Narcisse vous présente :





Genre : Film Musical, Fantastique
Auteur du roman : L. Frank Baum
Réalisation : Victor Fleming
Scénario : Noel Langley, Florence Ryerson et Edgar Allan Woolf
Direction artistique : Cedric Gibbons
Musique : Harold Arlen
Sociétés de production : Metro-Goldwyn-Mayer, Loew's Incorporated




Narcisse vous présente : le Film « Le Magicien d’Oz » de Victor Fleming.
Avec pour comparaison, Narcisse vous ajoute en couleur bleue les différences qu’il contient par rapport au roman de L. Frank Baum.





LES PERSONNAGES





There’s no place like home

On n’est jamais aussi bien que chez soi





Description du Film


Le film en noir et blanc (ou plutôt en marron et blanc) débute avec Dorothée (interprétée par Judy Garland) qui rentre précipitamment chez elle avec son chien Toto.
Elle se plaint auprès de son oncle Henry (interprété par Charley Grapewin) et de sa tante Olympe (tante Em en VO et dans le roman/interprétée par Clara Blandick) du comportement de Miss Gulch (interprétée par Margaret Hamilton) envers son chien.
Cependant, son oncle et sa tante sont trop occupés par les poussins de leur ferme pour l’écouter ; son oncle lui demande de les laisser tranquilles, ils risquent de perdre leurs poussins.
Dorothée compatit puis répète à sa tante que Miss Gulch a cherché à battre Toto avec un balai, cette femme se plaint que Toto entre dans son jardin et cherche à attaquer son chat tous les matins ; mais Olympe ne prête pas attention à Dorothée, elle est trop concentrée à compter les poussins. Dorothée continue : Miss Gulch exagère, Toto ne fait cela que deux à trois fois par semaine et n’a encore jamais attrapé le chat. Miss Gulch compte s’en plaindre auprès du Shérif. Tante Olympe dit à Dorothée qu’ils sont occupés.
Vexée, Dorothée s’en va rejoindre les fermiers. Hunk (interprété par Ray Bolger) lui conseille de se servir de sa cervelle (c’est un clin d’œil à l'Epouvantail) et d’éviter de passer devant la maison de Miss Gulch, Toto n’entrera pas dans son jardin.
Zeke (interprété par Bert Lahr), qui s’occupe de cochons, lui conseille de ne pas avoir peur de cette vieille chipie, il lui demande d’avoir un peu de courage (c’est un clin d’œil au Lion), et lui conseille de lui cracher dans l’œil si elle rouspète.
Dorothée tombe dans la porcherie, les trois fermiers l’aident à en sortir.
Zeke a eu très peur pour Dorothée, celle-ci en rit.
Tante Olympe vient à eux et leur reproche de bavarder et de ne pas travailler.
Olympe demande à Hickory (interprété par Jack Haley) et à Hunk d’aller réparer le chariot ; Hickory dit qu’un jour on lui élèvera une statue d’acier (c’est un clin d’œil au Bûcheron).
Avant qu’ils ne s’adonnent à leur tâche, Olympe leur donne des beignets chauds. Les fermiers la remercient.
Olympe tend ensuite l’assiette de beignets à Zeke qui se sert en lui disant que Dorothée est tombée dans la porcherie. Olympe répond que Dorothée n’a rien à faire auprès de la porcherie et demande à Zeke d’aller nourrir ses cochons.
Dorothée prend un beignet et demande à sa tante de l’écouter : Miss Gulch veut aller trouver le Shérif. Sa tante lui demande de cesser de se tourmenter pour rien, lui conseille de plutôt les aider un peu, cela l’aidera à oublier ses soucis, ou de se trouver un petit coin où elle sera à l’abri des ennuis.
Dorothée songe à l’idée de trouver un endroit où elle n’aurait jamais d’ennuis. Elle se dit qu’un tel endroit doit sûrement exister : c’est un pays où les gens ne vont pas par le bateau ni par le train, c’est un endroit loin bien loin, plus loin que la lune, plus loin que l’arc-en-ciel.
Dorothée chante la célèbre chanson Over the Rainbow (elle chante son envie de vivre dans un pays merveilleux sans souci où règne le bonheur, où les rêves deviennent réalité).


La scène suivante, Miss Gulch se rend à bicyclette chez Dorothée, elle demande à Henry de s’entretenir avec sa femme et lui pour leur parler de Dorothée. Elle se plaint de Toto qui l’a mordue au mollet.
Miss Gulch crie à Olympe que ce chien est un danger pour la communauté, elle veut qu’on le conduise au Shérif et qu’il soit tué.
Effrayée, Dorothée demande à son oncle et à sa tante de défendre Toto.
Miss Gulch menace Olympe que si elle refuse de livrer ce chien, elle demandera des dommages et on vendra sa ferme.
Olympe propose que Dorothée mène Toto en laisse, c’est vraiment un chien très gentil avec les gens aimables dit-elle.
Miss Gulch annonce que ce sera au Shérif d’en décider : elle détient l’ordre de le conduire au Shérif.
Henry et Olympe ne peuvent pas se mettre en état de contravention et la laissent faire.
Dorothée refuse de remettre son Toto, menace Miss Gulch de la mordre et l’insulte de vieille sorcière (c’est un clin d’œil à la méchante Sorcière de l’Ouest).
Dorothée supplie son oncle et sa tante de ne pas lui donner Toto. Impuissante et à contrecœur, Olympe demande à son mari de mettre Toto dans le panier de Miss Gulch.
Effondrée, Dorothée s’enfuit dans sa chambre. Sa tante reproche à Miss Gulch son attitude : ce n’est pas parce qu’elle est la plus riche propriétaire qu’elle a le droit de tyranniser tout le monde. Par charité chrétienne, elle n’osera pas dire ce qu’elle pense d’elle.
Miss Gulch emporte Toto sur sa bicyclette, celui-ci s’échappe du panier sans qu’elle ne s’en rende compte.
Toto rejoint Dorothée, heureuse et soulagée qu’il se soit échappé. Mais elle craint que cette mégère revienne le reprendre, elle décide alors de se sauver avec son Toto.
En route, elle voit une roulotte et va à la rencontre du professeur Marvel (interprété par Frank Morgan). Il lui demande qui est-elle puis essaie de le deviner en tentant plusieurs options jusqu’à en trouver la bonne : il dit qu’elle est une jeune fille voyageant incognito, voyant qu’il ne s’agit pas de cela, il lui dit qu’elle est en visite, voyant qu’il ne touche toujours pas au but, il hasarde qu’elle s’est enfuie.
Naïve, Dorothée lui demande comment l’a-t-il deviné ? Le professeur prétend tout savoir puis lui demande pourquoi s’est-elle enfuie, et tente de le deviner : on l’apprécie peu chez elle, elle veut voir d’autres horizons. Dorothée lui dit qu’on dirait qu’il est capable de lire en elle.
Toto mange la saucisse que cuisait le professeur. Dorothée lui reproche son impolitesse mais le professeur en rit.
Dorothée demande au professeur de les emmener chez les rois d’Europe. Le professeur répond qu’il doit consulter sa boule de cristal. Il invite Dorothée à entrer dans sa roulotte, il la fait asseoir et lui demande de fermer les yeux. Il en profite pour fouiller le panier de Dorothée et trouve une photo d’elle en compagnie de sa tante. Après l’avoir remise au panier, il demande à Dorothée d’ouvrir les yeux et de consulter la boule de cristal.
Il prétend voir dans la boule de cristal une grange avec une barrière blanche (il s’agit justement de celle qu’il vient de voir sur la photo) et une maison avec une girouette représentant un cheval au galop. Dorothée dit que c’est leur ferme.
Il prétend voir une femme qui porte une robe à pois (celle qu’il vient de voir sur la photo hi hi), elle parait soucieuse. Dorothée dit que c’est tante Olympe et demande que fait-elle. Le professeur, qui veut l’inciter à retourner chez elle, lui répond qu’elle pleure car quelqu’un lui a fait beaucoup de peine. Dorothée lui demande si c’est elle ? Le professeur lui dit que c’est quelqu’un qu’elle aime infiniment, elle s’est montrée très bonne pour elle et l’a soignée d’une grave maladie. Dorothée dit qu’elle a eu la rougeole à huit ans et tante Olympe est restée à son chevet pendant trois semaines.
Dorothée demande au professeur que fait sa tante à présent ? Le professeur prétend qu’elle appuie sa main sur son cœur et tombe sur son lit. Dorothée veut vite retourner chez elle pour la soigner. En partant, elle dit au revoir au professeur et le remercie pour tout.
Ce faux magicien (c’est un clin d’œil au magicien d’Oz) espère que Dorothée arrivera jusque chez elle car une tempête est en train de s’abattre sur la ville.


Dans le roman, les personnages de Hunk, Hickory, Zeke et du professeur Marvel n’existent pas. Le cyclone arrive dès le début de l’histoire.


A la ferme, le vent siffle bruyamment, un cyclone arrive. Tante Olympe appelle Dorothée. Ils doivent se réfugier dans la cave. Olympe est très inquiète, elle ne trouve pas Dorothée.
Olympe, Henry et les trois autres fermiers entrent dans la cave. Dorothée rentre chez elle et appelle sa tante Olympe, elle sort pour rejoindre la porte de la cave mais n’arrive pas à l’ouvrir. Elle retourne dans sa maison et gagne sa chambre. Brusquement, la vitre se brise et s’arrache. La vitre et les éclats de verre atteignent Dorothée qui s’évanouit sur son lit et sombre dans un rêve fantastique :


Dans le roman, Dorothée cherche à faire sortir Toto de dessous du lit avant de se réfugier dans la cave au cyclone. Elle parvient à rattraper Toto mais la maison est secouée et tournoie sur elle-même.


Le cyclone emporte la maison de Dorothée. Elle voit notamment Miss Gulch par la fenêtre qui se transforme en sorcière volant sur un balai.
La maison tournoie sur elle-même avant de tomber sur le sol.
Dorothée se lève du lit, tenant Toto contre elle, prend son panier et sort de chez elle.
Dorothée découvre un pays coloré d’une beauté étonnante. Le film est à présent en couleurs.
Elle dévore des yeux cet étonnant spectacle et se rend compte qu’elle n’est plus au Kansas. Son rêve s’est réalisé : elle se retrouve au-delà de l’arc-en-ciel.
Tout à coup, une bulle magique s’approche de Dorothée ; la bulle grandit, grandit jusqu’à laisser apparaitre une femme portant une grande et bouffante robe saumon, une couronne et une baguette magique.
La femme demande à Dorothée si elle est fée ou sorcière ? Dorothée lui répond qu’elle n’est pas une sorcière puis décline son identité.
La femme lui dit que les microsiens (les Muntchkinz dans le roman) l’ont appelée car une autre fée a lancé une maison sur la vieille Sorcière de l’Est. Tout ce qui reste de cette méchante Sorcière sont ses deux pieds qui dépassent de la maison, chaussés de souliers de rubis (dans le roman, ce sont des souliers d’argent).
La femme lui dit qu’en somme, ce que les Muntchkinz veulent savoir c’est si Dorothée est une sorcière ou une bonne fée ? Dorothée répond qu’elle n’est ni l’une ni l’autre, les sorcières sont toutes laides.
Dorothée entend des petits bruits et demande de quoi s’agit-il. La femme lui répond que ce sont les Muntchkinz amusés car elle est un peu sorcière. Elle se présente : Glinda, la Sorcière du Nord (interprétée par Billie Burke).


Dans le roman, la Sorcière du Nord qui accueille Dorothée est une petite vieille femme, elle ne s’appelle pas Glinda car Glinda est la bonne Sorcière du Sud.


Dorothée s’excuse, elle ne savait pas qu’il pouvait y avoir d’aussi belles sorcières.
Glinda lui précise que ce sont les méchantes sorcières qui sont laides et que les Muntchkinz sont ravis car Dorothée les a délivrés de la méchante Sorcière de l’Est.
Dorothée lui demande ce que sont les Muntchkinz, Glinda lui répond que c’est le peuple qui habite cet Etat. Dorothée est leur héroïne, Glinda leur demande de sortir et remercier Dorothée. Les Muntchkinz sortent de leur cachette : ce sont de petits êtres.
Glinda, Dorothée et les Muntchkinz chantent : It Really Was No Miracle. Les Muntchkinz remercient Dorothée de les avoir sauvés. Ils font la fête : leur tyran est mort.
Dorothée est escortée dans une carriole. Le maire du pays proclame le jour de l’indépendance pour tous les Muntchkinz et leur descendance. Tous les Muntchkinz sortent de chez eux pour célébrer cet événement.
La Ligue des Rondes Enfantines, la Guilde des Sucettes, et tous les habitants souhaitent la bienvenue à Dorothée.
Les cœurs sont en fête lorsque soudain, la méchante Sorcière de l’Ouest (interprétée par Margaret Hamilton) apparait dans une épaisse brume rouge. C’est une hideuse sorcière à la peau verte, vêtue de noire et qui tient son balai en main. Elle est encore pire que sa sœur, la Sorcière de l’Est. Elle demande qui a tué sa sœur, et se dirige vers Dorothée en comprenant qu’elle est la responsable.
La méchante sorcière se dirige ensuite vers les souliers de rubis de sa sœur pour les prendre mais ils disparaissent et les pieds de la Sorcière de l’Est fondent et s’évanouissent. La Sorcière du Nord les a faits apparaitre aux pieds de Dorothée, la Sorcière de l’Ouest lui ordonne de les lui rendre. La Sorcière du Nord conseille à Dorothée de ne pas les lui remettre, leurs pouvoirs magiques doivent être vraiment inouïs sinon la méchante sorcière ne les réclamerait pas ainsi.
La Sorcière de l’Ouest conseille à Glinda de s’occuper de ses affaires et la menace. La bonne sorcière en rit, elle n’a pas peur d’elle et lui conseille de s’en aller avant d’être à son tour broyée sous une maison. La Sorcière de l’Ouest promet de se venger et prévient Dorothée : elle ne peut rien contre elle tant que Glinda la protège mais elle tombera bientôt dans ses griffes et son chien aussi. La Sorcière de l’Ouest éclate de rire et disparait dans un grondement de tonnerre et dans une brume rouge qui se transforme en flammes qui s’évanouissent.
Dorothée s’est fait une mortelle ennemie en la personne de la méchante Sorcière de l’Ouest.
Dorothée demande à la bonne sorcière quel chemin doit-elle prendre pour retourner au Kansas. Glinda lui annonce que la seule personne qui puisse la reconduire chez elle est le magicien d’Oz. En entendant son nom, les Muntchkinz s’inclinent en signe de respect.
Glinda lui dit qu’il est bon mais d’un abord difficile, il vit dans un grand palais d’émeraude.
Glinda lui rappelle de ne jamais quitter ses souliers de rubis sinon elle se trouvera à la merci de la méchante Sorcière de l’Ouest. Elle lui dépose un baiser sur le front. Dorothée lui demande comment arriver jusqu’au magicien ? La Bonne Sorcière lui indique qu’il n’y a qu’une route : la route aux briques jaunes.
Avant de disparaitre dans sa bulle, Glinda lui conseille de toujours suivre cette route.
Les Muntchkinz escortent Dorothée jusqu’à la frontière de leur pays en chantant Follow the yellow brick road, puis Dorothée continue seule sa route après leur avoir adressé des signes de main en guise d’au revoir.


Dans le roman, la Sorcière de l’Ouest n’apparait pas encore.
La Sorcière du Nord ramasse les souliers d’argent et les tend à Dorothée afin qu’elle les porte.
Avant que Dorothée s’en aille, la Sorcière du Nord lui dépose un baiser protecteur sur le front (ce baiser la protégera de la Sorcière de l’Ouest).
Avant de se remettre en route, Dorothée enfile sa robe de rechange à carreaux bleus et blancs.
Dorothée passe la nuit dans la demeure d’un des plus riches Muntchkinz de tout le pays et reprend route.


Après avoir marché un bout de temps, Dorothée se demande quelle route de briques jaunes emprunter. Un Epouvantail (interprété par Ray Bolger) lui conseille de prendre une voie. Dorothée se demande qui a bien pu parler. Toto aboie en direction de l’Epouvantail. Dorothée lui dit que les épouvantails ne parlent pas. L’Epouvantail lui parle en lui indiquant l’autre chemin. Dorothée est très étonnée de voir un épouvantail parler. Dorothée lui demande s’il le fait exprès ou s’il est incapable de choisir. L’Epouvantail lui répond qu’il est incapable de se décider car il n’a pas de cervelle, seulement de la paille. Dorothée trouve cela curieux : s’il n’a pas de cervelle, comment peut-il parler ? L’Epouvantail pense ne pas avoir besoin de cervelle pour cela.
Dorothée est très heureuse de le rencontrer. L’Epouvantail se plaint de ses conditions de vie, il est planté toute la journée à un piquet. Dorothée l’aide à en descendre.
L’Epouvantail essaie d’effrayer les oiseaux mais ils viennent quand même picorer le champ qu’il doit protéger et ils se moquent de lui. L’Epouvantail se sous-estime, il pense qu’il n’a pas de cervelle et qu’il ne peut par conséquent rien faire.
Dorothée lui demande ce qu’il ferait de sa cervelle s’il en avait une. L’Epouvantail se met à chanter If I Only Had a Brain : s’il avait une cervelle, il parlerait aux fleurs des champs, avec la pluie, il aurait des pensées immortelles, il consolerait tous les malheureux, il apprendrait les mystères de la mer et de la terre, il penserait à des tas de choses.
Dorothée explique à l’Epouvantail qu’elle vient du Kansas et qu’elle doit aller voir le magicien d’Oz pour qu’il l’aide à y retourner. L’Epouvantail se demande si le magicien lui donnerait une cervelle. Dorothée lui répond qu’elle n’en sait rien, mais même s’il ne lui en donne pas une, il n’a rien à perdre. Elle ajoute que ce serait peut-être dangereux, une méchante sorcière est devenue son ennemie. L’Epouvantail lui dit qu’il n’a pas peur des sorcières, il n’a peur de rien sauf des allumettes enflammées. Mais il est prêt à tout affronter pour avoir une cervelle, il ne l’encombrera pas parce qu’il ne mange rien et puisqu’il est ‘‘bon à rien’’, il n’aura pas à donner des ordres (L’Epouvantail est un personnage très intelligent qui n’a pas confiance en lui et se sous-estime).
L’Epouvantail lui demande si elle veut bien l’emmener avec elle. Dorothée accepte avec grand plaisir et ils partent en chantant leur joie d’aller voir le magicien d’Oz.


L’Epouvantail et Dorothée aperçoivent des pommiers (la Sorcière de l’Ouest les observe). Dorothée en cueille une, un arbre lui tape la main en lui ordonnant de laisser cette pomme.
Dorothée explique qu’ils ont marché fort longtemps et qu’elle a une faim.
L’Epouvantail, qui est très intelligent, trouve un moyen pour que Dorothée ait des pommes : il fait des grimaces à l’arbre qui lui balance des pommes à la figure. L’Epouvantail et Dorothée n’ont plus qu’à les ramasser. En les ramassant, Dorothée voit un Bûcheron en fer blanc (interprété par Jack Haley) immobile et tenant une hache, il demande à être graissé.
Dorothée trouve sa burette à huile, l’Epouvantail huile sa mâchoire. Le Bûcheron en fer blanc est soulagé, il leur demande d’huiler ses articulations.
Le Bûcheron en fer blanc se sent beaucoup mieux, cela faisait un an qu’il était dans cette inconfortable position. Il avait voulu abattre l’arbre à côté duquel il se trouve, une averse le surprit et il rouilla sur place.
Le Bûcheron en fer blanc se plaint d’un défaut de fabrication : le ferblantier a oublié de lui donner un cœur. Il se met à chanter If I Only Had a Heart : il pourrait être comme tous les autres hommes s’il avait un cœur, s’il en avait un, il serait tendre, amical et terriblement sentimental.
Dorothée lui propose de les accompagner à la rencontre du magicien d’Oz pour lui demander un cœur. Le Bûcheron en fer blanc se demande si le magicien voudra bien le lui donner, Dorothée lui assure qu’il le voudra sûrement.
Brusquement, le rire de la méchante sorcière retentit. Elle se trouve sur la maison du Bûcheron et menace l’Epouvantail et le Bûcheron en fer blanc de s’éloigner de Dorothée, puis lance une flamme près de l’Epouvantail qui est apeuré. Le Bûcheron en fer blanc l’éteint immédiatement sous les ricanements stridents de la sorcière qui disparait dans un coup de tonnerre et dans une brume rouge.
L’Epouvantail dit à Dorothée qu’il n’a pas peur de cette sorcière et qu’il entend l’amener au magicien d’Oz saine et sauve, qu’il y gagne une cervelle ou non.
Le Bûcheron en fer blanc (qui a un grand cœur) en dit de même : il entend l’amener au magicien qu’il y gagne un cœur ou non.
Dorothée est touchée, elle n’a jamais eu encore d’amis aussi fidèles. Ils reprennent leur route en chantant leur joie d’aller à la rencontre du magicien d’Oz.


Dans le roman, la scène des pommiers n’existe pas. Dorothée et l’Epouvantail ont aperçu une petite chaumière dans la forêt et y ont passé la nuit. Le lendemain, en allant chercher de l’eau, ils entendirent un gémissement profond et découvrirent le Bûcheron en fer blanc. Il leur raconte son histoire : il tomba amoureux d’une Muntchkin qui vivait avec une vieille femme qui ne voulait pas qu’elle se marie. Cette vieille femme alla trouver la méchante Sorcière de l’Est qui jeta un sort à sa hache qui lui coupa la jambe gauche. Il alla trouver un ferblantier qui lui fabriqua une jambe en fer blanc. La hache glissa de nouveau et lui coupa la jambe droite, puis les bras. Il les fit remplacer par du fer blanc. La hache lui coupa la tête, le ferblantier passa par là et lui fit une nouvelle tête en fer blanc.
Pour tuer l’amour qu’il portait à la Muntchkin, la Sorcière de l’Est fit glisser sa hache qui lui traversa le corps et le coupa en deux. Le ferblantier lui fabriqua un corps en fer blanc mais il n’avait plus de cœur.
Dans le roman, la Sorcière de l’Ouest n’est pas apparue pour menacer les amis de Dorothée.


En plein cœur d’une sinistre forêt, Dorothée craint qu’il ne s’y cache des bêtes féroces.
Le Bûcheron en fer blanc lui répond qu’on peut trouver des lions, des tigres et des panthères.
Les trois amis sont inquiets lorsqu’un rugissement retentit dans la forêt, un lion (interprété par Bert Lahr) bondit vers eux menaçant de se battre contre l’Epouvantail et le Bûcheron en fer blanc. Il prétend savoir se battre en se tenant sur un seul pied ou en fermant les deux yeux.
Toto court vers Lion en aboyant, Lion le poursuit, Dorothée le prend dans ses bras et tape le museau du Lion puis lui reproche d’être grande brute. Le Lion se met à pleurer, Dorothée lui reproche de ne s’attaquer qu’aux bêtes sans défense et lui dit qu’il est un lâche.
Le Lion le confirme : il est lâche, pas courageux, quand il se voit il se fait peur, il ne dort pas depuis des semaines parce qu’il fait des cauchemars.
L’Epouvantail demande à Dorothée si le magicien aurait pitié de lui. Dorothée répond qu’on peut toujours essayer et propose au Lion de venir avec eux voir un grand magicien qui lui donnera certainement du courage.
Le Lion leur demande s’ils ne seraient pas humiliés d’être accompagnés d’un Lion lâche. Dorothée lui assure que non et lui sèche ses larmes en lui disant que tout s’arrangera.
Le Lion tient à leur raconter son histoire et chante If I Only Had the Nerve : il explique que c’est bien triste d’être une femmelette depuis son plus jeune âge ah ah ! S’il avait du courage, il ferait trembler le monde.
Les quatre amis se mettent joyeusement en route vers la Cité d’Emeraude.
Pendant ce temps, la Sorcière de l’Ouest les observe dans sa boule de cristal, elle a hâte de pouvoir chausser les souliers de rubis pour que sa puissance s’accroisse et régner seule sur Oz.
Elle prépare un filtre mortel déversé sur de belles fleurs afin qu’elles les fassent plonger dans un sommeil profond.


Le film n’adapte pas ces scènes du roman :
- Le Lion fait courageusement traverser un à un ses amis un grand fossé.
- Les quatre amis se font poursuivre par deux Kalidahs (des bêtes monstrueuses avec des corps d’ours et des têtes de tigres), ils leur échappent grâce à l’idée de l’Epouvantail qui demande au Bûcheron de trancher l’extrémité d’un arbre qui, en croulant, emporte les deux bêtes.
- Les quatre amis traversent une rivière en radeau, le courant les emporte et les éloigne de la route de briques jaunes. L’Epouvantail se retrouve accroché à une perche enfoncée dans la vase.
Le Lion nage de toutes ses forces vers la berge et arrache ses amis au courant.
Pour sauver l’Epouvantail, Dorothée demande de l’aide à une cigogne qui le saisit et le dépose sur la rive près de ses amis. C’est suite à cette scène que Dorothée respire l’odeur des fleurs.


Les quatre amis voient enfin la Cité d’Emeraude, mais pour l’atteindre ils doivent d’abord traverser un immense tapis de fleurs. Ils s’y précipitent mais Dorothée n’arrive plus à avancer, elle a fortement sommeil. Elle s’allonge près de Toto déjà gagné par le sommeil. Le Lion s’endort aussi. L’Epouvantail devine qu’un sort leur a été jeté.


L’odeur des fleurs n’enivre pas l’Epouvantail et le Bûcheron en fer blanc puisqu’ils ne sont pas faits de chairs. Ils appellent à l’aide. Glinda intervient et fait tomber la neige. Dorothée, Toto et le Lion se réveillent. Le seul inconvénient est que le Bûcheron en fer blanc recommence à rouiller, Dorothée s’empare de sa burette à huile pour huiler ses articulations.
La Sorcière de l’Ouest, qui les observe dans sa boule de cristal, maudit la bonne Sorcière du Nord qui a tenu son plan en échec.


Dans le roman, la Sorcière du Nord n’intervient pas : l’Epouvantail et le Bûcheron soulèvent Dorothée et Toto endormis jusqu’au bord de la rivière pour les faire échapper aux fleurs maléfiques.
Mais ils ne purent porter le Lion qui est bien trop lourd.
Bûcheron sauve la reine des souris des champs de l’attaque d’un chat. Pour le remercier de l’avoir sauvée, elle envoie son armée secourir le Lion endormi dans la prairie de pavots.


Les quatre amis et Toto se dirigent joyeusement vers la Cité d’Emeraude.


La Sorcière de l’Ouest s’empare de son balai et s’envole pour la Cité d’Emeraude.


Les quatre amis sonnent à la porte de la Cité, le gardien (interprété par Frank Morgan) leur demande de lire l’écriteau : il indique que la sonnette est cassée et qu’ils sont priés de frapper.
Les amis s’exécutent, le gardien réapparait, les amis lui disent en chœur qu’ils veulent voir le magicien. Le gardien leur dit que le magicien ne reçoit personne et personne ne l’a jamais vu.
Dorothée demande comment peut-on savoir s’il existe si personne ne le voit, le gardien refuse de répondre. Dorothée le supplie de les laisser entrer en précisant que c’est la Sorcière du Nord qui les envoie. Le gardien exige une preuve, l’Epouvantail lui répond que Dorothée porte les souliers de rubis. Le gardien leur crie gaiement qu’ils auraient dû le dire tout de suite puis les faits entrer. Ils y découvrent les habitants, tous vêtus de vert émeraude.


Dans le roman, le gardien les laisse entrer sans exiger quoi que ce soit. Il leur donne seulement des lunettes afin qu’ils ne soient pas éblouis par l’éclat et la splendeur de la Cité d’Emeraude.


Un cocher (interprété par Frank Morgan) les conduit dans un endroit où ils auront droit à un brin de toilette. Le cheval qui mène la carriole change de couleur : violet, rouge, jaune.
Les quatre amis, le cocher et les citoyens de la cité d’émeraude chantent The Merry Old Land of Oz : au salon de soins de beauté et de remise à neuf, l’Epouvantail est rempaillé, le Bûcheron en fer blanc est astiqué, Dorothée est coiffée et maquillée, le Lion est bichonné, ses poils sont frisés et ornés d’un ruban rouge.
En sortant du salon, les quatre amis voient la Sorcière de l’Ouest volant dans le ciel et ricanant, laissant trainer derrière elle des bouffées de brume noire qui laissent apparaitre dans le ciel cette menace : ‘‘Rends-toi Dorothée’’
Les citoyens de la Cité s’agitent, ils sont très inquiets, le gardien les rassure en leur disant que le magicien veille sur eux. Dorothée demande au gardien de leur permettre de voir de suite le magicien. Le gardien refuse mais puisqu’il s’agit de Dorothée envoyée par la Sorcière du Nord, le gardien se rend chez le magicien pour annoncer leur venue.
Les quatre amis sont heureux à l’idée de voir leur vœu s’exaucer.
Le Lion est impatient de pouvoir régner sur toute la forêt, il se met à chanter If I Were King of the Forest : s’il était roi, il n’aurait peur de rien ni de personne.


Le gardien revient en leur criant de rentrer chez eux, le magicien refuse de les recevoir.
Désespérée, Dorothée se met à pleurer, elle parle de sa tante Olympe qui était si gentille pour elle et regrette de n’avoir jamais su le reconnaitre. Elle craint qu’elle ne meure par sa faute (le professeur Marvel lui avait inventé qu’elle était malade).
Touché, le gardien fond en larmes (lui aussi avait une tante qui s’appelle Olympe hi hi), cette scène lui fend le cœur, il décide de les conduire malgré tout au magicien.
Ces scènes (du cocher jusqu’aux larmes de Dorothée) n’existent pas dans le roman.
Les quatre amis traversent un long couloir, le Lion se met à avoir peur, il préfère attendre dehors et tente de rebrousser chemin, mais ses amis le retiennent. Ils se tiennent tous la main pour se donner courage et pénètrent dans la salle ouverte du trône après avoir entendu la voix du magicien leur dire d’approcher. Une grosse tête verte entourée de flammes se met à leur parler. Les quatre amis tremblent et viennent l’un après l’autre à lui. Dorothée s’approche pour lui faire sa demande, le magicien lui ordonne de se taire, il sait pourquoi ils sont venus.
Il demande à l’homme de fer de s’approcher, il sait qu’il veut lui demander un cœur. Il s’adresse ensuite à l’Epouvantail, il sait qu’il souhaite avoir une cervelle, puis il s’adresse au Lion qui s’évanouit. Le magicien leur dit qu’il a l’intention d’exaucer leur vœu, le Lion se réveille aussitôt. Le magicien précise qu’ils devront s’en montrer dignes en accomplissant auparavant une tâche : lui apporter le manche à balai de la Sorcière de l’Ouest.
Le magicien leur ordonne de partir. Le Lion part en courant et saute à travers une fenêtre.


Dans le roman, le magicien accepte de les rencontrer après avoir appris que Dorothée portait les souliers d’argent ; il exige que chacun des amis se présente seul face à lui, il en a rencontré un par jour et leur est apparu sous une forme différente :
- Pour Dorothée, il apparait sous la forme d’une énorme tête sans corps, ni bras ni jambes.
- Pour l’Epouvantail, il apparait sous la forme d’une ravissante dame.
- Pour le Bûcheron, il apparait sous la forme d’une bête terrifiante.
- Pour le Lion, il apparait sous la forme d’une boule de feu.
Le magicien ne leur demande pas le manche à balai de la Sorcière de l’Ouest (elle n’a pas de balai dans le roman), il est plus explicite en leur demandant de la tuer.


Les quatre amis et Toto doivent traverser une forêt hantée avant d’atteindre le château de la sorcière. Le Lion veut faire demi-tour, l’Epouvantail et le Bûcheron en fer blanc le retiennent.


La Sorcière de l’Ouest, qui les observe dans sa boule de cristal, envoie son armée de singes ailés en leur ordonnant de lui amener Dorothée et son chien, peu importe les autres.


Les singes ailés kidnappent Dorothée et Toto et les amènent à la sorcière.
Les jambes de l’Epouvantail ont été arrachées, il est désempaillé, ses amis le rempaillent.



Dorothée supplie la Sorcière de l’Ouest de lui rendre son chien. La sorcière exige d’avoir les souliers de rubis en échange. Dorothée lui réplique que la Sorcière de Nord lui a demandé de ne pas les ôter. La Sorcière demande à un singe ailé de noyer Toto.
Dorothée accepte alors de donner ses souliers mais à l’instant où la sorcière s’approche des souliers, elle s’en brûle les mains.
La sorcière se souvient : on ne peut pas ôter les souliers tant que celle qui les porte est en vie.
Elle cherche donc le moyen de tuer Dorothée ; pendant ce temps, Toto s’échappe du panier et se sauve du château de la sorcière. Il parvient à échapper à l’armée de la sorcière.
La sorcière s’empare de son sablier enchanté qui mesure en combien de temps il reste à Dorothée à vivre.
Dorothée a peur, elle sanglote et appelle sa tante Olympe. Soudain, elle voit sa tante l’appeler dans la boule de cristal de la sorcière.
Dorothée lui dit qu’elle est prisonnière dans un château et qu’elle aimerait rentrer à la maison.
L’image de tante Olympe laisse place à la méchante sorcière qui se moque des plaintes de Dorothée et éclate de rire.


Toto court auprès de l’Epouvantail, le Bûcheron en fer blanc et Lion. Très intelligent, l’Epouvantail dit à ses amis qu’il faut suivre Toto, il les conduira jusqu’à Dorothée.
Toto les conduit jusqu’au château de la méchante sorcière, les trois amis observent l’armée de la sorcière. L’Epouvantail a trouvé un plan pour entrer : Lion doit attaquer. Celui-ci est prêt à y aller pour sauver Dorothée, il a plus de courage qu’il ne le pense.
Trois gardes les surprennent par derrière. L’Epouvantail, le Bûcheron en fer blanc et Lion se battent contre eux, en sortent vainqueurs et enfilent leurs costumes pour s’infiltrer dans le château.
L’Epouvantail applique son autre idée : ils suivent le cortège de l’armée, entrent dans le château. Toto les conduit jusqu’à l’endroit où Dorothée est retenue prisonnière.
De sa hache, le Bûcheron en fer blanc casse la porte, le sablier est sur le point de finir de s’écouler, Dorothée est délivrée à temps.
Les amis se précipitent pour sortir du château mais ils sont pris au piège par la sorcière et son armée qui les empêche de sortir.
L’Epouvantail sauve son équipe en repérant une corde qui soutient un immense chandelier, il saisit la hache de Bûcheron en fer blanc pour briser la corde, le chandelier s’abat sur l’armée.
Les quatre amis en profitent pour fuir, poursuivis par la sorcière et son armée qui les rejoignent sur le haut d’une tour.
La sorcière enflamme son balai et en touche l’Epouvantail qui prend feu. Dorothée s’empare rapidement d’un sceau d’eau et en jette le contenu sur l’Epouvantail. La sorcière, qui se trouve juste derrière l’Epouvantail, est aspergée d’eau. Elle hurle de douleur, l’eau était son point faible, la sorcière se dissout et fond jusqu’à disparaitre et s’envoler en fumée dans une dernière complainte.


Le chef de l’armée dit qu’il n’en reste rien, elle est morte. Dorothée lui répond qu’elle n’en avait pas l’intention, c’est un accident.
Le chef de l’armée crie victoire pour Dorothée qui a tué la méchante sorcière. L’armée acclame Dorothée.
Dorothée demande à avoir le balai de la sorcière, le chef de l’armée le lui donne avec plaisir, Dorothée le remercie et part avec ses amis annoncer au magicien la mort de la Sorcière de l’Ouest.



Dans le roman, la Sorcière de l’Ouest n’a qu’un œil. Elle ne regarde pas à travers une boule de cristal, son œil lui suffit car il est aussi puissant qu’un télescope avec lequel elle repère Dorothée et ses amis. Elle ne sait pas qui sont-ils et ordonne aux loups de mettre en pièce ces intrus. Bûcheron les tue un à un. Le lendemain, la sorcière envoie les corbeaux leur crever les yeux. L’Epouvantail leur tord le cou. Enragée, la sorcière envoie des abeilles noires pour les faire mourir à coups de dard. Sur idée de l’Epouvantail, sa paille est répandue sur Dorothée, Toto et le Lion. Les abeilles fondent sur Bûcheron, se brisent le dard contre le fer blanc et meurent.
La sorcière envoie ses esclaves occire ces étrangers. Le Lion les effraie en poussant un rugissement et ils s’enfuient d’épouvante.
La sorcière s’empare de sa coiffe d’or pour appeler les singes ailés (elle a la possibilité de les invoquer seulement à trois reprises et ils doivent à chaque reprise exaucer un vœu). Il ne lui reste qu’un vœu à formuler : elle leur demande de faire mourir tous ces étrangers excepté le Lion, elle a l’intention de le harnacher comme un cheval et de le faire travailler.
Le Bûcheron finit ébréché, l’Epouvantail finit désempaillé, le Lion est emporté. Les singes ailés ne purent faire aucun mal à Dorothée qui est protégée par le baiser de la Sorcière du Nord, ils l’emmènent simplement jusqu’à la méchante sorcière. Celle-ci ne peut également faire aucun mal à Dorothée qui est protégée par le baiser.
La sorcière aperçoit alors les souliers d’argent de Dorothée et devinant que la petite ne connait pas les pouvoirs de ces souliers, elle décide d’en faire son esclave.
La sorcière prive le Lion de nourriture car il refuse de lui obéir et l’effraie en rugissant. Mais Dorothée lui apporte de quoi manger tous les soirs.
La sorcière projette de dérober les souliers une fois que Dorothée les ôtera mais celle-ci ne les ôtait que pour la nuit ou pour prendre son bain.
La sorcière plaça une barre de fer en travers du plancher de la cuisine et la rendit invisible aux yeux humains. Dorothée trébucha, perdit un soulier, la sorcière s’en saisit. Dorothée se mit en colère, déversa le contenu d’un baquet sur la sorcière qui se retrouva mouillée des pieds à la tête. La sorcière fondit et disparut.
Le Bûcheron fut réparé par des ferblantiers et l’Epouvantail fut rempaillé.
Ils se mirent en route vers la Cité d’Emeraude, Dorothée emportant avec elle la coiffe d’or.
Les amis ne connaissent pas quelle route emprunter pour se rendre à la Cité d’Emeraude puisque ce sont les singes ailés qui les ont emporté jusqu’à la sorcière.
Dorothée recourt à la formule magique de la coiffe d’or et les singes ailés les emportent pour les déposer doucement devant la porte de la Cité d’Emeraude.


Dorothée apporte le balai au magicien mais il leur demande de revenir le lendemain en ce qui concerne le cas de leurs vœux. Dorothée veut rentrer chez elle, le Bûcheron en fer blanc ajoute que le magicien a eu le temps de réfléchir.
Le magicien insiste pour qu’ils reviennent le lendemain ; pendant ce temps, Toto se dirige vers un paravent, il en tire le rideau laissant apparaitre un grand homme qui manipule des machines.
Dans le roman, Toto culbute contre le paravent et le magicien est un petit vieillard, chauve et ridé.
Le magicien d’Oz (interprété par Frank Morgan) n’était qu’un simple mortel et un faux magicien.
Dorothée lui demande qui est-il. Démasqué, le magicien d’Oz est contraint de l’avouer : c’est un imposteur mais il assure être un brave homme.
Les amis réclament leur dû. Le magicien d’Oz demande à l’Epouvantail de réfléchir : tout le monde a une cervelle ! Il lui décerne symboliquement un diplôme et le sacre Docteur en Pensologie.
L’Epouvantail se sent tout à coup intelligent alors qu’il l’a toujours été, seulement, à présent, il prend confiance en lui.
Le magicien d’Oz s’adresse ensuite au Lion ‘‘roi des poltrons’’ en lui disant qu’il a été victime d’une erreur de jugement : il évite seulement le danger, il confond courage et sagesse mais n’a jamais manqué de courage. En récompense de ses récentes actions héroïques, le magicien d’Oz lui épingle sur sa poitrine la médaille du courage. Il le nomme symboliquement membre de la Légion du Courage.
Le magicien offre une montre en forme de cœur au Bûcheron en fer blanc alors qu’il a toujours eu un cœur, seulement, il était persuadé qu’il n’en avait pas. Le magicien lui dit qu’on ne juge pas un cœur selon l’amour qu’il porte aux autres hommes mais d’après l’amour que les hommes lui portent.
L’Epouvantail rappelle au magicien charlatan qu’il oublie Dorothée. Il répond qu’il n’y a qu’un moyen pour qu’elle reparte au Kansas : il se charge de la ramener à ses parents.
Il apprend à Dorothée qu’il est lui aussi né au Kansas, il travaillait pour un grand cirque ; un jour, il présentait un numéro quand brusquement le ballon l’emporta et atterrit sur cette noble Cité. Il fut nommé Oz, le premier magicien du siècle.


Dans le roman, le charlatan montre à chacun des amis par quelles ruses il leur est successivement apparu sous la forme d’une grande tête, d’une belle dame, d’une terrible bête sauvage et d’une boule de feu.
Il explique aux amis que tout ce que les citoyens voient est de couleur verte car il leur fait porter des lunettes vertes en sorte que tout ce qu’ils voient est vert.
Pour l’Epouvantail, en guise de cervelle, le charlatan lui met dans sa tête de la paille mélangée avec des aiguilles et des épingles.
Pour le Bûcheron, en guise de cœur, le charlatan lui installe un cœur de soie dans la poitrine.
Pour le Lion, en guise de courage, le charlatan lui donne à boire le contenu d’une coupe d’or.


Le magicien d’Oz annonce aux citoyens de la Cité qu’il entreprend un dangereux voyage pour aller discuter avec ses confrères en magie. Il déclare que l’Epouvantail régnera à sa place, assisté par le Bûcheron en fer blanc et le Lion.
Alors que le magicien et Dorothée se trouvent dans le panier, Toto s’en échappe pour partir à la poursuite d’un chat. Dorothée se précipite à le rattraper mais le ballon part déjà sans elle et monte dans le ciel.
Dorothée lui crie de revenir mais le magicien ne sait comment faire, il ne peut redescendre et crie à tous : ‘‘Au revoir !’’
Dorothée pleure pensant qu’elle ne reverra plus jamais son cher Kansas. Le Lion lui propose de rester, ils l’aiment tous et seraient peinés qu’elle s’en aille.
Dorothée les aime aussi mais elle a besoin de retourner au Kansas, sa famille lui manque.
Tout à coup, la bulle rose magique de la Sorcière du Nord apparait.
Dorothée demande à la Sorcière du Nord de l’aider à rentrer chez elle. La bonne sorcière lui révèle qu’elle pouvait aisément retourner au Kansas, elle ne lui a pas dit plus tôt car elle tenait à ce qu’elle réfléchisse. Dorothée a appris ceci : lorsqu’elle était au Kansas, il n’était pas très amusant pour elle de voir tout le temps oncle Henry et tante Olympe, mais en étant éloignée d’eux, elle a compris qu’elle n’avait jamais été aussi bien qu’auprès de sa famille, elle ne veut plus jamais quitter les siens parce que si elle était restée chez elle, elle n’aurait jamais regretté de s’être sauvée.
La Sorcière du Nord dit que Dorothée devait en arriver seule à cette conclusion. Elle l’informe que les souliers de rubis vont la ramener chez elle.
Dorothée est si heureuse, il est temps pour elle de dire adieu à ses amis : elle dit au revoir au sentimental Bûcheron en fer blanc qui pleure, Dorothée lui tend sa burette et l’embrasse. Bûcheron en fer blanc lui dit qu’il a le cœur brisé.
Dorothée s’approche de Lion pour le serrer et l’embrasser, elle lui dit que ses cris affolés lui manqueront hi hi.
Dorothée se tourne vers son premier ami, l’Epouvantail, elle le sert en lui disant que ce sera lui qui lui manquera le plus, puis l’embrasse.



Dorothée est prête à partir, elle suit les instructions de la Bonne Sorcière : elle ferme les yeux et tape ses talons l’un contre l’autre trois fois de suite en disant ces simples mots : ‘‘Je reste auprès de ceux que j’aime.’’



Dans le roman, la Sorcière du Nord ne vient pas à elle. Dorothée fait appel aux singes ailés pour qu’ils l’amènent au Kansas mais ils n’ont pas le droit de franchir les frontières du pays d’Oz.
Un soldat de la Cité conseille à Dorothée d’aller voir Glinda, la Sorcière du Sud. Ses trois amis l’accompagnent au pays du Sud.
Les amis ont traversé une forêt touffue aux arbres combattants, un pays de porcelaine, découvrirent une forêt que le Lion trouve délicieuse. Les animaux demandèrent au Lion de les débarrasser d’une araignée géante qui les terrorise. Le Lion décapita l’araignée et devint le roi de cette forêt.
Dorothée appelle les singes ailés afin qu’ils les déposent au pays de Glinda qui règne sur les Kouadlingz.
Après avoir fait un brin de toilette, ils se présentent à la bonne sorcière. Dorothée lui cède sa coiffe d’or. Une fois Dorothée chez elle, Glinda utilisera les trois vœux à sa disposition pour ordonner aux singes ailés de porter l’Epouvantail jusqu’à la Cité d’Emeraude, le Bûcheron chez les Ouinkiz au pays de l’Ouest pour qu’il règne sur eux, et le Lion dans sa forêt.
Glinda apprend à Dorothée qu’elle peut rentrer chez elle grâce aux souliers d’argent.



Dorothée se réveille dans son lit au Kansas en disant ‘‘Je reste auprès de ceux que j’aime.’’
Sa tante Olympe est à son chevet, elle lui tient la main. Tout près d’elle, se trouve son oncle Henry. Le professeur Marvel arrive à la fenêtre, il a appris que Dorothée a eu un accident et il est venu pour la voir.
Dorothée dit à son oncle que cela fait des semaines qu’elle essayait de rentrer. Sa tante lui dit qu’elle a fait un cauchemar.
Hunk, Hickory et Zeke viennent auprès d’elle, Dorothée leur dit qu’elle les a vus dans son rêve ainsi que le professeur Marvel.
Dorothée dit à sa tante que ce pays était bien beau, malgré tout elle répétait à tout le monde qu’elle avait envie de revenir chez elle, alors la bonne sorcière l’a reconduite. Sa famille en rit d’attendrissement.
Toto monte sur le lit, Dorothée le prend dans ses bras et dit qu’elle est chez elle et qu’elle ne s’en ira jamais parce qu’elle les aime tous. Dorothée reste auprès de ceux qu’elle aime car on n’est jamais aussi bien que chez soi.


Dans le roman, à son retour, Dorothée se retrouve assise dans la vaste prairie du Kansas et court rejoindre sa tante.
Dans le roman, Dorothée n’a pas rêvé, elle a bel et bien été au pays d’Oz.






L’avis de Narcisse :


C’est un grand classique que j’apprécie beaucoup, sans qu’il puisse égaler à mes yeux et dans mon cœur le chef d’œuvre de tous les temps : le film La Belle et la Bête de Jean Cocteau qui reste pour moi la plus grande merveille du cinéma.


La série animée japonaise Le Magicien d’Oz est plus fidèle au roman que ce film mais les différences qu’il contient par rapport au roman ne m’ont pas dérangée, je trouve que ce film est très bien réalisé.


Le seul défaut de ce film à mes yeux s’agit de l’actrice Judy Garland : je ne comprends pas comment a-t-elle pu avoir un Oscar alors que toutes ses répliques et ses gestes sont surjoués, ses expressions faciales amplifiées, son interprétation manque de naturel, elle ne dégage aucune émotion ; même la Dorothée de la série animée japonaise est plus attendrissante et réaliste.



Margaret Hamilton est parfaite dans les rôles de Miss Gulch et surtout de la Sorcière de l’Ouest. L’actrice prend bien son rôle à cœur, elle est excellente ! Cette sorcière me marque et me fait rire.



Le début du film fait des clins d’œil aux différents personnages qui apparaitront dans le rêve de Dorothée :
- Hunk dit à Dorothée qu’on dirait qu’elle n’a pas de cervelle et qu’elle a la tête bourrée de paille : c’est un clin d’œil à l’Epouvantail.
- Zeke lui dit : « Aie un peu de courage », et il a eu très peur pour Dorothée lorsqu’elle est tombée dans la porcherie : c’est un clin d’œil au Lion.
- Hickory dit qu’un jour on lui élèvera une statue d’acier : c’est clin d’œil au Bucheron.
- La vilaine Miss Gulch est un clin d’œil à la méchante Sorcière de l’Ouest.
- Le professeur Marvel qui est un faux voyant est un clin d’œil au Magicien d’Oz qui est en réalité un charlatan.
Dans ce film, contrairement au roman, Dorothée rêve de ses connaissances du Kansas, c’est pourquoi elle rêve de la vilaine Miss Gulch en méchante sorcière qui possède un balai (Miss Gulch menaçait de battre Toto avec un balai).
Et c’est pourquoi Dorothée dit à l’Epouvantail et au Bûcheron en fer blanc qu’elle a l’impression qu’elle les connait depuis longtemps.


Dans ce film, Dorothée a rêvé, ce qui n’est pas le cas dans le roman : tout ce que qu’elle a vécu était bien réel.
D’ailleurs, dans la suite des romans et dans la série animée japonaise, Dorothée retourne au pays d’Oz pour de nouvelles aventures.



Le Lion est celui que je préfère (après la Sorcière de l’Ouest), il me fait rire surtout lors de ces scènes (qui sont surtout drôles à regarder grâce à la gestuelle et la voix du Lion) :
- Lorsque le gardien de la Cité d’Emeraude refuse de les laisser voir le magicien, le Lion lui dit : « Je me suis fait friser rien que pour cette occasion. »
- Lorsqu’il part en courant après avoir été effrayé par le Magicien d’Oz, il saute à travers une fenêtre.
- Le Lion est prêt à attaquer l’armée de la Sorcière de l’Ouest pour sauver Dorothée, il a plus de courage qu’il ne le pense, mais il demande à ses amis de l’empêcher d’y aller.



La morale du film : ‘‘On n’est jamais aussi bien que chez soi’’ convient parfaitement au cas de Dorothée qui s’ennuyait chez elle, son oncle et sa tante travaillent dur du matin au soir, elle ne s’amuse qu’avec son Toto, mais en quittant sa famille elle a réalisé qu’elle n’avait jamais été aussi heureuse qu’auprès d’eux. Ils l’aiment profondément.
Je suppose que cette morale n’a pas vocation à être valable pour tous, elle s’adresse probablement et essentiellement à ceux qui ont une famille aimante.



Enfin, la scène finale me donne les larmes aux yeux, l’émotion est renforcée par le thème musical de fond, c’est d’ailleurs la seule scène où l’actrice Judy Garland ne surjoue pas.
J’aime beaucoup le thème musical Over the Rainbow, c’est celui que je préfère dans ce film, je trouve qu’il colle à merveille à la morale du film, il me transporte.





IMAGES


Créé le 29 septembre 2014

Commentaires : 0