Narcisse vous présente :



Genre : Romance
Année : 1950
Pays : États-Unis
Auteur du conte : Charles Perrault
Réalisateur : Wilfred Jackson, Hamilton Luske, Clyde Geronimi
Scénario : William Peed, Ted Sears, Homer Brightman, Kenneth Anderson, Erdman Penner, Winston Hibler, Harry Reeves, Joe Rinaldi
Musique : Oliver Wallace, Paul Smith
Production : Walt Disney Pictures




Narcisse vous présente le Walt Disney, en plus pour comparaison, vous ajoute en couleur bleue les nombreuses différences qu’il contient par rapport au conte de Charles Perrault.





LES PERSONNAGES




Description du Walt Disney



PROLOGUE : Narcisse vous retranscrit la narration de la voix off,


« Il était une fois, dans un pays lointain, un royaume paisible et prospère qui baignait dans le romantisme et les traditions. Vivaient là, dans un château majestueux, un gentilhomme veuf et sa petite fille, Cendrillon.
Bien qu’étant un père très attentionné, donnant à son enfant bien-aimée la tendresse qui convenait, il pensait néanmoins que l’amour d’une mère lui était indispensable. Ainsi décida-t-il de se remarier, choisissant pour seconde épouse une femme de sa condition ayant elle-même deux filles de l’âge de Cendrillon : Anastasie et Javotte.

Ce n’est qu’au décès prématuré de ce brave homme que la véritable nature de son épouse se révéla. C’était une femme froide, cruelle, follement jalouse du charme et de la beauté de Cendrillon. Et surtout bien décidée à faire prévaloir les intérêts de ses deux abominables filles.
Au fil des années, le château tomba en ruine, et la fortune de la famille fut dilapidée pour satisfaire les caprices des deux belles-filles pendant que Cendrillon, trompée et humiliée, se retrouvait reléguée au rôle de servante dans sa propre maison.
Malgré cela, Cendrillon demeurait douce et charmante car chaque matin elle gardait le secret espoir qu’un jour ses rêves de bonheur finiraient par se réaliser.»


Dans le conte, le père de Cendrillon ne meurt pas et la marâtre de Cendrillon dévoile sa véritable nature dès son mariage car elle a le dessus sur son mari et le gouverne entièrement.
Cendrillon n’ose ainsi pas se plaindre auprès de son père sachant qu’il la gronderait car il est dominé par sa nouvelle femme.
Dans son logis, elle est surnommée Cucendron car lorsqu’elle finit son ouvrage, elle part s’asseoir dans les cendres (symbole d’humiliation et de pénitence) au coin de la cheminée.
La sœur cadette l’appelle Cendrillon, nom avec lequel elle sera communément appelée.




Narcisse vous présente l’histoire du Walt Disney :


Le jour se lève, Cendrillon est endormie, ses amis les oiseaux viennent la réveiller.
Cendrillon a été affectée au grenier qui lui sert de chambre.
Elle se cache sous son oreiller, un oiseau y monte pour la réveiller sans s’apercevoir que la main de Cendrillon se trouve derrière lui. Elle le pousse de son index, l’oiseau retourne s’en plaindre auprès de son compagnon situé en bas du lit.
Cendrillon s’assied sur son lit en lui disant d’un ton amusé que c’est bien fait puisqu’il l’a réveillée au milieu d’un très beau rêve. Les oiseaux s’envolent vers la fenêtre (laquelle, soit dit en passant, donne vue sur le palais royal) comme pour lui dire qu’il fait très beau temps. Cendrillon les a compris et leur répond qu’elle sait qu’il fait un temps merveilleux mais son rêve l’était aussi. Les oiseaux lui demandent quel genre de rêve a-t-elle fait ? Cendrillon leur répond que c’est un secret, les oiseaux lui demandent pour quelle raison ? Cendrillon leur précise que lorsqu’on raconte un rêve, il ne peut plus se réaliser.
Cendrillon se met à chanter « Tendre Rêve » : même si la vie est pour l’instant bien difficile pour elle, Cendrillon garde espoir que son rêve d’amour se réalisera, le rêve de sa vie c’est l’amour (elle rêve de rencontrer un prince charmant).
Pendant qu’elle chante, ses amis parmi les oiseaux et les souris la rejoignent pour l’écouter avec attention.
Soudain, l’horloge sonne ce qui veut dire pour Cendrillon qu’il est temps qu’elle aille travailler. Cendrillon se dit que jamais personne ne pourra lui interdire de rêver, que peut-être qu’un jour, son rêve deviendra vrai.
Tout en chantonnant, Cendrillon fait son lit, aidée de huit oiseaux.
Les oiseaux l’aident à faire sa toilette matinale. Les souris époussètent sa robe de domestique et ses ballerines. Cendrillon les enfile tout en continuant de chanter, les oiseaux lui tendent son ruban qu’elle noue autour de ses cheveux.
La souris Jaq se précipite à informer Cendrillon qu’il y a une nouvelle souris dans la maison, il lui demande de vite aller la voir. Cendrillon ouvre son tiroir pour y prendre une robe rose, Jaq en rit et lui précise qu’il s’agit d’un garçon. Cendrillon lui prend alors une veste jaune, des chaussures et un bonnet. Jaq l’informe que la souris se trouve coincée dans le piège de la souricière. Cendrillon part sans attendre, elle dévale précipitamment de longs escaliers et trouve une souris bien en chair effrayée dans le piège. Cendrillon a de la compassion de le voir si apeuré, elle demande à Jaq de lui expliquer qu’il n’a pas à s’inquiéter. Jaq obéit immédiatement, il entre dans la souricière et demande à la souris de se calmer, de ne pas avoir peur. La souris bien dodue le menace de son petit poing. Jaq lui dit qu’ils vont le sortir de là : il lui montre les souris, il lui précise qu’elles l’aiment bien et que Cendrillon aussi, elle est très gentille. Cendrillon adresse un large et doux sourire à la souris, laquelle confiante et rassurée se met à sourire. Jaq lui dit que Cendrillon est une amie, la souris est heureuse de le suivre, elle sort et salue les autres souris qui célèbrent sa sortie. Cendrillon le félicite et lui enfile sa petite veste jaune qui est un peu trop étriquée pour lui. Les autres souris en rient. Cendrillon lui enfile des chaussures couleur bordeaux et lui dépose sur la tête un bonnet couleur émeraude. Cendrillon décide de le prénommer Gustave mais pour aller plus vite, on l’appellera Gus. Jaq lui demande si cela lui plait d’être appelé Gus Gus ? Ce dernier répète ‘‘Gus Gus’’ et glousse de contentement.
Cendrillon doit les laisser, du travail l’attend ; en partant, elle demande à Jaq de bien surveiller Gus Gus et de ne pas oublier de le prévenir pour le chat.
Jaq lui parle alors de Lucifer, il le met en garde : c’est un chat méchant, sournois, il est grand, il mord et il griffe !


Cendrillon se trouve dans l’allée des chambres pour ouvrir les rideaux. Cendrillon entrouvre la porte de la chambre de sa belle-mère pour réveiller Lucifer qui est en train de ronfler.
Cendrillon l’appelle doucement, Lucifer s’étire, Cendrillon demande à ce gros paresseux de se lever. En signe de mépris, Lucifer se retourne, Cendrillon se montre plus ferme en lui demandant de venir ici. Lucifer se résout à descendre de son lit et marche avec arrogance en direction de la sortie mais arrivé au seuil de la porte, il prend le soin de fixer Cendrillon, bailler et s’étirer comme pour la narguer. Cendrillon referme brusquement la porte, le postérieur de Lucifer se retrouvant soulevé contre la porte. Il suit Cendrillon qui l’emmène prendre son petit-déjeuner. Elle lui dit que ce n’est pas elle qui a demandé à ce qu’il soit servi avant tout le monde, elle en a reçu l’ordre.
Jaq et Gus Gus sont en train de le regarder, Gus Gus en rit et prétend être capable de lui donner une leçon. Jaq le rattrape et le dissuade de s’approcher de Lucifer en le mettant en garde : Lucifer est un monstre, il est méchant.
Ce chat est à l’image de sa maitresse : hypocrite, malveillant et machiavélique.


Aux cuisines, Cendrillon réveille son chien Pataud qui l’accompagne depuis son enfance, elle lui dit gentiment qu’elle sait de quoi il rêvait : il pourchassait Lucifer et lui tordait le cou. Cendrillon lui dit alors que ce n’est pas gentil, Lucifer en rit d’un contentement sournois. Cendrillon met en garde son chien : si les deux chipies (Anastasie et Javotte) l’avaient entendu, il perdrait son os à moelle, il ferait donc mieux de rêver d’autre chose et d’apprendre à aimer les chats.
Cendrillon s’affaire à la préparation du petit déjeuner de sa belle famille sans se rendre compte que Lucifer est en train de provoquer Pataud en s’approchant très près de lui et lui caressant le visage de sa queue. Cendrillon continue de mettre en garde Pataud, elle tente de le radoucir à l’égard de ce chat, en prétendant que Lucifer n’a pas que des défauts. Mais Cendrillon ne lui trouve aucune qualité, elle dit alors qu’il ne peut pas être que méchant et hypocrite. Lucifer qui s’attendait avec fierté recevoir des compliments se sent soudainement froissé, il grimace et regarde Cendrillon en sortant les crocs. Pataud s’esclaffe, Lucifer s’approche doucement de lui en veillant à ce que Cendrillon ne le voie pas et lui assène un coup de griffe. Pataud grogne, Lucifer miaule fortement comme s’il venait de se faire agresser. Cendrillon se retourne et reproche à Pataud de ne pas être raisonnable, avant de le conduire au dehors sous le regard triomphant de Lucifer.
Cendrillon dit à son chien qu’elle sait que ce n’est pas facile mais avec un peu de bonne volonté tout le monde pourrait s’entendre. Elle dépose alors la cuvette de lait à Lucifer en lui disant d’un ton plus ferme que c’est valable pour lui aussi. Lucifer la regarde en touillant son lait avec son doigt.
Cendrillon rejoint la basse-cour pour servir le petit-déjeuner. Les souris se hâtent à la rejoindre mais se rendent compte qu’ils ne peuvent pas sortir car Lucifer est là !
Jaq a une idée : à son signal, l’une des souris fera diversion, Lucifer va lui courir après et va atterrir dans le coin à balai, la voie sera libre. Il ne reste plus qu’à tirer à la courte paille pour désigner celle qui fera diversion. Les souris se mettent en rond en se tournant le dos, elles reculent et se rejoignent de sorte que leurs queues ne forment qu’une. Jaq tire une queue en fermant les yeux et sans se retourner, toutes les souris s’avancent, Jaq s’aperçoit qu’il a tiré au sort sa propre queue. Gus Gus lui sert la main comme pour le féliciter, alors que les autres souris qui ont compris qu’il est loin d’avoir une position glorieuse, ôtent leur chapeau en signe de compassion. Jaq s’approche doucement de Lucifer, il a une idée qu’il communique à ses amis avec des gestes : il compte foutre un coup de patte à Lucifer. Gus Gus se met à rire fortement, les autres souris mettent leurs pattes sur sa bouche en lui disant de se taire.
Jaq prend de l’élan et assène un coup de patte à Lucifer dont la gueule se retrouve plongée dans sa cuvette de lait. Jaq en rajoute une couche en aspergeant son œil de lait. Lucifer se met à le poursuivre, Jaq se réfugie dans un trou du mur près du balai. Il sort sa tête par l’autre trou pour signaler à ses amis que la voie est libre. Les souris rejoignent la basse-cour dans laquelle Cendrillon donne à manger à son cheval Major et aux poules. Les souris interpellent Cendrillon qui leur donne des grains de maïs, elles se servent rapidement excepté Gus Gus. Les poules dévorent les grains de maïs qu’il reste. Cendrillon sert au petit Gus une bonne poignée de grains de maïs, il a les yeux plus gros que le ventre et se sert copieusement.


Afin que ses amis puissent regagner en toute tranquillité leur repaire, Jaq place son chapeau au bout de sa queue et l’agite à travers un trou ; pendant que Lucifer tente de l’attraper, Jaq sort sa tête par l’autre trou pour signaler à ses amis qu’ils peuvent passer.
Les souris se précipitent, chacune tenant deux grains de maïs, l’une d’elles fait tomber un grain et continue sa route. Gus Gus arrive avec son tas de grains de maïs et comme si celui-ci ne lui suffisait pas, il ramasse le grain de maïs laissé tombé par son ami. Mais c’est le morceau de trop, et la pile de grains de maïs dégringole. Alerté par le bruit, Lucifer se retourne et le voit. Malgré les tentatives désespérées de Jaq pour attirer son attention, Lucifer s’approche doucement et dangereusement de Gus Gus. Ce dernier ramasse tous ses grains de maïs qui dégringolent de nouveau. Gus Gus persévère et entreprend de les ramasser un à un mais cette fois-ci, il trouve une astuce permettant d’éviter la dégringolade : il ouvre sa bouche et cale le premier grain de maïs sous ses dents. Mais en se retournant, il se retrouve nez à nez avec Lucifer. Il en laisse tomber tous ses grains de maïs et entreprend de fuir mais Lucifer a coincé sa queue sous sa patte. Jaq vient à son secours en abattant le balai sur Lucifer. Ce dernier est sonné, Gus Gus est sauvé. Il s’échappe et rejoint une tasse de café pour s’y adosser, reprendre son souffle et se remettre de ses émotions. Malheureusement, Lucifer l’a vu et rabat la tasse de café sur lui pour le piéger. Au moment où Lucifer soulève la tasse pour s’emparer de sa proie, les trois cloches sonnent : les belles sœurs et la belle-mère de Cendrillon sont réveillées. Cendrillon arrive, Lucifer se cache sous la table.
Les sons de cloche se font plus insistants, Anastasie et Javotte hurlent le prénom de Cendrillon.
Pendant que Cendrillon part chercher l’eau bouillante, Lucifer repère la tasse dans laquelle se trouve le petit Gus Gus, mais il doit retourner se cacher car Cendrillon rejoint la table pour remplir d’eau les théières. Lucifer s’impatiente et se réjouit que Cendrillon s’en aille, mais il est bien vite déçu : Cendrillon a emporté les trois plateaux, deux posés dans chacune de ses mains, l’autre est sur sa tête. Lucifer la suit, il se réjouit de voir Gus Gus soulever la tasse, il sait désormais quelle tasse il doit soulever pour l’attraper. Lucifer se précipite à se hisser en haut de l’escalier pour mieux capturer sa proie. Malheureusement pour lui, Cendrillon perd une ballerine, se retourne pour l’enfiler, les plateaux se retrouvent inversés, Lucifer soulève une tasse sous laquelle Gus Gus n’apparait évidemment pas.
Cendrillon entre dans la chambre de Javotte pour lui servir son plateau. Elle la vouvoie et lui demande si elle a bien dormi. Javotte lui répond de se mêler de ses affaires et lui donne son linge à repasser et à rapporter dans une heure.
Cendrillon se rend dans la chambre d’Anastasie pour la servir. Celle-ci lui dit que « ce n’est pas trop tôt ! » et lui donne des vêtements à raccommoder.
À chaque fois que Cendrillon referme une porte, Lucifer attend avec jubilation le moment où une fille va crier en découvrant une souris dans sa tasse.
Cendrillon entre chez sa belle-mère pour la servir, laquelle la met en garde de ne pas oublier le linge qui est dans la buanderie.
Cendrillon repart avec trois paniers de linge, Lucifer est fortement déçu que personne ne se plaigne de voir une souris dans sa tasse quand son soudain, ce qu’il attend se réalise : Anastasie pousse un hurlement, Gus Gus sort de la chambre en passant en dessous la porte et atterrit dans les mains de Lucifer qui l’attendait.
Anastasie sort de sa chambre en hurlant, elle menace de son doigt Cendrillon en l’accusant de l’avoir fait exprès puis se rue dans la chambre de sa mère pour s’en plaindre.
Javotte se mêle de l’affaire en disant à Cendrillon qu’elle va le payer cher.
Cendrillon entend Anastasie se plaindre qu’elle a mis une grosse souris sous sa tasse de thé. Cendrillon comprend que cette souris se trouve dans les pattes de Lucifer, elle lui demande où se trouve-t-elle. Lucifer lui présente ses pattes avant vides, mais Cendrillon lui dit que son air hypocrite ne trompe personne. Elle lui demande de rendre la liberté à cette petite bête innocente. Cendrillon lui fait lever les pattes arrières l’une après l’autre. Délivré, Gus Gus s’enfuit aussitôt rejoindre ses amis. Cendrillon reproche à Lucifer son attitude, elle lui dit qu’il est désespérant. Soudain, la belle-mère de Cendrillon, Madame de Trémaine, l’appelle sévèrement. Lucifer est si heureux qu’il en écarquille ses yeux et sort sa langue de contentement. Il sautille pour rejoindre sa maitresse tandis que Cendrillon est contrainte de s’y rendre. Anastasie et Javotte s’en réjouissent et écoutent à la porte.
Madame de Trémaine demande à Cendrillon d’approcher. Elle se trouve dans son lit et caresse Lucifer qui regarde Cendrillon d’un air satisfait.
Cendrillon prend la parole pour expliquer que jamais elle n’aurait fait une chose pareille, mais sa marâtre lui coupe la parole en l’accusant injustement d’être insolente, en lui reprochant de faire des plaisanteries douteuses. Sa belle-mère est résolue à l’occuper davantage : Cendrillon devra nettoyer le grand tapis dans le hall d’entrée, laver les fenêtres du premier jusqu’au dernier étage, recommencer à laver les rideaux et les tapisseries, nettoyer le jardin, la terrasse, les marches d’escaliers, les cheminées indépendamment du lavage, repassage et couture habituels (eh bien, il faut avoir une bonne mémoire pour retenir cette liste). Lucifer acquiesce avec régal à tout ce que dit sa maitresse.
Soudain, celle-ci dit : « Ah oui j’allais oublier un détail. » Lucifer en sourit mais plus pour longtemps, sa maitresse annonce : « Veille à ce que Lucifer prenne son bain. » Il regarde avec mécontentement sa maitresse, il a horreur de prendre un bain.



Au palais royal, le roi s’emporte et en jette sa couronne par la fenêtre, brisant au passage une vitre. Il veut que son fils se marie et fonde une famille. Le Grand Duc lui conseille d’être patient, le roi se met en colère et jette son encrier qui se brise. Le Grand Duc plonge se cacher pour ne pas subir de blessures.
Le roi est triste : il est désormais bien vieux, il veut voir ses petits-enfants grandir, jouer avec eux, avant de partir pour l’autre monde. Il montre les tableaux de son fils unique qu’il a vu grandir, grandir, et s’éloigner peu à peu de plus en plus.


Le roi se sent si seul dans son vieux palais désolé. Il rêve d’entendre le bruit de petits pieds qui courent sur les parquets hi hi. Le roi en pleure, le Grand Duc compatit à sa peine.
Le Grand Duc tente de le consoler en lui suggérant de laisser le prince en faire à sa guise, le roi s’emporte : « Jamais de la vie » hurle-t-il. Peu importe les sentiments et le romantisme, l’important est que son fils rencontre une jeune fille dans des conditions favorables.
Le prince rentre de voyage ce jour-là, le roi compte organiser un grand bal pour fêter son retour. Le Grand Duc, qui se trouve sur la grande table, recule par crainte du roi qui s’approche de lui en glissant de tout son corps sur la table.
Le roi veut convier à ce bal toutes les filles à marier de son royaume, il se dit qu’il ne voit pas pourquoi son fils ne tomberait pas amoureux de l’une d’entre elles. Il pousse le Grand Duc qui se retrouve assis sur une chaise puis l’empoigne et lui ordonne de dire oui.
Le roi s’imagine qu’au moment propice accompagné de lumières tamisées et d’une musique romantique, le tour sera joué. En écartant les bras, le roi pousse le Grand Duc qui finit au sol, la tête dans le casque d’une armure.
Le roi rit de contentement en se disant que son idée ne peut que marcher. Il ordonne au Grand Duc de dire oui. Le bal sera organisé pour le soir même. Le roi prévient le Grand Duc : il doit bien veiller à ce que toutes les jeunes filles à marier soient conviées, avant de crier : « Est-ce clair ? » dans le casque de l’armure, ce qui fait résonner ces paroles dans celui-ci. Le Grand Duc se contente de répondre docilement : « Très très clair votre majesté. »



Madame de Trémaine au piano, et Anastasie à la flûte, accompagnent Javotte qui chante horriblement mal la chanson « Chante Doux Rossignol ». Même Lucifer s’en bouche les oreilles puis sort de la pièce pour échapper à ce supplice auditif. Il découvre alors un chant bien plus mélodieux et agréable : celui de Cendrillon qui chante cette même chanson.
Les bulles de savon se mettent à voler, reflétant joliment l’image de Cendrillon.
Lucifer ne perd pas sa sournoiserie et méchanceté habituelles, il plonge ses pattes dans l’amas de saletés et de poussières et marche dans tout le hall d’entrée, gâchant ainsi tout le travail de Cendrillon. Elle compte lui donner une bonne leçon et s’empare de son balais mais soudain, le messager du roi toque à la porte. Cendrillon ouvre la porte, il lui remet une lettre en lui disant que c’est un message urgent de la part de sa Majesté le roi.
Curieux, Jaq et Gus Gus rejoignent Cendrillon pour s’enquérir du contenu de la lettre. Mais Cendrillon n’en sait rien, cette lettre l’intrigue. Elle monte pour remettre la lettre à sa famille en disant ironiquement à Jaq et Gus Gus qu’elle va interrompre cette « leçon de chant ».
Pendant ce temps, Javotte termine sa chanson ; Anastasie lui assène des coups de flûte sous le menton. Javotte lui arrache la flûte en la traitant d’idiote et en la frappant sur la tête avec. Anastasie riposte en lui assenant à son tour un coup de flûte sur la tête.
Leur mère interrompt leur dispute, les sœurs se tirent la langue. Leur mère les appelle à un peu de dignité, elle tente de leur enseigner qu’une femme du monde doit garder son sang froid.
Elle est pourtant incapable d’appliquer son propre conseil puisque l’instant suivant, Cendrillon toque à la porte et Madame de Trémaine hurle : « Quoi ! » Cendrillon entre dans la pièce, sa belle-mère se lève et lui rappelle lui avoir déjà recommandé de ne jamais les interrompre.
Cendrillon l’informe qu’une lettre vient d’arriver du palais. Aussitôt, Javotte et Anastasie s’empressent de l’arracher des mains de Cendrillon et de se chamailler pour la lire. Leur mère s’en empare et la lit : « Il va y avoir un bal en l’honneur de son altesse le prince et devront y assister toutes les jeunes filles à marier dignes d’être choisies ». Madame de Trémaine est pleine d’espoir quant au devenir de ses filles. Javotte et Anastasie se voient déjà princesse. Jaq et Gus Gus en rient. Cendrillon s’avance disant qu’elle peut donc y aller aussi. Ses belles sœurs se moquent d’elle en faisant référence à son rôle de domestique, puis s’esclaffent grossièrement.
Vexée et froissée mais déterminée à défendre son honneur, Cendrillon s’avance et insiste quant à sa légitimité à assister à ce bal puisqu’après tout, elle fait partie de la famille et la missive dit bien que toutes les jeunes filles à marier sont invitées.
Sa belle-mère est bien embêtée car elle ne peut pas la contredire. Elle lui dit alors qu’il n’y a aucune raison pour qu’elle n’y aille pas si tout son ouvrage est fait. Cendrillon est fortement réjouie, elle promet à sa belle-mère qu’il sera fait. Sa belle-mère lui pose également pour condition de trouver une robe convenable à se mettre. Cendrillon assure qu’elle trouvera et la remercie avant de partir. Aussitôt partie, Javotte et Anastasie se plaignent à leur mère de ne pas avoir interdit à Cendrillon de se rendre au bal. Javotte lui demande si elle se rend compte de ce qu’elle a dit. Sa mère le lui certifie et lui rappelle qu’elle a dit « Si » c'est-à-dire que Cendrillon n’ira pas au bal si elle n’a pas terminé son ouvrage et si elle ne trouve pas de robe.
Javotte et Anastasie sont rassurées, Madame de Trémaine savoure son idée de son rire machiavélique.


Pleine de rêves, Cendrillon sort de son coffre la robe de sa défunte mère et la montre à ses amies les souris. C’est une robe démodée mais elle compte l’arranger et la mettre en valeur. Elle s’inspire d’un modèle de son livre de couture, elle compte raccourcir les manches de sa robe, mettre une ceinture, de la dentelle autour du décolleté, un gros nœud…elle n’a pas le temps de terminer l’énumération de son projet que ses sœurs l’interrompent en l’appelant.
Cendrillon est déçue de devoir s’occuper de sa robe plus tard, elle sort de sa chambre pour rejoindre ses belles sœurs.
Jaq a de la peine pour son amie et se met en colère contre ses harpies de sœurs qui ne cessent de brailler et de la malmener. Il se met à chanter « C’est pas une vie », il déplore les conditions de vie de la pauvre Cendrillon traitée en véritable esclave de maison.
Jaq annonce à ses amis que Cendrillon ne pourra pas aller au bal car ses sœurs et sa belle-mère vont l’en empêcher en la faisant travailler jusqu’au soir, et sa robe ne sera jamais prête. Une souris lance l’idée de faire la robe. Tous les amis de Cendrillon prennent ainsi les devants en lui préparant en cachette sa robe tout en chantant.


Cendrillon est surchargée de corvées, sa belle-mère lui annonce qu’elle aura des petites choses à lui ajouter.
Javotte et Anastasie se plaignent de leur garde robe ; Anastasie jette sa ceinture en disant qu’elle aimerait mieux mourir que de sortir avec, et Javotte jette au sol ses perles qu’elle ne peut plus supporter.
Jaq et Gus Gus en profitent pour les emporter mais ils doivent faire attention à Lucifer qui monte la garde. Les amis parviennent à prendre la ceinture, Lucifer intervient trop tard mais il guette leur retour. Jaq et Gus Gus reviennent par une autre ouverture, mais Gus Gus exclame trop fortement sa joie, Lucifer repère donc sa présence et s’installe sur le collier de perles pour être certain que les souris ne puissent pas s’en emparer.
Jaq trouve une idée pour faire diversion : de ses dents, il coupe des fils de boutons. Mais bien trop sournois et mesquin, Lucifer s’avance vers Jaq en prenant le soin de faire trainer les perles sous son derrière. Il compte attaquer Jaq, lequel lui envoie un bouton en plein nez. Lucifer poursuit Jaq qui s’enfouit dans les vêtements jetés au sol. Gus Gus en profite pour emporter rapidement le collier ; malheureusement, il se prend les pieds dans les perles, heurte le mur, le collier se brise et les perles s’éparpillent au sol. Jaq, qui se trouve sur la tête de Lucifer, lui ferme les yeux. Ce dernier le poursuit dans les vêtements. Gus Gus en profite pour amasser quelques perles dans son petit chapeau.
Jaq a l’intelligence de tendre un piège à Lucifer en sortant par la manche d’une robe ; Lucifer s’y étant engouffré, seule sa tête en sort. Jaq rejoint Gus Gus pour enfiler une à une les perles dans sa queue. Emprisonné dans la manche de la robe, Lucifer s’approche dangereusement en rampant sur le sol. Au moment où il arrive, les deux souris ont terminé leur œuvre et s’engouffrent le plus rapidement possible dans l’ouverture pour regagner ensuite le grenier de Cendrillon.
Ils rejoignent leurs amis qui s’adonnent gaiement à l’ouvrage en chantonnant « Tendre Rêve ». Les oiseaux permettent d’hisser les rubans ainsi que les souris afin qu’elles puissent arranger la robe.


Vingt-heures sonnent. Le cocher se présente devant la demeure de Cendrillon. Elle part prévenir sa belle-mère, laquelle fait mine de lui demander ce qui se passe car elle n’est pas prête. Cendrillon lui dit qu’elle va rester là. Sa belle-mère lui répond hypocritement que c’est dommage, elle fait mine de compatir à son malheur tout en adressant un regard de contentement à ses filles. Sa belle-mère ajoute qu’il y aura d’autres occasions, Cendrillon part en lui souhaitant une bonne soirée. Madame de Trémaine et ses filles sont on ne peut plus satisfaites.
Dépitée et abattue, Cendrillon regagne son grenier, elle regarde par sa fenêtre le palais royal et tente de se persuader qu’un bal à la Cour ne peut être que sans intérêt, triste, ennuyeux à mourir et complètement…merveilleux. Elle ne peut finalement pas s’empêcher de s’avouer ce qu’elle pense. Soudain, une lumière jaillit derrière elle. Cendrillon se retourne et découvre sa surprise : la robe de sa défunte mère joliment arrangée, accompagnée d’un collier de perles. Ses amis lui crient : ‘‘Une surprise !’’, sauf Gus Gus qui s’écrie : ‘‘Joyeux anniversaire !’’ Ah ah !
Cendrillon est éblouie et folle de bonheur, elle remercie ses amis de tout son cœur.


Madame de Trémaine et ses deux filles grossièrement apprêtées sont sur le point de quitter leur demeure lorsque soudain, Cendrillon leur demande de l’attendre et se présente, ravissante dans sa robe rose. Sa belle-mère et ses belles sœurs ont un choc, follement jalouses de la voir si belle, parée et prête pour le bal. Excitées, les deux sœurs demandent à leur mère de faire quelque chose pour remédier à cette situation. Leur mère machiavélique les calme, prétend ne jamais revenir sur sa parole et s’approche de façon menaçante vers Cendrillon. Elle s’empare des perles qu’elle porte en disant : « C’est une bonne idée cette petite note de couleur, qu’est ce que tu en dis Javotte ? » Cette question n’est pas innocente, Madame de Trémaine déclenche les hostilités sachant que sa fille va se jeter sauvagement sur Cendrillon et c’est exactement ce qui survient : Javotte traite Cendrillon de voleuse.
Gus Gus veut venir au secours de Cendrillon sans se rendre compte qu’il peut faire une chute mortelle, Jaq le retient.
Javotte arrache brutalement les perles de Cendrillon. Anastasie se joint à sa sœur en arrachant la ceinture de Cendrillon. Les deux sœurs s’adonnent à un déchainement sauvage au cours duquel elles déchirent violemment la robe de Cendrillon jusqu’à ce qu’il n’en reste que des lambeaux. Madame de Trémaine attend cet instant pour demander à ses filles de se calmer et de se dépêcher pour ne pas être en retard. Elle ferme ensuite la porte d’entrée après avoir souhaité une bonne soirée à Cendrillon qui reste là, debout, complètement anéantie.


Toutes ces scènes exposées ci-dessus n’existent pas dans le conte.


Cendrillon part en courant pleurer sa peine sur un banc. Tous ses amis (souris, oiseaux, Pataud, Major) compatissent à sa peine. Effondrée sur le banc, Cendrillon ne voit pas que des lumières blanches scintillent autour d’elle. Cendrillon se dit qu’elle ne croit plus à rien. Sa marraine la fée apparait sur le banc et lui caresse les cheveux pour la consoler.
Sa marraine lui dit qu’elle ne pense pas ce qu’elle dit : si Cendrillon avait perdu tout espoir, sa marraine ne serait pas là.
Elle lui demande de vite sécher ses grosses larmes, elle ne peut pas aller au bal avec les yeux rouges. Cendrillon lui montre sa robe en lambeaux en disant qu’il n’y a plus de bal. Sa marraine lui assure qu’elle ira au bal puis recherche sa baguette magique. En entendant ces mots, Cendrillon comprend que cette vieille femme est sa marraine la fée. Cette dernière se souvient alors l’avoir rangée et la tire de nulle part, sa baguette apparait par magie.
Cendrillon pense que sa marraine va se charger en priorité de sa robe. Pour l’instant, la marraine a besoin d’une belle et grosse citrouille.
Elle se souvient de la formule magique et se met à chanter « Bibbidi-Bobbidi-Boo »
Sa marraine la fée transforme la citrouille en un merveilleux carrosse blanc.
Elle transforme ensuite trois souris (dont Jaq) en chevaux afin qu’ils tirent le carrosse. Mais la quatrième souris, Gus Gus, s’est enfuie pour échapper au sort. Lucifer le coince dans une tasse, la marraine transforme Gus Gus en cheval blanc. Lucifer se retrouve ainsi sur le dos de cet imposant cheval, Gus Gus profite de sa nouvelle situation pour effrayer ce méchant chat qui s’enfuit.
La marraine la fée transforme le cheval de Cendrillon en cocher. Elle annonce ensuite la touche finale, Cendrillon pense qu’il s’agit d’elle et ferme les yeux. Mais sa marraine transforme Pataud en valet de pied.
La marraine dit à Cendrillon de se hâter à se mettre en voiture, cette dernière lui rappelle alors sa robe. La marraine va arranger ces guenilles, Cendrillon est soulagée. Sa marraine veut lui créer une robe simple mais audacieuse.
En un coup de baguette magique, Cendrillon se retrouve vêtue d’une magnifique robe d’un blanc argenté scintillant, assortie à sa couronne qui orne son chignon, à ses boucles d’oreilles et à ses gants, elle est aussi parée de pantoufles de verre et d’un collier de couleur noire.
Cendrillon vit un rêve éveillé et se contemple dans le reflet de la fontaine.
Sa marraine la met en garde : au douzième coup de minuit, le charme sera rompu et tout redeviendra comme avant. Cendrillon lui assure qu’elle a compris mais jamais elle n’en avait espéré autant. Il est tard, sa marraine la presse de s’installer dans le carrosse, la fête l’attend !



Dans le conte, les personnages des souris, des oiseaux, de Lucifer et du Grand Duc n’existent pas.
Dès le début du conte, le bal est organisé. Les belles sœurs de Cendrillon partent au bal. Cendrillon les suit des yeux puis en pleure. Sa Marraine la Fée la rassure en lui disant qu’elle la fera aller au bal. Elle lui demande d’aller chercher une citrouille dans le jardin. Cendrillon cueille la plus belle citrouille qu’elle puisse trouver. Sa Marraine creuse la citrouille, n’y laisse que l’écorce, la frappe de sa baguette et la transforme en carrosse doré.
La Marraine va ensuite regarder dans sa souricière et y trouve six souris en vie. Elle demande à Cendrillon de soulever la trappe de la souricière et à chaque souris qui sort, la Marraine donne un coup de baguette pour qu’elle soit changée en cheval gris.
Il manque un cocher, Cendrillon prend l’initiative d’aller dans la ratière et d’apporter trois gros rats. La Marraine choisit celui à la maitresse barbe et le change en gros cocher.
La Marraine demande à Cendrillon de lui apporter six lézards qui se trouvent derrière l’arrosoir dans le jardin. Elle les change en six laquais.
La Marraine change ensuite les guenilles de Cendrillon en une robe d’or et d’argent chamarrée de pierreries, puis lui donne une paire de pantoufles de verre.



Au bal, les jeunes filles à marier sont annoncées une à une au prince, sous le regard attentif de son père le roi qui n’attend qu’une chose : que son fils soit enfin intéressé par l’une d’elles. Il désespère de voir que son fils ne soit pas coopératif. Le prince s’ennuie et se met à bailler sous le regard colérique de son père qui s’emporte : « Quelle tête à claques ce gamin ! » Il crie qu’il doit bien y en avoir une qui lui fera de beaux petits-enfants (ah ah !).


Cendrillon arrive au palais et monte l’escalier royal sous le regard des gardes qui ne peuvent s’empêcher de l’observer du coin de l’œil.


Javotte et Anastasie sont annoncées. Le prince n’en revient pas de voir de telles filles au physique ingrat, à la démarche et aux manières grossières. Même le roi est horrifié et les qualifie de ‘‘guenons’’.


Le Grand Duc met oralement en scène le charmant scénario d’un romantisme échevelé que s’est imaginé le roi, sans savoir qu’il est justement en train de se réaliser à mesure qu’il expose la scène : le jeune prince s’incline devant l’assemblée ; brusquement, il s’arrête, lève son regard ébloui, elle est là ! La jolie fille de ses rêves vient de faire son apparition.
Il est à noter qu’il la remarque alors que Javotte et Anastasie sont en train de lui faire une grossière révérence. Elles ont tout fait pour que Cendrillon ne les accompagne pas au bal mais celle-ci se fait justement remarquer et le prince part rejoindre Cendrillon en passant entre elles deux, sans leur prêter la moindre attention, elles sont humiliées publiquement.
Qui est cette jeune fille ? D’où vient-elle ? Le prince l’ignore et c’est le cadet de ses soucis puisque son cœur qui bondit dans sa poitrine lui dit que c’est elle que le Ciel lui destinait pour compagne. Il aborde Cendrillon, perdue dans ce grand palais et lui prend la main. Elle se retourne et voit un jeune homme qui lui fait la révérence, elle s’incline également respectueusement.
Le roi n’en croit pas ses yeux, il est fou de joie : son scénario tant espéré et exprimé oralement par le Grand Duc se réalise en direct. Ce dernier dit que l’on voit cela dans les contes de fées, pas dans la vraie vie, il pense que c’est irréaliste, l’entreprise du roi était voué à l’échec assure-t-il.
Le roi s’élance sur le Grand Duc en riant de contentement, s’empare du monocle de ce dernier et lui montre le spectacle tant attendu. Il lui demande s’il connait cette petite, le Grand Duc lui répond que c’est la première fois qu’il la voit. Le roi dit qu’elle a au moins le mérite de plaire à son fils. Il les voit marcher, le prince tenant élégamment la main de Cendrillon.
Le roi ordonne avec empressement à ce qu’on fasse jouer une valse. Le chef d’orchestre s’exécute. Le roi ordonne à ce que les lumières soient tamisées. Il est si empressé qu’il a failli en tomber par-dessus le balcon.
Le prince conduit Cendrillon au centre de la salle de bal. Toute l’assemblée les regarde, silencieuse.
Le roi les regarde en savourant cet instant tant rêvé et assène un coup de coude satisfait au Grand Duc, brisant le monocle de celui-ci. Le roi décide d’aller passer une bonne nuit de sommeil, le Grand Duc compte en faire de même mais le roi lui ordonne de rester là et veiller à ce que personne ne dérange le prince, et de l’avertir immédiatement dès qu’il aura fait sa demande. Avant de partir, le roi le prévient : si jamais les choses tournent mal, cela ira mal pour lui (le roi mime le signe de l’égorgement). Fou de joie, le roi rejoint ses appartements en chantonnant et en dansant, son bonheur est tel qu’il attrape au passage l’un des gardes pour valser avec lui.


Dans l’assemblée, Anastasie et Javotte se dandinent dans tous les sens pour tenter de voir la fille qui danse avec le prince. Anastasie dit qu’elle ne l’a jamais vue, sa mère confirme qu’elle non plus. Mais en voyant le visage de Cendrillon de plus près, Madame de Trémaine est intriguée : elle a déjà vu ce visage quelque part dit-elle.
Le prince et Cendrillon valsent tout en quittant la salle de bal, Madame de Trémaine les suit pour voir le visage de cette jeune fille de plus près mais le Grand Duc ferme le rideau.
Seuls, le prince et Cendrillon continuent de valser et se mettent à chanter « Bonjour l’amour » : le prince est subjugué par elle, Cendrillon le regarde avec émerveillement.
Ils marchent main dans la main jusqu’à la fontaine avant de continuer à valser dans le parc du palais. Le rêve d’amour de Cendrillon s’est réalisé.
Le prince et Cendrillon sont sur le point de s’embrasser lorsque soudain, minuit sonne. Le premier son de l’horloge arrache Cendrillon de son rêve, elle réalise qu’il est temps de s’en aller. Elle se lève et dit précipitamment au revoir au prince, lequel la rattrape par la main en lui demandant d’attendre. Mais Cendrillon lui répond qu’elle ne peut pas rester, il faut qu’elle parte. Le prince lui demande pourquoi, Cendrillon trouve comme excuse qu’elle n’a pas vu le prince. À ses mots, le prince sourit, son amour pour elle semble se renforcer sachant qu’elle l’a aimé sans connaitre sa véritable identité. Il est sur le point de lui révéler qu’il est le prince mais le deuxième coup de minuit sonne et Cendrillon part précipitamment. Le prince lui court après, il ne connait même pas son prénom, il lui demande comment pourra-t-il la retrouver ?


Cendrillon part et dit poliment au revoir au Grand Duc au passage. Ce dernier lui rend son salut avant de s’apercevoir de la catastrophe.
Le prince suit Cendrillon mais des jeunes filles lui barrent le passage, saisissant l’occasion de pouvoir approcher le prince.
Cendrillon dévale l’escalier et en perd une pantoufle de verre. Elle n’a pas le temps de la ramasser puisque le Grand Duc la poursuit. Il ramasse la pantoufle et la supplie de ne pas partir. Il en appelle à la garde, Cendrillon monte dans son carrosse. Le Grand Duc ordonne la fermeture des portes mais le carrosse de Cendrillon parvient à passer.
Le Grand Duc ordonne à la garde, composée de chevaliers noirs, de suivre le carrosse.
Les coups de minuit sonnent l’un après l’autre, le carrosse se précipite. Au douzième coup de minuit, le charme se rompt. Les quatre souris, Pataud, Major et Cendrillon reprennent leur apparence et se hâtent à se placer hors de la route, la garde royale dévale la route écrasant au passage la citrouille.
Cendrillon est envahie d’émerveillement, elle a passé une soirée merveilleuse, elle trouve que l’homme dont elle est tombée amoureuse était si beau, si charmant, si galant, elle est sûre que le prince lui-même n’aurait pas autant de qualités.
Cendrillon se dit que tout est fini mais Jaq lui montre qu’il lui reste sa pantoufle de verre. Cendrillon l’ôte et remercie sa chère marraine la bonne fée.



Dans le conte, dès que Cendrillon arrive au palais, elle est reçue par le prince qui l’aide à descendre du carrosse. On avait averti celui-ci qu’il s’agissait d’une grande princesse.
Contrairement au Disney, dans le conte, Cendrillon sait que ce jeune homme est le prince.
Cendrillon et le prince ne se sont pas éloignés de la salle de bal. Cendrillon s’en va avant minuit. De retour chez elle, elle dit à sa Marraine qu’elle souhaiterait retourner au bal le lendemain car le fils du roi l’en a priée.
Cendrillon retourne au bal encore mieux parée que la veille. Elle s’enfuit au premier coup de minuit. Elle laisse tomber une pantoufle de verre que le prince ramasse.
De retour du bal, les sœurs de Cendrillon l’informent que le prince est fort amoureux de la belle personne à qui appartient la pantoufle.



Au palais, le Grand Duc se trouve bien mal, il ne sait comment annoncer au roi la nouvelle de la disparition de la jeune fille. Devant la porte des appartements du roi, il s’exerce à lui dire que la jeune fille a disparu ne laissant derrière elle qu’une pantoufle de verre.
Le Grand Duc n’a pas le courage de toquer à la porte puis regarde par le trou de la serrure : le roi est endormi. Il est très heureux : il rêve qu’il est en train de jouer sur un nuage avec ses petits-enfants (une fille et un garçon) sur son dos. Soudain, le petit garçon lui cogne le sceptre royal sur la tête : c’est en réalité le Grand Duc qui vient de cogner à la porte, ce qui a réveillé le roi (ce qui explique la fin de son rêve).


Le roi autorise à ce que l’on entre. Le Grand Duc entre, le roi bondit pour lui demander si le prince s’est déclaré. Il installe rapidement le Grand Duc sur une chaise et veut tout savoir : Qui est cette jeune fille ? D’où vient-elle ? Le Grand Duc lui dit que le mystère reste entier. Cela importe peu au roi, il a d’autres chats à fouetter : la cérémonie de mariage qui sera pour ses sujets un jour de fête nationale. Le roi parle tout en fumant un cigare, il est si excité qu’il remplit la bouche du Grand Duc de plusieurs cigares. Le roi s’empare d’une épée ; apeuré, le Grand Duc se met à genoux pour le supplier. Le roi veut lui décerner un titre, et lui demande ce qu’il voudrait : « Vous voulez être Grand Duc de quoi ? » Le Grand Duc lui avoue l’objet de sa visite : « Elle a disparu » Le roi se dit que le Grand Duc de la disparue est un titre assez bizarre (ah ah !) avant de comprendre là où il veut en venir. Le roi s’énerve, son visage vire au violet. Armé de son épée, le roi devient incontrôlable, il insulte le Grand Duc de traitre et d’hypocrite avant d’assener un coup d’épée qui coupe en deux le cigare que le Grand Duc tient dans sa bouche.
Effrayé, le Grand Duc se cache derrière une chaise, le roi la coupe en deux.
Le Grand Duc échappe au roi et se réfugie sous une table tout en lui expliquant qu’il a essayé de l’en empêcher mais la jeune fille s’est évanouie dans les airs. Le Grand Duc se retrouve propulsé dans le lit du roi et s’envole en lui disant qu’on a retrouvé qu’une pantoufle de verre. Il la tient à la main et la montre au roi. Ce dernier saute aussi sur le lit pour atteindre le Grand Duc, lequel esquive son attaque. Le Grand Duc lui explique que le prince aime cette jeune fille et désire la retrouver coûte que coûte, il ne rêve que de l’épouser. Cette révélation calme tout à coup le roi. Le Grand Duc se retrouve perché sur le lustre, le roi l’y rejoint. Le Grand Duc lui révèle que le prince a fait le serment d’épouser la jeune fille qui pourrait mettre cette pantoufle. Le roi la saisit et l’embrasse fort heureux de cette bonne nouvelle.


Fou de joie, il rompt de son épée le fil du lustre. Tout s’écroule sur le lit du roi. Le Grand Duc le prévient que cette pantoufle pourrait aller à un grand nombre de prétendantes. Le roi n’en a que faire : son fils a donné sa parole et il la tiendra !
Le Grand Duc refuse d’être mêlé à cela, le roi lui ordonne de faire essayer cette pantoufle à toutes les jeunes filles de son royaume et si la pantoufle convient à l’une d’elles, il ramènera la fille au palais. Ce disant, il menace le Grand Duc de son épée en la plaçant juste en dessous de son nez. Effrayé, le Grand Duc accepte, le roi retire alors son épée en prenant soin de la faire glisser sous le nez du Grand Duc.
Une proclamation royale est ensuite annoncée pour faire part de cette grande nouvelle.



Dans la demeure de Cendrillon, Madame de Trémaine appelle énergiquement Cendrillon et lui demande où sont ses filles. Cendrillon lui répond qu’elles dorment encore. Sa belle-mère lui demande de se dépêcher d’apporter le petit-déjeuner.
Jaq se demande ce qui se passe et part aux renseignements, accompagné de Gus Gus.
Madame de Trémaine entre dans la chambre de Javotte et lui demande de vite se mettre debout, il n’y a pas une minute à perdre.
Elle entre ensuite dans la chambre d’Anastasie et la secoue pour qu’elle se lève, elle ouvre les rideaux.
Jaq et Gus Gus arrivent dans la chambre d’Anastasie.
Javotte rejoint la chambre de sa sœur. Leur mère les prévient que le Grand Duc sera là d’une minute à l’autre. Cendrillon arrive et entend sa marâtre annoncer que le prince est tombé fou amoureux de la jeune fille qui a perdu sa pantoufle au bal. Elle en fait tomber son plateau.
Sa belle-mère l’insulte d’idiote et lui ordonne de tout ramasser, et d’aider ses filles à s’habiller. Javotte et Anastasie se remettent au lit, se disant qu’elles n’ont pas besoin de se lever tôt puisque le prince est amoureux d’une autre fille. Leur mère arrache le drap, laissant apparaitre les postérieurs soulevés en l’air des deux filles recroquevillées.
Leur mère leur annonce qu’il y a encore une chance pour que l’une d’elles se fasse épouser car personne, y compris le prince lui-même, ne sait qui est cette fille.
Gus Gus s’écrie que c’est Cendrillon ! Jaq le fait aussitôt taire.
Madame de Trémaine annonce que la pantoufle de verre est le seul indice qu’ils possèdent et le roi a ordonné qu’on l’essaye à toutes les jeunes filles du royaume. Celle qui pourra chausser la pantoufle, et cela sur ordre de sa majesté, sera reconnue par tous comme la fiancée du prince. Cendrillon est abasourdie, elle n’en revient pas de cette annonce. Javotte et Anastasie bondissent du lit et empilent un tas de vêtements sur le plateau de Cendrillon, laquelle reste là complètement émerveillée, ébahie et rayonnée par cette merveilleuse nouvelle. Anastasie lui dit qu’elles doivent s’habiller. Flamboyée par la nouvelle qui la plonge dans un état de rêve éveillé, Cendrillon lui rend ses affaires et part en disant qu’il faut s’habiller.
Javotte et Anastasie se plaignent bruyamment auprès de leur mère de la conduite de Cendrillon. Madame de Trémaine ordonne le silence et observe attentivement le comportement de Cendrillon : celle-ci chantonne la musique de la valse du bal et exécute quelques mouvements de valse.
Le visage de Madame de Trémaine s’assombrit laissant briller ses yeux verts menaçants et malveillants. Sa belle-mère comprend tout : Cendrillon et la jeune fille du bal ne forment qu’une. Décidée à empêcher sa belle-fille de se marier au prince, Madame de Trémaine la suit jusqu’au grenier. Jaq et Gus Gus se précipitent à monter les escaliers pour la surveiller de plus près.
Dans sa chambre, Cendrillon chantonne en brossant ses cheveux. Jaq et Gus Gus pénètrent dans sa chambre et la mettent en garde : elle doit faire attention. Cendrillon voit tout à coup dans son miroir l’image de sa belle-mère en train de s’emparer de la clé de sa chambre. Elle comprend tout mais il est trop tard : sa belle-mère referme brusquement la porte et l’enferme à clé avant de mettre celle-ci dans sa poche (ce qui n’échappe pas à Jaq et Gus Gus). Cendrillon la supplie de la laisser sortir et se met à sangloter de désespoir.
Jaq est déterminé à reprendre la clé à cette femme malveillante.


Le Grand Duc est endormi dans le carrosse qui le conduit chez les Trémaine. Il est réveillé par l’arrêt soudain du cocher.
À l’annonce de l’arrivée du Grand Duc, Javotte et Anastasie sont pleines d’excitations. Leur mère leur demande de se calmer et de ne pas la décevoir car c’est leur dernière chance de pouvoir épouser le prince.
Madame de Trémaine ouvre la porte : le messager du roi annonce la venue du Grand Duc. Elle lui présente ses deux horribles filles, le Grand Duc en est lui-même visuellement écœuré.
Le Grand Duc se met à lire la proclamation royale. Pendant ce temps, le messager du roi présente joyeusement la pantoufle de verre. Sans retenue, Javotte s’exclame qu’il s’agit de sa pantoufle ! Anastasie s’écrie que c’est la sienne.
Gus Gus réagit en criant que c’est à Cendrillon. Jaq le fait taire en le tirant pour le rasseoir dans la tasse et en lui tenant la bouche avec son chapeau vert émeraude.
Les deux sœurs se battent et tentent de sauter sur la pantoufle. Leur mère leur prie poliment de faire preuve de tenue mais ne manque pas de leur lancer un regard désapprobateur pour leur faire comprendre de cesser immédiatement une telle attitude humiliante qui déconvient au plus haut point à une jeune fille du monde.
Elle demande au Grand Duc d’excuser le comportement de ses filles, il peut alors reprendre la lecture de la proclamation royale.
Pendant ce temps, Jaq se glisse dans la poche de Madame de Trémaine. Il soulève la clé et la tend à Gus Gus mais celui-ci lui fait signe d’un danger : Madame de Trémaine approche sa main, la plonge dans sa poche et saisit fermement la clé, satisfaite que Cendrillon soit enfermée. En retirant sa main, le pauvre Jaq reçoit la clé sur la tête ; puis Madame de Trémaine tapote sa poche, le pauvre Jaq recevant ainsi plusieurs coups de clé sur la tête, il en est presque assommé.
Le Grand Duc est exténué de fatigue, le messager du roi lui apporte immédiatement une chaise pour qu’il puisse s’asseoir. Madame de Trémaine lui propose une tasse de thé, s’empare de la tasse dans laquelle se trouve Gus Gus, prête à y déverser du thé chaud sous le regard effrayé de Gus Gus. Une goutte de thé s’approche dangereusement du gros ventre de Gus Gus, lequel le rentre, terrorisé. Par chance, le Grand Duc décline l’offre, Madame de Trémaine repose donc la tasse et la théière.
Le Grand Duc préfère procéder aux essayages.
Anastasie est la première : le messager lui enfile la pantoufle. Son grand pied est caché par sa longue robe de sorte que visuellement, il parait que la pantoufle lui sied. Le messager du roi y croit aussi et soulève alors le pied d’Anastasie ; ce faisant, sa robe se soulève laissant apparaitre son immense pied qui dépasse largement en dehors de la pantoufle. Gênée, Anastasie se confond dans de vaines explications en prétendant que la pantoufle est un peu juste aujourd’hui et que son pied a gonflé après qu’elle ait dansé toute la nuit. Le messager du roi s’entreprend alors de lui faire entrer le pied dans la pantoufle.
Pendant ce temps, Jaq et Gus Gus sortent la clé de la poche de Madame de Trémaine.
Gus Gus a enroulé sa queue autour du goulot de la théière pour pouvoir basculer et attraper la clé tendue par Jaq. En basculant, du thé se déverse sur Gus Gus. Il crie de douleur, saute, et atterrit avec la clé et Jaq au sol, après avoir glissé sur la robe de Madame de Trémaine qui a adouci leur chute.
Quant à Anastasie, elle menace de gifler le messager du roi (à noter que le Grand Duc est profondément endormi sur sa chaise).
Jaq et Gus Gus doivent monter les marches d’escalier pour hisser la clé jusqu’à Cendrillon. Le pauvre Gus Gus plein de bonne volonté est terriblement épuisé.


Anastasie frappe le messager du roi avec son pied, elle fait rebondir la tête de celui-ci sur les touches du piano, ce qui réveille le Grand Duc.


Le Grand Duc met un terme à ce désordre en ordonnant le passage de la jeune fille suivante.


Au grenier, Jaq montre à Gus Gus toutes les marches d’escaliers à monter. Gus Gus qui est déjà fort fatigué s’en évanouit. Jaq le gifle pour l’éveiller, puis le motive à monter.
Cendrillon était restée à pleurer sur son sort près de la porte, lorsque soudain elle entend la voix de Gus Gus, elle regarde par le trou de la serrure et voit une clé se hisser sur le palier. Jaq arrive et lui crie : « On arrive Cendrillon, on arrive ! »
Mais l’odieux Lucifer intervient et condamne Gus Gus et la clé sous une tasse.
Cendrillon le prie de laisser Gus Gus passer. Jaq s’énerve et mord la queue de Lucifer, lequel après avoir crié de douleur, saute sur sa proie toujours emprisonnée sous la tasse.
Trois souris viennent à la rescousse, armées de fourchettes. Lucifer les expulse une à une en frappant chacune d’elles de sa patte.
Trois autres souris allument une bougie et foncent droit sur Lucifer pour l’effrayer mais celui-ci écarte le danger avec arrogance en soufflant simplement sur la petite flamme.
Les oiseaux lui fracassent sur le crâne une pluie de vaisselle. Lucifer saute pour se débarrasser des oiseaux. Gus Gus en profite pour fuir avec la clé mais Lucifer le recondamne sous la tasse.
Cendrillon pense soudainement à son cher Pataud, le seul qui pourra les débarrasser de Lucifer. Les oiseaux l’entendent dire d’aller vite chercher Pataud. Ils s’envolent aussitôt le réveiller dans la basse-cour, mais cela ne fonctionne pas. Major hennit pour les aider à l’éveiller.



Javotte essaie la pantoufle de verre, son énorme pied ne rentre pas et elle rejette la faute sur le pauvre messager du roi. Elle le frappe sur la tête en le qualifiant de maladroit et bête.
Sans aucun respect, elle le pousse de son pied et entreprend de rentrer son immense et gros pied dans la petite pantoufle de verre. Elle réussit à le faire, sa mère s’exclame : « Elle va ! » Mais l’immense pied de Javotte est bien trop long et gros pour rester plus longtemps dans la pantoufle qui s’envole.


La pantoufle est in extremis rattrapée par le Grand Duc.


Pataud court, monte les escaliers. Le moment qu’il attendait depuis si longtemps est enfin arrivé : il saute sur Lucifer pour le mordre. Ce dernier est tellement effrayé qu’il en saute dans le vide.
Gus Gus est enfin libéré mais il reste fermement accroché à la clé. Lorsque Jaq lui demande de se lever, Gus Gus lui répond : « Non non non non non ! » Jaq l’arrache de la clé et la pousse sous la porte. Voyant qu’il est écarté de tout danger, rassuré et heureux, Gus Gus l’aide à la pousser.


Avant de partir, le Grand Duc demande à Madame de Trémaine : « Vous êtes les seules jeunes filles de la maison j’espère heeuu j’imagine ? » ah ah
Madame de Trémaine lui affirme qu’il n’y a personne d’autre. Le Grand Duc commence à s’en aller lorsque soudain, Cendrillon l’appelle de sa douce voix.
Madame de Trémaine, Anastasie et Javotte en ouvrent la bouche tant elles sont sous le choc.
Cendrillon demande à essayer la pantoufle, Madame de Trémaine conseille au Grand Duc de ne pas faire attention à elle, Anastasie et Javotte renchérissent en disant que c’est une servante. Mais le Grand Duc est déjà conquis par cette belle jeune fille. Madame de Trémaine tente de lui barrer route mais le Grand Duc lui rétorque que les ordres sont stricts : toutes les jeunes filles à marier doivent essayer cette pantoufle.
Il prend galamment la main de Cendrillon en lui disant avec respect : « Venez mon enfant. » et la conduit près du fauteuil. Il fait signe au messager du roi pour qu’il apporte la pantoufle. Ce dernier arrive en courant. La machiavélique Madame de Trémaine tend sa canne, le messager du roi trébuche et en fait tomber la pantoufle de verre qui se brise au sol.
Le Grand Duc est effondré, il pense à l’inévitable colère du roi à son égard. Madame de Trémaine savoure son triomphe mais plus pour très longtemps : Cendrillon présente au Grand Duc l’autre pantoufle, Madame de Trémaine a un choc terrible qui se manifeste physiquement par sa bouche grande ouverte et ses yeux écarquillés.
Le Grand Duc est fou de bonheur, il en embrasse la pantoufle puis l’enfile au pied fin et délicat de Cendrillon : elle lui sied parfaitement.


Le prince ne perd pas de temps : il épouse immédiatement Cendrillon. Les cloches du mariage sonnent. Le prince et Cendrillon descendent rapidement les escaliers, suivis du roi et du Grand Duc qui leur jettent joyeusement des grains de riz en gage de prospérité et fertilité.
Cendrillon perd une chaussure, elle s’en retourne la ramasser mais son beau-père est plus rapide et la lui enfile. Cendrillon baise le front du roi qui en rougit fortement.
Le prince et Cendrillon montent dans leur carrosse. Les souris, vêtuent avec des costumes de gardes royaux, leur jettent des grains de riz, le petit glouton Gus Gus ne peut s’empêcher d’en croquer un hi hi
Chamarré, Major est à la tête du carrosse, accompagné de Pataud paré d’un collier d’or.
Jaq fait un signe à ses amis pour regarder dans le carrosse : le prince et Cendrillon s’embrassent. Le livre de l’histoire se referme sur le classique : « Et ils vécurent heureux pour toujours ».


 

 

Dans le conte, Cendrillon n’a jamais été enfermée par sa belle-mère dans sa chambre.
Tout se passe très rapidement : les deux sœurs n’arrivent pas à faire entrer leur pied dans la pantoufle. Cendrillon dit en riant : « Que je voie si elle ne me serait pas bonne ! » Ses sœurs rient et se moquent d’elle. Le Gentilhomme qui fait l’essai de la pantoufle, la trouve fort belle, la fait asseoir, et lui fait enfiler la pantoufle qui entre sans peine. Cendrillon tire de sa poche l’autre pantoufle de verre qu’elle met à son autre pied. La Marraine la Fée arrive, donne un coup de baguette aux habits de Cendrillon et les rend encore plus magnifiques que ceux qu’elle a portés lors des deux bals.
Ses sœurs reconnaissent alors la belle jeune fille qu’elles ont vue au bal et se jettent à ses pieds pour lui demander pardon pour tous les mauvais traitements qu’elles lui ont fait subir.
Cendrillon les relève, les embrasse et leur pardonne de bon cœur.
Parée de la sorte, Cendrillon est conduite au Prince qui l’épouse peu de jours après.
La bonne Cendrillon fit loger ses deux sœurs au Palais et les maria à deux grands seigneurs de la Cour.

 





L’avis de Narcisse :


Cendrillon est un grand classique que j’aime depuis l’enfance.
Cendrillon a d’ailleurs été mon premier Walt Disney, c’était ma première VHS, je me souviens encore comme la pochette a bien souffert, je l’avais toute déchirée hi hi…
Je préfère certes largement la série animée italienne, mais je reste attachée à ce Disney qui a gagné une certaine valeur affective dans mon cœur (bien que nul Disney ne puisse y égaler La Belle et la Bête).


J’apprécie le personnage de Cendrillon (soit dit en passant, son nom est un mixte de ‘‘cendre’’ et de ‘‘souillon’’), je la trouve douce, très patiente face aux vicissitudes de son existence, et belle (bien que je n’aime pas la blondeur de ses cheveux, j’aime les blondes mais le blond très clair et le blond platine).


J’aime beaucoup sa robe blanche argentée, Cendrillon est superbe revêtue de la sorte. Mais je la trouvais également très jolie dans sa robe rose (même si le collier de perles n’était pas assorti à cette tenue, laquelle n’avait rien à voir avec une tenue qu’une jeune fille porte pour aller à un bal) :


Ce que je n’aime pas dans ce Disney, c’est l’histoire d’amour entre Cendrillon et le prince.
Je crois profondément au coup de foudre, mais c’est les conditions de leur coup de foudre qui ne me plaisent pas. Le prince tombe amoureux d’une magnifique image. De son côté, Cendrillon est certes tombée amoureuse de lui sans savoir qu’il s’agit du prince mais il n’en demeure pas moins qu’elle tombe amoureuse d’une image d’un paraitre, le tout dans une ambiance de rêve, ce n’est pas cela la vraie vie.
Je n’ai également rien contre les mariages précipités après une rencontre amoureuse, mais dans ce cas, ils se marient tout de suite sans rien savoir l’un sur l’autre, ils n’ont pas pris le temps de se découvrir un minimum, d’avoir une discussion sérieuse, ils ne se connaissent pas. Leur amour reste classique, ils ne s’aiment pas du plus profond de leur âme (en comparaison, je peux dire que le coup de foudre de Charles et Cendrillon, dans la série animée, est instantané, pur, profond et détaché de tout artifice).
L’amour profond ne se mesure pas à des décors et ambiances romantiques, et à un baiser presqu’échangé lors d’une première rencontre.
Après tout, c’est un joli conte de fées, mais ayant un fort attachement pour les histoires d’amour puissantes et ayant toujours aimé les hommes virils et/ou au très fort caractère, je ne peux que réprouver leur histoire et le personnage du prince. J’ai toujours détesté ce prince, il n’est pas du tout viril, il est fade, trop classique, il manque cruellement de caractère, il ne dégage aucun charisme. Je trouve que c’est une véritable horreur ambulante.
Et le comble, c’est qu’il a chanté d’une façon qui n’est absolument pas masculine. Si un homme s’était mis à me chanter une chanson de cette manière je me serai enfuie en courant.
Quant à Cendrillon, je trouve cela peu pudique de sa part d’être encline à l’embrasser dès le premier soir. Aussi, elle le regarde droit dans les yeux avec émerveillement sans aucune once de timidité alors qu’ils ne se connaissent pas.
Ces aspects ne la rendent pas touchante aux yeux de la femme romantique que je suis.
Je trouve que la Cendrillon de la version italienne est plus belle, plus pure, plus innocente et plus touchante que celle du Disney.


La perte de sa pantoufle dans les escaliers marque un tournant dans sa vie : elle a trouvé l’amour, son prince va la délivrer de sa marâtre et de son existence d’esclave.
Lorsque le charme s’est rompu, sa Marraine la Fée a bien pris soin de lui laisser l’autre pantoufle de verre, elle savait que c’était la clé de son salut et d’une vie nouvelle de rêve.
Cendrillon sortira ainsi de l’ombre où elle y était méprisée, maltraitée et négligée pour être exposée à la lumière de la délivrance que représente son prince ; de cette façon, se réalisera son désir d’être libre en la personne du prince qui l’aimera et la délivrera de sa prison.


Le personnage de Madame de Trémaine me marque, le fait qu’elle ne possède pas de pouvoirs magiques la rend plus réaliste que certaines méchantes de Disney.
Elle représente une figure menaçante, c’est une horrible belle-mère qui n’a pas eu le cœur d’aimer celle qui est devenue sa belle-fille comme si elle était sa propre enfant.
Sa belle-mère l’appelle certes « Mon enfant » mais ces mots visuellement bienveillants sont loin de l’être : son regard et son ton font ressentir toute sa malveillance, ce qui ne fait que renforcer son animosité envers Cendrillon.
Elle maltraite psychologiquement Cendrillon, laquelle garde sans cesse espoir et fait preuve d’une force mentale et d’une patience remarquables.


J’aime beaucoup l’instant où Madame de Trémaine découvre que Cendrillon et la jeune fille du bal ne forment qu’une.
La mise en scène est excellente : son visage s’assombrit laissant éclairer son regard luisant et malveillant dans la soudaine pénombre.


Il est récurrent dans les Walt Disney que les yeux terribles de la méchante luisent dans une ambiance subitement sombre notamment pour renforcer leur malveillance ; c’est le cas par exemple de Maléfique, de la Belle au Bois Dormant, lorsqu’elle apparait dans la cheminée.


Les belles sœurs de Cendrillon sont bêtes et méchantes mais elles sont plus tournées au ridicule qu’autre chose ; ce sont des personnages que je trouve comiques à travers leurs gros traits, leur laideur, leurs manières grossières. Elles sont tout le contraire de ce que devrait être une jeune fille du monde.
Qu’elles me font rire avec leur fessier dressé en l’air lorsque leur mère leur arrache le drap pour qu’elles sortent du lit et se préparent pour l’arrivée du Grand Duc.



Javotte me fait fortement rire lorsqu’elle chante : « Chante Doux Rossignol » en mimant de façon ridicule l’envol de l’oiseau ah ah !
Et dire que pendant de longues années, j’ai chanté « chantra signa chan » sans avoir remarqué qu’elle chantait « chante Rossignol chante ».



Gus Gus est la souris que je préfère. Qu’est ce que j’aime sa voix rigolote et le fait qu’il soit bien en chair et qu’il ait les yeux plus gros que le ventre le rend encore plus mignon.
Il était trognon tout apeuré dans le piège au début du dessin animé.


Le personnage du roi est comique par ses colères envers le Grand Duc et son envie irrépressible d’avoir des petits enfants. Peu lui importe avec qui son fils se marie, pourvu qu’il le fasse et qu’il lui donne des petits enfants avec lesquels il pourra jouer.


J’aime toutes les chansons de ce Disney (excepté « Bonjour l’amour »), je les connais par cœur. J’ai une préférence pour « Tendre Rêve » et « Chante Doux Rossignol ». Concernant ce dernier morceau, je le trouve très drôle lorsqu’il est chanté par Javotte, et il devient doux et mélodieux lorsqu’il est chanté par Cendrillon. Mais j’apprécie autant les deux versions hi hi…


Voici quelques répliques qui m’ont marquée visuellement et auditivement, je les ai toujours gardées en mémoire depuis l’enfance :
« Approche » (Madame de Trémaine s’adressant à Cendrillon)
« Alors, on s’amuse à faire des plaisanteries douteuses » (Madame de Trémaine s’adressant à Cendrillon)
« Recommence ! » (Madame de Trémaine s’adressant à Cendrillon)
« Veille à ce que Lucifer prenne son bain » (Madame de Trémaine s’adressant à Cendrillon)
« J’ai dit Si » (Madame de Trémaine, à ses deux filles)
« Elle va ! » (Madame de Trémaine, lorsque Javotte parvient à enfoncer son pied dans la pantoufle)
« On peut la faire ! » (une souris, au sujet de la robe de Cendrillon)
« Idiote, j’t’ai vue, tu l’as fais exprès ! » (Javotte à sa sœur Anastasie qui l’a cognée avec sa flûte)
« Dites oui ! » (Le roi, s’adressant au Grand Duc)
« Petit zéteuner » (Gus Gus, au lieu de ‘‘petit déjeuner’’ hi hi)
« Non non non non non ! » (Gus Gus, refusant de lâcher la clé)


Enfin, j’aime beaucoup la version plus sombre des frères Grimm où les deux sœurs se mutilent les pieds pour enfiler la pantoufle et finissent avec les yeux crevés par des pigeons.
J’aimerai bien qu’elle soit un jour adaptée en version animée.






Créé le 5 décembre 2014

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Commentaires : 4
  • #1

    Chloé (dimanche, 01 février 2015 16:11)

    Merci Narcisse c'est trop trop bien.
    tu souhaitera un joyeux anniversaire à ta maman de ma part s'il te plait.

  • #2

    Narcisse (dimanche, 01 février 2015 18:49)

    Merci Chloé, je lui ai bien transmis ton message.

  • #3

    Disney (jeudi, 12 février 2015 13:09)

    Je suis pareille que toi Narcisse, j'adore ce Disney mais je n'aime pas le couple. Il y a tellement de choses autre que ce couple.
    Narcisse, j aime beaucoup ton analyse intéressante sur l'ombre et la lumière.
    j'aime ton travail sur les Disney, c'est très joli et très complet, je vois que tu compares aussi avec les contes, tu présentes le roman Notre Dame de Paris, film la Belle et la Bête. Tu apporterais beaucoup au forum Disney Central Plaza. Tu seras la bienvenue là bas, tu pourrais nous faire profiter de ton travail et on pourrait échangé avec toi sur plusieurs domaines en rapport avec les Disney. A bientôt j'espère!

  • #4

    Narcisse (samedi, 14 février 2015 20:21)

    Je te remercie pour tes compliments et ton invitation.
    Dans l’immédiat, je n’ai pas de temps à me consacrer à un forum, mais lorsque je trouverai un moment, c’est avec grand plaisir que je viendrai partager avec vous mes créations.