Narcisse vous présente son film préféré :



Genre : Conte, Fantastique
Année :  1946
Réalisation : Jean Cocteau (d’après le conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont)
Scénario, Adaptation et Dialogue : Jean Cocteau
Décors :  Christian Bérard, Lucien Carré et René Moulaert
Costumes :  Christian Bérard, Antonio Castillo, Marcel Escoffier, exécutés par la maison Paquin
Musique : Georges Auric, orchestre dirigé par Roger Desormière
Producteur exécutif : André Paulvé
Directeur de production :  Emile Darbon



Résumé de l’histoire :

Belle (interprétée par Josette Day) vit à la campagne auprès de son père (interprété par Marcel André), son frère Ludovic (interprété par Michel Auclair) et ses deux sœurs, Félicie (interprétée par Mila Parély) et Adélaïde (interprétée par Nane Germon).
Belle est douce, agréable, elle fait passer le bonheur de sa famille avant le sien. C’est elle qui s’occupe de toutes les tâches au sein du foyer.
Ses deux sœurs sont très égoïstes et considèrent leur sœur Belle comme une simple domestique. Elles sont toujours parées, et ne pensent qu’à épouser un homme riche.
Un jour, le père doit partir pour affaire, et demande à ses filles ce qu’elles désirent.
Félicie et Adélaïde réclament des extravagances, tandis que Belle ne demande qu’une rose.
Le père de Belle va se perdre dans un lieu étrange et enchanté : c’est le château de la Bête.
Il y dîne et y passe la nuit. A son réveil, il s’en va mais aperçoit dans le jardin enchanté une magnifique rose qu’il cueille pour Belle.
C’est alors qu’apparait le maître des lieux, la Bête (interprété par l’excellent Jean Marais) qui condamne le père de Belle à mort, mais il lui donne la chance de lui laisser la vie sauve à condition que l’homme lui « offre » l’une de ses filles.
Ce sera Belle qui acceptera sans hésiter de se sacrifier pour sauver son père.
Au départ, la Bête l’effraie, mais Belle finira par l’aimer. Derrière l’aspect monstrueux, Belle a su voir la beauté du cœur.
Par ailleurs, la Bête confiera à Belle les cinq secrets de sa puissance : la rose, une clé en or, un gant, le miroir et le cheval blanc, « le Magnifique ».
Elle découvrira à la fin que la Bête est un Prince. Ce dernier retrouvera sa véritable apparence grâce à un regard d’amour et il épousera Belle.
Le Prince ressemble trait pour trait à Avenant (interprété également par Jean Marais), un homme de jeux et cupide qui mourra alors qu’il s’introduisait dans le pavillon de Diane afin de dérober le trésor de la Bête.

Narcisse vous met, en couleur bleue, les différences qui se trouvent dans le conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont par rapport au film de Jean Cocteau.




 

Description des scènes du film

 




Belle chez sa famille : Dès que le film commence, nous entendons les plaintes de Félicie et Adélaïde, les sœurs de Belle.
Ludovic, le frère de Belle, joue au tir à l’arc avec son ami Avenant.
Dans le film, Belle n’a qu’un seul frère mais dans le conte, elle en a trois. Le personnage d’Avenant n’existe pas dans le conte.

 

Ludovic pousse Avenant au moment où il tire et la flèche atterrit donc dans la maison de Belle, juste à côté du chien.
Avenant demande si Belle n’a rien. Les sœurs de Belle le prennent mal.
Les sœurs de Belle partent chez la duchesse, et leur frère les traite de garces qui se prennent pour des princesses.
Elles partent sur des chaises à porteurs, sous les moqueries de Ludovic.
En retour, elles insultent leur frère de va-nu-pieds, de bon à rien.
Pendant ce temps, Belle fait le ménage et Avenant lui dit qu’elle n’est pas faite pour être une servante. Belle lui dit qu’elle doit travailler car son père est ruiné.
Avenant répond que ses sœurs devraient travailler et Belle lui dit que ses sœurs sont trop belles, qu’elles ont les mains très blanches.
Avenant dit à Belle que c’est elle la plus belle, lui déclare son amour et la demande en mariage. Belle refuse.
Avenant lui demande s’il lui déplait, Belle répond que non. Mais Belle dit qu’elle veut rester auprès de son père. Avenant lui dit qu’il l’arrachera de force à cette vie stupide et tente de l’embrasser. Belle le repousse, Ludovic arrive et menace Avenant de lui « casser la gueule ».
Belle le retient, lui rapporte qu’Avenant l’a demandée en mariage et Avenant dit à Ludovic que Belle ne veut pas de lui.
Ludovic félicite sa sœur, il lui dit qu’il est lui-même un chenapan, qu’il s’en vante mais qu’il ne supporterait pas qu’elle en épouse un.
Ludovic insulte Avenant de crapule et lui ordonne de vider les lieux (de partir) mais Avenant lui fout un coup de poing.
A ce moment, le père de Belle arrive en compagnie de trois hommes.
Belle, Ludovic et Avenant les rejoignent.
Le père de Belle leur annonce que le procureur a annulé les poursuites qu’il voulait intenter contre lui, qu’il va devenir riche et que ses marchandises sont arrivées.
Ludovic crie qu’Avenant le savait et qu’il en a profité pour demander la main de Belle.
Le père de Belle a peur que Belle le quitte mais elle le rassure en lui disant qu’elle ne le quittera jamais.
Les sœurs de Belle arrivent indignées car la duchesse a refusé de les recevoir, et elles tiennent leur père pour responsable.
Furieuses, elles montent dans leur chambre. Le père dit qu’il aura de quoi les consoler, qu’il se rendra le lendemain au port et qu’elles épouseront un duc et un prince.


Le départ du père de Belle et sa rencontre avec la Bête : Le lendemain, le père part. Félicie et Adélaïde demandent des extravagances comme des robes de brocart, des bijoux, un singe, un perroquet.
Le père demande à Belle ce qu’elle désire, elle demande une rose car il n’y en a pas ici.
Ses sœurs se moquent d’elle.
Ludovic est avec Avenant. Ludovic doit payer une dette le soir même, il craint sinon d’être arrêté et mis en prison.
L’usurier arrive. Ludovic certifie à l’usurier qu’il le remboursera dès le retour de son père. L’usurier lui rappelle que s’il est insolvable, il réclamera la somme à son père. Et si le père est insolvable, il prendra les meubles.
Avenant incite Ludovic à signer et Ludovic s’exécute.
Pendant ce temps, au port, le père de Belle apprend qu’il ne lui reste rien du vaisseau, les créanciers ont tout pris, il est ruiné.
En pleine nuit, le père de Belle doit traverser une forêt dans le brouillard et l’orage (musique).
Il se perd et arrive au sein d’un immense domaine. Les feuillages se referment derrière lui.
Les portes s’ouvrent seules mais il n’y a personne. A mesure qu’il traverse le couloir, des chandeliers tenus par des mains humaines s’allument.
Les mains lâchent les chandeliers, lesquels restent suspendus dans les airs, et elles montrent du doigt au père de Belle la table garnie.
Le père de Belle redemande s’il n’y a personne, il s’assoit.
Pendant ce temps, des têtes humaines incorporées aux meubles du château le regardent (la musique commence).
Une main sur la table sert à boire au père de Belle. Le père de Belle dîne et s’endort.
Il se réveille en sursaut après avoir entendu un rugissement.
Il se précipite à sortir. Dans le jardin, il aperçoit une rose et la cueille.
Dans le conte, le père de Belle trouve une chambre et s’endort dans un lit. Il se réveille le lendemain à dix heures et trouve un habit fort propre à la place du sien qui était sali. Dans la grande salle, il trouve son petit-déjeuner servi. Après avoir mangé, il sort chercher son cheval, et comme il passe sous un berceau de roses, il en cueille une pour Belle.

 

La Bête surgit, c’est le maître des lieux. Il est mi-homme, mi-bête.
La Bête lui dit : « Alors cher monsieur, vous volez mes roses. »
C’est justement les roses que la Bête aime le mieux au monde. La Bête lui dit qu’il pouvait tout prendre chez lui sauf ses roses. Ce simple vol mérite la mort.
Le père de Belle se met à genoux en lui disant qu’il ne savait pas, qu’il ne croyait offenser personne en cueillant cette rose pour sa fille qui lui en avait demandé une.
Il le supplie de l’épargner. La Bête lui dit qu’il mourra à moins que l’une de ses filles consente à payer pour lui et à prendre sa place.
Si les filles refusent de venir sa place, la Bête fait jurer au père de Belle de revenir dans trois jours. trois mois dans le conte. Avant que le père s’en aille, la Bête lui demande de retourner dans la chambre où il a passé la nuit, et de mettre tout ce qui lui plaira dans un grand coffre vide qu’il trouvera. La Bête le fera porter chez lui. Le père de Belle trouve dans la chambre une grande quantité de pièces d’or et en remplit le coffre. Il devient riche grâce à la Bête.

 

La Bête lui confie son cheval blanc. Son nom est « Le Magnifique ». Il n’y a qu’à lui dire à l’oreille : « Va où je vais, le Magnifique, va, va, va. »
Le père de Belle revient chez lui grâce au Magnifique et il raconte tout à ses enfants et à Avenant.
Il donne à Belle la rose, ses sœurs la critiquent fortement.
Belle accepte de se sacrifier pour son père. Avenant veut aller tuer la bête en compagnie de Ludovic. Mais le père de Belle lui précise que la puissance de la Bête est si grande qu’il n’y a aucun espoir de la vaincre.
Félicie se dispute avec Avenant et Avenant lui assène une double gifle.
Le père de Belle se trouve mal et il est transporté dans sa chambre.
Belle décide de partir, elle rejoint le Magnifique, et prononce la phrase magique.


Le séjour de Belle chez la Bête : Dans le conte, le père de Belle l’accompagne jusqu’au château de la Bête. Ils y soupent, la Bête arrive, demande au père de passer la nuit au château, de partir le lendemain matin et de ne jamais revenir. Cette nuit-là, Belle eut un songe, une dame lui dit ceci : ‘‘Je suis bien contente de votre bon cœur, la Belle ; la bonne action que vous faites en donnant votre vie pour sauver celle de votre père ne demeurera point sans récompense.’’

 

Dans le film, Belle se rend seule au château.

 

Belle arrive dans la propriété magique et enchantée de la Bête.

 

Belle entre dans le château (musique), elle court (la scène est au ralenti).
Elle monte des escaliers et pénètre dans une allée. Belle avance comme si elle était sur un tapis roulant. Elle arrive devant une porte encerclée de ces mêmes mains qui tiennent des chandeliers. La porte lui dit : « La Belle je suis la porte de votre chambre ».
Belle pénètre dans sa chambre (musique) et la visite. Elle s’assied et le miroir lui dit : « Je suis votre miroir la Belle. Réfléchissez pour moi, je réfléchirai pour vous ».
Belle regarde le miroir et y voit son père souffrant. Belle se lève, les draps de son lit se retirent. Belle sort de sa chambre et regagne le jardin dans le but de retourner chez elle.
Mais la Bête surgit et demande à Belle où va t-elle.
Belle est effrayée, c’est la première fois qu’elle voit la Bête (à 32 minutes du film).
La Bête porte délicatement Belle dans ses bras pour la conduire dans sa chambre.
Au moment où la Bête passe la porte de la chambre de Belle, Belle se transforme : elle a désormais une magnifique robe, elle avait un chignon et désormais ses cheveux sont lâchés, bien coiffés.
La Bête la dépose sur le lit, et approche son visage pour contempler Belle. Belle se réveille, et effrayée par ce visage, elle pousse un petit cri.
La Bête recule et lui dit : «Belle, il ne faut pas me regarder dans les yeux. Ne craignez rien vous ne me verrez jamais, sauf chaque soir à sept heures où vous dinerez et où je viendrai dans la grande salle. Il ne faut pas me regarder dans les yeux.»
Dans le conte, c’est à neuf heures qu’elle voit chaque soir la Bête.

 

L’heure du diner sonne. Sept coups sonnent à la pendule. Belle est présente à table. La Bête arrive par derrière et Belle étant effrayée, la Bête lui dit : « N’ayez pas peur ».
Belle lui répond qu’elle n’aura pas peur. La Bête lui demande si elle accepte qu’il la voie souper. Belle lui dit qu’il est le maître et la Bête répond que non, que c’est elle le maître.
La Bête lui dit qu’elle le trouve bien laid. Belle lui dit qu’elle ne sait pas mentir.
La Bête lui demande si tout est ici à sa convenance.

 

Belle lui répond qu’elle n’a pas l’habitude des beaux atours, qu’on la serve mais qu’elle pense que la Bête fait l’impossible pour lui faire oublier sa laideur.
La Bête lui dit que son cœur est bon mais qu’il est un monstre.
Belle lui dit qu’il y a bien des hommes qui sont plus monstrueux que lui et qui le cachent. (Cette phrase symbolise parfaitement le personnage d’Avenant)
La Bête l’informe qu’il apparaitra chaque soir à sept heures et qu’avant de disparaitre il lui posera toujours la même question : « Belle voulez-vous être ma femme ? ».
« Non, la Bête » répond-elle. La Bête lui dit adieu et à demain, recule et sort.
La nuit venue, Belle sort dans le couloir vêtue d’une très longue et belle robe de chambre ample, les cheveux lâchés et bouffants. Elle entend des rugissements et des cris.
Belle se cache derrière une statue et voit la Bête passer. Celle-ci a du sang sur les mains, de la fumée s’échappe de ses mains.
Le spectateur doit comprendre que c’est le regard effrayé de Belle qui provoque toutes ces brûlures chez la Bête. C’est la raison pour laquelle il lui avait demandé de ne pas le regarder.
La Bête entre dans la chambre de Belle et remarque son absence.
Il demande au miroir où est la Belle. Il voit alors que Belle sort de sa cachette (elle était derrière la statue) et qu’elle est en train de revenir dans sa chambre.
Belle regagne sa chambre, et demande à la Bête pourquoi est-il dans sa chambre.
La Bête lui dit qu’il est venu dans sa chambre pour lui apporter un cadeau, il fait discrètement apparaitre un magnifique collier de perles blanches dans sa main.
Belle lui demande de sortir et la Bête dépose le collier près du miroir, il sort en fumée.
Belle prend dans ses mains le cadeau que la Bête lui a offert, visiblement touchée.
Le lendemain, Belle sort toute parée dans le jardin. Elle orne sa robe du présent que la Bête lui a offert. Belle se promène et voit la Bête en train de boire en lampant l’eau comme un animal. Belle s’en va.
Puis, le soir, elle revient dans le jardin en attendant la venue de la Bête.
Belle dit à la Bête qu’elle n’a plus faim (puisqu’il la croyait en train de souper) et qu’elle préfère se promener avec lui.
La Bête est heureuse, elle lui dit qu'elle lui fait là un très grand privilège.
Belle lui dit qu’elle a l’impression qu’il a la voix plus douce.
Elle trouve les journées longues et attendait même qu’il soit sept heures.
Belle lui demande d’être son amie et qu’il ne lui demande rien de plus.
La Bête se sent mal, ils se prennent la main avec élégance et marchent ensemble.
La Bête a soif et Belle lui fait boire dans ses propres mains.
La Bête lui demande si cela la répugne, Belle répond que non, que cela lui plait, qu’elle ne voudrait jamais lui causer la moindre peine.

Belle fait les cent pas dans la grande salle en attendant sept heures.
La Bête arrive en retard. Belle le supplie d’aller voir son père et qu’elle reviendra ensuite.
La Bête lui demande si elle sera sa femme à son retour. En larmes, Belle lui dit qu’il l’a tue.
La Bête lui dit qu’il mourra de douleur si elle s’en va et en profite pour ne plus jamais revenir.
Belle lui assure qu’elle reviendra au bout d’une semaine.
Belle lui caresse la tête.
La Bête lui demande de l’accompagner au jardin, ils sortent élégamment main dans la main.
Il l’interroge pour savoir si elle a déjà été demandée en mariage. Belle répond oui.
La Bête lui demande s’il est jeune et beau. Embarrassée, Belle répond que oui.
La Bête lui demande pourquoi elle n’a pas épousé cet homme, Belle lui dit qu’elle ne voulait pas quitter son père. La Bête lui demande le nom de ce prétendant, Belle répond : « Avenant ».

 

Peiné, la Bête s’enfuit en courant. Belle l’appelle.

 

La nuit même, Belle est parée dans sa chambre, elle saisit un chandelier, écoute à la porte et entend les rugissements de la Bête.
Belle ouvre la porte et découvre la Bête rugissante, fumante et saignante. Elle lui demande ce qu’il fait devant sa porte à une heure pareille, et aperçoit tout le sang.
Belle lui lance son châle et dit : « Nettoyez-vous ! »
La Bête ordonne à Belle de fermer sa porte car son regard le brûle. Il ne supporte pas ce regard de « dégoût ». Belle, effrayée, recule dans sa chambre et la porte se referme seule.

Durant ce temps, Avenant et Ludovic jouent aux échecs pendant qu’un créancier fait emporter tous les meubles de la maison.
Le père est dans son lit et voit tous ses biens se faire emporter.
Ludovic va voir son père qui lui demande d’avouer sa faute. Ludovic avoue et se retire.

Nous sommes de retour chez la Bête : la Bête va auprès de Belle qui est allongée sur son lit et toute parée.
Belle est malade car son père est à la mort. La Bête ne supporte pas de la voir dans cet état.
Belle lui demande de l’envoyer chez son père. La Bête lui fait jurer de revenir dans une semaine jour pour jour. Belle le jure.
La Bête emmène Belle au balcon et lui montre le pavillon de Diane, le seul endroit du domaine où nul ne peut entrer. La Bête possède tout par magie mais dans ce pavillon se trouvent les richesses véritables de la Bête. On y pénètre avec une clé d’or. En confiant cette clé d’or à Belle, la Bête donne la plus grande preuve de confiance qui se puisse donner au monde.
Si Belle ne revient pas, il mourra. S’il meurt, ses richesses seront à Belle.
Cette clé est le gage du retour du Belle.
La Bête dit à Belle qu’il fait nuit chez lui (c’est un monde enchanté, merveilleux) mais que chez elle, il fait jour. La notion du temps n’est pas la même entre les deux mondes.
La Bête confie à Belle les cinq secrets de sa puissance : la rose, le miroir, le cheval, la clef d’or et son gant magique. La Bête dit à Belle qui lui suffira de mettre le gant à sa main droite et elle sera transportée où elle désire l’être.
Avant de sortir de la chambre, la Bête demande à Belle de se souvenir de sa promesse, et lui dit adieu. La porte de la chambre se referme.
Belle enfile le gant, disparait et se retrouve chez elle, toujours parée de ses atouts.
Dans le conte, Belle demande à la Bête de la laisser rendre visite à son père, ses sœurs se sont mariées, ses frères sont partis pour l’armée, et son père se retrouve seul. Belle doit revenir dans huit jours. C’est une bague magique qui permet à Belle d’être transportée. Elle doit la mettre sur une table en se couchant pour revenir auprès de la Bête.

 



Le retour de Belle chez son père : Belle va auprès de son père qui se réveille.
Elle lui dit que la Bête l’a laissée partir, qu’il souffre, qu’une moitié de lui est en lutte contre l’autre, qu’il est plus cruel envers lui-même qu’envers les humains.
Son père lui dit que la tête de la Bête est atroce. Belle lui répond qu’au départ il faisait peur, à présent il lui donne parfois l’envie d’éclater de rire.
Aussi, elle lui dit que lorsqu’elle regarde les yeux de la Bête qui sont si tristes, elle détourne les siens pour ne pas pleurer.
Elle assure à son père qu’elle doit rester vivre auprès de la Bête. Certaines forces obéissent à la Bête, certaines forces le commandent.
Si elle s’échappe, elle commettrait un crime envers lui et envers son père.
Belle continue à décrire la Bête : parfois il a une démarche royale, parfois il boite presque et semble victime de quelque infirmité. Belle serait heureuse si elle arrivait à lui faire oublier sa laideur.
Belle pleure en disant que ce monstre est bon et ses larmes se transforment en diamants.
C’est la preuve que les fées protègent la Bête car Belle a pleuré en pensant à lui.
Belle dit à son père que la Bête lui donne ces diamants qui le feront vivre, et le met en garde que s’il raconte ces prodiges à ses sœurs, elles lui prendront ces diamants.
Pendant ce temps, Adélaïde et Félicie ont fait la lessive, de nombreux draps sont étendus et elles se plaignent. Ludovic se moque d’elles : « Quand on a plus le sou, on travaille. »
Avenant finit de couper du bois, et demande comment va leur père. Ludovic répond que ses sœurs ne s’occupent pas de leur père et que c’est lui qui le soigne.
On entend alors le père appeler ses enfants.
Belle arrive avec son père toute parée, plus belle qu’une princesse.
Le père dit que Belle l’a guéri. Félicie dit à Belle que son collier est magnifique. Belle le lui donne mais au moment où Félicie le prend, le collier se transforme en une sorte de mauvaise herbe fumante. Félicie le lâche, le collier tombe au sol et reprend sa forme originelle.
Le père le ramasse, le rattache à Belle et lui dit que ce que la Bête lui a offert est à elle, et qu’elle ne peut le donner à personne.
Les sœurs de Belle s’en vont.

 

Dans le conte, c’est un grand coffre plein de robes toutes d’or, garnies de diamants dont Belle voulait faire présent à ses sœurs ; mais dès qu’elle formula l’intention de leur offrir que le coffre disparut. Son père lui dit que la Bête veut qu’elle garde ce présent pour elle, et le coffre contenant les robes réapparait aussitôt.

 

 

 

Belle dit à Ludovic et Avenant que la Bête est bonne, qu’elle reste pour une semaine car si elle ne rentre pas, la Bête en mourra de douleur.
Avenant lui demande si elle aime la Bête. Belle répond que non, elle l’aime bien, ce n’est pas pareil.
Pendant ce temps, Adélaïde dit que le tribunal d’église s’intéresserait beaucoup au phénomène de sorcellerie dont elles viennent d’être témoins.
Belle, Avenant et Ludovic se rendent à la remise. Belle leur dit que la Bête lui a confié la clé de son trésor, marque de confiance et qu’elle serait un monstre si elle ne revenait pas.
Belle est questionnée et elle répond que ce sont des mains invisibles qui la servent, l’habillent, la coiffent, ouvrent et ferment les portes.
Félicie et Adélaïde jalousent Belle car elle riche. Félicie dit à sa sœur qu’il faut être très aimable avec Belle et laisser les garçons lui tirer les vers du nez.
Ludovic et Avenant sont ensemble. Avenant a l’idée de tuer la Bête, et Ludovic de prendre ses richesses. Mais Ludovic craint la puissance magique, il a peur.
Avenant demande à Ludovic de flatter ses sœurs et de leur faire miroiter les richesses pour qu’elles empêchent Belle de partir. Pour se rendre chez la Bête, Avenant compte interroger Belle et lui arracher son secret.
Sur l’idée de Ludovic, Adélaïde et Félicie se frottent les yeux avec des oignons pour pleurer.
Elles se rendent ensuite dans la chambre de Belle pour la supplier de ne pas les quitter.
Belle est vêtue comme au début du film, en tenue de servante, les cheveux recouverts d’un bandage blanc.
Belle est touchée, elle console ses sœurs, croyant en la sincérité de leurs pleurs, mais leur dit qu’elle ne peut pas rester. Félicie profite de ces instants pour dérober la clé d’or, elle embrasse Belle et se précipite à sortir avec Adélaïde.
Belle pleure sur son lit.
Le soir, les sœurs dinent avec leur père et Belle les sert. Ses sœurs sont sarcastiques et Belle s’en va. Avenant en profite, il lui demande quel est le secret qui permet de rejoindre la Bête, et qu’il ira la tuer. Il lui dit que la Bête l’a oubliée. Belle s’enfuit en larmes.
Durant ce temps, dans le château de la Bête : la Bête est triste, marche dans la chambre de Belle et sert contre elle la couverture de Belle.
Chez le père de Belle, Avenant, Ludovic et les deux sœurs sont ensemble et voient un cheval blanc arriver.
C’est Le Magnifique que la Bête envoie à Belle pour aller la chercher.
Félicie dit à Avenant et Ludovic de partir sur le cheval. Ils montent le cheval, Félicie leur donne leurs arcs.
Avenant s’aperçoit que quelque chose le gêne, c’est le miroir magique. Félicie le prend et leur donne la clé d’or.
Avenant a oublié la formule, Félicie accourt pour la lui rappeler : « Va où je vais, le Magnifique, va, va, va. »
Avenant et Ludovic partent, Adélaïde crie le prénom de son frère, elle a peur de les envoyer à la mort. Félicie lui dit qu’elle est folle.
Ensuite, Félicite met le miroir devant la tête d’Adélaïde qui y voit une vieille femme.
A son tour, Adélaïde met le miroir devant la tête de Félicie qui voit un singe à la place de son visage.
Elles décident d’apporter le miroir à Belle. Belle est dans sa chambre, parée de tous ses atouts.
Félicie jette le miroir sur le lit de Belle, et elle sort.
Belle prend le miroir, le regarde et voit la Bête qui se meurt.
Belle met le gant magique et se retrouve dans son lit, chez la Bête.

 

Dans le conte, Le Magnifique et le pavillon de Diane n’existent pas.

 

Les sœurs de Belle, malheureuses en ménage, jalouses et envieuses du bonheur de Belle, veulent la retenir espérant que la Bête se mettra en colère et dévorera Belle.

 

Belle s’ennuie de ne plus voir la Bête. La dixième nuit qu’elle passe chez son père, Belle rêve et voit la Bête couchée sur l’herbe, prête à mourir. Elle se réveille en sursaut, culpabilise, regrette d’avoir refusé de l’épouser car la Bête a toutes les qualités pour rendre une femme de bonne morale heureuse : la bonté de caractère, la vertu et la complaisance. Belle pose la bague sur la table, se couche, s’endort, et se réveille au matin dans le Palais de la Bête.

 



Le retour de Belle chez la Bête et la métamorphoseBelle s’aperçoit qu’elle n’a plus la clé, alors elle remet le gant pour retourner chez son père.
Belle est effrayée car elle ne retrouve pas la clé d’or.
Elle s’allonge sur son lit, voit que le miroir se brise. Elle réenfile en vitesse le gant.
Belle court à la recherche de la Bête. Elle ne cesse de crier « Ma Bête ».
Elle le retrouve mourant, dans le jardin près de l’endroit où il a pour habitude de boire.
Elle lui demande pardon en pleurs et lui remet son gant dans l’espoir qu’il le fasse vivre.
Elle lui dit que c’est elle le monstre et qu’il vivra.
Pendant ce temps, nous voyons Avenant et Ludovic qui arrivent devant le pavillon de Diane.
Avenant s’apprête à ouvrir la porte du pavillon avec la clé, une lumière jaillit, et Ludovic empêche Avenant de l’ouvrir.
Avenant décide donc de grimper l’échelle qui mène au toit du pavillon, sur des vitrages.
Ludovic le suit. A travers les vitrages, Ludovic et Avenant voient toutes les richesses de la Bête. Et ils voient aussi Diane…
Nous voyons ensuite en parallèle Belle qui parle à la Bête pour qu’il s’accroche à la vie.
La Bête lui dit : « Belle, si j’étais un homme, sans doute je ferai les choses que vous me dites, mais les pauvres bêtes qui veulent prouver leur amour, ne savent que se coucher par terre et mourir. »

Nous sommes de retour auprès d’Avenant : il brise avec son pied un carreau, Ludovic l’empoigne et l’aide à se hisser par la vitre.
Diane, qui tient un arc, commence à se réveiller. Elle tend son arc (dépourvu de corde) et tire une flèche qui tue Avenant.
Avenant se transforme en Bête (exactement la même apparence que notre Bête du film).
Avenant (ou plutôt la Bête qu’il est devenu, l'image de sa nature profonde) tombe mort dans le pavillon.
Au même moment nous voyons Belle qui recule.
En effet, la Bête mourante a disparu et à la place il y a un jeune prince.
Belle lui demande où est la Bête. Le prince lui fait une révérence et lui dit que la Bête c’était lui, mais qu’elle n’est plus.
Il lui relate que ses parents ne croyaient pas aux fées, les fées ont donc puni les parents du prince en sa personne.
Il ne pouvait être sauvé que par un regard d’amour.
Le prince lui dit que « L’amour peut faire qu’un homme devienne bête. L’amour peut faire aussi qu’un homme laid devienne beau. »
Le prince demande à Belle ce qu’elle a, on dirait qu’elle regrette sa laideur.
Belle lui dit que ce n’est pas cela mais qu’il ressemble à quelqu’un qu’elle a connu.
Le prince lui demande qui est-ce. Belle lui dit que c’est un ami de son frère.
Le prince lui demande si elle l’aimait. Elle répond oui.
Le prince lui demande si cet homme le savait. Belle répond non.
Le prince lui dit qu’elle aimait la Bête ? Belle répond par un grand oui.
Le prince lui dit à deux reprises qu’elle est une drôle de petite fille.
Le prince lui demande si cela lui déplaît qu’il ressemble à cet ami de son frère.
Belle lui tourne le dos et dit oui, puis elle se retourne vers lui avec un visage rayonnant, se blottit contre le prince et lui dit non !
Le prince la serre et lui dit que la première fois qu’il l’a portée dans ses bras, il était la Bête.
Il lui demande si elle est heureuse. Belle lui dit qu’il lui faudra s’habituer. Elle lui demande l’endroit où il va la conduire. Le prince lui répond : « Dans mon royaume où vous serez une grande reine, vous y retrouverez votre père, et vos sœurs porteront la traine de votre robe. »
Belle lui demande si c’est loin. Le prince lui dit qu’ils y voleront dans les airs.
Le prince porte Belle dans ses bras et lui demande si elle aura peur.
Avec un sourire, Belle lui dit « J’aime avoir peur, avec vous. »
Le prince baise la main de Belle, la serre contre lui en lui disant « Je vous emporte, en route ! »

 

Le prince emporte sa Belle dans les airs (musique).

 

 

 

Dans le conte, ce n’est pas un regard d’amour de Belle qui sauve la Bête mais c’est lorsque Belle accepte de l’épouser : Belle, de retour au Palais, se jette sur le corps de la Bête étendue sans connaissance. Il s’était résigné à se laisser mourir de faim, mais il dit à Belle qu’il meurt content puisqu’il a le plaisir de la revoir encore une fois (ce passage est repris dans le Disney où la Bête dit à Belle qu’au moins il l’aura revue une dernière fois).

 

Amoureuse, Belle lui répond : « Non ma chère Bête, vous ne mourrez point, vous vivrez pour devenir mon époux ; dès ce moment, je vous donne ma main et je jure que je ne serai qu’à vous. Hélas ! Je croyais n’avoir que de l’amitié pour vous, mais la douleur que je sens me fait voir que je ne pourrais vivre sans vous voir. » Que c’est beau ! Le château se met à briller de lumière (feux d’artifice, musique), la Bête se transforme en prince.

 

La dame qui était apparue en songe à Belle au début du conte était une fée. Elle dit à Belle qu’elle reçoit désormais sa récompense pour avoir fait le bon choix : elle a préféré la vertu à la beauté et à l’esprit ; elle deviendra une grande reine.

 

La fée transforme les deux sœurs de Belle en statues. Elles conserveront leur raison, et pourront revenir à leur état initial au moment où elles reconnaitront leurs fautes. Mais la fée a bien peur qu’elles ne restent statues car il relève du miracle qu’un cœur méchant et envieux devienne bon. Donc à mon avis, elles resteront à jamais statues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’avis de Narcisse :

Ce chef d’œuvre est mon film préféré et de loin. Je le trouve merveilleux, fantastique, envoutant et poétique. Il y a ce côté ancien que j’aime beaucoup, l’ambiance du film est magique et l’histoire est marquante.
Les acteurs sont aussi fabuleux ; ils ont énormément contribué au succès du film selon moi.
Et là je pense surtout à l'excellence de Jean Marais, mais aussi à Josette Day qui a merveilleusement bien interprété le rôle de Belle.
Jean Cocteau ne pouvait pas trouver mieux.

Je trouve que les robes de Belle sont magnifiques.
Les décors sont fabuleux, j’aime aussi les musiques, tout est magique et féérique !
Je regarde très souvent ce film, je le connais par cœur, je l'aime tant !

 

 

 

 

 

 

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Créé le 6 juin 2012

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Commentaires : 3
  • #1

    Eric (mardi, 11 novembre 2014 20:31)

    Superbe présentation, c'est clair que ce film est un chef d'œuvre
    je trouve que tu es une très bonne narratrice, j'ai l'impression de voir le film en te lisant, tous les éléments sont là, il ne manque rien chapeau. C'est la meilleure présentation du film que j'ai jamais lu.
    on aurait du te prendre pour présenter l'avant première du film tu aurais ramené foule avec cette présentation impeccable, ah bah non t étais pas née lol

  • #2

    jean pierre (vendredi, 02 janvier 2015 06:29)

    Magnifique hommage à ce film culte, bravo Narcisse

  • #3

    Narcisse (dimanche, 04 janvier 2015 19:23)

    Merci à vous Eric et Jean-Pierre, j’ai mis tout mon cœur dans la présentation de ce film envoutant, merveilleux et magique.