est étonnée de constater qu’il n’y a plus aucune autre candidate et referme la porte.


Monsieur Banks demande à Mary Poppins ses références. Mary Poppins lui répond qu’elle a pour habitude de ne jamais donner de références, elle est contre ce principe désuet.
Mary Poppins sort l’annonce écrite par les enfants et entièrement reconstituée par ses soins de magicienne. Elle se met à énoncer les critères exigés :
- Etre toujours d’humeur joyeuse : Mary Poppins affirme qu’elle ne se fâche jamais.
- Avoir des joues roses : Mary Poppins dit qu’il suffit de la regarder.
- Savoir jouer à toutes sortes de jeux : Mary Poppins dit qu’elle est persuadée que les enfants trouveront ses jeux divertissants.
Monsieur Banks s’approche d’elle, intrigué et étonné de la voir lire l’annonce qu’il avait lui-même déchirée et mise dans la cheminée la veille.
Il lui demande d’où tient-elle ce papier qu’il avait jeté dans la cheminée.
Mary Poppins continue à lire et énoncer les critères :
- Il faut être bienveillant : Mary Poppins affirme être bienveillante et extrêmement ferme.
Elle demande à Monsieur Banks s’il a perdu quelque chose : il est en train d’inspecter la cheminée, à la recherche des morceaux de papier déchirés de l’annonce. Il ne comprend pas ce qui se passe, il était certain d’avoir déchiré et jeté ce papier !
Mary Poppins fait comme si de rien était et lui rappelle qu’il a demandé une nurse.
Elle tient à parler de ses gages, elle exige d’avoir ses jeudis de libre (mardis dans la version américaine). Elle estime qu’il est sage d’envisager une période d’essai.
Monsieur Banks ne détache pas son attention de la cheminée, Mary Poppins le rejoint et lui annonce qu’elle lui accorde huit jours : elle impose et fixe ainsi elle-même la durée de sa période d’essai. Elle prend son sac et annonce qu’elle monte voir les enfants.
Les enfants la regardent du haut de la balustrade et la voient monter l’escalier en glissant sur la rampe. Ils se collent au mur, Mary Poppins glisse jusqu’à eux au premier étage et demande à Michael de fermer la bouche. Elle leur demande de venir avec elle et c’est ainsi qu’ils montent tous les trois les escaliers.


Pendant ce temps, George inspecte toujours la cheminée, sa femme l’appelle, elle se demande ce qu’il fait, elle le croyait en train de choisir une nurse. Son mari lui dit que c’est déjà fait, sa femme est étonnée qu’il les ait déjà toutes vues, son mari encore très perturbé lui répond qu’il l’a déjà choisie. Winifred lui demande où-est-elle ? George lui répond qu’elle est dans la nurserie, elle s’est mise au travail immédiatement. Sa femme lui demande si la nurse a réellement les qualités qu’ils souhaitent. Son mari ne sait quoi répondre, tout s’est passé si vite.
Winifred se demande si la nurse saura se faire obéir et prendre de l’autorité sur les enfants.
Tout d’un coup devenu souriant et enthousiaste, George saisit les mains de sa femme en lui disant qu’il croit qu’elle le saura.
Sa femme lui suggère dans ce cas de dire à Ellen de renvoyer les autres nurses.
George demande à Ellen de dire aux autres postulantes de partir, la place est prise. Ellen ouvre la porte, il n’y a que le chien Robert, elle lui dit que la place est prise avant de refermer la porte.


Dans la nurserie : Jane dit à Mary Poppins qu’elle a bien peur que leur chambre ne soit pas bien rangée.
Jane présente à Mary Poppins la chambre qu’elle occupera avec une ravissante vue sur le parc.
Mary Poppins dépose son sac sur la table et inspecte les lieux. Elle dit que ce n’est pas le Palais de Buckingham mais c’est propre.
Néanmoins, Mary Poppins compte faire quelques retouches : elle ouvre son sac et en sort un portemanteau sous les yeux médusés des enfants. Mary Poppins y accroche son chapeau.
Intrigué, Michael regarde dans le sac et n’y voit rien du tout.
Mary Poppins s’aperçoit que le miroir accroché au mur est bien trop petit et en sort un plus grand de son sac. Michael est étonné, il n’y avait pourtant rien dans le sac ! Mary Poppins lui enseigne qu’il ne faut jamais juger les choses d’après leurs apparences.
Mary Poppins sort ensuite de son sac une grande plante. Michael se place sous la table pour voir si les objets que sort Mary Poppins ne dépasseraient pas par cet endroit.
Mary Poppins sort de son sac une grande lampe.
Michael dit à sa sœur qu’il faudra surveiller sérieusement cette drôle de nurse. Jane la trouve merveilleuse.
Ce n’est pas fini : Mary Poppins sort de son sac des chaussures couleur parme, un petit miroir, une veste et se met à la recherche de son mètre ruban pour mesurer les enfants. Elle plonge profondément son bras dans son sac pour le retrouver, Michael regarde de nouveau en dessous de la table, il ne comprend pas comment le bras de sa nurse peut s’enfoncer aussi bas dans le sac alors que celui-ci n’est pas assez profond.
Mary Poppins retrouve son mètre ruban et mesure Michael, verdict : il est extrêmement obstiné et dissipé. Michael proteste, Mary Poppins lui montre le résultat sous le nez, Michael peut bien y lire « extrêmement obstiné et dissipé »
C’est au tour de Jane : elle a une fâcheuse tendance à ricaner et ne range pas ses affaires.
Michael demande à Mary Poppins de se mesurer, elle accepte, verdict : Mary Poppins, à peu de choses près, est parfaite en tout point.
En entendant son nom, Jane lui dit qu’elle le trouve très joli. Mary Poppins la remercie et lui dit qu’il lui plait aussi beaucoup.
Mary Poppins dit aux enfants qu’il est temps de se mettre à jouer. Le premier jeu s’appellera : « Pour bien faire il faut bien commencer », on l’appelle aussi « Rangeons la nurserie »
Mary Poppins se met à chanter ‘‘Un Morceau de Sucre’’ par laquelle elle explique aux enfants que le travail peut devenir un réel plaisir, c’est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler, en d’autres termes c’est le morceau de sucre (le plaisir) qui aide à faire passer le médicament (le travail pénible).
Elle prend l’exemple de l’oiseau qui n’a pas le temps de se reposer dans son nid douillet, il doit travailler et il le fait gaiement, il chante et cela rend le travail moins long et plus agréable.
Mary Poppins regarde des rouges-gorges par la fenêtre, l’un d’eux vient se déposer sur sa main, Mary Poppins le pénètre dans la demeure, le caresse puis le relâche.
Par magie, elle se met à ranger les affaires des enfants dans les tiroirs : ils se plient automatiquement et entrent dans les tiroirs qui se referment seuls.
D’un claquement de doigts, les lits se font, les objets éparpillés au sol regagnent leur place.
Jane imite Mary Poppins et claque des doigts ; immédiatement, ses jouets et ses affaires se rangent.
Michael en fait de même mais rien ne se produit.
Jane claque des doigts : ses cubes lettrés s’envolent et se réunissent dans ses mains formant le nom : Mary Poppins. Jane n’a plus qu’à les jeter dans son tiroir qui s’ouvre et se referme seul.
Mary Poppins prend ensuite l’exemple de l’abeille qui travaille tout en faisant des agapes.
Elle chante devant son miroir magique et son reflet dans le miroir se met à chanter seul, à avoir des réactions propres à celles de Mary Poppins, comme s’il y avait deux Mary Poppins.
Mary Poppins met sa veste et demande aux enfants de se dépêcher, ils ont d’autres choses à faire. Jane finit son rangement en y prenant du plaisir, elle a saisi le message de Mary Poppins.
Puis tout se met à se déchainer, les tiroirs et les portes des placards claquent, Michael se retrouve enfermé dans un placard. Mary Poppins ordonne à ces objets de s’arrêter et tout redevient calme.
Mary Poppins aide les enfants à mettre leurs manteaux, ils doivent également mettre leurs chapeaux : elle les emmène prendre l’air dans le parc.
Les enfants partent avec leur nurse en chantant gaiment ‘‘Un Morceau de Sucre’’ pendant que Mary Poppins en siffle la mélodie. Ils descendent tous ensemble l’escalier en glissant sur la rampe sous les yeux surpris d’Ellen. Puis, ils sortent de la maison, la porte s’ouvrant et se refermant seule après le départ. Ellen n’arrive pas à y croire.


Près du parc, Bert dessine sur le pavé des tableaux à la craie tout en chantant ‘‘Chem-Cheminée Chem-Chem Cheroo’’, il travaille avec plaisir et espère en obtenir quelques pièces de passants, il gagne sa vie du mieux qu’il le puisse.
Il dépose son béret au sol près de l’un de ses dessins à la craie sur lequel est inscrit : « Toutes vos contributions sont les bienvenues. »
Tout à coup, l’ombre de la tête de Mary Poppins se reflète sur un cadre dessiné au sol. Bert lui demande de ne pas bouger d’un cil et se met à crayonner l’intérieur du cadre en passant la craie sur les contours de l’ombre du chapeau de Mary Poppins. Bert dit qu’il a déjà vu cette silhouette quelque part : son amie Mary Poppins ! Ils sont tous deux heureux de se revoir. Elle lui dit qu’elle pense qu’il connait déjà Jane et Michael. Bert affirme effectivement qu’il les connait, la dernière fois qu’il les a vus ils courraient après un cerf-volant.
Jane dit à Bert que Mary Poppins les conduit au parc. Bert qui connait très bien Mary Poppins lui répond que cela l’étonnerait, les autres nurses emmènent les enfants au parc mais Mary Poppins nous emmène dans des endroits abracadabrants ! Et en un clin d’œil, il nous arrive des choses extravagantes. Bert sait que Mary Poppins mijote une petite excursion.
Il montre aux enfants l’un de ses dessins représentant une partie de canotage sur la tamise en disant que cela ne l’étonnerait pas que Mary Poppins les y emmène.
Puis il les dirige vers son dessin représentant un cirque et se met à mimer l’acrobate qui marche sur un fil. Il fait rire ainsi Michael.
Jane est attirée par la beauté d’un dessin de Bert et demande à y aller. Bert félicite son choix, il l’a justement dessiné de tout son cœur et amoureusement. Bert incite Mary Poppins à y emmener les enfants, ceux-ci le lui demandent aussi.
Mary Poppins répond qu’elle ne veut pas se donner en spectacle. Bert dit alors qu’il va les emmener lui-même. Mary Poppins s’en étonne et lui demande comment le fera-t-il ?
Bert lui répond : « Avec un peu de magie ! » Il demande aux enfants de fermer les yeux et ils sautent tous trois à pieds joints sur le dessin, naturellement rien ne se produit.
Bert obtient ce qu’il voulait : Mary Poppins prend la main de Michael (qui tient celle de Jane, laquelle tient celle de Bert) et ils sautent tous quatre à pieds joints sur le dessin. Grâce à la magie de Mary Poppins, ils se retrouvent dans un paysage enchanté, vêtus avec élégance.
Mary Poppins porte une robe absolument ravissante. Bert lui dit qu’elle est merveilleuse, Mary Poppins est flattée. Bert lui donne sa parole d’honneur qu’elle est aussi merveilleuse que le jour de leur première rencontre.
Mary Poppins lui dit qu’il n’est pas mal non plus. Ils sont tel un couple.
Les enfants se précipitent au bout de la route derrière la colline pour rejoindre un manège de chevaux de bois.
Quant à Mary Poppins et Bert, ils partent tous deux en amoureux profiter de la ballade et du paysage. Mary Poppins ouvre sa belle ombrelle et tient le bras que lui tend Bert.
Ils se baladent tout en chantant ‘‘Jolie Promenade’’ : Bert se sent très heureux dans ce paysage enchanté, c’est pour lui la plus jolie des journées puisqu’il s’y promène avec Mary Poppins !
Où qu’elle passe, elle fait fleurir le bonheur.
Ils se retrouvent dans une cour d’animaux de dessins animés qui se mettent, eux aussi, à chanter.
Mary Poppins et Bert sortent ensuite de la cour, Bert l’invite à danser, elle accepte joyeusement. Ils se mettent à valser dans cette forêt enchantée animée par des animaux en dessins animés.
La canne de Bert valse avec l’ombrelle de Mary Poppins.
Bert offre un bouquet de fleurs à Mary Poppins (des fleurs de dessins animés), elle les respire et tout à coup elles s’envolent : il s’agissait de papillons.
Bert et Mary Poppins reprennent route en se tenant par la main, ils traversent un lac en prenant appui sur des dos de tortues de dessins animés qui les invitent à monter.
Toujours en se tenant la main, Bert et Mary Poppins montent sur un pont.
Mary Poppins se met à chanter : elle confie à Bert sa joie de se promener avec lui, elle vante ses qualités en lui disant que les hommes comme lui sont rares, elle le qualifie de « diamant à l’état brut », c’est un homme au cœur pur, elle est fière d’être à son bras, elle le trouve gentil, sincère et délicat.
Les images de Bert et Mary Poppins se reflètent sur le lac. Ils s’installent ensuite sur un salon de thé au grand air. Des manchots en dessins animés assurent le service.
Mary Poppins commande pour Bert et elle des glaces, des petits gâteaux et une tasse de thé.
Les manchots lui disent que tout leur sera offert, ce sont leurs invités.
Bert se met à danser avec les manchots sous le sourire et les applaudissements de Mary Poppins. L’un des manchots veut embrasser Mary Poppins mais Bert l’attrape jalousement de sa canne pour le faire reculer.
Bert invite de nouveau Mary Poppins à valser avec lui, ils tournoient tous deux joyeusement et avec complicité.
Ils rejoignent ensuite les enfants pour faire un tour de manège.
Bert dit que c’est très joli pour ceux qui ne veulent aller nulle part. Il savait que Mary Poppins allait réagir comme suit : elle lui répond avec complicité « Qui a dit que nous allions nulle part ? », les chevaux se détachent alors du carrousel et partent pour une course lente. Puis, une chasse aux renards se déroule devant eux.
Mary Poppins passe à côté d’un chasseur et le salue, il en tombe à l’eau de stupéfaction, Bert et les enfants passe un à un sur la tête du chasseur (plus précisément, la tige tenant leur cheval rebondit sur sa tête).
Un renard est repéré par les chasseurs, les chiens le coursent, Bert vient à son aide et le sauve en le faisant grimper sur sa monture.
Bert finit par atterrir sur un champ de course de chevaux. Mary Poppins et les enfants rejoignent le champ de course et Mary Poppins gagne la course. On lui offre un bouquet de fleurs sous les applaudissements de Bert, des enfants et du renard qui mangent tous quatre une pomme d’amour.
Mary Poppins est interviewée par des personnages de dessins animés, on réclame ses sensations d’avoir remporté la course, de devenir célèbre et d’avoir sa photographie en première page du journal. Mary Poppins en est enchantée. Un homme lui dit qu’il y a probablement peu de mot qui exprime son émotion.
Mary Poppins assure qu’il y a un mot qui convient et dit à Bert : « N’est-ce pas Bert ? »
Bert le connait aussi et dit à Mary Poppins qu’elle doit leur dire.
Mary Poppins dit donc ce fameux mot : « Supercalifragilisticexpialidocious » et se met à chanter la chanson qui a le même titre. Dire ce mot change toute notre vie.
Mary Poppins et Bert chantent et dansent ensemble.


Puis, un orage éclate et la pluie se met à tomber. Mary Poppins ouvre son ombrelle et s’y abrite avec Bert, elle appelle les enfants pour qu’ils les rejoignent.
La pluie a effacé les dessins de Bert. Mary Poppins, Bert et les enfants sont de retour à la réalité, près de l’entrée du parc et devant le dessin que la pluie efface.
Mary Poppins se désole que les jolis dessins de Bert soient tous effacés. Toujours positif, Bert dit que cela ne fait rien, il en fera de plus jolis.
Il est temps pour Mary Poppins et les enfants de rentrer à la maison.


Avant de se coucher, Mary Poppins donne aux enfants à avaler leur huile de foie de morue en leur disant : « Quand on a les pieds humides, il faut savoir avaler sa potion »
Par magie, elle verse une cuillère rouge pour Michael, une verte pour Jane et une orange pour elle-même. Celle de Jane a un goût de citron, celle de Michael un goût de fraise, et celle de Mary Poppins un goût de punch.
En se mettant au lit, Jane demande à Mary Poppins de ne plus jamais les quitter. Mary Poppins ne répond pas (elle est attachée aux enfants et ne veut pas lui faire de peine sachant qu’elle n’est ici que pour accomplir sa mission) et lui demande si elle a bien un mouchoir sous son oreiller.
Michael lui demande si elle restera s’ils lui promettent d’être gentils. Mary Poppins lui répond que c’est une promesse facile à dire mais difficile à tenir.
Mary Poppins éteint les lumières, Jane lui demande ce qu’ils vont devenir sans elle. Mary Poppins assure qu’elle restera jusqu’à ce que le vent tourne. Michael lui demande dans combien de temps il tournera. Mary Poppins demande le silence, il est l’heure de dormir.
Jane répond qu’ils ne peuvent pas s’endormir après toutes les belles choses qu’ils ont vécues aujourd’hui. Les enfants rappellent toutes leurs abracadabrantes aventures. Mary Poppins prétend n’avoir jamais rien vécu de tel et leur demande de ne plus en parler sinon elle appelle un policier. Les enfants ne trouvent pas le sommeil, Mary Poppins leur chante une berceuse : ‘‘Que Vos Yeux Demeurent Ouverts’’ qui les endort immédiatement.



Le lendemain, George demande à sa femme qui fait cet affreux tintamarre dans la cuisine. Sa femme lui répond que c’est la cuisinière (Madame Brill) qui chante. Elle lui dit que du jour où il a engagé Mary Poppins, la maison s’est transformée et les plus étonnantes choses se sont produites : Ellen ne casse plus d’assiette, Ellen et Madame Brill qui sont d’habitude comme chien et chat s’entendent à merveille à présent.
George demande à la cuisinière de cesser de chanter et à Ellen de fermer la fenêtre car l’oiseau qui chante lui fait mal à la tête.
Les enfants entrent dans le salon en chantant Supercalifragilisticexpialidocious. Michael offre un bouquet de fleurs à sa mère, elle le remercie.
Ellen et Madame Brill se mettent, elles aussi, à chanter avec les enfants.
George est exaspéré et leur ordonne de se taire. Jane dit à son père que Mary Poppins leur a appris un merveilleux mot. Michael le lui dit : Supercalifragilisticexpialidocious. George répond que cela ne veut rien dire du tout. Jane lui répond que c’est un mot que l’on prononce lorsque l’on ne sait pas quoi dire. Leur père leur demande de s’en aller. Les enfants partent en chantant Supercalifragilisticexpialidocious.
George demande des explications à sa femme au sujet de cette récente agitation. Sa femme lui répond qu’il est de fâcheuse humeur, ses enfants voulaient simplement le dérider.
George prétend être parfaitement serein comme d’habitude et qu’il n’a nul besoin d’être déridé. Winifred lui rappelle qu’il disait toujours vouloir une maison gaie pleine de rires joyeux. Son mari lui demande de ne pas confondre gaieté et inconvenante légèreté.
Sa femme le stoppe poliment : huit heures sonnent, l’amiral Boom va tirer un coup de canon.
George se plaint de Mary Poppins : il se passe des choses bizarres depuis son arrivée.
Il somme ensuite sa femme de faire raccorder le piano, quand il s’assoit devant un instrument, il exige qu’il soit juste. Sa femme lui rappelle qu’il ne sait pas en jouer, son mari lui répond que là n’est pas la question, puis il part travailler.


Mary Poppins sort avec les enfants : ils iront chez l’accordeur de piano, chez Madame Corry pour acheter son excellent pain d’épice, chez le poissonnier pour acheter des soles et de belles crevettes roses.
Ils passent devant la demeure de l’amiral Boom qui interpelle Mary Poppins pour lui souhaiter le bonjour. Mary Poppins le salue à son tour. L’amiral demande à Michael ce qu’il va faire aujourd’hui, creuser pour retrouver un trésor ? Michael lui répond qu’ils vont acheter du poisson.
Près du parc, le chien Robert vient à leur rencontre pour tenter de leur faire comprendre quelque chose. Mary Poppins saisit tout ce qu’il dit et lui assure qu’ils y vont de ce pas, il n’y a pas de temps à perdre. Robert les accompagne jusqu’à destination, Mary Poppins lui dit que cela ne sert à rien qu’il s’inquiète, il ferait mieux de rentrer et de se coucher. Le chien lui obéit.
Mary Poppins et les enfants sonnent à la porte d’un appartement et Bert leur ouvre la porte. Mary Poppins lui dit qu’elle est contente qu’il soit là. Bert lui répond que dès qu’il l’a appris, il est venu. Mary Poppins lui demande comment va son oncle. Bert lui dit qu’il n’a jamais été plus mal qu’aujourd’hui, et lui demande si elle a pensé aux enfants car cela est contagieux. Mary Poppins entre dans un salon et l’on voit son oncle Albert (interprété par Ed Wynn) suspendu dans les airs et hilare, il ne peut plus s’arrêter. Les enfants s’y mettent aussi, Mary Poppins leur demande d’arrêter ou l’état d’Albert va s’aggraver.
Bert leur recommande de garder un visage sérieux, la dernière fois il leur a fallu trois jours pour le faire redescendre de là haut, puis Bert se met lui aussi à rire et se retient quand Mary Poppins le regarde.
Albert se met à chanter ‘‘C’est Bon De Rire’’ Les enfants et Bert ne peuvent s’empêcher de rire. Bert est contaminé et s’envole dans les airs rejoindre Albert, ils chantent et rient ensemble. Les enfants sont à leur tour contaminés et commencent à s’envoler, Mary Poppins les redescend sur terre en les attrapant par les jambes mais les enfants finissent par rejoindre Albert et Bert.
Mary Poppins appelle les enfants, c’est l’heure du thé, le programme doit être respecté.
Albert lui prie de rester, il a justement préparé du thé sur la table, il est prêt à être servi.
La table monte jusqu’à Albert, Bert et les enfants. Mary Poppins se décide à les rejoindre pour verser le thé. Bert et Albert se racontent des blagues et explosent de rire.
Michael dit qu’il n’y a aucun moyen de redescendre. Albert affirme qu’il y en a un : il faut penser à une chose triste. Albert a trouvé un moyen : il raconte qu’hier un homme a sonné chez sa voisine pour lui annoncer qu’il a écrasé son chat. Les enfants commencent à descendre. Albert continue son récit : l’homme a proposé à sa voisine de remplacer le chat, sa voisine était d’accord mais lui a demandé s’il savait attraper les souris. Tout le monde, sauf Mary Poppins, se remet à rire et les enfants remontent aussitôt.
Albert assure qu’il essaie vraiment d’être triste mais les histoires les plus sinistres finissent toujours en éclat de rire.
Mary Poppins dit que le temps est fini pour les plaisanteries, il est l’heure de rentrer. Tout le monde est triste et redescend immédiatement au sol. Mary Poppins part avec les enfants, Bert et Albert restent au sol. Avant de partir, Mary Poppins demande à Bert de lui surveiller son oncle Albert.
Albert sanglote dans son mouchoir ; pour l’égayer, Bert lui raconte une blague qui n’est pas drôle et Bert et Albert sanglotent exagérément, à la limite du rire.


Le soir, George Banks est sur le chemin du retour. L’amiral Boom lui dit qu’il est un peu en retard ce soir, George ne lui répond pas, il a l’air de mauvaise humeur.
Dès qu’il rentre chez lui, ses enfants l’accueillent en lui disant qu’ils sont contents qu’il soit rentré, ils se sont bien amusés avec Mary Poppins. Michael lui répète l’une des blagues de l’oncle Albert. George en a assez et demande la paix. Jane ajoute que Mary Poppins a dit qu’elle les y emmènerait encore s’ils sont sages. Justement, elle est en train de descendre les escaliers. George ordonne à ses enfants de monter dans leur chambre et demande à Mary Poppins de le suivre.
Winifred voulait aller se changer mais son mari lui demande d’assister à sa conversation. Ellen et Madame Brill écoutent aux portes.
George dit à Mary Poppins qu’elle l’a beaucoup déçu, les enfants s’adonnent à trop de futilités, ils doivent apprendre les épreuves de l’existence. Sa femme lui rappelle que ce ne sont que des enfants. George se met à chanter ‘‘Une Banque Anglaise’’ : une maison doit fonctionner telle une banque anglaise avec trois mots d’ordre : tradition, discipline et codes.
Les enfants doivent voir les choses de la vie avec plus de sévérité, il chante à Mary Poppins que le mot qu’elle leur a appris est idiot et n’arrive pas à le prononcer. Mary Poppins le lui rappelle : Supercalifragilisticexpialidocious. George ajoute que les promenades au plafond sont stériles, les enfants doivent comprendre. Mary Poppins finit sa phrase : ils doivent comprendre la vie qu’il mène et elle critique en chantant la vie qu’il veut leur destiner à savoir suivre les traces de la vie qu’il mène. Elle ajoute que dès demain, il aura Jane et Michael à ses côtés. George lui demande : « Pour aller où ? » Mary Poppins répond qu’ils iront à la banque comme il le souhaite. Elle s’en va en lui souhaitant la bonne nuit.
Mary Poppins a utilisé la technique de la psychologie inversée pour convaincre Monsieur Banks de faire une chose qu’il ne ferait habituellement jamais.
George doute de ce qu’il vient de dire et demande à sa femme de lui confirmer s’il a bien dit qu’il souhaitait emmener les enfants à la banque. Winifred confirme que c’est ce qui ressortait de ses dires. George se dit que c’est une excellente idée.


Les enfants attendent le retour de Mary Poppins dans leur chambre. Ils craignent que leur père ne l’ait renvoyée, dès son arrivée, ils lui demandent de rester. Mary Poppins leur assure qu’elle n’a pas été renvoyée et elle ne l’est jamais ! Les enfants sont soulagés et sautillent de joie en tournoyant autour de Mary Poppins.
Mary Poppins leur demande de cesser, ils doivent dormir, demain ils sortent avec leur père.
Les enfants sont étonnés, leur père ne sort jamais avec eux. Jane a deviné que Mary Poppins a mis cette idée dans la tête de leur père. Mary Poppins nie, Jane lui demande où vont-ils aller, Mary Poppins lui répond qu’ils iront à la banque.
Mary Poppins leur dit que parfois les personnes qu’on aime, sans que ce soit leur faute, ne voient guère plus loin que le bout de leur nez.
Elle leur montre une boule à neige représentant la cathédrale Saint-Paul devant laquelle leur père passe tous les jours. Mary Poppins leur chante la touchante berceuse ‘‘Pour Nourrir Les Petits Oiseaux’’ et leur raconte l’histoire de la vieille femme mendiante de la cathédrale de Saint-Paul qui vend des petits sacs de graines au prix de deux pence pour nourrir les oiseaux et gagner aussi de quoi manger.
Les enfants se sont endormis, Mary Poppins les allonge et rabat leurs couvertures.


Le lendemain, sur le chemin qui mène à la banque, George prévient ses enfants qu’il attend d’eux une conduite exemplaire.
Sur les marches de la cathédrale, les enfants reconnaissent la femme aux oiseaux (interprétée par Jane Darwell) dont leur a parlé Mary Poppins. Jane demande à son père l’autorisation d’acheter à manger aux oiseaux. George ne comprend pas cela à quoi servirait.
Michael dit qu’il a deux pence rien qu’à lui et il aimerait les offrir à la vieille dame.
George refuse de donner à manger à ces oiseaux qui salissent les monuments.
Il ne voit pas plus loin que le bout de son nez et ne pense même pas à faire la charité à cette pauvre femme.
George dit à son fils qu’il va lui montrer à la banque quel genre de placement on peut faire avec deux pence.
A la banque, Monsieur Dawes junior, le fils du président de la banque (interprété par Arthur Malet) demande à George pourquoi ses enfants sont-ils ici ? George lui répond qu’ils veulent ouvrir un compte.
Monsieur Dawes junior demande à Michael de quelle somme dispose-t-il. Michael présente ses deux pence et précise qu’ils sont destinés à acheter des graines aux oiseaux. Son père lui chuchote de se taire.
Soudain, la voix d’un vieil homme se fait entendre, il dit qu’il avait exactement la somme de deux pence en commençant. Ce vieil homme marchant péniblement à l’aide d’une canne est Monsieur Dawes, le président de la banque (interprété par Dick Van Dyke), un géant dans le monde de la finance.
Dawes Junior dit à son père que les deux enfants de Banks sont ici pour ouvrir un compte. Monsieur Dawes s’en réjouit, il faut toujours faire fructifier son argent.
Monsieur Dawes demande à voir les deux pence mais Michael refuse, il veut acheter avec des graines pour les oiseaux. Monsieur Dawes se met à chanter ‘‘Fidélité Fiduciary Bank’’ où il explique qu’il vaut mieux investir son argent dans une banque pour le faire fructifier. Monsieur Banks ajoute qu’un bon crédit monte généreusement.
Monsieur Dawes, Monsieur Banks et les banquiers s’exclament que dans ce monde, seul l’argent commande !
Ils s’approchent tous des enfants qui se mettent à reculer et Monsieur Dawes saisit les deux pence de Michael. Celui-ci s’écrie : « Rendez-le moi ! » et il bondit sur Monsieur Dawes pour les lui reprendre, aidée de sa sœur. Le scandale alerte quelques clients qui voient que le banquier refuse de rendre son argent à un client, ils décident alors de solder leur compte pour plus de sécurité. Pour éviter la panique et la faillite, la banque ferme temporairement afin de faire taire cet affolement clientèle.
Michael parvient à reprendre son argent et s’enfuit avec sa sœur, ils se faufilent parmi la foule agitée et se précipitent à sortir de la banque d’autant plus que les banquiers tentent d’en refermer les portes pour éviter l’entrée de clients affolés qui veulent solder leur compte.


Près de la Tamise, les enfants heurtent Bert et s’affolent. Ils ne le reconnaissent pas car il est couvert de suie. Ils se calment en reconnaissant leur ami qui les rassure.
Il leur précise qu’aujourd’hui, il est ramoneur. Jane lui confie qu’ils ont eu très peur et se sont enfuis en courant, Bert leur assure qu’il va s’occuper d’eux comme s’il était leur propre père.
Bert leur demande qui leur court après ? Jane lui répond que c’est leur père, Michael ajoute qu’il les a emmenés à sa banque.
Bert les réconforte en leur disant que leur père est un homme très gentil qui les aime.
Jane pense qu’il ne les aime pas, Michael pense qu’il les déteste.
Bert leur dit que c’est invraisemblable et leur propose de s’asseoir. Il prend la défense de leur père qui passe ses journées dans une froide et sinistre banque étouffé sous des monceaux de pièces glaciales, Bert déteste voir des gens vivre dans une cage.
Bert leur fait voir la situation sous un autre angle : leur mère, Mary Poppins, l’agent de police et lui-même s’occupent d’eux ; mais personne ne s’occupe de leur père, il doit se débrouiller seul et n’a personne à qui se confier.
Jane demande à Bert si leur père a besoin de leur aide ? Bert lui répond que ce n’est pas à lui de le dire mais c’est toujours réconfortant pour un père de savoir que ses enfants l’aiment.
Bert prend le chemin de la route avec les enfants en chantant ‘‘Chem-Cheminée Chem-Chem Chéri’’. Il gagne sa vie tant bien que mal mais il est très heureux.
Bert raccompagne les enfants chez eux.
Winifred entend sonner à la porte, elle demande à Ellen d’aller voir qui c’est et de dire qu’elle n’a pas le temps de le recevoir, elle s’apprête à sortir.


Bert n’attend pas que la porte s’ouvre, il dit aux enfants qu’il va partir mais Jane le retient, elle préfère qu’il rentre avec eux dans la maison et qu’il attende le retour de leur père, lequel sera heureux de lui serrer la main.
Ellen ouvre la porte et annonce à Madame Banks que ce sont les enfants, celle-ci est étonnée, elle les croyait avec leur père. Elle espère qu’ils ne se sont pas encore sauvés, Bert intervient pour lui expliquer que ce n’est pas exactement ce qui est arrivé, les enfants ont pris peur et il faudrait que l’on s’occupe d’eux. Winifred affirme que Mary Poppins va le faire puis se rappelle que c’est son jour de sortie. Winifred demande alors à Ellen de s’en charger mais celle-ci refuse catégoriquement, elle a ses cuivres à faire. Winifred lui demande de faire appel à Madame Brill mais Ellen refuse tout aussi catégoriquement, c’est son jour de pâtisserie !
Winifred demande gentiment à Bert de s’occuper des enfants, il le fait avec tant de gentillesse.
Bert lui dit qu’il doit aller ramoner la cheminée du maire.
Pour qu’il reste et s’occupe de ses enfants, Winifred lui dit que sa cheminée est en mauvais état, elle fume tout le temps. Winifred ne le laisse pas placer mot qu’elle le remercie déjà et s’en va.
Elle se retourne et lui dit qu’il est un homme précieux, elle le remercie du fond du cœur puis se dépêche à la prison rejoindre ses courageuses amies suffragettes pour chanter.


En continuant à chanter ‘‘Chem-Cheminée Chem-Chem Chéri’’, Bert ramone la cheminée des Banks.
Les enfants examinent la cheminée et disent qu’elle est noire et que c’est encore plus noir là-haut. Bert leur dit qu’ils se trompent, là-haut, se trouve le seuil du pays de l’enchantement.
Il assure que sur les hauts toits de Londres, la vue est d’une beauté ! Les enfants aimeraient monter.
Bert fait tirer Michael sur le manche du hérisson. Mary Poppins arrive et met en garde Michael : on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une cheminée. De par la magie de Mary Poppins, Michael est soudainement aspiré dans la cheminée puis c’est au tour de Jane.
Mary Poppins et Bert les rejoignent ; ils sont tous quatre couverts de suie.
Bert leur demande de regarder la vue, elle est telle une jungle vierge de tout chemin et qui attend qu’on vienne l’explorer. Il propose à Mary Poppins de l’explorer hi hi Les enfants demandent à Mary Poppins d’accepter. Elle accepte évidemment et se repomponne sauf qu’elle se recouvre de plus belle de suie.
Ils se mettent tous quatre en avant marche sur les toits londoniens.
D’un coup de parapluie sur la fumée noire d’une cheminée, Mary Poppins crée un haut escalier de fumée noire qu’elle grimpe suivie des enfants et de Bert. Ils atteignent ainsi un sommet et admirent la vue vertigineuse qui s’offre à eux.
Ils se remettent tout quatre sur l’escalier de fumée lequel, transformé en nuage, les fait regagner la terre ferme en haut des toits. Mary Poppins se met à chanter ‘‘Chem-Cheminée Chem-Chem Chéri’’ en souriant Bert qui se met à chanter avec elle en décrivant la vie qu’il mène en tant que ramoneur.
Les camarades ramoneurs de Bert viennent les rejoindre sur les toits. Bert les appelle à rentrer dans la danse. Bert se met à chanter ‘‘Entrons Dans La Danse’’ et à exécuter une chorégraphie dynamique et acrobatique en leur compagnie. Mary Poppins bat le rythme avec ses pieds en canard.
Bert invite sa Mary Poppins à danser avec lui, elle s’y prête de bon cœur puis danse avec quelques ramoneurs avant de mener la chorégraphie avec énergie. Elle s’envole et tournoie rapidement sur elle-même. Elle se réinstalle ensuite près des enfants, les ramoneurs la supplient de continuer, Mary Poppins refuse et ils continuent leur danse sous ses applaudissements.
Bert les rejoint et ils exécutent ensemble une chorégraphie pleine de risques.
L’amiral Boom les observe et s’imagine qu’il s’agit d’une attaque d’Hottentots. Il demande à M. Boussole de les bombarder pour leur donner une bonne leçon. Il fait feu et produit un superbe feu d’artifice. Tous les ramoneurs se dépêchent de partir et descendent par la cheminée des Banks se retrouvant ainsi dans leur demeure, suivis de Mary Poppins, Bert et des enfants. Les ramoneurs continuent à chanter et danser chez les Banks.
Ils font même faire une pirouette à Ellen qui finit par se prêter de bon cœur à la danse.
Winifred est de retour à la maison et exécute une chorégraphie avec quelques ramoneurs.
Monsieur Banks est de retour chez lui et découvre sa maison pleine d’agitations. Mary Poppins fait un signe à Bert qui comprend le message : il siffle, aussitôt les ramoneurs quittent la demeure après avoir serré l’un après l’autre la main de George Banks. Michael s’infiltre parmi eux pour sortir en leur compagnie mais son père le rattrape.


Jane dit à son père qu’il doit être la personne la plus heureuse du monde puisque tous les ramoneurs lui ont serré la main. Mary Poppins leur demande de monter dans leur chambre mais Monsieur Banks lui demande des explications, il exige de savoir qui a provoqué cette scène outrageante. Mary Poppins lui répond qu’il doit comprendre une chose essentielle : elle n’explique jamais rien, puis elle monte l’escalier.
Le téléphone sonne, Monsieur Banks répond : c’est Monsieur Dawes junior à l’appareil. George lui présente toutes ses excuses.
Les enfants écoutent ce qu’il dit du haut de l’escalier près de la balustrade.
Dawes junior le convoque ce soir même pour neuf heures précises à la banque.
Conditionné par son père, Dawes junior répète mot pour mot ce que son père est en train de lui dicter tout en mangeant des gâteaux et buvant du lait.
L’affaire a l’air grave, George Banks est démoralisé, ses enfants sont tristes pour lui et regagnent leur chambre.
Dans le salon, George a une discussion sérieuse et capitale avec Bert. Ils chantent ensemble ‘‘L’Homme Rêve’’. George a compris qu’il va être licencié, tous ses rêves s’effondrent. Bert lui dit qu’en vérité, il y a parfois des coups durs dans la vie. George croit que tout est de la faute de Mary Poppins. Sa vie était en ordre, bien rangée et Mary Poppins a tout brisé, les ambitions de George sont réduites à néant. Bert lui répond qu’il connait bien Mary Poppins, celle qui chante ‘‘Un Morceau de Sucre’’. Bert lui dit que le morceau de sucre change le pain et l’eau aussi en thé et cake pour lui faire comprendre que Mary Poppins est une source de bonheur. George affirme qu’elle a mis la pagaille chez lui. Bert lui conseille de se montrer plus doux. George est certain que Mary Poppins s’est arrangée pour qu’il conduise les enfants à la banque pour lui causer des ennuis.
Bert le ramène à la raison en lui faisant comprendre qu’il passe à côté de l’essentiel : il est trop rigide, trop obnubilé par son travail, il ne prend même pas le temps de distraire ses enfants lesquels aimeraient pourtant passer du temps avec lui. Bert lui fait aussi comprendre que pendant qu’il perd son temps à se concentrer uniquement sur son travail, il ne voit pas ses enfants grandir et quand ils grandiront et qu’ils partiront faire leur vie, il sera trop tard pour George qui ne leur aura pas donné toute l’attention qu’ils méritent, il n’aura pas partagé de moments agréables avec eux, le temps passe si vite, c’est maintenant qu’il doit se ressaisir. Puis, Bert s’en va laissant George qui est face à une véritable prise de conscience.
Les enfants qui ont écouté les conseils de Bert rejoignent leur père et s’excusent : ils regrettent pour les deux pence, ils les lui auraient donnés s’ils avaient su qu’ils lui causeraient autant d’ennuis.
Michael prend la main de son père et lui dépose les deux pence.
George ne répond pas mais il est touché ; quant à Mary Poppins, elle se ravit de la situation sachant que George a enfin eu le déclic.
Jane demande à son père s’il croit que cela va tout arranger, son père répond seulement : « Merci » Il vient de se métamorphoser.


George Banks se met en route. Sur le chemin, il réfléchit sérieusement, les paroles bénéfiques de Bert raisonnent en lui, il regarde les marches de la Cathédrale puis sonne à la porte d’entrée de la banque. On lui ouvre, George Banks marche jusqu’à la grande salle pour s’entretenir avec Monsieur Dawes entouré de son conseil composé de son fils et de trois autres hommes.
Obéissant à son père, Dawes junior se lève pour dire à George que depuis l’an 1773, de gros capitaux furent perdus, une panique s’ensuivit dans cette banque. Monsieur Dawes intervient pour préciser que depuis cette néfaste journée, il n’y avait plus eu de ruées dans cette banque jusqu’à aujourd’hui ! En d’autres termes, George Banks est renvoyé. Cette ruée a été causée par la conduite de Michael Banks. George lui répond qu’il en assume toutes les responsabilités.
Dawes junior retourne le parapluie de Monsieur Banks et lui déchire son chapeau.
Dawes demande à George s’il a quelque chose à dire. Ce dernier, enfin déridé et qui prend la vie du bon côté, lui répond que « lorsqu’on ne sait pas quoi dire, tout ce qu’on peut dire »…Il sort les deux pence de son fils, les regarde et se rappelle de ce qu’il lui disait. Monsieur Dawes insiste en lui demandant s’il a quelque chose à dire. Toujours regardant les deux pence, George explose de rire et dit : « Supercalifragilisticexpialidocious » et s’exclame en riant que Mary Poppins avait raison ! C’est extraordinaire, on se sent tout de suite mieux.
Monsieur Dawes lui dit que ce mot n’existe pas. George s’exclame qu’il existe et que c’est un excellent mot. George va même plus loin en se montrant impertinent : il dit à monsieur Dawes que ce qui est étonnant c’est qu’il existe encore une race de gens comme lui.
George répète même la blague que lui avaient faite ses enfants et en éclate de rire.
Monsieur Dawes en appelle à la garde et George répète « Supercalifragilisticexpialidocious » et s’en sent mieux à chaque fois.
George lui donne les deux pence et s’en va le cœur léger. Monsieur Dawes lui demande où s’en va-t-il. George n’en sait rien, il va probablement sauter dans un tableau peint sur le trottoir et aller faire une excursion ou monter sur un cheval de bois et gagner le derby, ou jouer au cerf-volant, seule Poppins le sait ! Monsieur Dawes cherche à savoir qui est Poppins ? George lui répond que c’est sa nounou, celle qui chante cette chanson ridicule, et il se met à chanter joyeusement et tout en sautillant ‘‘Un Morceau de Sucre’’, George quitte la banque.
Dawes junior pense que Banks est devenu fou, son père se rappelle de la blague qu’il vient de lui raconter, se met à en rire puis s’envole atteint du même syndrome que l’oncle de Mary Poppins.



Le lendemain matin, le vent se lève à l’ouest, la mission de Mary Poppins est terminée.
Mary Poppins fait ses bagages, les enfants sont tristes et en larmes, Mary Poppins se force à dissimuler sa peine.


Quant à Winifred et aux employées, elles sont très inquiètes car George n’est pas rentré de la nuit. Ellen pense qu’il s’est suicidé en se jetant dans la Tamise après l’annonce de son renvoi.
Tout à coup, l’inquiétude laisse place au soulagement lorsqu’elles entendent la voix joyeuse de George chantonnant ‘‘Un Morceau de Sucre’’. Winifred rejoint son mari qui l’embrasse.
Winifred lui demande ce qui s’est passé à la banque, elle était très inquiète. Son mari la porte dans ses bras et la fait tournoyer en disant joyeusement qu’il a été renvoyé.
Il continue à chanter ‘‘Un Morceau de Sucre’’ et appelle ses enfants : il leur a préparé une surprise cette nuit-là !


Mary Poppins dit aux enfants que leur père les appelle. Les enfants y vont tout en suppliant Mary Poppins de rester. Cette dernière leur répond : « Youp la » pour qu’ils rejoignent leur père mais elle est profondément triste de devoir les quitter.
Les enfants rejoignent leur père qui leur montre avec le sourire une surprise : leur cerf-volant qu’il a lui-même raccommodé. Les enfants dévalent les escaliers pour le retrouver.


Jane demande à son père comment s’y est-il pris ? Il se met à chanter ‘‘Beau Cerf-Volant’’, il a arrangé le cerf-volant avec du papier et de la ficelle, il n’a plus qu’à être testé.
George danse avec ses enfants, sa femme et ses employées.
Toute la famille Banks part ensemble en chantonnant et se tenant la main. Mary Poppins les regarde par la fenêtre. Elle est à la fois heureuse d’avoir réussi sa mission et très triste de devoir quitter les enfants auxquels elle s’est tant attachée.


Devant le parc, Bert vend des cerfs-volants.
La famille Banks rejoint l’entrée du parc : George y lâche le cerf-volant qui s’envole en symbole d’une vie nouvelle libre, sans contrainte pour cette famille libérée des codes et traditions rigides imposées par George qui prend un nouvel envol grâce à Mary Poppins et Bert.
Il s’avère que Dawes junior et ses associés sont aussi près de l’entrée du parc en train de faire voler leurs cerfs-volants, eux aussi sont libérés de ce monde rigide et prennent le temps de vivre pleinement et de s’amuser. Dawes junior félicite Banks pour sa blague de la veille, Monsieur Dawes en est mort de rire dans tous les sens du terme.
George Banks lui présente ses condoléances. Dawes junior lui dit qu’il n’avait jamais vu son père aussi heureux de sa vie et réengage Banks en tant que nouvel associé !
George est très heureux et sa femme l’embrasse.


Quant à Mary Poppins, elle quitte la demeure des Banks et regarde au loin la famille s’amuser.
Le perroquet de son parapluie se met à lui parler : il sait que Mary Poppins est émue de quitter les enfants et qu’elle s’efforce de le dissimuler. Mary Poppins lui ferme son bec, ouvre son parapluie et s’envole sous le regard du chien Robert.


Bert regarde Mary Poppins qui vole dans le ciel en lui disant au revoir et espérant qu’elle lui reviendra vite. Mary Poppins l’a entendu et se retourne en lui souriant. Bert lui adresse un signe d’au revoir en lui faisant un large sourire. Mary Poppins est triste de le quitter mais ils savent tous deux que leur séparation est temporaire, ils se quittent pour mieux se retrouver un jour…






L’avis de Narcisse :


J’aime beaucoup ce film formidable et divertissant porté par des musiques inoubliables.
Il est très agréable à regarder, attrayant et nous transporte dans un univers original, énergique et parfois touchant.
C’est un film à l’image du personnage de Mary Poppins : à peu de choses près il est parfait.
La seule scène qui ne me plait pas c’est la séquence avec l’oncle Albert que je trouve un peu trop longue et lourde, malgré son importance.


Je trouve que le film Nanny McPhee s’est largement inspiré de Mary Poppins.
Sinon, je me souviens qu’à la faculté, on m’appelait Mary Poppins à cause de mes jolis sacs assortis à mes tenues qui n’étaient pas si grands mais qui contenaient de grandes choses, j’y avais un peu de tout dedans hi hi


Les acteurs sont talentueux, Walt Disney n’aurait pu trouver mieux. Mentions spéciales à Julie Andrews et Dick Van Dyke que je trouve absolument parfaits dans leur rôle.
D’ailleurs je trouve que Julie Andrews aurait été aussi parfaite dans le rôle de Blanche-Neige.


Mary Poppins est magique et féérique, où qu’elle passe elle apporte la bonne humeur, la joie, la gaieté et le bonheur. Elle a distrait et diverti les enfants, déridé le père, elle a ressoudé la famille. Grâce à elle, les parents ont revu l’ordre de leurs priorités, Monsieur Banks a ouvert les yeux et compris qu’on ne gère pas sa maisonnée comme on gère une entreprise, il est devenu moins pontifiant. Madame Banks va passer plus de temps avec ses enfants et moins se focaliser sur son combat de suffragettes, ses enfants passeront avant tout.
En prononçant le mot magique « Supercalifragilisticexpialidocious », George Banks entre dans le monde de Mary Poppins et adhère à sa philosophie : il faut profiter des choses simples de la vie. George Banks est ainsi métamorphosé, la famille est définitivement ressoudée.


Au début du film, lorsque Mary Poppins répond à George Banks, qui lui demande ses références, qu’elle est contre ce principe désuet, elle donne déjà le ton : elle va le faire changer et lui faire renoncer à ses principes dépassés.
Elle enseigne aussi aux enfants qu’il ne faut jamais juger les choses d’après leurs apparences, il s’agit là d’une notion très importante et tout à fait véridique.


Lorsque Michael claquait des doigts pour que les affaires se rangent par magie, rien ne se produisait contrairement à Jane car c’était à elle de le faire : Mary Poppins voulait lui apprendre à ranger ses affaires en y prenant du plaisir (car Jane ne rangeait jamais ses affaires, elle détestait cette corvée).


Mme Banks affirme son engagement de suffragette uniquement quand son époux n’est pas là, c’est un féminisme assez allégé et c’est une femme qui reste dévouée à son mari. J’aime bien son personnage assez amusant et tout à fait sympathique.
Il faut savoir que le personnage de Madame Banks est un moyen pour Walt Disney de critiquer le féminisme en donnant l’image d’une femme qui néglige ses devoirs de mère pour s’adonner pleinement à une cause féministe (alors qu’elle-même est une femme au foyer respectueuse de son mari, d’où l’aspect humoristique de son combat féministe).


Mary Poppins s’est fortement attachée aux enfants, son départ m’a touchée.
Elle tentait de cacher aux enfants sa tristesse, j’ai été marquée par la scène suivante : lorsque les enfants l’ont suppliée de rester, elle leur a dit: « Youp la » pour qu’ils rejoignent leur père qui les appelait. On peut ressentir toute l’émotion de Mary Poppins à travers son regard et le ton employé.


Mary Poppins et Bert ont aussi sauvé la relation entre Michael et son père. Michael ne reprendra pas forcément le flambeau, il ne suivra pas forcément les traces de son père, il vivra sa propre vie et fera ses propres choix.
Dawes père et fils sont le reflet de ce qu’auraient pu devenir George Banks et son fils si Mary Poppins n’était pas venue égayer leur vie.
Monsieur Dawes ne s’intéresse qu’aux finances, il est trop rigide, il entretient avec son fils une simple relation de travail patron/employé sans place aucune pour la complicité, l’attention, l’affection, les petits plaisirs de la vie simples mais utiles. C’est le genre de vie bien triste qui attendait probablement George et Michael Banks si Mary Poppins n’était pas venue sauver leur famille et leur relation.
George Banks qui s’est métamorphosé a transmis la philosophie de Mary Poppins à Monsieur Dawes père. Ce dernier a laissé place à un plaisir simple qu’il s’était interdit et avait oublié pendant bien trop longtemps : il retrouve le sourire, la joie de rire, il a pris conscience qu’il avait délaissé le plaisir des choses simples de la vie, et il est mort heureux.
Son fils en a remercié Monsieur Banks, il n’avait jamais vu son père aussi heureux. Grâce à George Banks, Dawes junior a lui aussi adopté la philosophie de Mary Poppins en comprenant qu’il n’est pas trop tard pour lui de profiter des joies de la vie, il concilie ainsi le travail et les plaisirs simples.
Le cerf-volant symbolise dans ce film les plaisirs simples de la vie, la liberté et le nouveau départ : ils sont enfin libérés du monde rigide des finances, des codes et des traditions et prennent le temps de s’amuser (comme je l’ai précisé ci-dessus dans ma description du film).
En réparant le cerf volant, George Banks sauve sa relation avec ses enfants, même sa femme décide de prendre plus de temps pour ses enfants. La prise de conscience de George Banks s’est répercutée sur elle, il fallait qu’il change sa vision de la vie pour que tout s’arrange.



Le rôle de Bert est primordial, c’est mon personnage préféré :
Bert a un charme particulier, à la fois enfantin, innocent et réconfortant, il fait voir la vie du bon côté, il dégage une certaine pureté malheureusement bien trop rare dans le monde du cinéma moderne.
Il a su garder une âme d’enfant tout en étant un adulte responsable.
Je le trouve touchant, il gagne sa vie du mieux qu’il le puisse et il est toujours de bonne humeur, bon et empathique. Pour reprendre les mots de Madame Banks, « c’est un homme précieux ».
Bert a permis de ressouder la famille Banks :
- Bert a parlé aux enfants : il leur a fait comprendre que leur père les aime, il leur a démontré qu’il vit une vie bien triste et froide, que personne ne s’occupe de lui. Cela a conduit les enfants à réconforter leur père et à leur offrir les deux pence (pièces symboliques comme je l’explique plus bas).
- Bert a parlé à Georges Banks : il l’a ramené à la raison, il lui fait reprendre ses esprits butés afin qu’il voie la vie de la meilleure façon avec un esprit plus ouvert, moins fermé de principes dépassés (il est borné à suivre les règles stupides imposées par un employeur enfermé dans un monde froid et sinistre où la finance est la seule priorité).
Bert a opéré une véritable prise de conscience chez Monsieur Banks qui réalise qu’il a négligé ses enfants.
Grâce à Bert, George Banks n’est plus enfermé dans un monde de codes et de traditions, il réalise qu’il doit prendre du plaisir en famille et donner à ses enfants toute l’attention qu’ils méritent, les enfants grandissent si vite.
Dans la version originale, George Banks explique dans sa chanson comme il travaille dur pour entretenir sa famille, ces mots ont soulevé l’empathie de Bert.
Bert était la personne la mieux placée pour parler à Monsieur Banks, personne ne connait mieux que lui Mary Poppins, c’était une discussion entre hommes. M. Banks n’aurait pas écouté Mary Poppins contre laquelle il était remonté, seul Bert pouvait lui provoquer le déclic final.
On peut noter que Bert utilise, comme Mary Poppins, la technique de la psychologie inversée pour faire passer son message à Monsieur Banks.


Un fort symbolisme est attaché aux deux pence :
Lorsque Mary Poppins chante aux enfants ‘‘Pour Nourrir Les Petits Oiseaux’’, c’est une métaphore qui leur enseigne d’être généreux.
Mary Poppins a éveillé la conscience sociale des enfants en leur chantant cette berceuse ; le lendemain, la vieille dame aux oiseaux est là sur les marches de la cathédrale et Mary Poppins le savait !
Les deux pence sont un symbole : les enfants veulent en faire un acte généreux et leur père un acte de profit. Lorsque les enfants voient que leur père a de gros ennuis, ils lui offrent les deux pence. Et on voit là toute l’importance du rôle de Bert qui venait de parler aux enfants puis à leur père : les enfants ont suivi son conseil en montrant à leur père qu’ils l’aiment (en lui donnant les deux pence pour le réconforter), et Monsieur Banks a eu un déclic en parlant avec Bert, et il accepte les deux pence, touché par le geste d’amour de ses enfants. En tenant les deux pence dans sa main, Monsieur Banks qui repense aux paroles bénéfiques de Bert a tout compris, il réalise qu’il doit changer impérativement sa façon de vivre et se comporter en père aimant et attentionné qui profite des plaisirs simples de la vie.
A son tour, Monsieur Banks donne les deux pence à Monsieur Dawes et lui offre par là-même le rire, il lui a transmis des ondes positives et la philosophie de Mary Poppins.
En somme, les deux pence représentent symboliquement la philosophie et la morale de Mary Poppins : il suffit d’un rien pour donner un peu d’amour, d’attention et de compréhension autour de soi, et les petites choses de la vie peuvent suffirent à nous rendre heureux.



Côté musiques, comme je l’ai dit, elles sont inoubliables. Je trouve que ‘‘Chem-Cheminée Chem-Chem Chéri’ est originale, la mélodie ma plait.
Ma chanson préférée reste la version instrumentale ‘‘Pour Nourrir Les Petits Oiseaux’’, je la trouve touchante et apaisante, on l’entend bien notamment au tout début du film, ou lorsque Mary Poppins, Bert et les enfants admirent la vue splendide dans la scène des cheminées, ou bien encore quand George se rend à la fin à la banque.
Pour reprendre les mots de Dick Van Dyke, c’est « une des séquences musicales les plus touchantes du cinéma. »



Ce qui me plait le plus dans ce film c’est…la relation entre Mary Poppins et Bert !
Je trouve qu’ils forment un beau couple assorti et très complice, ils se comprennent et se connaissent par cœur, ils s’intéressent l’un à l’autre. Leur relation a tout d’une amitié amoureuse. Si Bert s’épanche de façon subtile sur ses sentiments, Mary Poppins ne semble pas non plus indifférente, tout est dans le regard et les attitudes.
Je suis certaine que Mary Poppins partage ses sentiments. Leur amour reste platonique mais on dirait vraiment un couple avec leurs enfants.


Ma scène préférée du film est justement celle où ils se promènent, chantent et dansent dans le paysage que Bert a amoureusement peint en pensant à elle (il le dit explicitement dans la version originale !).
Ils laissent les enfants seuls et s’éclipsent tous deux en amoureux hi hi On peut voir toute leur complicité amoureuse lors de ces instants, ils s’amusent tant ensemble, ils sont si liés, il leur suffit d’un regard pour se comprendre.
Ils s’épanchent d’ailleurs sur leurs sentiments :
- Bert chante notamment « Quand Mary prend vos mains, on a soudain le cœur qui s’ébat et résonne bang bing bong » Il est en train de décrire les symptômes de l’amour ! hi hi
- Bert était jaloux du manchot qui voulait embrasser Mary Poppins et l’a éloigné d’elle en le tirant à l’aide de sa canne.
- Mary Poppins lui lance des regards d’amour chaste et elle vante ses qualités en lui disant notamment que les hommes comme lui sont rares, elle le qualifie de « diamant à l’état brut », c’est un homme au cœur pur, elle est fière d’être à son bras, elle le trouve si gentil, sincère et délicat. C’est l’homme et le compagnon de vie idéal pour elle.
- Lorsque Bert offre un bouquet de fleurs à Mary Poppins (des fleurs de dessins animés), elle les respire et tout à coup elles s’envolent : il s’agissait de papillons, c’est une superbe scène.
Voici, en images, ma scène préférée du film, c’est sublime :


J’ai toujours rêvé d’avoir cette même robe que je trouve resplendissante, et je l’ai eue pour mon anniversaire (elle m’a été faite sur mesure, c’est absolument merveilleux).
J’aime d’ailleurs beaucoup le style vestimentaire de Mary Poppins, que c’était joli lorsqu’elle porte dans la scène des cheminées un joli jupon rose assortis à ses chaussures. Son jupon rose ressort bien dans les collants noirs.


Pour en revenir au couple Bert/Mary Poppins, elle-même lui parle comme s’ils formaient une vraie petite famille, notamment lorsqu’elle lui dit telle une femme mariée : « Vous êtes pire que les enfants ! »
Leur amour est pour l’instant impossible car elle doit propager le bonheur, elle accomplit des missions qui l’empêchent de s’installer pour le moment.
A la fin, ils sont tristes de se quitter mais comme je l’ai dit, ils se quittent pour mieux se retrouver un jour hi hi et j’espère qu’ils se marieront !



Voici des images des coulisses du tournage que j’ai sélectionnées dans les galeries de mon bonus DVD car je les aime beaucoup :


 


Je vous fais partager quelques anecdotes tirées des bonus de mon DVD :



- La romancière Pamela Travers ne voulait pas que Mary Poppins soit un personnage de dessin animé.


- L’équipe chargée du développement eut du fil à retordre avec l’intrigue originale de Mary Poppins. Les livres ne constituaient qu’une série d’aventures fantaisistes et sans lien entre elles. Les réalisateurs devaient trouver un fil conducteur qui constituerait la trame de l’histoire, pour captiver le public. La solution fut de créer des parents trop préoccupés par leur propre existence au détriment de leurs enfants.


- Pour tourner la scène où Mary Poppins est assise sur un nuage, Julie Andrews était assise sur une échelle très haute.


- La magie de la scène des papiers qui s’envolent dans la cheminée a été obtenue en filmant des morceaux de papier tombant d’une cheminée à l’envers.


- Un grand nombre des prétendantes au titre de nurse était en fait des cascadeurs masculins.


- Sur certaines illustrations du roman, Mary Poppins a les pieds tournés vers l’extérieur (en canard), Julie Andrews s’est dit que ce serait amusant de le reproduire.


- Dans le film, Julie Andrews porte une perruque.


- Lorsque Mary Poppins arrive et descend du ciel au début du film, ce n’est pas Julie Andrews qui tourne la scène mais sa doublure Larri Thomas. Pour une raison que Julie Andrews ignore, les producteurs ne voulaient pas qu’elle tourne cette scène première, mais Julie Andrews tourne la plupart des scènes où elle vole.


- Lorsqu’elle monte la rampe de l’escalier en glissant, Julie Andrews est assise sur un siège fixé sur un élévateur.


- Au début du tournage, Madame Banks avait été baptisée Cynthia. Pamela Travers suggéra le prénom plus anglais de Winifred.


- Dans la nouvelle d’origine et même dans le livre, il y a un soupçon de romance entre Mary Poppins et Bert, les studios avaient d’abord décidé de l’inclure avec une chanson intitulée ‘‘Through the eyes of love’’ puis ils supprimèrent cette chanson (ah dommage !) à cause de Pamela Travers.


- Les quatre chevaux sur lesquels s’envolent Mary Poppins, Bert, Michael et Jane sont des caricatures de ces quatre personnages.


- Une chanson intitulée ‘‘Le chimpanzoo’’ a été supprimée, elle s’inspirait du chapitre ‘‘Full moon’’ dans lequel les enfants visitaient un zoo très particulier la nuit.


- Pamela Travers insistait pour que l’on fasse toujours référence à Mary Poppins par son nom entier et pas simplement Mary.


- L’orchestre applaudissait les acteurs après chaque prise, chose rare dans le monde du cinéma.


- Dans la scène des cheminées, lorsque Mary Poppins tournoie, un dispositif semblable à un plateau tournant aida Julie Andrews à tournoyer, supportée par un harnais spécial pour la soulever dans les airs.


- Dick Van Dyke souhaitait vivement jouer le rôle de Monsieur Dawes père. Walt Disney demanda à l’acteur de faire un essai de maquillage et de faire un don à son projet éducatif préféré (celui de Walt). Dick Van Dyke décrocha donc le rôle du vieux président de banque et l’école des arts de Californie reçut quatre mille dollars.


- Les scènes de voltige de Julie Andrews furent filmées à la fin de la production. Elle devait porter un harnais en forme de corset rattaché à des cordes à piano. Le harnais de voltige était difficile à décrocher, les machinistes amenaient donc une échelle sur laquelle pouvait s’asseoir Julie Andrews entre les prises. Les câbles de voltige étaient noircis au cirage pour ne pas refléter la lumière, et ils étaient reliés à des poulies montées sur roues se déplaçant sur des rails, hors du champ de la caméra. Un technicien conduisant une grue dirigeait le vol de Julie Andrews à trois mètres au-dessus du sol. Un jour, elle se détacha accidentellement et arrêta sa chute à quelques centimètres du sol seulement.
En somme, Julie Andrews effectua huit exercices de voltige différents, toujours soutenue par un harnais spécial.
Julie Andrews parvint à reproduire l’angle auquel vole Mary Poppins sur les illustrations du livre.


-C’est la romancière Pamela Travers qui a voulu que Bert dise au revoir à Mary Poppins à la scène finale du film (et je trouve qu’elle a eu une très bonne idée ! J’aime beaucoup ce passage).


- Mary Poppins se dispute avec Ben Hur le plus grand nombre de nominations dans l’histoire des oscars.


- Mary Poppins remporta cinq oscars : Meilleure actrice (Julie Andrews), Meilleure chanson (‘‘Chem Cheminée’’), Meilleure musique, Meilleur montage et Meilleurs effets visuels.


- Le film a reçu un sixième prix, un prix technique spécial décerné à Ub Iwerks et à son équipe pour son procédé alliant prise de vue réelle et animation.


- La musique originale du film valut à l’album un disque d’or au bout de seulement treize semaines. Le disque resta numéro un des ventes pendant seize semaines et figura au hit-parade pendant plus d’un an.


- Bien que ce fût son film le plus cher, Walt Disney refusa d’augmenter le prix des billets pour Mary Poppins. Walt Disney souhaitait que les travailleurs ordinaires - qu’il appelait « mes familles » - puissent voir le film.


- Walt Disney a lu un commentaire de Dick Van Dyke qui disait qu’il n’aimait pas la façon dont les films modernes se développaient et tendaient à devenir des films vulgaires (et je suis tout à fait d’accord avec lui !).
Walt Disney s’est dit : « Cet homme-là me plait bien ! » Il a regardé le travail de Dick, l’a rencontré, apprécié et lui a presque immédiatement offert le rôle de Bert.


- Richard M. Sherman a rendu hommage à Walt Disney pour son centième anniversaire, il a joué la chanson préférée de Walt Disney « Nourrir les petits oiseaux », quand il a fini sa chanson, il a envoyé un baiser à la statue de Walt. A la fin, on lui a dit que dans le ciel bleu un oiseau l’avait survolé alors qu’il jouait pour Walt Disney et il est reparti dans les nuages. C’était comme si Walt lui-même le remerciait, Richard M. Sherman était très touché.


- Enfin, j’ai été touchée de voir l’actrice Karen Dotrice (qui joue le rôle de Jane Banks) pleurer au souvenir de Walt Disney décédé.

 

 

 


Créé le 7 décembre 2014

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Commentaires : 7
  • #1

    jean pierre (lundi, 23 mars 2015 13:38)

    Superbe exposé argumenté qui fait honneur à ce chef-d'œuvre ! Narcisse vous avez des goûts de qualité en matière de films
    La piste du mariage Mary Poppins/Bert que vous souhaiteriez pourrait vous donner une idée de poème ? Vous semblez très inspirée par ce duo/couple.

    Confidence pour confidence, j'ai découvert votre site par pur hasard en tombant sur votre magnifique poème.
    Je suis un passionné de littérature et poésie, et des bons vieux films comme il ne s'en fait plus aujourd'hui.
    Je ne connais absolument rien aux dessins animés, je lis essentiellement vos présentations de films, néanmoins je porte un intérêt particulier à votre rubrique romans animés.
    Vous avez une capacité assez incroyable pour introspecter les personnages et transmettre des émotions vives par écrit, ce n'est pas simple ! Félicitations!

  • #2

    Maman de Narcisse (samedi, 28 mars 2015 14:20)

    Bonjour Jean Pierre,

    Je vous remercie sincèrement et profondément des compliments que vous faites à ma fille.
    Elle sera ravie de les lire mais pour le moment, elle n’est pas très disponible. Elle vient d’accoucher de merveilleux jumeaux, je m’occupe donc de son site en diffusant ses créations en attendant son retour.

    Elle n’a pas oublié la promesse qu’elle vous a faite à savoir la suite de son poème Mes Amours Perdus. Le poème a été entamé mais n’a pu être pour le moment achevé. J’en ai lu un bout, il vaut le détour…
    En attendant, je vous souhaite une bonne visite sur son site.

  • #3

    jean pierre (lundi, 30 mars 2015 10:53)

    Toutes mes félicitations à votre fille pour cet heureux événement !

    Je vous remercie, je lirai évidemment ce poème, Narcisse fournit un travail impressionnant et de haute qualité.

  • #4

    Maman de Narcisse (lundi, 30 mars 2015 21:20)

    Merci infiniment Jean Pierre pour tout ce que vous dites. Cela fait du bien de voir qu’un travail réalisé avec passion soit aimé et compris par des gens de Qualité.
    Là, elle est sur son nuage mais elle ne tardera pas à revenir et vous exprimer sa reconnaissance.

  • #5

    Eric (mercredi, 01 avril 2015 07:47)

    Merci Sysi je prends ce compliment pour moi aussi de la catégorie des gens de qualité.

    Narcisse a bien fait d'écouter les conseils d'hokuto, je suis impressionné d'avoir vu ses stats du nombre de visiteurs qui viennent du monde entier. CONTINUE !

    Bravo Narcisse pour tes magnifiques bébés, on dirait des bébés princiers.

    On attend toujours Touch lol

  • #6

    Narcisse (mercredi, 13 mai 2015 21:51)

    Je vous remercie infiniment Jean Pierre pour vos compliments et vos très gentils messages d’encouragements et de soutien qui me touchent énormément, c’est très motivant.
    Je ne pense pas faire un poème sur Mary Poppins et Bert (mais si vous le souhaitez, je le ferai), néanmoins je vous confirme que je mettrai en ligne la suite du Poème Mes Amours Perdus. J’espère qu’il vous plaira tout autant.

    Merci beaucoup Eric, c’est très gentil, il est vrai que mes bébés sont magnifiques comme leur papa (et leur maman hi hi).
    Pour les visites, je suis impressionnée d’en avoir autant qui viennent de pays si différents.
    Et pour Touch, je peaufine quelques détails et nouveautés, je trouve constamment des éléments à ajouter, il faut dire que j’ai tellement de créations en attente.

  • #7

    hokuto (samedi, 04 juillet 2015 19:04)

    Merci Eric de reconnaitre que j'avais raison !
    Narcisse vous etes notre Mary Poppins, notre magicienne à nous ! Felicitations pour la naissance de vos jumeaux !
    Vos travaux sont plus epoustouflants les uns que les autres !