Narcisse vous présente :




Genre : Aventure
Année : 1992
Pays : Japon
Auteur du manga : Yoshiki Tanaka
Scénario : Junki Takegami
Directeur : Kunihiko Yuyama
Character Designer : Keiko Fukuyama, Minoru Yamazawa
Direction de l’animation : Minoru Yamazawa
Musique : Morgan Fisher



Résumé de l’histoire :


Notre histoire se déroule en mai 1905, à Charlottenberg, la capitale d’un pays ‘‘imaginaire’’ qui se nomme Apfelland, dans un petit village de montagne.
L’Apfelland est une petite nation européenne qui contient une petite population avoisinant les un million. Cette nation se situe entre les empires allemand, autrichien et russe.
Le jeune orphelin Vergille Strauss qui vit à Charlottenberg découvre un jour, par hasard, l’existence d’une jeune fille retenue prisonnière par des malfrats. Il n’a plus qu’une idée en tête : la sauver.
Après l’avoir courageusement secourue, il découvrira que cette fille qui répond au nom de Frieda Lenbach est détentrice des droits de propriété de la mine de roche de sel d’Oberkelten qui contient quelque chose qui pourrait devenir une arme dangereuse. Voilà la raison pour laquelle elle était détenue par ses ravisseurs : ils convoitaient ce trésor.
Cette arme mystérieuse intéresse également et fortement l’Empereur d’Allemagne qui envoie son armée à Charlottenberg pour envahir Apfelland.
Aidés de l’inspecteur Fleischer, du colonel Zehlendorf et du scientifique Lehnholm, Vergille et Frieda braveront de nombreux dangers pour sauver leur pays de l’invasion allemande.




Présentation des personnages




Vergille Strauss

Vergille Strauss, Ver pour les intimes, est un jeune orphelin très dégourdi qui a dû dès son plus jeune âge apprendre à se débrouiller seul et à affronter les difficultés de la vie.
C’est un garçon brave, énergique et très intelligent. Pour s’en sortir, il exerce l’activité de pickpocket, ce que l’inspecteur Alfred réprouve. Ce dernier l’a pris sous son aile, veille sur lui et le protège. L’inspecteur se montre toujours bienveillant envers Ver, ce qui touche celui-ci.


Pour se rassurer, lorsqu’il a peur ou craint quelque chose, Ver récite cette formule incantatoire que lui avait apprise sa grand-mère : ‘‘Hocus Pocus Fidibus, que la malchance s’en aille !’’


Un jour, alors qu’il songe à son projet d’aller à Paris et quitter son village, il se fait brutalement attaquer au fouet par un inconnu (prénommé Denmann). Ver ne se laisse pas faire, l’homme est sur le point de lui assener un violent coup de fouet mais l’inspecteur surgit et prend sa défense.
L’étranger n’a d’autre solution que de s’en aller.
Pendant la lutte avec l’étranger, fidèle à lui-même, Ver a trouvé le moyen de lui voler son portefeuille. Il n’a pas encore conscience que cette action va radicalement changer le cours de son existence…
Au chemin de fer, Ver trouve dans le portefeuille la photo d’une jolie jeune fille blonde qui semble avoir le même âge que lui. Il est foudroyé par elle dès le premier regard.
Subitement, il voit l’étranger qui vient de l’agresser et se demande quel peut-être son lien avec cette fille de la photo, il sent que cet homme n’est pas très net et décide de l’espionner.
En le suivant, il découvre que la fille de la photo se trouve dans un compartiment du train : elle est enchainée, ce qui fait entrer Ver dans une grande colère. Il n’a désormais plus qu’un désir : la sauver.
Une mystérieuse femme portant un chapeau haut de forme, Arianna, le surprend, Ver doit fuir ; il échappe à l’attaque d’Attila, le félin d’Arianna, en sautant entre deux wagons d’un train.
Par chance, il parvient à s’échapper en s’accrochant à un train en marche.
Arianna ordonne à son félin de le rattraper mais il n’a pas pu l’empêcher de fuir, il a seulement arraché un morceau de tissu de son pantalon (au niveau de son derrière).
Ver se précipite à rapporter à Alfred Fleischer ce qui vient de se passer mais ce dernier ne le croit pas.
Ver insiste, la vie de cette fille est en jeu, l’inspecteur exige une preuve pour pouvoir agir. Heureusement, Ver lui montre la partie de son pantalon déchiquetée par les crocs d’Attila.
Alfred intervient immédiatement et se rend accompagné de Ver sur le chemin de fer.
Il est trop tard : la fille n’est plus dans le compartiment dans lequel elle était enchainée.
La nuit commence à tomber, Ver est très inquiet, il craint qu’elle ne se fasse tuer. L’inspecteur le rassure.
Le lendemain matin, Alfred lui a recousu son pantalon et lui a préparé un petit-déjeuner.
Alfred souhaiterait que Ver soit scolarisé, il lui dit qu’il pense que son père, qui était d’ailleurs un professeur, l’aurait voulu. Ver ne veut pas être scolarisé, il estime que l’école représente trop de contraintes, qu’elle ne sert pas à grand-chose, mais Alfred insiste.
Ver est sincèrement touché que l’inspecteur s’inquiète autant pour lui.


Ver a l’esprit trop occupé par cette fille, il est déterminé à la retrouver et se cache dans le coffre affrété à la voiture du bandit Goltz (le compère de l’étranger qui l’a agressé au fouet) ce qui le conduit directement à l’endroit où la fille est détenue. Ver découvre que cette fille se prénomme Frieda.
Pour ne pas se faire repérer, Ver doit vite partir mais lui assure qu’il va revenir avec la police.


Malheureusement, il tombe sur Arianna et son félin menaçant. Arianna décide de vite s’en aller avec ses complices en emportant Frieda. Ver s’est de nouveau caché dans le coffre de la voiture. Lorsqu’il en sort, la vitesse le prend de court, et il en tombe.


Arianna fait apprêter un navire. Ver et l’inspecteur les poursuivent en bateau, alors Arianna ordonne d’encastrer le navire dans le flan de leur bateau.
Alfred monte à bord du navire, Arianna l’attaque ; pendant ce temps, Ver se précipite pour libérer Frieda.
Ver a l’intelligence de faire débouler un tonneau sur Denmann qui l’attendait armé d’un pistolet.
Le géant Goltz attaque Ver avec un sabre, celui-ci esquive adroitement toutes ses attaques, et réussit à l’assommer d’un coup de porte en pleine en face.
Il retrouve Frieda et la sauve.


Ver découvre que Frieda possède le sceau de propriété de la mine de roche de sel d’Oberkelten qui contient quelque chose qui pourrait devenir une arme dangereuse. Voilà la raison pour laquelle elle était retenue en otage, cette arme est convoitée.
L’affaire est importante, une audience auprès de la reine est demandée.
Malheureusement, le sceau est dérobé par Attila.


Pour savoir de quelle arme il s’agit, il faut se rendre dans cette mine.
La reine d’Apfelland décide d’y envoyer une équipe d’investigation, Frieda tient à y aller, elle connait le chemin jusqu’à cette mine abandonnée. Puisqu’elle ira, Ver veut y aller aussi.
Le ministre des armées intervient en apportant le sceau qu’il vient de s’approprier mais refuse de le rendre à Frieda.
Dans sa lutte, Ver réussit à récupérer le sceau grâce à ses talents de pickpocket.
La reine est impressionnée et lui demande où a-t-il appris cette technique. Ver est gêné, jamais il ne pourrait lui dire qu’il est voleur, alors Alfred intervient pour prétendre qu’il est passionné par les tours de magie. Frieda lui dit qu’elle est sûre qu’il deviendra le plus grand magicien de ce côté de l’Atlantique.
La reine lui assure qu’elle sera du public lors de son premier spectacle.
Ver ne sait pas encore que l’intervention d’Alfred vient de tracer sa destinée.


Ver est devenu le petit protégé de la reine, il fera partie de l’investigation menée dans la mine, en compagnie de l’inspecteur, Frieda, du colonel Zehlendorf et du professeur Lehnholm.
L’investigation de la mine est une expérience dangereuse, il y a énormément d’eau et des tonnes de dynamites qui y sont entreposées.
Ils y découvrent que l’arme qu’elle contient est le radium.
Les bandits Denmann et Goltz les ont suivi à la mine et les menacent : Frieda doit les conduire jusqu’au radium.
Ver attaque Denmann par surprise et emmène rapidement Frieda pour la mettre à l’abri ; Denmann les suit, les enfants doivent traverser un pont mais Denmann les attaque de son fouet. Ver protège Frieda et lutte contre Denmann. Ce dernier le repousse, Ver en chute et se raccroche au fouet de l’agresseur pour ne pas tomber dans le vide.
Frieda rattrape le fouet et le retient de toutes ses forces. Comme je le décris dans la présentation du couple Ver/Frieda, dans l’espoir que Frieda lâche le fouet, Denmann lui révélera que Ver est un pickpocket. Comme l’avait dit Alfred, cela gêne énormément Ver que la fille qu’il aime sache qu’il vole son prochain.
Ver est soulagé et heureux d’entendre que Frieda se contrefiche qu’il ait volé, qu’il soit un pickpocket, elle l’aime et lui fait confiance. Soudainement, Ver s’aperçoit que la distance qui le sépare du sol n’est pas éloigné, il lâche le fouet et crie à Frieda de sauter. Ils échappent ainsi à leur agresseur.
Denmann tire, la résonance des coups de feu provoque l’effondrement des cratères et les deux criminels sont arrêtés.


Cependant, tout n’est pas résolu : le pays doit être sauvé de l’invasion allemande.
A bord de l’Invicible, l’avion du professeur Lehnholm, ce dernier, Ver et Frieda doivent atteindre la frontière russe pour remettre un courrier de la reine, mais avant cela, il faut mettre le canon de l’armée allemande hors d’état de nuire.
Le plan d’attaque du professeur consiste à dynamiter le canon allemand mais les allumettes tombent, Ver a alors l’intelligence de remarquer que le canon sur rails se trouve juste en dessous de la sortie de la mine d’Oberkelten et qu’il y a assez de dynamite dans la mine pour percer le fond du lac.
En exécution du plan de Ver, le professeur vole près de la mine, de sorte que les tirs des soldats s’y dirigent, Ver en profite pour lancer son paquet d’explosifs, les tirs de l’armée atteignent la mine infestée de dynamites qui explose libérant ainsi l’eau du lac qui met le canon sur rails hors d’état de nuire.
A présent, les trois héros se dirigent vers la frontière russe pour remettre le courrier de la reine.
Ver, Frieda et le professeur ont ainsi passé la frontière et sauvé Apfelland : différentes nations européennes sont prêtes à venir en aide à la reine et attaquer l’Allemagne, l’armée allemande n’a d’autre choix que celui de se retirer.



Treize ans plus tard, mai 1918 : Ver est devenu un grand magicien qui gagne honnêtement sa vie. La reine, l’inspecteur Fleischer, sa bien-aimée Frieda, le colonel Zehlendorf et le professeur Lehnholm sont présents au spectacle qu’il donne à Apfelland.
Ver est ainsi devenu ce que son protecteur lui avait hasardeusement projeté comme destinée, la reine a tenu parole en étant du public lors de son premier spectacle à Apfelland et la prédiction de Frieda s’est réalisée : Vergille Strauss est devenu le plus grand magicien de ce côté de l’Atlantique.




Frieda Lenbach

Frieda Lenbach est une fille énergique et déterminée qui nourrit le rêve ambitieux de devenir un jour pilote.
Elle est retenue prisonnière par Arianna et ses deux complices : Denmann et Goltz, deux brigands dénués de toute pitié. Ces personnes convoitent un trésor dont seule Frieda en connait le repère.
En effet, elle a reçu en héritage un symbole royal que son grand-père a reçu du précédent roi, il s’agit du sceau de propriété de la mine de roche de sel d’Oberkelten. Frieda est détentrice des droits de propriété de cette mine et elle est la seule à connaitre le chemin qui mène à cette mine abandonnée.
Son grand-père lui a appris que cette mine contient quelque chose qui pourrait devenir une arme dangereuse, mais elle ne connait pas pour le moment la nature de cette arme. Son grand-père lui disait que si cette arme était par exemple utilisée dans Paris, toute la population de cette ville en mourrait.



Par chance, un jour qu’elle est enchainée par ses ravisseurs dans le compartiment d’un train, Ver, qui venait de la voir sur une photo, découvre son état et met tout en œuvre pour la sauver.


Frieda est détenue dans une grande demeure dans une chambre dont la fenêtre est scellée par des barreaux. Ver la retrouve, Frieda le voit pour la première fois, elle est émue de voir ce garçon qui lui adresse un signe bienveillant, ils se présentent l’un à l’autre et Ver lui assure qu’il va la faire sortir d’ici.
Mais Arianna a repéré Ver et emporte rapidement Frieda sur un navire. Ils ont néanmoins été poursuivis par l’inspecteur de police Alfred Fleischer et par Ver. Ce dernier sauve Frieda, elle est définitivement délivrée de ses ravisseurs.


Frieda souhaite à présenter rencontrer la reine, de part son sceau qui représente le blason royal, elle requiert une audience auprès de sa majesté.
Mais le félin Attila surgit et lui vole son blason pour le remettre à sa maitresse Arianna.
Frieda pourra tout de même rencontrer la reine grâce au colonel Zehlendorf qui a usé de son autorité pour le lui permettre.
Frieda annonce à la reine qu’elle possède le sceau de propriété de la mine de roche de sel d’Oberkelten, elle lui relate que cette mine contient une arme très dangereuse. Pour savoir de quelle arme il s’agit, ils doivent se rendre dans cette mine.
Le ministre des armées intervient et apporte le sceau de Frieda (il ne voulait pas le lui remettre, Ver est intervenu pour le lui subtiliser et le rendre à Frieda).
La reine décide d’envoyer une équipe d’investigation, Frieda tient à y aller car elle connait le chemin jusqu’à cette mine abandonnée.
Frieda et Ver sont devenus les petits protégés de la reine.


La reine connait la personne parfaite pour se joindre à leur expédition : le professeur Lehnholm.
L’inspecteur Alfred Fleischer, Ver et Frieda partent à sa rencontre.
Dès qu’il a posé les yeux sur Frieda, le professeur a eu des projets pour elle. Frieda lui a immédiatement plu, il lui propose de l’accompagner à la conquête de nouveaux horizons…
C’est surtout grâce à cette rencontre que Frieda va décider de se fixer pour objectif de devenir pilote.



Dans la mine, ils trouvent un message codé laissé par le grand-père de Frieda, écrit avec un type d’encre venu d’Orient, elle est la seule à savoir le déchiffrer : son grand-père a juste remplacé le A par B, B par C et ainsi de suite.
Voici le message : ‘‘Ici dans Oberkelten nous avons découvert un dépôt naturel de radium.’’
Avec une simple bombe de radium il serait possible de rayer Paris ou Londres de la carte.
Malheureusement, les bandits Denmann et Goltz les attaquent.
Denmann s’en prend aux enfants et, dans l’espoir qu’elle abandonne Ver et se rallie à lui, révèle à Frieda que Ver est un délinquant.
Mais Frieda n’en a que faire, cette révélation n’altère en rien les sentiments qu’elle porte à Ver : il l’a secourue, délivrée, protégée, récupéré le bien qu’on lui a volé, il n’y a que cela qui compte pour elle et elle lui fait une confiance aveugle. Rien ni personne ne pourra la séparer de Ver.


Débarrassés des bandits Denmann et Goltz qui finissent par être définitivement arrêtés, Frieda et Ver doivent accomplir une mission de la plus haute importance, en compagnie du professeur : remettre d’urgence un courrier de la reine à la frontière russe afin de sauver Apfelland de l’invasion allemande.
Pour ce faire, ils montent dans l’avion du professeur, c’est le seul moyen pour remettre ce courrier étant donné que toutes les lignes téléphoniques et télégraphiques sont coupées.


C’est leur tout premier vol à tous les trois, Frieda n’a pas le vertige et supporte aisément les sensations fortes, elle est faite pour l’aviation.
Mais avant de remettre la lettre, ils mettent le canon de l’armée allemande hors d’état de nuire en faisant en sorte que les tirs allemands atteignent la mine qui explose.
Le message laissé par son grand père et le radium se retrouvent ensevelis sous une montagne de gravats mais Frieda estime que c’est mieux ainsi, l’arme contenue dans la mine était bien trop destructrice.



Treize ans plus tard, en mai 1918 : Frieda a réalisé son rêve, elle est devenue pilote ; le professeur Lehnholm, qui est devenu l’inventeur de l’aviation, l’avait prise sous son aile et lui a inculqué tout son savoir ; comme le professeur l’avait désiré lors de leur première rencontre, ils ont conquis ensemble de nouveaux horizons.
Quant à sa relation avec Ver, elle est vouée à un avenir radieux, Frieda restera à jamais sienne.





Alfred Fleischer

Alfred Fleischer est un inspecteur de police. C’est un homme intègre, intelligent et courageux, attaché aux principes moraux d’antan, épris de justice qui prend son métier très à cœur, métier qui d’ailleurs lui demande beaucoup d’investissement.


Si le plan professionnel lui sourit, Alfred Fleischer n’a en revanche pas eu la même chance sur le plan sentimental. Ses expériences amoureuses se sont toutes soldées par des échecs : les femmes qu’il a aimées l’ont toutes quitté.
Il avait pourtant rencontré une femme dont il est éperdument tombé amoureux. Malheureusement pour lui, avant qu’il ne lui confesse son amour, elle épousa un autre homme, donna naissance à un petit garçon puis mourut. Ce petit garçon est Vergille Strauss, ce qui explique pourquoi Alfred prend soin de lui : il est le fils de la femme qu’il a tant aimée.
Lorsque Ver est devenu orphelin, Alfred l’a pris sous son aile, il se préoccupe de lui et de son avenir, le surveille, se montre bienveillant envers lui, s’inquiète pour lui. Toutes ses attentions touchent Ver.
Aussi, Alfred le moralise. Il aimerait que Ver cesse ses activités de pickpocket et espère qu’il trouve une fille qui lui plaira. Alfred pense qu’une fille dont Ver est amoureux aura certainement plus de chance de le convaincre d’arrêter cette activité, Ver serait plus enclin à écouter la parole de celle qu’il aime. Il se trouve qu’Alfred ne s’est pas trompé : lorsqu’il rencontrera Frieda, Ver cessera d’être un pickpocket.



Lorsque Ver lui a annoncé qu’une fille était retenue prisonnière par deux bandits et une femme magnifique avec un chapeau, Alfred ne l’a pas cru, il exigeait une preuve formelle pour pouvoir agir. Ver lui montra une preuve : la partie de son pantalon déchiquetée par les crocs du félin Attila.
Alfred intervint immédiatement mais la fille n’était plus dans le compartiment dans lequel elle était enchainée.
La nuit commença à tomber ; très inquiet, Ver reprocha à l’inspecteur son attitude détendue, ce dernier a bien compris que Ver ressent quelque chose de fort pour cette fille sinon il ne serait pas autant surexcité hi hi…
Le lendemain matin, Alfred rase sa barbe, il a recousu le pantalon de Ver et lui a préparé un petit-déjeuner.
Ver ne veut pas être scolarisé, Alfred insiste pour qu’il le soit, il lui dit qu’il pense que son père l’aurait voulu. Alfred n’aimerait pas que Ver soit privé d’opportunités fondamentales à cause de son ignorance dans certains domaines. Il souhaiterait un avenir meilleur pour Ver, il veut qu’il cesse de voler, qu’il s’instruise et exerce un métier honnête.
Ce jour même, Ver disparait, Alfred s’est renseigné sur le marché : des personnes ont vu Ver s’introduire dans le coffre d’une voiture.
Alfred part immédiatement à la recherche de Ver. Sa voiture croise celle d’Arianna ; en voyant cette femme, il fait automatiquement le lien avec la fameuse ‘‘beauté au chapeau’’ que lui a décrite Ver, et ordonne à ses hommes de suivre sa voiture. Arianna détient la jeune Frieda en otage.
Arianna perce les pneus de ses poursuivants, mais Alfred s’empare d’un cheval de la police montée.
Arianna fait apprêter un navire, Ver et l’inspecteur la poursuivent en bateau ; pour arrêter ses adversaires, Arianna ordonne d’encastrer le navire dans le flan de leur bateau.
Pour monter à bord du navire, l’inspecteur maitrise le félin Attila en lançant un filet sur lui.
Alfred monte, Arianna l’attaque puis menace Ver de lui remettre Frieda. Alfred sauve les enfants en brisant d’un tir de pistolet la lame de l’épée d’Arianna qui parvient à fuir grâce à son félin.
Il est à noter qu’Alfred n’est pas insensible au charme de cette femme qui lui a fait de l’effet à l’instant même où il l’a vue.


Plus tard, Alfred viendra sauver Arianna des hommes du ministre des armées et l’aidera à fuir. Arianna se confiera à lui, on découvre qu’elle n’est pas animée par de mauvaises intentions.
Alfred veut qu’elle cesse de faire équipe avec des meurtriers et des repris de justice pour arriver à ses fins. Il a bien perçu qu’elle ne veut faire de mal à personne, mais seulement sauver son pays d’origine.
Alfred revolera au secours d’Arianna pour l’aider, cette fois-ci, à échapper à l’armée allemande.



Alfred fera partie de l’expédition de la mine d’Oberkelten.
Les bandits Denmann et Goltz les menaceront : Goltz attaque l’inspecteur de son sabre, l’inspecteur a la bonne idée de se servir de la liane du fourreau de l’épée du colonel pour l’étrangler.
Ils ont dû s’y mettre à trois (le professeur Lehnholm, le colonel Zehlendorf et l’inspecteur) pour l’étrangler jusqu’à l’évanouissement.
L’inspecteur finira par arrêter ces deux bandits américains.



Dans le but d’aider la reine, l’inspecteur et le colonel Zehlendorf vont se rendre dans la résidence du ministre des armées, occupée par les allemands. Ils veulent avoir accès au télégraphe pour prévenir les autres pays européens de l’invasion allemande et du danger qu’encourt Apfelland. Pour s’infiltrer, ils attaquent deux soldats allemands pour enfiler leurs costumes.
Ils se rendent dans la pièce du télégraphe mais le général Der Wenze arrive.
Leur intervention est un échec mais le courrier de la reine sera remis à la frontière russe par le professeur Lehnholm, Ver et Frieda, ce qui sauvera le pays.



Alfred se rapprochera de plus en plus d’Arianna et l’embrassera hi hi, il était vraiment tombé amoureux d’elle. Arianna a eu l’intelligence de découvrir la raison pour laquelle il tient tant à Vergille, alors qu’elle a passé peu de temps en compagnie de l’inspecteur.
Malheureusement, Arianna est retournée en Pologne pour restaurer son pays ruiné.



Treize ans plus tard, en mai 1918 : Ver est devenu un grand magicien. Alfred est présent au spectacle qu’il donne à Apfelland. Il le regarde avec grande fierté : Ver est devenu un jeune accompli, il a réussi sur tous les plans, Alfred n’en espérait pas moins pour lui.


Narcisse tient à ajouter que l’inspecteur y est pour beaucoup dans le devenir de Ver et c’est grâce à lui que Ver a suivi cette destinée.
En effet, lorsque Ver avait récupéré le sceau de Frieda grâce à ses talents de pickpocket, la reine en était impressionnée et lui avait demandé où avait-il appris cette technique.
Ver était gêné, c’est Alfred qui est intervenu en prétendant que Ver était passionné par les tours de magie. S’il ne l’avait pas dit, Frieda n’aurait elle-même pas dit qu’il deviendra le plus grand magicien de ce côté de l’Atlantique, et Ver ne se serait probablement pas fixé pour objectif de le devenir un jour.
Alfred est la source de ce devenir bénéfique tout simplement parce qu’il est le protecteur de cet enfant et qu’il l’aime comme s’il était le sien.




Arianna Wyszyńska

Arianna Wyszyńska est une belle femme polonaise a l’air fermé, sévère et un peu austère.
Elle est toujours accompagnée de son plus fidèle ami, le félin Attila.
Elle porte un habit de gentleman, un chapeau haut de forme et une canne qui sert de fourreau à son épée qui s’y cache. C’est une combattante agile et une tireuse très adroite.
Arianna est exigeante vis-à-vis des autres et vis-à-vis d’elle-même. Elle est incapable de pardonner les erreurs qu’elle commet, a fortiori, elle ne peut aisément tolérer et pardonner celle des autres.
Elle retient Frieda prisonnière dans le but de s’emparer de son héritage (le sceau qu’elle contient possède une grande valeur marchande).
Arianna s’entoure de bandits, de meurtriers et de repris de justice pour parvenir à ses fins mais elle n’est pas malintentionnée.
Elle nourrit des ambitions restauratrices dans l’espoir de faire rétablir l’ordre et la loyauté de son pays ruiné, la Pologne. C’est en cela qu’elle convoite le sceau royal de Frieda, seule sa valeur marchande l’intéresse.
Aussi, elle aimerait qu’Apfelland conquiert l’Europe entière, elle ne veut pas qu’il perde son indépendance et qu’il connaisse un avenir aussi malheureux que son pays.


Arianna perd son otage grâce à Ver qui contrarie ses plans : il découvre la demeure où Arianna retient Frieda prisonnière.
Arianna décide de vite s’en aller avec ses hommes et emportant Frieda : si Ver les a trouvés, cela signifie que la police ne tardera pas à lui emboiter le pas. Arianna veut se cacher au milieu d’un lac.
Arianna perce les pneus de ses poursuivants, l’inspecteur s’empare alors d’un cheval de la police montée.
Adroite, Arianna fait tomber deux gardes de leurs chevaux en leur tirant dessus tout en prenant le soin de ne pas les atteindre physiquement. Arianna n’est pas une meurtrière.
Arianna fait apprêter un navire grâce à la menace de son félin Attila.
Ver et l’inspecteur la poursuivent en bateau, Arianna ordonne d’encastrer le navire dans le flan de leur bateau.
Alfred monte à bord du navire, Arianna l’attaque puis menace Ver de son épée de lui remettre Frieda, un coup de pistolet tiré par l’inspecteur les met hors de danger et brise l’épée d’Arianna qui fuit avec son félin en sautant dans l’eau tout en s’accrochant à lui.


Son félin arrache ensuite à Frieda son sceau royal.
Arianna se rend auprès du ministre des armées d’Apfelland et lui présente le sceau royal. Ce qui importe Arianna c’est la valeur marchande de ce sceau, elle fixe au ministre le prix d’un million de livres sterling mais il a d’autres ambitions et la trahit en la faisant arrêter.
Arianna est enfermée dans une cave, elle use de ses charmes pour sortir de prison : elle séduit un garde et l’assomme aussitôt pour s’enfuir.
Arianna doit rapidement fuir, en fuyant elle pense à Attila qui lui aussi est prisonnier, elle promet de revenir pour le sauver.
Un garde était prêt à l’arrêter, l’inspecteur intervient pour la sauver et l’aide à fuir les hommes du ministre des armées.
Arianna se confie à l’inspecteur sur ses véritables intentions. Il lui conseille de cesser de faire équipe avec des meurtriers et des repris de justice, elle décide de l’écouter.



Plus tard, Alfred voit Arianna fuir l’armée allemande et la secourt ; elle voulait retourner en Pologne pour restaurer son pays de la corruption, de la ruine, de l’oppression, et mettre en application les conseils de l’inspecteur en s’entourant de bonnes personnes mais elle est restée à Apfelland pour sauver Attila : c’est son ami, elle l’a élevé depuis qu’il est tout petit, elle se souvient avec nostalgie qu’il l’était suffisamment pour qu’elle le tienne dans sa main, ils ont toujours été ensemble.
Arianna retrouve Attila entouré de soldats allemands qu’il vient de massacrer pour s’échapper, elle l’appelle avec douceur mais Attila saute sur elle prêt à la tuer.
Attila a gouté à la chair humaine, il en est devenu sauvage.
C’est non sans grande tristesse qu’Arianna est contrainte de tuer son ami pour sauver sa vie.



Arianna et l’inspecteur Alfred Fleischer se sont épris l’un de l’autre, ils partagent les mêmes idées, les mêmes principes sur le plan amoureux ; malheureusement, Arianna ne pouvait pas rester auprès de lui car son engagement et son dévouement pour son pays étaient plus importants à ses yeux que son engagement sentimental.




Attila

Attila est le félin menaçant d’Arianna et surtout son plus fidèle ami, ils ne se quittent jamais.
Arianna l’a élevé et pris soin de lui depuis qu’il est tout petit, ils n’ont jamais été séparés l’un de l’autre.
Aucun félin de la race d’Attila ne vit sur les terres d’Apfelland.



A Apfelland, Attila aide sa maitresse et sait se montrer utile :
- Arianna fait apprêter un navire grâce à la menace d’Attila. L’homme menacé obéit par peur de se faire déchiqueter par Attila.
- Sur le navire, Attila aide sa maitresse à fuir : ils sautent dans l’eau, Arianna s’accrochant à lui.
- Attila vole à Frieda son blason pour le remettre à sa maitresse.


Mais Attila se retrouvera enfermé dans une cage par les hommes du ministre des armées. Sa maitresse parviendra à s’enfuir mais n’a pas eu le temps ni le moyen de délivrer son ami. Néanmoins, elle est restée à Apfelland pour revenir le libérer.
Lorsque le ministre Norbert sera enfermé près d’Atilla par les soldats allemands, il aura l’idée de délivrer Attila de sa cage dans l’espoir qu’il l’aide à fuir en attaquant l’armée allemande.
En le délivrant, Attila, qui est resté bien trop longtemps enfermé, va le massacrer.
Attila n’avait jamais tué, c’est la toute première fois qu’il tue un être humain.
Si ce type de félin touche à la chair humaine il en devient sauvage, et c’est malheureusement ce qui arrive à Attila. Il massacre tous les soldats allemands qui se trouvent dans ses parages.
Arianna le rejoint pour le délivrer et découvre son ami dans cet état. Elle l’appelle avec douceur mais Attila est devenu sauvage, il ne prête plus attention à ce que lui dicte sa maîtresse.
Attila bondit sur Arianna pour la tuer. Celle-ci est obligée de tuer son ami d’un coup de pistolet.




Denmann et Goltz

Denmann (à droite de l’image) et Goltz (à gauche de l’image) sont deux meurtriers cruels de nationalité américaine qui font équipe avec Arianna sur les terres d’Apfelland.
Mais ils ne nourrissent pas les mêmes ambitions qu’Arianna, seul l’appât du gain les anime.


Les armes de Denmann sont le fouet et le pistolet, celles de Goltz : le sabre et le pistolet. Ils ne les quittent jamais.
Denmann porte un habit de gentleman, Goltz s’habille en costume.
Goltz est un géant pas très intelligent qui ne sait qu’obéir aux ordres qu’on lui donne, c’est un homme brutal qui n’a aucune estime de sa propre existence pas plus que de celle des autres.
Denmann est un homme mauvais, sournois, provocant, menaçant et lâche qui se cache toujours derrière son fouet et son pistolet qu’il ne quitte pas.
Il attaque Ver et le fouette sans aucune raison dans la rue.
Il ne s’est même pas rendu compte que Ver lui a volé son portefeuille, permettant ainsi à ce dernier de découvrir la photo de Frieda qui est retenue en otage par Arianna et les deux bandits.
Lorsque Ver fuit après avoir été attaqué par Attila, il en perd la photo de Frieda qu’Arianna ramasse, elle comprend que tout est de la faute de Denmann.
Arianna reproche à Denmann d’avoir commis cette grave erreur : à cause de lui, ce garçon a découvert qu’ils détiennent une petite fille en otage.
Elle lui balance la photo au visage, c’est seulement à cet instant que Denmann remarque et comprend que Ver lui avait dérobé son portefeuille.


En délivrant Frieda, Ver assomme les deux bandits qui se font arrêtés puis libérer par le chef de la police.
Les deux bandits en profitent pour suivre les enfants dans la mine d’Oberkelten dont ils convoitent le trésor.
Denmann les menace : Frieda doit les conduire jusqu’au radium. Il ordonne à Goltz de massacrer les autres sans pitié.
Mais Ver intervient et attaque Denmann par surprise.
Denmann ordonne à Goltz de les tuer sans utiliser son pistolet, sinon la dynamite contenue dans cette mine les ferait tous exploser.
Goltz attaque l’inspecteur de son sabre. L’inspecteur le combat et a l’idée de se servir de la liane du fourreau de l’épée du colonel Zehlendorf pour étrangler Goltz. C’est ainsi que l’inspecteur l’étrangle aidé du colonel pendant que le professeur Lehnholm retient le bras de Goltz pour l’empêcher de se saisir de son sabre. Goltz s’évanouit.
Quant à Denmann, il suit les enfants et les attaque de son fouet. Il tente de rallier Frieda à sa cause. Voulant absolument découvrir où se trouve le trésor qu’il convoite tant, il pensait qu’en lui révélant que Ver est un pickpocket, elle changerait d’opinion sur lui, mais Frieda refuse de collaborer avec ce brigand, elle reste fidèle à Ver.
Ver protège Frieda et ils parviennent tous deux à fuir ce bandit.
Enragé que les enfants lui échappent, Denmann tire, la résonance des coups de feu provoque un effondrement des cratères, il chute et se coince une jambe.


Les deux criminels finissent ligotés et arrêtés par l’inspecteur Fleischer.




Reine Carolina von Staupitz

Carolina von Staupitz est la reine d’Apfelland. C’est une vieille femme aimable qui a pour passe-temps favori la couture.
Sa devise, ainsi que celle d’Apfelland, se résume par les 3 F : ‘‘Frisch, Frei, Fröhlich’’ qui signifie robustesse, liberté et courage.


Frieda annonce à la reine qu’elle possède le sceau de propriété de la mine de roche de sel d’Oberkelten, et que cette mine contient quelque chose qui pourrait devenir une arme dangereuse, ce qui intrigue la reine.
La reine décide d’envoyer une équipe d’investigation dans la mine dont les membres seront : le professeur Lehnholm, le colonel Zehlendorf, Frieda et Ver.
En voyant la détermination et le courage de Ver et Frieda, la reine est certaine qu’Apfelland a encore un brillant avenir, avec d’aussi braves garçons et demoiselles, ce pays ne périra jamais.


La reine fait pleinement confiance au colonel Zehlendorf, à l’inspecteur Fleischer, Frieda et Ver mais se méfie de Norbert, son ministre des armées.
Ce dernier se rend auprès de la reine pour lui parler de la mine et lui en montre le sceau de propriété qu’il vient de prendre à Arianna ; après que l’inspecteur lui ai dit qu’il est témoin que ce bien vient d’être subtilisé à Frieda, le ministre dit qu’il a capturé cette voleuse.
Le ministre essaie d’inciter la reine d’unir Apfelland à l’empire allemand, il veut découvrir ce qui est caché dans cette mine pour l’offrir à l’Empereur et la reine le sait très bien.
Il est hors de question pour la reine de laisser une seule arme tomber entre les mains de l’Empereur allemand.
Elle ordonne au ministre des armées de rendre le sceau à Frieda mais il refuse de se plier à sa volonté.
Ver réussit à récupérer le sceau grâce à ses talents de pickpocket.
Impressionnée, la reine lui demande où a-t-il appris cette technique. Alfred intervient pour prétendre qu’il est passionné par les tours de magie. La reine assure à Ver qu’elle sera du public lors de son premier spectacle…



La reine se retrouve rapidement en situation d’urgence : les soldats allemands envahissent la capitale, elle doit envoyer des télégrammes à huit pays européens mais les lignes téléphoniques et télégraphiques ont été coupées, alors elle charge le colonel d’envoyer une lettre à n’importe quel autre pays frontalier exception faite de l’Allemagne.
Heureusement pour elle, l’invention du professeur va le conduire rapidement à la frontière russe pour remettre la lettre de la reine.
La reine fera tout pour gagner du temps le temps que sa lettre arrive bien à destination.
Le premier ministre allemand se rend auprès d’elle, il lui annonce que le traitre Norbert a été mis en garde à vue par leur armée, il lui fait part de la volonté de l’Empereur qui exige qu’Apfelland devienne un état allemand.
La reine refuse. On la prévient que l’armée allemande a détruit la tour de l’horloge d’un tir de canon.
Le premier ministre allemand la menace en lui faisant comprendre ce qui se passera s’il elle s’obstine à refuser de consentir à l’union de leurs deux nations : ses citoyens en mourront.
Pour gagner du temps, la reine ordonne d’attraper une oie dans le jardin arrière, elle prétend que la plume utilisée pour signer un traité doit provenir de la queue d’une oie mâle âgée de trois ans, elle prétend que la loi royale le prévoit car c’est un rite sacré. La reine garde son calme et son sang froid mais elle boue de l’intérieur : de colère et en même temps de peur en espérant profondément que sa missive arrive à temps pour sauver son pays.


Heureusement, le professeur Lehnholm a réussi à remettre le courrier de la reine à la Russie qui a aussitôt pris contact avec plusieurs autres pays européens pour secourir Apfelland.
Les pays ont aussitôt répondu : l’armée allemande reçoit des télégrammes de plusieurs pays en commençant par la Russie, l’Allemagne est invitée à rassembler ses forces et à rentrer chez elle, si elle coopère, l’Empire allemand n’aura pas à être détruit. La Russie, l’Angleterre, le Danemark, la Roumanie, la Belgique, la Grèce, la Norvège et l’Espagne ont envoyé ce même message.
Ces huit pays sont tous liés par le sang à la famille royale d’Apfelland, ils forment l’Alliance Danoise du Sang.
Ces huit nations sont prêtes à se soulever pour déclarer la guerre à l’Allemagne.
Apfelland est sauvée, la reine est soulagée.


Treize ans plus tard, en mai 1918 : la tour de l’horloge a été reconstruite.
Ver est devenu un grand magicien : la reine a tenu parole en étant du public lors de son premier spectacle à Apfelland.




Ministre Norbert

Le comte Norbert est le ministre des armées d’Apfelland. C’est un traitre qui collabore avec l’Empire allemand afin qu’Apfelland lui soit soumis, seule la loi du plus fort compte à ses yeux.
Il trahit Arianna en lui prenant le sceau royal qu’Atila a dérobé à Frieda, il se dit que ce serait un présent inestimable aux yeux de l’Empereur, ainsi Apfelland ne deviendrait qu’un état vassal de l’Allemagne. Il souhaite que sa nation se rattache à un pays puissant tel que l’Allemagne pour accéder au développement et à la prospérité.


Norbert se rend auprès de la reine pour lui parler de la mine d’Oberkelten et lui en montre le sceau de propriété qu’il vient de prendre à Arianna.
Le ministre essaie d’inciter la reine d’unir Apfelland à l’empire allemand, estimant que les petites nations ne survivent qu’en se ralliant aux plus fortes. Le ministre veut découvrir le trésor de la mine d’Oberkelten pour l’offrir à l’Empereur allemand qui pourrait ainsi dominer le monde, mais la reine est lucide quant à ses intentions. Elle lui ordonne de rendre le sceau à Frieda mais il refuse de se plier à sa volonté.
Il est frustré et crispé de voir que Ver a réussi à récupérer le sceau.


Le ministre Norbert prépare un coup d’état et l’entame : il envahit le palais royal et part à la rencontre du général allemand Der Wenze.
Contre toute attente, le général le met en état d’arrestation pour crime contre la couronne, en mettant en application les ordres de l’Empereur.
L’Allemagne tirait toutes les ficelles depuis le début, Norbert n’était que leur pantin.
Le traitre Norbert a été placé en garde à vue dans sa propre résidence par l’armée allemande.
Norbert se retrouve enfermé près d’Atilla, le félin d’Arianna, dont il possède les clés de la cage. Il décide de délivrer cette bête pour qu’elle l’aide à s’échapper en s’attaquant aux soldats allemands.
Norbert connait une fin funeste : en délivrant Attila, celui-ci le massacre.




Colonel Zehlendorf

Le colonel Zehlendorf est un homme dévoué à sa patrie qui apprécie le travail de l’inspecteur Fleischer et qui sert loyalement la reine.
C’est grâce au colonel que Frieda Lenbach a pu rencontrer la reine Carolina von Staupitz. En effet, il avait assisté à la scène au cours de laquelle Frieda s’est fait dérober son sceau royal puis a usé de son autorité pour lui permettre de rencontrer la reine.


La reine lui fait pleine confiance et décide qu’il fera partie de l’expédition de la mine d’Oberkelten afin que l’équipe découvre l’arme dangereuse qu’elle contient. Le colonel y aidera l’inspecteur Fleischer à combattre le géant Goltz. Il faut aussi dire que c’est grâce à son arme que Goltz a pu être mis hors d’état de nuire.


Lorsque la reine se trouvera en situation d’urgence, le colonel s’infiltrera dans la résidence du ministre des armées, occupée par les allemands, pour tenter d’envoyer un télégramme à quelques pays européens afin de sauver Apfelland de l’invasion allemande.
La tentative du colonel échouera par l’intervention du général allemand Der Wenze.
Rapidement, Apfelland sera sauvé par le professeur Lehnholm qui remettra le courrier de la reine à la Russie.



Treize ans plus tard après cette aventure, le colonel, aux côtés du professeur Lehnholm et Frieda, se trouve au cirque pour assister au premier spectacle de Vergille à Apfelland.




Professeur Helmut von Lehnholm

Le professeur Helmut von Lehnholm est le plus grand scientifique d’Apfelland.
C’est un homme accueillant, conscient de son génie, et qui ne manque pas l’occasion d’en faire étalage.
Il est constamment de bonne humeur et rit toujours aux éclats. C’est certes un homme qui a une apparence de savant fou mais il est très intelligent et de confiance.
La reine en est consciente, c’est pourquoi elle le nomme pour se joindre à l’expédition de la mine de roche de sel d’Oberkelten.
Là-bas, en apprenant que le trésor contenu dans la mine est le radium, le professeur savait de quoi il en retournait : avec une simple bombe de radium il serait possible de rayer Paris ou Londres.


Lehnholm a de l’instinct. A peine ses yeux se posent-ils sur Frieda que le professeur ressent son intelligence, il a des projets pour elle et lui propose de suite de l’accompagner à la conquête de nouveaux horizons.
C’est lui qui enseigne à Ver et Frieda l’incantation des 3 F : ‘‘Frisch, Frei, Fröhlich’’ qui signifie robustesse, liberté et courage.


Puisque Frieda est détentrice des droits de propriété de la mine, le professeur lui propose de travailler avec lui pour faire de cet endroit un grand centre de sources chaudes.
Il aimerait investir les recettes des sources chaudes dans ses recherches.
Cependant, il n’aura pas l’occasion de réaliser ce projet : Apfelland sera en danger, l’armée allemande est en train de l’envahir.
La reine doit envoyer des télégrammes à huit pays européens mais les lignes téléphoniques et télégraphiques ont été coupées.
Heureusement, l’invention du professeur (son avion baptisé l’Invincible) va le conduire rapidement à la frontière russe pour remettre la lettre de la reine.
C’est la première fois que le professeur conduisait son engin et il s’en est très bien sorti.
Mais avant de remettre la lettre à la frontière russe avec Ver et Frieda, le professeur et les enfants ont mis hors d’état de nuire le canon allemand.
Le plan d’attaque du professeur consistait à dynamiter le canon mais les allumettes tombèrent dans le vide.
En application du plan intelligemment et rapidement concocté par Ver, le professeur vola près de la mine de sorte que les tirs des soldats s’y dirigent.
Ver en profita pour lancer son paquet de d’explosifs, les tirs de l’armée atteignirent la mine infestée de dynamite. La mine explosa libérant ainsi l’eau du lac.
La menace du canon allemand écartée, le professeur se dirigea rapidement à la frontière russe pour remettre le courrier de la reine, sauvant ainsi Apfelland de l’invasion allemande.


Treize ans plus tard, en mai 1918 : nous retrouvons Frieda en compagnie du professeur, elle a réalisé son rêve et est devenue pilote grâce à lui.
Le professeur Lehnholm est devenu l’inventeur de l’aviation, il avait pris Frieda sous son aile et lui a enseigné tout son savoir.
Ils assistent ensemble au premier spectacle de cirque donné par Ver à Apfelland.




Empereur Wilhelm II

En 1905, l’Empereur allemand, le Kaiser Wilhelm II, organise secrètement ses plans d’invasion d’un pays voisin : l’Apfelland, une petite nation géographiquement située entre les empires allemand, autrichien et russe. Sa position est donc stratégiquement importante.
L’Empereur convoite l’arme mystérieuse d’Apfelland et prépare sa propre arme : un canon, le Typhoon, pour soumettre ce petit pays montagnard.


L’Empereur savait que le coup d’état de Norbert, le traitre d’Apfelland, n’aurait aucune chance de réussite. Le laisser faire n’était qu’un moyen de lui servir d’excuse pour déployer ses troupes dans le but qu’Apfelland soit redevable d’avoir été sauvé d’un coup d’état. Le trésor tant convoité serait alors à lui.
Ainsi, après avoir appris que Norbert avait envahi le palais royal d’Apfelland, l’Empereur décida d’envoyer son armée franchir la frontière avec le canon pour soumettre cette petite nation.
L’Empereur ordonne la mise en arrestation de Norbert pour crime contre la couronne d’Apfelland et ainsi montrer la droiture du peuple allemand au reste de l’Europe.
L’Empereur n’a fait que se servir de Norbert.


En application des ordres de l’Empereur, le premier ministre allemand se rend auprès de la reine pour lui faire part de la volonté du Kaiser : il requiert de la reine d’Apfelland l’union de leurs deux pays, et faire devenir l’Apfelland un état allemand.
Malheureusement pour l’Empereur, l’armée allemande reçoit des télégrammes de plusieurs pays en commençant par la Russie : l’Allemagne est invitée à rassembler ses forces et à rentrer chez elle ; si elle coopère, l’Empire allemand n’aura pas à être détruit.
La Russie, l’Angleterre, le Danemark, la Roumanie, la Belgique, la Grèce, la Norvège et l’Espagne ont envoyé ce même message pour venir au secours d’Apfelland.
L’armée allemande n’a d’autre option que celle de se retirer.
Les plans d’invasion de l’Empereur allemand tombent à l’eau.




Général Der Wenze

Le général Der Wenze dirige l’armée allemande et exécute à la lettre les ordres du Kaiser.
Il met en état d’arrestation le ministre des armées d’Apfelland pour crime contre la couronne afin que l’Allemagne ait l’image d’un sauveur aux yeux des autres pays européens, et qu’Apfelland se sente redevable.
Comme expliqué dans la présentation de l’Empereur, l’Allemagne tirait toutes les ficelles pour envahir Apfelland, le ministre Norbert n’était que leur pantin.


Sous le commandement du général, l’armée allemande détruit la tour de l’horloge d’un tir de canon.
Der Wenze empêche ensuite le colonel Zehlendorf et l’inspecteur Fleischer d’envoyer un télégramme à un pays voisin.
Cependant, Apfelland sera sauvée de l’invasion allemande. Avec grande déception, le général rassemble ses forces et rentre chez lui.






L’avis de Narcisse :


Apfelland Monogatari reste une découverte intéressante et plaisante à connaitre et à regarder, sans que ce dessin animé me marque ou me procure quelque vive émotion.
Les graphismes sont réussis, j’ai suivi cette aventure sans grande passion, et je suis presque certaine qu’elle m’aurait ennuyée si elle avait été adaptée en série animée.


Le personnage d’Arianna a des faux airs de Milady de Winter (du dessin animé Sous le Signe des Mousquetaires), à croire que l’auteur d’Apfelland Monogatari se soit inspiré de cette femme pour la créer.
D’autant plus que le félin Attila me semble tout droit inspiré de la panthère Alexander qui accompagne Milady dans l’OAV : L’Aventure d’Aramis.
Quoi qu’il en soit, Arianna est loin d’avoir le charisme et la beauté dangereuse de l’énigmatique Milady.
Néanmoins, Arianna est un personnage que j’apprécie assez bien, ses intentions n’étaient pas mauvaises mais elle n’avait pas su s’entourer ; heureusement, elle s’est décidée à écouter les conseils de l’inspecteur Fleischer : désormais, elle va s’entourer de bonnes personnes.
J’aurai préféré que sa relation avec l’inspecteur soit plus mise en avant. J’avais remarqué dès le départ qu’il y avait une forte attirance entre eux.
Alfred n’a jamais caché son attirance pour elle, comme lorsqu’il ramasse son chapeau en disant : « Quelle femme ! Je ne suis probablement pas fait pour elle. »
Arianna est une femme intelligente, elle m’a surprise d’avoir si lumineusement deviné le passé d’Alfred et la raison pour laquelle il tient tant à Vergille.
Je regrette qu’Arianna ait choisi de privilégier son engagement envers sa patrie, j’aurais préféré la voir mariée à Alfred. Elle voulait rester auprès de lui (elle lui dit bien : « dommage pour vous ») mais son dévouement envers sa patrie passait avait tout.
De plus, je pense que rester à Apfelland aurait ravivé ses souffrances : le souvenir de son ami Attila l’aurait hantée, elle n’aurait jamais fait son deuil en restant là-bas, lui qu’elle a élevé, aimé depuis toujours, ils ne s’étaient jamais quittés et se sont toujours protégés.



S’il fallait choisir un personnage favori, j’opterai pour Alfred Fleischer (d’ailleurs, il est bien plus beau sans sa barbe). Ce qui me plait chez lui, c’est toute l’attention qu’il porte à Ver, il lui prodigue des conseils bénéfiques, le surveille et le protège.
J’ai été peinée pour lui de découvrir qu’il était amoureux de la mère de Ver, qu’il n’ait pas osé se déclarer, qu’elle en a épousé un autre. Elle a mis au monde Ver, mourut, et Alfred s’est mis à aimer cet enfant et l’a toujours protégé. La femme qu’il a aimée vivra toujours à travers lui.


Alfred est la source bénéfique du devenir de Ver. C’est bien grâce à lui, de façon indirecte, que Ver a suivi cette voie.
Comme je l’ai déjà dit, si Alfred n’avait pas hasardeusement dit que Ver est passionné par les tours de magie, jamais Frieda n’aurait fait cette prédiction, et jamais Ver se serait fixé comme objectif de devenir magicien.
De plus, comme je l’explique plus précisément ci-dessous dans la présentation du couple Ver/Frieda, au début du film, Alfred moralise Ver en lui faisant comprendre qu’il doit cesser son activité de pickpocket et que c’est sûrement en rencontrant l’amour qu’il arrêtera de vivre ainsi.
Décidément, Alfred ne prononce que des paroles porteuses de vérité. Tout simplement parce qu’il est le protecteur de Ver et il l’aimera toujours.
On voit lors des scènes finales, toute la fierté dans le regard d’Alfred : Ver est devenu un jeune homme accompli sur les plans professionnel et sentimental.



Par ailleurs, j’ai trouvé cela mignon de voir à la fin que le mignon petit garçon, qui restait constamment aux côtés de la reine à jouer et lire, soit devenu un grand jeune homme.





Le couple Ver/Frieda

Vergille Strauss, surnommé Ver, et Frieda Lenbach forment un couple qui ne me marque pas particulièrement ; cependant leur lien immédiat, durable et indestructible me fait apprécier ce couple. Ce sont deux jeunes enfants braves et très énergiques qui étaient faits pour se rencontrer et ne plus jamais se quitter.


Ce qui m’a frappée et mérite, à mon avis, d’être souligné c’est que peu de temps avant que Ver rencontre Frieda, l’inspecteur Fleischer lui avait demandé de songer à ce qu’il va devenir, serait-il fier d’avouer à la fille qu’il aime qu’il passe ses journées à voler ?
C’est presque prémonitoire : il lui dit cela au début du dessin animé, et justement Ver va rencontrer une fille qu’il aime et qui l’aime, et aura terriblement honte qu’elle apprenne qu’il exerce l’activité de pickpocket pour subvenir à ses besoins.
Aussi, Alfred Fleischer disait à Ver qu’il pourra certainement trouver une fille qui lui plait.
Alfred pense qu’une fille dont Ver est amoureux aura certainement plus de chance de le convaincre d’arrêter cette activité, Ver serait plus enclin à écouter la parole de celle qu’il aime.
L’inspecteur Fleischer ne s’était pas trompé : quelques minutes plus tard, Ver va rencontrer Frieda et il ne volera plus jamais.



Voici les circonstances dans lesquelles Ver et Frieda se sont rencontrés :


Un jour de printemps (nous sommes en mai 1905), Ver se fait agresser au fouet par Denmann, un malfrat américain, et se fait sauver par l’inspecteur Fleischer.
Mais en luttant avec Denmann, Ver a trouvé le moyen de lui voler son portefeuille sans que son agresseur ne s’en rende compte.
Quelques minutes plus tard, au chemin de fer, Ver trouve dans ce portefeuille la photo d’une jolie jeune fille blonde qui semble avoir le même âge que lui. Cette fille se prénomme Frieda Lenbach.
Automatiquement, à la vue de cette image, les yeux de Ver se mettent à briller, il n’avait jamais ressenti pareille sensation…


Ce n’est que le son de l’arrivée d’une personne étrangère qui force Ver à sortir de son émerveillement.
Il voit l’étranger qui vient de l’agresser et se demande quel peut-être son lien avec cette fille de la photo. Ver ressent que cet homme est un malfrat et décide de l’espionner.
En le suivant, il découvre que la petite fille de la photo se trouve dans un compartiment du train, il voit avec choc que son poignet est enchainé, puis découvre qu’il en est de même pour sa jambe gauche. La vue de cet être si fragile et vulnérable enchainé et malmené fait entrer Ver dans une grande colère. Il n’a désormais plus qu’un désir : la sauver.




Mais Arianna le surprend, Ver doit fuir. Il échappe à l’attaque du félin Attila en sautant entre deux wagons d’un train. Par chance, il fuit en s’accrochant à un train en marche et se précipite à tout rapporter à l’inspecteur Fleischer qui ne le croit pas vraiment.
Ver insiste, la vie de cette fille est en jeu, l’inspecteur exige une preuve pour pouvoir agir. Heureusement, Ver lui montre la partie de son pantalon déchiquetée par les crocs d’Attila.
Alfred intervient immédiatement. Ver et lui se rendent au chemin de fer.
Il est trop tard : la fille n’est plus dans le compartiment dans lequel elle était enchainée.
La nuit commence à tomber, Ver est très inquiet, il craint qu’elle ne se fasse tuer.
L’inspecteur le rassure : il est certain qu’elle est prise en otage et qu’elle sera gardée en vie. Ver reproche à l’inspecteur son attitude détendue, ce dernier a bien compris que Ver ressent quelque chose de fort pour cette fille sinon il ne serait pas autant surexcité hi hi


Toutes les pensées de Ver le ramènent à cette fille : le lendemain, après avoir petit-déjeuner, il se dit qu’elle doit être affamée et se précipite à fuir.
Par chance, au marché, il reconnait l’un des bandits qu’il a vu la veille en compagnie de Denmann. Ver se cache dans le coffre affrété à la voiture du bandit Goltz ce qui le conduit, comme il l’avait prévu, directement à l’endroit où la fille est détenue.
Ver découvre une grande demeure, son intelligence l’amène à repérer un grand arbre en face duquel se trouve une fenêtre dont les barreaux sont scellés. Il comprend que la fille est retenue prisonnière dans cette pièce et décide de grimper à l’arbre pour se retrouver en face de cette fenêtre.
Il est heureux de constater qu’elle s’y trouve bel et bien et lui envoie une feuille afin qu’elle repère sa présence. Frieda est étonnée de voir un jeune garçon au visage bienveillant lui faire signe de la main. L’étonnement laisse rapidement place à l’émotion et à la curiosité, elle se précipite aux barreaux et lui demande qui est-il. Ils se présentent l’un à l’autre.


Ver est heureux de lui dire qu’il est venu la faire sortir d’ici.
Frieda le remercie mais pense que c’est chose impossible.
Pour ne pas se faire repérer, Ver doit vite partir mais lui assure qu’il va revenir avec la police.
Malheureusement, Ver est surpris par Arianna et son félin menaçant. De crainte que la police n’emboite le pas à Ver, Arianna décide de vite s’en aller avec ses hommes et d’emporter Frieda.
Elle ne sait pas que Ver s’est de nouveau caché dans le coffre de la voiture.
Lorsque Ver sort du coffre, la vitesse le prend de court, il en tombe.
Arianna fait apprêter un navire pour fuir. Ver et l’inspecteur la poursuivent en bateau pour récupérer Frieda.
Ver monte à bord du navire et se précipite pour libérer Frieda.
Après avoir intelligemment réussi à se débarrasser des deux malfrats américains, Ver retrouve Frieda. Elle est émue qu’il l’ait sauvée. Ver la conduit rapidement en surface où Arianna le menace de son épée de lui remettre Frieda. Ver tient Frieda contre lui et refuse ; heureusement, un coup de pistolet tiré par l’inspecteur les met hors de danger (l’épée d’Arianna est brisée).


Alfred félicite Ver pour avoir délivré Frieda et lui dit : « Tu es un homme dorénavant. » hi hi
Ver en est très heureux et gêné.


Grâce à lui, Frieda est enfin libérée de ses agresseurs.
Le vol de ce portefeuille n’était qu’un signe du destin, Ver et Frieda étaient faits pour se rencontrer ! Il rencontre justement Frieda quelques minutes après que l’inspecteur lui ait parlé de l’amour d’une femme (comme expliqué plus haut) et je tiens à dire que ce vol du portefeuille contient une grande part de bienfait : grâce à ce vol, le destin a amené Ver à rencontrer et sauver Frieda, et il cessera ses activités de pickpocket. Sa vie va complètement se transformer.



Frieda est détentrice du sceau de propriété de la mine de roche de sel d’Oberkelten qui contient quelque chose qui pourrait devenir une arme dangereuse de destruction massive.
Pour savoir de quelle arme il s’agit, il faut se rendre dans cette mine.
La reine décide d’y envoyer une équipe d’investigation. Frieda tient à y aller, elle connait le chemin jusqu’à cette mine abandonnée. Puisqu’elle ira, Ver veut y aller aussi. Il est hors de question pour lui de se séparer d’elle ou de l’exposer à un danger, il la protègera toujours.


Le ministre des armées se rend auprès de la reine pour lui parler de la mine et lui en montre le sceau de propriété qu’il vient de prendre à Arianna (son félin Attila venait de dérober le sceau à Frieda).
La reine lui ordonne de rendre le sceau à Frieda mais il refuse de se plier à sa volonté.
Frieda lui saute dessus pour récupérer son bien, automatiquement suivie de Ver qui ne supporte pas qu’on puisse toucher à sa dulcinée.
Dans sa lutte, Ver réussit à récupérer le sceau grâce à ses talents de pickpocket.
La reine est impressionnée et lui demande où a-t-il appris cette technique. Ver est gêné, il ne veut évidemment pas révéler qu’il est pickpocket, alors Alfred intervient pour prétendre qu’il est passionné par les tours de magie.
Frieda lui dit qu’elle est sûre qu’il deviendra le plus grand magicien de ce côté de l’Atlantique (et nous verrons que cette prédiction va se réaliser…).


Ce soir là, la veille du départ en investigation dans la mine, Ver et Frieda contemplent un ciel étoilé. Ils découvrent qu’ils ont pour point commun de ne pas avoir de parents.
Frieda lui confie son rêve de devenir pilote, elle trouve l’idée de pouvoir voler à travers les cieux sans aucune limite merveilleuse.
Ver l’encourage à réaliser son rêve, il lui assure qu’elle peut certainement y arriver.
Ils se serrent la main et se promettent de réaliser leur rêve : Ver se fixe pour objectif de devenir magicien et Frieda de devenir pilote. Ils se regardent les yeux illuminés.



Le professeur Lehnholm arrive pour leur annoncer que la reine a décidé que les membres de l’investigation seront : le professeur Lehnholm, le colonel Zehlendorf, l’inspecteur Fleischer, Frieda et Ver.
En apprenant cette bonne nouvelle, Frieda saute au cou de Ver.




L’investigation de la mine est une expérience dangereuse, il y a énormément d’eau et des tonnes de dynamites qui y sont entreposées. En voyant que Frieda est apeurée, Ver la rassure (alors qu’il a lui-même eu peur mais son instinct de protection le pousse à se montrer détendu et rassurant par amour pour elle). Pour la rassurer, il lui confie la formule magique que sa grand-mère lui a apprise : ‘‘Hocus Pocus Fidibus, que la malchance s’en aille !’’


Dans la mine emplie d’eau (il y en a assez pour qu’une baleine puisse y nager), Ver tombe de la barque et se retrouve emporté par les eaux. Frieda était paniquée à l’idée de le perdre.
Ver et Frieda se retrouvent quelques instants après, Frieda n’attend pas qu’il regagne la barque, elle saute dans l’eau pour le rejoindre, trop heureuse de le retrouver et soulagée de le voir sain et sauf. Ils se serrent l’un contre l’autre.




Dès l’instant où ils se sont rencontrés, ils n’ont jamais pu se quitter, ils sont soudés à jamais.



Les bandits Denmann et Goltz les ont suivis dans la mine.
Denmann les menace : Frieda doit les conduire jusqu’au radium (l’arme secrète contenue dans la mine). Denmann ordonne à Goltz de massacrer les autres sans pitié.
Ver attaque Denmann par surprise, puis emmène rapidement Frieda pour la mettre à l’abri. Les enfants doivent traverser un pont, Denmann les suit et les attaque de son fouet. Automatiquement, Ver se met au devant du danger pour protéger Frieda et lutte contre Denmann. Ce dernier le repousse, Ver chute et se raccroche au fouet pour ne pas tomber dans le vide. Frieda rattrape le fouet et le retient de toutes ses forces.
Espérant que Frieda abandonne Ver, qu’elle se rallie à lui pour lui voler son trésor, Denmann commence à lui révéler que Ver n’est pas un garçon modèle, que c’est un délinquant. Ver crie afin qu’il se taise, il craint que Frieda ne le voie d’un autre œil en apprenant la vérité. Denmann dit que c’est un pickpocket, Ver se sent terriblement gêné (Alfred Fleischer le lui avait bien dit et il avait raison : Ver ne voudrait pas que la fille dont il est amoureux apprenne qu’il passait ses journées à voler).
Frieda s’en contrefiche, Ver l’a secourue, il l’a délivrée, protégée, il a récupéré le bien qu’on lui a volé, elle lui fait pleinement confiance et jamais sa confiance et son amour pour lui ne s’estomperont.
Enragé, Denmann lui écrase la main afin qu’elle lâche prise ; malgré la douleur, Frieda tient fermement le fouet, la force de son amour lui a permis de décupler ses forces.
Soudain, Ver s’aperçoit que la distance qui le sépare du sol n’est pas si éloignée, il lâche rapidement le fouet et saute dans le vide en criant à Frieda de sauter.
Elle lui fait une confiance aveugle et lui confie sa vie en sautant dans le vide, elle n’a pas hésité une seule seconde à le faire. Ver la rattrape au vol de sorte que Frieda s’en sorte sans la moindre égratignure.
La grande qualité que j’apprécie en Ver c’est son côté protecteur. J’estime qu’un homme qui est incapable de protéger la femme qu’il aime ne sert strictement à rien. Ver protège Frieda avec force et efficacité, elle est en sécurité avec lui. Il remplit bien son rôle d’homme, cela laisse présager ce qu’il deviendra : un mari très protecteur, c’est une essentielle et indispensable qualité pour un homme.



Accompagnés du professeur Lehnholm, Ver et Frieda sauvent ensemble leur pays de l’invasion allemande en parvenant grâce à l’intelligence de Ver à mettre le canon de l’armée allemande hors d’état de nuire, puis en gagnant la frontière russe pour remettre une lettre de la reine.



En mai 1918 soit treize ans après leur rencontre : Frieda a réalisé son rêve, elle est devenue pilote.
Ver a réalisé le sien en devenant un grand magicien. La prédiction de Frieda s’est réalisée : Vergille Strauss est devenu le plus grand magicien de ce côté de l’Atlantique.
Ils ont chacun réalisé le rêve qu’ils s’étaient promis d’atteindre un soir en contemplant un ciel étoilé.


Frieda est présente au premier spectacle que Ver donne à Apfelland.
Il fait sortir de son chapeau une fleur de lys blanche qu’il lance à sa Frieda en symbole de la noblesse et de la pureté de son amour pour elle.
Frieda s’aperçoit que cette fleur est accrochée à une étendue de drapeaux qui la relie au chapeau de Ver.
Ils se regardent avec grande émotion, les yeux illuminés de bonheur. Frieda le regarde avec émerveillement, Ver lui adresse un regard plein d’amour et lui fait un clin d’œil.
Cette étendue de drapeaux qui les relie l’un à l’autre est symbolique : Ver et Frieda sont à jamais reliés par le fil de la destinée.




Il aura suffi d’un regard par une journée de printemps pour que Ver tombe à jamais amoureux d’elle.
Frieda est immédiatement tombée amoureuse de son sauveur.
Leurs cœurs et leurs âmes se sont unis au premier regard.
Cet amour est impérissable et infini, je trouve cela si mignon qu’ils s’aiment si fort depuis l’enfance.



Enfin, le film se termine sur un cadre accroché à un mur : il nous montre Ver et Frieda en compagnie du professeur Lehnholm, il s’agit de la photo qui a été prise juste après qu’ils aient sauvé Apfelland.
Je suis intimement convaincue que ce cadre est accroché sur le mur de la maison de Ver et Frieda.





IMAGES


Créé le 5 novembre 2014

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Commentaires: 4
  • #1

    Maman de Narcisse (mardi, 25 novembre 2014 19:41)

    Magnífico ! Tout ce que tu réalises est magnifique, merveilleux, magique…
    Tu ne fais que des créations inédites, du jamais vu sur le web. Tu es incomparable et unique en ton genre.
    Merci pour cette découverte.

  • #2

    Narcisse (mercredi, 26 novembre 2014 20:24)

    Oh merci maman chérie !

  • #3

    arthur (jeudi, 01 janvier 2015 13:14)

    Encore une sublime présentation
    j'ai tout lu d'une traite, merci pour cette découverte je connaissais pas

  • #4

    Narcisse (dimanche, 04 janvier 2015 19:22)

    Je te remercie de m’avoir lue Arthur, je suis ravie que mes créations te plaisent.